Lundi de la 11ème semaine du temps ordinaire (15 juin 2026)

 » Œil pour œil, dent pour dent. »
 
 Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,38-42. En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Œil pour œil, et dent pour dent’. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! » Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris 

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Méditation : « Vous avez appris qu’il a été dit : œil pour œil, dent pour dent. » À l’époque cette loi visait à freiner la vengeance disproportionnée. La victime ou sa famille devaient se contenter d’un minimum de vengeance. On sait ce que la rancune a pu donner dans certains pays où sévit la guerre civile. Elle est implacable et féroce. 

La volonté de Jésus c’est de casser cette spirale de la violence. Il nous adresse des paroles fortes qu’il nous faut accueillir telles qu’elles sont. Mais en même temps, nous devons faire très attention à la manière dont nous les interprétons. Il n’est pas question de laisser courir les racketteurs et les voleurs. Quand des enfants sont victimes de violences, il faut leur demander de le dire. Notre responsabilité c’est de les protéger.
 
Aujourd’hui, Jésus voudrait nous inviter à faire un pas de plus : « N’ajoutez pas de la haine à la haine ; arrêtez cette montée de la vengeance qui ne fait qu’attiser la haine ». Nous en avons un exemple très fort dans la vie d’Edmond Michelet. Quand il a été dénoncé et envoyé en camp de concentration, il a écrit à sa famille : « Il nous faut pardonner ; c’est la seule attitude qui convienne à des chrétiens. » Lui-même a fini par rencontrer le jeune qui l’avait dénoncé et il lui a pardonné. Ce témoignage rejoint celui du Christ sur la croix : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »
 
C’est auprès de Jésus et en lui que nous trouvons la force de pardonner comme lui et avec lui. Ce que le Christ attend de nous c’est précisément que nous aimions comme lui-même nous a aimés. Quand nous lisons les évangiles, nous le voyons accueillir tous ceux et celles qui viennent à lui ; il n’a pas hésité à s’approcher des lépreux alors que c’était formellement interdit par la loi de Moïse ; il est allé chez les pécheurs ; il a pardonné à ces bourreaux. Son amour était si grand qu’il a livré son corps et versé son sang pour le salut du monde. 
 
Dans l’évangile de ce jour, il nous adresse des paroles fortes : « On vous a dit… Moi je vous dis. » C’est une manière de montrer à tous qu’il parle avec l’autorité de Dieu. Et il ne se contente pas de parler. Il nous montre l’exemple ; il est celui qui aime ses ennemis et prie pour eux. L’amour vrai ne calcule pas ; il donne jusqu’au bout et sans mesure. Il n’est plus question d’en rester au permis ou au défendu. L’important c’est d’aimer toujours et partout, comme le Christ et avec lui.
 
Cette vie, Seigneur, tu viens de la développer en nous par l’eucharistie. Nous te rendons grâce pour cette merveille. Oui, Seigneur, viens vivre en nous. « Alors, avec toi, par toi et en toi, notre vie sera amour pour le Père et pour tous nous frères. » Amen

C’est quoi la foi ? Perdre la foi ?

La foi ce n’est pas d’abord croire certaines choses, mais faire confiance à quelqu’un : Dieu…

Le croyant, celui qui a la foi, a compris un jour ou l’autre, d’une manière ou d’une autre, au plus profond de lui-même, qu’il était aimé. Et du coup, il a envie d’aimer ce Dieu qui l’aime et, comme en ricochet, tous ses frères et sœurs.

« J’ai perdu la foi », disent certains. Peut-être leur foi n’était-elle pas assez personnelle et se résumait-elle à quelques petites idées qu’ils admettaient. Peut-être aussi, une épreuve trop lourde à porter est-elle venu ébranler cette confiance. Le mal et la souffrance restent en effet des grands points d’interrogation dans la vie. Peut-être, s’agit-il d’un « passage à vide », d’une étape de remise en question dont la foi sortira plus forte.

La foi est, comme toute relation humaine, une plante délicate. Si tu ne la soignes pas, elle ne grandira pas, elle périra. Si tu l’entretiens fidèlement, elle t’offrira une merveilleuse fleur. Personne ne peut en deviner la beauté en se contentant de regarder la graine que l’on met en terre.
Charles D.

