La joie du sacrement de la Réconciliation

Le sacrement de la Réconciliation est une rencontre joyeuse avec Dieu, la reprise de l’exclamation de Jean, sur la barque, au bord du lac : « C’est le Seigneur ! » (Jean 21, 7)
« C’est le Seigneur ! » et tout reprend sens dans la vie et chaque fragment de mon existence retrouve sa signification.
Il doit, par conséquent, être vécu avec joie et sérénité.

Comment vivre ce sacrement ?
Il s’agit avant tout d’un dialogue avec un prêtre qui représente l’Eglise, en qui je vois un représentant direct de la tendresse de Dieu ; un dialogue fait en priant ensemble, dans lequel je présente ce que je sens en moi, en ce moment ; je me présente tel que je suis devant l’Église de Dieu. Ce dialogue s’appuie sur la Parole de Dieu qui éclaire certains aspects de ma vie.

Le mot latin « confessio » ne signifie pas seulement aller se confesser, mais aussi louer, reconnaître, proclamer. A partir de là, le sacrement de la Réconciliation peut se vivre en trois étapes :

Confession de louange
Nous avons trop peu d’estime de nous-mêmes. Au lieu de commencer la confession en disant : « J’ai péché de telle et telle façon, on peut dire : « Seigneur, je te remercie » et exprimer devant Dieu les faits, ce dont je lui suis reconnaissant.
Je dis par exemple : « Seigneur, je veux d’abord te remercier parce que tu m’as aidé, telle chose a eu lieu, j’ai pu me rapprocher de telle personne, je me sens plus serein, j’ai dépassé un moment difficile, j’ai pu mieux prier… » il s’agit de reconnaître ce qui devant Dieu me donne la joie. Il est important que ces choses émergent devant le Seigneur : la reconnaissance de sa bonté pour nous, de sa puissance, de sa miséricorde.

Confession de vie
Plus qu’une recherche et une énumération de péchés formels je reconnais devant Dieu ce qui me met mal à l’aise, c’est-à-dire ce que je voudrais faire disparaître.
Une partie de nous-mêmes entre alors beaucoup dans cette démarche. C’est la vie qui y entre, non pas uniquement dans ses péchés formels – »J’ai fait ceci, je me comporte mal » – mais dans le but d’aller à la racine de ce que je voudrais qu’elle ne fût pas.
Ou bien, je dirai devant Dieu : « Je regrette de ne pas pouvoir parler sincèrement avec telle personne, mon rapport n’est pas authentique avec tel groupe, je ne sais pas par où commencer, je regrette de ne pas réussir à prier, je me sens mal à l’aise d’être pris par ma sensualité, par des désirs que je ne voudrais pas avoir, des fantasmes qui me troublent… » Je ne m’accuse d’aucun péché particulier, mais je me mets devant le Seigneur et lui demande qu’il me guérisse.

Confession de foi
Nos efforts ne servent pas énormément. Il est nécessaire que l’intention soit conjuguée à un profond désir de foi dans la puissance salvatrice et purificatrice de l’Esprit, dans la miséricorde infinie de Dieu.
Il ne s’agit pas vraiment de mettre sur la table trois ou quatre péchés, pour qu’ils soient annulés, mais d’une immersion baptismale dans la puissance de l’Esprit : « Seigneur, purifie-moi, éclaire-moi, illumine-moi. Que mon cœur soit changé, qu’il y ait en moi moins de lourdeur, moins de tristesse, moins de scepticisme, moins d’orgueil. Je ne sais peut-être par où commencer, mais je mets tout cela dans la puissance du Crucifié et du Ressuscité par la puissance de l’Église. Fais-moi voir quelles sont les résolutions que je dois prendre pour signifier ma bonne volonté de te paire. »

Le sacrement de Réconciliation prévoit le moment de la pénitence. Il s’agit de ces gestes, prières, actions que le prêtre demande d’accomplir, tels un signe, un fruit, une expression de la conversion. Le prêtre est là pour m’aider à me situer en vérité devant Dieu et à choisir ce qui concrètement (prière, partage, effort pour sortir de soi-même, de ses habitudes, service du prochain…) traduit mon désir de me remettre en route, relevé par le pardon de Dieu et engageant réellement ma vie.
D’après le Cardinal Martini

Unité des chrétiens

La Parole de Dieu, en ce jour, nous offre plusieurs pistes en lien avec la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.D’abord un bref rappel de cette semaine. Si chaque année nous prions pour l’unité des chrétiens, c’est que cette unité est plus ou moins brisée. Quand on parle des chrétiens, ce n’est pas seulement les catholiques mais aussi des protestants et des orthodoxes.

