Nativité du Seigneur Jésus Christ (Messe du jour)

Le Verbe s’est fait chair

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
Au commencement, était le Verbe…”Commencement, c’est le premier mot de cet Évangile de saint Jean ainsi que celui de saint Marc. Ce mot nous renvoie au premier récit de la Création : “Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre… (Gn 1, 1) C’est une manière de dire que “le Verbe” est à l’origine de toutes choses. C’est ce que nous proclamons dans la troisième préface du Temps ordinaire : “C’est par ton Fils que tu as créé l’homme et c’est encore par lui que tu en as fait une créature nouvelle”.

En ce jour de Noël, c’est un nouveau “commencement” qui s’annonce : En ce petit enfant qui vient de naître dans des conditions misérables, c’est Dieu qui s’est fait homme. “Il s’est fait mortel, fragile comme nous ; il partagé notre condition humaine excepté le péché, mais il a pris sur lui les nôtres comme s’ils étaient les siens. Il est entré dans notre histoire. Il est devenu pleinement Dieu-avec-nous. La naissance de Jésus nous montre que Dieu a voulu s’unir à chacun de nous, pour nous communiquer sa vie et sa joie”. (Pape François)

Cette naissance du Sauveur n’a pas été annoncée aux grands de ce monde. Pour accueillir un tel message, il faut un cœur de pauvre. Les premiers qui l’ont entendu, ce sont les bergers. Ils passaient la nuit dans les champs à garder leurs troupeaux. C’étaient des pauvres gens qui vivaient comme ils pouvaient avec de pauvres moyens. Et surtout, ils vivaient en marge de la société. Ils ne participaient pas au culte. Aux yeux de la haute société, ils ne comptaient pas. Or voici que l’ange du Seigneur vient leur annoncer cette bonne nouvelle : “Aujourd’hui, vous est né un Sauveur ; il est le Messie, le Seigneur… Vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.” Dès le départ, l’évangile c’est la bonne nouvelle annoncée aux petits, aux pauvres et aux exclus.

Cette bonne nouvelle retentit dans toutes les églises du monde entier : “Aujourd’hui vous est né un Sauveur…” Malheureusement, ils sont nombreux ceux et celles qui ignorent l’origine de cette fête ou qui ne veulent pas en entendre parler. Certains vont même jusqu’à saccager les crèches. D’autres ne pensent qu’à la fête profane : Tout est prévu, le sapin, le réveillon, les guirlandes… Mais on oublie l’essentiel. On oublie que Noël c’est Jésus qui est venu et qui continue à venir pour “chercher et sauver ceux qui étaient perdus.”

Avec les bergers, nous sommes tous invités à nous rendre à la crèche. C’est là que notre Sauveur nous attend. Nous venons nous imprégner de la présence de Celui qui veut naître en nos cœurs. Nous accueillons cette lumière qui est en lui pour qu’elle transforme notre vie. Puis nous sommes envoyés pour la communiquer à tous ceux et celles que nous rencontrerons sur notre route. Cette présence et cet amour de Dieu c’est comme un trésor qu’il nous faut accueillir et partager. Nous ne devons jamais oublier que Noël c’est Jésus qui continue à venir pour nous et pour le monde entier.

Ce Jésus que nous fêtons à Noël est né pauvre parmi les pauvres. Bien plus, il se reconnaît en chacun d’eux. S’il n’y a pas de place pour eux dans notre vie, c’est lui que nous rejetons. “Il est venu chez les siens et le siens ne l’ont pas reçu…” L’Évangile nous fait comprendre qu’il est impossible de fêter Noël sans eux. Si nous voulons le rencontrer et l’accueillir, c’est vers eux qu’il nous faut aller ; il est présent dans celui qui a faim et froid, celui qui est malade et seul, celui qui a perdu ou oublié sa dignité humaine. Vivre Noël c’est aussi accueillir le Christ dans la personne du pauvre et lui donner la place d’honneur.

“Le Verbe était la vraie Lumière qui éclaire tout homme, en venant dans le monde…” Plus tard, Jésus dira : “Je suis la Lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres…” C’est cette lumière que nous recevons en ce jour de Noël. Mais il ne faut pas oublier cette recommandation du Christ : “Gardez vos lampes allumées”. Cette lampe c’est celle de la foi, celle de la prière. En accueillant Jésus et en nous mettant à son écoute, nous apprenons à nous ajuster de plus en plus à l’amour qui est en lui. Avec lui, c’est comme une porte qui s’est ouverte, une lumière nouvelle, une nouvelle manière de regarder la vie.

Aujourd’hui, le Christ rejoint tous ceux et celles qui sont éprouvés par la souffrance, la maladie, le deuil, le chômage, les conflits familiaux… il ne va pas faire un miracle pour résoudre tous ces problèmes. Mais il va nous ouvrir la porte de l’espoir et du courage pour chercher encore. Notre Dieu est un compagnon qui marche avec nous. Parfois même, il nous porte. Et ce qui est extraordinaire c’est que nous pouvons toujours le rejoindre dans la prière. Il est toujours là pour nous aider et nous encourager à pousser des portes entrouvertes.

Nous vivons dans un monde enfermé à double tours, enfermé dans les murs de l’égoïsme, de l’indifférence, du racisme, de la rancune. Mais Noël nous apporte un message d’espérance offert à tous. Nous accueillons dans la joie la visite de Dieu. Elle est pour nous. Accueillons son message d’espérance. Laissons-nous faire par lui. Nous ne le regretterons pas. C’est à ce prix que nous pourrons vivre un bon Noël.

Prière universelle

Pistes pour les intentions
Aujourd’hui, sur ceux qui habitent le pays de l’ombre,
une lumière a resplendi.
Pour notre pape Léon, pour tous les pasteurs
qui ont mission de communiquer à leurs frères
la flamme de l’espérance qui ne déçoit pas,
prions ensemble.

