Jeudi de la 21ème semaine du temps ordinaire 2026

« Tenez-vous prêts… Veillez… » 

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 24. 42-51
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Veillez,
car vous ne savez pas quel jour
votre Seigneur vient.
    Comprenez-le bien :
si le maître de maison avait su
à quelle heure de la nuit le voleur viendrait,
il aurait veillé
et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
    Tenez-vous donc prêts, vous aussi :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra.
    Que dire du serviteur fidèle et sensé
à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison,
pour leur donner la nourriture en temps voulu ?
    Heureux ce serviteur
que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
    Amen, je vous le déclare :
il l’établira sur tous ses biens.
    Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même :
“Mon maître tarde”,
    et s’il se met à frapper ses compagnons,
s’il mange et boit avec les ivrognes,
    alors quand le maître viendra,
le jour où son serviteur ne s’y attend pas
et à l’heure qu’il ne connaît pas,
    il l’écartera
et lui fera partager le sort des hypocrites ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (AELF)
 
 
Méditation
Cet Évangile nous parle de la venue du Seigneur. Mais ce serait une erreur de croire que nous le rencontrerons seulement au moment final de notre existence et de celle du monde. En fait, c’est tous les jours et à chaque instant qu’il vient. Aucun moment n’échappe à sa présence.
 
Se tenir prêt, c’est accueillir le passage permanent du Seigneur et accueillir à tout instant l’amour qui nous est offert. Chaque heure qui passe nous prépare à la rencontre finale.
 
Veiller, ce n’est pas seulement se priver de sommeil. C’est faire à chaque instant ce que le Seigneur attend de nous : travail, vie de famille, saine distraction, prière.
 
« Garde mon âme dans la paix, près de toi, Seigneur. »
 
 

Mercredi de la 21ème semaine du temps ordinaire (2026)

« Malheureux êtes-vous ! »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23. 27-32
Jésus disait: «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis à la chaux: à l’extérieur, ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures. C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes, et vous dites: “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.” Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes: vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Eh bien, vous, achevez donc ce que vos pères ont commencé!»
© AELF
 
 
 
Méditation
Jésus s’adresse à des gens qu’il qualifie d’hypocrites. C’est ce qui se passe quand on cherche à faire paraître ce qu’on n’est pas. On fait tout pour sauvegarder une apparence d’honorabilité, de piété, de moralité. Mais par en-dessous, ce n’est que de la pourriture
 
Jésus démasque le danger du faux semblant. Il lui oppose l’homme qui a  faim et soif de la justice, celui qui se remet en question pour s’ajuster davantage aux intentions de Dieu
 
Au diable l’image de marque. Reconnaissons humblement nos faiblesses et notre misère. Ce sera toujours mieux que de s’enfermer dans la sécurité trompeuse d’un état honorable mais faux. « La vérité vous rendra libres »
 
« Changez vos cœurs, croyez à la bonne nouvelle !
Changez de vie, croyez que Dieu vous aime. »

Prier le Rosaire

 

Marie nous conduit vers la Source

Avec Marie, nous sommes invités à rendre grâce au Seigneur qui continue à faire des merveilles. Dans le monde de Dieu, les premiers sont les derniers ; les exclus, les humbles ont la première place dans son cœur. Marie se reconnaît proche d’eux. Elle nous le montre dans sa prière mais aussi dans son engagement qui l’a poussée à faire ce long déplacement vers sa cousine Elizabeth.

Marie n’a pas hésité à rejoindre Élisabeth avec Jésus en elle. La même Marie continue à nous rejoindre chaque fois que nous l’appelons. Quand elle était au pied de la croix, Jésus lui a confié toute l’humanité : s’adressant à Jean, il dit : « Voici ta mère » et à Marie : « Voici ton fils. » A partir de cette heure, le disciple la prit chez lui. Alors n’hésitons pas à prendre Marie chez nous et à lui donner la place d’honneur. Nous pouvons toujours compter sur elle.

