18 décembre

Écouter l’appel du Seigneur 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,18-24.
Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.
© AELF
 
Méditation
Imaginons un peu Joseph complètement brisé et tourmenté par ce qui lui arrive. Ce qui allait de soi, c’était de répudier Marie. C’était conforme à la loi de Moïse et à la tradition. Prendre Marie chez lui, c’était ne pas tenir compte des chuchotements sournois et de la risée de l’entourage. Mais la Parole de Dieu a été plus forte que ses réticences. Il a eu le courage de changer de projet de se faire le serviteur d’un mystère qu’il ne comprend pas.
 
Joseph est un homme de silence, un homme capable d’écouter Dieu lui parler et capable de changer sa vie à la lumière de la parole qu’il a entendue. Il découvre que cet enfant vient d’ailleurs. Il n’est pas de lui, ni d’un autre, ni même de Marie. Il est l’Envoyé de Celui qui est le « Tout Autre ». C’est ainsi que Joseph est introduit peu à peu dans la Lumière d’un immense mystère qui devra un jour être proclamé à toute la Création.
 
Voilà une leçon absolument essentielle pour nous chrétiens d’aujourd’hui. Nous vivons dans un monde bruyant et agité, surtout en cette période de fêtes. Nous avons des vies bousculées, une foule d’activités qui sont toutes plus essentielles les unes que les autres. Aujourd’hui, Joseph nous apprend à ÉCOUTER ce qui se passe en nous, à faire le point, à prendre du recul pour accueillir une parole qui vient d’ailleurs.
 
Prendre le temps de se taire pour faire silence et pour écouter, c’est absolument essentiel si l’on veut rester un homme. Car c’est dans le silence que Dieu parle à notre cœur par l’Esprit Saint.  Aujourd’hui, nous découvrons que nous ne pouvons pas être chrétiens sans un engagement déterminé pour retrouver le chemin du cœur. Nous savons qu’il risque d’être recouvert de broussailles, un peu comme un chemin de randonnées qui n’est pas pratiqué et qui peut disparaître sous les ronces.
 
En cette période de l’Avent, nous découvrons que préparer Noël, c’est d’abord prendre du temps pour le silence, la prière, la lecture de l’évangile. Comme Joseph, nous écoutons une parole et nous apprenons à nous rendre dociles à ce que Dieu nous suggère. Comme lui, nous sommes invités à nous faire les serviteurs d’un mystère qui nous dépasse. Tout l’Évangile nous dit que le Seigneur nous conduit sur des chemins que nous n’avions pas prévus. Mais les Paroles qu’il nous adresse sont celles de la Vie Éternelle.
 
Dans quelques jours, nous fêterons l’anniversaire de la naissance de Jésus. Mais rappelons-nous : Noël ce n’est pas seulement le souvenir d’un événement d’autrefois. C’est aujourd’hui que le Seigneur nous tend la main et nous demande de l’accueillir. Prenons le temps de l’écouter, loin des bruits et de l’agitation de ce monde. C’est à ce prix que nous pourrons vivre un bon Noël.
 
Prière

17 décembre

Généalogie de Jésus Christ.
Évangile de saint Matthieu 1. 1-17
Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham: Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David. David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.
Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ (ou Messie). Le nombre total des générations est donc: quatorze d’Abraham jusqu’à David, quatorze de David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze de l’exil à Babylone jusqu’au Christ. © AELF
 
 
Méditation
À l’approche de Noël l’Évangile nous rapporte toute la généalogie de Jésus. Mais il y a une chose qu’il faut savoir : dans cette longue liste exclusivement masculine, nous trouvons quatre noms de femmes. Cela devient un choc quand on apprend qui elles sont : Tamar a eu un enfant de son beau-père : Rahab est une prostituée ; Ruth, une païenne venue des terres étrangères ; Bethsabée, la femme adultère de David et la mère de Salomon
 
Cela nous rappelle que Jésus vient sauver l’humanité par grâce ; rien ne peut arrêter le projet de Dieu qui veut sauver tous les hommes. Là où le péché a abondé, l’amour a surabondé. Tous les hommes sont appelés à ce salut universel.
 
« Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle, fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ ou Messie. » C’est ainsi que Matthieu affirme dès le départ que Jésus est bien le Messie, celui que toute l’histoire d’Israël attendait.
 

Mardi de la 3ème semaine de l’Avent

Va travailler à ma vigne  

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (21, 28-32)

En ce temps-là,
Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens :
« Quel est votre avis ?
Un homme avait deux fils.
Il vint trouver le premier et lui dit :
“Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.”
Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.”
Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.
Puis le père alla trouver le second
et lui parla de la même manière.
Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !”
et il n’y alla pas.
Lequel des deux a fait la volonté du père ? »
Ils lui répondent :
« Le premier. »
Jésus leur dit :
« Amen, je vous le déclare :
les publicains et les prostituées
vous précèdent dans le royaume de Dieu.
Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice,
et vous n’avez pas cru à sa parole ;
mais les publicains et les prostituées y ont cru.
Tandis que vous, après avoir vu cela,
vous ne vous êtes même pas repentis plus tard
pour croire à sa parole. » (AELF)

Méditation
Dans l’Évangile, Jésus nous raconte la parabole des deux fils qui sont envoyés par leur père pour travailler à sa vigne. Des enfants « têtes de mule » mais « au cœur d’or », nous en connaissons tous. Quand on leur demande de faire quelque chose, ils savent dire un oui convaincant, mais une heure plus tard, on les retrouve devant leur télévision ou leur tablette de jeu sans avoir bougé le petit doigt. À travers ce constat, Jésus nous interpelle sur notre vie : « vous avez de belles paroles mais vous ne faites pas ce que Dieu attend de vous. Votre vie n’est pas en accord avec ce que vous prétendez être.

Ces textes bibliques s’adressent aujourd’hui à chacun de nous. Le Seigneur nous envoie tous pour travailler à sa vigne. Cette vigne c’est son Royaume d’amour, de justice et de paix. Il dépasse infiniment tout ce que nous pouvons imaginer. C’est là que Dieu veut rassembler tous les hommes. Dieu compte sur chacun de nous pour participer à cette œuvre de rassemblement. L’Évangile n’est pas destiné aux seuls croyants. Il est offert à tous les hommes du monde entier. C’est pour tous que Jésus a livré son Corps et versé son sang. Nous sommes tous envoyés vers ceux et celles qui vivent sans espérance. Notre mission c’est de témoigner de cet océan d’amour qui est en Dieu.

Nous accueillons cet Évangile comme un appel à mettre nos paroles et nos actes en accord avec Dieu. Nous avons tous à nous convertir à changer de mentalité et de conduite. Nous sommes tous responsables de l’image que nous donnons de l’Église. C’est à notre amour, notre accueil et nos gestes de partage que nous serons reconnus comme disciples du Christ. L’Eucharistie nous donne la force d’avancer sur ce chemin. C’est tout l’amour du Christ qui nous y est offert. En ce temps de l’Avent et de Noël, il vient nous donner la force pour avancer courageusement sur le chemin du vrai bonheur, le chemin de l’amour total.

 

Lundi de la 3ème semaine de l’Avent

 Le baptême de Jean, d’où venait-il ?
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21, 23-27 En ce temps-là, Jésus était entré dans le Temple, et, pendant qu’il enseignait, les grands prêtres et les anciens du peuple s’approchèrent de lui et demandèrent : « Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t’a donné cette autorité ? » Jésus leur répliqua : « À mon tour, je vais vous poser une question, une seule ; et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela : Le baptême de Jean, d’où venait-il ? du ciel ou des hommes ? » Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va nous dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?” Si nous disons : “Des hommes”, nous devons redouter la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. » Ils répondirent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Il leur dit à son tour : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. (AELF)

Méditation
Dans l’Évangile de ce jour, nous trouvons Jésus qui est interrogé par les grands prêtres et les anciens : D’où lui vient cette autorité dont il fait preuve chaque jour ? Ils sont témoins de ses discours et de ses miracles. Par quelle autorité agit-il ainsi.

Comme à son habitude, Jésus leur répond à les interpellant : « Je vais vous poser une question, une seule ; si vous y répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela : Le baptême de Jean, d’où venait-il ? Du ciel ou des hommes ? »

C’est ainsi qu’ils sont renvoyés à leur propre jugement. Nous voyons les interlocuteurs de Jésus pris au piège de leur mauvaise foi. Et cette mauvaise foi est toujours d’actualité.