Aujourd’hui naît en notre monde le prince de la Paix.
Pour tous les pays dévastés par la guerre,
pour les peuples subissant le joug d’une dictature,
prions ensemble.

Aujourd’hui le Verbe, la Parole de Dieu,
vient à nous sous les traits d’un tout- petit sans défense.
Pour les enfants en manque d’amour,
pour les jeunes qui peinent à trouver leur place dans notre société,
prions ensemble.

Aujourd’hui vient parmi les siens l’Emmanuel, Dieu avec nous.
Pour tous ceux qu’accablent la solitude
et le sentiment de ne compter pour personne,
prions ensemble.

Aujourd’hui le Fils de Dieu prend visage d’homme.
En ce jour où la prière de l’Église nous invite
à nous émerveiller de l’humanité de notre Dieu,
les uns avec les autres, les uns pour les autres,
prions ensemble.

Nativité du Seigneur Jésus Christ (Messe de la nuit)

Noël, l’inattendu de Dieu

Accueil
Nous voici à Noël,
réunis pour célébrer l’aube de notre salut,
la naissance de l’Envoyé de Dieu.
C’est un signe de vie que Dieu nous adresse
dans cet enfant.
Une Nouvelle Alliance va naître.
Les promesses de Dieu se réalisent :
le Messie vient vivre parmi les siens.
Il se fait proche. Il nous apprend la fraternité.

Prière pénitentielle
Seigneur Jésus, envoyé par le Père
pour rassembler l’humanité
en un peuple de frères et de sœurs,
prends pitié de nous.

Ô Christ, Fils unique de Dieu, venu dans le monde
annoncer l’Évangile de la paix,
prends pitié de nous.

Seigneur de gloire, élevé à la droite du Père
pour être le Seigneur des vivants et des morts,
prends pitié de nous.

1ère lecture – Isaïe 9, 1-6
L’événement de Bethléem est bien l’accomplissement des promesses que nous lisons dans les prophètes, ici Isaïe.

Psaume 95

2ème lecture – Tt 2, 11-14
Paul souligne la descendance dont est marqué Jésus : celle de David, fils de Jessé.

Évangile : Luc 2, 1-14
À la suite de la proclamation de l’Évangile, l’enfant Jésus pourra être porté à la crèche, accompagné par un chant.

Homélie
Textes bibliques : Lire
Tout au long de l’Avent, la liturgie nous a parlé de la venue de Jésus. Cette bonne nouvelle était annoncée depuis plusieurs siècles à un « peuple qui marchait dans les ténèbres ». Ces ténèbres, c’étaient celles de l’exil et de l’oppression étrangère. Cela avait duré 50 ans. Le message de Noël dans les ténèbres qui marquent douloureusement la vie de notre monde, celles de la guerre, du terrorisme et de la violence mais aussi celles de la maladie et de la solitude.

La bonne nouvelle c’est que Dieu ne nous abandonne pas. Il vient à nous. Il vient “nous rendre espoir et nous sauver”. Tout au long des Évangiles, nous l’entendons nous parler d’un Dieu qui est Père, un Père qui aime chacun de ses enfants. Il est venu “chercher et sauver ceux qui étaient perdus”. Le vrai Dieu n’a rien à voir avec une religion qui fait massacrer des innocents, des hommes, des femmes et même des enfants. La fête de Noël vient nous rappeler que le vrai Dieu est AMOUR. Il ne sait pas être autre chose. Dans un monde pollué par la haine et la violence, il est celui qui nous apporte la vraie lumière.

Ce Jésus dont nous fêtons la naissance a été annoncé aux bergers. Quand nous faisons la crèche dans nos maisons, nous les mettons en bonne place mais beaucoup ne savent pas trop qui ils étaient. En fait, ils faisaient partie d’une catégorie vraiment méprisée. C’étaient des hommes rustres qui n’avaient pas l’habitude de fréquenter les lieux de culte. À travers eux, c’est la bonne nouvelle qui est annoncée aux petits, aux pauvres et aux exclus. Et cela, nous le retrouvons tout au long des Évangiles. Jésus est venu pour nous dire qu’ils ont la première place dans le cœur de Dieu.

C’est vrai, les Évangiles nous rappellent la mission de Jésus après de ceux et celles qui sont accablés par des souffrances de toutes sortes. Il a accueilli tous ceux et celles qui étaient infréquentables à cause de leur mauvaise vie. Il a ouvert la porte de la Lumière à Marie-Madeleine, Zachée, Matthieu le publicain, la femme de Samarie et bien d’autres qui étaient rejetés par la société bien-pensante de l’époque. Avec lui, c’est la victoire de l’AMOUR sur le mal et la mort.

Cette bonne nouvelle n’est pas que pour les gens d’autrefois. Elle est pour tous les hommes de tous les temps. Elle doit être proclamée dans le monde entier, y compris dans les “périphéries”. Des associations s’organisent pour aller vers les plus pauvres, les personnes seules, celles qui sont à la rue, celles qui n’ont pas les moyens de faire la fête. Des messes sont célébrées dans les prisons et les hôpitaux. Le Christ rejoint tous ceux et celles qui sont accablés par la souffrance, la maladie, le deuil, le chômage, les conflits familiaux. Bien sûr, il ne va pas faire un miracle pour résoudre tous nos problèmes. Mais il marche avec nous. Parfois même, il nous porte. Il nous ouvre un chemin d’espérance.

