25ème dimanche du Temps ordinaire A (2026)

« C’est pas juste »

Textes bibliques : lire
Ces textes bibliques que nous venons d’écouter sont porteurs d’espérance. Ils nous disent l’amour gratuit de Dieu qui nous est offert à tous, sans mérite de notre part. Même quand tout va mal, il est là. C’est ce qui est annoncé par le prophète Isaïe dans la première lecture. Il s’adresse à un peuple très éprouvé par de longues années d’exil. Dieu l’invite à se nourrir de sa Parole dans un festin où tout est donné gratuitement.

Le Seigneur se veut proche de tous. Mais il faut le chercher, l’invoquer et le désirer. Il appelle les pécheurs que nous sommes à convertir leur pensée et leur conduite. Nous sommes tous invités à revenir vers Dieu qui est riche en pardon et en miséricorde. Sa sainteté et sa transcendance le placent à une immense distance entre le ciel et la terre. C’est le péché qui a creusé cet écart entre l’homme et le Dieu trois fois saint. Mais Dieu ne cesse de faire le premier pas vers nous. Son amour nous est toujours offert. Il nous rapproche ainsi de ses pensées et de ses chemins.

L’apôtre Paul a lui aussi bénéficié de cette miséricorde du Seigneur. Depuis qu’il a été saisi par le ressuscité sur le chemin de Damas, sa vie n’a d’autre horizon que de diffuser la bonne nouvelle. Par sa vie, il rend gloire au Christ en le servant. Au moment où il écrit sa lettre, Paul est en prison. Il sait qu’il va être condamné à mort. Il affirme que pour lui, ce serait un bien, car il serait pour toujours avec le Seigneur. Mais si, en restant dans ce monde, il peut se rendre utile aux communautés chrétiennes, il est prêt à travailler pour elles. Il nous apprend à renoncer à notre manière de penser pour nous ajuster à celle de Dieu.

Dans l’Évangile, nous lisons la parabole des ouvriers de la 11ème heure. Il y aura toujours quelqu’un pour dire : « Je ne suis pas d’accord ; il n’est pas normal que les ouvriers de la 11ème heure soient payés comme ceux de la première ». C’est vrai, mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit dans l’Évangile de ce jour. Le vrai message est ailleurs.

On nous a appris qu’il faut faire beaucoup d’efforts pour chercher Dieu, le rencontrer, le « mériter » et ainsi pouvoir accéder à son Royaume. Aujourd’hui, l’évangile voudrait nous aider à corriger notre manière de voir les choses. Ici, c’est le Maître du domaine c’est-à-dire Dieu qui fait le premier pas vers l’homme. Lui-même sort cinq fois pour embaucher des ouvriers pour sa vigne. C’est Dieu qui, le premier, se met à la recherche de l’homme. Il le fait inlassablement sans jamais se décourager.

L’important c’est d’entendre cet appel que le Seigneur nous adresse inlassablement tout au long des jours et des années : « Allez, vous aussi, à ma vigne. » Cette vigne, c’est un symbole très fort que nous retrouvons tout au long de la Bible. Pour l’Évangile, c’est le Royaume de Dieu. Jésus en est le cep et nous sommes les sarments. Il faut absolument que cette vigne produise du fruit. C’est en vue de cette mission que Dieu appelle des ouvriers. Travailler à la vigne du Seigneur c’est témoigner de l’espérance qui nous anime. Nous sommes envoyés vers ceux et celles qui nous entourent, en particulier vers ceux qui sont blessés par les épreuves de la vie, la violence, la maladie, les catastrophes naturelles.

Travailler à la vigne du Seigneur, c’est tout faire pour redonner joie et espérance à ceux qui en manquent, c’est être artisan de paix, d’unité et de réconciliation, c’est tout faire pour que nos communautés deviennent plus vivantes et plus fraternelles.
À travers notre accueil, nos paroles et nos actes, ceux qui nous entourent doivent pouvoir découvrir quelque chose de la bonté de Dieu. Ils sont nombreux ceux et celles qui doutent et qui cherchent un sens à leur vie. Ils ont besoin de rencontrer sur leur route de vrais témoins de la foi.

