Samedi de la 5ème semaine de Pâques (9 mai 2026)

DANS UN MONDE QUI A DE LA HAINE

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15, 18-21

 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. » (AELF)
 
Méditation
Jésus vient de parler de son amour pour ses disciples. Dans l’Évangile de ce jour, il leur annonce qu’ils auront à souffrir à cause de lui :  » Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. » L’Évangile de saint Jean a été écrit bien après la résurrection du Christ. Les chrétiens de Rome subissent la persécution ; dans le monde juif, ils sont exclus des synagogues. La foi chrétienne est considérée comme de « l’obscurantisme ».
 
Si Jésus subit toute cette haine c’est parce qu’il témoigne de ce qu’il y a de mauvais dans le monde. Cette haine atteint les disciples parce qu’ils dénoncent le monde pécheur. Et surtout, ils sont porteurs des paroles de Jésus qui vont à l’opposé de ce que vit le monde.
 
Le XXème siècle est celui qui a connu le plus grand nombre de martyrs. Et cela continue au XXIème. Nous vivons dans un monde qui refuse Dieu. Le conflit est sans pitié. Le procès de Jésus n’est pas achevé. Mais le mal n’aura pas le dernier mot. C’est l’amour qui triomphera.
 
L’image ci-dessus est horrible. Et pourtant c’est la réalité. Des églises sont vandalisées ou incendiées. Des chrétiens, hommes, femmes et enfants sont persécutés et mis à mort à cause de leur foi. Le message de l’Évangile va à l’encontre de la mentalité du monde. Il dérange. Alors on fait tout pour l’éliminer. Mais rien ni personne ne peut arrêter la Parole de Dieu. O Marie, toi que nous appelons « Notre Dame de la Paix », prie pour nous pauvres pécheurs.
 
 

Nous nous tournons vers la Vierge Marie : qu’elle intercède pour nous et pour notre monde

Vendredi de la 5ème semaine de Pâques (8 mai 2026)

« Aimez-vous les uns les autres… »
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15, 12-17 
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Mon commandement, le voici :
Aimez-vous les uns les autres
comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis
si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;
je vous appelle mes amis,
car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,
c’est moi qui vous ai choisis et établis
afin que vous alliez,
que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure.
Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande :
c’est de vous aimer les uns les autres. »
AELF
 
 
Méditation
Dans les textes de saint Jean, les mots “aimer” et “amour” reviennent très souvent. Avec une telle avalanche d’amour, nous sommes bien obligés de reconnaître que le Dieu qui se révèle en Jésus est un Dieu d’amour. C’est tout le contraire de ce que croient bien des personnes et pas seulement parmi les plus âgées. Beaucoup s’imaginent un Dieu qui fait peur, un Dieu qui menace quand nous n’accomplissons pas sa volonté. Ce Dieu menaçant n’est pas celui de Jésus Christ. Le vrai Dieu c’est celui qui nous envoie son Fils pour nous communiquer son amour : “Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés”
 
Nous reconnaissons tous qu’on a beaucoup déformé l’image du vrai Dieu. On a voulu en faire celui dont on se sert pour rétablir l’ordre. Bon gré mal gré, on doit se soumettre à ses commandements et à ceux de l’Église. Certains disent qu’on devrait rappeler avec force les exigences de la morale chrétienne et imposer une discipline stricte. Et pour que cela soit efficace, on insiste sur le péché et la menace des punitions divines. On s’appuie sur les paroles dures de Jésus. C’est vrai qu’il y en a qui pourraient justifier toutes les peurs. Mais les textes bibliques de ce jour nous disent que ces paroles doivent être mises dans le “bain” de l’amour. “Demeurez dans mon amour, nous dit Jésus, je vous dis cela pour que vous soyez comblés de joie.”
 
Le vrai Dieu c’est celui qui nous veut joyeux. Il nous a créés pour nous faire participer à sa joie. Cette joie c’est le fruit de son amour, le fruit de l’alliance vécue dans l’amour. C’est le bonheur de se savoir aimés de Dieu, d’être enfants de Dieu. Au jour de notre baptême, nous avons été immergés dans cet océan d’amour qui est en Dieu Père, Fils et Saint Esprit. Alors là, c’est toute notre vie qui est changée. L’important n’est plus de respecter une morale et des lois mais de vivre de cet amour qui est en Dieu et de le communiquer aux autres autour de nous.
 