Fêter Noël c’est accueillir cette bonne nouvelle qui vient changer notre vie et celle du monde. Ce Jésus dont nous fêtons la naissance continue à venir. Il frappe à notre porte. Dieu continue à nous envoyer son Fils. En cette nuit de Noël, nous sommes donc invités à l’accueillir, lui donner la première place dans notre vie et faire “tout ce qu’il nous dira.” Avec lui, c’est la joie et l’amour qui entrent dans notre vie. Il veut habiter le cœur des hommes. Alors oui, soyons dans la joie et l’allégresse. Un enfant a dit que “Jésus est le plus beau cadeau de Noël”. Il avait tout compris. Ils sont nombreux dans notre monde ceux et celles qui vont fêter Noël sans penser à cette bonne nouvelle. Tout est prévu, le sapin, les décorations, les cadeaux, le réveillon, mais n’oublions pas Celui qui est à l’origine de ces festivités.

L’Eucharistie qui nous rassemble en cette fête de Noël nous rappelle que le Christ ne cesse de vouloir nous rejoindre. Il continue à vouloir venir chez les siens. C’est un cadeau extraordinaire qui nous est offert à tous, gratuitement et sans mérite de notre part. Avant la communion, nous entendons le prêtre nous dire : “Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève le péché du monde.” Ces paroles ne sont pas que pour l’assemblée qui est présente à l’église. Elles sont pour le monde entier. Le Christ ne demande qu’à se donner à tous. Heureux ceux qui ont de cœur de pauvre pour laisser le Christ entrer dans leur vie. En ce temps de Noël, nous le supplions : “Toi qui es Lumière, toi qui es l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour”. Amen

Prière universelle
Heureux de la naissance du Sauveur, confions à notre Père ses enfants qui sont encore dans la nuit et n’osent plus espérer le jour…

Pistes pour les intentions
« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. » Pour que l’Église porte la lumière jusqu’aux extrémités de la terre, Seigneur, nous te prions. ℞

« Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! » Pour les enfants qui naissent dans le monde au cours de cette nuit, pour les enfants abandonnés, pour les parents qui espèrent un enfant, Seigneur, nous te prions. ℞

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. » Pour les peuples opprimés, pour les populations souffrant de famine ou de maladies, pour les prisonniers, Seigneur, nous te prions. ℞

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’il aime. » Pour que ces fêtes de Noël contribuent au désir de paix, pour que la joie de Noël ravive notre charité envers les plus pauvres, Seigneur, nous te prions. ℞

Conclusion
En cette nuit de lumière, Seigneur, illumine le cœur de tous les hommes. Exauce les désirs de tous ceux qui te supplient. Par le Christ, notre Seigneur. – Amen.

Nuit de Noël

Noël, l’inattendu de Dieu

Accueil
Nous voici à Noël,
réunis pour célébrer l’aube de notre salut,
la naissance de l’Envoyé de Dieu.
C’est un signe de vie que Dieu nous adresse
dans cet enfant.
Une Nouvelle Alliance va naître.
Les promesses de Dieu se réalisent :
le Messie vient vivre parmi les siens.
Il se fait proche. Il nous apprend la fraternité.

Prière pénitentielle
Seigneur Jésus, envoyé par le Père
pour rassembler l’humanité
en un peuple de frères et de sœurs,
prends pitié de nous.

Ô Christ, Fils unique de Dieu, venu dans le monde
annoncer l’Évangile de la paix,
prends pitié de nous.

Seigneur de gloire, élevé à la droite du Père
pour être le Seigneur des vivants et des morts,
prends pitié de nous.

1ère lecture – Isaïe 9, 1-6
L’événement de Bethléem est bien l’accomplissement des promesses que nous lisons dans les prophètes, ici Isaïe.

Psaume 95

2ème lecture – Tt 2, 11-14
Paul souligne la descendance dont est marqué Jésus : celle de David, fils de Jessé.

Évangile : Luc 2, 1-14
À la suite de la proclamation de l’Évangile, l’enfant Jésus pourra être porté à la crèche, accompagné par un chant.

Homélie
Textes bibliques : Lire
Tout au long de l’Avent, la liturgie nous a parlé de la venue de Jésus. Cette bonne nouvelle était annoncée depuis plusieurs siècles à un « peuple qui marchait dans les ténèbres ». Ces ténèbres, c’étaient celles de l’exil et de l’oppression étrangère. Cela avait duré 50 ans. Le message de Noël dans les ténèbres qui marquent douloureusement la vie de notre monde, celles de la guerre, du terrorisme et de la violence mais aussi celles de la maladie et de la solitude.

La bonne nouvelle c’est que Dieu ne nous abandonne pas. Il vient à nous. Il vient “nous rendre espoir et nous sauver”. Tout au long des Évangiles, nous l’entendons nous parler d’un Dieu qui est Père, un Père qui aime chacun de ses enfants. Il est venu “chercher et sauver ceux qui étaient perdus”. Le vrai Dieu n’a rien à voir avec une religion qui fait massacrer des innocents, des hommes, des femmes et même des enfants. La fête de Noël vient nous rappeler que le vrai Dieu est AMOUR. Il ne sait pas être autre chose. Dans un monde pollué par la haine et la violence, il est celui qui nous apporte la vraie lumière.

Ce Jésus dont nous fêtons la naissance a été annoncé aux bergers. Quand nous faisons la crèche dans nos maisons, nous les mettons en bonne place mais beaucoup ne savent pas trop qui ils étaient. En fait, ils faisaient partie d’une catégorie vraiment méprisée. C’étaient des hommes rustres qui n’avaient pas l’habitude de fréquenter les lieux de culte. À travers eux, c’est la bonne nouvelle qui est annoncée aux petits, aux pauvres et aux exclus. Et cela, nous le retrouvons tout au long des Évangiles. Jésus est venu pour nous dire qu’ils ont la première place dans le cœur de Dieu.

C’est vrai, les Évangiles nous rappellent la mission de Jésus après de ceux et celles qui sont accablés par des souffrances de toutes sortes. Il a accueilli tous ceux et celles qui étaient infréquentables à cause de leur mauvaise vie. Il a ouvert la porte de la Lumière à Marie-Madeleine, Zachée, Matthieu le publicain, la femme de Samarie et bien d’autres qui étaient rejetés par la société bien-pensante de l’époque. Avec lui, c’est la victoire de l’AMOUR sur le mal et la mort.