En réponse à cet engagement, le Christ nous promet « ce qui est juste. » Dans notre esprit, il s’agit d’un salaire proportionnel au travail accompli. Celui qui travaille plus doit gagner plus. Mais la justice de Dieu n’a rien à voir avec cette conception distributive. Elle est fondée sur l’amour, un amour sans limite qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Le salaire qu’il promet, c’est d’être avec Jésus dans son Royaume. De ce fait, il est forcément le même pour tous. Il ne faudrait pas croire qu’en raison de nos mérites, nous avons des droits sur Dieu. Dieu ne nous donne pas en fonction de nos mérites mais en fonction de son amour qui sans limite.

En célébrant l’Eucharistie, nous demandons au Seigneur de nous ajuster à cet amour qu’il ne cesse de nous porter. Qu’il nous apprenne à regarder les autres comme des frères et des sœurs. Il n’y a pas de premiers ou de derniers. Nous sommes tous appelés à la même table de famille, tous enfants du même Père.


Prière universelle
Introduction
Éclairés par la parole du Seigneur, présentons-lui nos prières avec confiance, car il est proche de ceux qui l’invoquent.

Intention
Dieu qui es riche en pardon, nous te prions pour notre humanité, divisée par les guerres, les violences et les haines : fais grandir dans le monde la justice et la paix, Seigneur exauce-nous.

Dieu, dont les pensées sont au-dessus de nos pensées, nous te prions pour les dirigeants de nos pays et les responsables des Églises chrétiennes : guide par ton Esprit leurs discours et leurs actions, Seigneur, exauce-nous.

Dieu, dont la tendresse est pour tous tes enfants, nous te confions nos frères et sœurs qui souffrent de la maladie, du rejet ou de l’isolement : suscite envers eux des gestes de compassion et de soutien, Seigneur, exauce-nous.

Conclusion
Dieu, proche de ceux qui t’invoquent en vérité, regarde tes enfants ici rassemblés et les communautés réunies en ce dimanche : remplis-les de ton Esprit et de ta grâce, Seigneur, exauce-nous. Dieu de miséricorde, écoute les prières de tes enfants qui se tournent vers toi pleins de confiance, et daigne les exaucer par Jésus le Christ notre Seigneur.

Samedi de la 24ème semaine du Temps ordinaire 2026

 La parabole du semeur 

Évangile  de Jésus-Christ selon saint Luc (8, 4-15)
Comme une grande foule se rassemblait, et que de toutes les villes on venait vers Jésus, il dit en parabole: «Le semeur est sorti pour semer la semence. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin, les passants l’ont piétiné, et les oiseaux du ciel ont tout mangé. Du grain est tombé aussi dans les pierres, il a poussé, et il a séché parce qu’il n’avait pas d’humidité. Du grain est tombé aussi au milieu des ronces, et, en poussant, les ronces l’ont étouffé. Enfin du grain est tombé dans la bonne terre, il a poussé, et il a porté du fruit au centuple.»   En disant cela, il élevait la voix: «Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende!» Ses disciples lui demandaient quel était le sens de cette parabole. Il leur déclara: «À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles, afin que se réalise la prophétie: Ils regarderont sans regarder, ils écouteront sans comprendre. «Voici le sens de la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Ceux qui sont au bord du chemin, ce sont ceux qui ont entendu; puis le démon survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. Ceux qui sont dans les pierres, lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie. Mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment, et au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont ceux qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité.        «Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, la retiennent, et portent du fruit par leur persévérance.»
©AELF
 
 
Méditation
Cet Évangile nous parle d’abord de Dieu et de nous. Il s’agit d’un Dieu qui « sort » parce qu’il a choisi d’ensemencer la terre. Cette semence c’est la Parole de Dieu. Elle nous dit tout l’amour de Dieu pour le monde. Dieu la répand avec une générosité extraordinaire. Il cherche à rejoindre tous les hommes sur tous les terrains, y compris ceux qui se trouvent dans les situations les plus désespérées. Son message de salut doit être proclamé dans le monde entier. Nous n’oublions pas que les paroles de Jésus sont celles de la Vie éternelle.  
 
