Samedi de la 2ème semaine du temps ordinaire – 24 janvier 2026

 Il a perdu la tête  

 Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3, 20-21
En ce temps-là,
Jésus revint à la maison,
où de nouveau la foule se rassembla,
si bien qu’il n’était même pas possible de manger.
Les gens de chez lui, l’apprenant,
vinrent pour se saisir de lui,
car ils affirmaient :
« Il a perdu la tête. »
Source : AELF


Méditation

En parcourant les Évangiles, nous rencontrons régulièrement des conflits de Jésus avec les chefs religieux de son temps. Ici, il s’agit d’un conflit avec sa propre parenté, les gens de chez lui. On veut se saisir de lui. Le clan familial est dérangé par la mission de Jésus. Dans le monde oriental, il a un pouvoir très grand sur l’individu. Ici, on considère qu’il « a perdu la tête ». Jésus, la « Sagesse de Dieu » est perçu comme fou.

Dans la vie des saints et dans les contextes de chrétienté, on voit souvent une hostilité vis-à-vis de la vocation radicale de certains saints à suivre Jésus et à vouloir vivre l’Évangile. C’est ce qui s’est passé pour François d’Assise, pour saint Thomas d’Aquin qui a été séquestré pendant plusieurs mois dans sa maison familiale ; on ne veut pas qu’il rejoigne les dominicains. L’enjeu est de préférer la volonté de Dieu et la famille spirituelle de l’Église, assumer les souffrances dues à l’incompréhension des siens.

En évoquant cet événement, nous pensons à tous nos frères qui viennent du monde arabo-musulman qui deviennent chrétien : ils vont vivre cette même souffrance, cette opposition. Les membres du clan familial vont vouloir se saisir de ce nouveau converti pour le ramener au pays. Ici c’est la sagesse de Dieu et la folie des hommes. Ce thème sera repris par Saint Paul : « Ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes » et « ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes

Aujourd’hui, Seigneur, je choisis ta sagesse dans ma manière de penser, dans ma manière de vivre, dans les choix de ma vie, même si tout cela peut être perçu comme quelque chose de déroutant ou même d’insensé. Par amour pour toi, j’accepte cela. Amen


 

Vendredi de la 2ème semaine du temps ordinaire – 23 janvier 2026

Appelés pour être avec Jésus


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3, 13-19
En ce temps-là,
    Jésus gravit la montagne,
et il appela ceux qu’il voulait.
Ils vinrent auprès de lui,
    et il en institua douze
pour qu’ils soient avec lui
et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle
    avec le pouvoir d’expulser les démons.
    Donc, il établit les Douze :
Pierre – c’est le nom qu’il donna à Simon –,
     Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques
– il leur donna le nom de « Boanerguès »,
c’est-à-dire : « Fils du tonnerre » –,
    André, Philippe, Barthélemy, Matthieu,
Thomas, Jacques, fils d’Alphée,
Thaddée, Simon le Zélote,
    et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.
©  AELF

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Méditation

Saint Marc nous rapporte aujourd’hui l’appel des « disciples-missionnaires ». Cet appel se déroule sur la montagne. Dans la Bible, la montagne, c’est le lieu symbolique de ce qui est au-dessus de nous, le lieu de Dieu. C’est sur la montagne que Moïse reçoit la Torah ; il descend pour la transmettre au peuple. C’est sur la montagne que Jésus, nouveau Moïse, va transmettre la Parole de vie. 

Jésus appelle les Douze pour qu’ils soient avec lui. Avant d’être missionnaire, il faut demeurer dans la présence de Jésus, vivre dans son intimité, marcher avec lui. Son désir profond c’est d’être avec nous, demeurer en nous. « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous ». (Jean 15, 4)

Deuxième consigne : Proclamer la bonne nouvelle, crier le message (un peu comme les supporters d’un match quand ils ont gagné). Nous sommes appelés à avoir une vie qui crie l’Évangile. C’est son amour et sa Lumière qui doivent transparaître dans notre témoignage.

