Jeudi de la 31ème semaine du temps ordinaire – 5 novembre 5026

Joie au ciel 
 
pour un seul pécheur qui se convertit 
Évangile selon saint Luc (15, 1-10)
 
Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui: «Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux!» Alors Jésus leur dit cette parabole: «Si l’un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve? Quand il l’a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins; il leur dit: “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue!”
«Je vous le dis: C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion.
«Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve? Quand elle l’a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit: “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue!”
« De même, je vous le dis: Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit.»
© AELF
 
 
Méditation
L’Évangile nous décrit la miséricorde de Dieu et sa joie de retrouver le pécheur qui revient à lui. Nous connaissons tous cette parabole de la brebis perdue. L’Évangile  nous parle d’un homme qui a cent brebis et qui en perd une. Il laisse de côté les 99 pour aller à la recherche de celle qui est égarée. Mais notre pape François lisait cette parabole en l’inversant. Il nous disait que « l’Église  possède une brebis et qu’elle en a perdu 99 ». L’urgence n’est pas d’entretenir celle qui est restée fidèle mais de partir à la recherche du troupeau perdu. C’est ce que nous lisons à la fin de l’Évangile  de saint Marc : « Allez dans le monde entier : de tous les peuples, faites des disciples. »
 
Mais voilà que dans l’Évangile de ce jour, Jésus met l’accent sur un problème grave. Tout au long de son ministère, il s’est trouvé face à des scribes et des pharisiens qui lui ont reproché de faire bon accueil aux pécheurs. Eux-mêmes sont restés fidèles à la tradition jusque dans ses moindres détails. Mais Jésus leur reproche de confondre fidélité et raideur. C’est pour eux qu’il raconte ces paraboles. Il voudrait leur faire comprendre qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdu. Pour lui, ils sont tellement importants qu’il est allé jusqu’à donner sa vie pour eux sur une croix.
 
Aujourd’hui encore, ils sont nombreux ceux et celles qui se sont détournés de Dieu. Alors, il fait tout pour les retrouver. C’est pour cela que Jésus est venu dans le monde. Il veut à tout prix chercher et sauver ceux qui courent à leur perdition. Certains croient que leur situation est désespérée. Mais pour Dieu, cela n’est pas vrai. Il est toujours capable de venir les chercher très loin et très bas.
 
Le grand message de cet Évangile c’est la joie extraordinaire de Dieu quand un seul pécheur se convertit. Et il veut tous nous associer à cette joie. Avec lui, le passé est passé. Désormais c’est un nouveau départ qui commence. Chaque fois que nous allons nous confesser c’est un jour de fête.
 
En ce jour, nous te prions Seigneur : apprends-nous à ne pas mépriser les pécheurs mais à les regarder comme tu les vois. Donne-nous d’être auprès d’eux des témoins de ta miséricorde pour tous. Amen
 

Mercredi de la 31ème semaine du temps ordinaire 2026

Pour venir à Jésus…

 

Évangile selon saint Luc 14,25-33.
De grandes foules faisaient route avec Jésus; il se retourna et leur dit: «Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple. Quel est celui d’entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout? Car, s’il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le verront se moqueront de lui: “Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever!” Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui vient l’attaquer avec vingt mille? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander la paix. «De même, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tous ses biens ne peut pas être mon disciple.» AELF
 
************************************
 
Méditation : Les paroles que nous venons d’entendre sont déroutantes. Jésus nous invite à l’aventure. Il nous demande un vrai saut dans l’inconnu. Si nous voulons être ses disciples, il nous faut accepter les conditions qu’il pose : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses frères, ses sœurs et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. » Ce qui est premier, c’est de laisser le Christ remplir notre vie de l’amour qui est en lui. Nos affections naturelles sont limitées et imparfaites. Elles sont souvent mêlées d’égoïsme. Le Seigneur nous demande d’y renoncer pour accueillir son amour désintéressé et intensément généreux.
 
Pour aller à Jésus, il nous faut « haïr » ce qui n’est pas lui. Le commandement de l’amour du prochain est toujours là. Mais le Christ nous demande aujourd’hui de réorganiser notre vie affective. Dieu doit passer avant tout. On lui doit tout. Il est notre priorité absolue. Son amour fera naître en nos cœurs un nouvel amour pour les membres de nos familles.
 