Le grand projet de Dieu sur le monde, c’est que tous les humains finissent par former ensemble une immense famille où tous se voudront frères les uns des autres, quelle que soient leur culture ou leur religion. C’est ainsi que nous pourrons nous enrichir mutuellement dans le respect de nos différences. Car chacun doit garder son identité propre : ce ne doit pas être une fusion, mais une communion dans la diversité de tous.
 
“Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés…” Autant dire que le disciple est appelé à passer par où Jésus est passé. Le verbe aimer prend alors un sens bien précis. “Nul n’a de plus grand amour que celui qui donne sa vie pour ses amis.” C’est en regardant vers la croix du Christ que nous comprenons mieux ce que cela signifie pour nous chrétiens d’aujourd’hui. On commence à donner sa vie en écoutant, en supportant, en partageant, en encourageant. C’est tous ces gestes d’amour et de partage qui font la valeur d’une vie.
 
Mais nous n’oublions pas que pour avoir quelque chose à donner, il faut d’abord recevoir. C’est pour cela que Jésus nous demande de “demeurer” dans son amour. Demeurer, c’est tout un programme : c’est nous installer dans cet amour qui est en Dieu, nous y blottir. C’est tout simplement nous laisser aimer. Si nous baignons dans l’amour de Dieu, nous ne regarderons plus les autres comme des étrangers mais comme des frères. Ensemble, nous pourrons découvrir le vrai visage du Dieu de la joie.

Jeudi de la 5ème semaine de Pâques (7 mai 2026)

 » Demeurez dans mon amour… »
 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15, 9-11 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » (AELF)

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Méditation

« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. » Ces paroles sont le testament qu’il nous a laissé la veille de sa mort. Elles s’adressent aux apôtres mais aussi à chacun de nous aujourd’hui. Ce sont ses dernières volontés. Elles nous révèlent ce qu’il y a de plus profond en lui, ce qu’il nous confie de réaliser.
 
Jésus tient à préciser que c’est un commandement nouveau. Ce qui est nouveau, ce n’est pas l’amour. Ce commandement de l’amour existait dans l’Ancien Testament, bien avant la venue de Jésus : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Avec l’Évangile de ce jour, nous faisons un pas de plus : « Aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimés. » L’amour que nous devons avoir les uns pour les autres nous vient du Père par Jésus. Ce qui est premier, c’est cette affirmation : Dieu est amour. Cet amour, ce n’est pas une simple qualité de Dieu. C’est tout son être qui est amour.
 
Quant à nous, nous ne sommes pas l’amour, mais nous avons en nous celui qui est l’Amour. C’est pour cette raison que saint Jean écrit : « celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. » On ne peut pas vivre sans cet amour qui est en Dieu Père, Fils et Esprit Saint. Et cet amour qui vient de Dieu, nous ne pouvons le vivre qu’en passant par les autres.
 
Il nous appartient d’en tirer toutes les conséquences dans nos familles, nos villages, nos quartiers. Quand un chrétien va visiter une personne malade ou un prisonnier, c’est toujours au nom de cet amour qui est en Dieu. Il en est de même quand nous partageons avec les plus pauvres, ceux qui ont tout perdu. C’est toujours une réponse à Jésus qui nous commande de nous aimer les uns les autres. Aimer nous fait ressembler à Dieu.
 
Bien sûr, quand nous parlons d’amour, il faut éviter les contrefaçons. Nous le savons bien : le verbe aimer comporte des nuances qui vont du sublime au sordide. L’amour vrai trouve sa source en Dieu. Il fait sans cesse le premier pas vers nous. C’est la croix du Christ qui nous le révèle. Elle nous le montre livrant son corps et versant son sang pour nous et pour la multitude. C’est ce don de Dieu qui nous rassemble chaque dimanche à la messe. Nous accueillons Celui qui est l’Amour pour le porter aux autres.
Seigneur, toi qui es l’Amour, nous te prions les uns pour les autres et pour notre monde. Rassemble-nous tous dans la paix de ton amour. Amen

Mercredi de la 5ème semaine de Pâques (6 mai 2026)