Troisième mission : Expulser les démons. L’annonce de la bonne nouvelle est accompagnée de signes. Nous sommes engagés dans un combat spirituel, une lutte contre les forces du mal qui sont dans le monde et en nous. Nous participons à cette action de libération, de guérison et d’humanisation de l’homme.

« Il appela ceux qu’il voulait ». Aucune explication n’est donnée, ni du côté de Jésus, ni du côté de l’homme. Cela signifie que Dieu n’a pas de compte à nous rendre pour justifier notre vocation ou celle des autres.

Comme les douze, chacun de nous est appelé par son nom. C’est ensemble, les uns avec les autres que nous formons la communauté Église. Si le Seigneur nous appelle, c’est pour nous envoyer en mission et pour inviter les hommes et les femmes d’aujourd’hui à devenir à leur tour disciples et missionnaires.

 

Jeudi de la 2ème semaine du temps ordinaire – 22 janvier 2026

 BONNE NOUVELLE POUR TOUS.

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3, 7-12.

En ce temps-là,
    Jésus se retira avec ses disciples près de la mer,
et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent.
    De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie,
et de la région de Tyr et de Sidon
vinrent aussi à lui une multitude de gens
qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait.
    Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition
pour que la foule ne l’écrase pas.
    Car il avait fait beaucoup de guérisons,
si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal
se précipitaient sur lui pour le toucher.
    Et lorsque les esprits impurs le voyaient,
ils se jetaient à ses pieds et criaient :
« Toi, tu es le Fils de Dieu ! »
    Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.
© AELF

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Méditation 

Jésus et ses disciples se retirent au bord du lac. Beaucoup de gens le suivent. Ils viennent de toutes les contrées voisines. L’Évangile de Marc insiste beaucoup sur les noms des différents lieux. C’est une manière de dire que la bonne nouvelle de l’Évangile n’est pas seulement réservée aux juifs de Palestine. Elle est pour tous. Plus tard, elle sera annoncée au monde entier.

Les gens qui viennent à Jésus sont témoins des guérisons et des exorcismes qu’il opère. À travers tous ces signes, ils découvrent que le Royaume de Dieu s’est approché des hommes. Mais Jésus ne veut pas qu’on en reste au niveau du spectaculaire. C’est pour cette raison qu’il impose le silence aux esprits impurs qui le proclament « Fils de Dieu ». Le plus important c’est d’entrer dans le mystère intime de Jésus.

Quand nous allons à Lourdes ou à Fatima, nous sommes témoins de la foi des malades qui cherchent espoir auprès du Maître et de sa mère. Ils découvrent le Fils de Dieu qui est venu prendre soin de notre humanité blessée par le péché. Tout l’Évangile nous annonce qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

En communion avec tous les chrétiens du monde entier, nous supplions le Seigneur : « O Seigneur, guéris-nous. O Seigneur, sauve-nous. Donne-nous la paix. » 



Temps de prière

Mercredi de la 2ème semaine du temps ordinaire – 21 Janvier 2026

Sa main redevint normale

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3, 1-6
En ce temps- là,
Jésus entra de nouveau dans une synagogue ;
il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
On observait Jésus
pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat.
C’était afin de pouvoir l’accuser.
Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée :
« Lève-toi, viens au milieu. »
Et s’adressant aux autres :
« Est-il permis, le jour du sabbat,
de faire le bien ou de faire le mal ?
de sauver une vie ou de tuer ? »
Mais eux se taisaient.
Alors, promenant sur eux un regard de colère,
navré de l’endurcissement de leurs cœurs,
il dit à l’homme :
« Étends la main. »
Il l’étendit, et sa main redevint normale.
Une fois sortis,
les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode
contre Jésus,
pour voir comment le faire périr. © AELF 


Méditation :
« Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Les scribes sont bien d’accord sur ce sujet : Sauver une vie, ça passe avant l’observance de la loi. Mais dans le cas présent, ils estiment qu’il n’y a pas urgence et qu’on peut attendre au lendemain.  