Avec Marie, il n’y a pas de situation désespérée. Quand tout va mal, nous pouvons toujours nous tourner vers elle. Quand nous sommes en manque de paix et de joie, elle est là. Et comme à Cana, elle le dit à son Fils. Et Jésus nous invite à « puiser à la Source » de celui qui est l’amour, la paix et la joie. Et quand nous sommes tombés au plus bas, elle se baisse pour nous ramasser. Elle qui a misé toute sa vie sur l’amour, elle nous aide à nous remettre debout pour reprendre notre route à la suite du Christ.

Nous te rendons grâce, Seigneur, pour ce merveilleux cadeau que tu nous fait en nous donnant Marie sa Mère. Elle est celle qui n’a eu comme souci « que tout se passe selon la Parole de Dieu ». Avec elle, nous comprenons que la foi est d’abord un bonheur venu de Dieu.

« Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ».

De Marie, ce fut l’expérience. Prions-la pour que ce soit la nôtre.

Intentions 2026 de prière du Pape

Mardi de la 21ème semaine du temps ordinaire 2026

Purifiez l’intérieur
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23, 23-26
En ce temps-là, Jésus disait :
« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous payez la dîme
sur la menthe, le fenouil et le cumin,
mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi :
la justice, la miséricorde et la fidélité.
Voilà ce qu’il fallait pratiquer
sans négliger le reste.
Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron,
et vous avalez le chameau !
    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette,
mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance !
Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe,
afin que l’extérieur aussi devienne pur. » © AELF
 
 
Méditation
Imaginons un lave-vaisselle qui ne laverait que l’extérieur des assiettes, ou des lunettes qui ne laissent voir que les petits détails. C’est exactement ce que Jésus reproche aux scribes et aux pharisiens : ils laissent de côté ce qui est important et ne s’attachent qu’à ce qui est secondaire. Par exemple, on filtrait l’eau et le vin pour éviter d’avaler un insecte. À la suite des prophètes, Jésus vient leur rappeler les exigences de l’amour du prochain. C’est à cela qu’il convient de donner la priorité.
 
Jésus ne rejette pas la pureté rituelle. Mais il ne veut pas qu’on en fasse un absolu. Le plus important n’est pas de se laver les mains mais de se laver le cœur et de s’ajuster à la volonté de Dieu. Dans leurs pratiques, les pharisiens cherchent à être bien vus des hommes. Jésus les invite à être vrais. Ce qui est premier ce n’est pas l’accomplissement de gestes religieux mais la pratique effective de l’amour. C’est sur notre amour que nous serons jugés.
 
En ce jour, nous demandons au Seigneur, par l’intercession de la Sainte Vierge, de nous donner un cœur pur, libre de toute hypocrisie. Ainsi nous pourrons vivre selon l’esprit de la loi et atteindre son but qui est l’amour.
 

24 aout 2026 : Saint Barthélémy

« C’est toi le Fils de Dieu… »
 
 
 Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1. 45-51
Philippe rencontre Nathanaël et lui dit: «Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes, nous l’avons trouvé: c’est Jésus, fils de Joseph, de Nazareth.» Nathanaël réplique: «De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon?» Philippe répond: «Viens, et tu verras.»
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare: «Voici un véritable fils d’Israël, un homme qui ne sait pas mentir.» Nathanaël lui demande: «Comment me connais-tu?» Jésus lui répond: «Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu.»
Nathanaël lui dit: «Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu! c’est toi le Roi d’Israël!» Jésus reprend: «Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois! Tu verras des choses plus grandes encore.»
Et il ajoute: «Amen, amen, je vous le dis: vous verrez les cieux ouverts, avec les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l’homme.»
© AELF
 
 
 Méditation
La tradition de l’Église a identifié Barthélémy à Nathanaël (dont le nom signifie « donné par Dieu »). Il est celui dont parle l’Évangile de ce jour. Il a été emmené à Jésus par Philippe : « Celui dont parlent Moïse et les prophètes, nous l’avons trouvé… Viens et tu verras ». Depuis 20 siècles, ils sont nombreux ceux et celles qui ont fait cette rencontre avec Jésus parce que quelqu’un les a emmenés à lui.
 
