La légende du quatrième Roi Mage

La nuit était froide et le ciel d’Orient éclatait en myriades d’étoiles plus belles les unes que les autres. Balthazar, Gaspard et Melchior étaient sortis sur la terrasse de leur palais, et ils ne se lassaient pas de contempler le firmament.

Cette nuit-là, les Rois Mages savaient qu’un astre nouveau devait apparaître, différents de tous les autres… Un signe céleste, qui annoncerait la naissance du Sauveur promis à tous les hommes.

Or, voici qu’il apparut sous leurs yeux, sortant de l’infinie profondeur des cieux. Il ressemblait à une flamme immense d’où jaillissaient des milliers de lumières de toutes les couleurs. Les Mages restaient là, émerveillés, n’osant parler en présence du signe de Dieu.

C’est alors que le jeune frère de Balthazar, Artaban, les rejoignit et rompit le silence :
– C’est le signe annoncé, c’est la promesse qui se réalise. Vite, il faut partir !

Balthazar, Gaspard et Melchior se préparèrent en toute hâte et, bientôt, une magnifique caravane de chameaux, de dromadaires et de chevaux prit le chemin des montagnes et du désert d’Arabie.

Les Rois Mages ne quittaient pas des yeux le signe qui les précédait et leur indiquait la route à suivre.

Chacun d’eux avait emporté pour le nouveau-né des cadeaux dignes d’un roi : Balthazar portait un coffret d’or fin, Gaspard un précieux vase d’encens et Melchior un riche flacon de myrrhe.

Ils avaient déjà fait une demi-journée de marche lorsque le jeune Artaban s’aperçut que, dans
sa précipitation, il avait oublié ses présents.
– Continuez sans moi, dit-il, je retourne au palais et je vous rejoindrai plus tard, avec mes serviteurs.

Et c’est ainsi que Balthazar, Gaspard et Melchior suivirent l’étoile mystérieuse jusqu’au lieu où se trouvait le petit Roi du ciel. Les trois Mages se prosternèrent devant l’Enfant pour l’adorer et déposèrent à ses pieds l’or, l’encens et la myrrhe.

Pendant ce temps, Artaban avait pris beaucoup de retard. Lorsqu’il fut enfin prêt à partir avec deux compagnons, les premières lueurs de l’aube frémissaient à l’horizon.

Levant les yeux, Artaban ne vit plus le signe céleste mais, confiant, il se mit en route vers les montagnes escarpées.

Quand le soleil parvint à son zénith, les voyageurs avaient déjà derrière eux plusieurs heures de route. C’est alors qu’ils aperçurent un homme allongé dans la poussière, un pèlerin épuisé par une longue marche, malade et fiévreux.
– Je vais arriver en retard si je m’occupe de lui, pensa Artaban, mais je ne peux le laisser ainsi !

Avec l’aide de ses compagnons, il lui donna à boire, mit de l’huile sur ses plaies, versa de l’eau fraîche sur son front.

Puis, installant le voyageur sur sa propre monture, il le transporta avec mille précautions jusqu’à la ville la plus proche et demanda à l’aubergiste de le soigner jusqu’à ce qu’il soit guéri.

Pour le payer, il lui offrit un splendide saphir, que l’aubergiste reçut avec une joie non dissimulée.

Alors, Artaban se rendit compte qu’il venait de donner le premier des cadeaux destinés à l’Enfant-Sauveur…

Un peu triste, il continua son chemin, qui lui parut long, beaucoup trop long. Ce n’est qu’après de nombreux jours de marche qu’il arriva à Bethléem, où devait naître le petit Roi du ciel.

Hélas, Artaban arrivait trop tard ! Il apprit que les parents et l’Enfant venaient de fuir en Egypte pour protéger le petit de la colère du roi Hérode.

Car, pour être sûr qu’aucun autre roi ne prendrait sa place, cet homme cruel avait décidé de faire assassiner tous les petits enfants de Bethléem qui avaient moins de deux ans.