Nous connaissons les divergences qui existent entre ces diverses confessions : Il y a ceux qui reconnaissent l’autorité du pape et ceux qui ne la reconnaissent pas. D’autres interprètent différemment la dévotion à Marie. Il y a aussi une application différente du sacerdoce ministériel. Il me semble que ce qui est important, ce n’est pas d’insister sur les différences mais de découvrir ce qui nous unit. À ce sujet, il y a un point qui est absolument primordial : Le grand facteur de l’unité, le grand rassembleur, c’est le Christ. Sur le plan de la doctrine, tout le monde s’entend pour voir en lui le Messie, le Sauveur, la lumière des nations. Ce n’est pas peu dire.

Remarquons qu’au temps de saint Paul, les communautés chrétiennes se chamaillaient déjà et risquaient de se diviser autour de tel ou tel prédicateur. L’apôtre aura tôt fait de briser ces factions en réaffirmant vigoureusement que le Christ ne peut être divisé et que c’est lui qui est le plus grand facteur d’unité des communautés.

Ce n’est pas en attaquant de front les points de division qu’on règle les problèmes d’unité de groupes ; c’est d’abord en regardant ce qui peut nous unir, en prenant le temps de nous asseoir et de dialoguer. Pour les chrétiens de toutes couleurs et de toutes dimensions, c’est le Christ qui est le point de ralliement et le principal facteur d’unité.

Pour favoriser l’unité, il vaut mieux insister sur la lumière qui nous éclaire que sur les ténèbres qui nous assombrissent ; mais notre nature a toujours tendance à regarder les défauts avant de regarder les qualités, à pointer sur le négatif plutôt que sur le positif. C’est dans cet esprit que nous entendons la parole de Jésus : « Convertissez-vous car le Royaume de Dieu est tout proche ».

Se convertir, c’est avant tout se tourner vers le Seigneur plutôt que de se retourner soi-même en voulant corriger ses défauts ou ses manques. Pensons au tournesol : ce qui le rend beau, c’est qu’il se tourne constamment vers le soleil ; il ne se retourne pas sur lui-même pour voir s’il est sale ou infirme ni pour voir ce qu’il doit nettoyer ou réparer. Tout cela pour nous dire que la principale source de notre retournement c’est Dieu et non pas nous. Si nous voulons avancer vers l’unité entre chrétiens, c’est vers le Christ que nous devons nous tourner.

Cet apprentissage de l’unité est un travail de longue haleine. Nous devons accepter que tout ne soit pas parfait dans nos vies, dans nos communautés, dans nos Églises, dans nos pays et sur la planète. La conversion n’est pas l’affaire d’un moment ou d’une seule fois : elle est perpétuelle. C’est un cheminement de tous les jours à la suite de Jésus qui ne cesse de nous appeler.

En conclusion, je voudrais insister sur trois points :
• L’unité ne se fait pas d’abord en cherchant à régler nos différences, à briser nos divisions, à éliminer toutes nos imperfections, à chasser les ténèbres. Bien sûr, tout cela doit faire l’objet de nos préoccupations et de nos efforts ; mais le plus important est ailleurs.
• L’unité doit se faire en considérant ce qui nous unit, ce qu’il y a de commun entre nous, ce qui est lumière en nous. Et le plus grand dénominateur commun entre nous, c’est le Christ lui-même
• Il faut aussi rappeler le rôle de l’Esprit que le Père et le Fils donnent constamment aux Églises. Lui seul peut nous donner la force et la lumière nécessaire pour faire de nous des bâtisseurs d’unité.

