23 juillet 2026 : Sainte Brigitte de Suède

La vraie famille de Jésus
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (3, 31-35)
 
En ce temps-là,
comme Jésus était dans une maison,
    arrivent sa mère et ses frères.
Restant au-dehors,
ils le font appeler.
    Une foule était assise autour de lui ;
et on lui dit :
« Voici que ta mère et tes frères sont là dehors :
ils te cherchent. »
    Mais il leur répond :
« Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
    Et parcourant du regard
ceux qui étaient assis en cercle autour de lui,
il dit :
« Voici ma mère et mes frères.
    Celui qui fait la volonté de Dieu,
celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » (AELF)
 
 
Méditation
Aujourd’hui, Jésus nous fait comprendre que sa vraie parenté n’est pas celle qu’on croit. Les liens du sang, les liens familiaux sont importants mais ils ne sont pas premiers. La vraie famille de Jésus, ce sont « ceux qui font la volonté de Dieu ».
 
À ce titre, Marie est doublement Sa mère. Elle est celle qui a mis Jésus au monde. Mais sa vraie grandeur n’est pas dans les liens du sang. Elle est d’avoir été « l’humble servante de Dieu ». Plus que tout autre, elle est celle qui a fait la volonté de Dieu.
 
Cet Évangile nous annonce une bonne nouvelle : Nous pouvons tous faire partie de la grande famille de Dieu. Nous y sommes entrés au jour de notre baptême. À travers la communauté chrétienne, c’est le Christ qui nous y a accueillis. C’est avec lui que nous apprenons à faire la volonté du Père.
 
En relisant l’histoire du Salut dans la Bible et surtout dans le Nouveau Testament, nous découvrons un Dieu qui a vu la misère de son peuple et qui veut le sauver. Si le Fils de Dieu s’est incarné c’est pour rejoindre ce monde de ténèbres. Il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. C’est en lui et par lui que nous devenons membres de la famille de Dieu

22 juillet 2026 : Fête de sainte Marie-Madeleine

« J’ai vu le Seigneur ! »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,1.11-18.
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus         .
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »    
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.        
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.  
Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 
Méditation
Le premier jour de la semaine (dimanche), « Marie-Madeleine se rend au tombeau alors qu’il fait sombre ». Sa détresse est celle de toute personne qui se réveille chaque matin pour se trouver devant un grand vide. Celui que son cœur aime n’est plus là. C’est cette souffrance morale qui la pousse de grand matin vers le cimetière.
 
Mais si nous sommes attentifs à la vie de notre monde, nous découvrons l’ampleur du drame. De nos jours, des pays entiers sont transformés en cimetières. Pensons à toutes les victimes de l’oppression, de la violence, de la guerre en Ukraine et ailleurs dans le monde : devant ces images de mort, nous sommes souvent comme les disciples de Jésus : nous fuyons. 
 
L’Évangile nous montre que Marie-Madeleine a fait preuve d’un plus grand courage. Elle n’a pas eu peur des menaces qui pesaient sur les disciples de Jésus. De bon matin, elle se rend au tombeau. Mais quand elle y arrive, elle voit qu’il est ouvert et vide. Elle en déduit qu’on a enlevé le corps de Jésus.   Pour elle, c’est un drame de plus. Mais voilà que Jésus ressuscité la rejoint  » : Pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Quand elle l’a reconnu, il l’envoie : « Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
 
Cette première Pâque est offerte à une pauvre femme méprisée et rejetée. À travers elle, c’est la bonne nouvelle qui est annoncée aux pauvres et aux exclus. Elle est envoyée pour leur annoncer que Jésus est ressuscité d’entre les morts. 
 
