Jeudi de la 23ème semaine du temps ordinaire 2026

Aimez vos ennemis

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (6, 27-38)
Jésus déclarait à la foule: «Je vous le dis, à vous qui m’écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre. À celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu’on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent. «Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous recevrez une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous.»
©AELF
 
 
Méditation
« Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent, faites du bien à ceux qui vous haïssent… » À travers ces paroles, Jésus prend le contre-pied de ce que tout le monde fait depuis toujours, les chrétiens comme les autres d’ailleurs. Mais ces paroles du Christ, nous devons les accueillir pour ce qu’elles sont car elles sont « les paroles de la Vie Éternelle ». Lui-même nous a aimés d’une manière déraisonnable, jusqu’à mourir pour nous sur une croix. Le langage de Jésus est celui d’un cœur ouvert par une lance.
 
Ce que le Christ attend de nous, c’est que nous aimions comme lui-même nous a aimés, pas seulement dans des paroles ou des écrits mais par des gestes concrets et quotidiens. Parler ou écrire ce n’est pas très compliqué. Mais vivre au jour le jour ce que l’on dit ou ce que l’on écrit c’est autre chose. C’est important pour nous de nous rappeler ce message car il y a souvent des éclipses dans l’amour que nous prétendons avoir. Mais le Seigneur est toujours là pour nous relever et nous montrer le chemin.
 
Comprenons bien : Lorsqu’il s’agit d’aimer avec la tendresse de Jésus, l’Évangile ne supporte plus d’exceptions ni de limitation. Et c’est ce qui nous dérange car nous avons un peu trop tendance à aimer au conditionnel. Je veux bien aimer les autres à condition qu’ils fassent ceci ou cela, qu’ils se conduisent de telle ou telle manière. Quant à nous, nous avons du mal à nous remettre en cause et à reconnaître que nous pouvons avoir tort.
 
En lisant cet Évangile, j’ai pensé au témoignage d’Edmond Michelet. Pendant la guerre 39-45, il s’était engagé pour protéger les juifs. Un jour, il a été dénoncé et arrêté. Il a été conduit au camp de concentration de Dachau. Ce qui est admirable, c’est que malgré les horreurs qu’il y a vécues, il a pardonné et il a demandé à sa famille d’en faire autant. Il disait que c’est la seule attitude qui convient à des chrétiens. Par la suite, il a rencontré celui qui l’a dénoncé et il l’a aidé à retrouver la paix.
 
L’Évangile de ce jour nous invite à « recharger » les mots « charité » et « amour ». Quand je parle de recharger, c’est un peu comme on recharge une batterie. Pour ces mots, c’est un peu la même chose. Ils finissent  par s’user. A la longue ils ne signifient plus rien. Et si nous voulons les « recharger » c’est au pied de la croix du Christ que nous sommes invités à aller. C’est là que nous trouverons l’unique moyen de faire monter le niveau d’amour dans notre monde. Et c’est là que nous trouverons le vrai bonheur. Cela vaut bien la peine d’essayer.
 

Mercredi de la 23ème semaine du temps ordinaire 2026

« Soyez heureux… »
 
Évangile selon saint Luc 6. 20-26
En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 
Méditation
L’évangile nous présente quatre béatitudes suivies de quatre lamentations. Chacun peut se poser la question : Qu’est ce qui me rend « bien-heureux » dans ma vie ? Et qu’est ce qui me rend « mal-heureux » en m’orientant de façon contraire ? Le but de cet examen de conscience n’est pas d’abord de nous regarder nous-mêmes mais d’entrer dans un temps de prière.
 
La première opposition entre bonheur et malheur concerne les pauvres. Non, il ne s’agit pas des SDF ni de ceux qui vivent dans la misère. En fait, il s’adresse en fait à celui qui a un cœur de pauvre, celui qui n’a pas « le cœur fier ni le regard hautain » (psaume 131), celui qui se tourne vers Dieu pour combler tous ses manques. Bien que n’ayant aucun bien, il peut compter sur la gratuité de la grâce. Quant aux riches, ils croient tenir leur bonheur en possédant de grands biens. Mais le Royaume de Dieu ne se possède pas. Il est donné gratuitement, sans mérite de notre part. Alors oui, demandons à Dieu d’ouvrir notre cœur au vrai bonheur.
 
