Mardi de la 2ème semaine du Carême 2026

Ils disent et ne font pas
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23, 1-12
En ce temps-là,
Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara :
« Les scribes et les pharisiens
enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,
faites-le et observez-le.
Mais n’agissez pas d’après leurs actes,
car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,
et ils en chargent les épaules des gens ;
mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
ils élargissent leurs phylactères
et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners,
les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ;
ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,
car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,
et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père,
car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,
car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé,
qui s’abaissera sera élevé. » ©  AELF
 
 
Méditation
Aujourd’hui, Jésus nous montre les pièges de l’autorité. S’adressant à la foule, il dénonce les comportements des scribes et des pharisiens. Mais ce qu’il dit pour eux vaut aussi pour chacun de nous. Qu’il s’agisse des autorités religieuses, politiques ou parentales, ces pièges sont les mêmes.
 
Premier piège : « Ils disent et ne font pas ». Nous reconnaissons tous le décalage entre nos belles paroles et notre vie de tous les jours. Il est important que chacun pratique ce qu’il enseigne. Un jour, Jésus a dit : « Il ne suffit pas de dire « Seigneur, Seigneur » pour entrer dans le Royaume des cieux, il faut faire la volonté de mon Père. » Nous sommes envoyés pour annoncer l’Évangile du Christ, mais il importe que toute notre vie soit ajustée à cette Parole.
 
Deuxième piège : pratiquer l’autorité comme une domination et non comme un service. Jésus reproche aux scribes et aux pharisiens de lier « des fardeaux pesants » et d’en charger les épaules des gens ; mais eux-mêmes « ne veulent pas les remuer du doigt ». Ils ont l’avoir, le savoir et le pouvoir. Cela pourrait être un merveilleux moyen de servir les autres. Au lieu de cela, ils ne pensent qu’à dominer.
 
Troisième piège : vouloir paraître : « Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes ». Nous connaissons tous cette tentation d’aimer paraître, de rechercher la considération et l’intérêt. Dans le sermon sur la montagne, Jésus nous recommande de n’agir que par amour pour Dieu et par amour pour nos frères sans chercher les louanges des hommes.
 
Quatrième piège : se croire important, avoir le goût des honneurs. « Ils aiment les places d’honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, ils aiment recevoir le titre de Rabbi (Maître). L’orgueil vient les détourner de Dieu et des autres. Jésus vient leur rappeler la valeur de l’humilité. Les titres et les honneurs ne sont pas mauvais en eux-mêmes. Mais le fait de les porter implique une responsabilité, un témoignage à donner, une mission à accomplir. On ne se grandit qu’en se mettant au service des autres. Cet humble service nous grandit aux yeux de Dieu comme au regard de nos frères.
 
En ce jour, nous sommes provoqués à une véritable remise en question. Le Seigneur nous appelle à revenir vers lui et à nous ajuster à son amour. Il est notre compagnon de route et il chemine avec nous. Tout au long de ce Carême, nous le remercions de remettre en l’endroit ce qui était à l’envers dans nos vies.
 

 

lundi de la 2ème semaine du Carême 2026

« Soyez miséricordieux ! » 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6, 36-38
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ;
ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés.
Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et l’on vous donnera :
c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante,
qui sera versée dans le pan de votre vêtement ;
car la mesure dont vous vous servez pour les autres
servira de mesure aussi pour vous. » (AELF)
 

Méditation

À la radio et à la télé, les journalistes commentent volontiers, avec un plaisir évident, telle petite phrase d’un homme politique connu, qu’ils jugent plus ou moins chargée de sens. Nous pourrions nous mettre comme eux, à l’affût de petites phrases, non de nos gouvernants mais de Jésus lui-même. C’est à nous qu’elles s’adressent.

« Soyez miséricordieux… ne jugez pas… Ne condamnez pas… pardonnez… donnez… » Non, il ne s’agit pas d’une simple leçon de morale. C’est bien plus que cela. Celui qui nous fait ces recommandations c’est Jésus lui-même. Il a donné l’exemple en pardonnant, en faisant miséricorde. Il s’est donné entièrement pour notre salut et celui du monde entier. Il est la parfaite image de Dieu.

Nous aussi, nous sommes appelés à être l’image de Dieu. Il nous envoie pour être les porteurs de cet amour qui est en lui. Il a besoin de nos pieds et de nos mains pour aller vers les autres et agir. Il a besoin de notre bouche pour dire les paroles de miséricorde. Il a besoin de nos oreilles pour entendre le cri de ceux et celles qui souffrent.

