Jeudi de la 4ème semaine de Pâques (30 avril 2026)

Appelés à servir
 Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13, 16-20

Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.
Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.
Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : ‘Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon.’
Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS.
Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Méditation  
L’Évangile de ce jour nous rapporte un extrait du dernier entretien de Jésus avec ses apôtres au soir du Jeudi saint. Il vient de laver leur laver les pieds  pour leur  apprendre  à  se  faire  serviteurs  les  uns  des autres. C’est une réponse à leurs conflits sur les préséances. Ils en étaient venus à se disputer entre eux pour savoir qui était le plus grand. Aujourd’hui, Jésus se présente à eux comme celui qui est venu servir. Et il invite les siens à suivre son exemple.

« Sachant cela, Heureux êtes-vous si vous le faites… » C’est en imitant Jésus serviteur que nous trouverons notre vrai bonheur. Les belles théories sur le service ne suffisent pas. Le plus important c’est de vraiment être en état de service. Notre monde a besoin de ce témoignage

Au cours de ce discours, Jésus songe à Judas mais aussi à tous ceux qui refuseront de le suivre sur le chemin du service. Il y en a qui lâcherons. Ce sera dur, mais il faudra tenir ferme jusqu’au bout. Le Christ nous invite à croire en lui. Il est le roc solide sur lequel nous sommes invités à nous appuyer. 

Et comment ne pas penser à la Vierge Marie qui a été l’humble servante du Seigneur ! A la veille de ce mois qui lui est consacré, nous nous tournons vers elle. Qu’elle nous accompagne sur ce chemin de conversion.  Avec Jésus et Marie, nous avançons sur un chemin grandiose. Ce chemin nous conduit là où ils sont déjà, dans le ciel de bonheur et de gloire. C’est là qu’ils nous attendent…

Sainte Catherine de Sienne (29 avril 2026)

Venez à moi

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. » « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » © AELF, Paris

Méditation

« Je proclame ta louange ; ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » Ne nous trompons pas sur le sens de cette parole. La bonne nouvelle n’a été cachée à personne ; elle a été proclamée dans toute la Galilée. Jésus n’a jamais cessé d’inviter les uns et les autres à se convertir ; mais voilà : « il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. »     

Face à ce refus, Jésus ne se laisse pas aller à la tristesse. Pour lui, c’est même une raison de plus de se tourner vers le Père. Cette bonne nouvelle que les sages et les savants n’ont pas su accueillir a été un bouleversement pour les tout-petits. Il faut préciser que ces  sages et ces savants, ce ne sont pas les scientifiques au sens où nous l’entendons actuellement. Il s’agit ici des docteurs de la loi juive. Ces éminents personnages avaient étudié la loi de Moïse. Ils en étaient les spécialistes. Ils étaient imbus de leur savoir et de leurs connaissances.  Mais ils ne connaissaient rien au mystère profond de Dieu.

Il faut le dire et le redire : l’évangile n’est pas d’abord une doctrine, ni des dogmes à apprendre, ni une  morale à pratiquer. C’est beaucoup plus que cela ; c’est une bonne nouvelle ; il nous dit l’amour passionné de Dieu qui a envoyé son Fils dans le monde pour le sauver. Quand on a compris cela, ça change tout dans la vie ; nous ne pouvons plus vivre comme avant.

Mais pour accueillir cette bonne nouvelle, il nous faut avoir un cœur de pauvres, entièrement ouvert à Dieu. Jésus se révèle aux tout petits pour leur dire qu’ils sont les plus grands de ce monde. Nous ne pouvons qu’exulter de joie face à un Dieu pareil. Il remet toute chose à sa juste place. S’adressant aux tout petits, Jésus leur dit : « Venez à moi. » Ce verbe venir, nous le retrouvons très souvent dans la bible. Il s’adresse aux apôtres, au jeune homme riche. Les lépreux viennent à Jésus alors que c’était formellement interdit par la loi de Moïse. Un jour, Jésus a même dit : « Laissez les enfants venir à moi ; le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent » (non parce qu’ils sont plus sages, mais parce qu’ils viennent à Jésus). L’important, c’est de venir.