Mais pour Jésus, il y a toujours urgence quand il s’agit de sauver. Avec lui, « la charité n’a pas d’heure » (Mgr Rodhain). Sa priorité c’est le salut des hommes. La situation de cet homme nous rappelle le psaume : « Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite se dessèche… » En guérissant cet homme paralysé, Jésus nous fait comprendre qu’il est venu pour que tous les hommes aient la vie en abondance.  

Au nom du légalisme, nous jugeons, nous condamnons, nous oublions que notre vocation est l’amour ; nous oublions que c’est la miséricorde du Seigneur qui nous rachète et nous sauve. Gardons-nous d’être pire que les pharisiens. Il nous faut regarder avec le cœur, un cœur semblable à celui de Jésus, un cœur bouleversé d’amour pour chacun de nous.    

« Changez vos cœurs, croyez à la bonne nouvelle.     
Changez de vie, croyez que Dieu vous aime »   

 
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Paroles du saint père

L’Évangile de la liturgie de ce jour montre des scribes et des pharisiens étonnés par l’attitude de Jésus. (…) Pourquoi Jésus ne fait-il pas attention ? Parce qu’il est important pour Lui de ramener la foi à son centre. Nous le voyons encore et encore dans l’Évangile : cette remise de la foi au centre. Et éviter un risque, qui vaut pour ces scribes comme pour nous : observer les formalités extérieures en faisant passer au second plan le cœur de la foi. Souvent, nous aussi, nous « maquillons » notre âme. Une formalité extérieure et non le cœur de la foi : c’est un risque. C’est le risque d’une religiosité de l’apparence : paraître bien à l’extérieur, en négligeant de purifier le cœur. La tentation est toujours présente de « fixer Dieu » par une dévotion extérieure, mais Jésus ne se satisfait pas de cette adoration. Jésus ne veut pas l’extériorité, il veut une foi qui atteint le cœur. (Angélus, 29 août 2021)

 

Mardi de la 2ème semaine du temps ordinaire – 20 janvier 2026

Le Sabbat est fait pour l’homme

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2,23-28.
Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis.
Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. »
Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?
Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. »
Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat.
Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. » Source : AELF

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Méditation

Les pharisiens étaient soucieux de suivre la volonté de Dieu jusque dans les moindres détails. Pour être sûrs de ne pas enfreindre la loi, ils avaient multiplié les précautions. C’est pour cette raison qu’ils reprochent à Jésus d’avoir grappillé des épis, comme si ce geste banal était un  geste de moisson.

Dans sa réponse, Jésus ne cherche pas à justifier une profanation du Sabbat. Il est hors de question  d’en prendre et d’en laisser. Ce que Jésus veut nous faire comprendre, c’est que ce jour est un bienfait pour l’homme. C’est un jour pour soigner nos relations familiales et amicales. C’est surtout un jour consacré à la prière.

Nos dimanches sont appelés à être des jours de fête et d’épanouissement, d’amour, de calme et de prière. C’est le jour de l’Eucharistie « source et sommet de toute vie chrétienne ». Manquer la messe du dimanche c’est manquer à une des plus graves obligations qui nous est faite pour notre bonheur. La messe est aussi faite pour l’homme.

 
 

Lundi de la 2ème semaine du temps ordinaire – 19 janvier 2026

Le vin nouveau

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 2, 18-22
En ce temps-là,
    comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient,
on vint demander à Jésus :
« Pourquoi, alors que les disciples de Jean
et les disciples des Pharisiens jeûnent,
tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
    Jésus leur dit :
« Les invités de la noce pourraient-ils jeûner,
pendant que l’Époux est avec eux ?
Tant qu’ils ont l’Époux avec eux,
ils ne peuvent pas jeûner.
    Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors, ce jour-là, ils jeûneront.
 
