Halte aux GAMINERIES !

Halte aux GAMINERIES ! Vous êtes des ENFANTS… Noël papillotes ! Noël rissoles ! Noël Père Noël ! Noël sous la cheminée !  Qui osera toucher à ce sacré Noël de notre enfance ? Qui ? Précisément Celui pour qui Noël existe ! Pour lui, ni papillotes ni cadeau, mais une mangeoire d’animaux pour berceau ! Et dès le début, des menaces de mort de la part du pouvoir politique pour ce nouveau-né innocent, à tel point qu’il devra fuir en Égypte…

A la mièvrerie infantilisante de nos contes de Noël répond la splendeur du mystère de la nativité… A qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble des gamins assis sur les places, qui en interpellent d’autres, dit Jésus dans l’Évangile. Et en même temps, il nous dit : « Si vous ne changez pas pour devenir comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux (Matthieu 18, 3).

Jésus ne me demande pas de croire à un monde magique mais à un amour qui m’aime au point d’épouser mes propres souffrances jusqu’à crier : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Jésus ne me demande pas de croire en des tours de passe-passe, mais à un amour qui pénètre tellement au cœur de l’homme qu’il brise toutes les chaines qu’il brise toutes les chaines qui l’empêchent de voir et d’entendre, de marcher et de parle, non seulement avec les bras, les jambes et les oreilles, mais avec le cœur !

Quittons nos gamineries ! il est temps, avec Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de dire à Dieu « Papa » ! et de nous émerveiller en enfants libres devant la splendeur d’un gamin couché sur la paille ! C’est ça Noël ! Ce n’est que ça ! Et c’est tout ça !

Source : L’Année Chrétienne

21 décembre

 Semaine avant Noël (21 décembre.)
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,39-45.
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » © AELF
 
Méditation
Marie rend visite à sa cousine Élisabeth devenue enceinte du futur Jean Baptiste. Elle y va pour l’aider mais aussi pour partager sa joie. Elle ne s’est pas préoccupée de sa propre fatigue. Elle a beaucoup marché pour rejoindre Élisabeth. Elle savait que celle-ci avait besoin d’aide au plan matériel, psychologique et spirituel. Il lui fallait une aide-ménagère mais aussi quelqu’un à ses côtés pour communier au mystérieux bonheur de la vie
 
La Vierge Marie n’a pas changé. Si nous l’appelons, elle court toujours vers nous. Oui, bien sûr, nous ne sommes pas Élisabeth et Marie n’est pas notre cousine. Elle est bien plus puisque elle est notre Mère. Ainsi l’a voulu Jésus sur la croix. La Vierge est venue dans notre vie. Comme pour Élisabeth, elle vient toujours tout spécialement en cette période de l’Avent. Elle ne cesse de nous renvoyer au Christ ;  Noël, c’est accueillir Jésus qui vient dans notre vie de tous les jours. Il vient chercher et sauver ceux qui étaient perdus.
 
Ce Jésus qui vient à nous nous envoie vers les autres. La visitation, c’est aussi quand nous allons vers l’autre pour l’aider mais aussi pour lui porter Dieu Amour dans la mesure où il nous habite. En cette période d’hiver, nous en avons de nombreux témoignages. Nous pensons à tous ceux et celles qui vont à la rencontre des SDF, des malades et de tous ceux et celles qui connaissent l’épreuve.
 
Nous te prions, Seigneur, sois toujours avec nous pour que toutes nos visites deviennent des visitations.

20 décembre

« L’annonce faite à Marie »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. © AELF
 
 
Méditation

Dans l’Évangile de ce jour, nous avons entendu le récit de l’Annonciation ou plutôt celui de la vocation de Marie. L’ange Gabriel se rend chez elle pour lui annoncer qu’elle a été choisie par Dieu pour être la mère de son Fils. Et Marie répond librement : “Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole”.

Noël c’est d’abord Jésus qui vient : il frappe discrètement à notre porte et il attend notre réponse. Il faut le dire et le redire à ceux qui ne le savent pas : le plus beau cadeau de Noël c’est Jésus qui vient habiter en nous. Accueillir Dieu et le donner au monde c’est quelque chose d’extraordinaire. Nous y trouvons une joie que personne ne peut nous enlever.

Ce cadeau que Dieu nous fait, nous ne pouvons pas le garder pour nous. À la suite de Marie, nous sommes choisis et appelés par Dieu pour incarner sa bonté, sa tendresse et sa justice. Il a besoin de nos mains pour continuer les siennes. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la question qu’il nous pose, il nous invite à lui dire OUI.