Comme Marie Madeleine, nous sommes envoyés pour témoigner de la victoire  du Christ sur la mort et le péché ;    Demandons-lui qu’il nous envoie son Esprit Saint. Ainsi, nous pourrons proclamer avec force que Jésus est vivant pour les siècles des siècles. Amen
 

 

Mardi de la 16ème semaine du temps ordinaire 21 juillet 2026

La nouvelle famille de Jésus 
 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12, 46-50

En ce temps-là,
    comme Jésus parlait encore aux foules,
voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors,
cherchant à lui parler.
    Quelqu’un lui dit :
« Ta mère et tes frères sont là, dehors,
qui cherchent à te parler. »
    Jésus lui répondit :
« Qui est ma mère,
et qui sont mes frères ? »
    Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit :
« Voici ma mère et mes frères.
    Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux,
celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » © AELF
 
 
Commentaire

La mère et les frères de Jésus se tenaient dehors et cherchaient à lui parler. Comprenons bien : ces « frères » de Jésus ne sont pas les fils de Marie mais des proches parents, des cousins. Dans le monde hébreu et araméen, on les appelait « frères ».

La réponse de Jésus peut nous surprendre. En fait, il ne s’agit pas d’un rejet de ceux qui lui sont unis par le sang. Dans le Royaume fondé par lui, il y a un autre critère de parenté : avec lui, nous entrons dans une communauté de vie bien supérieure à celle qui vient du sang. C’est un appel à aimer le Christ plus que son père et sa mère.

Faire la volonté de Dieu, c’est agir avec le Christ pour la guérison de nos proches ; c’est vouloir la miséricorde dans nos relations, nos familles. La volonté de Dieu c’est son désir de nous libérer et de nous faire vivre

Avec ce texte, saint Matthieu désigne ceux qui formeront la nouvelle communauté de Dieu, ceux qui cherchent avant tout la volonté de Dieu. Ils ne se contentent plus d’obéir à une loi ; ils se laissent enseigner par Jésus. Ses paroles sont celles de la vie éternelle.

Lundi de la 16ème semaine du temps ordinaire (20 juillet 2026)

Un signe du ciel
 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 12,38-42.
En ce temps-là, quelques-uns des scribes et des pharisiens adressèrent la parole à Jésus : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. »Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas.En effet, comme Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits, le Fils de l’homme restera de même au cœur de la terre trois jours et trois nuits.Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Méditation
« Cette génération est une génération mauvaise : elle réclame un signe… » Jésus s’adresse à des gens qui font preuve de mauvaise foi. Il s’adresse aussi à notre génération : elle ne réclame plus de signe ; elle en est bien incapable car elle s’est installée dans l’indifférence et l’athéisme.   

« Il ne lui sera donné que le signe de Jonas… » Ce dernier est allé à contre cœur à Ninive pour annoncer la destruction de cette ville. Les gens se sont convertis parce qu’ils ont eu peur de cette menace. Nous aussi, nous sommes appelés à nous convertir. Ce n’est plus la peur qui nous y pousse mais l’amour. Dieu nous appelle à lui car il veut nous combler de son amour.   

La bonne nouvelle du jour : « Il y a ici bien plus que Salomon… bien plus que Jonas… » Il y a Jésus, le Fils de Dieu. Il est la vraie Sagesse de Dieu, une sagesse infiniment plus grande que celle de Salomon. Il a été envoyé par le Père, non plus pour annoncer la destruction mais le salut. « Il est celui qui a donné Dieu aux hommes et les hommes à Dieu » (Saint Jean-Paul II)

16ème dimanche du Temps ordinaire (19 juillet 2026)

Pendant que les gens dormaient


Textes bibliques : Lire
Les lectures bibliques de ce dimanche nous invitent à découvrir le vrai visage de Dieu. Autrefois, on se le représentait comme un Dieu vengeur qui condamne sans pitié tous les ennemis de son peuple. De fait, les abominations commises chez les païens étaient incroyables. Et pourtant, Dieu ne les a pas exterminés. Il a fait preuve à leur égard d’une patience extraordinaire. Son grand désir a toujours été que le pécheur se convertisse et qu’il vive. Cela vaut même pour les ennemis de son peuple. Il leur laisse à tous cette possibilité.