    Personne ne raccommode un vieux vêtement
avec une pièce d’étoffe neuve ;
autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu
et la déchirure s’agrandit.
    Ou encore, personne ne met du vin nouveau
dans de vieilles outres ;
car alors, le vin fera éclater les outres,
et l’on perd à la fois le vin et les outres.
À vin nouveau, outres neuves. »
Source : AELF
 
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Méditation 
 
« Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens ?  » Pour comprendre la réponse du Christ, il faut savoir que dans l’Ancien Testament, le jeûne était lié à l’attente du Messie. C’était une manière de montrer qu’on était impatient de le voir arriver. Le sens de la réponse est clair. Nous ne sommes plus au temps de l’attente. Le Messie est là, il est arrivé. Ce type de jeûne n’a plus de raison d’être. Désormais c’est le temps de faire la fête.
 
Ce vin nouveau dont parle Jésus, c’est précisément celui de la fête. Il ne peut y avoir de bon repas sans un bon vin. Mais pour mieux en comprendre la signification, il faut en connaître le symbolisme. Ce vin nouveau évoque le renouveau spirituel qu’apporte le message de l’Évangile. Ce vin, on ne le met pas dans de vieilles outres. Il faut l’accueillir avec un cœur renouvelé. Jésus ne vient pas faire du raccommodage. Il fait du neuf. Avec Jésus c’est l’époux qui est là. Il veut nous revêtir des habits neufs de notre beauté retrouvée. Il nous invite à boire le vin de la nouvelle alliance. Il nous offre d’avoir avec Dieu une relation d’amour sans cesse renouvelée. Et si nous jeûnons, ce n’est plus parce que nous attendons le Messie. C’est pour être plus ouverts et plus disponibles à sa présence, son action et son amour.
 
Pour être rayonnants de la nouveauté de l’Évangile, il nous faut l’accueillir en nous et nous en imprégner. Et pour cela, c’est vers le Christ que nous nous tournons. Chaque semaine, nous sommes invités à nous nourrir de sa Parole et de son Corps. En mangeant le même Pain et en recevant le même Christ, nous ne formons qu’un seul Corps. Si nous lui demandons de nous inoculer son amour passionné pour son Père et pour nos frères, la communauté se transformera ; l’idéal du Christ pénètrera dans nos vies. Beaucoup de choses changeront.
 
Rendons grâce à celui qui est notre « rénovateur » en profondeur et faisons tout notre possible pour participer au renouvellement de nous-mêmes, de notre Église et de notre monde. Avec Jésus c’est vraiment un nouveau départ.

2ème dimanche du temps ordinaire – 18 janvier 2026

“Voici l’Agneau de Dieu”

Accueil
Frères et sœurs,
si nous sommes rassemblés ici,
c’est d’abord parce que Dieu nous y a invités.
En Jésus, il a pris l’initiative de nous convier à sa table.
Ce qu’il nous offre, c’est lui-même, sa présence, son pardon, son amour.
Ouvrons notre cœur à cette présence
et entrons dans la fête que Dieu nous a préparée.

Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus, promis comme Sauveur
jusqu’aux extrémités de la terre,
prends pitié de nous.

Ô Christ Jésus qui sanctifies
tous ceux que tu attires à toi,
prends pitié de nous.

Seigneur, agneau de Dieu qui fais
de chacune et de chacun de nous ta demeure,
prends pitié de nous.

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture – Isaïe 49, 3. 5-6
Nous avons tous de la valeur aux yeux du Seigneur car c’est notre Dieu qui est notre joie.

Psaume 39

2ème lecture – 1 Corinthiens 1, 1-3
Nous sommes tous appelés à être saints !