Comme la Vierge Marie, Dieu nous confie une mission : “Que chaque personne, quel que soit son âge, puisse se poser la question de son devenir devant Dieu… et de son rôle au service de la communauté paroissiale.” Le Seigneur compte sur nous tous pour témoigner de sa présence et de son amour auprès de tous ceux et celles qui ne le connaissent pas.

En nous rassemblant à l’église, nous avons répondu à l’appel du Seigneur. Chaque dimanche, il rejoint les communautés réunies en son nom. En nous nourrissant de sa Parole et de son Corps, il vient habiter en nous. Il veut être avec nous et en nous pour nous conduire vers le Royaume qu’il est venu annoncer. En ce jour, nous pouvons lui adresser cette prière : “Dieu qui veux habiter les cœurs droits et sincères, donne-nous de vivre selon ta grâce. Alors, tu pourras venir en nous pour y faire ta demeure. Amen

 

19 décembre

 

La prière de Zacharie

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,5-25.

Il y avait, au temps d’Hérode
le Grand, roi de Judée, un prêtre du groupe d’Abia, nommé Zacharie. Sa femme
aussi était descendante d’Aaron ; elle s’appelait Élisabeth.
Ils étaient l’un et l’autre
des justes devant Dieu : ils suivaient tous les commandements et les préceptes
du Seigneur de façon irréprochable.
Ils n’avaient pas d’enfant,
car Élisabeth était stérile et, de plus, ils étaient l’un et l’autre avancés en âge.
Or, tandis que Zacharie,
durant la période attribuée aux prêtres de son groupe, assurait le service du  culte devant Dieu,
il fut désigné par le sort, suivant l’usage des prêtres,
pour aller offrir l’encens dans le sanctuaire du Seigneur.
Toute la multitude du peuple était en prière au dehors, à l’heure de l’offrande de l’encens.
L’ange du Seigneur lui apparut, debout à droite de l’autel de l’encens.
À sa vue, Zacharie fut bouleversé et la crainte le saisit.
L’ange lui dit : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été exaucée :
ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi un fils, et tu lui donneras le nom de Jean.
Tu seras dans la joie et l’allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance,
car il sera grand devant le Seigneur.
Il ne boira pas de vin ni de boisson forte, et il sera rempli
d’Esprit Saint dès le ventre de sa mère ;
il fera revenir de nombreux fils d’Israël au Seigneur leur Dieu ;
il marchera devant, en présence du Seigneur,
avec l’esprit et la puissance du prophète Élie, pour faire
revenir le cœur des pères vers leurs enfants, ramener les rebelles à la sagesse
des justes, et préparer au Seigneur un peuple bien disposé. »
Alors Zacharie dit à l’ange :
« Comment vais-je savoir que cela arrivera ? Moi, en effet, je suis un
vieillard et ma femme est avancée en âge. »
L’ange lui répondit : « Je suis Gabriel et je me tiens en présence de Dieu.
J’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle.
Mais voici que tu seras réduit au silence et, jusqu’au jour où cela se réalisera,
tu ne pourras plus parler,
parce que tu n’as pas cru à mes paroles ; celles-ci s’accompliront en leur temps. »
Le peuple attendait Zacharie et s’étonnait qu’il s’attarde dans le sanctuaire.
Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler,
et ils comprirent que, dans le sanctuaire, il avait eu une
vision. Il leur faisait des signes et restait muet.
Lorsqu’il eut achevé son temps de service liturgique, il repartit chez lui.
Quelque temps plus tard, sa femme Élisabeth conçut un enfant.
Pendant cinq mois, elle garda le secret. Elle se disait :
« Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, en ces jours où il a posé son regard
pour effacer ce qui était ma honte devant les hommes. » © AELF
 
 
Méditation
Zacharie a longtemps prié pour avoir un enfant. Aujourd’hui, il n’ose plus y croire car lui et son épouse sont « avancés en âge ». Ce doute le conduira jusqu’au silence jusqu’au jour où il chantera le « Benedictus » (« Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite et rachète son peuple. ») Quant à Élisabeth, elle chante son action de grâce en son cœur.
 
Parfois, nous avons l’impression que nos prières sont inutiles. Nous pensons que Dieu ne nous écoute pas, qu’il nous a oubliés. Mais l’Évangile de ce jour est là pour nous  rappeler qu’aucune prière n’est perdue devant Dieu. S’il ne nous accorde pas ce que nous lui demandons c’est qu’il a quelque chose de bien plus grand à nous donner. C’est à cela qu’il veut nous préparer.

