Samedi de la 25ème semaine du temps ordinaire 2026

De l’émerveillement à la foi
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9, 43b-45
En ce temps-là,
    comme tout le monde était dans l’admiration
devant tout ce qu’il faisait,
Jésus dit à ses disciples :
    « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant :
le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. »
    Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole,
elle leur était voilée,
si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens,
et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.
© AELF
 
 
Méditation
Cet Évangile fait suite au récit de la guérison d’un enfant possédé. Les témoins de cet événement sont émerveillés. Tous ces miracles, toutes ces guérisons c’est vraiment quelque chose d’extraordinaire. Ailleurs, on nous dit que les gens cherchent à s’emparer de lui  pour faire de lui leur roi.
 
Mais cet émerveillement n’est pas encore la foi. Jésus n’est pas venu pour faire du merveilleux ni pour nous en mettre plein la vue. Sa grande mission c’est de chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Et aujourd’hui, il rappelle aux siens que cette mission passe par la mort sur la croix et la résurrection. C’est pour nous et pour le monde entier qu’il se prépare à livrer son Corps et à verser son sang.
 
Nous vivons dans un monde qui a du mal à accepter ce message. Aujourd’hui comme autrefois, on s’attache au merveilleux, on court après ceux qui ont des pouvoirs. Mais le seul qui peut sauver l’humanité et la rassembler, c’est Jésus mort et ressuscité. Il veut nous associer tous à sa victoire. C’est de cette bonne nouvelle que nous avons à témoigner dans notre vie de tous les jours.

Vendredi de la 25ème semaine du temps ordinaire 2026

Qui est Jésus pour nous ?
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (9, 18-22)
Un jour, Jésus priait à l’écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea: « Pour la foule, qui suis-je? » Ils répondirent: « Jean Baptiste; pour d’autres, Élie; pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. »        Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?» Pierre prit la parole et répondit: «Le Messie de Dieu.» Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne, en expliquant: «Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué et que, le troisième jour, il ressuscite.»
©AELF
 
 
Méditation
Dans l’évangile de ce jour, tout commence par un temps de prière. C’est toujours ce qui se passe dans les étapes importantes de la vie du Christ. Et ici, c’est le cas : il se prépare à poser à ses disciples la question de confiance : « Pour les gens, qui suis-je ? Et vous, que dites-vous ? Pour vous qui suis-je ? Aujourd’hui comme autrefois, les réponses sont variées. À l’époque, on voyait en lui Jean Baptiste, Elie ou encore un prophète. Dans le monde  d’aujourd’hui, beaucoup reconnaissent en lui un homme extraordinaire mais ils ne vont pas plus loin.
 
Comme les Douze, nous sommes invités à faire un pas de plus : c’est à chacun de nous que Jésus pose la question : « Pour vous, qui suis-je ? » Comme Pierre, nous aurions envie de répondre : « Tu es le Messie de Dieu. » Mais en y regardant de près, nous voyons que Pierre se faisait une fausse idée du Messie. Il voyait en lui le triomphateur, le combattant victorieux des ennemis du Pays. Cette tentation n’a pas changé au cours des siècles. Aujourd’hui comme autrefois, les hommes s’arrangent pour mettre le Christ de leur côté contre les autres. Nous oublions alors une chose : ce n’est pas lui qui doit s’ajuster à nos désirs ; c’est nous qui devons nous ajuster à son amour.
 
 Tout cela, Jésus nous le rappelle à sa manière. Il commence par annoncer aux Douze qu’il « faut » que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les Anciens, chefs des prêtres et les scribes et que le troisième jour, il ressuscite. Sa mission n’est pas de prendre les armes contre les ennemis. Il sait qu’il lui faut prendre un chemin bien plus douloureux. Mais en s’engageant sur cette voie, il sait qu’il obtiendra une victoire bien plus belle que celle dont rêvait le peuple Hébreu. . Ce sera une victoire contre le mal et la mort. Cela passera par la souffrance et les  humiliations acceptées par amour. C’est à ce prix qu’il obtiendra la victoire de la résurrection.
 
