Samedi de la 6ème semaine de Pâques (16 mai 2026)

Prier au nom de Jésus…
 
Évangile selon saint Jean 16, 23b-28
À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples: «Amen, amen, je vous le dis: si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera. Jusqu’ici vous n’avez rien demandé en invoquant mon nom; demandez, et vous recevrez: ainsi vous serez comblés de joie.
«J’ai employé des paraboles pour vous parler de tout cela. L’heure vient où, sans employer de paraboles, je vous annoncerai ouvertement tout ce qui concerne le Père. En ce jour-là, vous demanderez en invoquant mon nom; or, je ne vous dis pas que c’est moi qui prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime, parce que vraiment vous m’aimez, et vous croyez que je suis venu d’auprès de Dieu. Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père.» (AELF)
 
 
Méditation
Dans le discours au soir du Jeudi Saint, il est question de la prière faite « au nom de Jésus » c’est-à-dire unis à lui. « Jusqu’ici, vous n’avez rien demandé en mon nom… » C’est vrai qu’avant la résurrection et la venue de l’Esprit Saint, ils ne faisaient pas encore « un avec lui ». Or c’est à cette communion intime que Jésus veut nous introduire. Et c’est au nom de ce grand désir de Jésus qu’à la fin des oraisons, nous disons : « Par Jésus le Christ notre Seigneur ».
 
Le Christ nous invite donc à prier le Père en passant par lui. C’est en lui seul que nous trouvons la vraie joie et le vrai bonheur. C’est par lui que nous remontons à la Source de la vie. Quand nous prions en communion étroite avec Jésus, nous sommes assurés que le Père entend son Fils dans ses fils et ses filles. En ce mois de Mai, nous nous tournons vers la Vierge Marie, notre maman du ciel. Elle ne cesse de nous inviter à faire « tout ce qu’il nous dira ». En ce jour, nous faisons nôtre la prière qu’il nous a enseignée :  « NOTRE PÈRE… »
 

Vendredi de la 6ème semaine de Pâques (15 mai 2026)

« Votre cœur se réjouira… »
 
Évangile de jésus Christ selon saint Jean 16-20-23
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.
En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
Méditation
Dans l’Évangile de ce jour, nous voyons Jésus distinguer la période qu’il est en train de vivre avec ses  disciples et celle qui sera la leur quand ils seront conduits par l’Esprit Saint. D’ici peu de temps, ils ne le verront plus ; il s’en va vers le Père. Ce départ passera par la Passion et la mort sur la croix. C’est alors que les disciples pleureront. Mais sous l’impulsion de l’Esprit Saint, leur peine de ne plus le voir se changera en joie.
 
Aujourd’hui comme autrefois, le Christ nous invite à abandonner la peur, la tristesse et la douleur. Il nous invite à les enterrer dans son tombeau, à les effacer avec la promesse de la résurrection. Il nous annonce sa victoire sur la mort et le péché. Il nous apporte une joie que personne ne pourra nous enlever.
 
Le chrétien n’est pas fait pour la tristesse. Certes, il peut rencontrer des difficultés, des souffrances, des croix. Mais il se sait appelé à la joie. Les souffrances de ce monde sont pour lui comme des douleurs d’enfantement. Elles le préparent au ciel, elles lui annoncent déjà le face-à-face. N’attendons pas le ciel pour vivre de cette joie. La joie est une conversion. Elle est une décision, un acte de foi dans le Christ. Elle est aussi un acte d’amour. Comme le disait saint François de Sales, « un saint triste est un triste saint ! ».
 

Ascension du Seigneur (14 mai 2026)

Réjouissons-nous, Christ est ressuscité !
Il est toujours avec nous ! Alléluia !

 

LITURGIE DE LA PAROLE

1ère lecture Ac 1,1-11:
Si Jésus disparaît au regard, c’est pour que se lance l’Église…

Psaume Ps 46,2-6.6-9:
Terre entière, acclame Dieu, chante le Seigneur !