Évangile : Jean 1, 29-34

Homélie
Textes bibliques : Lire
Nous entrons aujourd’hui dans le cycle du temps ordinaire. Ce Jésus dont nous venons de fêter la naissance a une bonne nouvelle pour notre humanité. Cette bonne nouvelle a été annoncée aux bergers puis aux mages. Les Évangiles nous font découvrir les merveilles que le Seigneur a accomplies pour le salut du monde.

Cette libération était déjà annoncée plusieurs siècles avant par le prophète Isaïe. Nous avons entendu son message adressé à un peuple qui a été déporté en terre étrangère. Il y a été victime de toutes sortes de brimades. Mais Dieu voit la souffrance des siens et il envoie son prophète pour leur annoncer la libération. Tous, même les plus humiliés et les plus méprisés, sont amenés à découvrir qu’ils ont du prix aux yeux de Dieu.

Nous avons là un message d’espérance pour tous les prisonniers et les exclus d’aujourd’hui. Nous pensons à tous ceux qui sont enfoncés dans leur mauvaise réputation à cause de leur passé et de leurs actes. Mais le Seigneur ne les abandonne pas. Il leur envoie des prophètes, des prêtres, des témoins pour leur dire qu’ils ont du prix aux yeux de Dieu. Il ne veut pas qu’un seul se perde ; et il compte sur nous pour être des porteurs d’espérance et de lumière pour toute l’humanité.

C’est aussi ce message d’espérance que nous trouvons dans la lettre de saint Paul aux Corinthiens. Il s’adresse à des nouveaux convertis. Parmi eux, se trouvent des petites gens, des personnes peu recommandables. Le monde les méprise ; mais ils sont amenés à découvrir que le Christ est venu pour tous. Les uns et les autres sont invités à devenir disciples et missionnaires. Jésus les appelle tous à la sainteté, y compris ceux qui sont tombés très bas. Ils ont tous du prix aux yeux de Dieu.

L’Évangile de ce dimanche nous montre Jésus qui vient à Jean Baptiste. Nous n’oublions pas que le nom de Jésus signifie : “Le Seigneur sauve”. Or voilà qu’en ce jour, nous le voyons rejoindre l’humanité blessée par son péché. C’est lui qui a l’initiative. L’humanité a bien besoin d’être sauvée. Cela, nous le constatons tous les jours. Nous risquons peut-être de nous décourager car ce salut nous paraît bien lointain. Mais saint Jean nous rappelle que Dieu ne nous abandonne pas. Il “nous a aimés le premier”. Nous venons de fêter Noël : c’est l’irruption de Dieu chez les hommes pour leur apporter le salut.

C’est ainsi que Jean Baptiste découvre Jésus sous un jour nouveau. Nous l’avons entendu dire par deux fois : “Je ne le connaissais pas”. Et pourtant, ils sont cousins ; ils avaient bien dû se rencontrer dans leur enfance. Nous aussi, nous avons aussi fait cette expérience. Dans nos relations, il peut y avoir des personnes que nous pensions bien connaître. Mais au bout d’un certain temps, nous les découvrons sous un jour nouveau. Nous n’aurions jamais imaginé les retrouver ainsi.

Quand Jean Baptiste nous dit qu’il ne connaissait pas Jésus, il veut nous parler de son mystère. Il découvre en lui “l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde”. En lui, c’est la promesse d’Isaïe qui se réalise bien au-delà de toutes nos espérances. Le Christ prend sur lui tout le péché du monde pour nous en libérer. Un jour, il dira que “le Fils de l’Homme est venu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus”. La bonne nouvelle c’est que le Christ n’est pas seulement un personnage du passé. Il continue à nous rejoindre au cœur de nos vies, de nos joies et de nos épreuves.