La deuxième opposition s’adresse aux affamés et aux repus : « Heureux vous qui avez faim maintenant, vous serez rassasiés… Malheureux vous qui êtes repus maintenant, vous aurez faim. » Il s’adresse à ceux et celles qui ont faim du Royaume de Dieu. Le Seigneur ne demande qu’à nous combler. Mais il ne peut rien faire pour ceux qui ne pensent qu’aux nourritures terrestres. Ce renversement des valeurs a été chanté par Marie lors de sa visite chez sa cousine Élisabeth : Le Seigneur « comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides ».
 
La troisième opposition concerne ceux qui pleurent et ceux qui rient. Ces situations de malheur, nous les connaissons bien : chacun pense à la mort d’un être cher, la souffrance physique ou morale, les actes de violence qui font des victimes innocentes : Ce ne sont pas ces épreuves qui rendent les gens heureux mais la présence du Christ au sein même de ce qu’ils vivent. Par contre ceux qui cherchent leur bonheur dans les seules joies de ce monde oublient le but de leur vie. Ils vont vers leur perte.
 
La dernière opposition nous rappelle que ce bonheur promis se joue maintenant et pas seulement dans un au-delà. Quand saint Luc écrit son évangile, les chrétiens vivent des situations tragiques. Être reconnu disciple du Christ était dangereux. On risquait d’être poursuivi, emprisonné et mis à mort. Dans le monde d’aujourd’hui, de nombreux chrétiens sont persécutés à cause de leur foi au Christ.
 
Le message de cet évangile rejoint celui de l’Apocalypse de Saint Jean : Vous vivez des situations douloureuses, vous êtes persécutés, tournés en dérision. Mais le mal n’aura pas le dernier mot ; il y aura un renversement de situation au bénéfice des croyants. Bien sûr, cela ne va pas gommer la dureté du temps présent. Le plus important c’est d’aider les croyants à tenir bon dans la fidélité et la persévérance. Être attaché au Christ n’est pas toujours facile mais tout l’évangile est là pour nous rappeler qu’il veut nous associer tous à sa victoire sur le péché et la mort.
 

8 septembre 2026 : Fête de la nativité de la Vierge Marie

« Ne crains pas de prendre chez toi Marie… »

 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,1-16.18-23.

Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham :
Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères,
Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone,
Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias,
Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias,
Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias,
Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.
Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel,
Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor,
Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud,
Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob,
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.
Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »

 
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 


Méditation
Cette fête de la nativité de Marie se présente sous la forme d’un joyeux anniversaire. Elle commémore la venue au monde de celle qui devait devenir la Mère du Sauveur et notre Mère. En ce jour, de nombreux chrétiens se rassemblent pour la célébrer à Lourdes mais aussi dans de nombreuses petites chapelles en pleine campagne.

Cette naissance de Marie fut une grande joie pour ses parents, bien sûr, mais aussi pour tous les anges du ciel. C’est cette joie qui éclate dans toutes les prières de l’Église. La naissance de Marie est commencement d’une aventure personnelle unique. Nous pensons au rôle qu’elle est appelée à jouer
– En tant que Mère du Christ
– En tant que collaboratrice de la Rédemption par l’union de ses souffrances au sacrifice de Jésus
– En tant que Mère spirituelle de tous les hommes et médiatrice de toutes les grâces.

En ce jour, l’Évangile nous parle de Joseph qui est invité par l’ange du Seigneur à prendre chez lui Marie son épouse : « L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. » Joseph a fait confiance ; la parole de Dieu a été plus forte que ses réticences. Il a accepté de se faire serviteur d’un mystère qu’il ne comprend pas.