Mais trop souvent, nous donnons une fausse idée de Dieu miséricordieux. Les non croyants nous regardent vivre. Nos duretés, nos aigreurs, nos méchancetés sont un contre-témoignage. Nous déformons le visage de Dieu. Nous ne sommes pas crédibles. Mais le Seigneur n’a jamais cessé de nous aimer tels que nous sommes.

Durant ce Carême, il nous appelle à revenir vers lui. Il attend de nous que nous lui ressemblions. Comme Pierre qui l’avait renié, il continue à nous envoyer. À travers nous et par nous, c’est lui qui veut les rejoindre. Il compte sur nous pour être les porteurs de sa miséricorde infinie. Avec lui, c’est « une bonne mesure, tassée, secouée, débordante. »

 

2ème dimanche du carême (A) 2026

Une heure inoubliable

Textes pour célébrer
Monition d’entrée
La liturgie nous présente ce matin le Christ dans la lumière de la transfiguration. Déjà, sur le chemin souffrant qui conduit à Pâques, trois des apôtres ont pu percevoir le Jésus revêtu de gloire. Pour emprunter ce chemin, il nous faut, à la manière d’Abraham, répondre à l’appel du plus profond de notre intérieur et nous mettre en route, dans la confiance, ne sachant pas où cela peut nous mener, mais la lumière est au bout du chemin.

Acte pénitentiel
Tournons-nous vers le Seigneur, Dieu d’amour et de miséricorde. Jamais, Il ne laisse tomber ceux qui se fient à sa Parole :

Seigneur, de nous tous qui manquons souvent de nous mettre à l’écoute de notre cœur profond, là où nous pouvons te rencontrer, Seigneur prends pitié.

Ô Christ, de l’homme par fois trop attaché à son égo, et pas assez à l’écoute des autres et de la Parole de Dieu, Seigneur prends pitié.

Seigneur, de tous ceux qui se dérobent devant le mal, la souffrance, les difficultés de toute vie d’amour et de foi, Seigneur, prends pitié

Présentation de la première lecture
Dieu appelle Abraham à quitter ce qui fait sa vie, sa sécurité et à se mettre en route en faisant totalement confiance à Dieu.

Deuxième lecture
Paul invite son disciple et ami à faire confiance, à aller de l’avant pour annoncer l’Évangile malgré les souffrances inévitables.

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
Avec ce 2ème dimanche du Carême, nous sommes invités à nous déplacer, à sortir de notre jardin, celui de notre petite vie bien tranquille. Les textes bibliques de ce dimanche évoquent trois mouvements qu’il faut avoir en permanence : quitter son « chez soi », monter pour découvrir la Lumière, puis accepter de redescendre vers la vallée (qui peut être une « vallée de larmes ».

C’est ce qui s’est passé pour Abraham (1ère lecture) : il a été appelé à quitter une vie où Dieu est inconnu ; il a marché vers le pays que Dieu lui destinait. Plus tard, Jésus demandera à ses disciples de tout quitter pour le suivre. Nous sommes appelés à nous libérer des entraves qui nous tiennent éloignées de Dieu et de la bénédiction qu’il veut répandre sur nous. Vivre le Carême, c’est sortir de notre vie tranquille, c’est nous nourrir chaque jour de l’Évangile du Christ, c’est suivre le Seigneur sur des chemins que nous n’avions pas prévus.

La lettre de saint Paul à Timothée rejoint le texte de la première lecture qui vient d’être proclamé. Elle nous redit le grand projet de Dieu : il ne souhaite rien d’autre que de déployer la bénédiction confiée à Abraham. La grande préoccupation de l’apôtre c’est que l’Évangile soit connu de tous : Dieu nous a sauvés. Il nous a donné la grâce dans le Christ Jésus avant tous les siècles… Il fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile ». La force de Dieu accompagne le missionnaire du Christ.

L’Évangile de ce jour nous montre Jésus qui prend avec lui trois de ses disciples : Pierre, Jacques et Jean. « Il les emmène à l’écart sur une haute montagne ». Dans le monde de la Bible, « la montagne représente la proximité avec Dieu et la rencontre intime avec lui ». C’est le lieu de la prière. On y est vraiment en présence du Seigneur. Jésus laisse entrevoir à ses disciples la beauté de sa divinité. Nous nous rappelons qu’un jour, il a dit : « Je suis la lumière du monde ». Aujourd’hui, il laisse transparaître un peu de cette lumière qui est en lui. Si le Christ nous appelle à lui, c’est pour nous faire contemple les choses du ciel.

