Lundi de la 22ème semaine du Temps ordinaire 2026

 La bonne nouvelle annoncée à tous

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (4, 16-30)

Jésus vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit: L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire: «Cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.» Tous lui rendaient témoignage; et ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient: «N’est-ce pas là le fils de Joseph?» Mais il leur dit: «Sûrement vous allez me citer le dicton: “Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm: fais donc de même ici dans ton pays!”» Puis il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare: Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie n’a été envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; pourtant aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien.» À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.
©AELF

Méditation

L’Évangile nous révèle celui qui se présente à nous comme l’Envoyé de Dieu. Jésus se trouve à la synagogue de Nazareth, le village où il a passé son enfance. Il cite l’annonce qui a été faite par le prophète Isaïe. « L’Esprit du Seigneur est sur moi… Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle… » Après avoir lu ce texte Jésus conclut : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre« .  Cela signifie qu’il se déclare comme le Messie envoyé par Dieu ; nous imaginons la surprise des gens de son village : pour eux, il n’est que le fils du charpentier.
 
Comprenons bien : ce n’est pas l’annonce de l’Évangile aux pauvres qui pose problème. Ce que Jésus voudrait leur faire comprendre c’est qu’il est envoyé par un Dieu qui n’est le bien de personne. Il n’accepte pas de se laisser annexer par des gens de son village. Il se justifie en rappelant les événements racontés par l’Ancien Testament : la veuve de Sarepta et Naaman le Syrien étaient des païens. Ils ont su accueillir la grâce de Dieu mieux que les gens de son peuple. Le vrai Dieu n’est pas celui de quelques-uns mais de tous. Il aime les païens, les incroyants, les pécheurs, les ingrats. Nous ne pouvons pas être en communion avec lui si nous n’entrons pas dans son projet d’amour universel.
 
En méditant cet Évangile, nous découvrons que la parole de Dieu manifeste sa puissance d’une manière inouïe. C’est sur lui, Jésus, que repose l’Esprit du Seigneur. Il est celui qui fait accéder les opprimés à la liberté, celui qui rend la vue aux aveugles. Il ne se contente pas d’interpréter les textes sacrés. Il est la Parole de Dieu en personne.
 
Nous sommes donc invités à prendre position POUR le Seigneur. Ses paroles peuvent nous dérouter. Elles peuvent aller à contre-courant de l’esprit du monde. Mais elles sont les paroles de la Vie éternelle. Nous sommes tous envoyés pour en être les messagers. C’est une aventure passionnante, pleine de risques ; mais nous ne sommes pas seuls : l’Esprit du Seigneur repose sur nous. C’est avec lui que la bonne nouvelle portera du fruit.
 
 
 
 

22ème dimanche du temps ordinaire (A)

S’ajuster à Dieu

Textes bibliques : Lire
Les textes bibliques de ce dimanche nous montrent les difficultés que les hommes peuvent avoir pour s’ajuster à Dieu. C’est ce qui se passe avec le prophète Jérémie (1ère lecture). Il est envoyé par Dieu pour appeler son peuple à la conversion. Mais il se trouve affronté à des gens qui ne veulent rien entendre. On le considère comme un véritable trouble-fête car il n’arrête pas d’annoncer des catastrophes imminentes. Nous le voyons rejeté de tous et criant son désespoir. Il voudrait échapper à Dieu. Mais celui-ci l’a séduit. Dans son cœur, c’est comme un feu qu’il ne peut contenir. Il ne peut se taire car la vérité de Dieu est plus forte que lui.

C’était il y a très longtemps ; aujourd’hui la situation n’a guère changé. Nous vivons dans un monde désireux de confort, de facilité et d’égoïsme. Beaucoup y souffrent de la violence, de l’intolérance et de l’exclusion. Aujourd’hui comme autrefois, le Seigneur ne cesse de nous envoyer des prophètes pour nous dire et nous redire : « Convertissez-vous, sinon vous courez à la catastrophe. Or ces appels ne sont pas pris au sérieux. Ils sont souvent tournés en dérision. Mais rien ni personne ne peut empêcher la progression de la Parole de Dieu. C’est à cette parole que nous devons nous ajuster chaque jour et non aux idées du monde. Comme Bernadette de Lourdes, nous ne sommes pas chargés « de faire croire mais de dire ».