« Je suis la  vraie vigne »
Lire l’Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15, 1-8
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Moi, je suis la vraie vigne,
et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi,
mais qui ne porte pas de fruit,
mon Père l’enlève ;
tout sarment qui porte du fruit,
il le purifie en le taillant,
pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment
ne peut pas porter de fruit par lui-même
s’il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus,
si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne,
et vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi
et en qui je demeure,
celui-là porte beaucoup de fruit,
car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est, comme le sarment, jeté dehors,
et il se dessèche.
Les sarments secs, on les ramasse,
on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi,
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez,
et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père,
c’est que vous portiez beaucoup de fruit
et que vous soyez pour moi des disciples. » (AELF)
 
Méditation
Jésus se présente à nous comme « la vraie vigne ». Il insiste sur le lien vital qui doit exister entre lui et son disciple. Nous savons qu’un  sarment  ne peut  vivre  s’il  est  coupé  du  cep  de  vigne.  De même,  un  disciple  qui  ne  demeure  pas  en  Jésus  ne  peut  rien faire.   Mais   s’il   est   bien   relié   à   son   Seigneur,   il   donnera beaucoup de fruits.
 
Il y a un mot qui revient sept fois en quelques lignes, c’est le verbe « demeurer« , au sens de « vivre avec ». Demeurez en moi, vivez avec moi. Il s’agit pour nous d’être vraiment attachés au Christ par la foi. Croire en lui, c’est une conversion de toute une vie, c’est une communion permanente. On est loin de ceux qui se contentent de quelques vagues gestes religieux.
 
Alors se pose l’inévitable question : Demeurer en Jésus, oui mais comment ? Comment pouvons-nous être sûrs de le rencontrer ? Cela ne se passe pas comme avec notre voisin de quartier ou de village. On ne rencontre pas Jésus en direct mais par des intermédiaires. Il nous faut trois chemins pour  cela  :  Celui  de  la  Parole  de  Dieu,  celui  de  la  prière  et  des  sacrements  et  celui  de  la  vie quotidienne.
 
Le  chemin  de  la  Parole  de  Dieu  :  Pour  demeurer  dans  le  Christ,  il  nous  faut  demeurer  dans  sa Parole.  Il faut  se donner  du  temps  pour  l’accueillir.  Cette  Parole de  Dieu  nous est  donnée  par  la Bible, l’Évangile, une revue, un livre religieux, une radio chrétienne ou une émission religieuse de la  télévision.  Et  bien  sûr,  nous  n’oublions  pas  celle  qui  est  proclamée  au  cours  de  la  messe  du dimanche.
 
Le  deuxième  chemin  pour  demeurer  dans  le  Christ,  c’est  celui  de  la  prière  et  des  sacrements. Pour  demeurer  en  sa  présence,  il  faut  lui  parler  et  l’écouter.  C’est  la  prière  fidèle,  régulière  et fréquente, pas seulement une « petite prière » de temps en temps. On s’entretient avec Jésus pour lui confier quelqu’un ou pour lui dire merci ou encore pour lui demander d’éclairer notre vie. Mais quand on parle d’entretien, c’est aussi la maintenance, un peu comme l’entretien de sa voiture.
 
La prière nous aide à maintenir l’évangile en état de marche dans notre vie. Cette communion avec le Christ  se  réalise  aussi  par  les  sacrements,  en  particulier  l’Eucharistie.  Nos  évêques  nous  l’ont souvent rappelé : elle est « source et sommet de toute vie chrétienne et de toute évangélisation. » Elle nous  donne  d’être  unis  au  Christ,  de  faire  corps  avec  lui.  Nous  y  recevons  son  amour  pour  en vivre dans notre vie de tous les jours.
Troisième chemin, celui de la vie quotidienne : Pour demeurer dans le Christ, il n’est pas question de quitter notre vie de tous les jours ni de fuir ce bas monde. Ce qui nous est demandé c’est de nous y enraciner et de porter du fruit. Ce qui fait la valeur d’une vie, ce n’est pas les belles paroles mais l’amour mutuel, les gestes de partage, d’accueil et de solidarité.
Tout au long de ce mois de Mai, nous nous tournons vers la Vierge Marie. Nous lui demandons qu’elle intercède pour nous « pauvres pécheurs » et qu’elle nous aide à faire « tout ce qu’il nous dira ».