La ville était quadrillée par les soldats à cheval pendant que d’autres exécutaient leur horrible besogne.

Alors qu’il s’apprêtait à passer la porte de la ville, Artaban vit une jeune femme qui fuyait en pleurant, serrant son bébé dans ses bras. Un soldat à cheval la poursuivait, l’épée déjà tirée du fourreau.

Alors Artaban s’interposa, prit la mère et l’enfant sous sa protection et demanda au soldat d’Hérode de les épargner, en échange d’un magnifique rubis.

Le soldat n’en revenait pas, il allait être riche ! Après tout, il était mieux payé pour laisser ce bébé en vie que pour l’assassiner… Il accepta le marché et fit demi-tour.

Le jeune Roi Mage resta quelque temps à Bethléem en compagnie de bergers qui gardaient leurs troupeaux dans les montagnes environnantes. Les bergers l’avaient accueilli avec beaucoup de joie et lui avaient montré l’étable où l’Enfant était venu au monde. Puis Artaban se remit en route. Il décida de gagner l’Egypte pour tenter de trouver le Sauveur, afin de lui offrir le dernier présent qui lui restait, une perle d’Orient très rare.

Mais les jours passaient, les semaines et les mois défilaient et Artaban errait toujours.

Après avoir passé plusieurs années en Egypte, il reprit le chemin de la Palestine, pensant que peut-être le roi tant cherché était revenu dans son pays.

Malheureusement, pour entreprendre ce nouveau voyage, il dut vendre sa perle précieuse. Arrivé en terre de Palestine, voici qu’il entendit parler d’un grand prophète qui parcourait le pays et enseignait les foules. Certains l’appelaient « Maître », d’autres « Rabbi » ou encore « Seigneur ».

Artaban voulait connaître cet homme. Il se rendit sur la montagne où se rassemblaient tous ceux qui écoutaient son enseignement.

Dès qu’il le vit, Artaban sentit les larmes couler sur ses joues. Jamais encore, il n’avait entendu de telles paroles.

Le Maître disait :
– Celui qui aura tout quitté, maison, famille, richesses, pour me suivre, celui-là aura en récompense un trésor dans le ciel et la vie éternelle.

Il disait aussi ;
– Ce que vous aurez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’aurez fait !

La nuit qui suivit, Artaban fit un rêve qui le remplit de joie et d’espérance : il vit le Maître venir vers lui accompagné de Balthazar, de Gaspard et de Melchior, le premier portant un coffret d’or fin, le second un précieux vase d’encens et le troisième un riche flacon de myrrhe.

Alors, s’approchant d’Artaban, il le remercia des présents qu’il avait voulu lui offrir le jour de sa naissance.

Et, en disant cela, il ouvrit ses mains et montra au quatrième Roi Mage un saphir d’un bleu très pur, un rubis d’un rouge éclatant et une perle d’Orient très rare…
(Ángel Félix Iglesias)

Lundi après l’Épiphanie

Aller vers les « périphéries »

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 4,12-17.23-25.

Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : ‘Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.’ À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit. De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
Méditation

L’Évangile de ce jour nous parle d’un monde compliqué qui a mauvaise réputation. C’est le cas des territoires de Zabulon et de Nephtali au Nord de la Galilée. Il faut savoir que c’est un lieu de passage proche des régions païennes. On l’appelle « Galilée des nations » parce qu’elle est influencée et contaminée par le monde païen. Mais le prophète réagit. Il annonce que ces territoires vont bénéficier, eux aussi, du salut que le Seigneur prépare. « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur les pays des habitants de l’ombre, une lumière a resplendi. »

Or c’est là, dans ce lieu couvert de honte, que Jésus entreprend sa première évangélisation. Tout commence loin de Jérusalem, en plein cœur de ce monde bigarré, un monde païen où l’on ne cesse de s’affronter et de se diviser. Sa priorité va donc vers ceux qui sont le plus loin de Dieu, ces terres maudites, terres de péché et de ténèbres. Il vient habiter à Capharnaüm ; cette ville évoque encore aujourd’hui le plus sombre désordre.

