5ème dimanche de Pâques A (3 mai 2026)

Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie

Monition d’ouverture
Dans un instant nous entendrons l’Apôtre nous considérer comme des pierres vivantes et nous inviter à entrer dans la construction de la demeure de Dieu. Notre présence ici, les uns à côté des autres, cimente notre unité, qui repose sur la pierre de fondation, qui est le Christ.

Introduction aux lectures.
Actes des Apôtres (6, 1-7) : 
À Jérusalem, le nombre des chrétiens augmentait et la communauté devait s’organiser, notamment à cause de tensions entre deux groupes. Les Douze, avec les Anciens, dirigeaient le groupe des convertis de langue hébraïque. Et il fut décidé de placer « les Sept » à la tête des convertis de langue grecque.

Psaume 32. Le psalmiste invite à la louange tous les croyants, tous ceux qui, sincèrement, mettent leur confiance en l’amour fidèle du Seigneur.

1 Pierre (2, 4-9). Reprenant la catéchèse biblique du « peuple sacerdotal », l’Apôtre nous rappelle notre belle vocation de baptisés : il nous revient d’annoncer les merveilles de Dieu, nous sommes l’Église du Ressuscité

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
Cet Évangile, nous le connaissons bien. Il est souvent choisi pour les célébrations de sépultures. Jésus nous est présenté comme le « chemin ». En lisant ce texte, je pensais à tous ceux qui errent sur les chemins du monde sans savoir où ils passeront la nuit. Beaucoup ont eu une belle situation, un métier, une vie de famille. Puis il y a eu un événement qui a fini par les jeter à la rue. Dans de nombreux pays, ce sont des familles entières qui ont quitté leur domicile pour fuir la guerre. Ils sont partis sans savoir où leur chemin les conduira.

Quand Jésus nous dit qu’il est le chemin, c’est tout autre chose. Il ne s’agit pas d’un chemin d’errance. Il nous annonce le but et l’aboutissement de notre vie. Lui-même est toujours vivant auprès de son Père. En même temps, il nous assure de sa présence parmi nous tous les jours et jusqu’à la fin du monde. Il est pour nous « le Chemin, la Vérité et la Vie ». Lui seul peut nous conduire auprès du Père. Son grand projet, c’est de rassembler tous les hommes. Il nous prépare une maison dans laquelle tous se sentiront accueillis avec amour.

Ce qu’il nous faut bien comprendre c’est que Jésus ne se contente pas de nous montrer le chemin. Il est lui-même « le Chemin, la Vérité et la Vie. » C’est en lui seul que nous trouvons la plénitude de la vérité. Ses paroles sont celles de la Vie Éternelle. En dehors de lui, nous allons à notre perte. Personne ne peut aller vers le Père sans passer par lui. C’est lui qui nous révèle le vrai visage de Dieu. C’est en regardant vers le ciel que nous redécouvrons le vrai sens de notre vie. Cet évangile est un appel à l’espérance, même si nous sommes « bouleversés » par les incertitudes et les épreuves de la vie. Mais succomber au découragement serait pire que tout. Nous pouvons nous raccrocher aux paroles du psaume de ce jour : « Le Seigneur veille sur ceux qui l’aiment et espèrent en son amour. » Et Jésus est toujours là pour nous redire inlassablement : « Croyez en moi ! »

Ceci dit, ce chemin n’est pas celui de la facilité. Il est étroit, et il nous conduit vers une porte étroite. Notre vie est un combat de tous les jours contre les forces du mal qui cherchent à nous entrainer vers des chemins de perdition. C’est la course à l’argent, la violence, la haine, la rancune. Tout cela nous détourne du vrai but de notre vie. En ce jour, cela vaut la peine de nous interroger : Jésus est-il vraiment notre chemin, notre vérité et notre vie ? Est-ce vraiment lui que nous suivons ? Si ce n’est pas le cas, nous devons réentendre son appel : « Revenez à moi de tout votre cœur… Convertissez-vous et croyez à l’Évangile… »

Le livre des Actes des Apôtres (1ère lecture) nous montre comment les premiers chrétiens ont suivi ce chemin du Christ. La Parole de Dieu est annoncée aux païens. Les veuves ne sont pas abandonnées à leur triste sort ; elles reçoivent une aide. Le partage des services se met en place. C’est ainsi qu’une communauté se met en route à la suite du Christ. C’est important pour nous aujourd’hui : la parole de Dieu doit être annoncée à temps et à contretemps ; mais les petits, les pauvres et les exclus ne doivent pas être oubliés : il n’est pas possible d’annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile à des gens qui ont faim et froid. A travers eux, c’est le Christ lui-même qui nous interpelle.