Trop souvent, nous nous contentons d’un programme minimum. Celui qui veut suivre Jésus doit réfléchir. Il doit se demander s’il est prêt à tout mettre en œuvre pour le faire sérieusement. Si ce n’est pas le cas, il sera comme celui qui veut bâtir une tour mais qui n’a pas assez d’argent pour l’achever. De même, celui qui veut partir en guerre doit commencer par s’asseoir et réfléchir. C’est encore plus vrai si nous voulons être disciples du Christ : nous devons être lucides sur nos moyens et nos faiblesses.
 
Aujourd’hui, le Christ nous met en garde contre le danger d’être « un chrétien à moitié ». Ce comportement ne peut convaincre personne. Bien au contraire, il ne fera que provoquer scandale et rejet. Il se creuse souvent un fossé entre ce que nous disons en tant que chrétiens et la manière dont nous vivons. Et alors, on se moque de nous comme dans la parabole de l’Évangile. Si nous voulons être crédibles, il nous faut mettre de l’ordre dans notre vie. Si nous donnons à Dieu la première place sans y mettre de conditions, alors notre vie trouvera le bon cap. Le faire à moitié, ça ne marche vraiment pas.
 
Seigneur Jésus, donne-nous de ne jamais oublier ta présence. Alors nous serons heureux d’être aimés tels que nous sommes. Jésus, Fils de Dieu, tu es la joie de nos cœurs. Amen
 
 

Mardi de la 31ème semaine du temps ordinaire – 3 novembre 2026

« Tu nous invites à la fête… »  

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,15-24.
En entendant parler Jésus, un des convives lui dit : « Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu ! » Jésus lui dit : « Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. À l’heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, tout est prêt.” Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser. Le premier lui dit : “J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; je t’en prie, excuse-moi.” Un autre dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi.” Un troisième dit : “Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne peux pas venir.” De retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors, pris de colère, le maître de maison dit à son serviteur : “Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville ; les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux, amène-les ici.” Le serviteur revint lui dire : “Maître, ce que tu as ordonné est exécuté, et il reste encore de la place.” Le maître dit alors au serviteur : “Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner.” »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
Méditation

Cet Évangile nous annonce une bonne nouvelle : Dieu nous invite tous à la fête. Il attend notre réponse. Aujourd’hui, il nous parle de ces invités qui n’ont pas daigné donner suite à son appel. Il n’y a aucune hostilité de leur part. En fait, ils sont trop occupés : « Les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie » prennent toutes leurs énergies. Ils n’ont pas le temps.

En réponse à ce refus, Dieu envoie ses serviteurs « sur les places et dans les rues de la ville ». Il leur demande de faire entrer « les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux ». Il faut savoir que tous ces gens étaient exclus du temple : il fallait absolument éviter qu’ils ne profanent le sanctuaire et son contenu. Mais aujourd’hui, Dieu nous révèle qu’ils ont la première place dans le cœur de Dieu.

« Force-les à entrer pour que ma maison soit remplie… » Non, il ne s’agit pas de forcer quelqu’un à la foi. Cette insistance s’adresse à des gens qui n’osent pas croire qu’ils sont vraiment invités. Plus tard, l’Église sera ouverte aux non Juifs qui n’avaient aucun droit à y entrer. Saint Luc nous révèle un Dieu qui veut le salut de tous les hommes.

Journée de prière pour les défunts : 2 novembre 2026

Textes pour célébrer
Monition d’ouverture
Le Seigneur Jésus, Prince de la paix, a souffert la Passion et la mort sur la croix, au terme d’un procès injuste. Sa Résurrection au troisième jour est au cœur de l’espérance chrétienne. L’eucharistie célébrée pour tous les défunts en ce 2 novembre s’éclaire à la lumière de la Résurrection du Christ.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14, 1-6
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Que votre cœur ne soit pas bouleversé :
vous croyez en Dieu,
croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père,
il y a de nombreuses demeures ;
sinon, vous aurais-je dit :
“Je pars vous préparer une place” ?
Quand je serai parti vous préparer une place,
je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi,
afin que là où je suis,
vous soyez, vous aussi.
Pour aller où je vais,
vous savez le chemin. »
Thomas lui dit :
« Seigneur, nous ne savons pas où tu vas.
Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond :
« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ;
personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
(AELF)

Pistes pour l’homélie
Le mois de novembre est traditionnellement consacré à la prière pour les défunts. Ils font partie de notre vie, de notre histoire. Leur départ a été pour nous une séparation douloureuse. Beaucoup ont de la peine à s’en remettre ; pensons à la douleur de ces parents qui ont vu partir leur enfant dans un accident, une maladie, une mort violente… Pour d’autres cela s’est passé d’une manière plus paisible. C’est ce qui arrive quand on sait qu’un défunt a vécu toute sa vie pour cette rencontre avec le Seigneur.