Bonnes fêtes de début d’année

Tous les jours, on nous parle de “Fêtes de fin d’année”. Serait-ce parce que le mot “Noël”, à consonance religieuse, est devenu tabou ? Aujourd’hui, je viens vous parler de “fêtes de début d’année”. Non, ce n’est pas de la provocation, et je souhaiterais que nous soyons nombreux à prendre cette habitude.

Comprenons bien, Noël est d’abord une fête chrétienne. Oui, mais elle tombe le 25 décembre, donc à la fin de l’année. C’est exact, mais nous chrétiens, nous ne devons pas oublier que le calendrier liturgique commence au premier dimanche de l’Avent, au début du mois de décembre. Cela a été dit dans toutes les églises mais beaucoup ont oublié d’en tirer les conséquences : toutes les festivités qui ont lieu durant cette période annoncent bien un “début d’année”.

Noël c’est d’abord Dieu qui se fait petit bébé pour se mettre à notre niveau. On a pris l’habitude de compter les années à partir de sa naissance (à quelques années près). Nous chrétiens, nous disons avec le Cardinal Eyt que « nous ne sommes pas deux mille ans après Jésus Christ mais deux mille ans avec lui ». Il est le Chemin, la Vérité et la Vie, c’est par lui et avec lui que nous allons vers le Père.

Alors, n’hésitons pas à parler de fêtes de “début d’année”, même le 31 décembre ; nous ne sommes en effet qu’au début de l’année liturgique. On ne vit pas de la même manière quand on commence une chose et quand on la finit. Bonnes fêtes de début d’année à tous.

Retrouver le vrai Noël


A quelques jours de Noël, nos villes et nos bourgs ont pris un air de fête. Les rues et les magasins sont illuminés. Dans nos maisons, on se prépare activement à faire la fête. Les publicités nous annoncent un Noël de rêve.

Mais quand on y regarde de plus près, on voit bien que ces festivités ne seront pas possibles pour tous. En raison de la crise, de nombreuses familles sont en grande difficulté. Les organismes de secours nous rappellent la situation dramatique de nombreux jeunes et moins jeunes. Faute d’argent à cause du chômage, beaucoup fêteront Noël maigrement.

Mais si nous regardons de près l’évangile de saint Luc, nous découvrons que le premier Noël fut un Noël d’austérité. Marie et Joseph sont loin de chez eux. Jésus naîtra pauvre dans un abri de fortune et dans un pays soumis à l’occupation étrangère. Ses premiers visiteurs ont été des pauvres.

C’est ainsi que Dieu nous rejoint dans nos situations de détresse. Il se fait petit enfant pour être « Emmanuel », Dieu avec nous. Avec lui, c’est la bonne nouvelle qui est annoncée à tous ceux et celles qui n’en peuvent plus de souffrir de l’exclusion et de la solitude.

Bien sûr, ce Sauveur ne vient pas pour résoudre tous nos problèmes matériels. Il a bien mieux à faire que de jouer au magicien. Avec la puissance de l’Esprit, il vient nous annoncer une bonne nouvelle. Pour l’accueillir vraiment, il nous faut avoir un cœur de pauvre, entièrement ouvert au don de Dieu

Vivre Noël, ce n’est pas d’abord faire la fête ; c’est accueillir le Sauveur qui vient faire naître en nous une grande espérance. Ce temps de l’Avent nous est donné pour nous mettre en route vers Celui qui ne cesse de venir à nous.

 

Prier le chapelet

Le Chapelet ! Un moyen simple de prier avec l’intercession de Marie. Il a son succès auprès de nombreux chrétiens catholiques. Sa récitation, usuelle de plusieurs siècles, ne peut que fortifier la foi, l’espérance du monde à venir, la nécessité d’aimer à l’image du Christ pour gagner le Royaume des cieux. Le Pape Jean Paul II l’a dit « ma prière préférée », celle des humbles et des pauvres.

Durant quelques années, ayant été directeur adjoint des pèlerinages diocésains à Lourdes, je me permets de signaler qu’il est diffusé chaque jour sur la radio chrétienne (RCF) et sur la télévision (KTO – sauf samedi et dimanche), en lien avec sa récitation à 15 H.30 à la Grotte de Lourdes. En ce lieu , en différentes apparitions à la petite Bernadette SOUBIROUS, la Vierge Marie, l’Immaculée Conception, le portait à son bras et l’a même prié avec cette jeune fille de 14 ans à plusieurs reprises.