Cette bonne nouvelle est offerte à tous. Mais la priorité de Jésus va vers tous ceux et celles qui ploient sous le poids de leur fardeau. Nous pensons à tous ceux qui sont douloureusement éprouvés par la maladie, la souffrance physique ou morale. Certains vivent des situations douloureuses et ils ne savent pas comment s’en sortir ; dans les hôpitaux, les urgences accueillent des hommes, des femmes, des jeunes qui ont cherché à mettre fin à leurs jours. Ils ne savent pas comment crier leur souffrance. S’adressant aux uns et aux autres, Jésus leur dit : « Venez à moi. »

Le problème c’est que beaucoup en sont incapables. Alors nous pouvons faire comme les porteurs qui amenaient un paralysé à Jésus. Ce qui a sauvé cet homme, ce n’est pas sa foi mais celle des porteurs. Quand nous allons à Jésus, nous pouvons lui amener tous ceux qui souffrent autour de nous et partout dans le monde : pensons aux malades, aux exclus, aux victimes de la haine et de la violence des hommes. Nous ne pouvons pas aller à Jésus sans eux. S’adressant à ceux qui ploient sous le fardeau, le Seigneur leur dit : « Prenez sur vous mon joug ».

Les gens de la ville (même les théologiens) risquent de se tromper sur le sens de cette parole : ce joug n’est pas un fardeau de plus. Les paysans des anciennes générations le savaient bien : il servait à joindre une paire de bœufs pour qu’ils puissent tirer le fardeau ensemble. Pour un tout seul, c’était impossible.

Aujourd’hui, Jésus veut nous faire comprendre qu’il veut que nous soyons reliés à lui. Ce fardeau qui nous accable, il veut le porter avec nous. Il sait que par nos seules forces, ce ne sera pas possible. Mais avec lui, il n’y a pas de situation désespérée. En ce jour, nous venons à toi, Seigneur Jésus. Nous nous unissons à ton action de grâce : « ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » Donne-nous d’en être les témoins fidèles auprès de tous ceux que tu mettras sur notre route.

Mardi de la 4ème semaine de Pâques (28 avril 2026)

 
 
Écouter la voix du Seigneur 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,22-30.
On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 
Méditation
Dans l’Évangile de ce jour, Jésus se présente à nous comme le « bon berger ». « Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent ; je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et nul ne les arrachera de ma main ». Ces paroles de Jésus nous aident à comprendre que nous ne pouvons pas nous proclamer disciples de Jésus si nous n’écoutons pas sa voix. Il ne s’agit pas seulement d’une écoute de l’oreille mais d’une écoute du cœur. Cela nous engage à suivre le Christ, à lui faire confiance et à mettre en pratique ce qu’il nous dit.
 
Dans le bruit de la vie courante et trépidante, cela n’est pas toujours facile. Nous sommes souvent affrontés à des difficultés, des doutes, des souffrances. Beaucoup sont désorientés par tous ces changements dans notre société, dans notre monde et même dans notre Église. Alors on s’interroge : à qui pouvons-nous donner notre confiance ? Beaucoup disent qu’ils n’ont pas besoin de maître.
 
Mais l’Évangile de ce jour nous montre le rapport étroit que Jésus veut établir avec chacun de nous : il est vraiment notre guide, notre Maître, notre ami, notre modèle ; il est surtout notre Sauveur. C’est cette bonne nouvelle que nous avons entendue : « Je leur donne la Vie Éternelle et personne ne les arrachera de ma main ». Ces paroles du Christ nous donnent un sentiment de sécurité absolue ; notre vie est pleinement à l’abri entre les mains de Jésus et du Père ; il est celui qui ne cesse de nous manifester sa miséricorde. C’est son regard d’amour qui touche chacun de nous a plus profond de lui-même.
 
A l’approche du mois de Mai, nous nous tournons vers la Vierge Marie. Elle ne cesse de nous renvoyer au Christ et à son Évangile. N’hésitons pas à la prendre chez nous. Nous pouvons toujours compter sur elle.