Nathanaël a donc été appelé par Jésus pour constituer autour de lui le groupe des Douze apôtres. Avant de devenir missionnaire, il a été disciple : il a suivi Jésus, il l’a écouté. En lisant les Évangiles, nous découvrons que Jésus n’a pas fait appel à des grands mystiques. Il a choisi des hommes simples qui n’avaient pas fait de grandes études. C’est dans les habitudes de Dieu d’accomplir des grandes choses avec des petits moyens.
 
En ce jour, nous entendons l’acte de foi de Nathanaël et nous le faisons nôtre : « C’est toi le Fils de Dieu. » Ce cri de confiance est une condition nécessaire pour devenir apôtre du Christ. C’est important pour tout baptisé. C’est de cette foi que nous avons à témoigner : qu’elle devienne pour tous les peuples du monde entier le sacrement du salut.
 

21ème dimanche du Temps ordinaire (A) 23 août 2026

« Dieu l’a suscité »

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
En lisant l’Évangile de ce dimanche, nous avons pu constater que les gens se trompent beaucoup sur l’identité de Jésus : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Face à toutes ces réponses, Jésus veut s’assurer que ses disciples le connaissent vraiment. Inspiré par Dieu, Pierre a compris qui est Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »

En réponse à cette belle profession de foi, Pierre se voir confier une mission : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église ». Remarquons bien qu’il dit « mon Église ». Quelquefois, nous entendons des gens qui disent : « j’ai mal à mon Église » ; non, ce n’est pas « notre Église » mais celle de Jésus Christ. Et il affirme même que la puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle. C’est donc un appel pour nous à vivre dans l’espérance. Le Christ vainqueur de la mort et du péché est toujours présent et agissant dans son Église.

Le même Seigneur fait aussi appel à notre foi : la question nous est posée à tous : qui est Jésus pour nous ? Est-il vraiment au centre de tout ce qui est important pour nous ? Est-il notre chemin, notre vérité et notre vie ? Quand on l’a rencontré, on prend conscience de son amour sans mesure et on a envie de le faire connaître. La bonne nouvelle de l’Évangile doit être annoncée à tous. Pour beaucoup, c’est un changement radical dans leur vie. Autrefois, ils étaient très loin de la foi. Puis ils ont découvert un amour qui dépasse tout ce qu’ils pouvaient imaginer.

C’est aussi cet amour du Seigneur que nous sommes invités à accueillir dans notre vie pour pouvoir mieux le rayonner autour de nous. Le Seigneur nous engage pour participer à la construction de son Église. Quand on visite un chantier, on ne juge pas sur le désordre qu’on y trouve. Notre regard doit se porter vers l’avenir. Les divisions, les violences et les scandales n’auront pas le dernier mot contre l’Église de Jésus Christ. C’est dans cette espérance que nous nous engageons comme Pierre et ses compagnons à la suite de notre Sauveur.

Cet appel du Seigneur, nous le trouvons déjà dans la 1ère lecture. Le livre du prophète Isaïe nous parle d’Éliakim qui est appelé par Dieu pour prendre soin de son peuple. Il reçoit l’investiture pour remplacer un serviteur royal devenu trop ambitieux. Nous ne savons rien d’Éliakim. Son nom signifie » Dieu l’a suscité ». Il fait désormais partie de ceux que Dieu a choisis pour conduire son peuple. C’est Dieu qui choisit et qui appelle.

L’apôtre Paul a lui aussi été suscité par Dieu. Au départ, c’était un pharisien qui persécutait les chrétiens ; en agissant ainsi, il croyait sauver l’honneur de Dieu. Mais un jour, il a rencontré Jésus sur le chemin de Damas. Cette rencontre a été pour lui le point de départ d’un véritable bouleversement. Le persécuteur acharné a été appelé à devenir un grand témoin de la foi dans le monde païen. Dans le texte d’aujourd’hui, nous le voyons proclamer avec enthousiasme les merveilles de Dieu tout au long des siècles. Tous les hommes, juifs et païens sont appelés “fils de Dieu”. Si Dieu a suscité le peuple d’Israël, c’est pour partager avec l’humanité entière ce bonheur d’être aimé par Dieu.