Dans ma 88ème année, je pense pouvoir le recommander aux personnes âgées chrétiennes, en solitude, malades, en maisons de retraite, jusqu’à réciter le Rosaire dont le mois d’octobre y est spécialement consacré.

Notons, pour ceux qui ne le sauraient pas, que le Rosaire est composé de la récitation de 4 chapelets, appelés mystères joyeux, douloureux, glorieux, auxquels Jean Paul II a rajouté les mystères lumineux. Tous ces mystères rappellent la vie du Christ à laquelle est étroitement unie la vie de Marie ; avec une affectation à chaque « dizaine ». Ils demandent à être médités, intentionnés, avec au cœur l’amour de Jésus et Marie.

Il n’est pas inutile de savoir que cette récitation du chapelet, avec répétition fréquente de « Je vous salue Marie » a été parfois fortement critiquée jusque parmi des chrétiens.

Puis-je me permettre une confidence de ma prime jeunesse située dans les années 30. Cinquième enfant d’une famille dont le père était tailleur d’habits à Buxy, sur la côte chalonnaise, j’adorais me rendre sur la colline, les chaumes, en détente et découvertes. Au printemps j’aimais cueillir des violettes, humbles et discrètes fleurs, mais si parfumées ! Vous ne me voyez pas en rapporter 2 ou 3 à ma mère. Il fallait confectionner un bouquet, bien garni, avec autour quelques feuilles. Maman était toute heureuse de mon offrande !

Même si chaque grain du chapelet n’est pas pensé, médité, il a sa valeur. Notre maman du ciel est toute heureuse d’en recevoir un bouquet bien garni avec le chapelet ou le rosaire. Pour cette offrande les cœurs simples et aimants sont invités à sa récitation quotidienne … quand c’est possible. Pour plus de précisions il est facile d’interroger prêtres ou laïcs qui le récitent.

Qu’avec joie et amour le chapelet prenne place dans nos vies !

Père Jean M.

Le temps de l’avènement

Le dimanche 1er décembre, nous entrons dans le temps de l’avent. Ce mot vient du latin « aventus » qui signifie « avènement » .  Cette période commence quatre semaines avant Noël. Elle marque le début d’une nouvelle année liturgique. On y rappelle la longue attente du peuple de l’Ancien Testament. Cette attente trouve son aboutissement dans la naissance du Christ Sauveur dans une grotte de Bethléem.

Ce Jésus qui est entré dans l’histoire des hommes est aussi celui qui reviendra. Il ne s’agit donc pas seulement de nous préparer à Noël comme à une fête d’anniversaire. L’important c’est aussi et surtout de nous préparer au grand retour du Christ dans la gloire à la fin du monde. C’est le but de notre vie. Dès le premier dimanche, une consigne de la plus haute importance nous est donnée : VEILLEZ« .

Veiller c’est être vigilant, c’est reconnaître le Seigneur qui frappe à notre porte. Ne nous laissons pas distraire par les flonflons et les bruits qui entourent cette période. Au milieu de nous, se tient Celui que nous ne connaissons pas. Il attend de nous que nous que nous lui donnions la première place dans notre vie. Il compte sur nous pour témoigner aux yeux du monde que Noël c’est d’abord une fête chrétienne.

Un mois consacré aux défunts

Le mois de novembre est traditionnellement consacré à la prière pour les défunts. Ils font partie de notre vie, de notre histoire. Leur départ a été pour nous une séparation douloureuse. Beaucoup ont de la peine à s’en remettre ; pensons à la douleur de ces parents qui ont vu partir leur enfant dans un accident, une maladie, une mort violente… Pour d’autres cela s’est passé d’une manière plus paisible. C’est ce qui arrive quand on sait qu’un défunt a vécu toute sa vie pour cette rencontre avec le Seigneur.

Prier pour les défunts, c’est raviver notre espérance face à la réalité mystérieuse de la mort. Nous nous rappelons que la résurrection de Jésus nous ouvre un chemin. Avec lui nous sommes sûrs de triompher de la mort et du péché, dès maintenant et pour l’éternité.