Cette bonne nouvelle n’est pas que pour les gens d’autrefois. Elle est pour tous les hommes de tous les temps. Elle doit être proclamée dans le monde entier, y compris dans les “périphéries”. Des associations s’organisent pour aller vers les plus pauvres, les personnes seules, celles qui sont à la rue, celles qui n’ont pas les moyens de faire la fête. Des messes sont célébrées dans les prisons et les hôpitaux. Le Christ rejoint tous ceux et celles qui sont accablés par la souffrance, la maladie, le deuil, le chômage, les conflits familiaux. Bien sûr, il ne va pas faire un miracle pour résoudre tous nos problèmes. Mais il marche avec nous. Parfois même, il nous porte. Il nous ouvre un chemin d’espérance.

Fêter Noël c’est accueillir cette bonne nouvelle qui vient changer notre vie et celle du monde. Ce Jésus dont nous fêtons la naissance continue à venir. Il frappe à notre porte. Dieu continue à nous envoyer son Fils. En cette nuit de Noël, nous sommes donc invités à l’accueillir, lui donner la première place dans notre vie et faire “tout ce qu’il nous dira.” Avec lui, c’est la joie et l’amour qui entrent dans notre vie. Il veut habiter le cœur des hommes. Alors oui, soyons dans la joie et l’allégresse. Un enfant a dit que “Jésus est le plus beau cadeau de Noël”. Il avait tout compris. Ils sont nombreux dans notre monde ceux et celles qui vont fêter Noël sans penser à cette bonne nouvelle. Tout est prévu, le sapin, les décorations, les cadeaux, le réveillon, mais n’oublions pas Celui qui est à l’origine de ces festivités.

L’Eucharistie qui nous rassemble en cette fête de Noël nous rappelle que le Christ ne cesse de vouloir nous rejoindre. Il continue à vouloir venir chez les siens. C’est un cadeau extraordinaire qui nous est offert à tous, gratuitement et sans mérite de notre part. Avant la communion, nous entendons le prêtre nous dire : “Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève le péché du monde.” Ces paroles ne sont pas que pour l’assemblée qui est présente à l’église. Elles sont pour le monde entier. Le Christ ne demande qu’à se donner à tous. Heureux ceux qui ont de cœur de pauvre pour laisser le Christ entrer dans leur vie. En ce temps de Noël, nous le supplions : “Toi qui es Lumière, toi qui es l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour”. Amen

Prière universelle
Heureux de la naissance du Sauveur, confions à notre Père ses enfants qui sont encore dans la nuit et n’osent plus espérer le jour…

Pistes pour les intentions
« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. » Pour que l’Église porte la lumière jusqu’aux extrémités de la terre, Seigneur, nous te prions. ℞

« Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! » Pour les enfants qui naissent dans le monde au cours de cette nuit, pour les enfants abandonnés, pour les parents qui espèrent un enfant, Seigneur, nous te prions. ℞

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. » Pour les peuples opprimés, pour les populations souffrant de famine ou de maladies, pour les prisonniers, Seigneur, nous te prions. ℞

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’il aime. » Pour que ces fêtes de Noël contribuent au désir de paix, pour que la joie de Noël ravive notre charité envers les plus pauvres, Seigneur, nous te prions. ℞

Conclusion
En cette nuit de lumière, Seigneur, illumine le cœur de tous les hommes. Exauce les désirs de tous ceux qui te supplient. Par le Christ, notre Seigneur. – Amen.

22 décembre (semaine avant Noël)

Mon âme exalte le Seigneur

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1, 46-56.
En ce temps-là, Marie rendit grâce au Seigneur en disant :
« Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »
Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.
© AELF
 
 
Méditation
« Mon âme exalte le Seigneur… » Ce sont les paroles de Marie. Elle ne se vante pas de sa vertu d’humilité. Elle est toute entière tournée vers le Seigneur. Elle lui rend grâce car il choisit les petits, les humbles pour réaliser de grandes choses. Elle chante Celui qui vient de déposer en elle le germe d’un monde nouveau.
 
Marie n’est pas la seule bénéficiaire de cet amour gratuit de Dieu : « Son amour s’étend d’âge en âge… Il élève les humbles… Il comble de biens les affamés. Plus tard Jésus dira : « Heureux les pauvres de cœur… » Ils sont proclamés heureux car ils sont ouverts au don de Dieu. Ils sont en attente de celui qui peut les combler.
 
Aujourd’hui comme autrefois, le Seigneur fait des merveilles, mais trop souvent, nous ne savons pas les voir. Et si nous prenions l’habitude de faire chaque soir un examen d’action de grâce !… Nous pouvons prendre le temps de regarder tout ce qui nous a aidés à mieux vivre notre journée, telle rencontre avec une personne qui nous a remonté le moral, tel geste d’amitié, de partage dont nous avons bénéficié ou dont nous avons été les témoins… Et surtout, merci au Seigneur qui nous accompagne tout au long de nos journées.
 
Chant de louange

4ème dimanche de l’Avent (Année A)

Montons à la rencontre de Dieu,
soyons confiants !

Textes pour célébrer
Monition d’ouverture
Les attentes de l’humanité sont multiples,
et les nuits sont longues qui attendent le jour…
En allumant la quatrième bougie de l’avent,
que nos cœurs s’ouvrent à la Parole de Dieu
et que sa lumière éclaire nos chemins.

Acte pénitentiel
Seigneur Jésus, fils de David,
béni sois-tu, prends pitié de nous.
Kyrie eleison.

Ô Christ, Fils bien-aimé du Père,
béni sois-tu, prends pitié de nous.
Christe eleison.