Nous aussi, nous sommes suscités par le Seigneur pour travailler à son chantier. Il compte sur nous pour témoigner de l’espérance qui nous anime. Il nous envoie vers les autres, vers tous ceux qui souffrent à cause du chômage, de l’exclusion, la violence, tous ceux pour qui la vie n’a plus aucun sens parce qu’ils se sentent inutiles. C’est dans ce monde-là que nous avons à témoigner de la foi qui nous anime. Mais au bout du compte, nous découvrons qu’il nous précède dans le cœur de ceux qu’il met sur notre route. Nous ne devons pas bâtir sans lui. Nous ne sommes pas à notre compte. Le Seigneur est présent avec nous, tous les jours et jusqu’à la fin du monde. Si nous croyons vraiment en lui, nous ne nous laisserons pas aller au découragement. Nous croirons à l’avenir de son Église et à l’avenir de l’homme aimé de Dieu.

C’est pour mieux répondre à cet appel du Seigneur que nous nous réunissons le dimanche pour célébrer l’Eucharistie. C’est là que nous nous nourrissons de la Parole et du Corps du Christ. Puis, à la fin de la messe, c’est l’envoi vers tous ceux et celles qu’il mettra sur notre route. Prions-le par l’intercession de la Vierge Marie pour qu’il nous aide à être de vrais témoins de son amour.

Prière universelle
Introduction
Notre Dieu nous a envoyé Jésus pour nous sauver du mal et du péché. Que son Esprit nous renforce dans notre foi.

Intentions
Sur tous celles et tous ceux qui revêtent l’habit de service en ton nom, auprès des malmenés, des abandonnés, des rejetés, envoie, Seigneur, ton Esprit de persévérance.

Sur toutes les personnes qui s’enferment dans l’orgueil et le pouvoir, qui ne voient rien d’autre que leur suprématie, envoie, Seigneur, ton Esprit d’ouverture.

Sur les personnes qui dirigent le monde, afin que leur mission se centre sur les personnes et la dignité que chacun mérite, envoie ton Esprit de ser vice.

Sur toutes les personnes abandonnées, celles qui sont victimes de la violence et de la guerre, envoie ton Esprit de réconfort. Sur nous tous, ici rassemblés en ton nom, sur nos absents, les malades, les isolés, envoie ton Esprit d’amour infini.

Conclusion
Tu es, Seigneur notre Dieu, amour, tendresse et bienveillance envers toutes celles et tous ceux qui te reconnaissent comme Père ! Que ton Esprit conduise nos vies sur le chemin de ton Royaume. Maintenant et pour les siècles des siècles

 

Bienheureuse Vierge Marie-Reine 22 août 2026

« L’annonce faite à Marie »
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. © AELF
 
 
Méditation
Huit jours après l’Assomption , l’Église fête la Vierge Marie Reine. Elle intercède pour nous comme une mère. En ce jour, c’est l’Évangile de l’Annonciation qui nous est proposé. Ce récit, nous le connaissons bien ; mais nous ne devons jamais nous lasser  de le lire et de le méditer.
 