L’évangile nous parle de quatre terrains différents, le bord du chemin, le sol pierreux, le sol envahi par les mauvaises herbes et enfin la bonne terre. Ces terrains bons ou mauvais, c’est chacun de nous. D’un côté, nous avons l’homme au cœur dur. Il refuse la Parole de Dieu car elle ne l’intéresse pas. Le deuxième terrain c’est celui qui manque de profondeur. Il a accueilli la Parole avec joie, mais un jour, tout s’arrête. Le troisième terrain c’est celui qui est envahi par les mauvaises herbes. C’est quand nous nous laissons envahir par les soucis de la vie et la séduction des richesses. Nous avons là des pièges qui nous détournent de Dieu.      
 
Puis nous avons la bonne terre. Le grain peut y prendre racine et se développer. Cette terre c’est l’homme qui reste ouvert à la Parole de Dieu. Il s’en nourrit chaque jour et il la met en pratique dans toute sa vie. Sur un terrain favorable, elle ne peut que produire du fruit. Ces fruits, c’est la conversion, c’est la transformation de toute une vie. Ils sont nombreux ceux et celles qui peuvent dire : « Il a changé ma vie ». Quand l’Esprit Saint est là, le résultat est extraordinaire.         
 
À la suite du Christ, nous sommes envoyés pour être des semeurs de la bonne nouvelle et pour proposer l’Évangile aux hommes d’aujourd’hui. Nous avons tendance à nous lamenter sur les églises vides alors que les supermarchés sont pleins. Être missionnaire c’est aller sur tous les terrains, vers les croyants mais aussi les non croyants et les mal croyants. Le Christ veut les sauver tous. À sa suite et avec lui, nous sommes envoyés pour semer à profusion. Il ne s’agit pas de faire croire mais de dire et de témoigner de la foi qui est en nous. Même si nous n’en voyons pas les résultats, rien ne peut empêcher la Parole de Dieu de produire du fruit.
 
 

Vendredi de la 24ème semaine du temps ordinaire 2026

La Bonne Nouvelle pour tous
Évangile selon saint Luc 8, 1-3
En ce temps-là,     il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient,     ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons,     Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.
© AELF
 
Méditation
Dans cet Évangile, nous trouvons Jésus à travers villes et villages pour annoncer la bonne nouvelle du règne de Dieu. Il ne cherche pas de stratégie. Il va à la rencontre des gens là où ils sont. Les Douze l’accompagnent, ainsi que des femmes qu’il avait guéries de divers maux. Si Jésus les a guéries, c’est pour qu’elles puissent le suivre. La bonne nouvelle de l’Évangile est pour tous, hommes et femmes.
 
En lisant cet Évangile, nous découvrons ce qui est vital pour nos communautés chrétiennes : nous laisser guérir par Jésus, le suivre, écouter la Parole et la proclamer. On est chrétien les uns avec les autres et, ensemble, on annonce ce qu’on vit.
 
R : Allez-vous en sur les places et sur les parvis !
Allez-vous en sur les places, y chercher mes amis.
Tous mes enfants de lumière qui vivent dans la nuit,
Tous les enfants de mon Père, séparés de Lui,
Allez-vous en sur les places et soyez mes témoins, chaque jour.
 

Jeudi de la 24ème semaine du temps ordinaire 2026

La foi qui sauve

 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (7, 36-50)
Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même: «Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est: une pécheresse.»      Jésus prit la parole: «Simon, j’ai quelque chose à te dire. — Parle, Maître.» Jésus reprit: «Un créancier avait deux débiteurs; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l’aimera davantage?» Simon répondit: «C’est celui à qui il a remis davantage, il me semble. — Tu as raison», lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme, en disant à Simon: «Tu vois cette femme? Je suis entré chez toi, et tu ne m’as pas versé d’eau sur les pieds; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé; elle, depuis son entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu ne m’as pas versé de parfum sur la tête; elle, elle m’a versé un parfum précieux sur les pieds. Je te le dis: si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c’est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour.» Puis il s’adressa à la femme: «Tes péchés sont pardonnés.» Les invités se dirent: «Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés?» Jésus dit alors à la femme: «Ta foi t’a sauvée. Va en paix!»
©AELF
 
Méditation
Cet Évangile nous parle de la miséricorde. Il nous dit la joie de Dieu qui aime jusqu’à pardonner. Sa joie, c’est de voir cette femme qui fait un acte de foi en son amour. Nous aussi, nous sommes invités à croire à la miséricorde pour témoigner de Celui qui est miséricorde et amour.
 