Prier pour les défunts, c’est raviver notre espérance face à la réalité mystérieuse de la mort. Nous nous rappelons que la résurrection de Jésus nous ouvre un chemin. Avec lui nous sommes sûrs de triompher de la mort et du péché, dès maintenant et pour l’éternité. Cette prière nous invite également à réfléchir sur notre vie et à voir ce qui en fait la valeur. La seule chose qui en restera c’est notre amour pour Dieu et pour tous nos frères. Tout ce que nous aurons fait au plus petit d’entre les siens c’est à lui que nous l’aurons fait. « Dis-moi quel est ton amour et je te dirai qui tu es. » (Jean Paul II)

L’Évangile qui nous est proposé en ce jour nous ramène au soir du Jeudi Saint. Jésus annonce à ses disciples son départ ver le Père. Mais son enseignement se veut rassurant. Ce départ n’est pas un abandon ni une fuite : Jésus leur annonce qu’il leur prépare une place dans la Maison de son Père. Cette annonce est une bonne nouvelle, un appel à vivre dans l’espérance. Les épreuves ne manqueront pas : dans quelques heures, ce sera la Passion et la mort de leur Maître ; par la suite, ils connaîtront le temps des persécutions.

Mais rien ne doit troubler l’espérance des chrétiens : le Christ reste bien présent au milieu d’eux. Il est « le chemin, la Vérité et la Vie ». C’est en passant par lui que nous allons au Père. Jésus n’est pas un simple chef religieux qui enseigne dans une synagogue. Son enseignement s’est répandu sur les routes de Galilée, de Samarie et de Judée. Ce qu’il faut bien comprendre c’est que ce chemin n’est plus un lieu ni une destination mais une rencontre, une parole partagée avec Jésus. C’est en lui que nous trouvons la plénitude de la vérité. En dehors de lui, nous allons à notre perte.

Avec le Christ ressuscité, notre vie devient un chemin d’espérance, un chemin de confiance. Notre vie se trouve transformée par l’amour qui est en Dieu. Sa Parole nous met en mouvement. Elle nous appelle à une conversion de nos vies, de nos raisonnements et de nos mentalités. C’est nécessaire si nous voulons que l’amour de Dieu habite et rayonne dans nos vies. Aujourd’hui comme autrefois, l’appel du Christ se fait entendre : « Croyez en moi. »

Ce Jésus qui s’adressait à ses apôtres est « Dieu avec nous » ; chaque jour, c’est lui qui vient à nous comme lumière dans la nuit ; il n’a jamais cessé de nous aimer. Et quand nous tombons, il vient nous dire : « Reprends confiance en toi ; remets-toi en route ; tu vaux plus que ce que tu crois ; je suis avec toi pour te prendre par la main quand tu risques de flancher. » Croire en Jésus, c’est renaître chaque jour à l’espérance, à la confiance et au courage de vivre. Cela ne devient possible que si nous le fréquentons assidument par la prière, la méditation de l’Évangile et l’Eucharistie.

Jésus termine son discours par une prédiction solennelle : « Celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi. » Ce mot « œuvre » nous renvoie à la grande œuvre de Dieu qui est de libérer son peuple. Nous y sommes tous associés : le même Dieu veut libérer l’humanité de tous ses esclavages ; comme les apôtres, nous sommes envoyés pour être les messagers de cette bonne nouvelle.

En ce jour, nous rendons grâce pour cette lumière de la foi qui nous a été donnée. Par elle, c’est le Christ qui éclaire nos pas plus ou moins hésitants en direction du Royaume de Dieu. Nous le prions les uns pour les autres : qu’il nous rende plus disponibles pour témoigner de son amour qui vient sauver tous les hommes.

En ce jpur, nous rendons grâce pour cette lumière de la foi qui nous a été donnée. Par elle, c’est le Christ qui éclaire nos pas plus ou moins hésitants en direction du Royaume de Dieu. Par l’intercession de la Vierge Marie, nous le prions les uns pour les autres : qu’il nous rende plus disponibles pour témoigner de son amour qui vient sauver tous les hommes.