Lundi de la 4ème semaine de Pâques (27 avril 2026)

« Jésus berger de toute humanité… » 

 
 Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,11-18.
En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse.
Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
Méditation
Dans quelques jours, nous entrerons dans le mois de la Vierge Marie. Nous retenons d’elle cette parole qu’elle adressait aux servants lors des noces de Cana : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le ». Prenez le temps de l’écouter et de mettre ses paroles en pratique. Lui seul est capable de nous sortir de toutes nos impasses.
 
En ce jour, nous sommes renvoyés à Jésus le « Bon berger » ; « Je suis venu, dit-il, pour que les hommes aient la vie. » En Jésus, c’est Dieu qui se fait tout proche. Le bon berger n’hésite pas à quitter la bergerie pour aller à la rencontre des brebis perdues. Il part de nuit comme de jour pour les retrouver. Jésus expose sa vie pour protéger ses brebis. Il va jusqu’au bout en se donnant totalement à ceux qui viennent l’arrêter. Il donne sa vie pour le salut du monde. Lui-même a dit : « Ma vie, nul ne la prend, mais c’est moi qui la donne. »
 
Cet évangile nous renvoie à notre vie. Nous chantons et nous proclamons « Jésus berger de toute humanité ». Mais il ne faut pas en rester à des belles paroles. L’important c’est d’accueillir vraiment le Christ et de lui donner la première place dans toute notre vie. Lui-même nous dit ailleurs qu’il est le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est par lui que nous devons passer pour aller au Père. Alors aujourd’hui, cela vaut la peine de se poser la question : Jésus est-il vraiment notre chemin, notre Vérité et notre Vie ? Quelle place lui donnons-nous tout au long de nos journées ?
 
En lisant cet évangile, nous devons faire un pas de plus. Jésus notre berger nous confie les uns aux autres. L’Église est le prolongement du Christ sur la terre. Comme lui, nous sommes amenés à quitter nos bergeries pour aller à la rencontre des autres. Être disciple du Christ c’est une grande aventure ; ce n’est pas de tout repos. La tentation est grande de refermer sa porte et de rester bien au chaud à l’intérieur. Mais nous ne pouvons pas nous enfermer dans la nostalgie du passé. La bonne nouvelle de l’Évangile doit être annoncée aux pauvres et aux exclus dans le monde entier. Il importe que celle-ci se réalise en actes. Si nous rejetons telle ou telle personne parce qu’elle ne pense pas comme nous, c’est le Christ que nous rejetons.
 
Cet évangile nous invite donc à remettre le Christ au cœur de nos vies et à nous laisser guider par lui. Bien sûr, il n’est plus visible, mais il nous assure de sa présence tous les jours et jusqu’à la fin du monde. Avant de disparaître à leur regard, il a confié à ses apôtres et à toute l’Église la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle et de témoigner de l’espérance qu’il met en nous.
 
En ce jour nous nous tournons vers le Seigneur. Nous le prions par l’intercession de la Vierge Marie. Qu’il nous donne force et courage pour rester fidèles jusqu’au bout aux responsabilités qu’il nous confie.
 

4ème dimanche de Pâques (A)

« Jésus berger de toute humanité… »

Textes pour célébrer
Monition d’ouverture
En ce quatrième dimanche de Pâques « dimanche du bon pasteur », le Seigneur nous rassemble comme une famille où chacun peut se sentir reconnu et aimé. Laissons-nous donc bercer par la tendresse de Dieu qui aime tous les hommes d’un amour de prédilection.

Litanie pénitentielle
Jésus berger de toute humanité, tu es venu chercher ceux qui étaient perdus. Seigneur, prends soin de nous !

Jésus berger de toute humanité, tu es venu guérir ceux qui étaient malades. Ô Christ, prends soin de nous !

Jésus, berger de toute humanité, tu es venu sauver ceux qui étaient pécheurs.

Seigneur, prends soin de nous !Que Dieu notre Père recrée en nous ce que le mal a brisé et qu’il nous fasse grandir dans la communion avec lui et avec les autres. Amen.