Pierre est ébloui par cette vision. Il a envie de rester là, de s’installer. Mais voilà que la voix du ciel se fait entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui, je trouve ma joie. ÉCOUTEZ-LE ! » Cette parole est très importante ; elle est pour chacun de nous aujourd’hui : « Écoutez car il est mon Fils bien-aimé ». Écoutez Jésus ! Ce n’est pas le prêtre qui vous dit cela ; c’est Dieu le Père qui le dit à chacun de nous.

Nous qui sommes des disciples de Jésus, nous devons être de ceux qui écoutent sa voix et qui prennent au sérieux ses paroles. Pour écouter Jésus, il faut être proche de lui, il faut le suivre comme faisaient les foules de Palestine. Jésus était un itinérant, un marcheur qui proposait ses enseignements ou plutôt les enseignements du Père.

Nous sommes donc tous appelés à suivre le Christ pour l’écouter. Nous l’écoutons dans sa Parole écrite, dans l’Évangile. C’est important que nous puissions en lire un passage chaque jour, en particulier pendant le Carême. Nous pouvons nous arrêter à n’importe quel moment de la journée pour en lire un extrait. À travers ces textes que nous lisons, c’est Jésus qui nous parle.

Dans l’Évangile de la Transfiguration, nous pouvons souligner deux moments significatifs : la montée et la descente. Nous avons besoin d’aller à l’écart, de monter sur la montagne dans un espace de silence. C’est là que nous pourrons mieux percevoir la voix du Seigneur. C’est ce que nous faisons dans la prière, en particulier dans l’Eucharistie. Ce rendez-vous avec le Christ est un événement qu’il ne faut surtout pas manquer.

Mais nous ne pouvons pas rester là. La rencontre avec le Christ nous pousse à « descendre de la montagne ». Nous sommes envoyés ver les « périphéries », vers ceux et celles qui souffrent à cause de la maladie, des injustices, de la pauvreté matérielle et spirituelle. Nous sommes envoyés pour leur apporter les fruits de l’expérience que nous avons faite avec Dieu. Nous avons écouté la Parole de Dieu ; nous l’avons dans le cœur. Mais elle ne pourra grandir que si nous la donnons aux autres. C’est cela la vie chrétienne. C’est une mission pour tous les baptisés, pour nous tous : Écouter Jésus et le donner aux autres.

Tout au long de ce Carême, nous sommes tous appelés à sortir de notre vie tranquille et à gravir la montagne pour aller à la rencontre du Seigneur. Rappelons-nous que ses paroles sont celles « de la Vie éternelle ». C’est de cette bonne nouvelle que nous avons à témoigner dans un monde défiguré par tant de souffrances, de mensonges et de mépris de la dignité des personnes. Nous sommes attirés par l’espérance de la transfiguration finale. Alors comme Abraham et bien d’autres, mettons-nous en route pour suivre le Seigneur. Qu’il soit toujours avec nous et nous toujours avec lui pour que toute notre vie témoigne de l’amour qu’il nous porte.

Sources : Revues liturgiques , Feu Nouveau,  François selon Saint Matthieu, Célébrons dimanche, Dossiers personnels

Prière universelle
Introduction
Prions avec foi et grande sérénité pour les croyants appelés à traverser les nombreuses difficultés de la vie. Prions pour tous les hommes en recherche d’un sens à donner à leur vie.

Intentions
« Va vers toi. » Pour qu’au long de ce temps de carême, nous prenions le temps et la peine, de réfléchir à ce que nous sommes, à notre intériorité profonde, au divin qui nous habite. Que nous puissions nous réconcilier avec nous-mêmes et nous ouvrir aux appels ressentis. Prions ensemble.

« Abraham partit. » Pour ceux qui acceptent de toujours se mettre en route. Pour tous ceux qui répondent courageusement à l’appel du Christ de tout quitter pour le suivre. Prions ensemble.

« Relevez-vous et n’ayez pas peur. »  Pour les croyants appelés à affronter les souffrances d’un chemin de foi. Pour ceux qui connaissent des moqueries, des railleries, des difficultés récurrentes, qu’ils ne se découragent pas et se sentent portés par leurs frères. Prions ensemble.