11ème dimanche du temps ordinaire A (2026)

« La moisson est abondante… »


Pistes pour l’homélie :
Textes bibliques : Lire
« Des foules fatiguées et abattues… » Voilà la triste situation du peuple d’Israël qui nous est décrite dans le livre de l’Exode. Mais Dieu ne reste pas indifférent face à ce drame. Il a appelé Moïse pour sortir son peuple de la servitude. Arrivé au terme de son parcours ce peuple est invité à une révision de vie : « Souviens-toi de tout ce que tu as reçu du Seigneur malgré tes infidélités… » C’est de tout cela que tu dois témoigner ; par ta façon de vivre, tu dois montrer à tous les peuples ce qu’est une vie renouvelée par l’alliance.

Dans sa lettre aux Romains (2ème lecture) l’apôtre Paul insiste sur la grandeur de l’amour de Dieu. Si le Christ a donné sa vie, ce n’est pas pour récompenser nos mérites ; nous n’y sommes pour rien ; seul le sang du Christ a fait de nous des justes. Par sa mort et sa résurrection, nous sommes réconciliés avec Dieu, nous sommes déjà sauvés. Ce qui nous est demandé, c’est d’ouvrir nos mains et notre cœur, c’est d’accueillir cette vie du Christ et de nous laisser transformer par lui.

Dans l’Évangile, saint Matthieu nous montre ce regard compatissant de Jésus sur les foules. Il les voit désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Ce qui le préoccupe, ce n’est pas seulement la détresse de chaque membre, c’est surtout le manque de direction. Elles n’ont personne pour les guider.

Jésus prend alors une décision : il appelle ses disciples ; il leur demande de prier son Père d’envoyer des missionnaires vers ces foules désemparées. Puis il procède à un recrutement. L’Évangile nous parle des douze apôtres que Jésus appelle. Il les envoie en mission. Dans un premier temps, ils devront se limiter aux seuls ressortissants d’Israël ; ils devront guérir les malades, ressusciter les morts, expulser les démons ; il devront surtout annoncer que le Royaume de Dieu est proche ; Dieu aime tous les hommes et il veut leur bonheur à tous. Après la Pentecôte, cette bonne nouvelle sera annoncée au monde entier. Les ouvriers de la 11ème heure accueilleront le même salut que ceux de la première.

Cet Évangile nous rejoint ; il nous empêche d’être indifférent aux souffrances physiques et morales qui frappent notre monde. Nous ne pouvons qu’être émus par la détresse matérielle, spirituelle et morale des foules d’aujourd’hui ; beaucoup vivent dans le désarroi et le découragement. Des enfants et des jeunes vivent sans repère et sans avenir ; des croyants quittent les Églises parce qu’ils ne s’y sentent pas accueillis et écoutés. Ils ne trouvent pas de réponse à leurs interrogations.

Face à cette situation dramatique, la décision la plus urgente, c’est de nous mettre en prière : « Priez le Père d’envoyer des ouvriers à sa moisson… » Le Royaume de Dieu ne peut advenir sans notre prière ; si nous prions le Père, c’est pour nous ajuster à son amour, c’est pour qu’il nous fasse entrer dans sa volonté. Nous lui demandons de nous transformer pour que nous devenions des ouvriers passionnés et efficaces pour la « moisson ».

C’est important car trop souvent, nous avons tendance à nous lamenter sur la dureté de notre époque et sur l’avenir incertain. Nous avons besoin de retrouver un regard optimiste et généreux. C’est par la prière que nous apprenons à aimer comme le Père aime. C’est Jésus qui nous le demande : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (autant que je vous ai aimés). Nous apprenons à aimer le monde à la manière de Dieu, aimer l’Église malgré ses faiblesses.

Après la prière, Jésus choisit les Douze pour leur confier la mission de l’Évangile. Il pose ainsi les bases de ce que doit être l’Église, « un peuple missionnaire » envoyé à toutes les nations. Comme les apôtres, nous sommes tous envoyés pour proclamer que le Royaume de Dieu est proche ; c’est notre mission de chrétiens baptisés et confirmés. Comme Bernadette de Lourdes, nous ne sommes pas chargés de faire croire mais de dire et de témoigner ; le reste c’est l’œuvre de l’Esprit Saint ; il nous précède et il agit dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route.