Comme Marie et Joseph, nous sommes invités à faire de la place dans nos vies pour accueillir le Christ. Garder Jésus et Marie, garder chaque personne, spécialement les plus pauvres, nous garder-nous-mêmes… C’est une grande mission que nous sommes tous appelés à accomplir.

En regardant Marie et Joseph, nous apprenons à être dociles au projet de Dieu et à nous tenir en silence devant lui. Nous apprenons l’obéissance. Que Marie, en cette fête de sa nativité nous donne le goût du consentement et de l’humilité.

Lundi de la 23ème semaine du temps ordinaire 2026

Le jour du Sabbat
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (6, 6-11)
Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser. Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout. Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? » Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus.
©AELF
 
 
Méditation
Dans le monde juif, le jour du Sabbat (samedi) est un jour de repos absolu. Tout travail est absolument interdit par la loi de Moïse. Dans l’Évangile de ce jour, nous voyons les pharisiens qui surveillent Jésus pour voir s’il guérirait un homme paralysé ce jour-là. Ce serait une bonne occasion pour l’accuser.
 
En fait, dans le Bible, nous trouvons deux motifs qui justifient le respect de la loi du Sabbat : tout d’abord une invitation à imiter le Créateur qui a cessé son œuvre le 7ème jour. Mais le peuple doit aussi se souvenir que son Dieu est un Dieu libérateur. Autrefois, il était esclave en Égypte. Dieu l’en a fait sortir.
 
« Est-il permis de faire le bien ou le mal, de sauver une vie ou de la perdre ? » En posant la question, Jésus veut les renvoyer à ce Dieu qui a libéré son peuple de l’esclavage. Et aujourd’hui, le même Dieu envoie son Fils pour libérer le monde de son péché.
 
Des hommes à la main paralysée… nous en rencontrons chaque jour. Et nous-mêmes, nous en faisons souvent partie. C’est ce qui arrive quand nous refusons de la tendre ou de partager avec l’autre. Mais le Seigneur est toujours là et il veut nous sauver de toutes nos paralysies.
 
« Changez vos cœurs, croyez en la bonne nouvelle Changez de vie, croyez que Dieu vous aime Je ne viens pas pour condamner le monde Je viens pour que le monde soit sauvé… »

23ème dimanche du Temps ordinaire 2026

La correction fraternelle

Textes bibliques : Lire
Les lectures bibliques de ce dimanche nous rejoignent en période de rentrée. Beaucoup d’activités communes, scolaires ou autres, reprennent leur cours. À cette occasion, il nous est utile de réfléchir à nos responsabilités. Qu’est-ce qui doit nous guider dans nos relations avec les autres ? Cette question se pose depuis toujours et elle occupe une place importante dans la liturgie de ce jour. 

C’est ce qui se passe avec le prophète Ézéchiel au temps lointain de l’exil à Babylone. Nous le voyons se sentir responsable de sa communauté. Il s’entend appelé par le Seigneur et reçoit la mission de « guetteur » pour la maison d’Israël. Dieu ne lui demande pas de surveiller ses proches mais d’être un gardien qui veille sur eux ; il doit tout faire pour les empêcher de prendre le mauvais chemin. Le psaume qui suit nous montre la route à suivre : « Écoutez la voix du Seigneur ; ne fermez pas votre cœur.

Quelques siècles plus tard, saint Paul viendra apporter un éclairage nouveau. S’adressant aux chrétiens de Rome, il leur rappelle les éléments essentiels de la loi : pas d’adultère, pas de meurtre, pas de vol, as de convoitise… Mais il invite à aller plus loin : » Ces commandements et tous les autres se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même… Le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour. »

L’Évangile vient préciser un aspect important de cette loi de l’amour, notamment en ce qui concerne les relations dans la communauté des disciples. Pour comprendre ce message, nous devons nous rappeler que nous sommes tous membres de la famille de Dieu et qu’il ne veut pas qu’un seul se perde. Il veut ramener à lui tous ses enfants dispersés. Il nous invite à partager son souci en nous aidant mutuellement à vivre en enfants de Dieu. Notre mission n’est pas d’épier le péché de notre frère mais de lui montrer le chemin qui peut le sauver.