Nous vivons dans un monde qui a un grand besoin de ce témoignage. Il ne croit pas à l’amour gratuit ni à la miséricorde. Ce monde est dur. On accuse, on enfonce les coupables. On ne leur laisse aucune chance. C’est contraire au message de l’Évangile. Jésus n’est pas venu pour condamner le monde mais pour le sauver.
 
Le Seigneur nous a laissé un signe de sa miséricorde : c’est le sacrement de la réconciliation. Le recevoir nous donne l’occasion d’un acte de foi en l’Amour. Devant Dieu, nous nous reconnaissons pécheurs et pauvres. Mais nous découvrons qu’il n’a jamais cessé de nous aimer et qu’il ne veut que notre bonheur. Quand nous revenons vers lui, c’est la joie retrouvée, c’est la fête. Nous pouvons reprendre la route avec un cœur libéré. Et surtout, nous pouvons témoigner des merveilles de Dieu dans notre vie et notre monde.
 

Mercredi de la 24ème semaine du temps ordinaire 2026

Des gamins capricieux

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (7, 31-35)
Jésus disait à la foule: «À qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération? À qui ressemblent-ils? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent entre eux: “Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous n’avez pas pleuré.”      «Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites: “C’est un possédé!” Le Fils de l’homme est venu; il mange et il boit, et vous dites: “C’est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants.»
©AELF
 
 
Méditation
Dans l’Évangile de ce jour, nous voyons Jésus dénoncer l’étourderie des « hommes de cette génération ». La génération dont il parle c’est celle de son temps ; c’est aussi la nôtre aujourd’hui. Tout au long de notre vie, Dieu nous fait signe. Il est là au cœur de nos vies et de nos rencontres. Mais nous ne savons pas le reconnaître. Nous passons à côté sans nous en rendre compte.
 
Plus grave, beaucoup font preuve de mauvaise foi. Jean Baptiste est venu appeler à la pénitence et à la conversion. C’était un prédicateur austère. On l’a accusé d’être possédé par un démon. Avec Jésus, c’est un autre style de prédication et de vie. Il mange et il boit normalement. On lui reproche d’être un glouton, ami des pécheurs et des gens de mauvaise vie.
 
Cet Évangile nous doit être reçu comme une bonne nouvelle. « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. » Rien ni personne ne pourra empêcher le Seigneur de vouloir chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

15 septembre 2026 : Notre Dame des Sept douleurs

Voici ta mère 
 
 
« Près de la croix de Jésus, se tenait sa mère. Jésus, voyant sa mère, et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils ! » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. Dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » (Jean 19. 25-27)
 
Méditation
Le disciple que Jésus aimait, c’était Jean. C’est aussi chacun de nous. Nous sommes tous les disciples bien-aimés de Jésus. Il nous confie à elle et il nous la confie. Jésus et Marie s’aiment tellement qu’ils partagent tous deux le même amour pour tous les hommes. Le disciple préféré de Jésus est devenu aussi l’enfant préféré de Marie.
 
Imaginons un peu tout l’amour de Marie pour son fils Jésus, depuis sa naissance jusqu’à sa mort sur la croix. C’est cette maman qu’il nous donne pour qu’elle fasse pour nous ce qu’elle a fait pour lui. Nous pouvons toujours nous réfugier auprès d’elle. Quand nous faisons appel à elle, elle accourt. Son amour ne nous fera jamais défaut.
 
En même temps, Jésus nous confie sa Mère et il nous demande de la prendre chez nous. Nous sommes invités à l’accueillir avec respect et surtout beaucoup d’amour. N’hésitons pas à lui ouvrir la porte de notre vie et de notre cœur. Marie est le plus sûr chemin pour apprendre à connaître et aimer Jésus.
 