2ème lecture Ep 1,17-23:
La puissance que le Père a déployée en ressuscitant Jésus, il la déploie aussi pour nous.

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur s’élève parmi les ovations, il s’élève au plus haut des cieux. Alléluia !

Évangile Mt 28,16-20:
Jésus nous envoie en mission…

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
Quarante jours après Pâques, nous fêtons l’Ascension de Jésus ressuscité. C’est le jour où il disparaît au regard de ses apôtres. Comme eux, nous avons notre regard tourné vers le ciel. Mais en même temps, nous ne devons pas oublier de regarder vers la terre ; c’est le message de l’ange aux apôtres : “Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ?” En d’autres termes, nous chrétiens, nous sommes “citoyens du ciel” ; nous marchons ici-bas vers notre patrie définitive. Oublier notre foi au Christ ressuscité serait pour nous un aveuglement mortel. Mais cela ne doit pas nous faire négliger la mission confiée par le Christ : “Allez donc, de toutes les nations, faites des disciples…”

Pour cette mission, ils ne seront pas seuls : “Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui viendra sur vous. Alors, vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre” (Actes 1. 9). Puis il disparaît à leur regard. C’est ainsi que l’Ascension ouvre le temps de l’absence. Jésus n’est plus visible. Pour les apôtres, c’est le commencement de la mission, c’est l’annonce de la bonne nouvelle à tous.

C’est important pour nous aujourd’hui. L’Ascension nous renvoie à notre mission sur la terre. En tant que chrétiens baptisés et confirmés, nous avons à témoigner de notre foi en Jésus ressuscité. Certains le font au péril de leur vie. Il ne se passe pas un jour sans qu’un chrétien ne soit persécuté. On veut les obliger à renier leur foi. Mais ils préfèrent mourir plutôt que de trahir le Christ. Leur témoignage nous interpelle : où en sommes-nous de notre attachement au Seigneur Jésus ? N’oublions jamais qu’en entrant le premier dans le monde de Dieu, il nous ouvre un passage. Il est le premier de cordée. Mais rien ne se passera si nous ne le suivons pas.

Cette bonne nouvelle est pour tous, pas seulement pour les plus proches, les plus réceptifs et les plus accueillants ; nous sommes envoyés pour porter le Christ en tout milieu, jusqu’aux “périphéries”. Nous ne devons pas laisser de côté celui qui semble le plus loin ou le plus indifférent. Le Seigneur est à la recherche de tous. Il veut que tous ressentent la chaleur de son amour et de sa miséricorde. Il désire vraiment les rassembler tous auprès de lui. Sa grande priorité va vers ceux et celles qui sont très loin et très bas.

L’Évangile de saint Matthieu ne parle pas directement de l’Ascension. Mais en y regardant de près, nous constatons que son message rejoint celui des Actes des Apôtres. L’événement se passe en Galilée. Cette région dont on disait qu’il ne pouvait rien sortir de bon était un lieu de passage pour les caravanes qui venaient de partout. Toutes les croyances et même l’incroyance s’y affrontaient. Or c’est à cet endroit méprisé que Jésus commence son ministère. Et c’est de là que les apôtres vont partir pour annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile. Celle-ci doit être proclamée dans le monde entier. Le Seigneur est à la recherche de ceux qui sont loin, ceux qui se sont égarés, ceux qui vivent dans le vice et le péché. Il les appelle tous à accueillir la bonne nouvelle de l’Évangile.

Cette bonne nouvelle n’est pas seulement pour les plus proches, les plus réceptifs, les plus accueillants. Allez, portez le Christ en tout milieu, jusqu’aux “périphéries”. Ne laissez pas de côté celui qui semble le plus loin et le plus indifférent. Le Seigneur est à la recherche de tous. Il veut que tous ressentent la chaleur de sa miséricorde et de son amour. Son grand projet, c’est de rassembler toute l’humanité dans son Royaume, y compris ceux qui sont très loin et très bas.