Nous ne devons jamais oublier que celui qui a péché est d’abord notre frère. Avant d’être un coupable, il est un frère qu’il faut aimer, un malade qu’il faut soigner et guérir. Il ne s’agit plus d’accuser ou de dénoncer mais d’avoir un regard fraternel qui accueille et redonne confiance. C’est cette attitude qu’a eu Jésus envers la Samaritaine. Il a eu une qualité d’écoute et un regard qui ont provoqué en elle ce retournement et cette conversion.

Si cette rencontre individuelle n’aboutit pas, Jésus nous invite à faire comme le médecin qui fait appel à un confrère : “Prends avec toi deux ou trois personnes…” A deux ou trois, on y voit plus clair. On arrivera à mieux le persuader. Puis en cas de refus, on va le dire à la communauté de l’Église. Elle va tout faire pour le porter dans sa prière et le ramener à Dieu.

“S’il n’écoute pas l’Église, considère-le comme un païen et un publicain.” Non, ce n’est pas la condamnation finale qui exclut le pécheur. C’est lui qui s’est mis en dehors. Tout doit être entrepris par l’ensemble de la communauté pour ramener celui ou celle qui s’est égaré en prenant une mauvaise orientation. Nous connaissons tous la parabole de la brebis perdue. Son maître fait tout pour la retrouver. On peut dire qu’actuellement, c’est tout le troupeau qui est perdu. Nous sommes tous concernés. Personne n’a le droit de dire que ce n’est pas son problème. Nous sommes tous responsables les uns des autres : un jour, Dieu nous posera la question : “qu’as-tu fait de ton frère ?”

Cet Évangile se termine par un appel à nous unir dans la prière. Quand nous sommes réunis en son nom, Jésus est là. Il est présent aujourd’hui dans l’Eucharistie qui nous rassemble. Il nous rejoint pour mettre son amour en nos cœurs. C’est avec lui que nous pourrons refaire la communion qui est cassée. Et surtout, n’oublions jamais que pour gagner tous ses frères, Jésus s’est donné jusqu’au bout, jusqu’à la mort sur une croix. Alors “aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur mais écoutons la voix du Seigneur. Amen

Prière universelle
Introduction
« Si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quelque chose, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. » Avec confiance, d’un même cœur, présentons au Seigneur nos prières pour l’Église et pour le monde

Intentions
Pour ton Église. Tu lui as confié le ministère de réconciliation et du pardon. Qu’elle témoigne toujours de ta tendresse, de ta compassion, et de ta miséricorde, nous te prions Seigneur.

Pour tous les peuples confrontés à la guerre. Pour tous ceux qui travaillent à renouer le dialogue entre les adversaires, et pour ceux qui exercent des médiations au service d’une paix durable, nous te prions Seigneur.

Pour les victimes d’abus et pour ceux qui les ont perpétrés. Que chacun puisse, dans la vérité, retrouver la paix touché par ta miséricorde. Nous te prions, Seigneur,

Pour nos communautés. Dans leur désir de fraternité, que le respect mutuel, la tolérance et le dialogue soient le ferment de toute relation. Nous te prions Seigneur.

Conclusion
Dieu qui exauces toujours la prière de ses enfants, que ton Esprit nous conduise vers la plénitude de ton amour aujourd’hui et jusqu’en ton Royaume pour les siècles des siècles. Prière sur Que ce pain et ce vin les offrandes que nous offrons aujourd’hui

Samedi de la 22ème semaine du temps ordinaire 2026

SCANDALE DANS UN CHAMP DE BLÉ
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (6. 1-5)

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs ; ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient, après les avoir froissés dans leurs mains. Quelques pharisiens dirent alors : « Pourquoi faites-vous ce qui n’est pas permis le jour du sabbat ? » Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea et en donna à ceux qui l’accompagnaient, alors que les prêtres seulement ont le droit d’en manger. » Il leur disait encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. » (AELF)

 

Méditation
Cet évangile nous rapporte un conflit de Jésus avec les pharisiens le jour du Sabbat. Le Sabbat, c’est le 7ème jour de la semaine. Pour un juif fidèle, c’est le jour de la prière, le jour du repos, le jour de la famille et des amis. Les chefs religieux tenaient à tout prix à préserver la qualité exceptionnelle de ce jour unique dans la semaine. Alors, ils l’ont entouré d’une quantité impressionnante de défenses.
 