L’ange Gabriel se rend chez Marie pour lui annoncer qu’elle a été choisie par Dieu pour être la mère de son Fils. L’ange attendait sa réponse. En effet, quand Dieu appelle, il respecte la liberté de chacun. Marie reste libre d’accepter ou de refuser. Elle cherche simplement à comprendre : « Comment cela va-t-il se faire ? » L’ange lui répond : « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très haut te prendra sous son ombre. » Et Marie accepte en prononçant ces simples paroles : « Je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole. » Aujourd’hui encore, le Seigneur continue à appeler des hommes, des femmes et même des enfants. Ce n’est plus par l’ange Gabriel qu’il intervient dans notre vie. Il nous rejoint dans les diverses circonstances par les personnes qu’il met sur notre route. Il peut aussi nous interpeler par une parole d’évangile. Il peut même venir nous chercher très loin et très bas. Il nous invite à puiser à la Source de son amour pour le rayonner autour de nous. Nous sommes choisis par Dieu pour incarner sa bonté, sa tendresse et sa justice. Dans ce monde troublé, c’est plus que jamais nécessaire. Le Seigneur a besoin de nos mains pour continuer les siennes. Il a besoin de nos lèvres pour prononcer ses paroles. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la question qu’il nous pose, il nous invite à lui dire oui. Et à l’instant où nous disons oui, c’est comme un raz de marée qui emporte tout sur son passage. C’est une grande aventure qui commence. Il n’y a pas de plus grand honneur pour les hommes que d’être les serviteurs de l’amour. Marie n’a pas suivi d’autre chemin. Elle a été la servante du Seigneur ; et aujourd’hui, elle nous dit: « Faites tout ce qu’il vous dira ».  Comme Marie, Dieu nous appelle pour nous confier une mission, une responsabilité. Si nous répondons non, nous restons dans la nuit. Si nous répondons oui, nous devenons porteurs de lumière. La réponse nous appartient et personne ne peut répondre à la place de l’autre. Le Seigneur a besoin de notre accord personnel. Ne craignons pas : cette mission est tournée vers le bonheur, le nôtre et celui des hommes. En ce temps d’espérance, nous demandons à Dieu de nous rendre accueillants à l’appel et à la venue de son Fils dans notre vie et notre monde.     Le Seigneur continue à vouloir chercher et sauver ceux qui sont perdus. Nous qui avons instinctivement le goût du péché, nous regardons vers Marie qui a le goût de Dieu. Elle s’est laissé pénétrer par l’amour de Dieu qui l’a rendue immaculée. Qu’elle nous oriente vers l’adoration, la reconnaissance, le goût d’une vie entièrement donnée.       
 
Prière 
 

 

Vendredi de la 20ème semaine du temps ordinaire 2026

Tu aimeras…
 
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25, 34-40
En ce temps-là,
    Les pharisiens,
apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens,
se réunirent,
    et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus
pour le mettre à l’épreuve :
    « Maître, dans la Loi,
quel est le grand commandement ? »
    Jésus lui répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur,
de toute ton âme et de tout ton esprit.
    Voilà le grand, le premier commandement.
    Et le second lui est semblable :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
    De ces deux commandements dépend toute la Loi,
ainsi que les Prophètes. »
© AELF
 
Méditation
Quel est le premier de tous les commandements ? Pour comprendre la question, il faut se rappeler que dans la Bible, on a relevé 613 commandements, 365 défenses et 248 commandements positifs. La fidélité jusque dans les plus petits détails était une preuve d’amour. Mais dans tout commandement, il y a des priorités. Quel est le premier de tous ? La réponse de Jésus est claire et elle englobe toute la vie : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force… Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » L’amour de Dieu et l’amour du prochain ne font qu’un.
 
Aimer Dieu, c’est lui donner la première place dans notre vie. Cet amour doit nous engager totalement. Mais ce qu’il ne faut jamais oublier, c’est qu’il nous a aimés le premier. Il a fait le premier pas vers nous. Tout l’évangile est un témoignage de ce Dieu qui n’a jamais cessé de nous aimer malgré nos faiblesses et nos infidélités. Nous savons en effet que nos capacités à aimer sont blessées. Mais ce commandement est là pour nous remettre sur la bonne voie. Quand nous reconnaissons que nous avons trahi cet amour, nous pouvons toujours revenir vers le Seigneur, lui demander pardon et implorer son secours. Il est toujours là pour nous relever et nous aider à reprendre la route.
 
L’amour du prochain est la conséquence de celui que nous avons pour Dieu. Tout d’abord, nous devons nous entendre sur le sens du mot « prochain ». C’est celui dont je me fais proche, celui que je prends le temps de rencontrer et d’écouter. Tout près de nous, des personnes peuvent se trouver en situation de détresse. Trop souvent, nous passons à côté sans les voir. Un chrétien ne peut qu’aimer les autres, surtout quand il songe qu’ils sont comme nous fils du même Père, qu’ils sont nos frères en Jésus Christ.
 
L’Évangile est là pour nous ramener au cœur de la foi. L’authentique amour a sa source en Dieu. Jésus nous l’a prouvé en le signant de sa mort sur la croix. Mais pour qu’il soit vrai, il y faut la réciprocité, il faut une réponse de notre part. C’est comme dans un couple. Chacun attend une preuve d’amour de l’autre, quelque chose qui l’engage tout entier. Dieu fait sans cesse le premier pas vers nous. Mais rien ne se passera si nous ne faisons pas le second vers lui.
 