Quand nous allons l’église, nous nous imprégnons de l’amour qui est en Dieu ; puis nous sommes envoyés pour le communiquer autour de nous. Le monde doit pouvoir découvrir en nous quelque chose de l’amour passionné de Dieu pour tous les hommes. Il est important que notre cœur soit de plus en plus accordé à son infinie tendresse pour l’humanité. Alors, ne perdons pas une minute. C’est à chaque instant que nous avons à rayonner de cette lumière qui vient de lui.

Cette fête vient donc nous rappeler le but de notre vie. Nous avons pris l’habitude de parler du “pont de l’Ascension”. Quatre jours de congé, c’est très apprécié. Mais en parlant de pont, on ne croyait pas si bien dire. Avec Jésus, l’Ascension est un pont qui nous permet de passer d’une rive à l’autre ; nous sommes en marche vers ce monde nouveau qu’il appelle le Royaume des cieux ; c’est là qu’il veut rassembler tous les hommes. C’est cette bonne nouvelle que nous avons à annoncer aux hommes et aux femmes de notre temps. Rien ne doit l’arrêter. Les violences, les guerres, les catastrophes n’auront pas le dernier mot. Le Christ ressuscité veut nous associer tous à sa victoire sur la mort et le péché.

Nous sommes à dix jours de la Pentecôte. Les apôtres en ont profité pour faire une retraite. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière. Le livre des Actes des Apôtres nous parle de la présence de avec Marie la mère de Jésus. Avec elle et avec toute l’Église, nous te supplions, Seigneur : “Envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre.”

Prière universelle
Élevé dans la gloire du Père, Jésus est avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Présentons-lui nos prières, nos soucis et ceux de notre monde.

Intentions
1. Pour ton Église, afin qu’elle porte la Bonne Nouvelle jusqu’aux extrémités de la terre, Seigneur, nous te prions.

2. Pour que ton Esprit de sagesse inspire les dirigeants de ce monde dans une recherche sincère de la paix, Seigneur, nous te prions.

3. Pour les personnes qui sont dans le doute, et qui cherchent la vérité et un sens à leur vie, Seigneur, nous te prions.

4. Pour que notre participation à l’eucharistie soit la nourriture de notre espérance et de notre amour fraternel, Seigneur, nous te prions.

Exauce, Seigneur, les prières que nous t’adressons en toute confiance et garde-nous toujours dans ton Esprit, toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles.Amen

Mercredi de la 6ème semaine de Pâques (13 mai 2026)

L’Esprit de vérité
 
 
 Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,12-15.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »
© AELF
 
Méditation
Jésus vient de nous présenter le rôle de l’Esprit saint dans son rôle d’avocat. Aujourd’hui, il nous en parle dans son rôle d’enseignement. L’Évangile  insiste très fortement sur ce point : Seul l’Esprit Saint peut nous faire comprendre et vivre en profondeur le mystère de Dieu. Les apôtres ne l’ont découvert que très progressivement. Au départ, ils n’ont guère vu en Jésus qu’un prophète, un maître en religion. Puis ils ont vu en lui le Messie, et enfin le Fils de Dieu. Les croyants de la Bible ont découvert que le Seigneur Dieu ne ressemblait guère aux autres divinités. Il s’est révélé comme un Dieu aimant et sauveur, un Dieu qui veut conduire l’humanité à sa propre vie divine. En Jésus, c’est le même Dieu qui se révèle. Il est le Dieu qui nous aime au point de devenir l’un de nous. Il nous conduit dans sa vie. Dans l’évangile de ce jour, Jésus nous annonce qu’il nous a laissé son Esprit pour continuer à nous guider vers la Vérité tout entière, vers la vie de Dieu.
 
Voilà donc une approche bien limitée de ce mystère de Dieu. Je dirai que c’est un peu comme les vitraux d’une cathédrale : vus de l’extérieur, ils sont bien gris. Pour voir leur éblouissante lumière, il faut entrer, il faut franchir la porte. C’est alors que nous découvrons la merveille insoupçonnable. C’est ainsi que Dieu nous révèle les merveilles de son amour. Il nous ouvre la porte de son cœur pour nous les partager de l’intérieur. Mais rien n’est possible si nous ne plongeons pas dans cet océan d’amour qui est en Dieu.
 