Seigneur Emmanuel, Dieu avec nous,
béni sois-tu, prends pitié de nous.
Kyrie eleison.

Temps de la Parole
Lecture du livre du prophète Isaïe 7, 10-16
Dieu interviendra pour sauver son peuple par un enfant qui sera nommé « Emmanuel ».

Psaume 23

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains (1, 1-7)
En Jésus Christ, Dieu a manifesté sa présence à notre histoire : Jésus est bien « Dieu-avec-nous ».

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (1, 18-24)

Homélie
Textes bibliques : Lire
En ce 4ème dimanche de l’Avent, la liturgie nous propose deux récits de l’Annonciation ; nous avons tout d’abord celui de la 1ère lecture : nous sommes au 4ème siècle avant Jésus Christ ; la situation du peuple d’Israël est vraiment dramatique : il est menacé de partout par les armées étrangères. Face à ce danger, le jeune roi d’Israël n’a pas fait le bon choix. Il a abandonné le vrai Dieu pour se tourner vers les dieux païens et s’attirer leurs faveurs.

Mas ces dieux païens ne sont rien. C’est également vrai pour nous aujourd’hui. Nous pensons à ces dieux qui occupent une grande place dans notre vie et notre monde : ils s’appellent argent, richesses, recherche du profit, de la belle situation… Aujourd’hui, le prophète Isaïe invite le roi Acaz et chacun de nous à se tourner vers le seul vrai Dieu. C’est sur lui qu’il nous faut compter. En ce temps de l’Avent, nous sommes invités à retrouver le vrai sens de Noël. Il ne s’agit pas de courir après toujours plus de consommation mais d’accueillir Celui qui vient nous sauver.

Cette annonce de la venue du Sauveur, nous la retrouvons dans l’Évangile de ce dimanche : c’est le message de l’ange à Joseph ; il est invité à prendre chez lui Marie son épouse : “L’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint”. Ces paroles nous disent la mission que Dieu confie à Joseph : il est appelé à être le gardien de Marie et de Jésus ; le pape François ajoute que cette garde concerne aussi toute l’Église. Saint Joseph est désormais le protecteur mystique de toute l’Église.

Cette garde, joseph l’exerce avec discrétion et humilité, dans le silence. Les Évangiles ne nous rapportent aucune parole de lui. Mais ils témoignent de sa présence constante et de sa fidélité totale, même quand il ne comprend pas. Il accompagne chaque moment avec prévenance et avec amour. Il est auprès de Marie dans les moments sereins et dans les moments difficiles.

Joseph est donc le gardien de Marie, de Jésus et de toute l’Église. Tout cela n’est devenu possible que grâce à sa constante attention à Dieu : il est ouvert à ses signes et disponible à son projet. Joseph est le gardien parce qu’il sait écouter Dieu, il se laisse guider par sa volonté, il est attentif à ce qui l’entoure ; il sait prendre les décisions les plus sages. Comme lui, nous sommes tous appelés à garder le Christ dans notre vie.*

Nous ne pourrons vivre un vrai Noël que si nous prenons chez nous Marie, notre Mère. Avec elle, nous accueillons Jésus qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. C’est dans la prière et le recueillement que nous pourrons, nous aussi, nous ajuster à la volonté de Dieu et participer à son projet. Comme Joseph, nous apprenons à nous faire les serviteurs d’un projet qui nous dépasse. Comme lui, le Seigneur nous conduit sur des chemins que nous n’avions pas prévus. Mais les paroles qu’il nous adresse sont celles de la vie éternelle.

Dans la seconde lecture, saint Paul nous annonce précisément l’accomplissement de ce salut en Jésus. Il nous décrit toute la richesse du mystère déployé depuis sa naissance jusqu’à sa mort et sa résurrection. Lui-même a été choisi par le Christ pour être apôtre : sa mission a été d’annoncer le salut en Jésus Christ au milieu des nations païennes. Comme le prophète Isaïe, il a été affronté à l’incrédulité et à la persécution. Mais rien ni personne ne peut empêcher Dieu de vouloir sauver le monde. La fête de Noël nous rappelle que nous attendons la venue de celui qui unifiera en lui Dieu et l’homme. Ce temps de l’Avent nous est donné pour nous mettre en route vers Celui qui ne cesse de venir à nous.

Beaucoup ne connaissent pas et ne veulent pas entendre parler du vrai sens de Noël, de Jésus, de Marie, de la crèche. Mais le message de l’Évangile doit être annoncé partout dans le monde. Notre mission ‘est pas de faire croire mais de dire et de témoigner. Le Seigneur nous assure que l’Esprit Saint agit dans le cœur ce ceux et celles qu’il met sur notre route. Le cardinal Eyt, ancien archevêque de Bordeaux, disait que “nous ne sommes pas deux mille ans après Jésus Christ mais deux mille ans avec lui”. Aujourd’hui comme autrefois, nous pouvons toujours compter sur lui.

En célébrant cette Eucharistie, nous nous tournons vers celui qui vient à nous. À chaque messe, il rejoint les communautés réunies en son nom. Il est “Emmanuel”, Dieu avec nous. Il est Celui qui nous fait entrer dans l’alliance définitive entre Dieu et l’homme. Et il nous confie cette mission : faire triompher l’amour sur la haine, la tendresse sur l’indifférence. Alors, plus que jamais, nous le prions ensemble : « O Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre ! » Amen

Télécharger : 4ème dimanche de l’Avent

Sources : Revues Feu Nouveau, les Cahiers de Prions en Église – Missel des dimanches et fêtes – Vivre la messe du dimanche – Pape François – Dossiers personnels…

Prière universelle
Introduction
L’Emmanuel est le Sauveur de tous les hommes. Confions-lui particulièrement celles et ceux qui ne se savent pas aimés de Dieu et qui souffrent dans les épreuves de la vie.