Mardi de la 5ème semaine de Pâques (5 mai 2026)

« Je vous laisse la paix »
 
 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14, 27-31 
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise, mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. » (AELF)

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Méditation

Nous sommes au soir du Jeudi Saint, la veille de la mort de Jésus. Ses amis sont perturbés par l’annonce de la trahison de Judas et du reniement de Pierre. Mais il les invite à ne pas être bouleversés ni effrayés. Il leur donne « sa » paix, celle de son propre cœur. « Ce n’est pas à la manière du monde » qu’il nous la donne. La paix qu’il nous laisse est une force qui nous permet de traverser librement le drame du Calvaire.
 
En méditant cet Évangile, nous pouvons penser à Saint Maximilien Kolbe qui a vécu une longue et terrible agonie dans le camp de concentration d’Auschwitz. Tout autour de lui n’était que torture et misère humaine. Pourtant dans le cœur du Père Kolbe, régnait la paix, cette paix que le Christ avait promise à ses disciples.
 
Nous vivons dans un monde qui fait régner la peur et l’intimidation. Mais la paix que Jésus nous laisse n’est pas une absence de combat. Nous devons la chercher au fond de nous-mêmes, en plein milieu des tempêtes et des combats. C’est une paix qui naît du pardon et qui est nourrie par l’amour de Dieu en nous. Avec Marie, reine de la paix, nous rendons grâce pour ce don de Dieu.

Lundi de la 5ème semaine de Pâques (4 mai 2026)

« Nous nous ferons une demeure… »
 

Évangile de Jean 14, 21-26 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? » Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

 AELF
 
 
Méditation
Dans le livre de l’Exode, nous lisons que Dieu s’est manifesté d’une manière éclatante à Moïse. Jude voudrait bien que Jésus se manifeste de cette manière au monde. Ainsi tous pourraient le voir. Mais ce n’est pas ainsi que Jésus fonctionne. Il ne cherche pas à en mettre plein la vue. Ils sont nombreux ceux et celles qui courent après le merveilleux car le monde ne voit souvent que les apparences extérieures.
 
Jésus ne se manifeste que moyennant la foi. Nous le voyons tout au long des Évangiles. À plusieurs reprises, nous l’entendons dire : « Ta foi t’a sauvé ». Et comment ne pas penser à l’acte de foi extraordinaire de celui que nous appelons le bon larron : « Jésus, souviens-toi de moi dans ton Royaume… » C’est cet acte de foi des derniers instants qui l’a sauvé.
 
La foi c’est d’abord un accueil, c’est se laisser habiter d’une manière permanente par le Père et le Fils : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. » Cette parole est au conditionnel car il ne peut habiter que chez ceux qui, par amour, lui ouvrent la porte. Il voudrait bien se manifester à tous, mais il respecte la liberté de chacun ; l’amour ne se force pas ; il ne peut être vrai que s’il respecte la liberté de chacun.
 
Nous chrétiens, nous sommes chargés de servir d’intermédiaires. C’est la qualité de notre amour qui devrait le faire connaître à ceux qui l’ignorent.
 

5ème dimanche de Pâques A (3 mai 2026)

Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie

Monition d’ouverture
Dans un instant nous entendrons l’Apôtre nous considérer comme des pierres vivantes et nous inviter à entrer dans la construction de la demeure de Dieu. Notre présence ici, les uns à côté des autres, cimente notre unité, qui repose sur la pierre de fondation, qui est le Christ.

Introduction aux lectures.
Actes des Apôtres (6, 1-7) : 
À Jérusalem, le nombre des chrétiens augmentait et la communauté devait s’organiser, notamment à cause de tensions entre deux groupes. Les Douze, avec les Anciens, dirigeaient le groupe des convertis de langue hébraïque. Et il fut décidé de placer « les Sept » à la tête des convertis de langue grecque.

Psaume 32. Le psalmiste invite à la louange tous les croyants, tous ceux qui, sincèrement, mettent leur confiance en l’amour fidèle du Seigneur.

1 Pierre (2, 4-9). Reprenant la catéchèse biblique du « peuple sacerdotal », l’Apôtre nous rappelle notre belle vocation de baptisés : il nous revient d’annoncer les merveilles de Dieu, nous sommes l’Église du Ressuscité

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
Cet Évangile, nous le connaissons bien. Il est souvent choisi pour les célébrations de sépultures. Jésus nous est présenté comme le « chemin ». En lisant ce texte, je pensais à tous ceux qui errent sur les chemins du monde sans savoir où ils passeront la nuit. Beaucoup ont eu une belle situation, un métier, une vie de famille. Puis il y a eu un événement qui a fini par les jeter à la rue. Dans de nombreux pays, ce sont des familles entières qui ont quitté leur domicile pour fuir la guerre. Ils sont partis sans savoir où leur chemin les conduira.