Homélie
Textes bibliques : Lire
Les textes bibliques de ce dimanche nous montrent les débuts de la prédication de Pierre, entouré des autres apôtres. Ils sont sortis du lieu où ils se cachaient pour annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile : « Dieu l’a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. » La réponse a été immédiate : « Que devons-nous faire ? » Les gens ont été touchés par la prédication de Pierre. Beaucoup se sont fait baptiser. Pour eux, c’est vraiment « la joie de l’Évangile ». Quand on l’a accueilli, plus rien ne peut être comme avant.

Dans sa première lettre, Pierre s’adresse à des communautés déjà établies qui éprouvent des difficultés. Il les exhorte à se tourner vers ce modèle qu’est le Christ : Au jour de son baptême dans les eaux du Jourdain, il est rentré dans l’eau, pur de tout péché ; il en est ressorti porteur de tous les péchés du monde. Il les a pris sur lui pour nous en libérer. Injustement traité, il s’en remettait à Dieu. C’est par ses blessures que nous sommes guéris. L’opprimé qui est conscient de partager la destinée de son Seigneur n’aura plus jamais une âme d’esclave. Il découvrira que le Seigneur est son berger et qu’avec lui, rien ne saurait lui manquer (Psaume 22).

C’est précisément cette image du berger que Jésus utilise dans l’Évangile de ce dimanche. Tout au long de son ministère, nous le voyons parcourir les villes et les villages pour annoncer la bonne nouvelle. Il y rencontre des foules qui sont « comme des brebis sans berger ». Il est remué jusqu’au plus profond de lui-même par leur douloureuse situation. Les autorités religieuses qui auraient dû s’en occuper les ont pratiquement abandonnées. Le prophète Jérémie dénonce ces « misérables bergers qui laissent périr et se disperser les brebis du pâturage ». Aujourd’hui, le Christ dénonce les pharisiens qui expulsent les brebis du troupeau de Dieu.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que Jésus se présente à tous comme l’unique vrai pasteur. C’est vrai que les évêques et les prêtres sont présentés comme les bergers du peuple qui leur est confié. Dans les groupes de prière, il y a aussi un berger. C’est également vrai pour tous ceux qui exercent des responsabilités dans différents domaines. Mais les uns et les autres ne pourront être bergers que s’ils sont vraiment reliés au Christ. Nous ne sommes que des intendants.

Dans l’Évangile de ce jour, Jésus se compare également à « la porte des brebis ». C’est par lui que nous devons passer si nous voulons être de vrais pasteurs. Ceux qui ne passent pas par la porte sont « des voleurs et des bandits ». Ces derniers ne viennent que pour voler, égorger et détruire. Ce n’est pas le cas de Jésus : il est venu pour « chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». Il veut que tous les humains aient la vie en abondance. Au cours de temps pascal, nous avons entendu le dialogue de Jésus avec Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. »

Nous sommes envoyés pour continuer ce que Jésus a fait. Mais rien n’est possible sans lui. Il est le passage obligé. Tout le travail des communautés chrétiennes doit passer par lui. Notre mission n’est pas de travailler POUR le Seigneur mais de faire le travail DU Seigneur. C’est de lui qu’on reçoit le salut et la vie en abondance. Nous devons accueillir cet Évangile comme une invitation à remettre le Christ au cœur de nos vies et à nous laisser guider par lui.

Ce 4ème dimanche de Pâques est devenu la journée de prière pour les vocations. Nous pensons aux évêques, aux prêtres, aux religieux… Oui, bien sûr. Mais la vocation ce n’est pas seulement l’affaire de quelques-uns. L’appel du Seigneur est pour tous. Il compte sur chacun de nous pour être les témoins et les messagers de son amour dans le monde d’aujourd’hui. C’est ainsi que nous pourrons participer à son œuvre de rassemblement : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Comprenons bien : il ne nous envoie pas seuls mais les uns avec les autres et surtout avec lui. La vocation de tout baptisé est vocation à devenir disciple du Christ ; C’est en Église que nous participons à sa mission d’annonce de l’Évangile au monde.