Dans la seconde lecture, nous avons le témoignage de saint Paul. Après avoir été un persécuteur des chrétiens, il a changé de cap. Il s’est ajusté à Jésus Christ. Et aujourd’hui, il nous invite à faire de même : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu. » C’est en progressant dans l’amour que nous trouvons la vraie joie. Dieu est amour. Il ne sait pas être autre chose. Sa joie est d’aimer et de se donner avec une absolue générosité.

Dans l’Évangile, nous voyons Pierre qui a du mal à s’ajuster à Jésus. Dimanche dernier nous l’avons entendu faire une belle profession de foi. Il proclamait : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. Jésus le proclamait « heureux ». Il lui a alors fait comprendre qu’il n’avait pas découvert cette vérité tout seul mais grâce à son Père du ciel. Mais il sait que ses disciples sont loin d’avoir tout compris. C’est pour cette raison qu’il leur impose le silence.

Aujourd’hui, nous comprenons mieux pourquoi. Jésus vient d’annoncer sa Passion, sa mort sur la croix et sa résurrection. Pour Pierre, c’est impensable. Il s’attendait à un Messie qui allait triompher avec puissance sur tous les obstacles. Il voyait en lui celui qui allait libérer son peuple de ses péchés et de l’occupation Romaine. Jésus résiste violemment à cette mentalité comme il le fit lors de la tentation au désert. Comme Pierre, nous risquons nous aussi de nous égarer en nous faisant une fausse idée de Jésus. C’est pour cela qu’il nous faut lire et relire les Evangiles chaque jour.

En ce jour, nous entendons, de la part de Jésus, une mise au point très ferme : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive. » Il ne s’agit plus pour les disciples de tracer leur route selon leurs propres désirs mais de marcher derrière Jésus. C’est lui qui nous montre le chemin pour nous conduire vers la vraie vie. Son amour va jusqu’à livrer son corps et verser son sang pour nous et pour la multitude. Le chemin qu’il nous montre n’est pas un chemin de facilité mais de renoncement et de don de soi.

Etre disciple du Christ c’est donc prendre notre croix. A ce sujet, une mise au point s’impose. Devant une personne éprouvée, il arrive qu’on entende dire : « Que voulez-vous, chacun doit porter sa croix ! » Il faut le dire et le redire : la croix ce n’est pas la maladie, ni le malheur, ni le chômage, ni la torture, même si c’est très lourd à porter et même si cela comporte des tourments physiques et moraux. Porter sa croix c’est accepter le risque de la fidélité, le risque d’être incompris, bafoué et mis à mort. C’est accepter de donner la priorité au service des autres. Nous sommes loin des perspectives du monde qui met le « moi » au premier plan, le service des autres au deuxième et le service de Dieu en dernier (quand il est considéré). Celui qui choisit les perspectives de ce monde peut obtenir des avantages matériels immédiats. Mais à quoi ça sert si nous devons y perdre notre véritable vie, celle qui conduit à Dieu ?

Voilà ces textes bibliques qui nous provoquent à nous ajuster à Dieu et à son projet. C’est une conversion de tous les jours qui se sera possible que dans la méditation de l’évangile et dans la prière. Si nous le voulons bien, le Christ sera toujours là pour nous guider sur le chemin de la vie et nous accompagner dans notre lutte contre la tentation. Avec lui, les forces du mal n’auront jamais le dernier mot. Il en a été victorieux et il veut nous associer tous à sa victoire.

En ce jour, nous te prions, Seigneur. Tu viens nous combler de ta vie et de ton amour. Garde-nous de faire obstacle à ta volonté. Affermis notre courage. En te suivant sur le chemin de la Croix, nous pourrons partager ta gloire pour les siècles des siècles. Amen

Prière universelle
Tournons-nous vers Dieu qui nous a donné son Fils pour nous faire goûter la joie de l’Évangile.

Pour les disciples du Christ ; qu’ils se nourrissent de la Parole de Dieu, lumière pour leur route ; qu’ils en fassent leur prière et que, dans les temps d’épreuves, ils y trouvent le réconfort dans l’Esprit Saint, ensemble prions.

Pour les responsables du bien commun : que par leurs choix politiques, économiques et sociétaux, ils encouragent ceux qui souffrent ; que leur sagesse aide leurs concitoyens à grandir en humanité, ensemble prions.