C’est ainsi que les Douze apprennent à connaître progressivement qui est le Messie. C’est important pour nous chrétiens d’aujourd’hui. Nous n’oublions pas que le mot « chrétien » veut dire « disciple du Christ ». Un disciple c’est celui qui suit son maître et qui l’écoute jusqu’au bout. Suivre le Christ, c’est accepter de participer à sa destinée. Si nous ne le faisons pas, nous allons à notre perte. C’est en perdant sa vie pour Jésus que nous la sauverons.
 
Ces paroles du Christ sont très éclairantes pour nous. Elles nous aident à sortir de nos illusions. C’est en effet une illusion que de chercher les satisfactions matérielles et le succès. Beaucoup pensent y trouver la plénitude de la vie. Mais Jésus nous fait comprendre que tout cela ne peut pas vraiment nous combler. Pour trouver le vrai bonheur, il faut s’engager sur la voie de l’amour. Cela implique de lutter contre l’égoïsme et la violence sous toutes ses formes.
 

Jeudi de la 25ème semaine du Temps ordinaire 2026

 
QUI EST JÉSUS ?
 
 
 Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,7-9.
En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts. D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. » Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? »  Et il cherchait à le voir.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 
Méditation
La réputation de Jésus parvient jusqu’à Hérode. Il voit que beaucoup de gens sont de plus en plus attirés par sa prédication en paroles et en actes. Les uns et les autres s’interrogent : D’où cela lui vient-il ? Qui est-il ? D’où reçoit-il cette puissance extraordinaire ? Serait-ce Jean qui est ressuscité d’entre les morts ?
 
Hérode avait fait décapiter Jean Baptiste. Il ne pouvait imaginer que celui-ci soit ressuscité d’entre les morts. Il se pose des questions : « Qui est cet homme dont j’entends parler ? » il cherche à la rencontrer car il espère lui voir faire un miracle. Mais il ne verra rien : Jésus n’est pas venu pour en mettre plein la vue. Il vient chercher et sauver ceux qui étaient perdus.
 
Aujourd’hui encore, beaucoup s’interrogent sur Jésus : qui est-il donc ? Un homme extraordinaire ? Un sage ? Un prophète ? En fait, pour beaucoup, c’est un inconnu.
 
Et nous, qu’en pensons-nous ? Qui est Jésus pour nous ? Cherchons-nous à le rencontrer et à le connaître ? Nous ne le découvrirons qu’en devenant des familiers de sa Parole et de l’Eucharistie. Il est la Lumière du monde. Ses paroles sont celles de la Vie éternelle.
 
 
 

Mercredi de la 25ème semaine du Temps ordinaire 2026

Envoyés en mission
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9, 1-6
En ce temps-là,
    Jésus rassembla les Douze ;
il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons,
et de même pour faire des guérisons ;
    il les envoya proclamer le règne de Dieu
et guérir les malades.
    Il leur dit :
« Ne prenez rien pour la route,
ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ;
n’ayez pas chacun une tunique de rechange.
    Quand vous serez reçus dans une maison,
restez-y ; c’est de là que vous repartirez.
    Et si les gens ne vous accueillent pas,
sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds :
ce sera un témoignage contre eux. »
    Ils partirent
et ils allaient de village en village,
annonçant la Bonne Nouvelle
et faisant partout des guérisons. © AELF
 
Méditation
Jésus a appelé les Douze pour être ses disciples. Aujourd’hui, ils deviennent apôtres car ils sont envoyés en mission. Ce qui leur est demandé ce n’est pas de travailler POUR le Seigneur mais de faire le travail DU Seigneur. C’est son projet et non le leur. Ils sont envoyés en son nom. Pour cette mission, ils ne doivent pas s’encombrer de grands moyens : Leur seul bagage, c’est la foi. À travers eux, c’est lui qui agit.
 