Le grand message de cette première lecture, c’est qu’en définitive, Dieu est plus humain que l’homme. C’est important pour notre monde d’aujourd’hui. Le gros problème de notre société, c’est la montée de l’intolérance. Quand un homme ou une femme sont enfermés dans leur mauvaise réputation, on ne leur laisse aucune chance. En ce jour, nous nous tournons vers le Seigneur pour lui demander de nous donner un peu d’humanité. Qu’il nous apprenne à voir ce monde comme lui-même le voit, avec un regard plein d’amour.

C’est aussi ce message que nous retrouvons dans l’Évangile. Cette parabole du bon grain et de l’ivraie, nous la connaissons bien parce que nous l’avons entendue souvent ; cet homme qui sème le bon grain c’est Dieu. Nous n’oublions pas ce qui est dit dans le premier récit de la Création : « Dieu vit que cela était bon ». Tout ce qui vient de Dieu est beau et bon. Le bon grain est mis en terre par Dieu. Il faut le dire et le redire, Dieu ne nous donne que du bon grain.

Le problème c’est qu’au lieu de « veiller au grain », nous dormons. Nous nous installons dans la routine, la facilité ; nous oublions le Seigneur et son Évangile. Pendant que les gens dormaient, l’ennemi est venu. Il vient toujours pendant que nous dormons. Ce n’est pas pour rien que Jésus nous demande de veiller et de prier pour ne pas succomber à la tentation. C’est ce qui est arrivé à Pierre, Jacques et Jean au Jardin des Oliviers, la veille de la mort de Jésus. Nous ne devons jamais oublier que notre vie chrétienne est un combat de tous les jours contre « l’ennemi ». La priorité c’est le bon grain semé par le Seigneur.

L’ennemi, lui, ne dort pas. Il est toujours à l’affût pour semer l’ivraie. En grec, l’ivraie se traduit par « zizania ». Ce que l’ennemi sème, c’est toujours la zizanie, c’est le trouble, la discorde, les bagarres, les calomnies. C’est tout ce qui est contraire à la communion. Tout cela est semé par l’ennemi. Nous le voyons dans nos paroisses, nos communautés, nos familles : on s’endort tranquillement, on n’est pas vigilant ; et quand on se réveille, on s’aperçoit qu’il y a de la zizanie partout.

Ce mal, nous le voyons tous les jours : à côté du pape François qui fut un ardent défenseur des pauvres, nous avons des extrémistes qui tuent et massacrent. Le pire, c’est qu’ils prétendent agir au nom de Dieu. Nous voudrions faire le ménage en enlevant l’ivraie. Mais Jésus nous demande de ne pas le faire. Ce serait ajouter de la haine à la haine, de l’ivraie à l’ivraie. Cet Évangile nous dit l’immense patience de Dieu. Il ne veut pas risquer d’arracher le bon grain avec l’ivraie. Il ne veut pas nous abimer. Et il nous demande de faire preuve de la même patience envers les autres. Il nous laisse discerner ce qui ne va pas dans notre vie. Lui-même nous accompagne jusqu’à la moisson.

Saint Pierre nous parle lui aussi de l’infinie patience de Dieu. Nous ne devons pas nous décourager quand nous avons l’impression qu’il y a de l’ivraie partout et que Dieu ne fait rien. Le Seigneur use de patience envers tous. Il veut absolument que personne ne périsse mais que tous arrivent au repentir. Il est important que nous méditions sur cette patience de Dieu et sur le fait qu’il faut être rempli d’espérance : l’ivraie et la zizanie n’auront pas le dernier mot. Mais bien que ce soit les vacances, il ne faut pas passer son temps à dormir. Nous devons rester dans la vigilance.

Dans la seconde lecture, saint Paul nous invite à nous tourner vers notre Dieu. Mais laissés à nous-mêmes, nous en sommes bien incapables. C’est alors que le Seigneur intervient pour nous donner son Esprit Saint. Avec lui, nous devenons capables de nous ouvrir à l’amour du Père et à répondre à sa volonté. Le vrai Dieu n’est pas celui qui écrase ses ennemis. Il se présente à nous comme un Dieu plein d’amour qui veut le salut de tous les hommes.