Pour les enfants et les jeunes qui vont reprendre le chemin de l’école ou du travail ; qu’ils trouvent des guides et des témoins qui éclairent leur chemin ; qu’ils gardent confiance dans les moments difficiles et trouvent des frères et sœurs bienveillants, ensemble prions.

Pour les baptisés qui entendent en ce jour l’invitation à porter la croix et à suivre le Christ. Que la communion au corps et au sang du Christ soit leur force et leur joie ; que le bonheur des Béatitudes soutienne leur traversée terrestre, ensemble prions.

Père très bon, tu as soutenu les prophètes et les apôtres dans leurs épreuves. Que la fidélité de ton Fils fasse grandir notre joie et soutienne notre espérance. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur.

29 Août 2026 : Le martyre de saint Jean Baptiste

Le martyre de saint Jean Baptiste
 
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6. 17-29    
Hérode, prince de Galilée, avait fait arrêter Jean et l’avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait: «Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère.» Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l’entendre.
Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l’armée et aux notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives.
Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi tout ce que tu veux, et je te le donnerai.» Et il lui fit ce serment: «Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume.» Elle sortit alors pour dire à sa mère: «Qu’est-ce que je vais demander?» Hérodiade répondit: «La tête de Jean le Baptiste.» Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste.»
Le roi fut vivement contrarié; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre le corps et le déposèrent dans un tombeau.
© AELF
 
 
Méditation
La mission de Jean Baptiste était de préparer les chemins du Seigneur : il proposait une conversion radicale, un idéal de justice et de rectitude morale. Il n’a pas peur d’affronter un puissant de ce monde pour lui dire qu’il n’a pas le droit de prendre la femme de son frère. C’est ainsi que Jean Baptiste a mis en lumière la vie ténébreuse d’Hérode.
 
L’Évangile nous raconte son emprisonnement et son exécution. Il n’est pas mort à cause de sa foi mais parce qu’il a défendu la vérité du mariage. En donnant sa vie, il a été le  témoin de Celui qui est la Vérité.
 
Ils sont nombreux aujourd’hui ceux et celles qui sont persécutés parce qu’ils témoignent des valeurs de l’Évangile. Nous pensons aussi à tous ceux et celles qui sont mis en prison pour avoir dénoncé le mal sous une forme ou sous une autre.
 
« O Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre… »

Vendredi de la 21ème semaine du temps ordinaire 2026

Veillez 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25, 1-13
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples cette parabole :
« Le royaume des Cieux sera comparable
à dix jeunes filles invitées à des noces,
qui prirent leur lampe
pour sortir à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insouciantes,
et cinq étaient prévoyantes :   
les insouciantes avaient pris leur lampe
sans emporter d’huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes,
des flacons d’huile.
Comme l’époux tardait,
elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri :
“Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent
et se mirent à préparer leur lampe.
Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes :
“Donnez-nous de votre huile,
car nos lampes s’éteignent.”
Les prévoyantes leur répondirent :
“Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous,
allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”
Pendant qu’elles allaient en acheter,
l’époux arriva.
Celles qui étaient prêtes
entrèrent avec lui dans la salle des noces,
et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour
et dirent :
“Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”
Il leur répondit :
“Amen, je vous le dis :
je ne vous connais pas.”
    Veillez donc,
car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » (AELF)   
 

 

Méditation
En nous racontant cette parabole, Jésus voudrait attirer notre attention sur un message de la plus haute importance. Le cortège des jeunes filles qui accompagne l’époux représente la communauté des chrétiens. C’est donc de notre vie qu’il s’agit ; de quel côté sommes-nous ? Des prévoyants ou des « insensés » ?
 
En nous racontant cette parabole Jésus veut nous parler d’une autre noce. Nous y sommes tous invités. Comprenons bien : la Bible est une grande histoire d’amour. C’est l’histoire des noces de Dieu avec l’humanité. Dès le départ, nous découvrons un Dieu qui a créé l’homme à son image et à sa ressemblance. Malheureusement, l’homme s’est détourné de son Dieu. Il est tombé bien bas. Mais Dieu ne cesse de lui renouveler son alliance. Il l’aime comme un époux aime son épouse. Mais il ne peut pas nous sauver sans nous. Il attend de notre part une réponse libre et aimante.
 