En communion les uns avec tous les autres et avec tous ceux qui se réclament de Jésus Christ, tournons-nous ensemble vers celui qui est pour nous le Chemin, la Vérité et la Vie, celui qui seul peut nous conduire vers le Père.

Le temps ordinaire

Vous rappelez-vous de l’époque où les voitures roulaient à l’essence ordinaire ou au super ? Un jour, au moment de faire le plein, j’ai lu une petite affichette qui indiquait : « Chez nous, l’ordinaire sort de l’ordinaire ». C’était une manière de souligner la haute qualité du produit en question. Qu’en est-il de notre vie chrétienne ?

Après le temps des fêtes, nous voici entrés dans cette période liturgique dite du « temps ordinaire ». Nous venons de célébrer Noël, le 1er janvier, l’Épiphanie, le baptême du Seigneur… Nous avons vu comment le Christ a été manifesté aux bergers, aux mages, aux pécheurs. Nous avons mieux compris que le venue du Sauveur est pour tous, les pauvres, les étrangers, les exclus de tous les temps. C’est à tous que la bonne nouvelle de l’évangile doit être annoncée.

Tout au long de cette période du temps ordinaire, nous serons invités à marcher en « conduite accompagnée » à la suite du Christ. Quelle que soit notre situation, nous pouvons toujours compter sur lui. Son amour nous est acquit d’une manière définitive. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. Personne ne va au Père sans passer par lui.

Au plan liturgique nous serons amenés nous vivrons des temps forts qui « sortiront de l’ordinaire. » Nous pensons bien sûr à toutes les solennités, les fêtes de Marie, celles des grands saints, mais aussi les « dimanches autrement » ; certains feront peut-être une retraite, un pèlerinage. Nous avons tous besoin de ces temps forts pour nous remettre sur le chemin du Christ.

C’est tous les jours de notre vie que nous avons à redire : « O Seigneur, je viens vers toi… Je te cherche mon Dieu… » Et sur cette longue route, Marie est toujours là. Elle nous redit inlassablement : « Faites tout ce qu’il vous dira ». Elle nous renvoie à une mise en pratique quotidienne des commandements de Jésus. Notre témoignage ne sera vraiment crédible que si nous mettons toute notre vie en conformité avec l’Évangile du Christ. Avec lui « l’ordinaire sortira de l’ordinaire. » 

La légende du quatrième Roi Mage

La nuit était froide et le ciel d’Orient éclatait en myriades d’étoiles plus belles les unes que les autres. Balthazar, Gaspard et Melchior étaient sortis sur la terrasse de leur palais, et ils ne se lassaient pas de contempler le firmament.

Cette nuit-là, les Rois Mages savaient qu’un astre nouveau devait apparaître, différents de tous les autres… Un signe céleste, qui annoncerait la naissance du Sauveur promis à tous les hommes.

Or, voici qu’il apparut sous leurs yeux, sortant de l’infinie profondeur des cieux. Il ressemblait à une flamme immense d’où jaillissaient des milliers de lumières de toutes les couleurs. Les Mages restaient là, émerveillés, n’osant parler en présence du signe de Dieu.

C’est alors que le jeune frère de Balthazar, Artaban, les rejoignit et rompit le silence :
– C’est le signe annoncé, c’est la promesse qui se réalise. Vite, il faut partir !

Balthazar, Gaspard et Melchior se préparèrent en toute hâte et, bientôt, une magnifique caravane de chameaux, de dromadaires et de chevaux prit le chemin des montagnes et du désert d’Arabie.

Les Rois Mages ne quittaient pas des yeux le signe qui les précédait et leur indiquait la route à suivre.

Chacun d’eux avait emporté pour le nouveau-né des cadeaux dignes d’un roi : Balthazar portait un coffret d’or fin, Gaspard un précieux vase d’encens et Melchior un riche flacon de myrrhe.

Ils avaient déjà fait une demi-journée de marche lorsque le jeune Artaban s’aperçut que, dans
sa précipitation, il avait oublié ses présents.
– Continuez sans moi, dit-il, je retourne au palais et je vous rejoindrai plus tard, avec mes serviteurs.

