Samedi de la 2ème semaine du temps ordinaire – 24 janvier 2026

 Il a perdu la tête  

 Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3, 20-21
En ce temps-là,
Jésus revint à la maison,
où de nouveau la foule se rassembla,
si bien qu’il n’était même pas possible de manger.
Les gens de chez lui, l’apprenant,
vinrent pour se saisir de lui,
car ils affirmaient :
« Il a perdu la tête. »
Source : AELF


Méditation

En parcourant les Évangiles, nous rencontrons régulièrement des conflits de Jésus avec les chefs religieux de son temps. Ici, il s’agit d’un conflit avec sa propre parenté, les gens de chez lui. On veut se saisir de lui. Le clan familial est dérangé par la mission de Jésus. Dans le monde oriental, il a un pouvoir très grand sur l’individu. Ici, on considère qu’il « a perdu la tête ». Jésus, la « Sagesse de Dieu » est perçu comme fou.

Dans la vie des saints et dans les contextes de chrétienté, on voit souvent une hostilité vis-à-vis de la vocation radicale de certains saints à suivre Jésus et à vouloir vivre l’Évangile. C’est ce qui s’est passé pour François d’Assise, pour saint Thomas d’Aquin qui a été séquestré pendant plusieurs mois dans sa maison familiale ; on ne veut pas qu’il rejoigne les dominicains. L’enjeu est de préférer la volonté de Dieu et la famille spirituelle de l’Église, assumer les souffrances dues à l’incompréhension des siens.

En évoquant cet événement, nous pensons à tous nos frères qui viennent du monde arabo-musulman qui deviennent chrétien : ils vont vivre cette même souffrance, cette opposition. Les membres du clan familial vont vouloir se saisir de ce nouveau converti pour le ramener au pays. Ici c’est la sagesse de Dieu et la folie des hommes. Ce thème sera repris par Saint Paul : « Ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes » et « ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes

Aujourd’hui, Seigneur, je choisis ta sagesse dans ma manière de penser, dans ma manière de vivre, dans les choix de ma vie, même si tout cela peut être perçu comme quelque chose de déroutant ou même d’insensé. Par amour pour toi, j’accepte cela. Amen