C’est de cela que nous avons à témoigner dans le monde d’aujourd’hui. Nous avons à lui dire que Dieu l’aime et qu’il nous appelle tous à revenir vers lui. C’est en vue de cette mission  que Jésus nous envoie l’Esprit Saint, pour qu’il nous conduise vers la Vérité tout entière. L’important, ce n’est pas d’avoir de grandes qualités intellectuelles, c’est d’être rempli de l’amour de Dieu et de vouloir le communiquer aux autres. Tout commence par le temps où nous venons puiser à la source dans la prière, l’écoute de la Parole Dieu et surtout l’Eucharistie. C’est à ce prix que nous pourrons être l’Église  de la Pentecôte.
 
Que ton Esprit, Seigneur, soit avec nous pour nous aider à accueillir l’amour qui vient de toi. Qu’il nous donne force et courage pour en être les témoins tout au long de notre vie. La première en chemin, Marie tu nous entraines A risquer notre « oui » aux imprévus de Dieu. Et voici qu’est semé en l’argile incertaine De notre humanité, Jésus Christ, Fils de Dieu Marche avec nous, Marie , sur nos chemins de foi, Ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins vers Dieu
 

Mardi de la 6ème semaine de Pâques (12 mai 2026)

Viens Esprit Saint

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16, 5-11 
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé,
et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?”
Mais, parce que je vous dis cela,
la tristesse remplit votre cœur.
Pourtant, je vous dis la vérité :
il vaut mieux pour vous que je m’en aille,
car, si je ne m’en vais pas,
le Défenseur ne viendra pas à vous ;
mais si je pars, je vous l’enverrai.
Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde
en matière de péché, de justice et de jugement.
En matière de péché,
puisqu’on ne croit pas en moi.
En matière de justice,
puisque je m’en vais auprès du Père,
et que vous ne me verrez plus.
En matière de jugement,
puisque déjà le prince de ce monde est jugé. » (AELF)
 
 
Méditation
Avec cet Évangile, nous sommes à quelques heures de la Passion et de la mort de Jésus ; la perspective de ce départ est très douloureuse pour ses disciples. Mais il s’efforce de les rassurer en leur annonçant la venue de Celui qu’il appelle le Défenseur. Ce défenseur c’est l’Esprit Saint. Il va dénoncer la perversité du monde. Quand l’Évangile de saint Jean parle du monde, c’est le monde mauvais, celui qui refuse Jésus et qui organise sa vie sans Dieu, celui qui appelle bien ce qui est mal.
 
Nous nous préparons à fêter l’Ascension du Seigneur et la Pentecôte. Ces deux fêtes nous révèleront la lumière éclatante de la croix. C’est la victoire de l’Amour sur le mal et le péché. Plus un amour est grand, plus on prend conscience de ce qui l’offense.
 
Comme la foule au jour de la Pentecôte, nous n’avons qu’une question à nous poser : « Que devons-nous faire ? » La réponse est toujours la même : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Invoquons l’Esprit de Vérité pour faire la lumière en nous et nous tourner vers le Seigneur pour qu’Il nous sauve. Et que la Vierge Marie nous accompagne pour nous aider à faire « Tout ce qu’il nous dira ».
 
 

Lundi de la 6ème semaine de Pâques (11 mai 2026)

« Quand viendra le Défenseur… »
 
Les 7 moines de Tibhirine
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,26-27.16,1-4a.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement. Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés. On vous exclura des assemblées. Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu. Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi. Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela : quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
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Méditation
Nous continuons notre méditation sur le discours de Jésus au soir du Jeudi Saint. Aujourd’hui, il avertit ses disciples qu’ils auront à souffrir de la haine du monde. Leur vie sera un dur combat. Ils devront faire preuve de courage et de ténacité. Ils seront persécutés, battus, emprisonnés, martyrisés. Ceux qui leur feront subir tout cela s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu.
 