C’est de la part de Jésus un défi lancé au péché et à Satan. Et c’est en même temps un acte de foi extraordinaire en l’homme. Il aurait pu se dire qu’au point où ils en étaient, il ne pouvait pas compter sur eux. Or c’est exactement le contraire qui se passe : il va jusqu’à choisir ses premiers collaborateurs, ses premiers responsables, parmi les habitants de cette région.

La bonne nouvelle de l’Évangile est pour tous. Aucun être, aucune situation n’échappe à la proximité et à l’amour de Dieu. C’est pour nous un appel à changer notre regard sur les personnes et sur le monde. Trop souvent, nous avons un regard méfiant ou désabusé. Si nous voulons être disciples et missionnaires, nous devons nous tourner vers le Christ et nous laisser guider par lui. Il nous apprendra à accueillir chacun tel qu’il est, à lui faire confiance et à lui donner toutes ses chances. Nous sommes appelés à être « l’amour du Christ ».

Quand le pape François invitait l’Église à aller vers les « périphéries », il ne fait qu’actualiser ce qu’a fait Jésus. Le suivre c’est aller avec lui à la rencontre de toute l’humanité, c’est se rendre proche de chacun et surtout de celui qui vit à la marge. La tentation est grande de se dire : « À quoi bon ? Cela ne sert à rien. » Ce serait oublier que la mission n’est pas d’abord notre affaire mais celle du Seigneur. C’est lui qui nous envoie son Esprit saint. Il agit dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route. Sans lui, rien n’est possible. Jésus le Galiléen est toujours là, vivant et agissant au cœur de son Église. Il est la Lumière pour éclairer toutes les nations. Nous pouvons toujours compter sur lui. Rien ne peut nous séparer de son amour.

En ce jour, nous entendons l’appel du Christ. Il continue à vouloir sauver ceux qui vont à leur perte. Il nous envoie vers ceux qui ne rentrent pas dans nos églises, ceux qui n’appartiennent pas à nos familles spirituelles, ceux qui, apparemment, vivent dans les ténèbres. Son regard sur la Galilée des nations est toujours d’actualité. Il compte sur nous pour avoir le même regard que lui sur le monde d’aujourd’hui. La qualité de notre regard reflète celle de notre foi. Nous n’avons pas à douter de l’attachement de Jésus à chaque être humain. C’est avec lui que nous deviendrons pêcheurs d’hommes.

Les mains de Marie

Si l’or, l’encens et la myrrhe sont bien offerts à Jésus, c’est Marie qui reçoit les présents des mains des mages et qui dit à son fils, comme toutes les mamans du monde lorsque leur enfant reçoit un cadeau : Regarde ce qu’on t’offre ! »

Marie est celle qui nous introduit à Jésus. Elle est médiatrice auprès de lui. Quand nous voulons offrir quelque chose à Dieu, ayons soin de l’offrir par les mains de Marie. Le Curé d’Ars disait un jour : « Lorsque nos mains ont touché des aromates, elles embaument tout ce qu’elles touchent ; faisons passer nos prières par les mains de la Sainte Vierge : elle les embaumera. »
(D’après l’almanach du chrétien 2005)

Le baptême du Seigneur

« Appelés enfants de Dieu… »

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
Le jour de Noël, nous avons fêté la naissance de Jésus : il a été manifesté aux bergers et, à travers eux, aux petits, aux pauvres et aux exclus. Le jour de l’Épiphanie, dimanche dernier, cette révélation a été offerte aux mages. Cette fête nous a aidés à comprendre que le Christ est venu aussi pour les étrangers, pour ceux qui ne connaissent pas Dieu ; son amour est offert à tous. Et aujourd’hui, c’est une autre manifestation du Seigneur que nous célébrons : c’est Jean Baptiste qui nous le montre ; il vient annoncer la venue de Celui qui apporte le Salut au monde.