Pistes d’Intentions
En Église et avec tous les croyants, prions pour que le message de Noël rejoigne le plus grand nombre et pour que tous les baptisés soient témoins d’espérance. Dieu de vie, entends notre prière.

Avec les prophètes et les Apôtres, prions pour que vienne la paix sur notre monde et pour que les dirigeants des nations se mettent ensemble au service de la justice. Dieu de miséricorde, entends notre prière.

Sûrs de notre espérance, prions pour les malades et leurs familles, pour ceux qui vont les visiter et pour tous les soignants. Pour qu’à l’approche de Noël, ils trouvent lumière et consolation. Dieu de tendresse, entends notre prière. ℞

À l’exemple de Marie et Joseph, redisons au Seigneur notre confiance et demeurons fidèles dans l’attente. Prions pour les personnes travaillées par le doute, pour les jeunes en recherche et pour celles et ceux qui s’engagent dans la vie religieuse. Dieu de fidélité, entends notre prière.

Conclusion
Dieu de gloire, accueille nos prières et, dans ta bonté, daigne les exaucer. Par le Christ, notre Seigneur. – Amen.

18 décembre

Écouter l’appel du Seigneur 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,18-24.
Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous »
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse.
© AELF
 
Méditation
Imaginons un peu Joseph complètement brisé et tourmenté par ce qui lui arrive. Ce qui allait de soi, c’était de répudier Marie. C’était conforme à la loi de Moïse et à la tradition. Prendre Marie chez lui, c’était ne pas tenir compte des chuchotements sournois et de la risée de l’entourage. Mais la Parole de Dieu a été plus forte que ses réticences. Il a eu le courage de changer de projet de se faire le serviteur d’un mystère qu’il ne comprend pas.
 
Joseph est un homme de silence, un homme capable d’écouter Dieu lui parler et capable de changer sa vie à la lumière de la parole qu’il a entendue. Il découvre que cet enfant vient d’ailleurs. Il n’est pas de lui, ni d’un autre, ni même de Marie. Il est l’Envoyé de Celui qui est le « Tout Autre ». C’est ainsi que Joseph est introduit peu à peu dans la Lumière d’un immense mystère qui devra un jour être proclamé à toute la Création.
 
Voilà une leçon absolument essentielle pour nous chrétiens d’aujourd’hui. Nous vivons dans un monde bruyant et agité, surtout en cette période de fêtes. Nous avons des vies bousculées, une foule d’activités qui sont toutes plus essentielles les unes que les autres. Aujourd’hui, Joseph nous apprend à ÉCOUTER ce qui se passe en nous, à faire le point, à prendre du recul pour accueillir une parole qui vient d’ailleurs.
 
Prendre le temps de se taire pour faire silence et pour écouter, c’est absolument essentiel si l’on veut rester un homme. Car c’est dans le silence que Dieu parle à notre cœur par l’Esprit Saint.  Aujourd’hui, nous découvrons que nous ne pouvons pas être chrétiens sans un engagement déterminé pour retrouver le chemin du cœur. Nous savons qu’il risque d’être recouvert de broussailles, un peu comme un chemin de randonnées qui n’est pas pratiqué et qui peut disparaître sous les ronces.
 
En cette période de l’Avent, nous découvrons que préparer Noël, c’est d’abord prendre du temps pour le silence, la prière, la lecture de l’évangile. Comme Joseph, nous écoutons une parole et nous apprenons à nous rendre dociles à ce que Dieu nous suggère. Comme lui, nous sommes invités à nous faire les serviteurs d’un mystère qui nous dépasse. Tout l’Évangile nous dit que le Seigneur nous conduit sur des chemins que nous n’avions pas prévus. Mais les Paroles qu’il nous adresse sont celles de la Vie Éternelle.
 
Dans quelques jours, nous fêterons l’anniversaire de la naissance de Jésus. Mais rappelons-nous : Noël ce n’est pas seulement le souvenir d’un événement d’autrefois. C’est aujourd’hui que le Seigneur nous tend la main et nous demande de l’accueillir. Prenons le temps de l’écouter, loin des bruits et de l’agitation de ce monde. C’est à ce prix que nous pourrons vivre un bon Noël.
 
Prière

17 décembre

Généalogie de Jésus Christ.
Évangile de saint Matthieu 1. 1-17
Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham: Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David. David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l’époque de l’exil à Babylone.
Après l’exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ (ou Messie). Le nombre total des générations est donc: quatorze d’Abraham jusqu’à David, quatorze de David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze de l’exil à Babylone jusqu’au Christ. © AELF
 
 
Méditation
À l’approche de Noël l’Évangile nous rapporte toute la généalogie de Jésus. Mais il y a une chose qu’il faut savoir : dans cette longue liste exclusivement masculine, nous trouvons quatre noms de femmes. Cela devient un choc quand on apprend qui elles sont : Tamar a eu un enfant de son beau-père : Rahab est une prostituée ; Ruth, une païenne venue des terres étrangères ; Bethsabée, la femme adultère de David et la mère de Salomon
 
Cela nous rappelle que Jésus vient sauver l’humanité par grâce ; rien ne peut arrêter le projet de Dieu qui veut sauver tous les hommes. Là où le péché a abondé, l’amour a surabondé. Tous les hommes sont appelés à ce salut universel.
 
« Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle, fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ ou Messie. » C’est ainsi que Matthieu affirme dès le départ que Jésus est bien le Messie, celui que toute l’histoire d’Israël attendait.
 