Si nous voulons apprendre à aimer à la manière de Dieu, c’est vers lui que nous nous tournons. Nous avons sans cesse besoin de puiser à la source de cet amour dans lequel nous avons été plongés au jour de notre baptême. Nous lui confions tous ceux que nous aimons et tous ceux que nous n’aimons pas assez. Notre prière est aussi une manière de les aimer encore plus. Demandons au Seigneur de nous apprendre tous les jours à aimer comme lui et avec lui.
 
 

Jeudi de la 20ème semaine du temps ordinaire – 20 août 2026

Invités à la noce
 
 
Évangile  de Jésus Christ selon saint Matthieu 22, 1-14
En ce temps-là,
    Jésus se mit de nouveau à parler
aux grands prêtres et aux anciens du peuple,
et il leur dit en paraboles :
    « Le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui célébra les noces de son fils.
    Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités,
mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
    Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités :
“Voilà : j’ai préparé mon banquet,
mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ;
tout est prêt : venez à la noce.”
    Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent,
l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
    les autres empoignèrent les serviteurs,
les maltraitèrent et les tuèrent.
    Le roi se mit en colère,
il envoya ses troupes,
fit périr les meurtriers
et incendia leur ville.
    Alors il dit à ses serviteurs :
“Le repas de noce est prêt,
mais les invités n’en étaient pas dignes.
    Allez donc aux croisées des chemins :
tous ceux que vous trouverez,
invitez-les à la noce.”
    Les serviteurs allèrent sur les chemins,
rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent,
les mauvais comme les bons,
et la salle de noce fut remplie de convives.
 
  Le roi entra pour examiner les convives,
et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.
    Il lui dit :
“Mon ami, comment es-tu entré ici,
sans avoir le vêtement de noce ?”
L’autre garda le silence.
    Alors le roi dit aux serviteurs :
“Jetez-le, pieds et poings liés,
dans les ténèbres du dehors ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.”
 
    Car beaucoup sont appelés,
mais peu sont élus. » (AELF)
 
 
Méditation
Cet Évangile nous parle de notre réponse à cette invitation de Dieu. Cette invitation revêt trois caractéristiques : la gratuité, la générosité et l’universalité. Les invités sont nombreux, mais quelque chose de surprenant se produit : aucun des élus n’accepte de prendre part à la fête. Ils ont tous quelque chose à faire. Ils s’en vont l’un à son champ, l’autre à son commerce. Certains vont même jusqu’à maltraiter et tuer les serviteurs.
 
Le grand message de cet Évangile, c’est la bonté de Dieu envers nous. Il nous offre gratuitement son amitié et sa joie. Mais trop souvent, nous n’accueillons pas ses dons. Nous n’avons pas le temps ; nous plaçons au premier plan nos préoccupations matérielles et nos intérêts personnels. Quand Dieu appelle, nous nous sentons souvent dérangés. Nous vivons dans une société qui cherche à le mettre en dehors de sa vie.
 
Mais Dieu ne se décourage pas dans son projet. Face au refus des invités, il n’annule pas la fête. Il propose l’invitation en l’étendant au-delà de toutes les limites du raisonnable. Il envoie ses serviteurs sur les places et aux carrefours des chemins pour rassembler tous ceux qu’ils trouveront. Les bons comme les mauvais sont tous invités. La salle est remplie d’exclus. L’Évangile rejeté par certains trouve un accueil inattendu dans de nombreux cœurs..
 
Nous sommes tous appelés à ne pas réduire l’invitation de Dieu aux limites de notre « petite église ». Nous devons l’élargir aux dimensions de l’amour universel de Dieu. Il n’existe qu’une condition : « revêtir l’habit nuptial » en témoignant de la charité envers Dieu et le prochain. Il s’agit du disciple qui accueille l’enseignement de Jésus. Celui qui ne l’a pas accueilli se voit plongé dans « les ténèbres du dehors ». Ce n’est pas Dieu qui l’a rejeté ; c’est lui qui s’est exclu car il était étranger à la joie et à la vie offerte. Il aurait pu dire : « c’est vrai Seigneur, je n’ai pas ce vêtement mais je compte sur toi pour me le remettre ».
 