Au cours de cette Eucharistie, nous nous tournons vers le Seigneur ; nous lui demandons qu’il nous apprenne à avoir le même regard que lui sur les foules désemparées d’aujourd’hui ; qu’il nous donne force et courage pour témoigner chaque jour de l’espérance qui nous anime.


PRIÈRE UNIVERSELLE
Le célébrant
Le Christ nous appelle à sa suite. Il compte sur nous tous pour semer dans les cœurs la bonne nouvelle. Avec une foi renouvelée, présentons-lui nos intentions de prière pour l’Église et pour le monde.

Intentions
1 – Dieu notre Père nous te prions pour l’Église que nous formons. Suscite des vocations nouvelles et fortifie tous ceux qui exercent leur mission pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

2 – Dieu notre Père, nous te prions de mettre au cœur des responsables politiques un réel désir de paix entre les peuples afin que s’ouvre un dialogue constructif s’orientant vers la justice et la paix.

3 – Dieu notre Père, nous te prions pour tous ceux qui souffrent encore aujourd’hui de la torture. Prions pour son abolition. Que la  communauté internationale assure un soutien aux victimes ainsi qu’à leurs proches.

4 – Dieu notre Père, nous te prions pour notre communauté. Qu’elle manifeste l’unité profonde entre la prière et l’action, entre l’amour pour Dieu et l’amour pour les frères et pour les sœurs.

Le célébrant
Dieu notre Père nous t’avons présenté nos prières. Donne à chacun la clair vision de ce qu’il doit faire et la force de l’accomplir. Nous te le demandons, par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Le Cœur immaculé de la bien Heureuse Vierge Marie (2026)

 Chercher avec toi Marie 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2, 41-51.
Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
Méditation
Cet Évangile nous rappelle qu’avant d’être le fils de Marie, Jésus est le Fils de Dieu. C’est lui-même qui nous le dit : « C’est chez mon Père que je dois être ». Pour lui c’est une priorité absolue et il s’y tiendra tout au long de sa vie terrestre.
 
Ce pèlerinage Pascal nous fait penser à celui de la dernière Pâque, celui de la Passion. Jésus sera perdu par les siens pendant les trois jours du tombeau. Au jour de la résurrection, il n’est plus dans sa maison familiale ni au temple de Jérusalem. Il est chez son Père. C’est là que nous sommes attendus. Être chez notre Père doit être le but premier de notre vie.
 
Aujourd’hui, Marie est avec Jésus  chez son Père. Nous la prions pour qu’elle nous donne la joie et l’espérance de la rejoindre un jour.
 
« Marche avec nous, Marie,
Sur nos chemins de foi,
Ils sont chemin vers Dieu » (bis).
 
 

Fête du Sacré Cœur de Jésus

« Venez à moi » 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
Méditation
La fête du Sacré Cœur veut ouvrir nos cœurs à l’amour infini de Dieu : il est révélé tout particulièrement en Jésus Christ. C’est en lui que nous trouvons l’espérance de voir cet amour pénétrer le cœur de tous les humains pour bâtir un monde de paix, de justice et de liberté dont l’épanouissement adviendra à la fin du monde. Le Paradis sera le triomphe final de l’Amour sur l’Adversaire satanique et la mort.

Auparavant l’humanité connaît, depuis sa création, un monde où se présentent nombreux, des cœurs de pierre, de mensonge, de haine et de violence, obstacles pour un monde meilleur. Seuls les « cœurs de chair », remplis d’amour, peuvent unifier et rendre heureux individuellement et collectivement.

Un cœur nouveau, ouvert au cœur de Jésus, c’est ce que recommandait Jean Paul II à l’occasion de cette même fête : « C’est auprès du Cœur du Christ que le cœur de l’homme apprend à connaître les sens véritable et unique de sa vie et de son destin. C’est auprès du Cœur du Christ que le cœur de l’homme reçoit la capacité d’aimer ». 


« Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous soulagerai. » (Mt 11, 28) Quand Jésus dit cela, il a face à lui des personnes qu’il rencontre chaque jour sur les routes de Galilée, des gens simples, des pauvres, des malades, des pécheurs, des exclus… Jésus lui-même cherchait ces foules lasses et épuisées « comme des brebis sans berger ». Il les cherchait pour leur annoncer le Royaume de Dieu et pour en guérir beaucoup dans leur corps et leur esprit.
 