Mais pour trouver le Christ, il faut le chercher ou plutôt se laisser trouver par lui. Il est toujours là. Il ne demande qu’à nous rejoindre. Mais c’est souvent nous qui sommes ailleurs. Aujourd’hui, nous sommes invités à accueillir cette présence du Christ pour en être les témoins auprès de ceux qui ne le connaissent pas. Le meilleur endroit pour le rencontrer c’est l’Eucharistie. C’est un cadeau qu’il nous offre gratuitement pour perpétuer sa présence au milieu de nous. Plus nous nous approcherons de l’Eucharistie, plus nous nous conformerons à lui et plus grandiront notre présence et notre amour.

En ce jour, nous te prions, Seigneur : “Aide-nous à reprendre une intimité plus grande avec toi, moins rare, moins courte. Donne-nous faim de toi. Donne-nous soif de ta Parole. Fais-nous vivre avec toi, familièrement, joyeusement, dans l’intimité du Père et de l’Esprit. Amen

Sources : Revue Feu Nouveau – Elle est vivante la Parole de Dieu Homélies dominicales Année À (R. Houlliot) – Dossiers personnels

Prière universelle
Introduction :
En union avec tous ceux qui partagent notre foi, nous te supplions humblement, toi notre Père, d’exaucer la prière que nous faisons monter vers toi avec confiance.

Pistes pour les intentions :
Pour notre Église, peuple de Dieu en marche, afin que tous ses membres se sentent profondément aimés de Dieu, et sauvés

Pour tous ceux qui, dans nos communautés ont la charge de préparer les baptêmes et d’éveiller les plus jeunes à la foi. Seigneur, nous te prions.

Pour tous nos frères en humanité et particulièrement ceux qui n’ont pas eu la chance de rencontrer le Seigneur. Qu’ils puissent accueillir sur leurs chemins d’humanité d’authentiques témoins de la Bonne Nouvelle du Christ. Seigneur, nous te prions.

Pour notre monde trop marqué par les divisions, les guerres, les égoïsmes,
la volonté de domination et la non-reconnaissance de Dieu sauveur. Seigneur, nous te prions.

Conclusion :
Ô Seigneur, toi qui connais chacune de tes créatures, et sais les besoins de chacune d’entre elles, entends et exauce notre prière universelle. Nous te le demandons par Jésus Christ, notre Seigneur. Amen.

Samedi de la 1ère semaine du temps ordinaire – 17 janvier 2026

 
BONNE NOUVELLE POUR LES PÉCHEURS
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 2, 13-17)
En ce temps-là,
    Jésus sortit de nouveau le long de la mer ;
toute la foule venait à lui,
et il les enseignait.
    En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée,
assis au bureau des impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.
    Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi,
beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples,
car ils étaient nombreux à le suivre.
    Les scribes du groupe des pharisiens,
voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains,
disaient à ses disciples :
« Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! »
    Jésus, qui avait entendu, leur déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs. »
© AELF
 
 
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 MÉDITATION
Lévi était un publicain c’est-à-dire un homme qui collectait les impôts pour l’occupant Romain. Il devait être très riche : il remplissait ses poches sur le dos du peuple avant de remplir les caisses de l’État. Or c’est cet homme détesté de tous que Jésus a appelé à le suivre. Il ose choisir comme apôtre un de ces pécheurs les plus mal vus. Et il le croit capable de changer. Il lui fait confiance.
 
« Alors, Lévi, quittant tout, se leva et se mit à le suivre. »  Il a tout quitté pour suivre Jésus… C’est vrai aussi pour nous. Si nous voulons suivre le Christ, il nous faut renoncer à certaines choses. Il nous faut prendre conscience de ce qui nous empêche de le suivre vraiment. Larguer tout ce qui m’encombre, me concentrer sur l’essentiel.
 
Aujourd’hui comme autrefois, le Seigneur continue à appeler des hommes, des femmes et des enfants. Il ne choisit pas seulement les plus capables. Mais il rend capables ceux qu’il appelle. Il en fait des messagers de la bonne nouvelle de l’Évangile.
 