Seigneur, nous te prions : apprends-nous à te suive sur le chemin de l’accueil et de la tolérance. Par cette Eucharistie, viens renouveler notre foi et notre confiance en ton amour. Amen

Prière universelle
Introduction
Avec confiance, tournons-nous vers le Père et prions pour ceux dont le travail s’appuie sur le temps qui passe

Intentions
Pour tous les agriculteurs qui travaillent la terre avec patience, et sans lesquels nous n’aurions rien à manger, remercions et prions le Seigneur.

Pour tous les éducateurs qui s’occupent avec patience des enfants en difficulté, remercions et prions le Seigneur.

Pour tous ceux qui prennent le temps d’être aux côtés des personnes âgées, et qui s’en occupent avec patience, remercions et prions le Seigneur.

Pour tous les chrétiens qui annoncent le Royaume de Dieu avec persévérance et sans se décourager, remercions et prions le Seigneur.

Pour tous ceux qui peinent à persévérer, qui se découragent quand l’épreuve se prolonge, prions le Seigneur.

Conclusion
Dieu notre Père, maître de la moisson, par ton Esprit aide-nous à veiller et à persévérer avec amour dans tes commandements jusqu’au retour de ton Fils. Par lui, gloire à toi pour les siècles.

Samedi de la 15ème semaine du Temps ordinaire (18 juillet 2026)

« Voici mon serviteur que j’ai choisi »
 
Pharisiens
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12, 14-21

En ce temps-là,
    une fois sortis de la synagogue,
les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus
pour voir comment le faire périr.
    Jésus, l’ayant appris, se retira de là ;
beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous.
    Mais il leur défendit vivement
de parler de lui.
    Ainsi devait s’accomplir
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
    « Voici mon serviteur que j’ai choisi,
mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur.
Je ferai reposer sur lui mon Esprit,
aux nations il fera connaître le jugement.
    Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas,
on n’entendra pas sa voix sur les places publiques.
    Il n’écrasera pas le roseau froissé,
il n’éteindra pas la mèche qui faiblit,
jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement.
    Les nations mettront en son nom leur espérance. » © AELF    


Méditation   

Les scribes et les pharisiens ne supportent plus les actes et les paroles de Jésus. L’évangéliste nous rapporte plusieurs incidents autour du Sabbat ainsi que des paroles de Jésus contraire à leurs certitudes. Il se trouve face à des esprits bloqués. Ces chefs religieux sont enfermés dans les règles du « permis et du défendu ». Ils s’imaginent que la foi est perdue si on le laisse faire. Alors, ils élaborent un plan de mort contre Jésus.
 
L’hostilité est devenue si forte qu’il est obligé de se cacher. Mais rien ni personne ne l’empêchera d’accomplir sa mission jusqu’au bout. Matthieu lui applique ce que disait Isaïe au sujet du « serviteur de Dieu ». Même s’il est rejeté par les siens, il est l’espérance des justes et des pécheurs, des croyants et des incroyants. Ce n’est pas la loi qui apporte cette espérance mais la personne même de Jésus.

 

Vendredi de la 15ème semaine du temps ordinaire (17 juillet 2026)

Les épis arrachés

 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12, 1-8
    En ce temps-là, un jour de sabbat,
Jésus vint à passer à travers les champs de blé ;
ses disciples eurent faim
et ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
    Voyant cela, les pharisiens lui dirent :
« Voilà que tes disciples
font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
    Mais il leur dit :
« N’avez-vous pas lu ce que fit David,
quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ?
    Il entra dans la maison de Dieu,
et ils mangèrent les pains de l’offrande ;
or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger,
mais seulement les prêtres.
    Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi
que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple,
manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ?
    Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.
    Si vous aviez compris ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice,
    vous n’auriez pas condamné
ceux qui n’ont pas commis de faute.
En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. » © AELF.