Dans la seconde lecture, saint Pierre nous invite à nous approcher du Seigneur Jésus. Nous nous rappelons que dans l’Évangile, il nous parlait de la Maison du Père qui contient de « nombreuses demeures ». Ici, saint Pierre nous dit que Jésus en est « la pierre vivante que les hommes ont éliminée mais que Dieu a choisie parce qu’il en connaît la valeur. » Cette maison dont il parle n’est pas seulement de pierres ou de bois ; c’est une fraternité, une communauté construite par le souffle de l’Esprit Saint. En tant que disciples, nous participons à sa victoire. Nous sommes devenus « la race choisie, le sacerdoce Royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu. »

Mais il y a un piège que nous devons éviter : le risque serait de nous complaire dans les honneurs, la facilité et l’orgueil. Nous avons une mission urgente : c’est d’annoncer « les merveilles de celui qui nous a fait passer des ténèbres à son admirable lumière ». Il est urgent de montrer à tous que nous savons où nous allons. Nous sommes sur un chemin qui est balisé par l’Évangile de Jésus Christ. Nous avons là un repère essentiel pour notre marche. Dans une de ses audiences, le pape François nous recommandait de le lire chaque jour. La Parole de Dieu est une nourriture indispensable pour notre marche vers le Père.

Pour conclure, je vous propose quelques paroles de Saint Augustin qui nous rejoignent sur notre chemin : « Ici (sur la terre), c’est l’espérance qui nous fait chanter… Chante, mais en marchant. Oublie ta fatigue en chantant, mais prends garde à la paresse… Chante et marche sans te tromper de route, sans revenir en arrière, sans piétiner sur place. CHANTE et MARCHE. »

Prière universelle
Avec Jésus, ton Envoyé, pour l’Église chargée d’annoncer au monde les merveilles de ton amour, Dieu notre Père, nous te prions.

Avec Jésus, le Chemin, pour les dirigeants et responsables des nations, et pour tous ceux qui ont à faire des choix difficiles, Dieu notre Père, nous te prions.

Avec Jésus, la Vérité, pour les acteurs de la justice, et pour les victimes du mensonge, de l’erreur et des tromperies, Dieu notre Père, nous te prions.

Avec Jésus, la Pierre Vivante, pour les enfants et les jeunes, pour les éducateurs de la foi et tous les accompagnateurs, Dieu notre Père, nous te prions.

Mois de Mai – Mois de Marie

Le mois de Mai a été choisi pour honorer la Vierge Marie. Retenons surtout que Marie nous accompagne sur ce chemin de retour à Dieu ; c’est Jésus qui l’a voulu : au moment de passer de ce monde à son Père, il ne nous laisse pas orphelins ; il nous donne une mère. Du haut de la croix, Jésus, voit sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait ; il dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Le disciple que Jésus aimait, c’était Jean. C’est aussi chacun de nous. Nous sommes tous les disciples bien-aimés de Jésus. Il nous confie à elle et il nous la confie. Jésus et Marie s’aiment tellement qu’ils partagent tous deux le même amour pour tous les hommes. Le disciple préféré de Jésus est devenu aussi l’enfant préféré de Marie.

C’est ainsi que Marie est devenue mère une deuxième fois. Sa maternité s’élargit à toute l’Église et à toute l’humanité. C’est important pour nous aujourd’hui. Nous ne pouvons pas penser à Marie sans l’imaginer comme une mère. Cette mère est avec nous ; elle nous protège ; elle nous accompagne ; elle est là dans les moments difficiles de notre vie.

Imaginons un peu tout l’amour de Marie pour son fils Jésus, depuis sa naissance jusqu’à sa mort sur la croix. C’est cette maman qu’il nous donne pour qu’elle fasse pour nous ce qu’elle a fait pour lui. Nous pouvons toujours nous réfugier auprès d’elle. Quand nous faisons appel à elle, elle accourt. Son amour ne nous fera jamais défaut.

En même temps, Jésus nous confie sa Mère et il nous demande de la prendre chez nous. Nous sommes invités à l’accueillir avec respect et surtout beaucoup d’amour. N’hésitons pas à lui ouvrir la porte de notre vie et de notre cœur. Marie est le plus sûr chemin pour apprendre à connaître et aimer Jésus.

La Bible nous montre que Marie a eu un rôle très important dans la vie de l’Église. Elle était présente au Cénacle. Elle a prié avec les apôtres qui imploraient l’Esprit Saint. Dès sa naissance, l’Église est conduite maternellement par la Vierge Marie : “Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie, la Mère de Jésus.