« Le Christ fait resplendir la vie. » Pour tous ceux qui sèment l’espérance autour d’eux, pour ceux qui, à travers la prière et la présence au monde, donnent de vivre dans la sérénité et l’attente de la lumière. Prions ensemble.

Conclusion
Dieu notre Père, tu nous envoies à la rencontre de nos frères. Donne-nous le courage d’être, par notre vie, les témoins de ta sollicitude pour tous, avec toujours une préférence pour les plus démunis. Par le Christ, Notre Seigneur.

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Samedi de la 1ère semaine du Carême – 28 février 2026

« Illumine-les tous »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5, 43-48
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu aimeras ton prochain
et tu haïras ton ennemi.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Aimez vos ennemis,
et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;
car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle récompense méritez-vous ?
Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères,
que faites-vous d’extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits
comme votre Père céleste est parfait. »
© AELF
 
 
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Méditation
« Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. » Comment-est-ce possible ?  Face aux nombreux drames qui frappent l’humanité, il est difficile de faire ce choix. Comment pardonner à ceux qui m’ont fait de tant de mal ?  Comment aimer ceux qui sont responsables de la mort de si nombreuses personnes dans le monde ?
 
Oui, c’est vrai, nous ne savons pas. Mais Jésus nous invite à nous tourner vers Dieu qui est notre Père à tous. Il fait naître son soleil sur les méchants et les bons. Il fait pleuvoir sur les justes et les injustes. Il ne dit pas : « Illumine ceux-ci et pas ceux-là… » Il dit : « Illumine-les tous. » Son amour est pour tous, les bons et les méchants.
 
Jésus termine par cette recommandation : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Il s’agit d’imiter le Père dans la perfection de l’amour, un amour qui va jusqu’au pardon. On dit parfois que la vengeance est un plat qui se mange froid. Mais ce n’est pas chrétien. Ce que Jésus nous demande c’est d’aimer nos ennemis. Et surtout, priez inlassablement pour eux. La prière fait des miracles.
 
Vaste programme pour notre carême.
 
 

Vendredi de la 1ère semaine du Carême – 27 février 2026

Non au « Carême minimum »
 
Évangile selon saint Matthieu 5, 20-26
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Je vous le dis :
Si votre justice ne surpasse pas
celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu’un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel,
va d’abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu’on ne te jette en prison.
Amen, je te le dis :
tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. » © AELF
 
 
Méditation
Les habitués des radios et télévisions publiques savent qu’en cas de grève, on leur propose un programme minimum. C’est souvent très décevant. Les excuses qui nous sont présentées n’y changent rien.
 
Avec Jésus, le programme minimum ça ne marche pas. On ne peut pas se contenter de quelques gestes religieux pour être en règle. Ce qu’il attend de nous c’est la surabondance de l’amour. « Tant qu’on n’a pas tout donné, on n’a rien donné. » (Georges Guynemer)  Cet amour doit faire de nous des artisans de paix, de fraternité, de réconciliation. Le Christ nous invite à aimer jusqu’au pardon.
 
En lisant cet Évangile, nous voyons bien  que nous sommes loin du compte. Mais le temps du Carême nous est donné pour accueillir la bonne nouvelle de l’Évangile. Le Christ nous appelle tous à venir à lui. C’est auprès de lui que nous allons puiser pour aimer comme lui et avec lui.
 
 

Jeudi de la 1ère semaine du Carême – 26 février 2026

Prier avec confiance
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7, 7-12
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Demandez, on vous donnera ;
cherchez, vous trouverez ;
frappez, on vous ouvrira.
En effet, quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira.
Ou encore :
lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils
quand il lui demande du pain ?
ou bien lui donnera un serpent,
quand il lui demande un poisson ?
Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus votre Père qui est aux cieux
donnera-t-il de bonnes choses
à ceux qui les lui demandent !
Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous,
faites-le pour eux, vous aussi :
voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. » © AELF
 
 
Méditation
L’Évangile de ce jeudi nous invite à réorienter notre vie vers Dieu notre Père. Cet appel rejoint celui de tout le carême. Jésus nous fait des promesses bien précises : « Demandez et l’on vous donnera. Cherchez, vous trouverez. Frappez et l’on vous ouvrira. »
 
Nous savons que Jésus consacrait beaucoup de temps à ce cœur à cœur avec le Père. Et il nous invite à le suivre sur ce chemin. Et pourtant, ils sont nombreux ceux et celles qui disent : « J’ai prié et je n’ai pas été exaucé… » Ils pensent alors que cela ne sert à rien, que c’est de temps perdu.
 