« Lévi lui « offrit un banquet dans sa maison, et il y avait une grande foule de publicains et de gens divers attablés avec les disciples. » Voici un exemple de renoncement joyeux. Lévi quitte tout pour suivre Jésus mais cela ne le rend pas spécialement morose. Il offre un banquet pour célébrer ce grand renoncement à tout. Il fête sa conversion et sa vocation. Pour lui c’est un nouveau départ.
 
Les pharisiens et leurs scribes récriminaient… Ils passent leur temps à cela, à récriminer, à gémir et à déplorer. L’essentiel de leur religion était de se préserver, de se séparer, de juger de loin et de haut…
 
« Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin du médecin mais les malades. Je ne suis pas venu appeler les justes à la conversion mais les pécheurs… » Voilà une bonne nouvelle pour les pécheurs que nous sommes. Le Seigneur nous offre à tous une chance de conversion et de retour à lui. Trop souvent, nous résistons à ses appels. Nous ressentons douloureusement nos limites. Mais nous pouvons toujours compter sur le Seigneur. Notre volonté a besoin d’être guérie.

Vendredi de la 1ère semaine du temps ordinaire – 16 janvier 2026

 La foi des porteurs 
 
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 2, 1-12
 
Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu’il était à la maison. Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de Jésus, font une ouverture et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Mon fils, tes péchés sont pardonnés.» Or, il y avait dans l’assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes: «Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul?» Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils faisaient, Jésus leur dit: «Pourquoi tenir de tels raisonnements? Qu’est-ce qui est le plus facile? de dire au paralysé: “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien de dire: “Lève-toi, prends ton brancard et marche”? Eh bien! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l’ordonne, dit-il au paralysé, lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi.» L’homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant: «Nous n’avons jamais rien vu de pareil.»
 © AELF
 
 
Méditation
Jésus, voyant leur foi, dit au paralysé : « Tes péchés sont pardonnés. » Comprenons bien, il ne s’agit pas de la foi du paralysé mais de celle des porteurs. C’est grâce à eux que cet homme est sauvé. C’est important aussi pour nous : quand le prêtre est appelé pour donner le sacrement des malades à une personne éprouvée par la maladie, cette dernière n’est pas toujours consciente. Bien souvent, elle n’est pas en état de comprendre ce qui se passe. Mais le plus important c’est l’attitude de l’entourage. C’est la foi et la prière des porteurs qui sauve le malade. Leur mission, notre mission à tous, c’est de l’amener à Jésus.
 
Si Jésus commence par donner le pardon c’est parce que le péché est le premier de tous les malheurs. Le premier mal de cet infirme ce n’est pas d’être immobilisé par sa paralysie. Le plus grave c’est d’être cloué dans son mal intérieur. Nous aussi, nous pouvons être paralysés par la rancune, l’égoïsme, l’orgueil. Nous devenons alors incapables d’aller vers les autres, incapables d’aimer, de partager, de pardonner.
 
C’est alors que des porteurs interviennent pour nous amener à Jésus. Ces porteurs, c’est la famille, la communauté paroissiale, une communauté religieuse, un groupe de prière, des collègues, des voisins… En nous portant dans leur prière, Ils ont compris que le Christ seul peut nous libérer de nos péchés ; ces péchés paralysent la libre circulation de l’amour entre les hommes. Ils ratatinent les cœurs endurcis par l’égoïsme. Seul l’Amour peut vaincre le péché et redonner vie aux hommes.
 
Nous pouvons aussi nous reconnaître parmi les porteurs. Il y a, en effet, autour de nous des pécheurs paralysés qui ne peuvent pas se sauver eux-mêmes. C’est dans la prière d’intercession que nous les portons à Jésus. Nous souffrons tous de voir tant de haine, de guerres et de violences dans notre monde. Nous sommes désemparés devant tant de souffrances et de catastrophes. Tout cela, nous le portons dans notre prière et nous le remettons entre les mains du Seigneur. Pour lui, il n’y a pas de situation désespérée. À partir d’un mal, il peut toujours faire surgir un bien.
 