Mardi de la 3ème semaine de l’Avent

Va travailler à ma vigne  

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (21, 28-32)

En ce temps-là,
Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens :
« Quel est votre avis ?
Un homme avait deux fils.
Il vint trouver le premier et lui dit :
“Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.”
Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.”
Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.
Puis le père alla trouver le second
et lui parla de la même manière.
Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !”
et il n’y alla pas.
Lequel des deux a fait la volonté du père ? »
Ils lui répondent :
« Le premier. »
Jésus leur dit :
« Amen, je vous le déclare :
les publicains et les prostituées
vous précèdent dans le royaume de Dieu.
Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice,
et vous n’avez pas cru à sa parole ;
mais les publicains et les prostituées y ont cru.
Tandis que vous, après avoir vu cela,
vous ne vous êtes même pas repentis plus tard
pour croire à sa parole. » (AELF)

Méditation
Dans l’Évangile, Jésus nous raconte la parabole des deux fils qui sont envoyés par leur père pour travailler à sa vigne. Des enfants « têtes de mule » mais « au cœur d’or », nous en connaissons tous. Quand on leur demande de faire quelque chose, ils savent dire un oui convaincant, mais une heure plus tard, on les retrouve devant leur télévision ou leur tablette de jeu sans avoir bougé le petit doigt. À travers ce constat, Jésus nous interpelle sur notre vie : « vous avez de belles paroles mais vous ne faites pas ce que Dieu attend de vous. Votre vie n’est pas en accord avec ce que vous prétendez être.

Ces textes bibliques s’adressent aujourd’hui à chacun de nous. Le Seigneur nous envoie tous pour travailler à sa vigne. Cette vigne c’est son Royaume d’amour, de justice et de paix. Il dépasse infiniment tout ce que nous pouvons imaginer. C’est là que Dieu veut rassembler tous les hommes. Dieu compte sur chacun de nous pour participer à cette œuvre de rassemblement. L’Évangile n’est pas destiné aux seuls croyants. Il est offert à tous les hommes du monde entier. C’est pour tous que Jésus a livré son Corps et versé son sang. Nous sommes tous envoyés vers ceux et celles qui vivent sans espérance. Notre mission c’est de témoigner de cet océan d’amour qui est en Dieu.

Nous accueillons cet Évangile comme un appel à mettre nos paroles et nos actes en accord avec Dieu. Nous avons tous à nous convertir à changer de mentalité et de conduite. Nous sommes tous responsables de l’image que nous donnons de l’Église. C’est à notre amour, notre accueil et nos gestes de partage que nous serons reconnus comme disciples du Christ. L’Eucharistie nous donne la force d’avancer sur ce chemin. C’est tout l’amour du Christ qui nous y est offert. En ce temps de l’Avent et de Noël, il vient nous donner la force pour avancer courageusement sur le chemin du vrai bonheur, le chemin de l’amour total.

 

Lundi de la 3ème semaine de l’Avent

 Le baptême de Jean, d’où venait-il ?
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21, 23-27

En ce temps-là, Jésus était entré dans le Temple, et, pendant qu’il enseignait, les grands prêtres et les anciens du peuple s’approchèrent de lui et demandèrent : « Par quelle autorité fais-tu cela, et qui t’a donné cette autorité ? » Jésus leur répliqua : « À mon tour, je vais vous poser une question, une seule ; et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela : Le baptême de Jean, d’où venait-il ? du ciel ou des hommes ? » Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va nous dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?” Si nous disons : “Des hommes”, nous devons redouter la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. » Ils répondirent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Il leur dit à son tour : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. (AELF)

Méditation
Dans l’Évangile de ce jour, nous trouvons Jésus qui est interrogé par les grands prêtres et les anciens : D’où lui vient cette autorité dont il fait preuve chaque jour ? Ils sont témoins de ses discours et de ses miracles. Par quelle autorité agit-il ainsi.

Comme à son habitude, Jésus leur répond à les interpellant : « Je vais vous poser une question, une seule ; si vous y répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela : Le baptême de Jean, d’où venait-il ? Du ciel ou des hommes ? »

C’est ainsi qu’ils sont renvoyés à leur propre jugement. Nous voyons les interlocuteurs de Jésus pris au piège de leur mauvaise foi. Et cette mauvaise foi est toujours d’actualité.

Cet Évangile voudrait nous rappeler que nous ne pouvons pas connaître Jésus, croire en lui si nous restons à l’extérieur. Il nous faut sortir de nos certitudes qui ne sont pas la vérité de l’Évangile. L’Avent, c’est Jésus qui vient à nous. Nous ne pourrons l’accueillir qu’avec un cœur d’enfant

3ème dimanche de l’Avent (A)

Soyez dans la joie…

Bienvenue
La venue du Seigneur nous remplit de joie: voilà ce qui va nous être donné à entendre dans la Parole de Dieu de ce dimanche. Il s’agit de la joie de tous ceux qui accueillent cette Parole comme une Bonne Nouvelle pour leur vie. Nouvelle de paix et de libération, qui fait entendre les sourds et voir les aveugles. Que cette présence, au cœur de notre assemblée, du Seigneur qui nous sauve, nous remplisse de joie: il prépare lui-même nos cœurs à l’accueillir.

Préparation pénitentielle
Dans la joie, nous attendons ta venue,
viens combler l’espérance des hommes.
Viens, Seigneur, viens nous sauver.

Toi qui es avant tous les siècles,
viens sauver le monde aujourd’hui.

Toi qui as créé l’univers,
viens achever l’œuvre de tes mains.
Toi qui as pris notre condition mortelle,
viens nous sauver du pouvoir de la mort.

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture – Isaïe 35, 1-6a.10
La vengeance de Dieu n’est pas à prendre en son sens immédiat. Cette vengeance est celle de l’amour et du salut.

Psaume 145

2ème lecture – Jacques 5, 7-10
« Prenez patience » nous est-il demandé. En surface, c’est difficile, mais si vous êtes en lien avec Dieu, vous restez forts.