Et c’est ainsi que Balthazar, Gaspard et Melchior suivirent l’étoile mystérieuse jusqu’au lieu où se trouvait le petit Roi du ciel. Les trois Mages se prosternèrent devant l’Enfant pour l’adorer et déposèrent à ses pieds l’or, l’encens et la myrrhe.

Pendant ce temps, Artaban avait pris beaucoup de retard. Lorsqu’il fut enfin prêt à partir avec deux compagnons, les premières lueurs de l’aube frémissaient à l’horizon.

Levant les yeux, Artaban ne vit plus le signe céleste mais, confiant, il se mit en route vers les montagnes escarpées.

Quand le soleil parvint à son zénith, les voyageurs avaient déjà derrière eux plusieurs heures de route. C’est alors qu’ils aperçurent un homme allongé dans la poussière, un pèlerin épuisé par une longue marche, malade et fiévreux.
– Je vais arriver en retard si je m’occupe de lui, pensa Artaban, mais je ne peux le laisser ainsi !

Avec l’aide de ses compagnons, il lui donna à boire, mit de l’huile sur ses plaies, versa de l’eau fraîche sur son front.

Puis, installant le voyageur sur sa propre monture, il le transporta avec mille précautions jusqu’à la ville la plus proche et demanda à l’aubergiste de le soigner jusqu’à ce qu’il soit guéri.

Pour le payer, il lui offrit un splendide saphir, que l’aubergiste reçut avec une joie non dissimulée.

Alors, Artaban se rendit compte qu’il venait de donner le premier des cadeaux destinés à l’Enfant-Sauveur…

Un peu triste, il continua son chemin, qui lui parut long, beaucoup trop long. Ce n’est qu’après de nombreux jours de marche qu’il arriva à Bethléem, où devait naître le petit Roi du ciel.

Hélas, Artaban arrivait trop tard ! Il apprit que les parents et l’Enfant venaient de fuir en Egypte pour protéger le petit de la colère du roi Hérode.

Car, pour être sûr qu’aucun autre roi ne prendrait sa place, cet homme cruel avait décidé de faire assassiner tous les petits enfants de Bethléem qui avaient moins de deux ans.

La ville était quadrillée par les soldats à cheval pendant que d’autres exécutaient leur horrible besogne.

Alors qu’il s’apprêtait à passer la porte de la ville, Artaban vit une jeune femme qui fuyait en pleurant, serrant son bébé dans ses bras. Un soldat à cheval la poursuivait, l’épée déjà tirée du fourreau.

Alors Artaban s’interposa, prit la mère et l’enfant sous sa protection et demanda au soldat d’Hérode de les épargner, en échange d’un magnifique rubis.

Le soldat n’en revenait pas, il allait être riche ! Après tout, il était mieux payé pour laisser ce bébé en vie que pour l’assassiner… Il accepta le marché et fit demi-tour.

Le jeune Roi Mage resta quelque temps à Bethléem en compagnie de bergers qui gardaient leurs troupeaux dans les montagnes environnantes. Les bergers l’avaient accueilli avec beaucoup de joie et lui avaient montré l’étable où l’Enfant était venu au monde. Puis Artaban se remit en route. Il décida de gagner l’Egypte pour tenter de trouver le Sauveur, afin de lui offrir le dernier présent qui lui restait, une perle d’Orient très rare.

Mais les jours passaient, les semaines et les mois défilaient et Artaban errait toujours.

Après avoir passé plusieurs années en Egypte, il reprit le chemin de la Palestine, pensant que peut-être le roi tant cherché était revenu dans son pays.

Malheureusement, pour entreprendre ce nouveau voyage, il dut vendre sa perle précieuse. Arrivé en terre de Palestine, voici qu’il entendit parler d’un grand prophète qui parcourait le pays et enseignait les foules. Certains l’appelaient « Maître », d’autres « Rabbi » ou encore « Seigneur ».

Artaban voulait connaître cet homme. Il se rendit sur la montagne où se rassemblaient tous ceux qui écoutaient son enseignement.

Dès qu’il le vit, Artaban sentit les larmes couler sur ses joues. Jamais encore, il n’avait entendu de telles paroles.