Aujourd’hui, Jésus nous adresse un avertissement très fort : « Veillez donc car vous ne savez pas ni le jour ni l’heure. » Non, il ne s’agit pas d’une menace pour nous faire peur. L’évangile est d’abord une bonne nouvelle qui doit radicalement changer notre vie. Le retour du Christ nous est présenté comme un événement merveilleux auquel nous devons nous préparer tout au long de notre vie. Cette rencontre avec lui sera une grande fête. Mais comme chacun sait, une fête ça se prépare. Celui que nous attendons, c’est notre Sauveur. Il nous faut être prêt à le recevoir. Cela suppose une vigilance de tous les jours et un comportement conforme à la volonté de Dieu.
 
A travers ces dix jeunes filles, Jésus évoque d’abord le peuple des Juifs qui attendent la venue du Messie. Il constate que, de fait, beaucoup se sont assoupis. Mais voilà que Jésus arrive ; en lui, c’est le salut de Dieu qui est offert à tous. Cette parabole vaut aussi pour tous les chrétiens de tous les temps. Beaucoup se sont laissé gagner par le sommeil. L’usure du temps, la fatigue, la routine, la souffrance endorment notre foi et notre espérance. On s’installe dans l’insouciance et on oublie celui qui donne son vrai sens à notre vie. Il ne nous suffit pas d’être invité pour entrer, il faut surtout être prêt.
 
Les sages, les prévoyants, les avisés, ce sont ceux et celles qui ont choisi de s’installer dans la fidélité. Ils se sont donné des temps réguliers de prière. Ils se sont nourris de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Ils ont compris qu’un feu qui n’est pas alimenté s’éteint vite. Un jour, Jésus a dit : « Gardez vos lampes allumées » : Cette lampe c’est celle de notre conscience. Pour nous chrétiens, c’est celle de notre foi, celle de notre espérance, celle de la prière. L’huile de cette lampe, c’est l’amour de Dieu qui doit imprégner toute notre vie. Cet évangile est donc pour nous un appel pressant à puiser à la source de cet amour qui est en Dieu.
 
En ce jour, nous te prions, Seigneur : aide-nous à rester éveillés et à reconnaître les signes de ta présence au milieu de nous. Avec toute l’Église, nous te prions : « Viens, Seigneur Jésus, nous avons prévu ton retour, nous sommes éveillés pour veiller. » Amen
 

Jeudi de la 21ème semaine du temps ordinaire 2026

« Tenez-vous prêts… Veillez… » 

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 24. 42-51
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Veillez,
car vous ne savez pas quel jour
votre Seigneur vient.
    Comprenez-le bien :
si le maître de maison avait su
à quelle heure de la nuit le voleur viendrait,
il aurait veillé
et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
    Tenez-vous donc prêts, vous aussi :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra.
    Que dire du serviteur fidèle et sensé
à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison,
pour leur donner la nourriture en temps voulu ?
    Heureux ce serviteur
que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
    Amen, je vous le déclare :
il l’établira sur tous ses biens.
    Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même :
“Mon maître tarde”,
    et s’il se met à frapper ses compagnons,
s’il mange et boit avec les ivrognes,
    alors quand le maître viendra,
le jour où son serviteur ne s’y attend pas
et à l’heure qu’il ne connaît pas,
    il l’écartera
et lui fera partager le sort des hypocrites ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (AELF)
 
 
Méditation
Cet Évangile nous parle de la venue du Seigneur. Mais ce serait une erreur de croire que nous le rencontrerons seulement au moment final de notre existence et de celle du monde. En fait, c’est tous les jours et à chaque instant qu’il vient. Aucun moment n’échappe à sa présence.
 
Se tenir prêt, c’est accueillir le passage permanent du Seigneur et accueillir à tout instant l’amour qui nous est offert. Chaque heure qui passe nous prépare à la rencontre finale.
 
Veiller, ce n’est pas seulement se priver de sommeil. C’est faire à chaque instant ce que le Seigneur attend de nous : travail, vie de famille, saine distraction, prière.
 