Cet Évangile voudrait nous rappeler que nous ne pouvons pas connaître Jésus, croire en lui si nous restons à l’extérieur. Il nous faut sortir de nos certitudes qui ne sont pas la vérité de l’Évangile. L’Avent, c’est Jésus qui vient à nous. Nous ne pourrons l’accueillir qu’avec un cœur d’enfant

3ème dimanche de l’Avent (A)

Soyez dans la joie…

Bienvenue
La venue du Seigneur nous remplit de joie: voilà ce qui va nous être donné à entendre dans la Parole de Dieu de ce dimanche. Il s’agit de la joie de tous ceux qui accueillent cette Parole comme une Bonne Nouvelle pour leur vie. Nouvelle de paix et de libération, qui fait entendre les sourds et voir les aveugles. Que cette présence, au cœur de notre assemblée, du Seigneur qui nous sauve, nous remplisse de joie: il prépare lui-même nos cœurs à l’accueillir.

Préparation pénitentielle
Dans la joie, nous attendons ta venue,
viens combler l’espérance des hommes.
Viens, Seigneur, viens nous sauver.

Toi qui es avant tous les siècles,
viens sauver le monde aujourd’hui.

Toi qui as créé l’univers,
viens achever l’œuvre de tes mains.
Toi qui as pris notre condition mortelle,
viens nous sauver du pouvoir de la mort.

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture – Isaïe 35, 1-6a.10
La vengeance de Dieu n’est pas à prendre en son sens immédiat. Cette vengeance est celle de l’amour et du salut.

Psaume 145

2ème lecture – Jacques 5, 7-10
« Prenez patience » nous est-il demandé. En surface, c’est difficile, mais si vous êtes en lien avec Dieu, vous restez forts.

Évangile : Matthieu 11, 2-11

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : lire
Ce 3ème dimanche de l’Avent est celui de la joie. Si nous sommes dans la joie, c’est parce que le Seigneur est proche. Sa venue dans le monde est source d’espérance. Cette bonne nouvelle, nous la retrouvons tout au long des lectures bibliques de ce jour. Elles nous révèlent un Dieu qui nous délivre du mal. Ce Dieu a un amour de prédilection pour les pauvres, les petits, les exclus. Plus tard, Jésus nous dira qu’ils ont la première place dans son cœur.

Dans la première lecture, Isaïe nous révèle les merveilles du salut à venir. Il s’adresse à un peuple qui a beaucoup souffert. Après avoir passé quarante ans en exil sur une terre étrangère, ils vont pouvoir revenir chez eux. Ce retour est présenté comme un “ouragan de joie”. Dieu ne peut accepter la situation tragique des exilés, des prisonniers, des populations asservies. Il décide alors de changer les choses. Le texte biblique utilise le mot “vengeance”. Mais la vengeance de Dieu n’est pas de punir ni d’écraser. S’il intervient c’est d’abord pour guérir et sauver. En lisant ce texte biblique, nous découvrons qu’il est le prélude à une libération autrement plus importante. Par sa mort sur la croix, et sa résurrection, Jésus va ouvrir à l’humanité toute entière le chemin de la vraie vie. La terre et ses habitants seront transfigurés.

Dans la seconde lecture, saint Jacques nous parle de la venue glorieuse du Seigneur. Ce sera infiniment mieux que le retour d’Israël vers sa terre. Il s’agira de notre entrée définitive dans le monde de Dieu. Saint Jacques nous dit que ce n’est pas pour tout de suite. Il nous invite à la patience. Il nous montre l’exemple du cultivateur. Quand ce dernier a semé, il attend avec patience l’heure de la moisson. De même, c’est tout au long de notre vie que nous nous préparons à cette rencontre définitive avec lui.

Avec Jésus, nous assistons à la réalisation progressive des prophéties d’Isaïe. C’est cette bonne nouvelle qui est annoncée à Jean Baptiste. Ce dernier a été incarcéré car il gênait les autorités en place. Du fond de sa prison, il réfléchit. Il se pose beaucoup de questions sur Jésus. Ce qu’il entend dire de lui ne correspond pas à ce qu’il avait annoncé ; il profite d’un parloir pour demander à ses fidèles disciples d’aller lui poser la question la plus importante : “Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?”

