Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14, 27-31 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise, mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. » (AELF)
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Méditation
Nous sommes au soir du Jeudi Saint, la veille de la mort de Jésus. Ses amis sont perturbés par l’annonce de la trahison de Judas et du reniement de Pierre. Mais il les invite à ne pas être bouleversés ni effrayés. Il leur donne « sa » paix, celle de son propre cœur. « Ce n’est pas à la manière du monde » qu’il nous la donne. La paix qu’il nous laisse est une force qui nous permet de traverser librement le drame du Calvaire.
En méditant cet Évangile, nous pouvons penser à Saint Maximilien Kolbe qui a vécu une longue et terrible agonie dans le camp de concentration d’Auschwitz. Tout autour de lui n’était que torture et misère humaine. Pourtant dans le cœur du Père Kolbe, régnait la paix, cette paix que le Christ avait promise à ses disciples.
Nous vivons dans un monde qui fait régner la peur et l’intimidation. Mais la paix que Jésus nous laisse n’est pas une absence de combat. Nous devons la chercher au fond de nous-mêmes, en plein milieu des tempêtes et des combats. C’est une paix qui naît du pardon et qui est nourrie par l’amour de Dieu en nous. Avec Marie, reine de la paix, nous rendons grâce pour ce don de Dieu.
Évangile de Jean 14, 21-26 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. » Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? » Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »
AELF
Méditation
Dans le livre de l’Exode, nous lisons que Dieu s’est manifesté d’une manière éclatante à Moïse. Jude voudrait bien que Jésus se manifeste de cette manière au monde. Ainsi tous pourraient le voir. Mais ce n’est pas ainsi que Jésus fonctionne. Il ne cherche pas à en mettre plein la vue. Ils sont nombreux ceux et celles qui courent après le merveilleux car le monde ne voit souvent que les apparences extérieures.
Jésus ne se manifeste que moyennant la foi. Nous le voyons tout au long des Évangiles. À plusieurs reprises, nous l’entendons dire : « Ta foi t’a sauvé ». Et comment ne pas penser à l’acte de foi extraordinaire de celui que nous appelons le bon larron : « Jésus, souviens-toi de moi dans ton Royaume… » C’est cet acte de foi des derniers instants qui l’a sauvé.
La foi c’est d’abord un accueil, c’est se laisser habiter d’une manière permanente par le Père et le Fils : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. » Cette parole est au conditionnel car il ne peut habiter que chez ceux qui, par amour, lui ouvrent la porte. Il voudrait bien se manifester à tous, mais il respecte la liberté de chacun ; l’amour ne se force pas ; il ne peut être vrai que s’il respecte la liberté de chacun.
Nous chrétiens, nous sommes chargés de servir d’intermédiaires. C’est la qualité de notre amour qui devrait le faire connaître à ceux qui l’ignorent.
Pistes pour l’homélie Textes bibliques : Lire « À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres ». Nous pouvons faire de grandes choses, même au service des autres, s’il n’y a pas l’amour, nous ne sommes rien. Nous ne serons reconnus comme disciples du Christ qu’à la façon dont nous nous aimons entre nous. Le pape François nous disait que « l’amour est la carte d’identité du chrétien… c’est l’unique document pour être reconnu comme disciple de Jésus…Si ce document expire et n’est pas renouvelé continuellement, nous ne sommes plus amis du Maître. »
Pour mieux comprendre ce que Jésus attend de nous, c’est vers lui que nous nous tournons. Il « nous a aimés comme on n’a jamais aimé ». Il est allé jusqu’au don de sa vie sur la croix. Aujourd’hui, il nous demande d’aimer les autres « comme » il nous a aimés. Il nous invite à entrer dans sa manière d’aimer ses frères. Cela ne sera possible que si nous cherchons à nous mettre à son école. Apprendre à aimer, c’est un travail de tous les jours.
Le pape François insistait beaucoup sur ce commandement. Il nous rappelle que « seul l’amour nous sauvera ». Nous entendons régulièrement ses appels en faveur des plus faibles. Tout l’Évangile est un message d’amour pour le monde. C’est aussi un appel à aller à contre-courant de la société qui juge et qui condamne. On y insulte les autres avant de les écouter. L’Évangile de ce jour est là pour nous renvoyer aux paroles et à l’exemple du Christ : « Aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimés ». Les paroles du Christ doivent être notre seule référence car elles sont celles « de la vie éternelle ». C’est pour nous un appel à agir comme lui en nous faisant proches des pauvres, des exclus et de tous ceux qui ne comptent pas aux yeux du monde.