La Croix glorieuse 14 septembre 2026

 

Christ Roman église saint Paul de Salles la Source
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3, 13-17
En ce temps-là,
Jésus disait à Nicodème :
    « Nul n’est monté au ciel
sinon celui qui est descendu du ciel,
le Fils de l’homme.
    De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
    afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
    Car Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
    Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. (AELF)
 
 
 Méditation
Les lectures de ce jour nous parlent de la croix. Cet objet dont nous avons l’habitude est devenu un signe pour les chrétiens. Cette croix, nous la retrouvons dans nos églises et nos maisons mais aussi aux carrefours de nos chemins ou encore sur les tombes de nos défunts. Dans bien des cas, elle fait partie des signes que les chrétiens des générations anciennes nous ont légués. Et Pour certaines personnes, la croix est devenue un bijou de grande valeur.     
   
Oui, bien sûr, mais cette croix, c’est aussi celle qui marque douloureusement la vie de millions d’hommes, de femmes et d’enfants. Nous pensons à tous ceux et celles qui vivent dans les pays en guerre, ceux et celles qui souffrent des injustices, de la violence et de la précarité. Cette croix c’est aussi celle qui s’appelle longue maladie, exclusion, souffrance physique ou morale, désespoir pour certains.

 

Cette croix si douloureuse pour beaucoup, Jésus l’a portée avant nous. En voyant cet instrument de supplice, nous pensons à la souffrance morale, l’accusation injuste, la haine. Les évangiles nous décrivent le mépris des accusateurs, la trahison de Judas, le reniement de Pierre, l’abandon des disciples.         

Mais en ce jour, l’évangile de saint Jean nous invite à regarder au-delà. Il nous montre Jésus élevé sur la croix. Cette élévation n’est pas seulement physique. Ici, c’est de son exaltation et de sa glorification qu’il s’agit. Nous regardons la croix non pour y voir l’horreur subie par le condamné mais la glorification du Messie.    
 

 

Pour nous aider à comprendre cela, l’évangile nous rappelle un événement très connu de l’Ancien Testament. Au cours de leur traversée du désert, les Hébreux se sont plusieurs fois révoltés contre Dieu. Or voilà qu’ils se sont trouvés dans une région infestée par des serpents venimeux. Il y eut de nombreux morts. Alors le peuple pense que la colère de Dieu s’est abattue contre eux et qu’ils sont punis à cause de leur péché. Ils demandent alors à Moïse d’intervenir en leur faveur auprès de lui.       

Moïse leur propose de la part de Dieu un geste symbolique : Faites-vous un serpent de bronze que vous mettrez au bout d’un étendard ; celui qui aura été mordu et le regardera avec foi sera sauvé. Entendons-nous bien : Ce n’est pas l’objet qui les sauvait mais Dieu vers qui ils se tournaient. Ils étaient invités à laisser de côté leur révolte et à renouveler leur confiance en Dieu sauveur et libérateur.        

Cet évangile nous rejoint aujourd’hui. Nous sommes tous plus ou moins malades, mordus par le péché, tentés par le serpent de la Genèse qui détourne l’homme de Dieu. Mais nous pouvons être guéris et sauvés en nous tournant vers la croix du Christ. Bien sûr, ce n’est pas un geste magique mais une démarche de foi et de confiance envers le Christ Vainqueur. Désormais, rien ne peut nous séparer de son amour. Avec lui, il n’y a pas de situation sans issue. 

       
Il arrive que, parfois, nous sommes désespérés ; nous n’avons plus la force ni l’envie de prier. C’est alors que nous pouvons nous arrêter bien simplement devant la croix du Christ et la regarder en silence. Et nous découvrons alors qu’elle nous rééduque spirituellement. Elle nous renvoie au courage du Christ mourant.


La croix nous rappelle que le Christ nous aime d’un amour passionné ; il veut nous combler bien au-delà de ce que nous pourrions imaginer. Il attend de nous une réponse libre, accueillante et aimante. Il nous attire à lui par le rayonnement de son amour, mais il respecte notre liberté. La décision nous appartient et personne ne peut la prendre à notre place. En regardant cette croix, nous apprenons à imiter le Christ. Lui-même nous a aimés jusqu’au don total de sa vie. C’est sur ce chemin du don de soi que nous sommes invités à le suivre jusqu’au bout. C’est à cette condition que nous pourrons prendre part à son exaltation et à sa glorification.       