Mais face à toutes ces attaques, les disciples de Jésus ne sont pas seuls. Il leur a promis un « défenseur » : c’est « l’Esprit de Vérité » qui procède du Père et du Fils. Il est toujours là pour accompagner les chrétiens persécutés. Il vient leur donner force et courage pour témoigner de leur foi au Christ.
 
Tout au long des siècles, on a cherché à étouffer l’annonce de l’Évangile. Pour beaucoup, la foi des chrétiens c’est de « l’obscurantisme ». Leur témoignage dérange car il va à l’opposé des idées à la mode. En fait, les accusateurs ne « connaissent » pas le vrai Dieu. Ils n’ont pas su contempler sa gloire manifestée dans le crucifié.
 
L’Esprit Saint nous est donné pour nous fortifier dans la foi. Quand les chrétiens sont tournés en dérision, quand ils sont persécutés, il intervient comme « défenseur ». C’est lui qui donne aux martyrs d’aujourd’hui le courage nécessaire pour rester fidèles jusqu’au bout. Avec Marie et avec toute l’Église, nous nous préparons à accueillir ce don de Dieu.
 
« O Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre… »
 

Sixième dimanche de Pâques A (10 mai 2026

Conduits par l’Esprit Saint

Monition d’ouverture
Le Christ ne nous laisse pas orphelins. Il veut nous donner son Esprit Saint pour qu’il soit avec nous, pour qu’il nous aide à garder ses commandements, à l’aimer comme lui nous a aimés. Remercions-le pour cette promesse, et préparons nos cœurs à accueillir son action.

Homélie
Textes bibliques : Lire
Quand nous lisons le livre des actes des apôtres,nous y découvrons comment la bonne nouvelle de l’Évangile s’est répandue. La croix du Christ porte des fruits qui demeurent. Elle donne l’audace de l’assurance. Tout cela ne s’est pas passé sans persécution. Il y a eu la mort du diacre Étienne. Mais rien ni personne ne peut arrêter la progression de la parole de Dieu. Le diacre Philippe est envoyé en Samarie, non pour se cacher, mais pour y prêcher. Tout cela, il l’accomplit en lien avec ceux qui lui ont confié cette mission. Ces derniers viendront de Jérusalem pour authentifier son travail.

Il faut savoir que la Samarie était une région méprisée. Les juifs pieux évitaient de fréquenter les samaritains et de leur parler. Ces derniers étaient considérés comme des infidèles au Dieu d’Israël. Mais touchés par la grâce, beaucoup se sont convertis et se sont fait baptiser. C’est une Pentecôte pour les samaritains. C’est vrai, nous devons rendre grâce pour les hauts faits de Dieu. À ses yeux, personne n’est irrécupérable. Comme Philippe, nous sommes envoyés pour accomplir des gestes qui guérissent, qui libèrent, qui relèvent et redonnent vie et espérance.

Dans la seconde lecture, c’est Pierre qui s’adresse à des chrétiens qui se heurtent à la calomnie et à la persécution de leurs adversaires. L’apôtre leur indique la ligne de conduite à tenir. Ils ne doivent jamais renoncer à témoigner de leur foi. Mais ils doivent réagir avec douceur contre les attaques en respectant leurs ennemis. Au moment où il écrit sa lettre, certains chrétiens ont renié leur foi car ils ont eu peur du danger. En écoutant ce message de Pierre, comment ne pas penser aux nombreux chrétiens d’aujourd’hui qui sont également persécutés à cause de l’Évangile ? C’est dans ce monde tel qu’il est que nous avons à témoigner de notre attachement au Christ. Et c’est pour remplir cette mission qu’il nous envoie l’Esprit Saint.

C’est cette promesse que nous avons entendue de Jésus au moment où il se prépare à « passer de ce monde à son Père ». S’adressant à ses disciples, il leur dit : « je prierai le Père et il vous donnera un autre défenseur qui sera pour toujours avec vous. » Ce défenseur, l’Évangile de Saint Jean l’appelle « le Paraclet ». Dans le monde juif le paraclet c’était le notable qui s’interposait entre le juge et l’accusé. C’était un homme au-dessus de tout soupçon qui était écouté et respecté ; il avait la possibilité de casser une condamnation et de faire libérer l’accusé sous sa responsabilité et au nom de sa propre réputation.

