Lundi de la 30ème semaine du temps ordinaire 2026


Guérison un jour de Sabbat
 
Évangile selon saint Luc 13, 10-17
Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l’interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. » Puis, il lui imposa les mains ; à l’instant même, elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu.  
Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N’est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n’est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? »       
Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait. © AELF
 
 
Méditation
L’Évangile de ce jour nous parle d’une femme « possédée par un esprit impur qui la rendait infirme depuis dix-huit ans. Elle est une image très parlante de notre humanité blessée par le péché. La chance de cette femme et la nôtre c’est d’avoir rencontré le Christ : il est venue « chercher et sauver ceux qui étaient perdus.
 
Comme on pouvait s’y attendre, le chef de la synagogue est indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du Sabbat. À ce sujet, la loi juive était très stricte. Ce jour-là, tout travail est absolument interdit. Pour lui, les prescriptions concernant le repos sabbatique l’emportent sur la guérison d’une pauvre femme ; une seule chose compte : le respect de la loi.
 
Mais le calendrier de Jésus n’est pas celui du chef de la synagogue. Il ne s’est pas trompé de jour pour « redresser » la femme possédée. Ce relèvement, c’est comme un geste de résurrection. En effet, c’est la résurrection de Pâques qui est anticipée dans cette guérison, une résurrection qui se célèbre le jour du Seigneur.



COMMENTAIRE de l’Évangile (Dieu avec nous aujourd’hui)
 
Être courbé est un des signes de l’état de pécheur dans l’Écriture. Caïn a la face orientée vers le sol après son meurtre (Genèse 4, 6). Le pécheur ne regarde plus le ciel, il ne le peut plus parce que son péché le lie sous le pouvoir de Satan. Par l’action du Christ, le pécheur est délié de ce pouvoir et peut à nouveau se tenir droit en présence de son Dieu. En l’appelant « Femme », il lui redonne son humanité, en l’appelant « fille d’Abraham », il lui rend sa place dans la communauté des croyants et lui permet de recevoir à nouveau l’héritage promis à Abraham. Par le pardon de Dieu, nous sommes restaurés dans notre humanité et dans notre relation avec Dieu. « La vie de l’homme, c’est la vision de Dieu. » (St Irénée de Lyon)

30ème dimanche du Temps ordinaire 2026

« Tu aimeras… »


MONITION D’ACCUEIL
Nous sommes appelés à « aimer comme Dieu, le premier, nous a aimés »…
Autant dire que nous ne sommes pas encore au bout du chemin !
C’est un beau défit que nous avons à relever :
il n’y a qu’à laisser Dieu « parler en nous »..

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
“Dans la loi, quel est le grand commandement ?” La question méritait d’être posée car, dans le livre de la Loi, il y en a 613. Ils ont été ajoutés progressivement pour répondre à des contextes différents. Dans toutes les civilisations, on a créé des lois pour protéger les faibles. Ce qui est nouveau ici, c’est le fondement de cette loi : elle concerne un peuple qui a fait la double expérience de l’esclavage en Égypte et de la libération par Dieu. Le Seigneur s’est révélé comme celui qui entend la plainte des humiliés et qui leur rend leur liberté et leur dignité. À travers la loi, Dieu continue à prendre la défense des humiliés.

Toutes les lois bibliques sont émaillées de rappels, rappel de la souffrance endurée quand on était esclave en Égypte, rappel de Dieu libérant son peuple. Si Dieu a libéré son peuple, c’est parce qu’il a entendu le cri des malheureux. Il est concerné par la souffrance humaine. Pour l’instant, il faut encore des menaces pour que la loi soit respectée : « Si tu les accables et qu’ils crient vers moi, j’écouterai leur cri. Ma colère s’enflammera ». Mais peu, l’homme éduqué par Dieu et par la loi n’aura plus besoin de menace car il aura appris à voir en tout homme un frère.