Alors oui, prenons le temps d’accueillir cet amour fou de notre Dieu. Il n’a pas envoyé son Fils pour juger et condamner le monde mais pour le sauver. Jésus savait ce qu’il y avait dans le cœur de l’homme et lui seul pouvait juger. Mais on ne juge pas, on ne condamne pas ceux qu’on aime. Cette découverte nous renvoie à nous-mêmes : pourquoi nous acharner à vouloir condamner ce monde que nous disons pourri ? C’est vrai qu’il y a des pourris dans notre monde. Il y a aussi de la pourriture dans le raisin. Ça n’empêche pas de faire du bon vin. C’est ainsi que Dieu fait appel à ce qu’il y a de meilleur en nous.

 

Quand nous traversons un désert de souffrances, de peurs et de doutes, arrêtons-nous devant croix du Christ. A travers elle, c’est Dieu qui nous fait signe et nous invite à la confiance. En fêtant la Croix glorieuse, nous fêtons la résurrection de Celui qui s’y trouve suspendu. Cet instrument de torture et d’horreur est devenu Arbre de Vie.

 

24ème dimanche du temps ordinaire 2026

Textes bibliques : Lire

Les lectures bibliques de ce dimanche nous parlent du pardon. Bien avant la venue de Jésus, Ben Sirac écrivait : « Rancune et colère, voilà des choses abominables ou le pécheur s’obstine ». L’auteur dénonce la vengeance et recommande le pardon. C’est un combat de tous les jours contre nos tendances naturelles. Mais la Bible nous dit que Dieu ne pourra pas nous pardonner si nous-mêmes nous ne pardonnons pas aux autres.

L’apôtre Pierre pensait être très généreux en pardonnant jusqu’à sept fois (sept est un chiffre symbolique qui signifie « sans limite »). Mais Jésus va bien plus loin : il nous dit qu’il faut pardonner jusqu’à 70 fois 7 fois. La mesure du pardon c’est d’être sans mesure. Le vrai pardon ne compte pas ; on n’a jamais fini de pardonner et d’être pardonné. Le Christ ne tolère aucune concession sur ce point : c’est absolument incontournable. Pour y parvenir c’est vers la croix de Jésus que nous nous tournons : livré aux mains des hommes, il a été torturé, bafoué et mis à mort, mais il a pardonné. Lui seul peut nous donner la force et le courage d’aller jusqu’au bout du pardon.

Pour nous aider à mieux comprendre cet appel, Jésus nous raconte une parabole. Il compare Dieu à un roi qui décide de régler ses comptes avec ses serviteurs. On lui en amène un qui devait dix mille talents (soixante millions de pièces d’argent). C’est une somme énorme, absolument impossible à rembourser. En nous racontant cette parabole, Jésus veut nous faire comprendre où nous en sommes envers Dieu. Cette démesure de la dette n’est qu’une image de ce qui se passe entre Dieu et nous. Devant lui, nous sommes tous des débiteurs incapables de rembourser.

Et pourtant, quand nous le supplions, Dieu ne se contente pas de nous accorder un délai. Il va jusqu’à nous faire grâce, tout cela au nom de l’amour qu’il nous porte. L’Évangile nous dit qu’il est « saisi de pitié ». C’est une expression que nous rencontrons souvent, par exemple quand Jésus se trouve devant un malade, un lépreux, un paralysé. C’est le cœur qui parle. Le pardon est donné pour permettre un avenir à celui qui n’en a pas d’autres possibles.

Tout l’Évangile nous dit que Dieu est « pardonneur ». Ce mot n’existe pas dans nos dictionnaires mais il définit très bien qui est Dieu. « Nos péchés les plus graves, disait le curé d’Ars, ne sont qu’un grain de sable face à la montagne de miséricorde du Seigneur. » Oui, Dieu pardonne ; il n’en finit pas de pardonner ; il ne fait pas payer. Jésus n’a pas fait payer à la femme adultère, ni à la samaritaine, ni à Pierre qui l’a renié, ni à ses bourreaux. Ce qu’il nous demande aujourd’hui, il l’a vécu jusqu’au bout.