L’Esprit Saint est pour nous ce Paraclet, ce défenseur qui intervient quand nous somme mis en accusation au nom de notre foi. Nous le voyons tous les jours, l’Église est tournée en dérision dès qu’elle prend position contre des orientations qui sont contraires à l’Évangile du Christ. Mais l’Esprit Saint intervient pour nous conseiller, nous encourager, nous consoler et nous soutenir dans les moments difficiles de notre vie. Il nous pousse inlassablement au sursaut et à l’initiative libératrice.

L’apôtre Pierre nous dit que nous devons être toujours prêts à nous expliquer devant ceux qui nous demandent de rendre compte de l’espérance qui est à nous. Mais pour répondre à cet appel, nous avons besoin, nous aussi, de l’Esprit de Saint. Il est là, du côté de ceux qui sont attaqués à cause de leur foi en Jésus-Christ. Il intervient aussi quand nous sommes confrontés à nos propres faiblesses, quand nous disons : « je ne suis pas capable ». Il nous dit : « vas-y, ne crains pas, je suis avec toi. »

Nous ne devons pas oublier que nous sommes tous appelés à être « disciples » et « missionnaires ». Être disciple, c’est accueillir le Christ, l’écouter, nous laisser guider par lui. Le missionnaire c’est celui qui est envoyé pour annoncer l’Évangile. Mais comme le diacre Philippe, il découvre que le Seigneur l’a précédé dans le cœur de ceux qui sont sur sa route.

Cette annonce du Royaume de Dieu doit être joyeuse. Il s’agit d’une bonne nouvelle : Dieu nous invite au « festin des noces » c’est une invitation au bonheur et il faut que cela se voie dans notre vie. Nous sommes à quelques jours de la Pentecôte. Les apôtres s’y sont préparés avec Marie, la mère de Jésus. Elle est là, avec nous, pour nous aider à nous préparer à ce grand événement. Nous aussi, nous nous préparons à accueillir l’Esprit Saint et à répondre à l’amour du Christ qui s’est donné pour le salut du monde. Prions-le pour qu’il nous transforme au plus profond de nous-mêmes pour nous aider à vivre et à aimer comme lui et avec lui. Amen


Prière universelle
Avec confiance, adressons nos prières au Père qui n’a pas envoyé son Fils Jésus pour condamner, mais pour sauver, et qui nous donne son Esprit.

Notre monde glisse de plus en plus vers la haine et violence, la méfiance et la suspicion envers l’autre. Pour que l’Esprit Saint nous aide à demeurer fidèles aux promesses de notre baptême et aux commandements de Jésus. Prions le Seigneur.

L’humanité est en manque d’espérance. Pour que l’Esprit nous aide à témoigner aux hommes qu’il y a toujours un avenir meilleur que Dieu prépare. Prions le Seigneur.

Aujourd’hui encore, des chrétiens sont persécutés pour leur foi. Que l’Esprit Saint les remplisse de force, d’espérance et de patience. Prions le Seigneur.

L’apôtre Paul nous dit que les souffrances du temps présent ne sont en rien comparables au bonheur qui nous attend dans le Monde Nouveau. Avec l’Esprit, puissions-nous dire : Marana’tha, viens Seigneur Jésus. Prions le Seigneur.

Prions :
Dieu notre Père, accueille nos prières.
Que ton amour soit sur nous et sur ceux que nous t’avons confiés.
Nous t’en prions, par Jésus, notre espérance,
aujourd’hui, pour les siècles des siècles. Amen.

Samedi de la 5ème semaine de Pâques (9 mai 2026)

DANS UN MONDE QUI A DE LA HAINE

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15, 18-21

 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. » (AELF)
 
Méditation
Jésus vient de parler de son amour pour ses disciples. Dans l’Évangile de ce jour, il leur annonce qu’ils auront à souffrir à cause de lui :  » Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. » L’Évangile de saint Jean a été écrit bien après la résurrection du Christ. Les chrétiens de Rome subissent la persécution ; dans le monde juif, ils sont exclus des synagogues. La foi chrétienne est considérée comme de « l’obscurantisme ».
 