« Garde mon âme dans la paix, près de toi, Seigneur. »
 
 

Mercredi de la 21ème semaine du temps ordinaire (2026)

« Malheureux êtes-vous ! »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23. 27-32
Jésus disait: «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis à la chaux: à l’extérieur, ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures. C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes, et vous dites: “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.” Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes: vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Eh bien, vous, achevez donc ce que vos pères ont commencé!»
© AELF
 
 
 
Méditation
Jésus s’adresse à des gens qu’il qualifie d’hypocrites. C’est ce qui se passe quand on cherche à faire paraître ce qu’on n’est pas. On fait tout pour sauvegarder une apparence d’honorabilité, de piété, de moralité. Mais par en-dessous, ce n’est que de la pourriture
 
Jésus démasque le danger du faux semblant. Il lui oppose l’homme qui a  faim et soif de la justice, celui qui se remet en question pour s’ajuster davantage aux intentions de Dieu
 
Au diable l’image de marque. Reconnaissons humblement nos faiblesses et notre misère. Ce sera toujours mieux que de s’enfermer dans la sécurité trompeuse d’un état honorable mais faux. « La vérité vous rendra libres »
 
« Changez vos cœurs, croyez à la bonne nouvelle !
Changez de vie, croyez que Dieu vous aime. »

Prier le Rosaire

 

Marie nous conduit vers la Source

Avec Marie, nous sommes invités à rendre grâce au Seigneur qui continue à faire des merveilles. Dans le monde de Dieu, les premiers sont les derniers ; les exclus, les humbles ont la première place dans son cœur. Marie se reconnaît proche d’eux. Elle nous le montre dans sa prière mais aussi dans son engagement qui l’a poussée à faire ce long déplacement vers sa cousine Elizabeth.

Marie n’a pas hésité à rejoindre Élisabeth avec Jésus en elle. La même Marie continue à nous rejoindre chaque fois que nous l’appelons. Quand elle était au pied de la croix, Jésus lui a confié toute l’humanité : s’adressant à Jean, il dit : « Voici ta mère » et à Marie : « Voici ton fils. » A partir de cette heure, le disciple la prit chez lui. Alors n’hésitons pas à prendre Marie chez nous et à lui donner la place d’honneur. Nous pouvons toujours compter sur elle.

Avec Marie, il n’y a pas de situation désespérée. Quand tout va mal, nous pouvons toujours nous tourner vers elle. Quand nous sommes en manque de paix et de joie, elle est là. Et comme à Cana, elle le dit à son Fils. Et Jésus nous invite à « puiser à la Source » de celui qui est l’amour, la paix et la joie. Et quand nous sommes tombés au plus bas, elle se baisse pour nous ramasser. Elle qui a misé toute sa vie sur l’amour, elle nous aide à nous remettre debout pour reprendre notre route à la suite du Christ.

Nous te rendons grâce, Seigneur, pour ce merveilleux cadeau que tu nous fait en nous donnant Marie sa Mère. Elle est celle qui n’a eu comme souci « que tout se passe selon la Parole de Dieu ». Avec elle, nous comprenons que la foi est d’abord un bonheur venu de Dieu.

« Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ».

De Marie, ce fut l’expérience. Prions-la pour que ce soit la nôtre.

Intentions 2026 de prière du Pape

Mardi de la 21ème semaine du temps ordinaire 2026

Purifiez l’intérieur
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23, 23-26
En ce temps-là, Jésus disait :
« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous payez la dîme
sur la menthe, le fenouil et le cumin,
mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi :
la justice, la miséricorde et la fidélité.
Voilà ce qu’il fallait pratiquer
sans négliger le reste.
Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron,
et vous avalez le chameau !
    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette,
mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance !
Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe,
afin que l’extérieur aussi devienne pur. » © AELF
 
 
Méditation
Imaginons un lave-vaisselle qui ne laverait que l’extérieur des assiettes, ou des lunettes qui ne laissent voir que les petits détails. C’est exactement ce que Jésus reproche aux scribes et aux pharisiens : ils laissent de côté ce qui est important et ne s’attachent qu’à ce qui est secondaire. Par exemple, on filtrait l’eau et le vin pour éviter d’avaler un insecte. À la suite des prophètes, Jésus vient leur rappeler les exigences de l’amour du prochain. C’est à cela qu’il convient de donner la priorité.
 