Ce jour-là, les pharisiens reprochent à Jésus d’avoir grappillé des épis ; comme si ce geste banal était déjà un geste de moisson (ce qui est interdit par la loi). Mais pour Jésus, Dieu n’est pas ce Dieu tatillon. Le Dieu de Jésus est un Dieu plein d’amour pour l’homme. Bien sûr, il ne faut pas interpréter l’Évangile dans l’autre sens. Jésus n’accepte pas que le jour du Seigneur soit profané. Il n’accepte pas qu’on glisse dans le sens de faire ce qu’on veut, d’en prendre et d’en laisser. Jésus ne supprime pas le sabbat. Il en donne la signification profonde : le sabbat a été fait pour l’homme. C’est un bienfait de Dieu pour le bonheur de l’homme. Les obligations que nous avons ce jour-là ne sont pas une brimade supplémentaire. C’est une sorte de nécessité pour notre épanouissement véritable.
 
S’arrêter de travailler, donner du temps supplémentaire à Dieu, soigner ses relations familiales et amicales, tout cela est bon pour l’homme. Oui, Jésus nous le répète, tous nos devoirs, y compris les interdits, n’ont pas été dictés par un Dieu jaloux de son autorité mais par un Dieu Père qui veut le bonheur de ses enfants. Le Sabbat est fait pour le bien et non pour le mal. Il est fait pour sauver une vie et non pour tuer. Ces deux affirmations sont toujours actuelles. Elles nous renvoient sur la manière dont nous vivons nos dimanches.
 
On a fait du dimanche un Week-end, une fin de semaine. Liturgiquement c’est faux. Le dimanche n’est pas une fin de semaine mais un début. C’est le jour où on fête Jésus ressuscité. C’est le jour où chacun est invité à venir puiser à la source pour repartir à neuf. Quant au dimanche, jour de bienfaits, on peut aussi en parler. Le risque est grand que ce jour soit le plus néfaste de la semaine. Il y a ceux qui cherchent un défoulement encore plus fatigant que le travail. De plus, c’est souvent le jour où l’on cherche à rattraper tel ou tel travail en retard.
 
La Bible nous dit aussi que le jour du Seigneur est un jour de vie et non un jour de mort. C’est vrai, mais si on va faire un tour aux Urgences de nos hôpitaux, on s’aperçoit bien vite que le dimanche c’est le grand jour des accidentés de la route. Tout cela nous ramène à quelques questions essentielles : Quelle est notre conception du dimanche à la suite de Jésus ? Est-ce que c’est un jour sacré pour moi ? Est-ce que je fais de mes dimanches un jour de fête, d’épanouissement, de calme, de prière ?
 
Et puis, le dimanche, il y a la messe. Ceux qui ne peuvent se déplacer à cause des infirmités peuvent s’unir à la prière de l’église grâce à la messe télévisée. Chaque fois, c’est le rappel brûlant du grand don de Jésus : Voici mon Corps livré… Voici mon sang versé… Faites cela en mémoire de moi… manquer la messe, c’est manquer à une des graves obligations que le Seigneur nous a faites pour notre bonheur. La messe aussi est faite pour l’homme.