Et pourtant… Avez-vous observé un petit enfant au supermarché ? Tout lui fait envie ; il fait des caprices pour obtenir de sa maman ce qu’il désire. Il crie, il pleure mais il n’obtient pas. Et pourtant, elle l’aime son enfant. Mais si elle fait de la résistance, c’est qu’elle sait mieux que son enfant ce qui est bon pour lui. Et surtout, elle a mieux à lui donner.
 
Aucune prière n’est perdue devant Dieu notre Père. Mais si Jésus nous demande d’insister, c’est pour que notre prière se purifie. Il veut que nous apprenions à demander ce qui est bon pour nous. Trop souvent, nous demandons la pacotille alors qu’il à un trésor à nous donner. Quand je crie vers toi, Seigneur, tu réponds à mon appel.(cf. Ps 137, 3a)
 

Mercredi de la 1ère semaine du Carême -25 février 2026

Le signe de Jonas
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11, 29-32
En ce temps-là,
comme les foules s’amassaient,
Jésus se mit à dire :
« Cette génération est une génération mauvaise :
elle cherche un signe,
mais en fait de signe
il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;
il en sera de même avec le Fils de l’homme
pour cette génération.
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera
en même temps que les hommes de cette génération,
et elle les condamnera.
En effet, elle est venue des extrémités de la terre
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront
en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ;
en effet, ils se sont convertis
en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas. » (AELF)
 
 
 Méditation
« Cette génération est une génération mauvaise : elle réclame un signe… » Jésus s’adresse à des gens qui font preuve de mauvaise foi. Il s’adresse aussi à notre génération : elle ne réclame plus de signe ; elle en est bien incapable car elle s’est installée dans l’indifférence et l’athéisme.
 
« Il ne lui sera donné que le signe de Jonas… » Ce dernier est allé à contre cœur à Ninive pour annoncer la destruction de cette ville. Les gens se sont convertis parce qu’ils ont eu peur de cette menace. Nous aussi, nous sommes appelés à nous convertir. Ce n’est plus la peur qui nous y pousse mais l’amour. Dieu nous appelle à lui car il veut nous combler de son amour. C’est là le message essentiel du carême : « Convertissez-vous ».
 
La bonne nouvelle du jour : « Il y a ici bien plus que Salomon… bien plus que Jonas… » Il y a Jésus, le Fils de Dieu. Il est la vraie Sagesse de Dieu, une sagesse infiniment plus grande que celle de Salomon. Il a été envoyé par le Père, non plus pour annoncer la destruction mais le salut. « Il est celui qui a donné Dieu aux hommes et les hommes à Dieu » (Saint Jean-Paul II)
 
Ce temps du Carême nous est donné pour accueillir cette bonne nouvelle. C’est le Seigneur lui-même qui nous appelle : « Revenez à moi de tout votre cœur car je suis un Dieu de tendresse. » C’est avec confiance que nous nous mettons en marche vers la victoire de Pâques.
 

Mardi de la 1ère semaine du Carême – 24 février 2026

Notre Père…
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6, 7-15
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Lorsque vous priez,
ne rabâchez pas comme les païens :
ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas,
car votre Père sait de quoi vous avez besoin,
avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi :
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes,
comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes
à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes,
votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes,
votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »
© AELF
 
 
Méditation
Nous savons tous que la prière fait partie des piliers essentiels du Carême. Elle nous aide à revenir vers le Seigneur et à lui redonner toute sa place dans notre vie. Jésus désire qu’elle ne soit pas un rabâchage mais qu’elle soit vraie.
 
Les païens pensent qu’en multipliant les paroles, ils seront exaucés. Ils multiplient les rites magiques. Ils cherchent à forcer la décision de Dieu : « J’ai fait tout ce qu’il fallait, tu dois m’exaucer »
 
Contrairement aux prières juives de l’époque, sa prière commence par « Père ». C’est le titre que Jésus donnait à Dieu. Il nous invite donc à entrer dans sa propre prière filiale. En utilisant le « nous », la prière devient communautaire, ecclésiale. Elle nous relie à un peuple que nous portons dans la prière et qui nous porte dans la sienne. Ainsi nous ne prions jamais seuls.
 