Et voilà qu’aujourd’hui, il les appelle à lui : « Venez à moi ! » Il leur promet le réconfort et le repos. Cette invitation de Jésus s’étend jusqu’à nos jours. Il  veut atteindre tous ceux et celles qui sont opprimés par les conditions de vie précaires. Chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants sont victimes de la haine et de la violence des hommes. À cause de la guerre, beaucoup sont obligés de tout quitter pour aller sur une terre étrangère. Et comment ne pas penser aux victimes d’un système économique qui impose aux plus pauvres un fardeau insupportable ?
 
C’est à tous que le Seigneur s’adresse : « Venez à moi ! » Il promet ce que lui seul peut réaliser. Auprès de lui se trouve le repos. C’est bien mieux que tous les centres de remise en forme qui peuvent améliorer le bien-être physique. Le Christ peut rendre légers ces fardeaux qui alourdissent notre âme. Mais cela ne sera possible qu’à une condition : « Prenez sur vous mon joug. » Pour comprendre cette parole, il faut savoir ce qu’est un joug : C’est un outil qui permettait « joindre » une paire de bœufs l’un à l’autre. Ensemble, ils arrivaient à tirer un attelage qui pouvait être très lourd. Pour un tout seul, ce n’était pas possible, mais à deux, ils étaient plus forts.
 
Si Jésus nous demande de prendre son joug, c’est pour nous faire comprendre qu’il veut porter avec nous ce fardeau qui nous accable, celui de la souffrance, de la maladie, de la solitude, la fatigue. Quand nous venons à Jésus, c’est lui qui nous  accueille pour ranimer notre foi, notre espérance et notre amour. Lui seul a « les paroles de la Vie Éternelle ». Qu’il soit toujours avec nous et nous toujours avec lui  pour en être les témoins fidèles après de tous ceux qu’il mettra sur notre route.
 

Saint Barnabé (11 juin 2026)

 
Disciples – missionnaires 
 
 
 Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,7-13.
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »
Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures,
ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ.
En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent.
Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 
 Méditation

Les disciples que Jésus a choisis sont devenus apôtres. Ils sont envoyés, ils deviennent missionnaires. Leur mission c’est d’annoncer la bonne nouvelle de Jésus qui nous parle du Royaume de Dieu. Ils ne sont pas appelés à travailler POUR le Seigneur mais à faire le travail DU Seigneur.

Ce service, ils devront l’exercer gratuitement et pauvrement. Il n’est pas question pour eux de se nourrir comme un « prélat » au restaurant. Ils partent avec le minimum nécessaire, sans sonorisation ni projecteur de haute définition. L’histoire nous montre qu’ils ont évangélisé des populations entières. L’efficacité de la mission ne vient pas de nos pauvres moyens mais de l’action du Seigneur dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route.

Notre priorité, c’est d’accueillir cet amour qui est en Dieu et de l’annoncer gratuitement à tous. Comme Bernadette de Lourdes, nous ne sommes pas chargés de « faire croire » mais de « dire ». Ce que nous vivons avec Jésus, nous voulons que d’autres le vivent aussi.

Mercredi de la 10ème semaine du temps ordinaire 2026

Appel à nous convertir

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5, 17-19
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis :
Avant que le ciel et la terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. » (AELF)
 
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Méditation
En lisant cet Évangile, nous voyons que Jésus s’inscrit dans une progression. Il ne supprime pas les étapes précédentes, ne pas tuer, ne pas voler. Il nous appelle à en franchir une nouvelle : « On vous a dit… Moi je vous dis… » Cet évangile est un appel à une véritable conversion. Nous devons réapprendre à régler notre vie sur Jésus et non sur la manière de faire des hommes. Il est urgent de tout faire pour aller toujours plus loin dans l’amour. La véritable exigence pour un chrétien c’est d’aimer toujours davantage, c’est de nous laisser habiter par l’amour de Dieu.
 