Quand Jésus nous dit qu’il est le chemin, c’est tout autre chose. Il ne s’agit pas d’un chemin d’errance. Il nous annonce le but et l’aboutissement de notre vie. Lui-même est toujours vivant auprès de son Père. En même temps, il nous assure de sa présence parmi nous tous les jours et jusqu’à la fin du monde. Il est pour nous « le Chemin, la Vérité et la Vie ». Lui seul peut nous conduire auprès du Père. Son grand projet, c’est de rassembler tous les hommes. Il nous prépare une maison dans laquelle tous se sentiront accueillis avec amour.

Ce qu’il nous faut bien comprendre c’est que Jésus ne se contente pas de nous montrer le chemin. Il est lui-même « le Chemin, la Vérité et la Vie. » C’est en lui seul que nous trouvons la plénitude de la vérité. Ses paroles sont celles de la Vie Éternelle. En dehors de lui, nous allons à notre perte. Personne ne peut aller vers le Père sans passer par lui. C’est lui qui nous révèle le vrai visage de Dieu. C’est en regardant vers le ciel que nous redécouvrons le vrai sens de notre vie. Cet évangile est un appel à l’espérance, même si nous sommes « bouleversés » par les incertitudes et les épreuves de la vie. Mais succomber au découragement serait pire que tout. Nous pouvons nous raccrocher aux paroles du psaume de ce jour : « Le Seigneur veille sur ceux qui l’aiment et espèrent en son amour. » Et Jésus est toujours là pour nous redire inlassablement : « Croyez en moi ! »

Ceci dit, ce chemin n’est pas celui de la facilité. Il est étroit, et il nous conduit vers une porte étroite. Notre vie est un combat de tous les jours contre les forces du mal qui cherchent à nous entrainer vers des chemins de perdition. C’est la course à l’argent, la violence, la haine, la rancune. Tout cela nous détourne du vrai but de notre vie. En ce jour, cela vaut la peine de nous interroger : Jésus est-il vraiment notre chemin, notre vérité et notre vie ? Est-ce vraiment lui que nous suivons ? Si ce n’est pas le cas, nous devons réentendre son appel : « Revenez à moi de tout votre cœur… Convertissez-vous et croyez à l’Évangile… »

Le livre des Actes des Apôtres (1ère lecture) nous montre comment les premiers chrétiens ont suivi ce chemin du Christ. La Parole de Dieu est annoncée aux païens. Les veuves ne sont pas abandonnées à leur triste sort ; elles reçoivent une aide. Le partage des services se met en place. C’est ainsi qu’une communauté se met en route à la suite du Christ. C’est important pour nous aujourd’hui : la parole de Dieu doit être annoncée à temps et à contretemps ; mais les petits, les pauvres et les exclus ne doivent pas être oubliés : il n’est pas possible d’annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile à des gens qui ont faim et froid. A travers eux, c’est le Christ lui-même qui nous interpelle.

Dans la seconde lecture, saint Pierre nous invite à nous approcher du Seigneur Jésus. Nous nous rappelons que dans l’Évangile, il nous parlait de la Maison du Père qui contient de « nombreuses demeures ». Ici, saint Pierre nous dit que Jésus en est « la pierre vivante que les hommes ont éliminée mais que Dieu a choisie parce qu’il en connaît la valeur. » Cette maison dont il parle n’est pas seulement de pierres ou de bois ; c’est une fraternité, une communauté construite par le souffle de l’Esprit Saint. En tant que disciples, nous participons à sa victoire. Nous sommes devenus « la race choisie, le sacerdoce Royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu. »

Mais il y a un piège que nous devons éviter : le risque serait de nous complaire dans les honneurs, la facilité et l’orgueil. Nous avons une mission urgente : c’est d’annoncer « les merveilles de celui qui nous a fait passer des ténèbres à son admirable lumière ». Il est urgent de montrer à tous que nous savons où nous allons. Nous sommes sur un chemin qui est balisé par l’Évangile de Jésus Christ. Nous avons là un repère essentiel pour notre marche. Dans une de ses audiences, le pape François nous recommandait de le lire chaque jour. La Parole de Dieu est une nourriture indispensable pour notre marche vers le Père.