Si Jésus subit toute cette haine c’est parce qu’il témoigne de ce qu’il y a de mauvais dans le monde. Cette haine atteint les disciples parce qu’ils dénoncent le monde pécheur. Et surtout, ils sont porteurs des paroles de Jésus qui vont à l’opposé de ce que vit le monde.
 
Le XXème siècle est celui qui a connu le plus grand nombre de martyrs. Et cela continue au XXIème. Nous vivons dans un monde qui refuse Dieu. Le conflit est sans pitié. Le procès de Jésus n’est pas achevé. Mais le mal n’aura pas le dernier mot. C’est l’amour qui triomphera.
 
L’image ci-dessus est horrible. Et pourtant c’est la réalité. Des églises sont vandalisées ou incendiées. Des chrétiens, hommes, femmes et enfants sont persécutés et mis à mort à cause de leur foi. Le message de l’Évangile va à l’encontre de la mentalité du monde. Il dérange. Alors on fait tout pour l’éliminer. Mais rien ni personne ne peut arrêter la Parole de Dieu. O Marie, toi que nous appelons « Notre Dame de la Paix », prie pour nous pauvres pécheurs.
 
 

Nous nous tournons vers la Vierge Marie : qu’elle intercède pour nous et pour notre monde

Vendredi de la 5ème semaine de Pâques (8 mai 2026)

« Aimez-vous les uns les autres… »
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15, 12-17 
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Mon commandement, le voici :
Aimez-vous les uns les autres
comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis
si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;
je vous appelle mes amis,
car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,
c’est moi qui vous ai choisis et établis
afin que vous alliez,
que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure.
Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande :
c’est de vous aimer les uns les autres. »
AELF
 
 
Méditation
Dans les textes de saint Jean, les mots “aimer” et “amour” reviennent très souvent. Avec une telle avalanche d’amour, nous sommes bien obligés de reconnaître que le Dieu qui se révèle en Jésus est un Dieu d’amour. C’est tout le contraire de ce que croient bien des personnes et pas seulement parmi les plus âgées. Beaucoup s’imaginent un Dieu qui fait peur, un Dieu qui menace quand nous n’accomplissons pas sa volonté. Ce Dieu menaçant n’est pas celui de Jésus Christ. Le vrai Dieu c’est celui qui nous envoie son Fils pour nous communiquer son amour : “Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés”
 
Nous reconnaissons tous qu’on a beaucoup déformé l’image du vrai Dieu. On a voulu en faire celui dont on se sert pour rétablir l’ordre. Bon gré mal gré, on doit se soumettre à ses commandements et à ceux de l’Église. Certains disent qu’on devrait rappeler avec force les exigences de la morale chrétienne et imposer une discipline stricte. Et pour que cela soit efficace, on insiste sur le péché et la menace des punitions divines. On s’appuie sur les paroles dures de Jésus. C’est vrai qu’il y en a qui pourraient justifier toutes les peurs. Mais les textes bibliques de ce jour nous disent que ces paroles doivent être mises dans le “bain” de l’amour. “Demeurez dans mon amour, nous dit Jésus, je vous dis cela pour que vous soyez comblés de joie.”
 
Le vrai Dieu c’est celui qui nous veut joyeux. Il nous a créés pour nous faire participer à sa joie. Cette joie c’est le fruit de son amour, le fruit de l’alliance vécue dans l’amour. C’est le bonheur de se savoir aimés de Dieu, d’être enfants de Dieu. Au jour de notre baptême, nous avons été immergés dans cet océan d’amour qui est en Dieu Père, Fils et Saint Esprit. Alors là, c’est toute notre vie qui est changée. L’important n’est plus de respecter une morale et des lois mais de vivre de cet amour qui est en Dieu et de le communiquer aux autres autour de nous.
 