Prière universelle
Introduction
Par Jésus Christ,
mort et ressuscité pour tous les hommes,
prions le Père source de toute vie

Intentions
1. Pour nos frères et sœurs qui sont éprouvés
par le deuil d’un être cher, parfois leur propre enfant ;
que l’espérance de la résurrection éclaire leur route,
ensemble prions.

2. Pour ceux qui souffrent des guerres, de la faim,
de la violence ou du terrorisme.
Et pour les victimes des catastrophes naturelles,
ensemble prions.

3. Pour l’Église et ses pasteurs,
pour les baptisés de Pâques ;
pour nos paroisses petites ou grandes.
Qu’elles trouvent la joie dans la prière,
le témoignage et le service,
ensemble prions.

Conclusion
Dieu de toute bonté,
tu nous as donné ton propre Fils
comme notre Seigneur et notre frère.
Nous t’en prions, fais grandir
la fraternité sur cette terre,
toi qui es un Dieu bon et ami des hommes,
avec ton Fils et le Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.

Fête de tous les saints – 1er novembre 2026

Un cortège de joie !
Toussaint est une marche : un cortège de joie au pays de Dieu, lorsque l’humanité arrive au terme du chemin et découvre que sa route, chaotique parfois, détournée souvent, conduit pourtant au bonheur promis du Royaume des cieux. C’est ce bonheur qui éclaire aujourd’hui notre fête, quand la Toussaint nous donne de découvrir émer veillés où nous conduisent nos pas, après et avec tous les saints, nos frères en humanité déjà illuminés du soleil de Pâques.

Homélie
Textes bibliques : Lire
En ce jour de Toussaint, nos églises accueillent plus de monde que d’habitude. Nombreux sont ceux qui, ce jour-là, reviennent à leur lieu d’origine. C’est à nous tous que le Christ adresse son message d’espérance aujourd’hui. Cette fête de la Toussaint c’est la fête de la victoire. Nous célébrons la victoire de la vie sur la mort tout comme le jour de Pâques. D’ailleurs, ces deux fêtes sont intimement liées l’une à l’autre.

En effet, le jour de Pâques, les amis de Jésus se sont rendus à son tombeau. Et le jour de Toussaint, nous avons l’habitude de nous rendre auprès des tombes de nos défunts. Mais comme le jour de Pâques, nous devons nous rappeler cet appel de l’évangile: « Ne cherchez pas parmi les morts celui qui est vivant. » Jésus lui-même nous dit que Dieu, s’adressant à Moïse, lui dit: « Je suis le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ». Et Jésus ajoute : « Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants ». C’est à cela qu’il nous faut penser sur la tombe de nos défunts.

Cette fête d’aujourd’hui nous annonce notre résurrection. Elle nous rappelle que nous sommes appelés à vivre pour toujours avec le Christ ressuscité. Notre vie actuelle est une marche vers ce Royaume de Dieu auquel nous sommes tous invités. C’est maintenant que nous entrons ou que nous refusons d’entrer dans cette vie nouvelle. Tout dépend de l’amour que nous mettons dans notre vie.

En ce jour, nous nous tournons vers ceux qui nous ont précédés sur ce chemin, vers tous les saints du ciel, tous ceux qui vivent pour toujours dans la joie auprès de Dieu. Ils sont proclamés bienheureux parce qu’ils ont écouté la Parole de Dieu et qu’ils l’ont mise en pratique. Cette multitude de saints que nous fêtons aujourd’hui, cette foule immense, impossible à dénombrer, ce n’étaient pas des gens extraordinaires. C’étaient des gens comme nous. Ils ont connu la même vie, les mêmes souffrances, les mêmes difficultés et souvent les mêmes péchés que nous. Mais tout au long de leur existence terrestre, ils se sont efforcés de vivre l’évangile des béatitudes, celui que nous venons d’écouter.

Quand Jésus disait: « Bienheureux les pauvres de cœur ; le Royaume des cieux est à eux », ils ont compris qu’il était absolument nécessaire de se détacher des richesses et des pouvoirs de ce monde. Ils ont compris que l’attachement excessif aux pouvoirs de ce monde nous empêche d’être disponibles aux appels du Seigneur. Pour donner la priorité à Dieu, il faut accepter des renoncements.