Si le Seigneur se comporte ainsi à l’égard des hommes c’est pour nous apprendre à suivre son exemple en pardonnant à ceux qui nous ont fait souffrir. C’est vrai que l’offense d’un frère nous fait mal. Mais elle est bien peu de choses par rapport à tous nos manques envers Dieu. Cent euros, c’est insignifiant par rapport aux soixante millions que je dois. Malheureusement, trop de gens sont fâchés jusqu’à la mort. On enferme l’autre dans son passé et sa réputation. On ne lui laisse aucune chance de faire un geste de paix. Mais quand on reste enfermé dans la rancœur, ça ne donne rien de bon : on souffre et on fait souffrir.

Comprenons bien : il ne s’agit pas d’oublier mais de tendre la main à l’offenseur pour l’aider à se relever. Pardonner c’est aimer, c’est repartir ensemble sur de nouvelles bases. Dieu est un Père qui aime chacun de ses enfants. Le grand désir d’un père et d’une mère c’est que leurs enfants s’entendent bien et qu’ils soient unis et solidaires. C’est pour cela que Jésus nous a laissé son grand commandement : « aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimés » (autant que je vous ai aimés, jusqu’au pardon.

En parlant du pardon, nous n’oublions pas que Jésus nous a donné un sacrement pour l’accueillir. Chaque fois que nous nous adressons à un prêtre pour le demander, c’est Jésus qui est là pour nous tendre la main. Il ne demande qu’à nous décharger de nos fautes pour nous rapprocher de Dieu. Il vient renouveler en nous la grâce du baptême. C’est ainsi que nous retrouvons notre place d’enfants de Dieu. Dans la seconde lecture, saint Paul nous dit que « nous ne nous appartenons  pas à nous-mêmes » ; nous vivons et nous mourrons pour le Seigneur. Avec lui, tout est cadeau. Sa miséricorde est source de joie, de sérénité et de paix. Elle nous ouvre à l’espérance d’être aimés pour toujours malgré nos limites et nos péchés. Pour toutes ces merveilles, nous pouvons chanter : « Gloire à Dieu, paix aux hommes, joie du ciel sur la terre. AMEN

Prière universelle
« Si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quelque chose, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. » Avec confiance, d’un même cœur, présentons au Seigneur nos prières pour l’Église et pour le monde.

Pour ton Église. Tu lui as confié le ministère de réconciliation et du pardon. Qu’elle témoigne toujours de ta tendresse, de ta compassion, et de ta miséricorde, nous te prions Seigneur.

Pour tous les peuples confrontés à la guerre. Pour tous ceux qui travaillent à renouer le dialogue entre les adversaires, et pour ceux qui exercent des médiations au service d’une paix durable, nous te prions Seigneur.

Pour les victimes d’abus et pour ceux qui les ont perpétrés. Que chacun puisse, dans la vérité, retrouver la paix touché par ta miséricorde. Nous te prions, Seigneur,

Pour nos communautés. Dans leur désir de fraternité, que le respect mutuel, la tolérance et le dialogue soient le ferment de toute relation. Nous te prions Seigneur.

Dieu qui exauces toujours la prière de ses enfants, que ton Esprit nous conduise vers la plénitude de ton amour aujourd’hui et jusqu’en ton Royaume pour les siècles des siècles.

Samedi de la 23ème semaine du temps ordinaire 2026

Construire sur le roc
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,43-49.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : «Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.
Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ?
Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble.
Il ressemble à celui qui construit une maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien construite.
Mais celui qui a écouté et n’a pas mis en pratique ressemble à celui qui a construit sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est précipité sur elle, et aussitôt elle s’est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. »
AELF 

Méditation
Dans l’évangile de ce jour, Jésus nous invite à construire sur du solide. C’est absolument nécessaire quand on veut bâtir une maison. Il faut qu’elle soit solidement accrochée au sol, sinon elle risque fort d’être emportée par la tempête. Aujourd’hui, Jésus part de ce que chacun a pu observer, la maison solide sur le rocher ou la maison fragile sur le sable. Il utilise ces images pour nous transmettre un message de la plus haute importance. Son but, c’est en effet de nous montrer sur quoi nous devons construire notre vie.