Méditation :  Parce qu’ils avaient faim, les disciples avaient arraché des épis pour les manger. Le problème c’est que c’était un jour de Sabbat. Ce jour-là, tout travail est interdit. Les pharisiens ne manquent pas de le signaler à Jésus.

C’est vrai que la loi du repos absolu avait été donnée par Dieu. Il s’agissait pour lui d’éduquer son peuple et de le faire grandir. Le Sabbat (samedi) était vraiment le jour du Seigneur.
 
Malheureusement, les pharisiens n’ont rien compris. Ils sont sans doute très respectueux de la loi. Mais leur cœur est loin de Dieu. Alors, Jésus voudrait les inviter à faire un pas de plus sur le chemin de la conversion. Il n’est pas venu abolir la loi mais l’accomplir. Observer des préceptes ne suffit pas. Le plus important c’est que toute notre vie soit remplie de l’amour qui est en Dieu. « Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. » (1 Co 13)
 

Aux yeux de Dieu, nous ne sommes pas seulement des « observants » mais des fils qui reproduisent l’image de son Fils  bien-aimé. C’est son amour que nous devons prendre au sérieux dans les petites choses de la vie. Il s’agit de passer du devoir à l’amour, de la loi à la présence. 

Jeudi de la 15ème semaine du temps ordinaire 16 juillet 2026

 « Prenez sur vous mon joug ! » 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11, 28-30  En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (AELF)

 Méditation   «Prenez sur vous mon joug !» Les nouvelles générations et les gens de la ville se trompent souvent dans l’interprétation de cette parole. Ils ne savent pas ce qu’est un joug. Non, ce n’est pas un fardeau de plus.

 Pour comprendre cette parole de Jésus, il faut avoir connu les paysans des anciennes générations. Ceux-ci ne possédaient pas de tracteur. Ils travaillaient avec des bœufs qui étaient joints l’un à l’autre au moyen d’un joug. Ils pouvaient ainsi tirer des fardeaux très lourds, remorque de foin, de bois, machine agricole… Un tout seul ne pouvait pas tirer ce fardeau, mais joints l’un à l’autre au moyen du joug, ils étaient plus forts et tout devenait possible.
 
Le Christ voit le lourd fardeau que nous traînons tout au long de notre vie. Mais il ne veut pas nous laisser seuls. S’il nous invite à prendre son joug, c’est précisément parce que ce fardeau il veut le porter avec nous.
 
Cela ne sera possible que si nous acceptons d’être joints à lui. Ce qui est important c’est cet appel : « Venez à moi. » Or quand l’épreuve et le désarroi sont trop lourds, on ne veut voir personne. Celui qui souffre est tenté de s’enfermer dans le silence et l’isolement. Il est convaincu que personne ne peut le comprendre ni le soulager.
 
« Je referai vos forces », nous dit Jésus. Cela veut dire qu’il vient nous relever par une force intérieure nouvelle. Il veut nous faire revivre, renaître. En nous donnant son Esprit Saint, il nous donne une énergie nouvelle pour marcher à nouveau et repartir vers une nouvelle étape. Nous ne serons pas dispensés de nos responsabilités. Nos fardeaux n’auront pas disparu. Mais ils cesseront de nous anéantir. Nous ne serons plus seuls à les porter.
 
A chaque Eucharistie, nous déposons notre poids de vie auprès du pain et du vin offerts en sacrifice. Nous reconnaissons le Seigneur au partage de son Corps et de son sang qui nous fortifient. Jésus nous propose la nourriture qui nous permettra de continuer notre route et de vivre reliés à lui. Et nous repartirons heureux de témoigner que l’Évangile est un fardeau léger qui nous porte bien plus que nous ne le portons.
 