Le Maître disait :
– Celui qui aura tout quitté, maison, famille, richesses, pour me suivre, celui-là aura en récompense un trésor dans le ciel et la vie éternelle.

Il disait aussi ;
– Ce que vous aurez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’aurez fait !

La nuit qui suivit, Artaban fit un rêve qui le remplit de joie et d’espérance : il vit le Maître venir vers lui accompagné de Balthazar, de Gaspard et de Melchior, le premier portant un coffret d’or fin, le second un précieux vase d’encens et le troisième un riche flacon de myrrhe.

Alors, s’approchant d’Artaban, il le remercia des présents qu’il avait voulu lui offrir le jour de sa naissance.

Et, en disant cela, il ouvrit ses mains et montra au quatrième Roi Mage un saphir d’un bleu très pur, un rubis d’un rouge éclatant et une perle d’Orient très rare…
(Ángel Félix Iglesias)

Bonne année 2024

Chaque année, le 1er janvier, nous avons l’habitude d’échanger des vœux. Nous souhaitons le meilleur à tous les membres de nos familles et à tous ceux et celles que nous aimons. La 1ère lecture de la messe du 1er janvier est un modèle du genre : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il se penche vers toi ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! » 

Il est heureux que cette nouvelle année débute par la fête de « Sainte Marie Mère de Dieu ». Nous honorons celle qui a donné naissance au Fils de Dieu et qui l’a donné au monde. Avec elle, nous méditons sur les merveilles de Dieu. C’est dans cette méditation, éclairée par l’Esprit Saint, que nous verrons plus clair.

En célébrant la maternité de Marie, nous n’oublions pas que le Seigneur nous l’a donnée pour Mère. Et bien sûr, au seuil de la nouvelle année, nous ne manquons pas de la prier : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs… » Comme à la visitation, si nous l’appelons, elle accourt vers nous et Jésus est avec elle.

Bien sûr cette nouvelle année sera ce que nous la ferons. Nous en avons la responsabilité. C’est comme un chemin à parcourir ensemble, les uns avec les autres. Mais Marie est là ; elle nous renvoie au Christ ; elle ne cesse de nous inviter à faire « tout ce qu’il nous dira ». Avec lui et avec elle, nous sommes « en conduite accompagnée ». C’est un peu comme sur une voiture : les conducteurs novices ont besoin d’un accompagnateur expérimenté pour les guider. Il en est ainsi pour notre vie chrétienne. Si nous le voulons bien, Jésus et Marie seront toujours là pour nous montrer le chemin.

Cette nouvelle année, nous la confions donc au Seigneur. Nous lui demandons qu’il soit notre guide, notre lumière et notre force tout au long de nos jours, surtout dans les moments d’épreuves. Nous lui confions nos familles et toutes celles du monde entier : qu’elles soient des lieux de paix, d’écoute fraternelle et d’ouverture aux autres.

Dans nos vœux, nous n’oublions pas les personnes malades et handicapées. Pour beaucoup, la solitude et la souffrance sont très lourdes à porter. Certains n’en peuvent plus de ces longues nuits qui n’en finissent jamais. Ils ont besoin de trouver en nous des témoins de la tendresse de Dieu.

Un dernier point qui n’est pas le moins important : Ce premier janvier est une journée de prière pour la paix et la justice dans le monde. Nous pensons à tous ceux et celles qui vivent dans les pays en guerre, ceux qui sont victimes du terrorisme, de la dictature, de l’injustice et des violences de toutes sortes. Et en ce début d’année, nous faisons monter cette prière vers le Seigneur :

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

Cadeau de Noël

Quand des enfants sont invités pour l’anniversaire d’un copain, ils se font un point d’honneur de lui offrir un cadeau qui lui fera plaisir. Pour tous, c’est un jour de joie et de fête. Personne n’aurait l’idée de laisser de côté celui qui est au centre de cette rencontre.

Or c’est ce qui se passe trop souvent en ce temps de Noël : On mange et on boit, on fait la fête, mais on oublie celui qui est à l’origine de cet événement. Et en ce jour d’anniversaire, on peut se poser la question : Comment ce fait-il que c’est nous qui avons les cadeaux ? C’est Jésus qui devrait être au centre de cette fête. Pourquoi est-il le grand oublié ?