Jésus est venu annoncer la Parole de Dieu. Il a guéri les malades, chassé des démons. Il n’a jamais cessé de chercher ceux qui étaient perdus. Mais il a besoin de nos mains, de nos yeux, de nos pieds et surtout de notre cœur pour remplir cette mission. À travers nos paroles et nos actes c’est lui qui agit. L’un ne va pas sans l’autre.
 
Les apôtres sont donc partis. Ils ont annoncé la bonne nouvelle ; ils ont fait des guérisons. D’autres ont pris le relai. À leur suite, nous sommes envoyés pour être des messagers de l’Évangile et des porteurs d’espérance à tous ceux qui en manquent.
 

Mardi de la 25ème semaine du Temps ordinaire 2026

LA VRAIE FAMILLE DE JÉSUS
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (8, 19-21)
En ce temps-là, la mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule. On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. »
©AELF
 
 
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Méditation
Voilà une mère qui cherche à voir son fils. Ses cousins l’ont accompagnée. Quoi de plus naturel ? Mais en raison des foules qui le suivent, il est impossible de l’approcher. On est obligé d’annoncer à Jésus qu’ils sont là dehors et qu’ils veulent le voir.
 
Mais Jésus en profite pour les inviter à changer leur regard ; sa mission c’est d’annoncer la Parole de Dieu. C’est toute sa vie de tous les jours. Il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Il veut à tout prix les faire entrer dans la grande Famille de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit.
 
Du coup, la vraie famille de Jésus sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique. Ils sont comme la bonne terre qui permet à la graine de produire du fruit. Ils sont comme la lampe posée sur le lampadaire qui éclaire ceux qui sont autour. Ils sont surtout la vraie famille de Jésus.
 
Marie a été la première à écouter la Parole de Dieu et à la mettre en pratique. Le lien qui l’unit à Jésus n’est pas seulement celui du sang ; c’est surtout celui de la Parole du Père qu’elle écoute et qu’elle met en pratique.
 
« Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. »
 

Fête de saint Matthieu, apôtre et évangéliste (2026)

21 septembre 

Saint Matthieu 

 

 Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (9, 9-13)
En ce temps-là, Jésus vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de collecteur d’impôt. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »
©AELF

 

 Méditation
Pour mieux comprendre cet évangile, nous devons nous rappeler la situation de l’époque : Le pays d’Israël est occupé et contrôlé par une armée étrangère. Les soldats sont très durs avec la population. Les gens sont obligés de payer des impôts très lourds à l’occupant Romain. Ce sont les publicains qui sont chargés de cette collecte. Ces hommes, choisis dans la population locale, sont détestés de tous car ils trahissent leur pays. Matthieu est l’un de ces odieux percepteurs qui s’enrichit en escroquant les plus pauvres.   

Or voilà que c’est lui que Jésus a repéré et c’est à lui qu’il va faire appel pour une grande mission. Pour lui, ce qui compte, ce n’est pas le passé de cet homme mais ce qu’il peut devenir. Dans ses paroles, il n’y a aucun reproche ; simplement deux mots : « suis-moi ! » Et sans hésiter Matthieu laisse tout pour suivre Jésus. Bien plus, il donne un grand festin en son honneur et il y invite tous ses amis commerçants dont l’honnêteté est plus que douteuse. Tous ces gens qui sont en permanence au contact des païens sont considérés comme des impurs au regard de la loi juive. Tous sont là, heureux de participer au dîner donné par Matthieu.