Nous nous rappelons qu’au moment où Jésus prononce ce discours, il vient de laver les pieds de ses disciples. Lui, le « Maître et Seigneur », s’est mis à leur service. C’est un exemple qu’il leur a donné. Il ne s’agit plus de répéter ce geste mais de faire taire les pleurs et les cris ce ceux et celles qui souffrent. Encore une fois, c’est à nos gestes d’amour, de partage et de solidarité que nous serons reconnus comme disciples du Christ. Nous sommes envoyés dans le monde pour lui annoncer la bonté du Seigneur, sa tendresse et sa miséricorde. Il faut que cela se voie dans notre vie.
Cette ardeur missionnaire, nous la retrouvons dans la première lecture (Actes des apôtres). Nous y rencontrons Paul et Barnabé qui ont travaillé inlassablement à cette annonce de la bonne nouvelle. Cela n’a été possible que parce qu’ils étaient passionnés de l’amour qui est en Dieu. Ils se sont efforcés de rester en relation avec ceux qui se sont convertis au Christ. Il s’agit maintenant d’organiser leur vie communautaire. Grâce à leur témoignage, la bonne nouvelle de l’Évangile se répand de plus en plus. Mais le plus important, c’est l’action de Dieu dans ces communautés. La mission s’est d’abord son œuvre. Mais tous s’est fait « avec eux ».
La seconde lecture (Apocalypse) nous montre le fruit de la résurrection de Jésus. Elle nous parle de « la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête comme une fiancée parée pour son époux ». Contrairement à ce qu’on entend dire, l’Apocalypse n’est pas un livre de catastrophe ; c’est d’abord une bonne nouvelle. Elle montre à des chrétiens persécutés l’amour du Christ vainqueur du mal et de la mort. Le Christ ressuscité veut nous associer tous à sa victoire. Le texte d’aujourd’hui se termine par cette affirmation : « Voici que je fais toutes choses nouvelles ». Ces nouveautés dont il parle, c’est un monde rempli de joie et d’amour. Il n’y aura plus de souffrances ni de tensions. La rancœur et la haine n’y auront plus leur place. Il ne restera que l’amour qui vient de Dieu et qui transforme tout.
Voilà cette bonne nouvelle que nous entendons en ce dimanche. C’est une immense scène d’amour qui ne demande qu’à enserrer toute une communauté et même le monde entier. Nous ne pourrons en témoigner que si nous puisons à la source de cet amour. Aimer, c’est prolonger Dieu, c’est vivre à sa manière sans exclure personne. Ce qui fait la valeur d’une vie c’est un amour de plus en plus à la ressemblance de celui de Jésus pour nous.
Chaque dimanche, le Christ nous rassemble pour nous nourrir de sa parole et de son eucharistie. Il vient nous donner force et courage pour aimer comme lui et avec lui. C’est cela qui fait la valeur d’une vie. Que tous ceux qui regardent nos communautés chrétiennes puissent dire : « voyez comme ils s’aiment ». Oui, sois avec nous, Seigneur ; remplis notre vie de ton amour. « Toi qui est lumière, toi qui est l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour. »
Sources : Revues Feu Nouveau, Missel communautaire (André Rebré), missel des dimanches et fêtes des trois années – Pape François (Seul l’amour nous sauvera), Pape François « Selon saint Jean »
« Celui qui m’a vu a vu le Père ». Voilà une réalité que nous pouvons observer dans nos relations sociales, plus spécialement en Afrique : il est établi que le fils du roi, c’est aussi le roi. Celui qui voit le fils du roi voit aussi le roi. Celui qui honore le fils du roi honore le roi. L’injure faite au fils du roi atteint directement le roi.
Aujourd’hui, Jésus nous apprend qu’il est la révélation de Dieu. Mais ce qu’il nous en dit va bien plus loin que les relations d’un roi avec son fils. En le voyant aimer les foules abandonnées, les disciples comprennent qu’il est l’Envoyé de Dieu, le berger de son peuple. Pour le monde juif, l’envoyé est comme celui qui l’envoie ; il représente sa personne. C’est ainsi que le Père et le Fils sont UN. Celui qui a vu Jésus a vu le Père.