Et si nous prenions le temps de réfléchir à la lumière des Évangiles : Tout d’abord, il convient de voir le côté positif : il est beau de voir des familles qui se réunissent autour d’une bonne table. Les plus généreux associent les pauvres à ces festivités. Un jour, Jésus a dit : Aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimés (autant que je vous ai aimés. Alors oui, nous pouvons déjà rendre grâce au Seigneur pour toutes ces belles rencontres et cette joie partagée.

Tout cela est très beau. Mais il ne faut surtout pas oublier Celui qui est à l’origine de cette joie. Noël c’est Jésus qui vient. Vivre Noël c’est aller à lui. C’est lui qui nous invite : « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous soulagerai. » (Mt 11, 28) Cette invitation s’étend jusqu’à nos jours. Quand nous venons à Jésus, c’est lui qui nous accueille pour ranimer notre foi, notre espérance et notre amour. Lui seul a « les paroles de la Vie Éternelle ». Il est le seul vrai cadeau de Noël. Tout le reste n’est que de la pacotille.

L’Avent

« Si l’enfant-Dieu ne naît pas en toi, alors gueuletonne, bois jusqu’à plus soif. Noël ne sera qu’une fête conviviale dont tu auras manqué le mystère.
S’il ne naît pas encore en toi… au cours d’une retraite, d’un temps de silence, d’un événement heureux ou tragique, prépare-toi doucement à son arrivée.
S’il ne naît pas encore en toi… ne soit pas impatient. Dieu nous atteint tous et toutes, sur terre, sans exception. Seulement il nous attend à son heure.
S’il ne naît pas en toi… tu ne reconnaîtras pas celui ou celle qui frappe à ta porte et tu taperas toujours sur l’étranger, donc sur l’Enfant-Dieu.
S’il ne naît pas en toi… tu laisseras agir tes gosses au gré de leurs instincts et tu les aideras à grandir dans toutes les disciplines sauf l’essentiel.
S’il ne naît pas en toi… tes mômes ne sauront jamais le sens à donner à leur vie. Le mystère de l’arrivée sur terre d’un Bébé venu nous dire que seul l’amour compte donne une puissance vitale qui transforme et dynamise une existence.
S’il ne naît pas en toi… alors tu vas surgâter tes gosses en refusant de les faire communier à la misère des milliers de jeunes de leur âge qui vivent des calvaires atroces, en Afrique et partout dans le monde.
S’il ne naît pas en toi… la religion que tu véhicules à travers ta phrase rituelle : « je suis croyant, pas pratiquant » ne sera qu’un paravent religieux dérisoire qui te privera d’une force incalculable.
S’il ne naît pas en toi… prépare-toi à un beau Noël païen où tu réjouiras seulement ton estomac, laissant vide ton âme.
S’il ne naît pas en toi… tu peux au moins l’implorer devant chaque crèche que tu apercevras en lui disant : « dis-moi pourquoi tu es si grand et si fragile à la fois » ;
S’il ne naît pas en toi… ce Bébé qui a pris d’avance la dernière place n’aura rien à te dire.
Si tu essaies d’éveiller ou de réveiller en toi ce mystère de la naissance de l’Enfant-Dieu, tu te donnes toutes les chances pour un Noël de partage et de tolérance, à la force irrésistible.
Elle ne te quittera plus, cette force, si, partant d’une naissance prodigieuse, tu chemines durant l’année sur la route des mystères de la souffrance et de la mort du Christ.
Il te donnera alors une gueule de ressuscité. »
Père Guy Gilbert

Dom Helder Camara

Dom Helder Camara, évêque au Brésil

« Un jour, une délégation est venue me soir à Recife : « Vous savez, Dom Helder, il y a un voleur qui a réussi à pénétrer dans telle église. Il a ouvert le tabernacle. Comme il ne s’intéressait qu’au ciboire, il a jeté les hosties par terre dans la boue… Vous entendez, Dom Helder : Le Seigneur vivant jeté dans la boue !… Il faut faire une grande cérémonie de réparation. »
– « Oui, je suis d’accord. On va préparer une procession eucharistique. On va réunir tout le monde. »