Prier d’un même cœur, c’est ce que doit faire toute assemblée ; avec Marie et avec les apôtres, nous sommes la même Église. Marie est toujours là pour nous renvoyer au Christ. Comme aux noces de Cana, elle ne cesse de nous redire : “Faites tout ce qu’il vous dira.” Cette fête d’aujourd’hui voudrait nous ramener à quelque chose d’essentiel : l’Église ne peut se passer de la prière. Elle est aussi nécessaire que l’oxygène l’est au corps.

C’est vrai, si la prière devait cesser dans l’Église, celle-ci étoufferait aussi sûrement que le corps qui manquerait d’oxygène. Et quand nous parlons de l’Église, ce n’est pas seulement l’institution : l’Église c’est chacun de nous ; nous en sommes les membres. Si nous ne prions pas, nous étouffons la présence de Dieu en nous. Prendre au moins quelques minutes pour prier chaque jour, ce n’est pas du temps perdu. Se rassembler le dimanche à l’église est absolument essentiel .

Cette prière, nous la faisons passer par Marie. C’est cette maman que Jésus nous donne pour qu’elle fasse pour nous ce qu’elle a fait pour lui. Nous pouvons tous nous réfugier auprès d’elle. Quand nous faisons appel à elle, elle accourt. Son amour ne nous fera jamais défaut. En même temps, Jésus nous confie sa Mère et il nous demande de la prendre chez nous.

Nous sommes tous invités à l’accueillir chez nous avec respect et surtout beaucoup d’amour. N’hésitons pas à lui ouvrir la porte de notre vie et de notre cœur, même si le ménage n’est pas bien fait. Elle n’a pas peur des situations compliquées. Elle ne cherche qu’à dénouer les nœuds qui font obstacle à notre union à Dieu. Marie est le plus sûr chemin pour apprendre à connaître et aimer Jésus. Qu’elle soit toujours avec nous pour en être les messagers.

Samedi de la 4ème semaine de Pâques (2 mai 2026)

Jésus nous fait connaître le Père
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14, 7-14
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Puisque vous me connaissez,
vous connaîtrez aussi mon Père.
Dès maintenant vous le connaissez,
et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit :
« Seigneur, montre-nous le Père ;
cela nous suffit. »
Jésus lui répond :
« Il y a si longtemps que je suis avec vous,
et tu ne me connais pas, Philippe !
Celui qui m’a vu
a vu le Père.
Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?
Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père
et que le Père est en moi !
Les paroles que je vous dis,
je ne les dis pas de moi-même ;
le Père qui demeure en moi
fait ses propres œuvres.
Croyez-moi :
je suis dans le Père,
et le Père est en moi ;
si vous ne me croyez pas,
croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
Amen, amen, je vous le dis :
celui qui croit en moi
fera les œuvres que je fais.
Il en fera même de plus grandes,
parce que je pars vers le Père,
et tout ce que vous demanderez en mon nom,
je le ferai,
afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom,
moi, je le ferai. »
© AELF
 
 
Méditation
« Celui qui m’a vu a vu le Père ». Voilà une réalité que nous pouvons observer dans nos relations sociales, plus spécialement en Afrique : il est établi que le fils du roi, c’est aussi le roi. Celui qui voit le fils du roi voit aussi le roi. Celui qui honore le fils du roi honore le roi. L’injure faite au fils du roi atteint directement le roi.
 
Aujourd’hui, Jésus nous apprend qu’il est la révélation de Dieu. Mais ce qu’il nous en dit va bien plus loin que les relations  d’un roi avec son fils. En le voyant aimer les foules abandonnées, les disciples comprennent qu’il est l’Envoyé de Dieu, le berger de son peuple. Pour le monde juif, l’envoyé est comme celui qui l’envoie ; il représente sa personne. C’est ainsi que le Père et le Fils sont UN. Celui qui a vu Jésus a vu le Père.  
 
Jésus dit ce qui lui enseigne le Père. Il agit selon sa volonté. Le Père et le Fils sont en parfaite communion d’action envers les hommes. Mais Jésus ne se contente pas d’affirmer des vérités fondamentales. Ses œuvres viennent les authentifier.
 
« Celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même des plus grandes. » Ce que Jésus a fait, c’est cela qu’il nous faut faire. Il ne s’agit pas de travailler POUR le Seigneur mais de faire le travail DU Seigneur. La mission, c’est son œuvre. Il nous la confie.
 