Jésus dit ce qui lui enseigne le Père. Il agit selon sa volonté. Le Père et le Fils sont en parfaite communion d’action envers les hommes. Mais Jésus ne se contente pas d’affirmer des vérités fondamentales. Ses œuvres viennent les authentifier.
« Celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même des plus grandes. » Ce que Jésus a fait, c’est cela qu’il nous faut faire. Il ne s’agit pas de travailler POUR le Seigneur mais de faire le travail DU Seigneur. La mission, c’est son œuvre. Il nous la confie.
« Allez-vous en sur les places et sur les parvis !
Allez-vous en sur les places, y chercher mes amis.
Tous mes enfants de lumière qui vivent dans la nuit,
Tous les enfants de mon Père, séparés de Lui,
Allez-vous en sur les places et soyez mes témoins, chaque jour. »
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. Pour aller où je vais, vous savez le chemin. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. »
(AELF)
Méditation
À quelques heures de la Passion les disciples sont très inquiets car ils sentent le danger qui le menace. Quand saint Jean écrit son évangile, au premier siècle, il s’adresse à des communautés chrétiennes également désemparées. Les disciples du Christ sont pourchassés et mis à mort à cause de leur foi. Dans le monde d’aujourd’hui, les chrétiens doivent faire face à l’incroyance, l’indifférence, la dérision et, dans de nombreux pays, la persécution. Tout cela, le Christ l’avait prévu. Le message qu’il adressait à ses disciples est aussi pour nous aujourd’hui. Tout au long de la Bible, nous lisons cette parole : « Ne crains pas… je suis avec toi. » C’est aussi ce que Jésus nous redit. Il est avec nous tous les jours et jusqu’à la fin du monde. Quoi qu’il arrive, rien ne peut nous séparer de l’amour qui est en Dieu. Aujourd’hui, Jésus nous rappelle le sens de son départ imminent : « Je pars vous préparer une place dans la Maison de mon Père. » Voilà une parole que nous oublions un peu trop facilement. Nous pensons plutôt à nous installer sur cette terre et à nous y comporter comme si c’était notre demeure définitive. C’est alors que Jésus vient nous rappeler le vrai but de notre vie. Il ne se contente pas de nous préparer une place. Il reste avec nous pour nous guider vers ce qu’il appelle cette Maison du Père. À ce sujet, il convient d’apporter une précision importante. Quand l’évangile nous parle de la « Maison du Père », on pourrait croire qu’il s’agit du temple ou d’une église. En fait, ces nombreuses demeures qu’on y trouve désignent une cohabitation fraternelle dont nous sommes incapables ici-bas. Notre monde construit des appartements et des maisons à demeures uniques qui sont le symbole de notre individualisme. Et c’est la montée du racisme, de la violence et des injustices de toutes sortes. Mais l’Évangile vient nous rappeler que le grand projet de Dieu c’est de rassembler tous les hommes et qu’il leur réserve une maison où tous se sentiront accueillis avec amour. Pour avancer vers ce monde nouveau qui nous attend, c’est par le Christ que nous devons passer. Il est lui-même LE chemin. Ses paroles sont celles de la Vie Éternelle. Grâce à lui et avec lui, notre vie terrestre retrouve tout son sens. Nous retrouvons en Jésus force et courage pour continuer notre route et marcher à sa suite.
Méditation L’Évangile de ce jour nous rapporte un extrait du dernier entretien de Jésus avec ses apôtres au soir du Jeudi saint. Il vient de laver leur laver les pieds pour leur apprendre à se faire serviteurs les uns des autres. C’est une réponse à leurs conflits sur les préséances. Ils en étaient venus à se disputer entre eux pour savoir qui était le plus grand. Aujourd’hui, Jésus se présente à eux comme celui qui est venu servir. Et il invite les siens à suivre son exemple.
« Sachant cela, Heureux êtes-vous si vous le faites… » C’est en imitant Jésus serviteur que nous trouverons notre vrai bonheur. Les belles théories sur le service ne suffisent pas. Le plus important c’est de vraiment être en état de service. Notre monde a besoin de ce témoignage
Au cours de ce discours, Jésus songe à Judas mais aussi à tous ceux qui refuseront de le suivre sur le chemin du service. Il y en a qui lâcherons. Ce sera dur, mais il faudra tenir ferme jusqu’au bout. Le Christ nous invite à croire en lui. Il est le roc solide sur lequel nous sommes invités à nous appuyer.