Nous pouvons demander au Seigneur de nous revêtir de cet habit nuptial et de sa grâce. Nous devons l’avoir pour recevoir la communion. Cet habit nuptial nous est fourni par le sacrement de la réconciliation. C’est là que nous retrouvons notre dignité d’enfants de Dieu. N’oublions jamais que le Seigneur est toujours là pour nous revêtir de sa lumière et de sa gloire.

Mercredi de la 20ème semaine du temps ordinaire – 19 août 2026

« C’est pas juste ! »
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20, 1-16
 
Jésus disait cette parabole: «Le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur un salaire d’une pièce d’argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne.
«Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit: “Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même.
«Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là, et leur dit: “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire?” Ils lui répondirent: “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit: “Allez, vous aussi, à ma vigne.”
«Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant: “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui n’avaient commencé qu’à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine: “Ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur!” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux: “Mon ami, je ne te fais aucun tort. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour une pièce d’argent? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi: n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien? Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon?”
«Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers.»
© AELF
 
 
 
Méditation
Cette parabole des ouvriers de la onzième heure, nous la connaissons bien. Et il y aura toujours quelqu’un pour dire : « C’est pas juste. » En fait, cette parabole nous révèle un Dieu qui est bon. Il veut être le Sauveur de tous. Il appelle tous les hommes à travailler à la construction de son Royaume. Il les appelle à toutes les heures de la journée et à tous les âges de leur vie. À travers cette parabole, Jésus nous révèle un Dieu qui ne demande qu’à les combler tous de son amour. Il ne se contente pas de donner à chacun la part qui lui revient. Il veut nous donner tout. Son grand projet c’est de sauver tous les hommes. Le salaire qu’il leur propose c’est la Vie Éternelle.
 
Cet Évangile est une réponse à des gens qui n’ont rien compris au vrai Dieu. Quand Jésus fait bon accueil aux pécheurs et aux publicains, les pharisiens et les chefs religieux sont scandalisés. Ces derniers se considèrent comme bien plus méritants. Ils espèrent recevoir plus que les ouvriers de la dernière heure. Jésus voudrait les inviter à sortir de leur niveau mesquin et à ouvrir leur cœur à cet océan d’amour qui est en Dieu. Le Seigneur fait miséricorde. Il est « riche en pardon » et plein de générosité. C’est vraiment une bonne nouvelle pour tous les pécheurs que nous sommes.
 
Le grand message que nous pouvons retenir de cet Évangile, c’est que Dieu est amour. Nous avons l’habitude de le dire et de le chanter. Mais nous oublions souvent d’en tirer les conséquences pour notre vie. Trop souvent, nous nous représentons un Dieu à notre image. Nous oublions alors que ses pensées ne sont pas nos pensées. Dieu nous aime tous gratuitement et sans mérite de notre part. C’est vrai pour les ouvriers de la onzième heure comme pour ceux de la première. Sa grande passion c’est de donner son amour à tous, y compris ceux de la dernière heure et de la dernière minute.
 
Avec l’arrivée de Jésus, c’est toute l’Église qui est embauchée. Sa mission n’est pas de se sauver elle-même mais de sauver le monde. Le Seigneur compte sur nous pour témoigner de la bonne nouvelle de l’Évangile. C’est l’appel qu’il adresse à ses apôtres avant de rejoindre son Père le jour de l’Ascension : « Allez-donc, de toutes les nations faites des disciples : Baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. »
 
À la suite des apôtres, nous sommes tous appelés à témoigner de la bonne nouvelle de l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui. Beaucoup ont la chance d’être les ouvriers de la première heure. Heureux sont-ils car leur vie est remplie de la présence et de l’amour de Dieu. Mais il y a les autres, ceux qui ont été embauchés bien plus tard, avec autant de confiance et d’amour. Le Seigneur compte sur nous pour que nous leur donnions toute leur place.