À chaque messe, nous sommes invités à communier au Corps et au Sang du Christ. Il est la nourriture qui nous est donnée en vue de la mission. C’est en passant par lui que nous pourrons témoigner du Salut qu’il est venu offrir au monde. En communion les uns avec les autres et avec toute l’Église, nous pouvons chanter et proclamer : « Tu es mon berger, ô Seigneur, rien ne saurait manquer où tu me conduis ». Amen

Prière universelle
Introduction
En cette journée mondiale de prière pour les vocations, prions Dieu notre Père avec foi et espérance.

Intentions
Pour les femmes et les hommes qui ont le souci d’éveiller et de soutenir les vocations dans ton Église, toi, le Bon Pasteur, nous te prions !

Pour les jeunes qui sont en quête de repères et qui cherchent un sens à leur existence, toi, le Bon Pasteur, nous te prions !

Pour celles et ceux qui sont isolés, mis de côté, méprisés, tous ceux qui vivent dans l’anonymat et que jamais personne n’appelle par leur nom, toi, le Bon Pasteur, nous te prions !

Pour notre communauté, pour que chacun réponde fidèlement à la vocation qui est la sienne, toi, le Bon Pasteur, nous te prions !

Conclusion
Dieu notre Père, exauce nos prières. Notre monde a besoin de témoins authentiques et nombreux pour vivre l’Évangile et l’annoncer joyeusement. Nous te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur

Fête de saint Marc (25 avril 2026)

 Allez dans le monde entier
 

 Évangile selon saint Marc 16, 15-20

En ce temps-là,
Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit :
    « Allez dans le monde entier.
Proclamez l’Évangile à toute la création.
    Celui qui croira et sera baptisé
sera sauvé ;
celui qui refusera de croire
sera condamné.
    Voici les signes qui accompagneront
ceux qui deviendront croyants :
en mon nom, ils expulseront les démons ;
ils parleront en langues nouvelles ;
    ils prendront des serpents dans leurs mains
et, s’ils boivent un poison mortel,
il ne leur fera pas de mal ;
ils imposeront les mains aux malades,
et les malades s’en trouveront bien. »
 
    Le Seigneur Jésus,
après leur avoir parlé,
fut enlevé au ciel
et s’assit à la droite de Dieu.
    Quant à eux,
ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile.
Le Seigneur travaillait avec eux
et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient. © AELF
 
 
Méditation
Saint Marc nous rapporte l’envoi en mission des disciples puis l’Ascension de Jésus. Ce  qu’il a fait, l’Église doit le continuer : Jésus a pardonné ; l’Église pardonne par le sacrement de la Réconciliation. Jésus a donné son Esprit Saint : l’Église le donne par le sacrement du baptême, celui de la confirmation et celui de l’ordre. Pour cette mission, nous ne sommes pas seuls ; Jésus est avec nous. Il nous précède dans le cœur de ceux et celles qu’il met  sur notre route.
 
C’est avec lui que nous pourrons « chasser les esprits mauvais » qui nous empêchent de  voir en tout homme un frère. C’est avec lui que nous parlerons le langage nouveau de l’amour. C’est avec lui que nous survivrons aux poisons mortels, toutes ces mauvaises habitudes qui créent autour de nous des barrières infranchissables qui empoisonnent notre vie.
 
Depuis l’Ascension, le Christ n’est plus visible à nos yeux. Mais le monde doit pouvoir contempler son visage à travers nous, entendre son message à travers nos paroles et nos vies. Et surtout, ils doivent découvrir en nous quelque chose de l’amour passionné de Dieu pour tous les hommes. Il est important que notre cœur soit de plus en plus accordé à son infinie tendresse pour tous les hommes. Alors, ne perdons pas une minute. C’est à chaque instant que nous avons à rayonner de cette lumière qui vient de lui.
 
« Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. » Plus que jamais, l’Église a besoin de notre attachement au Seigneur. C’est en communion avec le pape, nos évêques et tous les chrétiens que nous pourrons être de vrais témoins du Christ ressuscité. Il est « le Chemin, la Vérité et la Vie ». C’est par lui et avec lui que notre vie sera aussi une ascension vers le Père, un passage vers cette autre rive où tout est lumière, amour et paix. 
 