Et comment ne pas penser à la Vierge Marie qui a été l’humble servante du Seigneur ! En ce mois qui lui est consacré, nous nous tournons vers elle. Qu’elle nous accompagne sur ce chemin de conversion. Avec Jésus et Marie, nous avançons sur un chemin grandiose. Ce chemin nous conduit là où ils sont déjà, dans le ciel de bonheur et de gloire. C’est là qu’ils nous attendent…
« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. » Cet amour nous vient du Père. Pour nous atteindre, il passe par le cœur de Jésus. Et il ne demande qu’à passer par le nôtre pour se communiquer à tous ceux et celles qui nous entourent. Jésus nous communique cet amour qui est en Dieu pour le rayonner autour de nous. Grâce à lui et avec lui, nous pouvons travailler à la construction d’un monde plus juste et plus fraternel.
Cette mission doit être le principal but de notre vie. Il s’agit de mettre plus d’amour et plus de fraternité autour de nous. Cela doit commencer à l’intérieur de nos familles et dans toutes nos relations. Des familles, des voisins qui n’arrivent pas à s’entendre, cela n’est pas acceptable. C’est un contre témoignage. Il est absolument essentiel de ne jamais oublier cette parole du Seigneur : « Demeurez dans mon amour. » Demeurer, cela veut dire : « Installez-vous et restez-y. » Si nous baignons dans cet amour de Dieu, nous ne pourrons plus regarder les autres comme des étrangers mais comme des frères.
C’est très important car on a beaucoup déformé l’image du vrai Dieu. On a voulu se servir de lui pour rétablir l’ordre. On a insisté sur les commandements qu’il faut observer. Dans une société qui perd ses repères, on voudrait rappeler les exigences de la morale chrétienne et imposer une morale stricte. Il faut alors se rappeler que l’Évangile ne se réduit pas à une morale. Il est d’abord une bonne nouvelle. L’Église n’a pas reçu pour mission de prêcher une morale mais d’annoncer l’Évangile.
Le vrai Dieu c’est celui qui veut nous combler de sa joie. Cette joie, c’est le fruit de son amour. C’est la joie exubérante que nous trouvons chez les apôtres après la Pentecôte. Et nous-mêmes, au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans cet océan d’amour qui est en Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. Il est essentiel pour nous d’y rester immergés tout au long de notre vie. Dieu se donne, il fait alliance, mais rien ne sera possible si nous n’accueillons pas librement ce don de Dieu.
« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. » L’Évangile ne nous demande pas de chercher à imiter l’amour infini qui unit le Père, le Fils et le Saint Esprit. Nous serons toujours très loin du compte. Il nous faut tout simplement ouvrir nos mains et notre cœur. C’est ainsi que nous pourrons accueillir l’amour qui vient du Père par Jésus. Forts de cette présence, notre vie portera du fruit. Nous pourrons alors nous engager contre la violence, la misère et les injustices de toutes sortes.
Et bien sûr, en ce mois qui lui est consacré, nous n’oublions pas la Vierge Marie. Elle est toujours là pour nous accompagner sur « nos chemins de foi »
« La première en chemin, Marie tu nous entraînes À risquer notre “oui” aux imprévus de Dieu. Et voici qu’est semé en l’argile incertaine De notre humanité, Jésus Christ, Fils de Dieu.
Marche avec nous, Marie, sur nos chemins de foi, Ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,22-30.
On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! » Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes UN. »
Dans l’Évangile de ce jour, Jésus se présente à nous comme le « bon berger ». « Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent ; je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et nul ne les arrachera de ma main ». Ces paroles de Jésus nous aident à comprendre que nous ne pouvons pas nous proclamer disciples de Jésus si nous n’écoutons pas sa voix. Il ne s’agit pas seulement d’une écoute de l’oreille mais d’une écoute du cœur. Cela nous engage à suivre le Christ, à lui faire confiance et à mettre en pratique ce qu’il nous dit.