Jésus ne rejette pas la pureté rituelle. Mais il ne veut pas qu’on en fasse un absolu. Le plus important n’est pas de se laver les mains mais de se laver le cœur et de s’ajuster à la volonté de Dieu. Dans leurs pratiques, les pharisiens cherchent à être bien vus des hommes. Jésus les invite à être vrais. Ce qui est premier ce n’est pas l’accomplissement de gestes religieux mais la pratique effective de l’amour. C’est sur notre amour que nous serons jugés.
 
En ce jour, nous demandons au Seigneur, par l’intercession de la Sainte Vierge, de nous donner un cœur pur, libre de toute hypocrisie. Ainsi nous pourrons vivre selon l’esprit de la loi et atteindre son but qui est l’amour.
 

24 aout 2026 : Saint Barthélémy

« C’est toi le Fils de Dieu… »
 
 
 Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1. 45-51
Philippe rencontre Nathanaël et lui dit: «Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l’avons trouvé: c’est Jésus, fils de Joseph, de Nazareth.» Nathanaël réplique: «De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon?» Philippe répond: «Viens, et tu verras.»
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare: «Voici un véritable fils d’Israël, un homme qui ne sait pas mentir.» Nathanaël lui demande: «Comment me connais-tu?» Jésus lui répond: «Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu.»
Nathanaël lui dit: «Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu! c’est toi le Roi d’Israël!» Jésus reprend: «Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois! Tu verras des choses plus grandes encore.»
Et il ajoute: «Amen, amen, je vous le dis: vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l’homme.»
© AELF
 
 
 Méditation
La tradition de l’Église a identifié Barthélémy à Nathanaël (dont le nom signifie « donné par Dieu »). Il est celui dont parle l’Évangile de ce jour. Il a été emmené à Jésus par Philippe : « Celui dont parlent Moïse et les prophètes, nous l’avons trouvé… Viens et tu verras ». Depuis 20 siècles, ils sont nombreux ceux et celles qui ont fait cette rencontre avec Jésus parce que quelqu’un les a emmenés à lui.
 
Nathanaël a donc été appelé par Jésus pour constituer autour de lui le groupe des Douze apôtres. Avant de devenir missionnaire, il a été disciple : il a suivi Jésus, il l’a écouté. En lisant les Évangiles, nous découvrons que Jésus n’a pas fait appel à des grands mystiques. Il a choisi des hommes simples qui n’avaient pas fait de grandes études. C’est dans les habitudes de Dieu d’accomplir des grandes choses avec des petits moyens.
 
En ce jour, nous entendons l’acte de foi de Nathanaël et nous le faisons nôtre : « C’est toi le Fils de Dieu. » Ce cri de confiance est une condition nécessaire pour devenir apôtre du Christ. C’est important pour tout baptisé. C’est de cette foi que nous avons à témoigner : qu’elle devienne pour tous les peuples du monde entier le sacrement du salut.
 

21ème dimanche du Temps ordinaire (A) 23 août 2026

« Dieu l’a suscité »

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
En lisant l’Évangile de ce dimanche, nous avons pu constater que les gens se trompent beaucoup sur l’identité de Jésus : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Face à toutes ces réponses, Jésus veut s’assurer que ses disciples le connaissent vraiment. Inspiré par Dieu, Pierre a compris qui est Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »

En réponse à cette belle profession de foi, Pierre se voir confier une mission : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église ». Remarquons bien qu’il dit « mon Église ». Quelquefois, nous entendons des gens qui disent : « j’ai mal à mon Église » ; non, ce n’est pas « notre Église » mais celle de Jésus Christ. Et il affirme même que la puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle. C’est donc un appel pour nous à vivre dans l’espérance. Le Christ vainqueur de la mort et du péché est toujours présent et agissant dans son Église.

Le même Seigneur fait aussi appel à notre foi : la question nous est posée à tous : qui est Jésus pour nous ? Est-il vraiment au centre de tout ce qui est important pour nous ? Est-il notre chemin, notre vérité et notre vie ? Quand on l’a rencontré, on prend conscience de son amour sans mesure et on a envie de le faire connaître. La bonne nouvelle de l’Évangile doit être annoncée à tous. Pour beaucoup, c’est un changement radical dans leur vie. Autrefois, ils étaient très loin de la foi. Puis ils ont découvert un amour qui dépasse tout ce qu’ils pouvaient imaginer.