Vendredi de la 22ème semaine du temps ordinaire 2026

Pratiques anciennes, pratiques nouvelles

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (5, 33-39)
On disait un jour à Jésus: «Les disciples de Jean jeûnent souvent et font des prières; de même ceux des pharisiens. Au contraire, tes disciples mangent et boivent!» Jésus leur dit: «Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l’Époux leur sera enlevé: ces jours-là, ils jeûneront.»       Et il dit pour eux une parabole: «Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau ajouté, qui vient du neuf, ne s’accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vieux ne désire du nouveau. Car il dit: “C’est le vieux qui est bon”.»
©AELF
 
 
Méditation
Certaines gens (des scribes et des pharisiens) reprochent aux disciples de Jésus de ne pas observer certaines règles, en particulier celles qui concernent le jeûne et la prière. Jésus leur répond que les invités à une noce ne peuvent jeûner pendant que l’époux est avec eux. L’époux en question c’est Jésus lui-même. Pendant qu’il vit avec ses disciples, il ne convient pas que ces derniers se mettent à jeûner
 
En venant sur terre, Jésus a inauguré un monde nouveau ; il a fait toutes choses nouvelles. Il a littéralement renouvelé le monde ; il l’a mis en fête éternelle. Il n’a pas fait que mettre du vin neuf dans de vieilles outres ou rapiécer un vieux vêtement avec un tissu neuf. Il a conclu avec le monde une alliance nouvelle et éternelle ; il affirme ainsi l’amour immense et toujours fidèle de Dieu en nous invitant dans sa fête pleinement.
 
Cette terre nouvelle, cette fête totale, nous est acquise particulièrement par la mort et la résurrection du Seigneur. Même si cette transformation n’apparaît pas encore, elle est déjà bien présente par tout le bien qui se produit dans le monde grâce à nos efforts. Ce bien prend sa racine dans l’amour éternel du Père pour nous.
 
Rendons grâce au Seigneur pour être notre « rénovateur » en profondeur et faisons tout notre possible pour participer à ce renouvellement sans précédent dans l’Histoire du  Salut. Désormais, ce n’est plus pareil. Avec Jésus, c’est vraiment un nouveau départ.

Jeudi de la 22ème semaine du temps ordinaire 2026

Avancez au large
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5,1-11.
En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras.» Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 
 
Méditation
L’Évangile nous parle de l’appel des premiers disciples. Pressé par la foule, Jésus a besoin d’être aidé. C’est important car il faut que le filet de la Parole atteigne tous les hommes. Cette aide, il va la demander aux pêcheurs qui ont mis leurs barques à sa disposition. Il va d’abord les inviter à avancer au large et de jeter leurs filets pour prendre du poisson.
 
 
Simon qui avait peiné toute la nuit sans rien prendre répond à l’invitation du Maître : « Sur ta parole, je vais jeter les filets. » Simon joue gros sur la Parole de Jésus. Il joue son avenir mais il ne le sait pas encore. Un seul geste exécuté à la demande du Seigneur et le résultat est inespéré. Il doit même demander à ses compagnons de l’autre barque de venir l’aider sinon cette pêche extraordinaire aurait été perdue.
 
 
Aujourd’hui comme autrefois, le Christ nous invite à avancer au large. Comme Pierre, nous n’avons peut-être pas envie de quitter la rive de nos habitudes, le sol ferme de nos certitudes. Comme Pierre, nous avons peiné des mois et des années sans grand résultat. Nous nous sommes engagés dans nos paroisses, nos quartiers, nos lieux de travail et de loisirs. Mais nous constatons que nos églises se vident ; la plupart des jeunes n’y mettent plus les pieds. Nos petits-enfants ne sont pas baptisés. Alors, on se dit qu’il faut s’organiser pour sauver ce qui peut l’être. On ne pense qu’à se protéger d’un monde qui nous ignore, nous ridiculise ou nous persécute.
 
 
Mais ce n’est pas cela que le Seigneur attend de nous : Ce qu’il nous demande, c’est d’avancer au large. Simon refait exactement ce qu’il a fait toute la nuit sans rien prendre. Mais cette fois, tout est changé car Jésus est à bord. Le bateau coule tellement il est chargé. La pêche miraculeuse, ça ne se fait pas tout seul : c’est une mission de toute l’Église. Mais il faut que Jésus soit à bord. Il doit être là pour commander la manœuvre, donner des ordres et se faire obéir. Il ne suffit pas d’avoir des plans bien élaborés ni d’utiliser les techniques les plus modernes. Le plus important c’est de jeter les filets et de la faire avec foi « sur sa parole ». La pêche miraculeuse, c’est lui qui s’en charge. Le principal travail, c’est lui qui le fait dans le cœur de ceux et celles à qui nous annonçons la Parole.
 