Voilà un chemin difficile. Mais nous ne sommes pas seuls. Jésus est toujours là avec nous. Il nous donne la force nécessaire pour nous engager dans cette direction. Il ne se contente pas de nous donner des commandements. Il nous donne sa grâce. Son Esprit déploie sa force dans notre faiblesse. Il nous relève et nous affermit.     En ce jour, nous le prions en union avec tous les chrétiens : Dieu notre Père, nous te confions ton Église. Que la Parole du Christ, dans ses exigences et sa bienveillance soit toujours notre nourriture. Amen
 

Mardi de la 10ème semaine du temps ordinaire (Saint Éphrem)

 

Le sel de la terre et la lumière du monde
 
 
 Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,13-16.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
Méditation
Aujourd’hui,  Jésus  s’adresse  à  des  disciples  rassemblés autour de Jésus sur la montagne. Il leur dit : « vous êtes la lumière du monde ». C’est aussi cela qu’il redit à chacun de nous. Il nous confie d’être ce qu’il est lui-même « lumière du monde ». C’est toute la communauté chrétienne qui est appelée à devenir « lumière des peuples ». Il s’agit pour nous de nous engager activement dans des actions de salut, de libération et de défense des pauvres.
 
Ce témoignage passe par nos paroles mais aussi par le rayonnement de la vie. Avant d’écouter les chrétiens, on les regarde vivre. S’ils ont le sens de l’accueil, du partage et de la solidarité, leur vie parlera plus que leurs paroles. Dans son Évangile, Matthieu insiste très fortement sur ce point : que la vie des chrétiens, leurs actes et leurs « belles actions » aient une force d’attraction, de rayonnement et d’attirance.
 
Nous vivons dans un monde de laïcité, de sécularisation et d’indifférence. Dans beaucoup de pays, les chrétiens sont persécutés bien plus qu’aux premiers siècles de l’Église. Dans ces conditions, il est difficile de parler explicitement du Christ et de l’Évangile. Mais nous pouvons témoigner par « la beauté et la bonté de nos actions ». Cet appel nous rejoint dans notre vie de tous les jours : appel à refuser la colère et la haine dans nos relations humaines, appel à nous réconcilier avec nos frères, volonté d’aimer ses ennemis et de prier pour eux. Le Seigneur n’attend pas de nous de belles paroles mais une « belle conduite », un comportement  » bon et beau « .
 
En venant à l’Eucharistie, nous sommes accueillis par celui qui est la Lumière du monde. C’est parce que nous sommes rassemblés autour de lui « sur la montagne » que nous pouvons devenir à notre tour Lumière du monde. C’est lui qui nous envoie pour être ses témoins dans ce monde qui en a bien besoin. En ce jour nous le supplions : « Toi qui est lumière, Toi qui est l’amour, mets dans nos ténèbres ton esprit d’amour. » Amen
 
 

Lundi de la 10ème semaine du temps ordinaire 2026

Heureux

 Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,1-12.

En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.
Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 
Méditation
Aujourd’hui, le Christ nous parle du bonheur des pauvres, des lépreux, des exclus. Leur rencontre avec lui est LA chance de leur vie et la nôtre. La source de notre bonheur c’est le Royaume de Dieu. Nous sommes loin des valeurs véhiculées par la société dominante  d’aujourd’hui,  de  ses  apprentis  dictateurs et  de  ses slogans publicitaires. Tous nous disent : « Soyez les plus forts » ou « la plus belle » « Devenez scandaleusement riches »… Rappelons-nous ce que nous dit saint Paul :  « Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort. »
 
«  Heureux  les  pauvres  de  cœur,  les  doux,  ceux  qui  pleurent,  les  cœurs  purs,  les miséricordieux, ceux qui sont persécutés« » En fait, Jésus ne fait que dresser son propre portrait : quand Dieu prend chair, de la crèche à la croix, il est le pauvre, le doux, le miséricordieux ; il pleure avec la veuve de Naïm et les sœurs de son ami Lazare ; il est artisan de paix avec les lépreux, les publicains, Nicodème et la samaritaine. Il est comme l’agneau au milieu des loups, persécuté jusqu’à la mort au milieu des brigands.
 
La Bible de Chouraqui a traduit ce mot « Heureux » par « En avant ». C’est un appel pour les pauvres, les petits, les persécutés à se lever et à se mettre en marche à la suite du Christ. C’est en lui et avec lui que nous trouverons le vrai bonheur. Même quand tout va mal, il est là avec nous. Il vient nous habiter et nous combler de sa joie. Sa présence et son amour ne peuvent que nous rendre heureux.
 