Dans le bruit de la vie courante et trépidante, cela n’est pas toujours facile. Nous sommes souvent affrontés à des difficultés, des doutes, des souffrances. Beaucoup sont désorientés par tous ces changements dans notre société, dans notre monde et même dans notre Église. Alors on s’interroge : à qui pouvons-nous donner notre confiance ? Beaucoup disent qu’ils n’ont pas besoin de maître.
Mais l’Évangile de ce jour nous montre le rapport étroit que Jésus veut établir avec chacun de nous : il est vraiment notre guide, notre Maître, notre ami, notre modèle ; il est surtout notre Sauveur. C’est cette bonne nouvelle que nous avons entendue : « Je leur donne la Vie Éternelle et personne ne les arrachera de ma main ». Ces paroles du Christ nous donnent un sentiment de sécurité absolue ; notre vie est pleinement à l’abri entre les mains de Jésus et du Père ; il est celui qui ne cesse de nous manifester sa miséricorde. C’est son regard d’amour qui touche chacun de nous a plus profond de lui-même.
En ce mois de Mai, nous nous tournons vers la Vierge Marie. Elle ne cesse de nous renvoyer au Christ et à son Évangile. N’hésitons pas à la prendre chez nous. Nous pouvons toujours compter sur elle.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,1-10.
En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »
En ce jour, nous entendons Jésus se présenter à nous comme le bon berger. Tout au long de son ministère, nous le voyons parcourir les villes et les villages pour annoncer la bonne nouvelle. Il y rencontre des foules qui sont “comme des brebis sans berger”. Il est remué jusqu’au plus profond de lui-même par leur douloureuse situation. Les autorités religieuses qui auraient dû s’en occuper les ont pratiquement abandonnées. Le prophète Jérémie dénonce ces “misérables bergers qui laissent périr et se disperser les brebis du pâturage”. Aujourd’hui, le Christ dénonce les pharisiens qui expulsent les brebis du troupeau de Dieu.
Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que Jésus se présente à tous comme l’unique vrai pasteur. C’est vrai que les évêques et les prêtres sont présentés comme les bergers du peuple qui leur est confié. Dans les groupes de prière, il y a aussi un berger. C’est également vrai pour tous ceux qui exercent des responsabilités dans différents domaines. Mais les uns et les autres ne pourront être bergers que s’ils sont vraiment reliés au Christ “berger de toute humanité”. Nous ne sommes que des intendants.
Dans l’Évangile de ce jour, Jésus se compare également à “la porte des brebis”. C’est par lui que nous devons passer si nous voulons être de vrais pasteurs. Ceux qui ne passent pas par la porte sont “des voleurs et des bandits”. Ces derniers ne viennent que pour voler, égorger et détruire. Ce n’est pas le cas de Jésus : il est venu pour “chercher et sauver ceux qui étaient perdus”. Il veut que tous les humains aient ”la vie en abondance.”
Nous sommes envoyés pour continuer ce que Jésus a fait. Mais rien n’est possible sans lui. Il est le passage obligé. Tout le travail des communautés chrétiennes doit passer par lui. Notre mission n’est pas de travailler POUR le Seigneur mais de faire le travail DU Seigneur. C’est de lui qu’on reçoit le salut et la vie en abondance. Nous devons accueillir cet Évangile comme une invitation à remettre le Christ au cœur de nos vies et à nous laisser guider par lui.
À chaque messe, nous sommes invités à communier au Corps et au Sang du Christ. Il est la nourriture qui nous est donnée en vue de la mission. C’est en passant par lui que nous pourrons témoigner du Salut qu’il est venu offrir au monde. En communion les uns avec les autres et avec toute l’Église, nous pouvons chanter et proclamer : “Tu es mon berger, ô Seigneur, rien ne saurait manquer où tu me conduis.” Amen
Pistes pour l’homélie Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus se présente à nous comme le « bon berger ». « Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent ; je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et nul ne les arrachera de ma main ». Ces paroles de Jésus nous aident à comprendre que nous ne pouvons pas nous proclamer disciples de Jésus si nous n’écoutons pas sa voix. Il ne s’agit pas seulement d’une écoute de l’oreille mais d’une écoute du cœur. Cela nous engage à suivre le Christ, à lui faire confiance et à mettre en pratique ce qu’il nous dit.