L’évangile de ce jour se termine par un appel : « Prends ton brancard et rentre chez toi. » Cette guérison c’est l’image de ce qui se passe dans le pardon : nous sommes libérés de ce péché qui paralyse notre cœur. Avec toute la communauté chrétienne, nous pouvons nous remettre en marche sur le chemin que le Christ nous a ouvert. Nous devenons disponibles aux appels de l’Esprit Saint. Ce pardon nous rend libres pour aimer Dieu car la santé de l’âme c’est d’abord l’amour de Dieu.
 
« Tous… rendaient gloire à Dieu en disant : Nous n’avons jamais rien vu de pareil. » Nous aussi, nous te rendons grâce Seigneur pour ton amour toujours présent et pour tous les bienfaits dont tu nous combles. Nous t’en prions, donne-nous d’en être les témoins émerveillés et actifs chaque jour. Amen

Jeudi de la 1ère semaine du temps ordinaire – 15 janvier 20226

« Je le veux, sois purifié »
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1, 40-45
En ce temps-là,
un lépreux vint auprès de Jésus ;
il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit :
« Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Saisi de compassion, Jésus étendit la main,
le toucha et lui dit :
« Je le veux, sois purifié. »
À l’instant même, la lèpre le quitta
et il fut purifié.
Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt
en lui disant :
« Attention, ne dis rien à personne,
mais va te montrer au prêtre,
et donne pour ta purification
ce que Moïse a prescrit dans la Loi :
cela sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti,
cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle,
de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville,
mais restait à l’écart, dans des endroits déserts.
De partout cependant on venait à lui. © AELF
 
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Méditation
Avec Jésus, le mal n’a pas le dernier mot. L’Évangile nous le montre circulant vers les lieux inhabités : arrive un lépreux qui s’agenouille devant lui et qui le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » À travers cette prière, il confesse deux choses : son impureté et la puissance du Seigneur. Et il en implore une troisième : le bienfait.
 
Il est étonnant de voir l’audace de cet homme. Il savait bien que tout contact avec lui rendait impur. Et pourtant, il n’hésite pas à s’approcher de Jésus. Mais aujourd’hui, la situation est inversée : Avec Jésus, c’est la pureté qui devient contagieuse et non la lèpre. C’est le bien qui l’emporte sur le mal et non le contraire. Avec lui, la lumière l’emporte sur les ténèbres
 
Du coup, c’est cette humanité qui est contaminée par la vie, la santé et la sainteté de Dieu. La contagion est inversée. Elle a joué dans le sens contraire. C’est la santé qui met en péril la maladie, la vie qui contamine la mort. L’amour l’emporte sur la haine. Voilà une bonne nouvelle pour nous aujourd’hui. Comme ce lépreux, nous pouvons nous approcher de Jésus et le supplier : « Seigneur, prends pitié ! » Et il sera toujours là pour nous dire : « Je le veux, sois purifié. »
 
Le grand message de cet Évangile c’est un appel à nous laisser toucher par cet amour infini du Christ. Devant lui, nous nous reconnaissons défigurés par le péché. Mais il ne se lasse jamais de nous accueillir et de nous pardonner. Son amour pour nous dépasse infiniment tout ce que nous pouvons imaginer. Jésus a pris la place du lépreux. Un jour, il sera rejeté de tous ; on le conduira hors de la ville et on le fera mourir sur une croix. Mais son amour est bien plus fort que la mort et le péché. C’est cette victoire que jour célébrons le jour de Pâques.
 
 « Si tu le veux, tu peux me purifier ». Oui, Seigneur, que toute notre vie soit imprégnée de ton amour afin que nous puissions le communiquer à tous. Amen