Cette bonne nouvelle était déjà proclamée par le prophète Isaïe (1ère lecture). Ce texte est un message de consolation pour un peuple qui vient de vivre 50 ans d’exil à Babylone : « Voici le Seigneur Dieu : il vient avec puissance… » Mais cette puissance n’est pas celle qu’on croit ; il ne vient pas pour venger ni pour punir. Cette puissance c’est celle de l’infinie tendresse de Dieu qui pardonne. Le Seigneur est là pour réconforter son peuple. Son amour est offert à tous : « Là où le péché a abondé, l’amour a surabondé. » (Lettre de saint Paul aux Romains). C’est quand le Seigneur vient à nous que nous retrouvons la vraie joie.

Dans sa lettre à Tite (2ème lecture), saint Paul nous parle du salut offert à tous les hommes ; au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans l’amour infini de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit. C’est un changement radical qui nous entraîne vers une nouvelle manière de vivre. Avec Jésus, c’est une vie nouvelle qui commence. Pour les nouveaux convertis, plus rien ne peut être comme avant. Nous avons tous besoin de retrouver la force de cette présence du Seigneur dans notre vie et notre monde.

Dans l’Évangile, nous retrouvons Jean Baptiste qui annonce la venue de Celui qui apporte la « consolation au monde ». « Moi, je vous baptise dans l’eau, mais il vient Celui qui est plus puissant que moi… Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu » (Luc 3, 16). L’Esprit Saint est l’artisan principal du baptême chrétien. Il est Celui qui brule et détruit le péché du monde ; il nous libère de la domination des ténèbres et du péché. Il nous transfère dans le Royaume de Lumière qui est celui de l’amour et de la paix.

C’est cela que nous découvrons dans le baptême de Jésus. Il rejoint ce peuple de pécheurs qui viennent accomplir un geste de pénitence. Les uns et les autres étaient invités à se convertir. Jésus n’avait pas de péché à se faire pardonner. Mais s’il entre dans l’eau du Jourdain, c’est pour rejoindre ce monde pécheur qu’il est venu chercher et sauver. Il nous rejoint au plus bas dans l’abîme de la perdition, dans l’horreur de notre iniquité et de notre déchéance. Tout ce péché qui nous accable, il le prend sur lui pour nous en libérer.

Cet événement nous apporte un éclairage nouveau sur la différence entre le baptême de Jésus et celui que nous avons reçu : au jour de son baptême, Jésus a été plongé dans le péché du monde ; il l’a entièrement pris sur lui pour nous en libérer. Pour nous chrétiens, c’est le contraire : nous avons été immergés dans cet immense océan d’amour qui est en Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. Nous sommes devenus un avec Dieu. Le baptême chrétien nous donne le Christ pour passer avec lui de la mort à la vie, du péché à la sainteté, de l’angoisse à l’amour.

C’est aussi à chacun de nous que la voix du Père se fait entendre : « Tu es mon enfant bien aimé. Voilà une parole que nous devons nous répéter inlassablement : nous sommes tous les enfants bien-aimés du Père. Il nous aime tous tels que nous sommes. Désormais, plus rien ne peut être comme avant dans notre vie ; nous retrouvons une assurance nouvelle, une nouvelle manière de nous tenir debout et d’exister.

C’est aussi une responsabilité : au jour de notre baptême, nous sommes entrés dans une grande famille qui s’appelle l’Église ; l’autre est aussi enfant de Dieu, tout comme moi ; et je dois en tenir compte dans mes rapports avec lui. C’est un appel à réagir contre la violence, contre la misère et contre tout ce qui dégrade l’homme. Il reste beaucoup à faire pour instaurer le règne du Christ dans nos villages, nos quartiers, nos lieux de travail et de loisir. Nous sommes tous envoyés pour construire un règne de paix et de justice, un règne de vérité et d’amour. Et que chacun puisse s’entendre dire : « Tu es mon enfant bien-aimé. Tu fais toute ma joie. »