Dans le bruit de la vie courante et trépidante, cela n’est pas toujours facile. Nous sommes souvent affrontés à des difficultés, des doutes, des souffrances. Beaucoup sont désorientés par tous ces changements dans notre société, dans notre monde et même dans notre Église. Alors on s’interroge : à qui pouvons-nous donner notre confiance ? Beaucoup disent qu’ils n’ont pas besoin de maître.
Mais l’Évangile de ce dimanche nous montre le rapport étroit que Jésus veut établir avec chacun de nous : il est vraiment notre guide, notre Maître, notre ami, notre modèle ; il est surtout notre Sauveur. C’est cette bonne nouvelle que nous avons entendue : « Je leur donne la Vie Éternelle et personne ne les arrachera de ma main ». Ces paroles du Christ nous donnent un sentiment de sécurité absolue ; notre vie est pleinement à l’abri entre les mains de Jésus et du Père ; il est celui qui ne cesse de nous manifester sa miséricorde. C’est son regard d’amour qui touche chacun de nous a plus profond de lui-même.
Pour comprendre cela, c’est vers la croix du Christ que nous nous tournons. Le pape François nous dit que pour sauver les brebis égarées, le berger s’est fait agneau, il s’est laissé sacrifier, il a pris sur lui tous nos péchés pour nous en libérer. C’est ainsi qu’il a donné sa vie en abondance pour nous et pour le monde entier ; avec lui, nous n’avons plus peur. Notre vie est désormais à l’abri de la perdition. Rien ni personne ne pourra nous arracher à la main de Jésus parce que rien ni personne ne peut vaincre son amour. L’amour de Jésus est invincible.
Nous sommes tous invités à répondre à cet amour qui ne cesse de faire le premier pas vers nous. Il est venu pour tous car il ne veut pas que seul se perde. Cela signifie qu’il ne pense pas seulement aux croyants fidèles. La première lecture nous montre une communauté qui risquait de se renfermer sur elle-même. Avec Paul et Barnabé, l’Évangile sera annoncé aux païens. Ils ont compris que le Christ est la « Lumière des nations » et le « Sauveur de tous les peuples ».
Cette mission connaîtra un succès extraordinaire. Beaucoup de disciples de Jésus subiront la persécution. Mais ils témoigneront de leur foi jusqu’au martyre. Aujourd’hui, encore plus qu’aux premiers siècles, des chrétiens sont assassinés à cause de leur foi en Jésus. Mais rien ne peut ébranler leur espérance. Personne ne peut les arracher de la main du Berger.
La seconde lecture est extraite du livre de l’Apocalypse : elle nous montre précisément la victoire obtenue par les martyrs. Son but est de nous rappeler que même dans les pires catastrophes, le mal n’aura pas le dernier mot. Jésus nous est présenté comme l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Et ce qui est merveilleux ce qu’il veut nous associer tous à sa victoire. Saint Jean nous parle d’une foule de toutes races et de toutes nations. Après les persécutions, les souffrances, la faim et les pleurs, ils connaissent la joie d’être avec Dieu.
En ce dimanche des vocations, nous nous unissons à la prière de l’Église universelle. La bonne nouvelle de l’Évangile est pour toutes les nations. Elle doit être annoncée à temps et à contretemps. Cette journée nous rappelle que le Christ veut nous associer tous à sa mission de « Berger de toute humanité ».
Nous pensons aux prêtres, religieux et religieuses, aux catéchistes, aux animateurs des divers groupes pastoraux mais aussi à tous les baptisés. Nous ne sommes pas chrétiens pour nous-mêmes, pour « sauver notre âme » mais pour travailler avec le Christ qui veut sauver le monde. Personne ne doit rester sur la touche. Le Seigneur attend de nous que nous donnions le meilleur de nous-mêmes là où nous sommes.
En célébrant cette eucharistie, nous nous tournons vers celui qui a échangé sa vie contre notre salut. Nous lui rendons grâce pour cette espérance et cette joie qui est en nous. Qu’il nous donne d’en être les porteurs et les messagers tout au long de notre vie.
Sources : revues feu nouveau – Pape François – Parole pour la route (Jean – Yves Garneau) – Pensées sur l’Évangile de Luc (Christoph Schönborn) – missel dimanches et fêtes de trois années (Michel Wackenheim) – célébrons le dimanche (assemblée de la parole dimanches et fêtes amenées C – dossiers personnels.