Ce bonheur que nous trouvons en Dieu, il nous faut le communiquer à ceux qui nous entourent. Et pour cela le Christ a besoin de nous. L’Évangile c’est une lumière qu’il nous faut transmettre autour de nous à tous ceux qui nous entourent, en particulier à tous les blessés de la vie. Le Seigneur nous envoie tous pour être les témoins de son amour partout dans le monde. C’est en vue de cette mission que nous nous nous rassemblons à l’église pour nous nourrir de la Parole du Christ et de son Eucharistie. Soyons partout les témoins de la bonne nouvelle de ce jour.

Le Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ (A) 2026

Souviens-toi !

MONITION D’ACCUEIL
Dans l’obscurité du temps présent, pour nous conduire vers le Royaume, d’eucharistie en eucharistie, le Christ se donne à nous. Il est la semence de vie éternelle. Il est présent au cœur du monde, comme un feu caché qui prépare l’aurore…

Acte pénitentiel
Seigneur Jésus, Pain de vie descendu du ciel
pour nous donner la vie éternelle,
prends pitié de nous.

Ô Christ, Pain rompu pour un monde nouveau,
prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, Pain partagé
pour que tous les hommes soient frères,
prends pitié de nous

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture Dt 8,2-3.14b-16a: N’oublions jamais ce que Dieu a fait pour nous…

Psaume Ps 147,12-15.19-20: Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! Célèbre ton Dieu, ô Sion !

2ème lecture 1Co 10,16-17: Comment être divisés alors que nous communions au même pain ?

Acclamation : Alléluia. Alléluia . Tu es le pain vivant venu du ciel, Seigneur Jésus. Qui mange de ce pain vivra pour toujours. Alléluia !

Évangile Jn 6,51-58: Jésus ne craint pas de dire des paroles incompréhensibles pour qu’elles s’impriment en nous !

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
Après le sommet Eucharistique du Jeudi Saint, nous nous retrouvons pour une grande fête de l’Eucharistie, celle du Saint Sacrement, Corps et Sang du Christ. C’est Jésus lui-même qui se donne en nourriture. Il a voulu nous laisser sa présence sous la forme d’un repas. L’Eucharistie est vraiment la nourriture essentielle de notre vie. Le curé d’Ars disait : « Vous n’en êtes pas dignes mais vous en avez besoin ». Les textes bibliques de ce dimanche nous préparent à accueillir ce don de Dieu.

La 1ère lecture nous ramène au 7ème siècle avant Jésus Christ. Pour le peuple d’Israël, c’est une période de prospérité et d’abondance ; la tentation est grande de croire que cette réussite vient du seul génie des hommes. On se pose la question : « Pourquoi continuer à honorer Dieu alors qu’on est tiré d’affaire ? » Mais la Parole de Dieu vient le rappeler à l’ordre : « Souviens-toi ». La marche dans le désert était un temps de probation. Au cours de cette difficile traversée, Dieu n’a jamais cessé d’être là. Il a multiplié les bienfaits pour assurer la survie de son peuple. Il a fait pleuvoir la manne et jaillir l’eau du rocher. Il a surtout offert sa Parole qui est la nourriture essentielle de l’âme.

Quand le peuple se nourrit de la manne, il reconnaît que tout vient de Dieu. Nous aussi, nous reconnaissons que nous dépendons de lui. C’est le seul moyen de ne pas devenir esclave d’un autre car le vrai Dieu est libérateur. Nous qui vivons dans un monde souvent indifférent ou hostile à la foi chrétienne, nous devons réentendre cet appel du Seigneur : « Souviens-toi ! » N’oublie jamais de te nourrir de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Le jeune saint Carlo Acutis disait que l’eucharistie était son autoroute vers le ciel.

Dans sa 1ère lettre aux Corinthiens, l’apôtre saint Paul insiste précisément sur l’importance de l’Eucharistie. La bénédiction de la coupe et la fraction du pain ne sont pas que des gestes rituels. Elles ne sont pas non plus une simple évocation des gestes du passé. Sous le signe du pain et du vin, nous communions au Corps et au Sang du Christ ; nous faisons nôtre l’amour de Celui qui a livré son Corps et versé son Sang pour nous et pour la multitude. Cet amour qui nous unit à lui doit aussi nous unir à tous nos frères. Nous apprenons à les regarder avec le regard même du Christ, un regard plein d’amour et de miséricorde.