Pour conclure, je vous propose quelques paroles de Saint Augustin qui nous rejoignent sur notre chemin : « Ici (sur la terre), c’est l’espérance qui nous fait chanter… Chante, mais en marchant. Oublie ta fatigue en chantant, mais prends garde à la paresse… Chante et marche sans te tromper de route, sans revenir en arrière, sans piétiner sur place. CHANTE et MARCHE. »

Prière universelle
Avec Jésus, ton Envoyé, pour l’Église chargée d’annoncer au monde les merveilles de ton amour, Dieu notre Père, nous te prions.

Avec Jésus, le Chemin, pour les dirigeants et responsables des nations, et pour tous ceux qui ont à faire des choix difficiles, Dieu notre Père, nous te prions.

Avec Jésus, la Vérité, pour les acteurs de la justice, et pour les victimes du mensonge, de l’erreur et des tromperies, Dieu notre Père, nous te prions.

Avec Jésus, la Pierre Vivante, pour les enfants et les jeunes, pour les éducateurs de la foi et tous les accompagnateurs, Dieu notre Père, nous te prions.

Mois de Mai – Mois de Marie

Le mois de Mai a été choisi pour honorer la Vierge Marie. Retenons surtout que Marie nous accompagne sur ce chemin de retour à Dieu ; c’est Jésus qui l’a voulu : au moment de passer de ce monde à son Père, il ne nous laisse pas orphelins ; il nous donne une mère. Du haut de la croix, Jésus, voit sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait ; il dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Le disciple que Jésus aimait, c’était Jean. C’est aussi chacun de nous. Nous sommes tous les disciples bien-aimés de Jésus. Il nous confie à elle et il nous la confie. Jésus et Marie s’aiment tellement qu’ils partagent tous deux le même amour pour tous les hommes. Le disciple préféré de Jésus est devenu aussi l’enfant préféré de Marie.

C’est ainsi que Marie est devenue mère une deuxième fois. Sa maternité s’élargit à toute l’Église et à toute l’humanité. C’est important pour nous aujourd’hui. Nous ne pouvons pas penser à Marie sans l’imaginer comme une mère. Cette mère est avec nous ; elle nous protège ; elle nous accompagne ; elle est là dans les moments difficiles de notre vie.

Imaginons un peu tout l’amour de Marie pour son fils Jésus, depuis sa naissance jusqu’à sa mort sur la croix. C’est cette maman qu’il nous donne pour qu’elle fasse pour nous ce qu’elle a fait pour lui. Nous pouvons toujours nous réfugier auprès d’elle. Quand nous faisons appel à elle, elle accourt. Son amour ne nous fera jamais défaut.

En même temps, Jésus nous confie sa Mère et il nous demande de la prendre chez nous. Nous sommes invités à l’accueillir avec respect et surtout beaucoup d’amour. N’hésitons pas à lui ouvrir la porte de notre vie et de notre cœur. Marie est le plus sûr chemin pour apprendre à connaître et aimer Jésus.

La Bible nous montre que Marie a eu un rôle très important dans la vie de l’Église. Elle était présente au Cénacle. Elle a prié avec les apôtres qui imploraient l’Esprit Saint. Dès sa naissance, l’Église est conduite maternellement par la Vierge Marie : “Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie, la Mère de Jésus.

Prier d’un même cœur, c’est ce que doit faire toute assemblée ; avec Marie et avec les apôtres, nous sommes la même Église. Marie est toujours là pour nous renvoyer au Christ. Comme aux noces de Cana, elle ne cesse de nous redire : “Faites tout ce qu’il vous dira.” Cette fête d’aujourd’hui voudrait nous ramener à quelque chose d’essentiel : l’Église ne peut se passer de la prière. Elle est aussi nécessaire que l’oxygène l’est au corps.