C’est aussi cet amour du Seigneur que nous sommes invités à accueillir dans notre vie pour pouvoir mieux le rayonner autour de nous. Le Seigneur nous engage pour participer à la construction de son Église. Quand on visite un chantier, on ne juge pas sur le désordre qu’on y trouve. Notre regard doit se porter vers l’avenir. Les divisions, les violences et les scandales n’auront pas le dernier mot contre l’Église de Jésus Christ. C’est dans cette espérance que nous nous engageons comme Pierre et ses compagnons à la suite de notre Sauveur.

Cet appel du Seigneur, nous le trouvons déjà dans la 1ère lecture. Le livre du prophète Isaïe nous parle d’Éliakim qui est appelé par Dieu pour prendre soin de son peuple. Il reçoit l’investiture pour remplacer un serviteur royal devenu trop ambitieux. Nous ne savons rien d’Éliakim. Son nom signifie » Dieu l’a suscité ». Il fait désormais partie de ceux que Dieu a choisis pour conduire son peuple. C’est Dieu qui choisit et qui appelle.

L’apôtre Paul a lui aussi été suscité par Dieu. Au départ, c’était un pharisien qui persécutait les chrétiens ; en agissant ainsi, il croyait sauver l’honneur de Dieu. Mais un jour, il a rencontré Jésus sur le chemin de Damas. Cette rencontre a été pour lui le point de départ d’un véritable bouleversement. Le persécuteur acharné a été appelé à devenir un grand témoin de la foi dans le monde païen. Dans le texte d’aujourd’hui, nous le voyons proclamer avec enthousiasme les merveilles de Dieu tout au long des siècles. Tous les hommes, juifs et païens sont appelés “fils de Dieu”. Si Dieu a suscité le peuple d’Israël, c’est pour partager avec l’humanité entière ce bonheur d’être aimé par Dieu.

Nous aussi, nous sommes suscités par le Seigneur pour travailler à son chantier. Il compte sur nous pour témoigner de l’espérance qui nous anime. Il nous envoie vers les autres, vers tous ceux qui souffrent à cause du chômage, de l’exclusion, la violence, tous ceux pour qui la vie n’a plus aucun sens parce qu’ils se sentent inutiles. C’est dans ce monde-là que nous avons à témoigner de la foi qui nous anime. Mais au bout du compte, nous découvrons qu’il nous précède dans le cœur de ceux qu’il met sur notre route. Nous ne devons pas bâtir sans lui. Nous ne sommes pas à notre compte. Le Seigneur est présent avec nous, tous les jours et jusqu’à la fin du monde. Si nous croyons vraiment en lui, nous ne nous laisserons pas aller au découragement. Nous croirons à l’avenir de son Église et à l’avenir de l’homme aimé de Dieu.

C’est pour mieux répondre à cet appel du Seigneur que nous nous réunissons le dimanche pour célébrer l’Eucharistie. C’est là que nous nous nourrissons de la Parole et du Corps du Christ. Puis, à la fin de la messe, c’est l’envoi vers tous ceux et celles qu’il mettra sur notre route. Prions-le par l’intercession de la Vierge Marie pour qu’il nous aide à être de vrais témoins de son amour.

Prière universelle
Introduction
Notre Dieu nous a envoyé Jésus pour nous sauver du mal et du péché. Que son Esprit nous renforce dans notre foi.

Intentions
Sur tous celles et tous ceux qui revêtent l’habit de service en ton nom, auprès des malmenés, des abandonnés, des rejetés, envoie, Seigneur, ton Esprit de persévérance.

Sur toutes les personnes qui s’enferment dans l’orgueil et le pouvoir, qui ne voient rien d’autre que leur suprématie, envoie, Seigneur, ton Esprit d’ouverture.

Sur les personnes qui dirigent le monde, afin que leur mission se centre sur les personnes et la dignité que chacun mérite, envoie ton Esprit de ser vice.

Sur toutes les personnes abandonnées, celles qui sont victimes de la violence et de la guerre, envoie ton Esprit de réconfort. Sur nous tous, ici rassemblés en ton nom, sur nos absents, les malades, les isolés, envoie ton Esprit d’amour infini.

Conclusion
Tu es, Seigneur notre Dieu, amour, tendresse et bienveillance envers toutes celles et tous ceux qui te reconnaissent comme Père ! Que ton Esprit conduise nos vies sur le chemin de ton Royaume. Maintenant et pour les siècles des siècles