L’Évangile nous propose un extrait du long discours sur le Pain de vie. C’était après la multiplication des pains près du lac de Tibériade. Jusque-là, Jésus avait demandé à ses auditeurs de croire en sa parole. Aujourd’hui, il franchit un nouveau pas dans la révélation de sa personne. Ce pain dont il parle, il dit que c’est lui-même « pain vivant » ; il dit aussi que c’est « sa chair donnée pour la vie du monde ». Il annonce ainsi sa mort qu’il présente comme don de la Vie éternelle au monde.

Le Pain descendu du ciel c’est donc Jésus lui-même. Sa chair et son sang sont une nourriture qui donne la Vie éternelle. Aujourd’hui comme autrefois, Jésus nous demande de faire un acte de foi. Il faut se nourrir de son enseignement et boire ses paroles. Elles sont celles du Fils qui nous apporte la vie du Père. Mais pour accueillir ce don, il nous faut sortir de nos certitudes et de nos raisonnements humains. Il nous faut avoir un cœur de pauvre, entièrement ouvert à celui qui est « le chemin, la Vérité et la Vie.

L’Eucharistie est « Pain de vie ». Cette fête d’aujourd’hui doit raviver notre désir de communion avec Dieu pour « demeurer en lui et lui en nous. » Un jour, quelqu’un disait : « Toute Eucharistie est bien plus forte que tout le mal du monde ». C’est vrai, à chaque messe, nous célébrons le sacrifice du Christ et sa victoire sur la mort et le péché. Nous rendons grâce à Dieu qui ne cesse de nous combler de ses bienfaits. C’est en lui que nous trouvons la vraie joie. Malheureusement, nous sommes trop souvent victimes de la routine alors que nous devrions être dans l’émerveillement. Nous entrons dans l’Eucharistie sans transition, sans préparation. Et nous repartons souvent sans avoir pris le temps d’accueillir Celui qui veut faire en nous sa demeure. Et surtout nous n’avons pas compris que nous sommes envoyés pour vivre la communion.

Il nous faut aujourd’hui retrouver la force du message de l’Évangile. Quand nous sommes rassemblés pour célébrer l’Eucharistie, c’est vraiment LE moment le plus important de la journée. Malheureusement, beaucoup sont les grands absents : Tout cela n’est pas nouveau. Déjà, au moment où saint Jean écrit son évangile, il souffre beaucoup de la désaffection des communautés vis à vis de l’Eucharistie. Alors, il leur rappelle avec force ce que Jésus avait dit aux juifs d’autrefois : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »

Que cette bonne nouvelle nous mette dans la joie, l’action de grâce, et donne un élan nouveau à toute notre vie.

Prière universelle
Prions avec confiance, frères, car le Seigneur s’offre lui-même à nous pour que nous ayons la vie éternelle.

Pistes pour les intentions
1 – Prions pour le pape Léon, les évêques, les prêtres, et tous les ministres de l’Eucharistie. Que l’Esprit les renouvelle sans cesse dans leur service du Corps du Christ que nous formons.

2 – Prions pour ceux que le Seigneur appelle à devenir ministres ordonnés afin d’apporter le Pain de Vie à leurs frères : qu’ils n’aient pas peur de répondre généreusement à cet appel.

3 – Prions pour les hommes qui vivent loin de la foi au Christ. Qu’ils puissent ressentir la faim de la vraie nourriture et rencontrer des témoins du
Ressuscité.

4 – Prions pour ceux qui n’ont pas le pain matériel nécessaire à leur subsistance. Qu’ils puissent nourrir leur corps afin de pouvoir penser à leur
âme.

5 – Prions pour les chrétiens persécutés, pour ceux qui s’approchent rarement de l’Eucharistie, pour les enfants qui reçoivent l’Eucharistie pour la première fois ; et prions aussi pour nous-mêmes, afin qu’ensemble nous formions un seul Corps uni dans l’Amour.

Conclusion
Écoute notre prière, Seigneur, et ne considère pas notre indignité ; puisque tu veux pour nous la vie éternelle, ouvre nos cœurs au don que tu nous fais, par Jésus le Christ notre Seigneur.