C’est vrai, si la prière devait cesser dans l’Église, celle-ci étoufferait aussi sûrement que le corps qui manquerait d’oxygène. Et quand nous parlons de l’Église, ce n’est pas seulement l’institution : l’Église c’est chacun de nous ; nous en sommes les membres. Si nous ne prions pas, nous étouffons la présence de Dieu en nous. Prendre au moins quelques minutes pour prier chaque jour, ce n’est pas du temps perdu. Se rassembler le dimanche à l’église est absolument essentiel .

Cette prière, nous la faisons passer par Marie. C’est cette maman que Jésus nous donne pour qu’elle fasse pour nous ce qu’elle a fait pour lui. Nous pouvons tous nous réfugier auprès d’elle. Quand nous faisons appel à elle, elle accourt. Son amour ne nous fera jamais défaut. En même temps, Jésus nous confie sa Mère et il nous demande de la prendre chez nous.

Nous sommes tous invités à l’accueillir chez nous avec respect et surtout beaucoup d’amour. N’hésitons pas à lui ouvrir la porte de notre vie et de notre cœur, même si le ménage n’est pas bien fait. Elle n’a pas peur des situations compliquées. Elle ne cherche qu’à dénouer les nœuds qui font obstacle à notre union à Dieu. Marie est le plus sûr chemin pour apprendre à connaître et aimer Jésus. Qu’elle soit toujours avec nous pour en être les messagers.

Samedi de la 4ème semaine de Pâques (2 mai 2026)

Jésus nous fait connaître le Père
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14, 7-14
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Puisque vous me connaissez,
vous connaîtrez aussi mon Père.
Dès maintenant vous le connaissez,
et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit :
« Seigneur, montre-nous le Père ;
cela nous suffit. »
Jésus lui répond :
« Il y a si longtemps que je suis avec vous,
et tu ne me connais pas, Philippe !
Celui qui m’a vu
a vu le Père.
Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?
Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père
et que le Père est en moi !
Les paroles que je vous dis,
je ne les dis pas de moi-même ;
le Père qui demeure en moi
fait ses propres œuvres.
Croyez-moi :
je suis dans le Père,
et le Père est en moi ;
si vous ne me croyez pas,
croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
Amen, amen, je vous le dis :
celui qui croit en moi
fera les œuvres que je fais.
Il en fera même de plus grandes,
parce que je pars vers le Père,
et tout ce que vous demanderez en mon nom,
je le ferai,
afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom,
moi, je le ferai. »
© AELF
 
 
Méditation
« Celui qui m’a vu a vu le Père ». Voilà une réalité que nous pouvons observer dans nos relations sociales, plus spécialement en Afrique : il est établi que le fils du roi, c’est aussi le roi. Celui qui voit le fils du roi voit aussi le roi. Celui qui honore le fils du roi honore le roi. L’injure faite au fils du roi atteint directement le roi.
 
Aujourd’hui, Jésus nous apprend qu’il est la révélation de Dieu. Mais ce qu’il nous en dit va bien plus loin que les relations  d’un roi avec son fils. En le voyant aimer les foules abandonnées, les disciples comprennent qu’il est l’Envoyé de Dieu, le berger de son peuple. Pour le monde juif, l’envoyé est comme celui qui l’envoie ; il représente sa personne. C’est ainsi que le Père et le Fils sont UN. Celui qui a vu Jésus a vu le Père.  
 
Jésus dit ce qui lui enseigne le Père. Il agit selon sa volonté. Le Père et le Fils sont en parfaite communion d’action envers les hommes. Mais Jésus ne se contente pas d’affirmer des vérités fondamentales. Ses œuvres viennent les authentifier.
 
« Celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même des plus grandes. » Ce que Jésus a fait, c’est cela qu’il nous faut faire. Il ne s’agit pas de travailler POUR le Seigneur mais de faire le travail DU Seigneur. La mission, c’est son œuvre. Il nous la confie.
 