« Allez-vous en sur les places et sur les parvis !
Allez-vous en sur les places, y chercher mes amis.
Tous mes enfants de lumière qui vivent dans la nuit,
Tous les enfants de mon Père, séparés de Lui,
Allez-vous en sur les places et soyez mes témoins, chaque jour. »
 

Vendredi de la 4ème semaine de Pâques (1er mai 2026)

Je suis le Chemin.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14, 1-6
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Que votre cœur ne soit pas bouleversé :
vous croyez en Dieu,
croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père,
il y a de nombreuses demeures ;
sinon, vous aurais-je dit :
“Je pars vous préparer une place” ?
Quand je serai parti vous préparer une place,
je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi,
afin que là où je suis,
vous soyez, vous aussi.
Pour aller où je vais,
vous savez le chemin. »
Thomas lui dit :
« Seigneur, nous ne savons pas où tu vas.
Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond :
« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ;
personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

(AELF)

 
Méditation
À quelques heures de la Passion les disciples sont très inquiets car ils sentent le danger qui le menace. Quand saint Jean écrit son évangile, au premier siècle, il s’adresse à des communautés chrétiennes également désemparées. Les disciples du Christ sont pourchassés et mis à mort à cause de leur foi. Dans le monde d’aujourd’hui, les chrétiens doivent faire face à l’incroyance, l’indifférence, la dérision et, dans de nombreux pays, la persécution.   

Tout cela, le Christ l’avait prévu. Le message qu’il adressait à ses disciples est aussi pour nous aujourd’hui. Tout au long de la Bible, nous lisons cette parole : « Ne crains pas… je suis avec toi. » C’est aussi ce que Jésus nous redit. Il est avec nous tous les jours et jusqu’à la fin du monde. Quoi qu’il arrive, rien ne peut nous séparer de l’amour qui est en Dieu.      

Aujourd’hui, Jésus nous rappelle le sens de son départ imminent : « Je pars vous préparer une place dans la Maison de mon Père. » Voilà une parole que nous oublions un peu trop facilement. Nous pensons plutôt à nous installer sur cette terre et à nous y comporter comme si c’était notre demeure définitive. C’est alors que Jésus vient nous rappeler le vrai but de notre vie. Il ne se contente pas de nous préparer une place. Il reste avec nous pour nous guider vers ce qu’il appelle cette Maison du Père.   

À ce sujet, il convient d’apporter une précision importante. Quand l’évangile nous parle de la « Maison du Père », on pourrait croire qu’il s’agit du temple ou d’une église. En fait, ces nombreuses demeures qu’on y trouve désignent une cohabitation fraternelle dont nous sommes incapables ici-bas. Notre monde construit des appartements et des maisons à demeures uniques qui sont le symbole de notre individualisme. Et c’est la montée du racisme, de la violence et des injustices de toutes sortes.

Mais l’Évangile vient nous rappeler que le grand projet de Dieu c’est de rassembler tous les hommes et qu’il leur réserve une maison où tous se sentiront accueillis avec amour. Pour avancer vers ce monde nouveau qui nous attend, c’est par le Christ que nous devons passer.  Il est lui-même LE chemin. Ses paroles sont celles de la Vie Éternelle. Grâce à lui et avec lui, notre vie terrestre retrouve tout son sens. Nous retrouvons en Jésus force et courage pour continuer notre route et marcher à sa suite.   

Jeudi de la 4ème semaine de Pâques (30 avril 2026)

Appelés à servir
 Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13, 16-20

Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.
Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.
Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : ‘Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon.’
Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS.
Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Méditation  
L’Évangile de ce jour nous rapporte un extrait du dernier entretien de Jésus avec ses apôtres au soir du Jeudi saint. Il vient de laver leur laver les pieds  pour leur  apprendre  à  se  faire  serviteurs  les  uns  des autres. C’est une réponse à leurs conflits sur les préséances. Ils en étaient venus à se disputer entre eux pour savoir qui était le plus grand. Aujourd’hui, Jésus se présente à eux comme celui qui est venu servir. Et il invite les siens à suivre son exemple.

« Sachant cela, Heureux êtes-vous si vous le faites… » C’est en imitant Jésus serviteur que nous trouverons notre vrai bonheur. Les belles théories sur le service ne suffisent pas. Le plus important c’est de vraiment être en état de service. Notre monde a besoin de ce témoignage

Au cours de ce discours, Jésus songe à Judas mais aussi à tous ceux qui refuseront de le suivre sur le chemin du service. Il y en a qui lâcherons. Ce sera dur, mais il faudra tenir ferme jusqu’au bout. Le Christ nous invite à croire en lui. Il est le roc solide sur lequel nous sommes invités à nous appuyer. 