Télécharger : Baptême du Seigneur

Sources : Revue Feu Nouveau, saisons bibliques 1, lecture biblique des dimanches (Albert Vanhoye), commentaire de Claire Patier. Missel des dimanches et fêtes (Bayard), François Selon saint Luc, dossiers personnels

« Bonne année… Bonne santé… »

« Bonne année… Bonne santé… » Voilà des mots que nous entendons en ce début d’année. Et on se dit que la santé, c’est ce qu’il y a de plus important. Oui, bien sûr, mais ce qui fait la vraie valeur d’une année, ce n’est pas seulement la santé, c’est surtout l’amour. Une année ne peut être vraiment bonne que si elle est remplie d’amour, de bienveillance, d’accueil, de partage, de fraternité. Puissions-nous dire chaque matin en nous levant : « aujourd’hui, je vais aimer plus que hier ».

En ce début d’année, nous sommes invités à nous rendre en toute hâte, à la suite des bergers, vers l’enfant de la crèche. En lui, c’est Dieu qui vient « nous rendre espoir et nous sauver ». Il est celui qui « nous a aimés comme on n’a jamais aimé ». Et il nous recommande de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés (Autant qu’il nous a aimés). C’est à notre amour que nous serons reconnus comme disciples du Christ.

Il est heureux que cette nouvelle année débute par la fête de « Sainte Marie Mère de Dieu ». Nous honorons celle qui a donné naissance au Fils de Dieu et qui l’a donné au monde. Avec elle, nous méditons sur les merveilles de Dieu. C’est dans cette méditation, éclairée par l’Esprit Saint, que nous verrons plus clair.

En célébrant la maternité de Marie, nous n’oublions pas que le Seigneur nous l’a donnée pour Mère. Et bien sûr, au seuil de la nouvelle année, nous ne manquons pas de la prier : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs… » Comme à la visitation, si nous l’appelons, elle accourt vers nous et Jésus est avec elle.

Bien sûr cette nouvelle année sera ce que nous la ferons. Nous en avons la responsabilité. C’est comme un chemin à parcourir ensemble, les uns avec les autres. Mais Marie est là ; elle nous renvoie au Christ ; elle ne cesse de nous inviter à faire « tout ce qu’il nous dira ». Avec lui et avec elle, nous sommes « en conduite accompagnée ». C’est un peu comme sur une voiture : les conducteurs novices ont besoin d’un accompagnateur expérimenté pour les guider. Il en est ainsi pour notre vie chrétienne. Si nous le voulons bien, Jésus et Marie seront toujours là pour nous montrer le chemin.

Cette nouvelle année, nous la confions donc au Seigneur. Nous lui demandons qu’il soit notre guide, notre lumière et notre force tout au long de nos jours, surtout dans les moments d’épreuves. Nous lui confions nos familles et toutes celles du monde entier : qu’elles soient des lieux de paix, d’écoute fraternelle et d’ouverture aux autres.

Dans nos vœux, nous n’oublions pas les personnes malades et handicapées. Pour beaucoup, la solitude et la souffrance sont très lourdes à porter. Certains n’en peuvent plus de ces longues nuits qui n’en finissent jamais. Ils ont besoin de trouver en nous des témoins de la tendresse de Dieu.

Un dernier point qui n’est pas le moins important : Ce premier janvier est une journée de prière pour la paix et la justice dans le monde. Nous pensons à tous ceux et celles qui vivent dans les pays en guerre, ceux qui sont victimes du terrorisme, de la dictature, de l’injustice et des violences de toutes sortes. Et en ce début d’année, nous faisons monter cette prière vers le Seigneur :

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

Férie de Noël – 4 janvier

 » Venez, et vous verrez… »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,35-42.

En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus.
Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).
André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.
André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.  (Source : AELF)


Méditation
« Voici l’Agneau de Dieu ». Au temple de Jérusalem, les fidèles avaient l’habitude d’immoler un agneau pour la purification des péchés. Plus tard, Jésus sera comme cet agneau : il livrera son Corps et versera son sang pour nous et pour la multitude en rémission des péchés. C’est ainsi qu’il sera porteur du pardon de Dieu.