Dans la seconde lecture, Paul montre précisément aux Thessaloniciens ce qu’est l’amour de Dieu. Il leur souhaite de répondre dignement à cet amour qui est en lui. Ils sont tous appelés à devenir pour ceux qui les entourent des modèles de foi et d’amour. Ils viennent d’être libérés des idoles aliénantes. Ils sont maintenant invités à se tourner vers le vrai Dieu et à travailler activement à l’avènement de son Royaume. C’est important pour nous aujourd’hui. Nous vivons dans un monde difficile : les chrétiens y sont critiqués, tournés en dérision ou persécutés. C’est un test de la vraie foi : on n’y échappe pas ; cela arrive sans l’avoir cherché. C’est la logique de l’Évangile qui ne cesse jamais de se vérifier.

Dans l’Évangile, nous entendons Jésus répondre à la question des pharisiens : « quel est le grand commandement ? » s’ils interrogent Jésus, ce n’est pas pour approfondir l’enseignement de la loi mais pour tendre un piège Jésus : Ils le voyaient accomplir chaque jour des œuvres de miséricorde ; il était très proche des blessés de la vie, des malades et des égarés, des infréquentables. Il guérissait le jour du Sabbat. On lui reproche d’en faire trop au détriment de la loi de Dieu.

Dans sa réponse, Jésus rappelle ce qui est dit dans le livre du Deutéronome : “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit (versets 37-38). Il aurait pu s’arrêter là, mais il ajoute quelque chose qui n’avait pas été demandé par le docteur de la loi : “le second commandement lui est semblable… Tu aimeras ton prochain comme toi-même.” Jésus met ces deux commandements ensemble pour nous révéler qu’ils sont inséparables et complémentaires. On ne peut aimer Dieu sans aimer le prochain. Et on ne peut aimer le prochain sans aimer Dieu.

Pour vivre cet Évangile, c’est vers le Christ que nous nous tournons. Ce qu’il nous demande, il l’a vécu jusqu’au bout. Au soir du jeudi saint, il disait : Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres.” Il ne s’agit plus d’une simple loi écrite mais d’une personne qui se donne. Le Christ continue à insuffler son Esprit Saint à ses fidèles pour animer leurs pensées, leurs paroles et leurs actes. Il s’identifie à notre prochain et il nous appelle à le reconnaître dans les autres. Ce que nous avons fait au plus petit d’entre les siens c’est à lui que nous l’avons fait.

C’est à notre amour pour les petits et les exclus que nous serons jugés. Et à travers eux c’est le Christ qui est là. Il nous appelle tous à aimer Dieu au quotidien et en toutes circonstances. Dans le même temps, il nous appelle à aimer au quotidien tous nos frères proches et lointains. Il importe que notre charité soit active et généreuse. Les organismes de solidarité sont là pour nous aider à la rendre plus efficace. Le Seigneur est là pour nous accompagner et nous montrer le chemin.

Par la communion, c’est Jésus qui vient vivre en nous. Il vient en nous pour aimer notre Père et tous nos frères et sœurs de la terre. Nous lui rendons grâce : Béni sois-tu, Seigneur pour cet amour. Tu nous envoies le rayonner autour de nous. Garde-nous fidèles à cette mission. Qu’elle soit le programme de toute notre vie. Amen

Prière universelle
Au cours du mois d’octobre, nous avons à cœur de prier pour « les missions ». Nous prions donc le Père de continuer à envoyer en mission aujourd’hui, pour annoncer le Christ, à proximité de chez nous ou un peu plus loin.

Pour les jeunes familles qui portent la préoccupation de proposer la foi et les sacrements à leurs enfants, prions le Seigneur.

Pour les écoles et leurs communautés éducatives qui laissent une place dans le temps et dans l’espace à l’annonce et au partage de l’Évangile, prions le Seigneur.

Pour les hommes et les femmes de bonne volonté qui prennent soin de ceux qui vivent aux marges de notre société, prions le Seigneur.

Pour tous les baptisés, laïcs, prêtres, religieux et religieuses qui sont envoyés proposer l’Évangile loin de chez eux, à des gens d’autres cultures, par fois en terrain hostile, prions le Seigneur.