Emprisonné, Jean Baptiste l’est aussi dans son questionnement, dans ses doutes : “Après tout, est-ce que je ne me serais pas trompé ?” Venant de Jean Baptiste, cette question est terrible. Nous n’oublions pas ses débuts provocateurs, ses succès, ses déclarations très virulentes dans le désert et au bord du Jourdain : “Préparez le chemin du Seigneur… Il y a parmi vous quelqu’un que vous ne connaissez pas… Convertissez-vous… changez de vie…” C’était le temps de l’euphorie et de la certitude. Jésus accueille la question de Jean Baptiste avec beaucoup de sérénité. Il montre aux envoyés que les promesses des prophètes se réalisent : “Allez dire à Jean : les aveugles voient, les boiteux marchent, les malades sont guéris… et surtout, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.”

Comme Jean Baptiste, nous pouvons aussi être enfermés dans nos doutes, nos questions. Nous pouvons aussi nous enfoncer dans des certitudes qui ne sont pas la vérité de l’Évangile. Trop souvent, nous nous faisons une fausse idée de Jésus. Il sera toujours bien au-delà de tout ce que nous pourrons dire ou écrire de lui. Avec l’évangile de ce jour, nous comprenons que notre Dieu n’est pas un Dieu vengeur mais un Dieu qui relève et qui sauve. Les pauvres, les petits et les exclus ont la première place dans son cœur.

Et si nous voulons être en communion avec ce Jésus sauveur, nous devons nous ajuster à lui. Il nous envoie vers celui qui souffre, celui qui a faim, celui qui est isolé. A travers eux, c’est lui qui est là et qui nous attend. Nous avons besoin qu’il ouvre nos yeux, nos oreilles et surtout notre cœur à leur détresse. C’est avec Jésus que la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. Si nous avons compris cela, ce dimanche sera vraiment celui de la joie.

En nous rassemblant pour l’Eucharistie, nous nous tournons vers Celui qui est à la source de notre joie. Nous te confions Seigneur ceux qui préparent “les fêtes qui approchent” dans une activité fébrile ou un certain désenchantement. Donne-leur de s’ouvrir au Salut qui vient, au vrai sens de Noël. AMEN

Sources : Revues Feu Nouveau, missel communautaire, Saisons bibliques, dossiers personnels.

Télécharger : 3ème dimanche de l’Avent

Prière universelle
Introduction
Unissons nos voix et nos cœurs pour prier aux intentions de tous les hommes. Que ce temps de l’Avent voie fleurir la paix et la joie sur notre terre…

Pistes pour les intentions
L’Église est dépositaire de la Bonne Nouvelle qu’elle doit porter jusqu’aux périphéries du monde. Pour qu’elle propose aux jeunes des rencontres, des partages de la Parole qui les éclairent sur la foi, Dieu Sauveur, nous te prions.

Pour tous les artisans de paix, pour les victimes de conflits ou de catastrophes naturelles, Dieu Sauveur, nous te prions.

Autour de nous des malades, des blessés, des personnes porteuses de handicap ont besoin de réconfort ou de consolation. Pour qu’ils soient entourés d’affection et d’entraide, Dieu Sauveur, nous te prions.

Nous sommes parfois découragés face au mal, à l’injustice, à la pauvreté de populations entières. Pour que nous ayons le courage d’agir et l’humble patience de la foi, Dieu Sauveur, nous te prions.

Conclusion
Seigneur, viens au secours de ton peuple qui espère en ta miséricorde : que ta parole nous soutienne et conduise tous nos frères aux joies de l’éternité. Par le Christ, notre Seigneur. – Amen

 

Samedi de la 2ème semaine de l’Avent 2025

Élie est déjà venu

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,10-13.
Descendant de la montagne, les disciples interrogèrent Jésus :
« Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d’abord ? »
Jésus leur répondit : « Élie va venir pour remettre toute chose à sa place.
Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et de même, le Fils de l’homme va souffrir par eux. »
Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le Baptiste.
© AELF

Méditation
« Voici que je vais envoyer Élie, le prophète, avant que vienne le jour du Seigneur, grand et redoutable. » Jésus ne nie pas cette mission d’Élie. Par le prophète Malachie, Dieu l’avait annoncée. Mais Jésus la considère comme accomplie par Jean Baptiste.