Et comment ne pas penser à la Vierge Marie qui a été l’humble servante du Seigneur ! A la veille de ce mois qui lui est consacré, nous nous tournons vers elle. Qu’elle nous accompagne sur ce chemin de conversion.  Avec Jésus et Marie, nous avançons sur un chemin grandiose. Ce chemin nous conduit là où ils sont déjà, dans le ciel de bonheur et de gloire. C’est là qu’ils nous attendent…

Sainte Catherine de Sienne (29 avril 2026)

Venez à moi

 Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30. En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. » « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 

Méditation

« Je proclame ta louange ; ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » Ne nous trompons pas sur le sens de cette parole. La bonne nouvelle n’a été cachée à personne ; elle a été proclamée dans toute la Galilée. Jésus n’a jamais cessé d’inviter les uns et les autres à se convertir ; mais voilà : « il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. »     

Face à ce refus, Jésus ne se laisse pas aller à la tristesse. Pour lui, c’est même une raison de plus de se tourner vers le Père. Cette bonne nouvelle que les sages et les savants n’ont pas su accueillir a été un bouleversement pour les tout-petits. Il faut préciser que ces  sages et ces savants, ce ne sont pas les scientifiques au sens où nous l’entendons actuellement. Il s’agit ici des docteurs de la loi juive. Ces éminents personnages avaient étudié la loi de Moïse. Ils en étaient les spécialistes. Ils étaient imbus de leur savoir et de leurs connaissances.  Mais ils ne connaissaient rien au mystère profond de Dieu.

Il faut le dire et le redire : l’évangile n’est pas d’abord une doctrine, ni des dogmes à apprendre, ni une  morale à pratiquer. C’est beaucoup plus que cela ; c’est une bonne nouvelle ; il nous dit l’amour passionné de Dieu qui a envoyé son Fils dans le monde pour le sauver. Quand on a compris cela, ça change tout dans la vie ; nous ne pouvons plus vivre comme avant.

Mais pour accueillir cette bonne nouvelle, il nous faut avoir un cœur de pauvres, entièrement ouvert à Dieu. Jésus se révèle aux tout petits pour leur dire qu’ils sont les plus grands de ce monde. Nous ne pouvons qu’exulter de joie face à un Dieu pareil. Il remet toute chose à sa juste place. S’adressant aux tout petits, Jésus leur dit : « Venez à moi. » Ce verbe venir, nous le retrouvons très souvent dans la bible. Il s’adresse aux apôtres, au jeune homme riche. Les lépreux viennent à Jésus alors que c’était formellement interdit par la loi de Moïse. Un jour, Jésus a même dit : « Laissez les enfants venir à moi ; le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent » (non parce qu’ils sont plus sages, mais parce qu’ils viennent à Jésus). L’important, c’est de venir.

Cette bonne nouvelle est offerte à tous. Mais la priorité de Jésus va vers tous ceux et celles qui ploient sous le poids de leur fardeau. Nous pensons à tous ceux qui sont douloureusement éprouvés par la maladie, la souffrance physique ou morale. Certains vivent des situations douloureuses et ils ne savent pas comment s’en sortir ; dans les hôpitaux, les urgences accueillent des hommes, des femmes, des jeunes qui ont cherché à mettre fin à leurs jours. Ils ne savent pas comment crier leur souffrance. S’adressant aux uns et aux autres, Jésus leur dit : « Venez à moi. »

Le problème c’est que beaucoup en sont incapables. Alors nous pouvons faire comme les porteurs qui amenaient un paralysé à Jésus. Ce qui a sauvé cet homme, ce n’est pas sa foi mais celle des porteurs. Quand nous allons à Jésus, nous pouvons lui amener tous ceux qui souffrent autour de nous et partout dans le monde : pensons aux malades, aux exclus, aux victimes de la haine et de la violence des hommes. Nous ne pouvons pas aller à Jésus sans eux. S’adressant à ceux qui ploient sous le fardeau, le Seigneur leur dit : « Prenez sur vous mon joug ».

Les gens de la ville (même les théologiens) risquent de se tromper sur le sens de cette parole : ce joug n’est pas un fardeau de plus. Les paysans des anciennes générations le savaient bien : il servait à joindre une paire de bœufs pour qu’ils puissent tirer le fardeau ensemble. Pour un tout seul, c’était impossible.

Aujourd’hui, Jésus veut nous faire comprendre qu’il veut que nous soyons reliés à lui. Ce fardeau qui nous accable, il veut le porter avec nous. Il sait que par nos seules forces, ce ne sera pas possible. Mais avec lui, il n’y a pas de situation désespérée. En ce jour, nous venons à toi, Seigneur Jésus. Nous nous unissons à ton action de grâce : « ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » Donne-nous d’en être les témoins fidèles auprès de tous ceux que tu mettras sur notre route.