Le jour de la cérémonie, quand tout le monde était là, j’ai dit : « Seigneur, au nom de mon frère voleur, je te demande pardon. Il ne savait pas ce qu’il faisait. Il ne savait pas que tu es réellement présent et vivant dans l’Eucharistie. Ce qu’il a fait nous touche profondément. Mais, mes amis, mes frères, nous sommes tous aveugles. Nous sommes choqués parce que notre frère, ce pauvre voleur, a jeté les hosties, le Christ eucharistique dans la boue, mais dans la boue vit le Christ tous les jours, chez nous, au Nordeste. Il nous faut ouvrir les yeux ! » et je disais que le meilleur fruit de la communion au Corps du Christ serait que le Christ ainsi reçu nous ouvre les yeux et nous aide à reconnaître l’Eucharistie des pauvres, des opprimés, de ceux qui souffrent. C’est sur cela que nous serons jugés au dernier jour.

Un mois consacré aux défunts

Le mois de novembre est traditionnellement consacré à la prière pour les défunts. Ils font partie de notre vie, de notre histoire. Leur départ a été pour nous une séparation douloureuse. Beaucoup ont de la peine à s’en remettre ; pensons à la douleur de ces parents qui ont vu partir leur enfant dans un accident, une maladie, une mort violente… Pour d’autres cela s’est passé d’une manière plus paisible. C’est ce qui arrive quand on sait qu’un défunt a vécu toute sa vie pour cette rencontre avec le Seigneur.

Prier pour les défunts, c’est raviver notre espérance face à la réalité mystérieuse de la mort. Nous nous rappelons que la résurrection de Jésus nous ouvre un chemin. Avec lui nous sommes sûrs de triompher de la mort et du péché, dès maintenant et pour l’éternité.

Cette prière nous invite également à réfléchir sur notre vie et à voir ce qui en fait la valeur. La seule chose qui en restera c’est notre amour pour Dieu et pour tous nos frères. Tout ce que nous aurons fait au plus petit d’entre les siens c’est à lui que nous l’aurons fait. « Dis-moi quel est ton amour et je te dirai qui tu es. » (Saint Jean Paul II)

Pour nous chrétiens, la mort est un passage vers le monde de Dieu. Voici un texte de Mgr Rabine qui nous le dit autrement :
« Une des formes les plus saisissantes de la mort m’a toujours semblé être celle-ci : un bateau s’en va : il va quitter notre rive. Pour nous qui sommes sur cette rive, nous voyons les passagers du bateau qui nous quittent. Cela nous rend tristes. Mais pour ceux qui sont de l’autre côté, quelle joie de les voir arriver. Et pour ceux qui sont partis, après la tristesse des adieux à ceux qu’ils aiment et qui les aiment, quel bonheur de découvrir enfin ces horizons infinis, horizons infiniment plus beaux que ceux qu’ils ont laissé ici sur notre rive. Et voilà qu’en pensant au bonheur qui les attend, nous oublions notre tristesse, notre peine et que nous nous réjouissons de les savoir plus heureux qu’ici. Notre rive à nous c’est la terre. L’autre rive où ils parviennent c’est le ciel. C’est ça la mort. Il n’y a pas de morts mais des vivants sur les deux rives. » Mgr Joseph Rabine (D’une rive à l’autre)

Tout au long de ce mois de Novembre, nous accompagnerons nos défunts de notre prière fraternelle. Nous penserons aussi à le remercier de ce qu’ils ont été pour nous. C’est en effet grâce à eux que nous sommes devenus ce que nous sommes. Et surtout, nous laisserons le Christ entrer dans notre vie car il veut nous aider à faire de notre vie une marche vers ce que l’Évangile appelle le « Royaume de Dieu. »
Jean C.