Accueille, Seigneur notre Dieu, les intentions que nous venons d’exprimer, celles qui sont dans le secret de nos cœurs et indique-nous ce que tu nous demandes de faire comme disciples de ton Fils. Amen.

Samedi de la 29ème semaine du temps ordinaire 2026

Convertissez-vous
 
Évangile selon saint Luc (13, 1-9)
Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit: «Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort? Eh bien non, je vous le dis; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem? Eh bien non, je vous le dis; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière.» Jésus leur disait encore cette parabole: «Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron: “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol?” « Mais le vigneron lui répondit: “Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.”» 
© AELF
 
Méditation
Tous les jours, les médias nous accablent de mauvaises nouvelles, des drames de plus en plus atroces. Et alors, on se pose la question : où est-il notre Dieu ? que fait-il ? Il nous faut relire la réponse de Jésus : Nous n’avons pas le droit de dire que ces  malheurs viennent de Dieu. Ce serait trahir son image. En effet, Dieu est notre Père, un Père qui aime chacun de ses enfants et qui ne veut que leur bonheur. Mais Jésus en profite pour nous faire comprendre une chose importante : nous avons tous à nous remettre en cause ; nous devons interpréter ces événements comme des signes qu’il nous donne.
 
Ce n’est pas notre péché qui entraine la condamnation mais notre refus de nous convertir. « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez comme eux. » Non ce n’est pas une menace, ce n’est pas Dieu qui va nous faire périr ; c’est nous qui allons à notre perte. C’est pour cela que le Christ nous demande instamment de ne pas remettre à demain notre conversion. La mort peut arriver à l’imprévu. Le danger le plus grave c’est celui de la mort éternelle, celle qui sépare définitivement l’homme de Dieu. Chacun est donc invité à se convertir, changer de comportement et se détourner de ses péchés. Dieu ne veut que notre bonheur. Il attend de nous une vie belle et fructueuse. Mais si nous refusons d’entendre son appel, c’est nous qui faisons notre malheur.
 
Tout au long de notre vie, le Seigneur ne cesse de nous appeler à revenir vers lui. Il voit notre misère, notre péché et il veut nous en libérer. Le sacrement du pardon nous est offert pour accueillir cet amour libérateur. L’histoire du figuier est là pour nous rappeler qu’il y a une chance. C’est Dieu qui nous l’offre. « Aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur. » (Ps 94) Oui, nous te supplions, Père, allume en nous le feu de ton amour.
 

Vendredi de la 29ème semaine du temps ordinaire 2026

Reconnaître les signes des temps »
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12, 54-59
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive. Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison. Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. » (AELF)
 
 
Méditation
Jésus est absolument indigné par la stupidité des gens qui l’écoutent. Ils savent très bien reconnaître les signes météorologiques qui annoncent la pluie ou la chaleur. Alors pourquoi ne comprennent-ils rien aux signes « de ce temps » marqué par la présence de Jésus ? Ils l’ont vu accomplir des gestes de puissance, des guérisons, des exorcismes. En lui, c’est Dieu qui vient chez les siens. Mais ceux-ci ne l’ont pas reçu.
 
Le même Jésus est là, bien présent dans nos vies ; mais trop souvent, nous sommes ailleurs ; nous ne le reconnaissons pas. Notre cœur est fermé aux signes qui annoncent la venue de son règne. Ces signes sont à la portée de tous. L’Église est là pour nous aider à les lire. Nous sommes appelés au discernement : c’est Jésus qui est là ; il est la Lumière, la Vérité et la Vie.
 
« Aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur,
Mais écoutons la voix du Seigneur. »
 

Jeudi de la 29ème semaine du temps ordinaire 2026

Le feu sur la terre…

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12, 49-53

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Je suis venu apporter un feu sur la terre,
et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême,
et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu
mettre la paix sur la terre ?
Non, je vous le dis,
mais bien plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées :
trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront :   
le père contre le fils
et le fils contre le père,
la mère contre la fille
et la fille contre la mère,
la belle-mère contre la belle-fille
et la belle-fille contre la belle-mère. »
(AELF)

Méditation
En lisant l’Évangile, nous risquons de comprendre le contraire de ce qu’il veut dire. Ce feu que Jésus est venu apporter sur terre, ce n’est pas le feu destructeur. Il n’a rien à voir avec les bombes qui détruisent des villes entières. Dans le livre de l’Exode, nous lisons l’épisode du buisson ardent : il nous dit l’amour passionné de Dieu qui a vu la misère de son peuple et qui veut le sauver.

Ce feu que le Christ désire voir s’allumer, c’est celui de l’amour qui est en lui. Tout l’Évangile nous dit cet amour passionné de Jésus pour son Père et pour tous les hommes : il « nous a aimés comme on n’a jamais aimé ». Son amour pour chacun dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Ce feu qui ne demande qu’à se répandre dans le monde entier, c’est celui de la Pentecôte. Ces langues de feu qui se sont posées sur les apôtres reposent aussi sur chacun de nous et ce feu a pris. Désormais toute notre vie doit être employée à l’attiser. Il ne suffit pas d’être un bon pratiquant. Il importe que toute notre vie se transforme en feu.

Ce feu c’est aussi celui qui réchauffe. Nous pensons aux disciples d’Emmaüs lors de leur rencontre avec Jésus ressuscité. Ils ne l’ont pas reconnu à ce moment-là ; mais leur cœur était tout brulant quand il leur expliquait les Écritures. Nous aussi, nous pouvons répandre ce feu de l’Amour en réconfortant les désespérés de notre monde. Ce feu est également une lumière qui éclaire notre vie et lui donne un sens nouveau. Cette lumière nous a été transmise au jour de notre baptême. Nous sommes envoyés pour la porter et la rayonner dans ce monde qui en a bien besoin.

Une autre qualité du feu, c’est de purifier. Il détruit les déchets dans les décharges. Il réduit en cendres tout ce qui est inutile. Les paroles du Christ ont cette puissance purifiante du feu. Elles viennent décaper tout ce qui est contraire à l’amour. Un chrétien ne peut pas bénir tout ce qui se fait dans le monde sous prétexte que c’est « moderne ». Il y a des lois et des pratiques que l’Église désapprouve parce qu’elles sont contraires à l’évangile.

Mais quand on est animé de cet amour passionné pour Dieu, rien n’est facile. Si nous choisissons de prendre ses paroles au pied de la lettre, on va nous prendre pour des fanatiques ou des intégristes. On va nous accuser d’être entrés dans une secte. Il y aura des conflits à l’intérieur des familles. Ces conflits ne sont pas voulus par le Christ. Mais de fait, dans une même famille, il y a ceux qui adhèrent à lui et ceux qui le rejettent. Sa parole nous invite à prendre position contre tout ce qui est contraire à l’amour, y compris à l’intérieur de nos familles.

Dans de nombreux pays, ceux qui se convertissent à l’Évangile du Christ sont poursuivis, emprisonnés et mis à mort. Nous en avons tous les jours de très nombreux témoignages. Vis à vis de Jésus, il n’y a pas de compromis possible : ou bien on se tourne vers lui et on s’efforce de le suivre, ou bien on regarde vers soi-même, vers son seul profit… et alors le feu s’éteint.

Pour remplir sa mission l’Église a besoin de chrétiens vraiment passionnés de cet amour qui est en Dieu. François Mauriac disait : « Si vous êtes un disciple du Christ, beaucoup se réchaufferont à ce feu. Mais les jours où vous ne brûlez pas d’amour, d’autres mourront de froid. » Alors oui, laissons ici-bas nos cœurs s’embraser de cet amour qui est en Dieu pour le communiquer à tous ceux qui nous entourent.  