Le grand projet de Dieu sur le monde, c’est que tous les humains finissent par former ensemble une immense famille où tous se voudront frères les uns des autres, quelle que soient leur culture ou leur religion. C’est ainsi que nous pourrons nous enrichir mutuellement dans le respect de nos différences. Car chacun doit garder son identité propre : ce ne doit pas être une fusion, mais une communion dans la diversité de tous.
 
“Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés…” Autant dire que le disciple est appelé à passer par où Jésus est passé. Le verbe aimer prend alors un sens bien précis. “Nul n’a de plus grand amour que celui qui donne sa vie pour ses amis.” C’est en regardant vers la croix du Christ que nous comprenons mieux ce que cela signifie pour nous chrétiens d’aujourd’hui. On commence à donner sa vie en écoutant, en supportant, en partageant, en encourageant. C’est tous ces gestes d’amour et de partage qui font la valeur d’une vie.
 
Mais nous n’oublions pas que pour avoir quelque chose à donner, il faut d’abord recevoir. C’est pour cela que Jésus nous demande de “demeurer” dans son amour. Demeurer, c’est tout un programme : c’est nous installer dans cet amour qui est en Dieu, nous y blottir. C’est tout simplement nous laisser aimer. Si nous baignons dans l’amour de Dieu, nous ne regarderons plus les autres comme des étrangers mais comme des frères. Ensemble, nous pourrons découvrir le vrai visage du Dieu de la joie.

Jeudi de la 5ème semaine de Pâques (7 mai 2026)

 » Demeurez dans mon amour… »
 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15, 9-11 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » (AELF)

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Méditation

« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. » Ces paroles sont le testament qu’il nous a laissé la veille de sa mort. Elles s’adressent aux apôtres mais aussi à chacun de nous aujourd’hui. Ce sont ses dernières volontés. Elles nous révèlent ce qu’il y a de plus profond en lui, ce qu’il nous confie de réaliser.
 
Jésus tient à préciser que c’est un commandement nouveau. Ce qui est nouveau, ce n’est pas l’amour. Ce commandement de l’amour existait dans l’Ancien Testament, bien avant la venue de Jésus : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Avec l’Évangile de ce jour, nous faisons un pas de plus : « Aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimés. » L’amour que nous devons avoir les uns pour les autres nous vient du Père par Jésus. Ce qui est premier, c’est cette affirmation : Dieu est amour. Cet amour, ce n’est pas une simple qualité de Dieu. C’est tout son être qui est amour.
 
Quant à nous, nous ne sommes pas l’amour, mais nous avons en nous celui qui est l’Amour. C’est pour cette raison que saint Jean écrit : « celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. » On ne peut pas vivre sans cet amour qui est en Dieu Père, Fils et Esprit Saint. Et cet amour qui vient de Dieu, nous ne pouvons le vivre qu’en passant par les autres.
 
Il nous appartient d’en tirer toutes les conséquences dans nos familles, nos villages, nos quartiers. Quand un chrétien va visiter une personne malade ou un prisonnier, c’est toujours au nom de cet amour qui est en Dieu. Il en est de même quand nous partageons avec les plus pauvres, ceux qui ont tout perdu. C’est toujours une réponse à Jésus qui nous commande de nous aimer les uns les autres. Aimer nous fait ressembler à Dieu.
 
Bien sûr, quand nous parlons d’amour, il faut éviter les contrefaçons. Nous le savons bien : le verbe aimer comporte des nuances qui vont du sublime au sordide. L’amour vrai trouve sa source en Dieu. Il fait sans cesse le premier pas vers nous. C’est la croix du Christ qui nous le révèle. Elle nous le montre livrant son corps et versant son sang pour nous et pour la multitude. C’est ce don de Dieu qui nous rassemble chaque dimanche à la messe. Nous accueillons Celui qui est l’Amour pour le porter aux autres.
Seigneur, toi qui es l’Amour, nous te prions les uns pour les autres et pour notre monde. Rassemble-nous tous dans la paix de ton amour. Amen