Mardi de la 4ème semaine de Pâques (28 avril 2026)

de la 4ème semaine de Pâques

 
 
Écouter la voix du Seigneur 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,22-30.
On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 
Méditation
Dans l’Évangile de ce jour, Jésus se présente à nous comme le « bon berger ». « Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent ; je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et nul ne les arrachera de ma main ». Ces paroles de Jésus nous aident à comprendre que nous ne pouvons pas nous proclamer disciples de Jésus si nous n’écoutons pas sa voix. Il ne s’agit pas seulement d’une écoute de l’oreille mais d’une écoute du cœur. Cela nous engage à suivre le Christ, à lui faire confiance et à mettre en pratique ce qu’il nous dit.
 
Dans le bruit de la vie courante et trépidante, cela n’est pas toujours facile. Nous sommes souvent affrontés à des difficultés, des doutes, des souffrances. Beaucoup sont désorientés par tous ces changements dans notre société, dans notre monde et même dans notre Église. Alors on s’interroge : à qui pouvons-nous donner notre confiance ? Beaucoup disent qu’ils n’ont pas besoin de maître.
 
Mais l’Évangile de ce jour nous montre le rapport étroit que Jésus veut établir avec chacun de nous : il est vraiment notre guide, notre Maître, notre ami, notre modèle ; il est surtout notre Sauveur. C’est cette bonne nouvelle que nous avons entendue : « Je leur donne la Vie Éternelle et personne ne les arrachera de ma main ». Ces paroles du Christ nous donnent un sentiment de sécurité absolue ; notre vie est pleinement à l’abri entre les mains de Jésus et du Père ; il est celui qui ne cesse de nous manifester sa miséricorde. C’est son regard d’amour qui touche chacun de nous a plus profond de lui-même.
 
A l’approche du mois de Mai, nous nous tournons vers la Vierge Marie. Elle ne cesse de nous renvoyer au Christ et à son Évangile. N’hésitons pas à la prendre chez nous. Nous pouvons toujours compter sur elle.


Lundi de la 4ème semaine de Pâques (27 avril 2026)

« Jésus berger de toute humanité… » 

 
 Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,11-18.
En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse.
Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
Méditation
En ce 1er mai, nous entrons dans le mois de la Vierge Marie. Nous retenons d’elle cette parole qu’elle adressait aux servants lors des noces de Cana : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le ». Prenez le temps de l’écouter et de mettre ses paroles en pratique. Lui seul est capable de nous sortir de toutes nos impasses.
 
En ce jour, nous sommes renvoyés à Jésus le « Bon berger » ; « Je suis venu, dit-il, pour que les hommes aient la vie. » En Jésus, c’est Dieu qui se fait tout proche. Le bon berger n’hésite pas à quitter la bergerie pour aller à la rencontre des brebis perdues. Il part de nuit comme de jour pour les retrouver. Jésus expose sa vie pour protéger ses brebis. Il va jusqu’au bout en se donnant totalement à ceux qui viennent l’arrêter. Il donne sa vie pour le salut du monde. Lui-même a dit : « Ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne. »
 
Cet évangile nous renvoie à notre vie. Nous chantons et nous proclamons « Jésus berger de toute humanité ». Mais il ne faut pas en rester à des belles paroles. L’important c’est d’accueillir vraiment le Christ et de lui donner la première place dans toute notre vie. Lui-même nous dit ailleurs qu’il est le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est par lui que nous devons passer pour aller au Père. Alors aujourd’hui, cela vaut la peine de se poser la question : Jésus est-il vraiment notre chemin, notre Vérité et notre Vie ? Quelle place lui donnons-nous tout au long de nos journées ?
 
En lisant cet évangile, nous devons faire un pas de plus. Jésus notre berger nous confie les uns aux autres. L’Église est le prolongement du Christ sur la terre. Comme lui, nous sommes amenés à quitter nos bergeries pour aller à la rencontre des autres. Être disciple du Christ c’est une grande aventure ; ce n’est pas de tout repos. La tentation est grande de refermer sa porte et de rester bien au chaud à l’intérieur. Mais nous ne pouvons pas nous enfermer dans la nostalgie du passé. La bonne nouvelle de l’Évangile doit être annoncée aux pauvres et aux exclus dans le monde entier. Il importe que celle-ci se réalise en actes. Si nous rejetons telle ou telle personne parce qu’elle ne pense pas comme nous, c’est le Christ que nous rejetons.
 
Cet évangile nous invite donc à remettre le Christ au cœur de nos vies et à nous laisser guider par lui. Bien sûr, il n’est plus visible, mais il nous assure de sa présence tous les jours et jusqu’à la fin du monde. Avant de disparaître à leur regard, il a confié à ses apôtres et à toute l’Église la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle et de témoigner de l’espérance qu’il met en nous.
 