Fête de tous les saints

Peut-on être saint aujourd’hui ? Bien sûr. C’est même l’idéal de tout chrétien. Attention cependant. Être saint ne signifie pas terminer sa vie dans un calendrier mais ressembler à Dieu qui est vraiment saint : « Saint, Saint, Saint le Seigneur ! » proclament les croyants à la messe. Il est Amour, nous dit saint Jean. Il s’agit donc d’aimer. Si nous voulons savoir ce que cela signifie, regardons Jésus. Il est le modèle de tous les saints. Pour aimer comme lui, laissons-nous envahir par l’Esprit qu’il nous a envoyé. Souvent les saints sont représentés en prière. Pourtant, être saint ce n’est pas passer toute sa vie dans une église, mais vivre avec amour sa vie de tous les jours. C’est près de Dieu que les saints ont trouvé la force de vivre ainsi jusque dans les moindres détails. Être saint, c’est chercher Dieu tout au long de sa vie – en aimant tous ceux qu’il met sur notre route. Il peut y avoir des faux pas, des marches en arrière et même des chutes. L’essentiel est de toujours repartir, de se relever, de faire confiance. Certains chercheurs de Dieu sont plus connus. Ils sont proposés comme modèles à tous les chrétiens. Tant d’autres sont inconnus, mais sont tout aussi saints. Peut-être en connaissons-nous dans nos familles, dans nos villages, parmi nos proches… La fête de Toussaint nous rappelle que nous sommes tous appelés à devenir des saints. La tentation est grande de dire que “ce n’est pas pour moi pauvre pécheur”. Il faut le dire et le redire, elle est pour chacun de nous ; au ciel, il n’y a que des saints et des saintes. Certains ont été de grands pécheurs, mais ils ont accueillir le pardon de Dieu : pensons à Pierre qui avait renié le Christ, Paul qui avait persécuté les chrétiens, saint Augustin qui avait passé toute une partie de sa vie dans la débauche… Leur rencontre avec le Christ a complètement bouleversé leur vie. C’est ce qu’il veut aussi pour chacun de nous : il est capable de venir nous chercher très loin et très bas.

*************************************

Du pape François :

Aux célébrants chrétiens d’Halloween… Sa Sainteté le Pape François dit : « Quelle tragédie à voir aujourd’hui, et les chrétiens célébrant la fête de Satan (Halloween) !!!  » QU’EST-CE QUI EST ARRIVÉ À NOTRE FOI ? Nous mourons spirituellement. C’est le jour du Dieu de la mort (Samahin) pour le peuple de Selat, où les âmes des morts parcourent la terre et ils doivent être heureux de ne pas faire le mal. Pour représenter ce temps, les gens visiteraient des maisons comme le font les esprits et demanderaient leur consentement pour collecter de l’argent. Alors que des sacrifices humains étaient faits cette nuit-là. Ils ont placé la citrouille sculptée pour se moquer des chrétiens honorant les crânes et leurs restes. Comment les chrétiens peuvent-ils célébrer la fête de satan, Jésus est venu nous sauver de sa présence tueur d’âme. Nous sommes ignorants dans notre foi ! La diaspora nous a enseigné des habitudes et des traditions qui insultent Dieu. Nous avons oublié que nous avons incrédule Satan et toutes ses œuvres au moment de la mort !? Nous avons oublié que nous sommes les enfants béni de Dieu qui font la course pour entrer dans le royaume !? La parole de Dieu s’est manifestée aujourd’hui dans les Révélations et a prouvé que nous périssons la bête (Satan),et mettons son sceau sur nos fronts, au lieu de blasphème contre Dieu, Enseignons à nos enfants la sainteté, le paradis et les vêtements de grâce, ne leur apprenons pas à acquérir les vêtements du diable et à les imprimer jusqu’à ce que cela devienne normal. Célébrer Halloween est une fête satanique, contrairement à la volonté de Dieu qui exige la grâce vivante, le salut et frapper à la porte du Royaume. Et c’est pourquoi je le dis avec une bouchée, celui qui fête Halloween nie son christianisme et déclare Satan roi de sa vie. J’espère que ce discours atteindra tout chrétien croyant comprendre que l’origine d’Halloween est satanique dans ses pratiques, ses dimensions et ses origines. Approchons-nous du puissant Jésus, grandissons dans la foi, repoussons le diable dans notre société et dans notre cœur, et soutenons une rouille préventive contre ces pratiques. «