Mercredi de la 15ème semaine du temps ordinaire 2026

 
Les « tout-petits »
 
 Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (11, 25-27)

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 

Méditation
Cet Évangile fait suite aux reproches très durs que Jésus avait adressés aux villes du bord du lac de Tibériade. Ces dernières avaient eu le privilège de ses miracles et de sa présence, mais elles ne s’étaient pas converties. Les pharisiens n’ont jamais cessé de le critiquer quoi qu’il  fasse. De la part de Jésus, on aurait pu s’attendre à des plaintes. En fait, c’est tout le contraire qui se passe. Sa prière est une prière de louange, inspirée par ce qu’il vit.

« Tu as caché ces choses aux sages et aux savants… » Tu les as cachées aux pharisiens d’hier et à ceux d’aujourd’hui. Ne nous trompons pas. Dieu n’a rien caché à personne. Jésus s’adresse à ceux qui se rengorgent de leur savoir et de leur pouvoir. Ces derniers traitent les petits avec mépris. Eux, ils savent. Ils ricanent quand ils entendent ce prophète parler de l’amour sans condition qui prétend les libérer et les faire renaître. C’est comme dit saint Jean au début de son Évangile : « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. »

Face à ces gens conscients de leur supériorité, nous avons les petits : Eux, n’ont rien à perdre. Ils sont loin du savoir et du pouvoir. Leur disponibilité leur permet d’accueillir la bonne nouvelle que Jésus est venue apporter au monde. Ces gens considérés comme des bons à rien sont prêts à jouer leur vie sans calcul. C’est pour cela que Jésus rend grâce : « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits ». Il faut le redire : Dieu ne cache rien à personne. C’est l’orgueil humain qui empêche l’homme d’accueillir la bonne nouvelle de l’Évangile. Le « tout-petit » chez saint Matthieu, c’est celui qui accueille le « tout-grand » c’est-à-dire Dieu. Ce n’est pas pour rien que Jésus a dit : « Heureux les pauvres de cœur, le Royaume de Dieu est à eux ».

Ces « tout-petits » dont il est question, ce ne sont pas des « enfants de chœur » ni des « enfants de Marie ». Ce sont les publicains d’hier et d’aujourd’hui, ce sont les prostituées, les étrangers, les malades aux contagions redoutables, des gens qui ont perdu la tête. Ce sont aussi des prisonniers et des marginaux de toutes sortes. Par rapport aux bien-pensants, ils sont tout-petits parce qu’on les regarde de haut. Or, c’est vers eux que Jésus va. Il ne cesse de leur dire que Dieu les aime. Il ne leur parle pas « d’aller à confesse » mais de « venir à un banquet ». Il ne brandit pas la loi, mais il annonce le Royaume pour tous.

Oui, Seigneur, « que ma bouche chante ta louange…
Sois loué Seigneur, pour ta grandeur,
Sois loué pour tous tes bienfaits….
Que ma bouche chante ta louange. »

Mardi de la 15ème semaine du temps ordinaire (14 juillet 2026)

 « Écoutons la voix du Seigneur… » 

  

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11, 20-24 En ce temps-là, Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties, sous le sac et la cendre. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu’au ciel ? Non, tu descendras jusqu’au séjour des morts ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville serait encore là aujourd’hui. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi. » (AELF)

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Méditation
Cet Évangile nous dit toute la déception et la souffrance de Jésus face au refus de son peuple. En lui, c’est Dieu qui nous manifeste tout son amour. Tout l’Évangile nous montre qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Il les invite tous à la fête de son Royaume. Mais il ne peut rien contre le refus obstiné de son peuple. Les paroles que nous venons d’entendre nous disent toute sa tristesse. 

Cet Évangile est toujours d’actualité. Nous vivons dans une société individualiste ou indifférente. Notre amour peut alors se refroidir. En ce jour, nous prenons conscience de nos refus. Nous reconnaissons que trop souvent, nous nous sommes détournés du Seigneur. Nous devons recevoir cet Évangile comme un appel à nous convertir. « Aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur mais écoutons la voix du Seigneur