Mercredi de la 29ème semaine du temps ordinaire 2026

Se tenir prêt
Évangile selon saint Luc (12, 39-48)
Jésus disait à ses disciples: «Vous le savez bien: si le maître de maison connaissait l’heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts: c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.» Pierre dit alors: «Seigneur, cette parabole s’adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde?» Le Seigneur répond: «Quel est donc l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare: il lui confiera la charge de tous ses biens. «Mais si le même serviteur se dit: “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, son maître viendra le jour où il ne l’attend pas et à l’heure qu’il n’a pas prévue: il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles. «Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n’en recevra qu’un petit nombre. «À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage.» (AELF)
 
 
Méditation
« C’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Non, ce n’est pas une menace. Jésus nous recommande de vivre chaque heure sans le perdre de vue. Il n’est pas un juge qui attend le moment de châtier. Il est celui qui s’est librement livré pour nous. Il a fait une alliance éternelle avec nous. Il nous invite à vivre dans la confiance. Ne passons pas un jour sans penser à lui, sans tourner vers lui notre regard, sans faire monter vers lui notre prière.
 
Se tenir prêt, ce n’est pas vivre dans l’angoisse. C’est vivre d’un amour  qui ne décevra pas. Cet amour que nous avons pour lui est une réponse à l’amour passionné qu’il a pour chacun de nous, un amour qui est allé jusqu’au don de sa vie sur la croix. Tenons-nous prêts à accueillir cet amour qui nous éblouira et nous réjouira.
 
Demandons au Seigneur que chaque jour de notre vie nous prépare à le rencontrer dans les cieux.
 

Mardi de la 29ème semaine du temps ordinaire 2026

« Restez en tenue de service… »

Évangile de Saint Luc 12, 35-38

Jésus disait à ses disciples: «Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. «Amen, je vous le dis: il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S’il revient vers minuit, ou plus tard encore, et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils! Vous aussi, tenez-vous prêts: c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.» (AELF)
 
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Méditation
L’Évangile de ce jour nous invite à rester en tenue de service et à garder nos lampes allumées. 
 
Être en tenue de service c’est nous mettre humblement au service les uns des autres, en famille, dans nos villages, sur notre lieu de travail et partout où nous vivons. Mais quand Jésus demande aux siens de rester en tenue de service, cela concerne la mission qu’il se prépare à leur confier. C’est toute l’Église qui est au service de l’annonce de l’évangile. En tant que chrétiens baptisés et confirmés, nous sommes tous appelés et envoyés par le Christ  pour témoigner de l’espérance qui nous anime.
 
« Gardez vos lampes allumées » : Cette lampe c’est celle de notre conscience. Pour nous chrétiens, c’est celle de notre foi, celle de notre espérance, celle de la prière. « Gardez vos lampes allumées » : Comprenons bien, cette lampe ne peut rester allumée que si nous accueillons la lumière qui vient de Dieu. Cette lumière c’est celle que nous recevons en lisant la Parole de Dieu et en nous nourrissant de l’Eucharistie. Ce qu’il nous faut communiquer au monde, c’est l’amour qui vient de Dieu.
 
C’est chaque jour que nous sommes invités à nous  ouvrir à au Christ qui ne cesse de frapper à la porte de notre cœur. Il veut entrer dans notre vie et y faire sa demeure. C’est avec lui que nous pourrons rester en « tenue de service » et rayonner l’amour qu’il met en nous.
 

 

Lundi de la 29ème semaine du temps ordinaire 2026

« Être riche en vue de Dieu »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (12, 13-21)

Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus: «Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage.» Jésus lui répondit: «Qui m’a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages?» Puis, s’adressant à la foule: «Gardez-vous bien de toute âpreté au gain; car la vie d’un homme, fût-il dans l’abondance, ne dépend pas de ses richesses.»
Et il leur dit cette parabole: «Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté. Il se demandait: “Que vais-je faire? je ne sais pas où mettre ma récolte.” Puis il se dit: “Voici ce que je vais faire: je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. Alors je me dirai à moi-même: Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.”
«Mais Dieu lui dit: “Tu es fou: cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l’aura?” Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu.» ©AELF