En son temps, Élie n’a pas été reconnu. Il a beaucoup souffert de la persécution. De même, Jean Baptiste a été emprisonné et exécuté. Quant à Jésus, il va être arrêté, condamné et mis à mort sur une croix.

En ce temps de Noël, nous célébrons celui qui continue à venir. Mais le constat est toujours le même : « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. » Aujourd’hui comme autrefois, les disciples du Christ sont affrontés au refus et aux persécutions. Mais le mal et la violence n’auront pas le dernier mot. C’est l’Amour qui triomphera.

Prions ensemble


 

Vendredi de la 2ème semaine de l’Avent

Des enfants boudeurs
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,16-19.
En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules :
« À qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d’autres en disant :
“Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.”
Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l’on dit : “C’est un possédé !”
Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et l’on dit : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait. » © AELF
 
 
Méditation
Avec cet Évangile, nous sommes toujours dans le temps de l’Avent (venue). « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu ». Jésus voit cette « génération » capricieuse et instable qui ne sait pas ce qu’elle veut. Tous ces gens sont comme des gamins boudeurs qui n’ont pas voulu jouer au mariage ni aux funérailles. Malgré la flute et les chants de deuil, ils n’ont pas bougé. Cette génération leur ressemble.
 
Jean Baptiste a été envoyé par Dieu pour appeler son peuple à se convertir. Il vit dans le désert loin de toute fête. Et on dit : « C’est un fou… Il est possédé par un démon… Il ne peut pas être un signe de Dieu ».
 
Jésus a été envoyé par Dieu pour appeler à la conversion. Il rejoint les gens là où ils vivent, y compris dans leurs fêtes. Il fait bon accueil aux publicains et aux pécheurs. Alors on se dit qu’un tel comportement ne peut pas être un signe de Dieu.
 
Le même Jésus nous rejoint aujourd’hui, en particulier en ce temps de Noël. Il attend de nous que nous sortions de notre indifférence ou de nos préjugés. Il a une bonne nouvelle pour nous. Par ses paroles et par ses œuvres, il nous révèle tout l’amour de Dieu pour nous et pour le monde entier. Il est « Celui qui a donné les hommes à Dieu et Dieu aux hommes » (Jean Paul II)
 
Aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur
Mais écoutons la voix du Seigneur.

Jeudi de la 2ème semaine de l’Avent

Le plus grand dans le Royaume

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,11-15.

 En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules :
« Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui.
Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent, le royaume des Cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer.
Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont prophétisé jusqu’à Jean.
Et, si vous voulez bien comprendre, c’est lui, le prophète Élie qui doit venir.
Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! » © AELF

Méditation
Ce qui fait la grandeur de Jean Baptiste, c’est d’abord sa mission. Il se tient sur le seuil (à l’extérieur) du Royaume pour montrer le Messie qui l’inaugurera. Si le plus petit dans ce Royaume de Dieu est plus grand que Jean Baptiste, c’est parce qu’il est à l’intérieur. Le moindre chrétien, le moindre baptisé est plus grand que lui parce qu’il fait partie de la Nouvelle Alliance.

« Le Royaume des cieux souffre violence et les violents cherchent à s’en emparer. » Nous le voyons tous les jours : des résistances farouches s’opposent à ce que Dieu règne vraiment. Les puissances du mal sont très actives. Si nous voulons rester fidèles à notre foi, nous serons affrontés à un combat de tous les jours, un combat pour « aimer mieux », un combat pour « prier mieux », un combat pour « servir mieux et m’engager davantage ».

 
Que ma bouche chante ta louange
 

 

Mercredi de la 2ème semaine de l’Avent

« Venez à moi


 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » © AELF

Méditation
« Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous soulagerai. » (Mt 11, 28) L’Avent, c’est l’avènement, c’est Jésus qui vient pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Il voyait ces foules lasses et épuisées « comme des brebis sans berger ». Il les cherchait pour leur annoncer le Royaume de Dieu et pour en guérir beaucoup dans leur corps et leur esprit.