Jésus nous présente Dieu comme un Père qui aime chacun de ses enfants. Il sait de quoi nous avons besoin avant que nous le lui demandions. Le titre « Abba » est l’équivalent de « Petit Papa chéri ». Nous sommes loin de « l’Être suprême dont il faudrait gagner les grâces.
 
En nous enseignant cette prière, Jésus nous a donné ses mots à lui pour qu’ils deviennent les nôtres. Dieu ne se lasse jamais de l’entendre ; nous ne devrions jamais nous lasser de la lui adresser.
 

Inspire-moi, Seigneur Jésus, de réciter chaque jour cette prière que tu nous as donnée.

 

Lundi de la 1ère semaine du Carême – 23 février 2026

« C’est à moi que vous l’avez fait… »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25, 31-46
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,
et tous les anges avec lui,
alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;
il séparera les hommes les uns des autres,
comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
 
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
“Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume
préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;
j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ;
j’étais malade, et vous m’avez visité ;
j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
Alors les justes lui répondront :
“Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ?
tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?
tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison…
Quand sommes- nous venus jusqu’à toi ?”
Et le Roi leur répondra :
“Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces plus petits de mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait.”
 
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :
“Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,
dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;
j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;
j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;
j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
Alors ils répondront, eux aussi :
“Seigneur, quand t’avons-nous vu
avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,
sans nous mettre à ton service ?”
Il leur répondra :
“Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous ne l’avez pas fait
à l’un de ces plus petits,
c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”
 
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,
et les justes, à la vie éternelle. »
© AELF
 
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Méditation
Ce qui fait la valeur d’une vie c’est notre amour de tous les jours pour tous ceux qui nous entourent. Aimer c’est partager, visiter, accueillir, vêtir. C’est du concret. Dès le début du Carême, nous sommes renvoyés à l’essentiel. Nous ne serons pas jugés sur nos bonnes intentions, nos bons sentiments mais sur ce que nous aurons fait pour les petits, les pauvres, les exclus.
 
Le Carême est là pour nous inviter à revenir vers le Seigneur et à lui donner la première place dans notre vie. Mais l’Évangile nous rappelle que ce Jésus que nous accueillons à l’église nous renvoie aussi aux plus démunis. Il se reconnaît en chacun d’eux. Si nous voulons le rencontrer et l’accueillir, c’est aussi vers eux que nous devons aller. À travers eux, c’est lui qui nous attend.
 
C’est donc à l’amour que nous serons jugés. Ce sont les paroles mêmes du Christ : « Venez les bénis de mon Père car j’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif et vous m’avez donné à boire, j’étais étranger et vous m’avez accueilli… » Il faut se rappeler que ces paroles sont pour toutes les nations. Beaucoup sont surpris car ils ne se souviendront pas d’avoir eu ces gestes de bonté à son égard. Ils découvriront que derrière le visage du pauvre, se trouvait celui de Jésus.
 
Cet Évangile nous invite donc à promouvoir le service du frère. C’est sur notre amour, notre proximité avec les plus démunis que nous serons jugés. Heureux sommes-nous de prendre soin des autres sans calcul. Tout homme qui vit dans l’amour appartient déjà à Jésus. Il est urgent que chacun de nous prenne ses responsabilités dans la construction du Royaume.
 
Et bien sûr, c’est en regardant vers la croix du Christ que nous commençons à comprendre : Jésus y a souffert l’emprisonnement, les blessures, la soif, le rejet. Il est allé jusqu’au bout du don. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». En ce jour, nous sommes tous invités à mettre nos pas dans ceux du Christ pour vivre éternellement.
 
 

1er dimanche du carême – 22 février 2026

Trois tentations

Monition d’ouverture 
Nous prenons aujourd’hui la route du désert en ouverture au temps du carême. Belle occasion pour faire la vérité sur notre vie et décider de rejoindre le Christ qui nous a précédés dans le choix de la liberté et de l’amour. Être du monde sans être mondain. Vivre heureux, mais pas sans les autres. Nous savoir fils d’Adam c’est-à-dire créature de Dieu, mais aussi être fragile, tenté souvent de vouloir posséder, dominer et asservir. La liturgie de ce premier dimanche du carême nous invite à rejoindre le Christ qui domine le tentateur et se veut totalement en correspondance avec le Père.