« Allez-vous en sur les places et sur les parvis !
Allez-vous en sur les places, y chercher mes amis.
Tous mes enfants de lumière qui vivent dans la nuit,
Tous les enfants de mon Père, séparés de Lui,
Allez-vous en sur les places et soyez mes témoins, chaque jour. »
 

Vendredi de la 4ème semaine de Pâques (1er mai 2026)

Je suis le Chemin.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14, 1-6
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Que votre cœur ne soit pas bouleversé :
vous croyez en Dieu,
croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père,
il y a de nombreuses demeures ;
sinon, vous aurais-je dit :
“Je pars vous préparer une place” ?
Quand je serai parti vous préparer une place,
je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi,
afin que là où je suis,
vous soyez, vous aussi.
Pour aller où je vais,
vous savez le chemin. »
Thomas lui dit :
« Seigneur, nous ne savons pas où tu vas.
Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond :
« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ;
personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

(AELF)

 
Méditation
À quelques heures de la Passion les disciples sont très inquiets car ils sentent le danger qui le menace. Quand saint Jean écrit son évangile, au premier siècle, il s’adresse à des communautés chrétiennes également désemparées. Les disciples du Christ sont pourchassés et mis à mort à cause de leur foi. Dans le monde d’aujourd’hui, les chrétiens doivent faire face à l’incroyance, l’indifférence, la dérision et, dans de nombreux pays, la persécution.   

Tout cela, le Christ l’avait prévu. Le message qu’il adressait à ses disciples est aussi pour nous aujourd’hui. Tout au long de la Bible, nous lisons cette parole : « Ne crains pas… je suis avec toi. » C’est aussi ce que Jésus nous redit. Il est avec nous tous les jours et jusqu’à la fin du monde. Quoi qu’il arrive, rien ne peut nous séparer de l’amour qui est en Dieu.      

Aujourd’hui, Jésus nous rappelle le sens de son départ imminent : « Je pars vous préparer une place dans la Maison de mon Père. » Voilà une parole que nous oublions un peu trop facilement. Nous pensons plutôt à nous installer sur cette terre et à nous y comporter comme si c’était notre demeure définitive. C’est alors que Jésus vient nous rappeler le vrai but de notre vie. Il ne se contente pas de nous préparer une place. Il reste avec nous pour nous guider vers ce qu’il appelle cette Maison du Père.   

À ce sujet, il convient d’apporter une précision importante. Quand l’évangile nous parle de la « Maison du Père », on pourrait croire qu’il s’agit du temple ou d’une église. En fait, ces nombreuses demeures qu’on y trouve désignent une cohabitation fraternelle dont nous sommes incapables ici-bas. Notre monde construit des appartements et des maisons à demeures uniques qui sont le symbole de notre individualisme. Et c’est la montée du racisme, de la violence et des injustices de toutes sortes.

Mais l’Évangile vient nous rappeler que le grand projet de Dieu c’est de rassembler tous les hommes et qu’il leur réserve une maison où tous se sentiront accueillis avec amour. Pour avancer vers ce monde nouveau qui nous attend, c’est par le Christ que nous devons passer.  Il est lui-même LE chemin. Ses paroles sont celles de la Vie Éternelle. Grâce à lui et avec lui, notre vie terrestre retrouve tout son sens. Nous retrouvons en Jésus force et courage pour continuer notre route et marcher à sa suite. 
 
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Mémoire de Saint Joseph travailleur

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13, 54-58
          En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés d’étonnement et disaient : « D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? N’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d’où lui vient tout cela ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays et dans sa propre maison. » Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi. © AELF
 
 
Méditation
Les paroles et les gestes de Jésus ne laissent personne indifférent: ils suscitent l’adhésion, l’enthousiasme, la foi, la confiance. Pour d’autres, c’est la méfiance, l’hostilité, le refus. Il en était ainsi pour les prophètes de l’Ancien Testament. Bien que leur parole vienne de Dieu, ils étaient rejetés par leurs compatriotes, leurs parents, leurs amis. Ces derniers n’acceptaient pas de voir leurs institutions déstabilisées par des paroles et des gestes provocants.
 
Les gens de Nazareth n’ont vu en Jésus que le fils de Joseph et Marie. Il est trop connu et en même temps méconnu. Ils n’acceptent pas de s’engager sur le chemin de la foi : tout l’Évangile nous dit que Jésus est le Fils de Dieu venu guérir et sauver tous les hommes.  
 
Aujourd’hui encore, ils sont nombreux ceux et celles qui éprouvent de la sympathie pour le fils du charpentier et pour son message. Mais ils refusent de voir en lui le Fils de Dieu. Ils se font hostiles à la prédication de l’Église qui proclame sa seigneurie. Mais le Christ respecte la liberté de chacun. Il ne force pas les consciences.
 
« Aujourd’hui ne fermons pas notre cœur,
Mais écoutons la voix du Seigneur. »