Deux disciples de Jean Baptiste l’ont vu montrer « l’Agneau de Dieu ». L’ayant entendu, ils se mettent à suivre Jésus. Jésus se retourne et leur demande : « Que cherchez-vous ? » La même question nous est posée à tous aujourd’hui : Que cherchons-nous ? C’est vrai que parfois, nous ne cherchons pas du bon côté. Beaucoup ne cherchent pas Jésus pour lui-même ; ce qui les intéresse, c’est leur satisfaction personnelle.

Les deux disciples posent la question : « Maître, où habites-tu ? » La réponse de Jésus est un appel à le suivre : « Venez et vous verrez. » C’est ainsi qu’ils acceptent de cheminer avec lui et de voir qui il est. Ils ont trouvé celui qu’ils cherchaient. Trouver le Christ c’est accepter de ne pas s’installer, c’est accepter de marcher sans cesse. La vocation du disciple c’est de marcher à la suite du Maître. C’est aussi accepter de marcher avec les autres.

Seigneur, nous te prions : tu nous appelles à devenir tes disciples. Fais-nous grandir dans la fidélité à ta Parole et nous serons porteurs de ta bonne nouvelle maintenant et toujours.

 

Férie de Noël (3 janvier)

« C’est lui le Fils de Dieu. »
 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,29-34.

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;
c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était.
Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui.
Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.”
Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
Commentaire
L’Évangile nous montre Jésus  qui vient accomplir son œuvre de libération. Quand Jean Baptiste affirme qu’il ne le connaissait pas, il nous parle de son mystère. Il lui a fallu la venue de l’Esprit sur les eaux du Jourdain pour comprendre que Jésus est le Sauveur annoncé. Il découvre en lui celui qui prend sur lui le péché du monde pour l’enlever.
 
Un jour, Jésus dira que « le Fils de l’Homme est venu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». La bonne nouvelle c’est que le Christ n’est pas seulement un personnage du passé. Il continue à nous rejoindre au cœur de nos vies, de nos joies et de nos épreuves.    

Mais pour trouver le Christ, il faut le chercher ou plutôt se laisser trouver par lui. Il est toujours là. En ce jour, nous sommes invités à accueillir sa présence pour en être les témoins auprès de ceux qui ne le connaissent pas. Le meilleur endroit pour le rencontrer c’est l’Eucharistie « source et sommet de toute vie chrétienne et de toute évangélisation ».

Férie de Noël (2 janvier)

ACCUEILLIR LA LUMIÈRE 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,19-28.
Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait. (AELF)
 
 
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
 
Méditation
Cet Évangile nous rejoint dans un monde qui souffre de la violence, de l’injustice et de l’égoïsme. Jean Baptiste s’adresse aux foules de ton temps et à celles d’aujourd’hui ; il vient annoncer la Lumière dans un monde de ténèbres. En Jésus, c’est Dieu qui vient à nous. Avec lui, la bonne nouvelle sera proclamée aux pauvres, aux exclus, aux prisonniers. Ils ont la première place dans le cœur de Dieu.
 
Mais pour que le Seigneur puisse venir chez nous, il nous faut redresser son chemin. Nous avons tous à nous convertir, éradiquer de notre vie tout ce qui est orgueil, paroles blessantes, accusations injustes. Par le sacrement du pardon, nous pouvons redresser tout ce qui est tortueux en nous.
 
En ce temps de Noël, nous fêtons Celui qui vient nous rendre espoir et nous sauver. Plus que jamais, nous pouvons le chanter : « Béni-soit Celui qui vient au nom du Seigneur ».
 