Cette rumeur arrive jusqu’aux pharisiens. Ces derniers sont scandalisés de voir que Jésus et ses disciples participent à cette grande orgie avec les publicains. Manger à la table de quelqu’un, partager la nourriture avec lui, c’est quelque chose que l’on ne fait qu’avec les vrais amis. C’est une marque de convivialité et de fraternité. Jésus affirme venir de la part de Dieu ; normalement, il aurait dû se détourner des pécheurs. C’est dans la loi de Moïse. Personne n’est sensé l’ignorer. Les pharisiens n’osent pas le dire directement à Jésus ; mais ils font ce rappel à l’ordre aux disciples.  

La réponse de Jésus nous apporte une lumière nouvelle : « Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin du médecin mais les malades… Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs. » Le Christ n’est pas venu pour étonner, choquer ou provoquer. Il ne cherche pas à faire grincer des dents ceux qui sont bien installés dans leur bonne conscience ou leur embourgeoisement.

Oui, Jésus est venu d’abord pour les pécheurs.
À la limite, il n’a pas de temps à perdre avec les justes car ils ont moins besoin de ses services. C’est vrai qu’il serait plus gratifiant d’aller chez les bons pratiquants… Mais il n’est pas venu distribuer des bons points à ceux qui aiment Dieu ni dorloter les bons pratiquants. Pour lui, la grande urgence c’est ceux qui ont besoin d’être sauvés.

 « Je suis venu chercher et sauver ce qui était perdu ! » C’est une parole que nous devrions nous répéter pour nous en imprégner tous les jours un peu plus. C’est un appel à changer notre regard sur Dieu et sur tous ceux qui nous entourent, un appel à avoir sur les autres le même regard que Dieu lui-même, un regard aimant et accueillant. Il est si facile de juger et de condamner autrui. Mais n’oublions pas que nous sommes pécheurs à part entière. Dieu ne nous juge pas. Il ne nous condamne pas. Ce qu’il veut c’est l’amour et non le sacrifice. Il veut une Église ouverte à tous, y compris aux publicains. Avec lui, un nouveau départ est toujours possible.

 
 

25ème dimanche du Temps ordinaire A (2026)

« C’est pas juste »

Textes bibliques : lire
Ces textes bibliques que nous venons d’écouter sont porteurs d’espérance. Ils nous disent l’amour gratuit de Dieu qui nous est offert à tous, sans mérite de notre part. Même quand tout va mal, il est là. C’est ce qui est annoncé par le prophète Isaïe dans la première lecture. Il s’adresse à un peuple très éprouvé par de longues années d’exil. Dieu l’invite à se nourrir de sa Parole dans un festin où tout est donné gratuitement.

Le Seigneur se veut proche de tous. Mais il faut le chercher, l’invoquer et le désirer. Il appelle les pécheurs que nous sommes à convertir leur pensée et leur conduite. Nous sommes tous invités à revenir vers Dieu qui est riche en pardon et en miséricorde. Sa sainteté et sa transcendance le placent à une immense distance entre le ciel et la terre. C’est le péché qui a creusé cet écart entre l’homme et le Dieu trois fois saint. Mais Dieu ne cesse de faire le premier pas vers nous. Son amour nous est toujours offert. Il nous rapproche ainsi de ses pensées et de ses chemins.

L’apôtre Paul a lui aussi bénéficié de cette miséricorde du Seigneur. Depuis qu’il a été saisi par le ressuscité sur le chemin de Damas, sa vie n’a d’autre horizon que de diffuser la bonne nouvelle. Par sa vie, il rend gloire au Christ en le servant. Au moment où il écrit sa lettre, Paul est en prison. Il sait qu’il va être condamné à mort. Il affirme que pour lui, ce serait un bien, car il serait pour toujours avec le Seigneur. Mais si, en restant dans ce monde, il peut se rendre utile aux communautés chrétiennes, il est prêt à travailler pour elles. Il nous apprend à renoncer à notre manière de penser pour nous ajuster à celle de Dieu.

Dans l’Évangile, nous lisons la parabole des ouvriers de la 11ème heure. Il y aura toujours quelqu’un pour dire : « Je ne suis pas d’accord ; il n’est pas normal que les ouvriers de la 11ème heure soient payés comme ceux de la première ». C’est vrai, mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit dans l’Évangile de ce jour. Le vrai message est ailleurs.