 
Comme Pierre, nous sommes tous appelés par le Seigneur. Il compte sur nous pour une mission bien précise. Il ne s’adresse pas nécessairement aux meilleurs ni aux plus saints. Il n’appelle pas « que les enfants sages. » Il peut venir nous chercher très loin et très bas. Les grands témoins de la foi sont des pécheurs pardonnés. Son appel est toujours le même : « Avance au large et jetez vos filets. » Avec ce qui est petit et faible, le Seigneur peut faire des grandes choses. L’important c’est d’être AVEC le Seigneur.
 
 
 

Mercredi de la 22ème semaine du temps ordinaire (2026)

Elle se leva et elle les servait. 
 
 Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,38-44.

En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle.
Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.
Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.
Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.
Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.
Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. »
Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Méditation
Cet Évangile nous rapporte la guérison de la belle-mère de Pierre et de nombreux malades. Il menace la fièvre comme si c’était une puissance démoniaque. Il en sera de même à propos des vagues du lac. Jésus est vraiment engagé dans le grand combat qui emprisonne le monde.  En libérant les malades, il nous montre qu’il ne veut pas la maladie et la souffrance qui accablent l’homme. Elles ne sont jamais bonnes en elles-mêmes, même s’il est possible d’en faire un chemin de croissance spirituelle. Il est venu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus.   

Le seul état que Dieu désire pour nous, c’est celui de ressuscité. C’est ce que le Christ nous fait comprendre en guérissant la belle-mère de Pierre. Il la prend par la main et la fait « se lever ». Ressusciter et se lever, c’est le même verbe. Cela veut dire que le Christ nous veut debout et en marche, disponibles pour servir les autres. Et surtout, il nous veut en état de résurrection. En guérissant les malades, Jésus leur ouvre un chemin d’espérance.

Nos Eucharisties sont autant de pas sur ce chemin de libération. Chaque dimanche, nous avons rendez-vous avec le Maître de la Vie. Nous rendons grâce à celui qui prend soin de nous, qui se fait proche de nous pour guérir les cœurs brisés et soigner leurs blessures. Et que la Vierge Marie soit toujours avec nous pour nous aider à faire « tout ce qu’il nous dira ».

 

Mardi de la 22ème semaine du temps ordinaire 2026

« Tu es le Saint de Dieu »
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (4, 31-37)
 
Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d’autorité.
Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque, qui se mit à crier d’une voix forte: «Ah! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu!» Jésus l’interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme!» Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde et sortit de lui sans lui faire aucun mal.
Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux: «Quelle est cette parole? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent!»
Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région.
 
©AELF
 
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Méditation
Dans l’Évangile de ce jour, nous entendons deux paroles qui s’opposent, celle de Jésus et celle du possédé. Ce dernier nous dit qui est Jésus : « Tu es le Saint, le Saint de Dieu… » Jusque-là, il a raison, mais il a une parole qui vient semer le doute : « Es-tu venu pour nous perdre ? »
 
Nous savons que Jésus n’est pas venu pour nous perdre mais pour nous sauver. Il est le Salut de Dieu. Sa Parole est efficace et agissante : elle libère le possédé. Tout l’Évangile nous dit que Jésus vient nous libérer du mal qui empoisonne notre vie. Sa Parole nous annonce la résurrection, la victoire sur la mort et le péché.
 
Il ne suffit pas de savoir qui est Jésus ni de dire qu’il vient nous sauver. Il nous faut surtout croire en lui et nous ouvrir pour de vrai à sa présence.
 
Changez vos cœurs, croyez à la bonne nouvelle.
Changez de vie, croyez que Dieu vous aime.