Méditation
À travers cet homme et la foule qui est autour de lui, c’est aussi à chacun de nous que le Christ s’adresse. Il sait parfaitement que le point le plus sensible de tous les hommes de tous les temps c’est leur porte-monnaie. C’est pour cette raison qu’il s’empresse de les mettre en garde « contre toute âpreté au gain. »

Cet avertissement est toujours d’actualité. Les scandales financiers sont étalés régulièrement dans les journaux, la radio et la télévision. On nous parle de spéculation, de détournements et de magouilles en tous genres. C’est aussi cette âpreté au gain qui pousse certains à des agressions de plus en plus violentes.

Même si nous ne sommes pas concernés par la grosse fortune, nous devons entendre cette interpellation du Seigneur : l’âpreté au gain nous guette tous plus ou moins ; elle crée des conflits à l’intérieur des familles et entre voisins. Des frères et sœurs ne peuvent plus se rencontrer pour une fête familiale, et cela dure parfois toute une vie. Pour des biens matériels qu’il faudra nécessairement laisser un jour, on se prive d’un bien supérieur, celui de l’entente fraternelle, de la paix, la joie de vivre ensemble. Bien sûr, Jésus n’est pas contre l’argent, ni contre le progrès, ni contre l’élévation du niveau de vie. Mais il nous en rappelle les dangers : « Voyez ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

Cet évangile est un appel à recentrer notre vie sur les vraies valeurs. Ce que le Seigneur veut pour nous c’est que nous nous aimions les uns les autres comme il nous a aimés. Une société qui fonctionne pour amasser des bonus et des dividendes court à sa perte. C’est dans ce monde tel qu’il est que nous avons à rappeler et à vivre les valeurs du partage et de la solidarité. Les milliards accumulés par quelques-uns au détriment du grand nombre ne sont pas selon le cœur de Dieu. Ce qui fait la valeur d’une vie c’est le sens du partage à cause de l’amour « en vue de Dieu et des autres.  

Pour terminer, voici un témoignage : un évêque avait été invité dans une famille. À la fin du repas, les enfants veulent lui montrer leur « ange ». L’évêque est intrigué : un ange dans la maison, ça peut poser des questions. À la fin du repas, il suit les enfants avec les parents jusque dans une chambre. Ils se retrouvent devant un petit garçon très handicapé dont les membres étaient complètement atrophiés. La maman avait expliqué aux enfants que leur frère Mickaël était un ange envoyé par Dieu pour enseigner l’amour à toute la famille. Et lorsqu’ils auront appris cette leçon importante, il retournera à Dieu. L’évêque leur a fait cette réponse : « vous avez raison ; et je souhaiterais que davantage de personnes puissent reconnaître les messagers de Dieu pour apprendre cette leçon : Comment aimer ? »

Puissions-nous tous retenir ce message : Notre trésor est dans notre cœur.

29ème dimanche du temps ordinaire 2026

Soyons des disciples missionnaires

à la foi active et la charité efficace

Monition d’ouverture
Nous sommes ici marqués du Nom du Seigneur qui nous rassemble. Non pas en marge du monde, mais en son cœur. Cette marque ne s’efface pas. Elle appelle, elle engage, elle envoie. Entrons dans cette célébration avec toute notre vie – pour la remettre entre ses mains.

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
En ce 29ème dimanche du Temps ordinaire, nous entendons des textes bibliques qui nous interpellent. Ils nous rappellent l’importance que nous avons aux yeux de Dieu et le rôle que nous avons auprès des autres ; ce sont les paroles de la première lecture : “Je t’ai appelé par ton nom. Je t’ai donné un titre ; je suis le Seigneur et il n’en est pas d’autre.” Cette bonne nouvelle a été annoncée à un peuple qui vient de passer 50 ans en exil sur une terre étrangère. Ce peuple anéanti et humilié va pouvoir retrouver sa dignité et sa fierté. Ce qui est extraordinaire, c’est que Dieu se sert d’un roi païen pour réaliser son projet de salut. Cyrus, roi de Perse est devenu l’homme providentiel qui permettra au peuple d’Israël de retrouver sa terre.