On nous a appris qu’il faut faire beaucoup d’efforts pour chercher Dieu, le rencontrer, le « mériter » et ainsi pouvoir accéder à son Royaume. Aujourd’hui, l’évangile voudrait nous aider à corriger notre manière de voir les choses. Ici, c’est le Maître du domaine c’est-à-dire Dieu qui fait le premier pas vers l’homme. Lui-même sort cinq fois pour embaucher des ouvriers pour sa vigne. C’est Dieu qui, le premier, se met à la recherche de l’homme. Il le fait inlassablement sans jamais se décourager.

L’important c’est d’entendre cet appel que le Seigneur nous adresse inlassablement tout au long des jours et des années : « Allez, vous aussi, à ma vigne. » Cette vigne, c’est un symbole très fort que nous retrouvons tout au long de la Bible. Pour l’Évangile, c’est le Royaume de Dieu. Jésus en est le cep et nous sommes les sarments. Il faut absolument que cette vigne produise du fruit. C’est en vue de cette mission que Dieu appelle des ouvriers. Travailler à la vigne du Seigneur c’est témoigner de l’espérance qui nous anime. Nous sommes envoyés vers ceux et celles qui nous entourent, en particulier vers ceux qui sont blessés par les épreuves de la vie, la violence, la maladie, les catastrophes naturelles.

Travailler à la vigne du Seigneur, c’est tout faire pour redonner joie et espérance à ceux qui en manquent, c’est être artisan de paix, d’unité et de réconciliation, c’est tout faire pour que nos communautés deviennent plus vivantes et plus fraternelles.
À travers notre accueil, nos paroles et nos actes, ceux qui nous entourent doivent pouvoir découvrir quelque chose de la bonté de Dieu. Ils sont nombreux ceux et celles qui doutent et qui cherchent un sens à leur vie. Ils ont besoin de rencontrer sur leur route de vrais témoins de la foi.

En réponse à cet engagement, le Christ nous promet « ce qui est juste. » Dans notre esprit, il s’agit d’un salaire proportionnel au travail accompli. Celui qui travaille plus doit gagner plus. Mais la justice de Dieu n’a rien à voir avec cette conception distributive. Elle est fondée sur l’amour, un amour sans limite qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Le salaire qu’il promet, c’est d’être avec Jésus dans son Royaume. De ce fait, il est forcément le même pour tous. Il ne faudrait pas croire qu’en raison de nos mérites, nous avons des droits sur Dieu. Dieu ne nous donne pas en fonction de nos mérites mais en fonction de son amour qui sans limite.

En célébrant l’Eucharistie, nous demandons au Seigneur de nous ajuster à cet amour qu’il ne cesse de nous porter. Qu’il nous apprenne à regarder les autres comme des frères et des sœurs. Il n’y a pas de premiers ou de derniers. Nous sommes tous appelés à la même table de famille, tous enfants du même Père.


Prière universelle
Introduction
Éclairés par la parole du Seigneur, présentons-lui nos prières avec confiance, car il est proche de ceux qui l’invoquent.

Intention
Dieu qui es riche en pardon, nous te prions pour notre humanité, divisée par les guerres, les violences et les haines : fais grandir dans le monde la justice et la paix, Seigneur exauce-nous.

Dieu, dont les pensées sont au-dessus de nos pensées, nous te prions pour les dirigeants de nos pays et les responsables des Églises chrétiennes : guide par ton Esprit leurs discours et leurs actions, Seigneur, exauce-nous.

Dieu, dont la tendresse est pour tous tes enfants, nous te confions nos frères et sœurs qui souffrent de la maladie, du rejet ou de l’isolement : suscite envers eux des gestes de compassion et de soutien, Seigneur, exauce-nous.