Vendredi de la 3ème semaine de Pâque (24 avril 2026)

Jésus Pain de vie 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6, 52-59
En ce temps-là,
les Juifs se querellaient entre eux :
« Comment celui-là
peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors :
« Amen, amen, je vous le dis :
si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme,
et si vous ne buvez pas son sang,
vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang
a la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture,
et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang
demeure en moi,
et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé,
et que moi je vis par le Père,
de même celui qui me mange,
lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel :
il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.
Eux, ils sont morts ;
celui qui mange ce pain
vivra éternellement. »
 
Voilà ce que Jésus a dit
alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.
© AELF
 
 
Méditation
Cet Évangile nous rapporte la suite du discours de Jésus sur le « Pain de vie ». Sa déclaration est des plus solennelles : « oui vraiment, je vous le dis : celui qui mange ma chair et boit mon sang a la Vie éternelle et moi je le ressusciterai au dernier jour. » Nous désirons tous avoir la Vie éternelle. Nous avons donc absolument besoin de ce Pain vivifiant, de Jésus lui-même. C’est lui qui a donné la force aux martyrs de tous les temps de rester fermes dans la foi. Nous en avons de nombreux témoignages dans l’histoire de l’Église. Face à une telle affirmation, les juifs se sont mis à récriminer. Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on refuse Jésus et son Pain vivant. L’abandon que nous constatons actuellement a commencé dès le premier jour où Jésus faisait sa catéchèse sur le Pain de vie. Ils ne peuvent accepter les prétentions de cet homme, Jésus de Nazareth que tout le monde connaît bien.
 
Mais Jésus insiste : « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie. » Il ne donne pas d’explication. Il les invite à un acte de foi. C’est ce même acte de foi que nous sommes appelés à faire à chaque messe. Nous reconnaissons en Jésus le Pain vivant donné pour la vie du monde. Aujourd’hui comme autrefois, c’est difficile à comprendre. Beaucoup refusent de l’accepter ; d’autres sont trop habitués. Il nous faut retrouver toute la force et la nouveauté du message qu’il nous adresse : Jésus nous donne les paroles et la nourriture de la Vie éternelle. Nous entrons dans une communion d’amour avec Dieu qui nous fait entrer dans une communion d’amour avec tous les hommes.
 
Bien sûr, à chaque messe, nous n’avons pas toujours conscience de la grandeur de ce mystère de la foi. Mais nous ne devons pas oublier que la messe, c’est le moment le plus important de la journée. C’est Jésus qui est là ; il rejoint les communautés rassemblées en son nom. Il veut se donner « pour que les hommes aient la vie ». Le prêtre dit avant la communion : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Ces paroles ne sont pas seulement pour l’assemblée présente dans l’église mais pour le monde entier. Le Christ veut se donner à tous. Il est le Pain vivant offert pour la vie du monde.
 
En ce jour, nous faisons nôtre cette prière du psaume 33 : « Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête. »

Jeudi de la 3ème semaine de Pâques (23 avril 2026)

« Le pain descendu du ciel  »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,44-51. 

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : ‘Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.’ Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. » Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 Méditation

Nous retrouvons Jésus face à la foule dans le désert. Il a vu tous ces gens fatigués et abattus comme des brebis sans berger. Il vient de leur donner la nourriture dont  le corps a besoin ; mais il veut les mener à faire un pas de plus : « le pain descendu du ciel » c’est le plus beau cadeau que Dieu a fait à l’humanité. C’est Jésus lui- même qui se donne pour que nous puissions vivre éternellement. Nous n’avons rien fait pour le mériter. Si Dieu se donne à nous, c’est au nom de sa seule miséricorde. Nous n’avons qu’à tendre les mains pour l’accueillir dans la foi. 