En ce jour nous nous tournons vers le Seigneur. Nous le prions par l’intercession de la Vierge Marie. Qu’il nous donne force et courage pour rester fidèles jusqu’au bout aux responsabilités qu’il nous confie.
 

4ème dimanche de Pâques (A)

« Jésus berger de toute humanité… »

Textes pour célébrer
Monition d’ouverture
En ce quatrième dimanche de Pâques « dimanche du bon pasteur », le Seigneur nous rassemble comme une famille où chacun peut se sentir reconnu et aimé. Laissons-nous donc bercer par la tendresse de Dieu qui aime tous les hommes d’un amour de prédilection.

Litanie pénitentielle
Jésus berger de toute humanité, tu es venu chercher ceux qui étaient perdus. Seigneur, prends soin de nous !

Jésus berger de toute humanité, tu es venu guérir ceux qui étaient malades. Ô Christ, prends soin de nous !

Jésus, berger de toute humanité, tu es venu sauver ceux qui étaient pécheurs.

Seigneur, prends soin de nous !Que Dieu notre Père recrée en nous ce que le mal a brisé et qu’il nous fasse grandir dans la communion avec lui et avec les autres. Amen.

Homélie
Textes bibliques : Lire
Les textes bibliques de ce dimanche nous montrent les débuts de la prédication de Pierre, entouré des autres apôtres. Ils sont sortis du lieu où ils se cachaient pour annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile : « Dieu l’a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. » La réponse a été immédiate : « Que devons-nous faire ? » Les gens ont été touchés par la prédication de Pierre. Beaucoup se sont fait baptiser. Pour eux, c’est vraiment « la joie de l’Évangile ». Quand on l’a accueilli, plus rien ne peut être comme avant.

Dans sa première lettre, Pierre s’adresse à des communautés déjà établies qui éprouvent des difficultés. Il les exhorte à se tourner vers ce modèle qu’est le Christ : Au jour de son baptême dans les eaux du Jourdain, il est rentré dans l’eau, pur de tout péché ; il en est ressorti porteur de tous les péchés du monde. Il les a pris sur lui pour nous en libérer. Injustement traité, il s’en remettait à Dieu. C’est par ses blessures que nous sommes guéris. L’opprimé qui est conscient de partager la destinée de son Seigneur n’aura plus jamais une âme d’esclave. Il découvrira que le Seigneur est son berger et qu’avec lui, rien ne saurait lui manquer (Psaume 22).

C’est précisément cette image du berger que Jésus utilise dans l’Évangile de ce dimanche. Tout au long de son ministère, nous le voyons parcourir les villes et les villages pour annoncer la bonne nouvelle. Il y rencontre des foules qui sont « comme des brebis sans berger ». Il est remué jusqu’au plus profond de lui-même par leur douloureuse situation. Les autorités religieuses qui auraient dû s’en occuper les ont pratiquement abandonnées. Le prophète Jérémie dénonce ces « misérables bergers qui laissent périr et se disperser les brebis du pâturage ». Aujourd’hui, le Christ dénonce les pharisiens qui expulsent les brebis du troupeau de Dieu.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que Jésus se présente à tous comme l’unique vrai pasteur. C’est vrai que les évêques et les prêtres sont présentés comme les bergers du peuple qui leur est confié. Dans les groupes de prière, il y a aussi un berger. C’est également vrai pour tous ceux qui exercent des responsabilités dans différents domaines. Mais les uns et les autres ne pourront être bergers que s’ils sont vraiment reliés au Christ. Nous ne sommes que des intendants.

Dans l’Évangile de ce jour, Jésus se compare également à « la porte des brebis ». C’est par lui que nous devons passer si nous voulons être de vrais pasteurs. Ceux qui ne passent pas par la porte sont « des voleurs et des bandits ». Ces derniers ne viennent que pour voler, égorger et détruire. Ce n’est pas le cas de Jésus : il est venu pour « chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». Il veut que tous les humains aient la vie en abondance. Au cours de temps pascal, nous avons entendu le dialogue de Jésus avec Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. »

Nous sommes envoyés pour continuer ce que Jésus a fait. Mais rien n’est possible sans lui. Il est le passage obligé. Tout le travail des communautés chrétiennes doit passer par lui. Notre mission n’est pas de travailler POUR le Seigneur mais de faire le travail DU Seigneur. C’est de lui qu’on reçoit le salut et la vie en abondance. Nous devons accueillir cet Évangile comme une invitation à remettre le Christ au cœur de nos vies et à nous laisser guider par lui.