Quand Jésus nous dit : « heureux les doux… Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice… Heureux les miséricordieux… » il nous dit aussi : « Aimez-vous les uns les autres. » Cela passe par des choses toutes simples: par exemple savoir interpréter avec bienveillance les attitudes d’autrui, être capable de se taire pour écouter l’autre, se rendre disponible pour répondre à un appel, et, à travers tout cela, savoir reconnaître le Seigneur en tous ceux que nous rencontrons.

Tout cela a été vécu sans bruit par les saints que nous fêtons aujourd’hui, le plus souvent dans l’anonymat. Et quand je parle des saints, ce n’est pas seulement ceux qui ont été canonisés, ceux qui ont été reconnus officiellement par l’Église. Il y a aussi la foule immense de tous ceux qui ont suivi le Christ, ceux de nos familles et tous ceux que nous ne connaissons pas.

Cela veut dire que pour nous aussi la sainteté est à portée de main. Elle nous est donnée en germe au jour de notre baptême. La sainteté n’est rien d’autre que la vocation chrétienne vécue comme elle doit l’être dans toutes les situations de notre vie; c’est la fidélité scrupuleuse aux engagements de notre baptême, c’est la mise en pratique de tout l’évangile dans toute notre vie.

Nous sommes tous appelés à la sainteté. Pour y parvenir, nous n’avons pas à abandonner nos obligations: il s’agit de vivre la situation qui est la nôtre en nous inspirant de l’évangile des béatitudes. Celui qui le prend au sérieux sera entraîné beaucoup plus loin qu’il ne croyait. Il devra parfois aller à contrecourant de la mentalité du monde, de toutes ces propagandes que nous entendons autour de nous et qui ne sont pas toujours conformes à la mentalité de l’évangile.

En ce jour nous nous tournons ensemble vers le Christ et nous lui demandons qu’il soit notre guide et notre lumière comme il l’a été pour les saints que nous fêtons en ce jour. Il est présent parmi nous pour raviver notre foi et notre espérance. Il nous appelle à le suivre pour rejoindre la foule immense de tous ceux qui nous ont précédés. C’est dans cette espérance que nous le prions en ce jour.

Prière universelle (revue Feu Nouveau)
Que notre prière aujourd’hui soit louange aux couleurs des béatitudes ; qu’elle ajuste nos cœurs à la mesure du Royaume de Dieu.

Intentions
Seigneur, tu as dit : « Heureux les artisans de paix ». Pour ceux qui font renaître la fraternité entre les hommes, béni sois-tu ! Mets au cœur de chacun l’Esprit de sainteté, l‘Esprit de concorde.

Seigneur, tu as dit : « Heureux les miséricordieux ». Pour ceux qui font taire la vengeance et parler la douceur, béni sois-tu ! Mets au cœur de chacun l’Esprit de sainteté, l‘Esprit de réconciliation.

Seigneur, tu as dit : « Heureux les affamés de justice ». Pour ceux qui cherchent l’harmonie entre les nations et luttent pour les droits des écrasés, béni sois-tu ! Mets au cœur de chacun l’Esprit de sainteté, l‘Esprit de solidarité…

Seigneur, tu as dit : « Heureux les pauvres de cœurs ». Pour ceux qui mettent leur vie au service des plus humbles et s’engagent pour la dignité de tous les petits, béni sois-tu ! Mets au cœur de chacun l’Esprit de sainteté, l‘Esprit de bienveillance.

Conclusion
Oui, Seigneur, que ton Esprit habite nos cœurs pour les façonner en terre d’Évangile ; qu’il nous prépare ainsi à partager le bonheur que tu promets à ceux qui se remettent avec confiance entre tes mains de Père, par Jésus Christ ton fils et notre frère pour les siècles des siècles.

Samedi de la 30ème semaine du temps ordinaire 2026

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,1.7-11.
Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient.
Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit :
« Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi.
Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place.
Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi.
En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris


Commentaire
Dans les transports comme dans les repas, c’est toujours la même chose : Le premier arrivé se précipite vers la meilleure place disponible. L’Évangile de ce jour nous recommande de choisir la dernière. C’est celle que le Christ lui-même a choisie. Il a voulu être pauvre parmi les pauvres.

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus conseillait de ne se rechercher en rien ; Elle disait que dès qu’on se recherche, on cesse d’aimer. Lorsqu’on aime vraiment son prochain, on lui lasse ce qu’il y a de meilleur et de plus honorable.