Conclusion
Dieu, proche de ceux qui t’invoquent en vérité, regarde tes enfants ici rassemblés et les communautés réunies en ce dimanche : remplis-les de ton Esprit et de ta grâce, Seigneur, exauce-nous. Dieu de miséricorde, écoute les prières de tes enfants qui se tournent vers toi pleins de confiance, et daigne les exaucer par Jésus le Christ notre Seigneur.

Samedi de la 24ème semaine du Temps ordinaire 2026

 La parabole du semeur 

Évangile  de Jésus-Christ selon saint Luc (8, 4-15)
Comme une grande foule se rassemblait, et que de toutes les villes on venait vers Jésus, il dit en parabole: «Le semeur est sorti pour semer la semence. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin, les passants l’ont piétiné, et les oiseaux du ciel ont tout mangé. Du grain est tombé aussi dans les pierres, il a poussé, et il a séché parce qu’il n’avait pas d’humidité. Du grain est tombé aussi au milieu des ronces, et, en poussant, les ronces l’ont étouffé. Enfin du grain est tombé dans la bonne terre, il a poussé, et il a porté du fruit au centuple.»   En disant cela, il élevait la voix: «Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende!» Ses disciples lui demandaient quel était le sens de cette parabole. Il leur déclara: «À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles, afin que se réalise la prophétie: Ils regarderont sans regarder, ils écouteront sans comprendre. «Voici le sens de la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Ceux qui sont au bord du chemin, ce sont ceux qui ont entendu; puis le démon survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. Ceux qui sont dans les pierres, lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie. Mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment, et au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont ceux qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité.        «Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, la retiennent, et portent du fruit par leur persévérance.»
©AELF
 
 
Méditation
Cet Évangile nous parle d’abord de Dieu et de nous. Il s’agit d’un Dieu qui « sort » parce qu’il a choisi d’ensemencer la terre. Cette semence c’est la Parole de Dieu. Elle nous dit tout l’amour de Dieu pour le monde. Dieu la répand avec une générosité extraordinaire. Il cherche à rejoindre tous les hommes sur tous les terrains, y compris ceux qui se trouvent dans les situations les plus désespérées. Son message de salut doit être proclamé dans le monde entier. Nous n’oublions pas que les paroles de Jésus sont celles de la Vie éternelle.  
 
L’évangile nous parle de quatre terrains différents, le bord du chemin, le sol pierreux, le sol envahi par les mauvaises herbes et enfin la bonne terre. Ces terrains bons ou mauvais, c’est chacun de nous. D’un côté, nous avons l’homme au cœur dur. Il refuse la Parole de Dieu car elle ne l’intéresse pas. Le deuxième terrain c’est celui qui manque de profondeur. Il a accueilli la Parole avec joie, mais un jour, tout s’arrête. Le troisième terrain c’est celui qui est envahi par les mauvaises herbes. C’est quand nous nous laissons envahir par les soucis de la vie et la séduction des richesses. Nous avons là des pièges qui nous détournent de Dieu.      
 
Puis nous avons la bonne terre. Le grain peut y prendre racine et se développer. Cette terre c’est l’homme qui reste ouvert à la Parole de Dieu. Il s’en nourrit chaque jour et il la met en pratique dans toute sa vie. Sur un terrain favorable, elle ne peut que produire du fruit. Ces fruits, c’est la conversion, c’est la transformation de toute une vie. Ils sont nombreux ceux et celles qui peuvent dire : « Il a changé ma vie ». Quand l’Esprit Saint est là, le résultat est extraordinaire.         
 
À la suite du Christ, nous sommes envoyés pour être des semeurs de la bonne nouvelle et pour proposer l’Évangile aux hommes d’aujourd’hui. Nous avons tendance à nous lamenter sur les églises vides alors que les supermarchés sont pleins. Être missionnaire c’est aller sur tous les terrains, vers les croyants mais aussi les non croyants et les mal croyants. Le Christ veut les sauver tous. À sa suite et avec lui, nous sommes envoyés pour semer à profusion. Il ne s’agit pas de faire croire mais de dire et de témoigner de la foi qui est en nous. Même si nous n’en voyons pas les résultats, rien ne peut empêcher la Parole de Dieu de produire du fruit.
 
