Se ressourcer

Une des caractéristiques de notre temps, c’est l’ignorance religieuse. On finit par s’installer dans l’indifférence. La religion, devient quelque chose de secondaire par rapport au métier, aux loisirs et à nos diverses activités du quotidien. Mais chassez le naturel, il revient au galop : en effet, cette baisse de la foi fait vite place à une montée des pratiques ésotériques ou superstitieuses catastrophiques, voyance, magie blanche ou noire… Ce site voudrait nous inviter à revenir au cœur de notre  foi, Jésus Christ mort et ressuscité, vivant avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Il ne cesse de faire le premier pas vers nous. Et il attend notre réponse.

Pour le retrouver, il n’y a pas de secret. Il suffit de prendre chaque jour du temps pour la prière et l’accueil de la Parole de Dieu dans l’Evangile. Et surtout, il est essentiel de redonner toute sa place à l’Eucharistie, source et sommet de toute vie chrétienne et de toute Evangélisation. C’est de cette manière que le Seigneur a choisi de venir à notre rencontre. Ce contact avec lui, c’est comme la lumière du soleil qui ne peut que nous transformer. Pour les aider à retrouver ce chemin de la prière et de la Parole de Dieu, beaucoup choisissent d’aller passer quelques jours dans un monastère. Nous y sommes toujours accueillis à bras ouverts.

Et bien sûr, nous ne devons pas oublier l’importance du sacrement du pardon. Le prêtre est là pour nous accueillir au nom de Jésus venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Le péché c’est quand nous nous détournons de l’amour de Dieu. Se détourner de quelqu’un qui nous a sauvés la vie, c’est vraiment une offense. Mais là où le péché a abondé, l’amour a surabondé. Chaque fois que nous revenons au Seigneur, c’est pour lui un jour de fête

« O Seigneur, je viens vers toi… Je te cherche mon Dieu… »

Changer notre regard

Quand nous lisons les évangiles, nous découvrons que Jésus invite régulièrement ses interlocuteurs à changer leur regard sur les autres, en particulier sur les petits, les malades, les pécheurs. Trop souvent nous avons un regard qui juge, qui dénonce et qui ne laisse aucune chance à l’autre.

Rappelons-nous la Bible et le premier regard qu’elle nous donne à voir. Dieu se réjouit de tout ce qu’il est en train de faire : « Dieu vit que la lumière était bonne… Dieu vit tout ce qu’il avait fait : Cela était très bon. »

Nous aussi, nous pourrions apprendre à regarder comme Dieu et à nous émerveiller de tout ce qui se fait et de ce que nous faisons. Bien sûr le mal est toujours là, nous ne pouvons pas ne pas le voir. Mais l’évangile voudrait nous apprendre à éduquer notre regard à la bonté pour entrer dans la manière de voir de Dieu.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, regarder n’est pas synonyme d’inaction. Dieu ne cesse d’agir à cause de ce qu’il voit. Il a vu la misère de son peuple et il appelle Moïse pour le libérer. Jésus voit Simon et André et il les appelle à le suivre. Il voit la foule et il est saisi de pitié. Pour elle, il multiplie les pains et les poissons. En chaque personne, il ne voit pas d’abord son péché mais la sainteté à laquelle elle est appelée.

Comment ne pas penser à Marie aux noces de Cana. Elle a vu qu’ils manquaient de vin et elle a dit à Jésus. Marie n’a pas changé. Elle voit tous nos besoins et elle intercède pour nous auprès de Dieu. Et si nous portions dans notre prière tout ce que nous voyons autour de nous… Notre regard en serait sûrement changé.

Fleur de Pâques

Depuis son plus jeune âge, petit Pierre partait avec son grand-père pour de longues promenades en forêt.

Mais, depuis quelque temps, grand-père marche moins vite. La canne lui est devenue une aide dont il ne peut plus guère se passer. Petit Pierre s’inquiète : grand-père lui dit alors : « C’est normal, mon bonhomme, bientôt je pourrai cueillir ma dernière fleur. Elle commence à pousser. »


L’hiver est venu et grand-père n’est plus guère sorti que dans le jardin. Un jour il a regardé, pensif, ses rosiers : «Tu sais mon garçon, la mort n’existe pas. Regarde ces rosiers, tu les crois morts; eh bien, au printemps, tu les verras bourgeonner. Pour nous c’est la même chose. », et il a ajouté : « Je vais te dire un secret : bientôt je cueillerai ma dernière fleur. Ce sera la plus belle, celle de Pâques. Je pourrai l’offrir au Seigneur. »


Petit Pierre n’a pas très bien compris. Mais, au printemps suivant, sa mère est venue le chercher précipitamment à l’école après avoir parlé à voix basse à l’instituteur. A la maison, quand il est entré dans la chambre aux volets clos, grand-père semblait se reposer, et petit Pierre s’est souvenu : «Ne pleure pas, maman, dit-il, grand-père vient de cueillir sa plus belle fleur de Pâques ; il est allé l’offrir au Seigneur, il est ressuscité aussi avec Jésus. »

Alleluia! Alleluia