Le Christ lui-même nous a donné l’exemple. S’il a pris la dernière place, c’est parce qu’il nous aime tous d’un amour infini. Mais pour l’atteindre, il faut accepter de le suivre à la dernière place.


Autre commentaire
« Quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé »
Il nous arrive de faire effort pour avancer dans la vertu et nous recevons certaines grâces ; mais certaines autres nous sont refusées et nous voilà dans une prostration profonde. Il n’est pas un homme, en effet, qui atteigne toute la vertu qu’il désire, parce que Dieu tout-puissant qui sonde les cœurs met une borne même aux progrès spirituels, afin que, devant son impuissance à parvenir au but de ses efforts, l’homme ne s’enorgueillisse pas de ce qu’il peut atteindre. Voilà pourquoi lui aussi, le grand prédicateur, qui avait été transporté au troisième ciel et qui avait pénétré les secrets du paradis, était, après cette révélation, impuissant à vivre dans la paix et à l’abri de la tentation. Mais comme Dieu tout-puissant a établi pour l’homme des limites qui ne pourront être dépassées, s’il a élevé le prédicateur à la connaissance des choses d’en-haut, il l’a ramené aussi aux souffrances de sa faiblesse afin qu’en découvrant la mesure de sa capacité, au moment où il tentait, sans y réussir, de savourer une tranquillité sereine, Paul ne fût pas entraîné par l’orgueil hors de lui-même et fût contraint, dans l’humilité, à revenir sans cesse à l’intérieur de ses limites.

Vendredi de la 30ème semaine du temps ordinaire 2026

Guérison d’un hydropique
 Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14,1-6.
Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie. Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? » Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller. Puis il leur dit : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » Et ils furent incapables de trouver une réponse.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
Méditation
Jésus se trouve devant un homme atteint d’hydropisie. L’Évangile ne dit pas que ce malade lui demandait la guérison. C’est Jésus qui fait le premier pas. Il en est toujours ainsi. Il va à la rencontre de tous, y compris de ceux qui s’opposent à lui. Aucune barrière sociale ou religieuse ne fait obstacle à son amour. Il est venu chercher et sauver ceux qui sont perdus.
 
Les pharisiens sont là aussi, mais ils ne cherchent qu’à le prendre en défaut. Ils n’ont aucune pitié pour cet homme. Sa maladie était considérée comme la conséquence d’une faute. Jésus voudrait montrer aux pharisiens que l’amour est supérieur à la loi. Guérir un malade le jour du Sabbat c’est une manière d’honorer les actes de Dieu libérateur et sauveur.
 

Comme ce malade, nous sommes invités à nous tenir bien simplement en présence de Jésus en ne pensant qu’à son amour. Nous allons à lui tels que nous sommes. Nous lui confions tout ce qui nous préoccupe. Il ne vient pas pour nous juger mais pour nous guérir et nous sauver. Il n’hésite pas à venir nous chercher très loin et très bas. Il veut nous faire remonter vers la Lumière. Avec lui, nous retrouvons notre place dans le monde des vivants.   

=====================
 

« Ils gardèrent le silence. » Pour les hommes de la parole que sont les pharisiens et les docteurs de la Loi, c’est pour le moins paradoxal. Eux qui sont habitués à discourir sans fin pour interpréter la Loi dans ses moindres détails, les voici incapables de répondre. Ils n’ouvrent pas la bouche, devenant ainsi semblables aux idoles païennes. Dieu rend la vie à la main desséchée quand ceux qui scrutent la Loi écrite par la main de Dieu voient la sécheresse de leur cœur être dévoilée. Ils n’ont pas compris que la Loi était source de vie, faite pour la vie. Ils en ont fait une idole et en partagent la condition : être incapable de délivrer une parole, de révéler le sens, le Verbe. Notre foi est-elle aussi une idole pour nous ? La parole de l’Évangile prend-elle chair dans notre existence par des comportements concrets, ou sommes-nous enfermés comme beaucoup de nos contemporains dans les idoles du paraître, du confort et du plaisir ?  

Jeudi de la 30ème semaine du temps ordinaire – 29 octobre 2026

« Allez dire à ce renard… » 
 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13, 31-35

En ce jour-là,
quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire :
« Pars, va-t’en d’ici :
Hérode veut te tuer. »
Il leur répliqua :
« Allez dire à ce renard :
voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons
aujourd’hui et demain,
et, le troisième jour, j’arrive au terme.
Mais il me faut continuer ma route
aujourd’hui, demain et le jour suivant,  
car il ne convient pas
qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.