 

Vendredi de la 24ème semaine du temps ordinaire 2026

La Bonne Nouvelle pour tous
Évangile selon saint Luc 8, 1-3
En ce temps-là,     il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient,     ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons,     Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.
© AELF
 
Méditation
Dans cet Évangile, nous trouvons Jésus à travers villes et villages pour annoncer la bonne nouvelle du règne de Dieu. Il ne cherche pas de stratégie. Il va à la rencontre des gens là où ils sont. Les Douze l’accompagnent, ainsi que des femmes qu’il avait guéries de divers maux. Si Jésus les a guéries, c’est pour qu’elles puissent le suivre. La bonne nouvelle de l’Évangile est pour tous, hommes et femmes.
 
En lisant cet Évangile, nous découvrons ce qui est vital pour nos communautés chrétiennes : nous laisser guérir par Jésus, le suivre, écouter la Parole et la proclamer. On est chrétien les uns avec les autres et, ensemble, on annonce ce qu’on vit.
 
R : Allez-vous en sur les places et sur les parvis !
Allez-vous en sur les places, y chercher mes amis.
Tous mes enfants de lumière qui vivent dans la nuit,
Tous les enfants de mon Père, séparés de Lui,
Allez-vous en sur les places et soyez mes témoins, chaque jour.
 

Jeudi de la 24ème semaine du temps ordinaire 2026

La foi qui sauve

 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (7, 36-50)
Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même: «Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est: une pécheresse.»      Jésus prit la parole: «Simon, j’ai quelque chose à te dire. — Parle, Maître.» Jésus reprit: «Un créancier avait deux débiteurs; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l’aimera davantage?» Simon répondit: «C’est celui à qui il a remis davantage, il me semble. — Tu as raison», lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme, en disant à Simon: «Tu vois cette femme? Je suis entré chez toi, et tu ne m’as pas versé d’eau sur les pieds; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé; elle, depuis son entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu ne m’as pas versé de parfum sur la tête; elle, elle m’a versé un parfum précieux sur les pieds. Je te le dis: si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c’est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour.» Puis il s’adressa à la femme: «Tes péchés sont pardonnés.» Les invités se dirent: «Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés?» Jésus dit alors à la femme: «Ta foi t’a sauvée. Va en paix!»
©AELF
 
Méditation
Cet Évangile nous parle de la miséricorde. Il nous dit la joie de Dieu qui aime jusqu’à pardonner. Sa joie, c’est de voir cette femme qui fait un acte de foi en son amour. Nous aussi, nous sommes invités à croire à la miséricorde pour témoigner de Celui qui est miséricorde et amour.
 
Nous vivons dans un monde qui a un grand besoin de ce témoignage. Il ne croit pas à l’amour gratuit ni à la miséricorde. Ce monde est dur. On accuse, on enfonce les coupables. On ne leur laisse aucune chance. C’est contraire au message de l’Évangile. Jésus n’est pas venu pour condamner le monde mais pour le sauver.
 
Le Seigneur nous a laissé un signe de sa miséricorde : c’est le sacrement de la réconciliation. Le recevoir nous donne l’occasion d’un acte de foi en l’Amour. Devant Dieu, nous nous reconnaissons pécheurs et pauvres. Mais nous découvrons qu’il n’a jamais cessé de nous aimer et qu’il ne veut que notre bonheur. Quand nous revenons vers lui, c’est la joie retrouvée, c’est la fête. Nous pouvons reprendre la route avec un cœur libéré. Et surtout, nous pouvons témoigner des merveilles de Dieu dans notre vie et notre monde.