 
Autre approche

Découvrir-Dieu
Jean-Baptiste est triplement un prophète de Jésus. Il annonce déjà sa venue par sa naissance : la naissance de Jean prépare celle de Jésus. Il annonce encore la venue de Jésus par son ministère : la prédication de Jean dans le désert prépare le chemin pour le ministère de Jésus. Plus tard encore Jean précèdera Jésus dans sa mort : l’exécution de Jean par Hérode prépare à la passion de Jésus et à son exécution par les autorités juives et romaines. Chacun à notre manière nous sommes appelés à être des Jean-Baptiste : par tous les aspects de notre vie nous sommes invités à préparer la venue de Jésus en nous et dans notre monde. Tout ce que nous faisons, ce que nous disons, ce que nous pensons, peut-être tourné vers l’accueil du Royaume des Cieux. Jean a accepté de n’être que celui qui prépare, en toute humilité. À notre tour de garder cette attention à ne pas attirer les regards sur nous-mêmes mais à les tourner vers celui qui doit venir !

Évangile commenté par le Père Alain de Boudemange

 
 
 

Fête de l’Épiphanie du Seigneur

Le Sauveur de tous les peuples

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
Dans le prolongement de Noël, nous célébrons aujourd’hui la fête de l’Épiphanie. En évoquant cette fête, nous pensons à la visite des mages auprès de l’enfant Jésus. Mais beaucoup ne connaissent pas la signification de ce mot. Il faut savoir qu’une épiphanie c’est une manifestation éclatante de la présence de Dieu. Ce qui était caché devient évident. Dieu s’est manifesté tout au long de l’histoire de son peuple et il continue aujourd’hui.

C’est ce message que nous trouvons dans le livre d’Isaïe (1ère lecture). Le prophète s’adresse à un peuple qui vit une situation désespérée : il lui annonce une bonne nouvelle : les choses vont changer ; l’avenir reste ouvert ; Dieu confirmera son alliance avec David. La ville de Jérusalem deviendra le centre du monde. Les nations viendront vers elle, non plus pour piller mais pour offrir leurs trésors. Elles reconnaitront “les exploits du Seigneur”, ce salut qu’il apporte à tous les peuples.

La seconde lecture fait suite au bouleversement de Paul sur le chemin de Damas. Il y a reçu une révélation extraordinaire : les nations païennes “sont associées au même héritage, au même Corps au partage de la même promesse dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile”. Le Salut en Jésus Christ est offert à tous. Il faut absolument l’annoncer à toutes les nations. Paul a participé à cette mission. Il a été l’apôtre des étrangers. A travers ses lettres, ses discours et ses voyages dans le monde païen, il témoignera de cet amour universel qui est en Dieu.

L’Évangile nous parle de ces mages qui se sont mis en route pour se prosterner devant le Roi des juifs. Les premiers adorateurs de ce Messie Roi sont des païens. Pour se rendre à Bethléem, ils ont été guidés par une étoile, puis par l’Écriture. Les chefs religieux qui connaissent bien la Bible les ont orientés vers cette ville toute proche de Jérusalem. Arrivés devant ce nouveau-né, ils lui offrent leurs présents : l’or destiné à un roi, l’encens à un Dieu, et la myrrhe à un mortel. Comme les mages, nous sommes appelés à la crèche pour y rencontrer le Seigneur et l’adorer.

Ces mages dont nous parle l’Évangile représentent toutes les nations païennes qui viennent se prosterner devant le Christ Sauveur. A travers elles, c’est le monde païen qui a accès au Salut. L’Évangile nous dit qu’ils se sont mis en route. Mais n’oublions pas : c’est Dieu lui-même qui a agi dans leur cœur. Plus tard, le Christ dira : “Personne ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire à moi.” Cet Évangile de l’Épiphanie doit être lu à la lumière de la Pentecôte. Ce jour-là, les nations rassemblées à Jérusalem découvriront la foi annoncée dans leur langue.