Jérusalem, Jérusalem,
toi qui tues les prophètes
et qui lapides ceux qui te sont envoyés,
combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants
comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes,
et vous n’avez pas voulu !
Voici que votre temple est abandonné à vous-mêmes.
Je vous le déclare :
vous ne me verrez plus
jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (AELF)

Méditation 
Hérode cherche à faire mourir Jésus. Les pharisiens l’avertissent de ce danger. Ils lui conseillent de partir sans danger pour échapper à cette menace de mort. Ils auraient dû se réjouir de la venue de Celui qui avait été annoncé par les prophètes. Au lieu de cela, ils cherchent à l’éloigner.

Mais devant Jésus, la menace et la terreur ne fonctionnent pas. Il veut aller jusqu’au bout de sa mission. Il a été envoyé pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Et cette mission trouvera son accomplissement sur la croix. C’est en la regardant que tous les hommes de tous les temps reconnaîtront un signe son amour infini.
 
En se donnant jusqu’au bout, Jésus se veut solidaire de tous les prophètes de tous les temps mis à mort pour la justice. Mais rien ne peut l’empêcher de vouloir « rassembler ses enfants  comme une poule rassemble ses poussins sous son aile ».
 
Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle
Changez de vie, croyez que Dieu vous aime !

Saint Simon et saint Jude Apôtres – 28 octobre 2026

 Disciples – Missionnaires

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6, 12-19.
En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres : Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître.
Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. (AELF)

 

Méditation :
L’Évangile de ce jour nous ramène à un moment où Jésus se prépare à une décision importante : Tout commence par un temps de prière : Il passa toute la nuit à prier Dieu ». C’est un exemple qu’il nous donne : Quand nous avons à faire des choix qui engagent toute notre vie, nous sommes invités à prendre le temps de la prière. C’est ce que nous faisons en commençant chacune de nos journées.

« Le jour venu, il appela ses disciples… » Le disciple, c’est celui qui se met à l’école de son maître ; il le suit et l’écoute. « Il en choisit douze auxquels il donna le nom d’apôtres ». L’apôtre c’est l’envoyé, le missionnaire? Après la Pentecôte, ils seront tous envoyés pour annoncer l’Évangile au monde entier.

En lisant cet Évangile, nous remarquons que Jésus choisit des gens très différents. D’un côté, nous avons Simon le Zélote, farouchement opposé à l’occupant Romain. A l’opposé, nous trouvons Matthieu le publicain qui collabore avec les ennemis d’Israël. Cela nous rappelle que l’amour de Dieu est universel. Royaume de Dieu n’est pas de ce monde

Un dernier point : Jésus n’appelle pas les meilleurs ni les plus méritants. Il choisit toujours ce qui est petit et humble pour faire de grandes choses pour accomplir de grandes choses. C’est vrai aussi pour nous pauvres pécheurs. Nous ne pourrons vraiment accomplir notre mission que si nous sommes vraiment attachés à lui. C’est à cette condition que nous deviendrons disciples-missionnaires.

Mardi de la 30ème Semaine du Temps Ordinaire 2026

Une graine de moutarde et un peu de levain 
Évangile selon saint Luc 13,18-21.
Jésus disait à la foule: «À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer? Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches.»
 
Il dit encore: «À quoi vais-je comparer le règne de Dieu? Il est comparable à du levain qu’une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé.»
© AELF
 
Méditation 
Aujourd’hui, la liturgie nous propose deux paraboles sur le Royaume de Dieu que Jésus est venu inaugurer. Pour nous parler de ce Royaume de justice, de paix et de miséricorde, Jésus s’adresse à nous dans un langage imagé. Il le compare à une graine de moutarde et à un peu de levain. C’est une manière de dire que ce Royaume ne commence pas d’une manière puissante et bruyante mais comme une petite graine et une pincée de levain. Ce Royaume c’est donc une croissance, quelque chose qui pousse. À travers ce message, Jésus annonce que le minuscule groupe des disciples finira par atteindre toutes les nations. Quelquefois, nous voudrions faire de grandes choses, mais nous pensons que c’est impossible car nous ne sommes pas assez nombreux. Mais la petite Bernadette de Lourdes nous rappelle qu’avec ce qui est faible et petit, Dieu se plait à réaliser des merveilles.