Et voilà qu’aujourd’hui, il les appelle à lui : « Venez à moi ! » Il leur promet le réconfort et le repos. L’Avent c’est Jésus qui vient ; C’est aussi nous qui sommes appelés à venir à lui. Cette invitation s’étend jusqu’à nos jours. Il veut atteindre tous ceux et celles qui sont opprimés par les conditions de vie précaires. Chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants sont victimes de la haine et de la violence des hommes. À cause de la guerre, beaucoup sont obligés de tout quitter pour aller sur une terre étrangère. Et comment ne pas penser aux victimes d’un système économique qui impose aux plus pauvres un fardeau insupportable ?

C’est à tous que le Seigneur s’adresse : « Venez à moi ! » Il promet ce que lui seul peut réaliser. Auprès de lui se trouve le repos. C’est bien mieux que tous les centres de remise en forme qui peuvent améliorer le bien-être physique. Le Christ peut rendre légers ces fardeaux qui alourdissent notre âme. Mais cela ne sera possible qu’à une condition : « Prenez sur vous mon joug. » Pour comprendre cette parole, il faut savoir ce qu’est un joug : C’est un outil qui permettait relier une paire de bœufs l’un à l’autre. Ensemble, ils arrivaient à tirer un attelage qui pouvait être très lourd. Pour un tout seul, ce n’était pas possible, mais à deux, ils étaient plus forts.

Si Jésus nous demande de prendre son joug, c’est pour nous faire comprendre qu’il veut porter avec nous ce fardeau qui nous accable, celui de la souffrance, de la maladie, de la solitude, la fatigue. Quand nous venons à Jésus, c’est lui qui nous accueille pour ranimer notre foi, notre espérance et notre amour. Lui seul a « les paroles de la Vie Éternelle ». Qu’il soit toujours avec nous et nous toujours avec lui pour en être les témoins fidèles après de tous ceux qu’il mettra sur notre route.

 

 

Mardi de la 2ème semaine de l’Avent

La brebis égarée
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,12-14.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. » © AELF


Méditation
L’Évangile nous montre la miséricorde de Dieu et sa joie de retrouver le pécheur qui revient à lui. Nous connaissons tous cette parabole de la brebis perdue. L’Évangile nous parle d’un homme qui a cent brebis et qui en perd une. Il laisse de côté les 99 pour aller à la recherche de celle qui est égarée. 

Tout au long de son ministère, Jésus s’est trouvé face à des scribes et des pharisiens qui lui ont reproché de faire bon accueil aux pécheurs. Eux-mêmes sont restés fidèles à la tradition jusque dans ses moindres détails. Mais Jésus leur reproche de confondre fidélité et raideur. C’est pour eux qu’il raconte cette parabole. Il voudrait leur faire comprendre qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Pour lui, ils sont tellement importants qu’il est allé jusqu’à donner sa vie pour eux sur une croix.

Aujourd’hui encore, ils sont nombreux ceux et celles qui se sont détournés de Dieu. Alors, il fait tout pour les retrouver. C’est pour cela que Jésus est venu dans le monde. Il veut à tout prix chercher et sauver ceux qui courent à leur perdition. Certains croient que leur situation est désespérée. Mais pour Dieu, cela n’est pas vrai. Il est toujours capable de venir les chercher très loin et très bas. Saint Paul nous le dit à sa manière : « Là où le péché a abondé, la grâce (la miséricorde) a surabondé ». Rien ni personne ne peut nous séparer de l’amour qui est en lui.

Le grand message de cet Évangile c’est la joie extraordinaire de Dieu quand un seul pécheur se convertit. Et il veut tous nous associer à cette joie. Avec lui, le passé est passé. Désormais c’est un nouveau départ qui commence. Chaque fois que nous allons nous confesser c’est un jour de fête. Le  véritable Dieu c’est celui qui fait la fête pour un seul pécheur qui revient à lui.

En ce jour, nous te prions Seigneur : apprends-nous à ne pas mépriser les pécheurs mais à les regarder comme tu les vois. Donne-nous d’être auprès d’eux des témoins de ta miséricorde pour tous. Amen