Cette prière nous invite également à réfléchir sur notre vie et à voir ce qui en fait la valeur. La seule chose qui en restera c’est notre amour pour Dieu et pour tous nos frères. Tout ce que nous aurons fait au plus petit d’entre les siens c’est à lui que nous l’aurons fait. « Dis-moi quel est ton amour et je te dirai qui tu es. » (Saint Jean Paul II)

Pour nous chrétiens, la mort est un passage vers le monde de Dieu. Voici un texte de Mgr Rabine qui nous le dit autrement :
« Une des formes les plus saisissantes de la mort m’a toujours semblé être celle-ci : un bateau s’en va : il va quitter notre rive. Pour nous qui sommes sur cette rive, nous voyons les passagers du bateau qui nous quittent. Cela nous rend tristes. Mais pour ceux qui sont de l’autre côté, quelle joie de les voir arriver. Et pour ceux qui sont partis, après la tristesse des adieux à ceux qu’ils aiment et qui les aiment, quel bonheur de découvrir enfin ces horizons infinis, horizons infiniment plus beaux que ceux qu’ils ont laissé ici sur notre rive. Et voilà qu’en pensant au bonheur qui les attend, nous oublions notre tristesse, notre peine et que nous nous réjouissons de les savoir plus heureux qu’ici. Notre rive à nous c’est la terre. L’autre rive où ils parviennent c’est le ciel. C’est ça la mort. Il n’y a pas de morts mais des vivants sur les deux rives. » Mgr Joseph Rabine (D’une rive à l’autre)

Tout au long de ce mois de Novembre, nous accompagnerons nos défunts de notre prière fraternelle. Nous penserons aussi à remercier le Seigneur de ce qu’ils ont été pour nous. C’est en effet grâce à eux que nous sommes devenus ce que nous sommes. Et surtout, nous laisserons le Christ entrer dans notre vie car il veut nous aider à faire de notre vie une marche vers ce que l’Évangile appelle le « Royaume de Dieu. »
Jean C.

Après quoi courons-nous ?

Après quoi courons-nous ?
Pour envoyer un homme dans une guerre : cinq cent mille euros.
Pour envoyer un homme dans l’espace, quarante mille euros.
Pour éviter à un homme de mourir de faim : Huit euros.
Après quoi courons-nous ?

Voulez-vous avoir un poste de télévision ?
Si vous êtes très pauvres, vous l’achèterez à crédit. Vous le paierez donc en fin de compte, bien au-dessus de son prix.
Si vous êtes dans la moyenne, ou un peu au-dessus, vous l’achèterez au prix affiché.
Si vous êtes riche, vous aurez sûrement un ami bien placé qui vous le fera avoir pour trente pour cent de réduction
Si vous êtes très riche, le fabriquant vous l’offrira.
Après quoi courons-nous ?

J’avais faim
J’avais faim, tu m’as conseillé de faire la queue.
J’avais faim, tu as créé une commission.
J’avais faim, tu as envoyé une sonde sur Mars.
J’avais faim, tu m’as répondu : « C’est la vie. »
J’avais faim : tu m’as répondu : « Nous n’embauchons pas des plus de trente cinq ans »
J’avais faim, ta réponse : « Que le Seigneur te vienne en aide. »
J’avais faim, ta réaction : « ça n’est pas possible.
J’avais faim, ta réponse : « La machine t’a remplacé ».
J’avais faim, tu ne manquais pas d’argent pour fabriquer des bombes.
J’avais faim, tu m’as répondu : « Il y aura toujours des pauvres. »
Après quoi courons-nous ?
(Pierre Trevet)


Contre le racisme
Dans un avion …..
Quel est votre problème, Madame ? demande l’hôtesse.
Mais vous ne le voyez donc pas ? répond la dame. Vous m’avez placée à côté d’un noir. Je ne supporte pas de rester à côté d’un de ces êtres dégoûtants. Donnez-moi un autre siège !
S’il vous plaît,calmez-vous, dit l’hôtesse. Presque toutes les places de ce vol sont prises. Je vais voir s’il y a une place disponible.
L’hôtesse s’éloigne et revient quelques minutes plus tard.
J’ai parlé au commandant et il m’a confirmé qu’il n’y plus de place dans la classe économique. Toutefois, nous avons encore une place en première classe.
Avant que la dame puisse faire le moindre commentaire, l’hôtesse de l’air continue : il est tout a fait inhabituel dans notre compagnie de permettre à une personne de classe économique de s’asseoir en première classe. Mais, vu les circonstances, le commandant trouve qu’il serait scandaleux d’obliger quelqu’un à s’asseoir à côté d’une personne aussi répugnante. Et s’adressant au noir, l’hôtesse lui dit : Donc, Monsieur, si vous le souhaitez, prenez votre bagage à main car un siège en première classe vous attend.
Et tous les passagers autour, qui, choqués, assistaient à la scène se levèrent et applaudirent. …..