La Bible en général et les psaumes en particulier donnent au Seigneur le nom de “rocher” : “Il est mon rocher, mon juge, ma citadelle” (psaume 62. 8). Il est Dieu, le rocher où je me réfugie” (Psaume 18. 3). Nous, croyants, nous voulons établir notre vie sur la tendresse et l’action du Seigneur. Sa présence est un gage de solidité. Je pense aux jeunes qui demandent le sacrement de mariage avec une foi plus ou moins affirmée. Ils souhaitent tous construire un foyer qui résistera aux tempêtes de la vie. Confusément, ils sentent que Dieu accompagne leur projet de vie. Et là, ils ont entièrement raison.

C’est aussi vrai pour chacun de nous. La réussite totale de notre vie dépend de la fermeté de notre attachement au Christ. Un jour, quelqu’un disait : “Avec Dieu, tu construis parasismique”. L’important c’est que nous entendions la Parole de Dieu et que nous la fassions passer dans toute notre vie. Avec lui, nous ne pouvons plus vivre comme avant. La solidité de la construction dépend aussi de nos convictions et valeurs familiales. Fonder son existence sur l’injustice et le mensonge ne peut que conduire à la ruine. La volonté de Dieu c’est que nous participions tous à la construction d’un monde plus juste et plus fraternel et que personne ne soit laissé loin de son amour.

En Dieu, le “dire” et le “faire” ne font qu’un. Il veut qu’il en soit ainsi chez les hommes. Au jour du jugement nous aurons à répondre des actes de notre vie. Nous devrons déposer le bilan de ce que nous aurons fait après avoir écouté la voix de notre conscience. Nous devons veiller à tout faire pour que nos prières ne soient pas de simples paroles. Il faut qu’elles soient source de force et deviennent action, qu’elles nous rendent plus forts pour travailler à l’œuvre du Seigneur.

Nous nous tournons vers toi, Seigneur. Nous te demandons de nous donner force et courage pour aimer comme toi et avec toi. Viens éclairer notre humanité. Viens nous faire comprendre qu’en dehors de toi, on bâtit sur le sable. Donne-nous de construire du solide avec Toi. Amen

Vendredi de la 23ème semaine du temps ordinaire 2026

« La paille dans l’œil de ton frère »
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6, 39-42
 
En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples en parabole :
« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?
Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
    Le disciple n’est pas au-dessus du maître ;
mais une fois bien formé,
chacun sera comme son maître.
 
    Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère,
alors que la poutre qui est dans ton œil à toi,
tu ne la remarques pas ?
    Comment peux-tu dire à ton frère :
“Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”,
alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ?
Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ;
alors tu verras clair
pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »
© AELF
 
 
Méditation
Dans l’Évangile de ce jour, le Christ insiste sur le regard que nous portons sur les autres, en particulier sur nos frères. Nous voyons plus facilement leurs défauts que leurs qualités. Ces défauts, il faut vivre avec, et ce n’est pas drôle. Nous voudrions aider notre frère à se corriger. Mais nous oublions que nous sommes mal placés pour le faire. Car nous aussi, nous avons nos défauts. Nous sommes souvent comme cet homme qui voudrait enlever la paille qui est dans l’œil de son frère. Mais il ne remarque pas qu’il y a une poutre dans le sien. Nous avons trop tendance à juger sévèrement les autres et à être conciliants envers nous-mêmes.
 
Cet Évangile nous invite à changer notre regard sur les autres et sur nous-mêmes. Juger les autres, c’est de l’hypocrisie, c’est vouloir se mettre à la place de Dieu. Nous sommes trop mal placés pour le faire. Le jugement appartient à Dieu seul. À notre jugement, il manque la miséricorde.
 
Pour comprendre cet Évangile, c’est vers le Christ qu’il nous faut regarder. Tout au long de sa vie, il a accueilli les publicains, les pécheurs et les infréquentables de toutes sortes. Il aurait pu leur reprocher leur mauvaise vie et les rejeter. Mais lui-même nous dit qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Et quand l’un d’entre eux revient vers le Père, Jésus nous dit que c’est jour de fête chez les anges de Dieu.
 
Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous sommes envoyés non pour dénoncer ou accuser mais pour être les témoins et les messagers de l’Évangile auprès de tous ceux et celles qui nous entourent. Le Seigneur nous assure de sa présence. Nous pouvons toujours compter sur lui, même dans les situations les plus désespérées. C’est à sa victoire sur la mort et le péché qu’il veut nous associer.