À travers ce texte du prophète, nous entrevoyons un autre libérateur : il s’agit de Jésus lui-même. Avec lui, ce n’est pas seulement Israël qui est sauvé. Il est venu pour tous les peuples du monde. Il nous voit plongés dans notre péché, loin de Dieu. Il a livré son Corps et versé son Sang pour nous et pour la multitude. Il veut associer tous les hommes à sa victoire sur la mort et le péché. La journée missionnaire est là pour nous appeler à être missionnaires.

Nous sommes envoyés pour annoncer “la joie de l’Évangile” ; c’est l’appel que nous adressait inlassablement le pape François : “la joie de l’Évangile remplit le cœur de ceux qui rencontrent Jésus.” C’est cette joie que nous avons à communiquer et à rayonner dans ce monde qui en a bien besoin. Devant ce désert spirituel, la tentation est grande de se décourager et de dire que ça ne sert à rien. Mais dans ce désert, “il faut des hommes de foi, qui par l’exemple de leur vie, montrent le chemin vers la Terre promise et ainsi, tiennent en éveil l’espérance”. (Pape François)

C’est de cette espérance que Paul témoigne dans la 2ème lecture ; il découvre chez les chrétiens de Thessalonique une foi active. Il a annoncé l’Évangile à des gens qui ne le connaissaient pas. Ces païens ont accueilli la Bonne nouvelle et se sont convertis à Jésus Christ. Mais il découvre que le principal travail, c’est Dieu qui le fait dans le cœur des hommes.

Cette annonce de l’Évangile n’a pas été facile pour les envoyés. Ils se sont trouvés affrontés à des gens qui ont cherché à le discréditer. C’est ce qui s’est passé pour Jésus tout au long de son ministère. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous voyons les pharisiens et les partisans d’Hérode se mettre d’accord pour lui tendre un piège ; ils commencent par faire l’éloge de sa franchise, de sa rectitude et de son intégrité ; mais ce langage flatteur vire progressivement vers un complot contre Jésus : “Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur César ?”

Ces oppositions à l’Évangile sont toujours d’actualité : la tentation est grande de mettre hors circuit ceux qui nous remettent en question et nous poussent à changer. Quand la parole de l’Église nous dérange, on fait tout pour la discréditer. Mais rien ne doit arrêter l’annonce de la bonne nouvelle. Le Christ compte sur chacun de nous pour être les témoins et les messagers de ces paroles de la Vie Éternelle.

Dans l’Évangile de ce jour, Jésus remet les choses “à l’endroit” : “Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.” Certains pourraient croire que Jésus nous invite à un partage clair entre les deux domaines. Pour beaucoup c’est “la semaine à César et le dimanche à Dieu. » Mais ce n’est pas cela que Jésus nous demande. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, “c’est reconnaître, face à n’importe quel type de pouvoir que Dieu est le Seigneur de l’homme et qu’il n’y en a pas d’autre” (pape François). Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est s’ouvrir à sa volonté et coopérer à son Royaume de miséricorde, d’amour et de paix.”

Rendre à césar ce qui est à césar, c’est participer à l’organisation de la société dans laquelle nous vivons, c’est assainir les relations en les fondant sur la loyauté, c’est assumer nos tâches dans les divers domaines de la vie sociale, économique et familiale. Nous avons tous à lutter pour que la dignité des plus pauvres soit reconnue et respectée. C’est dans ce monde tel qu’il est que nous sommes envoyés comme messagers de l’Évangile. À l’occasion de cette semaine missionnaire, nous sommes mis devant nos responsabilités. Le Christ nous veut en état de mission quels que soient notre et notre situation.