Beaucoup n’ont pas cru à ce merveilleux cadeau. C’est encore vrai aujourd’hui. On comprend facilement pourquoi. Jésus se présente comme « le pain descendu du ciel », c’est-à-dire comme une nourriture. Il nous dit qu’il faut le manger. Venir à lui, croire en sa Parole, manger sa Parole, l’accueillir en nous comme celui qui vient, au plus intime de nous-mêmes, de la part de Dieu. Si nous allons communier pour puiser auprès du Christ la force nécessaire pour la mission qu’il nous confie tout au long de la semaine. Le problème, c’est qu’il y a aussi des nourritures trompeuses qui tendent à nous détourner de Dieu et de son Évangile. Nous vivons dans une société où la foi est souvent tournée en dérision. Les médias (journaux, radio, télévision, Internet) véhiculent le meilleur et le pire. C’est à chacun de discerner et de choisir ce qui nous nourrit, nous élève et nous fait vivre.

À chaque messe, il vient à notre rencontre et il nous attend. C’est un rendez-vous d’amour qui est offert à tous. Alors oui, nous te prions, Dieu notre Père, ouvre le cœur de tes enfants à celui que tu leur as donné comme « Pain vivant descendu du ciel ». Que grandisse en nous le désir de nous laisser attirer par toi. Amen

Mercredi de la 3ème semaine de Pâques (22 avril 2026)

Venir à Jésus

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,35-40.

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. 
Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.  
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Méditation
Jésus se présente comme le pain de la vie, la parole de la vie ; il nourrit celui qui vient à lui et croit en lui. En entendant ces paroles, les juifs se mettent à murmurer. Pour eux, un homme qui est né d’un père et d’une mère ne peut venir du ciel.

Cet Évangile est un appel à la foi en la personne de Jésus. Aujourd’hui comme autrefois, ils sont nombreux ceux qui le rejettent. Mais rien ne peut arrêter le projet de Dieu qui veut le salut de tous les humains. Jésus a été envoyé par le Père pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Il veut que tous les hommes soient sauvés et qu’ils aient la vie éternelle.

Il est vital que nous nous nourrissions de ce pain de Vie ; C’est ce que nous faisons à chaque Eucharistie. Durant la période de confinement, de nombreux chrétiens ont suivi la messe à la télévision. Ils y ont trouvé de belles célébrations et des homélies captivantes. Mais nous ne pouvons pas nous nourrir indéfiniment par écran interposé. Le « pain de vie » dont parle Jésus est à partager et à consommer en communauté. Rendons grâce pour ce don de Dieu.

Mardi de la 3ème semaine de Pâques 2026

Le vrai pain venu du ciel
 
Ce n’est pas Moïse
qui vous a donné le pain venu du ciel ;
c’est mon Père
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6, 30-35
En ce temps-là,
la foule dit à Jésus :
« Quel signe vas-tu accomplir
pour que nous puissions le voir, et te croire ?
Quelle œuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ;
comme dit l’Écriture :
Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
ce n’est pas Moïse
qui vous a donné le pain venu du ciel ;
c’est mon Père
qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le pain de Dieu,
c’est celui qui descend du ciel
et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors :
« Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit :
« Moi, je suis le pain de la vie.
Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ;
celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »
(AELF)
 
 
Méditation
Au lendemain de la multiplication des pains, Jésus se trouve devant des gens qui cherchent du merveilleux. Ces derniers pensent à leurs ancêtres du temps de Moïse dans le désert : Dieu leur avait donné la manne. Alors Jésus leur répond que cette manne n’était qu’une nourriture matérielle. La seule vraie nourriture c’est le pain « qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
 
Si Jésus a été envoyé dans le monde, c’est précisément pour nourrir l’homme affamé de Dieu. Il nous rappelle aujourd’hui que nous ne devons pas nous tromper de nourriture. Trop souvent, nous ne pensons qu’à la nourriture matérielle et aux biens de consommation. C’est sans doute important, mais cela ne suffit pas à nous combler.
 
Jésus a bien mieux à nous donner : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura plus jamais soif. » Oui, demandons au Seigneur de nous donner « aujourd’hui notre pain de ce jour ». Le vrai pain ce n’est pas seulement ses paroles, c’est Jésus lui-même, c’est sa personne. On s’en nourrit par la foi en croyant en lui.