Voilà cette fête de l’Épiphanie : Dieu qui se manifeste au monde sous les traits d’un nouveau-né. Le même Dieu continue à se manifester au monde d’aujourd’hui. Malgré la pauvreté et le péché de ses membres, elle continue à rendre témoignage en annonçant l’Évangile jusque dans les “périphéries”. En ce dimanche, notre solidarité et notre prière sont tout spécialement pour les communautés d’Afrique. Elles ont besoin de notre prière et de notre aide matérielle. Ce sera une manière de prendre part à l’évangélisation de ce continent.

L’Épiphanie c’est ce témoignage extraordinaire qui parvient de l’Église du silence en Syrie, en Irak, en Corée du Nord et dans de nombreux autres pays. Dans leurs prisons ou derrière les barbelés, les chrétiens continuent à prier pour leurs persécuteurs. Beaucoup meurent simplement parce qu’ils ont osé proclamer que Dieu existe. Des Épiphanies, nous pourrions en citer bien d’autres. Dans tous les cas c’est la présence de Dieu qui se manifeste sous des formes variées et diverses.

C’est de cela que nous avons à témoigner dans les ténèbres qui environnent notre terre. Nous y voyons des pauvres de plus en plus pauvres et des riches qui ont peur de perdre ce qu’ils croient être leur force, leur richesse. Qu’en cette fête, l’espérance l’emporte ! Que tous les peuples, riches et pauvres, reconnaissent que le petit enfant trouvé par les mages est leur Sauveur.

En ce jour, nous nous tournons vers loi, Seigneur : “Lumière des hommes, nous marchons vers toi. Fils de Dieu, tu nous sauveras.”

Télécharger : Épiphanie du Seigneur

7ème jour dans l’octave de Noël (31 décembre)

La vraie Lumière
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1, 1-18

Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Par lui, tout s’est fait, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

Il y eut un homme, envoyé par Dieu. Son nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage.
Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans ce monde. Il était dans le monde, lui par qui le monde s’était fait, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. Mais tous ceux qui l’ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « Voici celui dont j’ai dit : Lui qui vient derrière moi, il a pris place devant moi car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce : après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c’est lui qui conduit à le connaître.
© AELF
 
 
 
Méditation
« Le Verbe était la vraie Lumière ». Le Verbe c’est Jésus. Il est la Parole de Dieu, la Lumière du monde. C’est à cette lumière du Christ et de son Évangile que nous relisons cette année qui se termine. Pour chacun d’entre nous, elle a été marquée par des joies et  des peines.
 
Cette lumière qui éclaire notre vie nous montre l’Amour inimaginable de Dieu pour le monde. Elle nous révèle aussi ce qu’il y a de beau et de moins beau en nous. Plus un amour est grand, plus on voit ce qui l’offense.
 
Mais le Christ n’a jamais cessé de nous aimer. Il est la Lumière qui éclaire notre vie. Nous sommes comme le vitrail qui laisse passer la lumière dans chaque événement, petit ou grand. Cette lumière vient révéler la beauté et le meilleur de nous-mêmes.
 
En ce temps de Noël, nous nous tournons vers ce petit enfant de la crèche. En lui, c’est Dieu qui fait le premier pas vers nous. Il fait de nous des messagers de sa paix et de son amour. Nous le supplions : « Toi qui es Lumière, toi qui es l’Amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’Amour ». Amen
 

Autres approches
« « Que la lumière soit » dit Dieu au premier jour de la création. Or, la création des luminaires advient seulement au 4ème jour ! Quel est donc l’astre qui est la source de cette lumière ? C’est le Verbe, Jésus, lumière qui éclaire tout homme en venant dans le monde, nous dit l’Évangile. La venue de Jésus dans notre monde est la réponse à la parole du Créateur dite à l’origine du monde. Elle en est l’accomplissement ultime. Lorsque nous accueillons Jésus dans notre vie par la foi, nous retrouvons la lumière qui est à l’origine de notre existence, qui en est le sens ultime. Voulons-nous comprendre qui nous sommes ? Prenons le temps de regarder Jésus, de le contempler. » (Dieu avec nous aujourd’hui)