En célébrant cette Eucharistie, nous voulons, Seigneur, te rendre ce qui te revient. Nous t’offrons tous les actes de foi, d’espérance et de charité qui émaillent de nos vies et de celles de tous nos frères. Avec toi nous nous engageons à tout faire pour que l’amour l’emporte sur la haine et la violence. Sois avec nous pour que l’Évangile soit annoncé dans le monde entier. Amen

Prière universelle
Frères et sœurs, portant l’image de Dieu et marqués de son sceau baptismal, présentons à notre Père la prière de l’Église et du monde.

Pour l’Église répandue jusqu’aux extrémités de la terre : que chaque baptisé soit un visage lisible de l’Évangile pour ses voisins, ses collègues et ses proches. Seigneur, écoute-nous.

Pour les responsables politiques et les chefs d’État : qu’ils exercent leur pouvoir au service de la justice et de la paix et non pour leur propre gloire. Seigneur, écoute-nous.

Pour ceux que le poids de l’histoire écrase – réfugiés, exilés, oubliés de nos sociétés – que des mains fraternelles les relèvent. Seigneur, écoute-nous.

Pour notre communauté rassemblée aujourd’hui : que cette eucharistie renouvelle en nous le désir de remettre notre vie entre les mains du Père. Seigneur, écoute-nous.

Père, tu connais nos besoins avant même que nous les formulions. Accueille ces prières et conduis-nous, par ton Fils Jésus Christ, dans la plénitude de ton Royaume. Amen.

Samedi de la 28ème semaine du temps ordinaire 2026

Nous sommes au Christ…

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12, 8-12 Jésus disait à ses disciples: «Je vous le déclare: Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu. «Et celui qui dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. «Quand on vous traduira devant les synagogues, les puissances et les autorités, ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu’il faudra dire.»
 
Méditation Cet Évangile est un message d’espérance pour les chrétiens d’autrefois et ceux d’aujourd’hui. Si nous nous reconnaissons chrétiens, c’est que nous reconnaissons notre appartenance au Christ. Le chrétien est celui qui a reçu l’onction du Seigneur, celui qui est voué au Christ. Intérieurement, cela se réalise par le baptême et la confirmation qui nous configurent au Christ.
 
Face à un monde hostile ou indifférent, nous ne devons pas avoir peur de montrer cette appartenance au Christ. Jésus encourage les chrétiens persécutés à tenir bon jusqu’au bout : « Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu ».
 
Chaque jour, nous avons à réfléchir sur la manière dont nous pouvons missionnaire auprès des gens qui sont sur notre route. Tout cela ne va pas sans risque, surtout dans une société qui cherche à mettre le Christ en dehors de sa vie. Mais si nous ignorons les chemins du Seigneur, si nous éloignons le Christ de notre vie, nous tombons dans le péché contre l’Esprit, nous rejetons le salut de Dieu.
 

Nous chrétiens, nous sommes envoyés pour témoigner de la bonne nouvelle. Il ne s’agit pas d’une « croisade dans les supermarchés » ni sur les « plateaux de télévision » ; c’est toute notre vie qui doit parler de Dieu. Et c’est en vue de ce témoignage que l’Esprit Saint nous est donné. Il nous aide à ne pas trébucher sur le chemin que le Christ nous montre.

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Autre commentaire de l’Évangile  :    Pourquoi donc est-ce qu’une parole contre le Fils de l’homme, c’est-à-dire Jésus, peut être pardonnée, et non une parole contre l’Esprit Saint ? Leurs œuvres sont différentes. L’œuvre du Fils se réalise et se manifeste à la Croix, et il peut être difficile de reconnaître dans le Crucifié, le Fils aimé du Père venu nous sauver. En revanche, l’œuvre de l’Esprit se manifeste dans la manifestation de l’amour de Dieu. Blasphémer contre l’Esprit, c’est identifier cette manifestation avec l’œuvre du démon. C’est nier que Dieu nous offre son pardon. Petit détail grammatical qui montre que Dieu ne peut rien contre ce péché : le Christ ne dit pas qu’il ne le pardonnera pas, à la forme active, mais que cela « ne lui sera pas pardonné ». Comme si Dieu était hors de cause de cette absence de pardon.

  Source : « Dieu avec nous aujourd’hui »