Évangile : Matthieu 11, 2-11

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : lire
Ce 3ème dimanche de l’Avent est celui de la joie. Si nous sommes dans la joie, c’est parce que le Seigneur est proche. Sa venue dans le monde est source d’espérance. Cette bonne nouvelle, nous la retrouvons tout au long des lectures bibliques de ce jour. Elles nous révèlent un Dieu qui nous délivre du mal. Ce Dieu a un amour de prédilection pour les pauvres, les petits, les exclus. Plus tard, Jésus nous dira qu’ils ont la première place dans son cœur.

Dans la première lecture, Isaïe nous révèle les merveilles du salut à venir. Il s’adresse à un peuple qui a beaucoup souffert. Après avoir passé quarante ans en exil sur une terre étrangère, ils vont pouvoir revenir chez eux. Ce retour est présenté comme un “ouragan de joie”. Dieu ne peut accepter la situation tragique des exilés, des prisonniers, des populations asservies. Il décide alors de changer les choses. Le texte biblique utilise le mot “vengeance”. Mais la vengeance de Dieu n’est pas de punir ni d’écraser. S’il intervient c’est d’abord pour guérir et sauver. En lisant ce texte biblique, nous découvrons qu’il est le prélude à une libération autrement plus importante. Par sa mort sur la croix, et sa résurrection, Jésus va ouvrir à l’humanité toute entière le chemin de la vraie vie. La terre et ses habitants seront transfigurés.

Dans la seconde lecture, saint Jacques nous parle de la venue glorieuse du Seigneur. Ce sera infiniment mieux que le retour d’Israël vers sa terre. Il s’agira de notre entrée définitive dans le monde de Dieu. Saint Jacques nous dit que ce n’est pas pour tout de suite. Il nous invite à la patience. Il nous montre l’exemple du cultivateur. Quand ce dernier a semé, il attend avec patience l’heure de la moisson. De même, c’est tout au long de notre vie que nous nous préparons à cette rencontre définitive avec lui.

Avec Jésus, nous assistons à la réalisation progressive des prophéties d’Isaïe. C’est cette bonne nouvelle qui est annoncée à Jean Baptiste. Ce dernier a été incarcéré car il gênait les autorités en place. Du fond de sa prison, il réfléchit. Il se pose beaucoup de questions sur Jésus. Ce qu’il entend dire de lui ne correspond pas à ce qu’il avait annoncé ; il profite d’un parloir pour demander à ses fidèles disciples d’aller lui poser la question la plus importante : “Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ?”

Emprisonné, Jean Baptiste l’est aussi dans son questionnement, dans ses doutes : “Après tout, est-ce que je ne me serais pas trompé ?” Venant de Jean Baptiste, cette question est terrible. Nous n’oublions pas ses débuts provocateurs, ses succès, ses déclarations très virulentes dans le désert et au bord du Jourdain : “Préparez le chemin du Seigneur… Il y a parmi vous quelqu’un que vous ne connaissez pas… Convertissez-vous… changez de vie…” C’était le temps de l’euphorie et de la certitude. Jésus accueille la question de Jean Baptiste avec beaucoup de sérénité. Il montre aux envoyés que les promesses des prophètes se réalisent : “Allez dire à Jean : les aveugles voient, les boiteux marchent, les malades sont guéris… et surtout, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.”

Comme Jean Baptiste, nous pouvons aussi être enfermés dans nos doutes, nos questions. Nous pouvons aussi nous enfoncer dans des certitudes qui ne sont pas la vérité de l’Évangile. Trop souvent, nous nous faisons une fausse idée de Jésus. Il sera toujours bien au-delà de tout ce que nous pourrons dire ou écrire de lui. Avec l’évangile de ce jour, nous comprenons que notre Dieu n’est pas un Dieu vengeur mais un Dieu qui relève et qui sauve. Les pauvres, les petits et les exclus ont la première place dans son cœur.

Et si nous voulons être en communion avec ce Jésus sauveur, nous devons nous ajuster à lui. Il nous envoie vers celui qui souffre, celui qui a faim, celui qui est isolé. A travers eux, c’est lui qui est là et qui nous attend. Nous avons besoin qu’il ouvre nos yeux, nos oreilles et surtout notre cœur à leur détresse. C’est avec Jésus que la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. Si nous avons compris cela, ce dimanche sera vraiment celui de la joie.

En nous rassemblant pour l’Eucharistie, nous nous tournons vers Celui qui est à la source de notre joie. Nous te confions Seigneur ceux qui préparent “les fêtes qui approchent” dans une activité fébrile ou un certain désenchantement. Donne-leur de s’ouvrir au Salut qui vient, au vrai sens de Noël. AMEN

Sources : Revues Feu Nouveau, missel communautaire, Saisons bibliques, dossiers personnels.

Télécharger : 3ème dimanche de l’Avent

Prière universelle
Introduction
Unissons nos voix et nos cœurs pour prier aux intentions de tous les hommes. Que ce temps de l’Avent voie fleurir la paix et la joie sur notre terre…

Pistes pour les intentions
L’Église est dépositaire de la Bonne Nouvelle qu’elle doit porter jusqu’aux périphéries du monde. Pour qu’elle propose aux jeunes des rencontres, des partages de la Parole qui les éclairent sur la foi, Dieu Sauveur, nous te prions.

Pour tous les artisans de paix, pour les victimes de conflits ou de catastrophes naturelles, Dieu Sauveur, nous te prions.

Autour de nous des malades, des blessés, des personnes porteuses de handicap ont besoin de réconfort ou de consolation. Pour qu’ils soient entourés d’affection et d’entraide, Dieu Sauveur, nous te prions.

Nous sommes parfois découragés face au mal, à l’injustice, à la pauvreté de populations entières. Pour que nous ayons le courage d’agir et l’humble patience de la foi, Dieu Sauveur, nous te prions.

Conclusion
Seigneur, viens au secours de ton peuple qui espère en ta miséricorde : que ta parole nous soutienne et conduise tous nos frères aux joies de l’éternité. Par le Christ, notre Seigneur. – Amen