Ce 4ème dimanche de Pâques est devenu la journée de prière pour les vocations. Nous pensons aux évêques, aux prêtres, aux religieux… Oui, bien sûr. Mais la vocation ce n’est pas seulement l’affaire de quelques-uns. L’appel du Seigneur est pour tous. Il compte sur chacun de nous pour être les témoins et les messagers de son amour dans le monde d’aujourd’hui. C’est ainsi que nous pourrons participer à son œuvre de rassemblement : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Comprenons bien : il ne nous envoie pas seuls mais les uns avec les autres et surtout avec lui. La vocation de tout baptisé est vocation à devenir disciple du Christ ; C’est en Église que nous participons à sa mission d’annonce de l’Évangile au monde.

À chaque messe, nous sommes invités à communier au Corps et au Sang du Christ. Il est la nourriture qui nous est donnée en vue de la mission. C’est en passant par lui que nous pourrons témoigner du Salut qu’il est venu offrir au monde. En communion les uns avec les autres et avec toute l’Église, nous pouvons chanter et proclamer : « Tu es mon berger, ô Seigneur, rien ne saurait manquer où tu me conduis ». Amen

Prière universelle
Introduction
En cette journée mondiale de prière pour les vocations, prions Dieu notre Père avec foi et espérance.

Intentions
Pour les femmes et les hommes qui ont le souci d’éveiller et de soutenir les vocations dans ton Église, toi, le Bon Pasteur, nous te prions !

Pour les jeunes qui sont en quête de repères et qui cherchent un sens à leur existence, toi, le Bon Pasteur, nous te prions !

Pour celles et ceux qui sont isolés, mis de côté, méprisés, tous ceux qui vivent dans l’anonymat et que jamais personne n’appelle par leur nom, toi, le Bon Pasteur, nous te prions !

Pour notre communauté, pour que chacun réponde fidèlement à la vocation qui est la sienne, toi, le Bon Pasteur, nous te prions !

Conclusion
Dieu notre Père, exauce nos prières. Notre monde a besoin de témoins authentiques et nombreux pour vivre l’Évangile et l’annoncer joyeusement. Nous te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur

Fête de saint Marc (25 avril 2026)

 Allez dans le monde entier
 

 Évangile selon saint Marc 16, 15-20

En ce temps-là,
Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit :
    « Allez dans le monde entier.
Proclamez l’Évangile à toute la création.
    Celui qui croira et sera baptisé
sera sauvé ;
celui qui refusera de croire
sera condamné.
    Voici les signes qui accompagneront
ceux qui deviendront croyants :
en mon nom, ils expulseront les démons ;
ils parleront en langues nouvelles ;
    ils prendront des serpents dans leurs mains
et, s’ils boivent un poison mortel,
il ne leur fera pas de mal ;
ils imposeront les mains aux malades,
et les malades s’en trouveront bien. »
 
    Le Seigneur Jésus,
après leur avoir parlé,
fut enlevé au ciel
et s’assit à la droite de Dieu.
    Quant à eux,
ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile.
Le Seigneur travaillait avec eux
et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient. © AELF
 
 
Méditation
Saint Marc nous rapporte l’envoi en mission des disciples puis l’Ascension de Jésus. Ce  qu’il a fait, l’Église doit le continuer : Jésus a pardonné ; l’Église pardonne par le sacrement de la Réconciliation. Jésus a donné son Esprit Saint : l’Église le donne par le sacrement du baptême, celui de la confirmation et celui de l’ordre. Pour cette mission, nous ne sommes pas seuls ; Jésus est avec nous. Il nous précède dans le cœur de ceux et celles qu’il met  sur notre route.
 
C’est avec lui que nous pourrons « chasser les esprits mauvais » qui nous empêchent de  voir en tout homme un frère. C’est avec lui que nous parlerons le langage nouveau de l’amour. C’est avec lui que nous survivrons aux poisons mortels, toutes ces mauvaises habitudes qui créent autour de nous des barrières infranchissables qui empoisonnent notre vie.
 
Depuis l’Ascension, le Christ n’est plus visible à nos yeux. Mais le monde doit pouvoir contempler son visage à travers nous, entendre son message à travers nos paroles et nos vies. Et surtout, ils doivent découvrir en nous quelque chose de l’amour passionné de Dieu pour tous les hommes. Il est important que notre cœur soit de plus en plus accordé à son infinie tendresse pour tous les hommes. Alors, ne perdons pas une minute. C’est à chaque instant que nous avons à rayonner de cette lumière qui vient de lui.
 
« Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. » Plus que jamais, l’Église a besoin de notre attachement au Seigneur. C’est en communion avec le pape, nos évêques et tous les chrétiens que nous pourrons être de vrais témoins du Christ ressuscité. Il est « le Chemin, la Vérité et la Vie ». C’est par lui et avec lui que notre vie sera aussi une ascension vers le Père, un passage vers cette autre rive où tout est lumière, amour et paix.