Prière pénitentielle : 
Pardonnes-moi Seigneur
Pardonne-moi, Seigneur, j’ai renié ton Nom,
Pardonne-moi, Seigneur, j’ai quitté ta maison.
J’ai voulu posséder sans attendre le don,
Pardonne-moi et purifie mon cœur !

Kyrie eleison,
Kyrie eleison. (Kyrie!) (bis)

Pardonne-moi, Seigneur, j’ai suivi d’autres dieux,
Pardonne-moi, Seigneur, j’ai détourné les yeux.
J’ai choisi loin de toi la richesse et l’honneur,
Pardonne-moi et purifie mon cœur !

Christe eleison,
Christe eleison. (Christe!) (bis)

Pardonne-moi, Seigneur j’ai n’ai pas su aimer,
Pardonne-moi, Seigneur je me suis dérobé.
Je ne suis pas resté le gardien de mon frère,
Pardonne-moi et purifie mon cœur !

Kyrie eleison,
Kyrie eleison. (Kyrie!) (bis)

Liturgie de la Parole

Introduction à la première lecture
Rappelons-nous que nous sommes fils d’Adam,créatures fragiles et pas toujours fidèles au projet de Dieu.

Psaume 50 :  Pitié, Seigneur, car nous avons péché !

Deuxième lecture : Depuis Adam, l’homme se trompe souvent de bonheur. Depuis le Christ, nouvel Adam, un avenir nouveau est offert.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 4,1-11.

Homélie
Depuis mercredi dernier, nous sommes entrés dans le temps du Carême. Ils sont nombreux ceux et celles qui ne savent plus très bien ce que c’est. Beaucoup pensent d’abord aux privations : on jeûne… on ne mange pas de viande… Les enfants ajoutent qu’on ne mange pas de bonbons…

Oui, bien sûr, tout cela peut faire partie du Carême. Mais ces privations ne sont que des moyens. Le véritable but de ces quarante jours c’est de nous débarrasser. Notre seule priorité c’est Jésus mort et ressuscité. Quand on a compris cela, tout le reste est accessoire. Nous sommes invités à nous éloigner des bruits du monde et à nous libérer des bagages qui encombrent. Le Carême n’est pas une période de manque mais un temps de retrouvaille avec le Seigneur qui n’a jamais cessé de nous aimer.

Les textes bibliques de ce dimanche nous apportent un éclairage lumineux. Le récit de la Genèse (1ère lecture) nous dit que l’homme a été créé pour le bonheur, la paix et la joie. Dieu veut notre bien et celui de notre monde. Mais le tentateur cherche à nous détourner de Dieu. Il veut nous faire croire que Dieu a de mauvaises intentions sur nous. Ce n’est là que mensonge. Au désert, le peuple d’Israël a fait l’expérience de serpents venimeux. Le soupçon porté sur Dieu est un poison mortel qui empoisonne nos vies.

Aujourd’hui comme autrefois, le Seigneur nous voit nous enfoncer dans le péché et nous détourner de lui. En ce début du Carême, il nous adresse un appel solennel : « Revenez à moi de tout votre cœur… » C’est une supplication pressante de notre Dieu. Il ne veut que notre bonheur. Toute la bible nous dit qu’il est « tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment ». Dieu n’est pas là pour nous punir mais pour nous sauver et nous combler de ses bienfaits. C’est avec lui que nous trouvons la joie d’être pardonnés. Et du coup, nous retrouvons l’intimité avec notre Dieu. Et nous pourrons rendre grâce pour cette merveille qu’il réalise dans notre vie.

Voilà ce chemin qui nous est proposé. Mais sur ce chemin, nous rencontrons la tentation. L’Évangile de ce jour nous dit que Jésus y a été affronté. Derrière ces tentations, il y a quelqu’un : La bible le nomme « le diable ». Il est celui qui cherche à faire tomber l’homme. Il est présent dans toutes les luttes de notre vie et n’en démord pas. Jésus a été tenaillé par la faim. Mais il a refusé de céder à la tentation de posséder et de consommer. Il est le Fils bien-aimé du Père et il veut lui rester fidèle jusqu’au bout. Il répond par un rappel de la Parole de Dieu : « L’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu… »

Jésus sait très bien qu’avec Satan, on ne peut pas dialoguer. Il choisit de se réfugier dans la Parole de Dieu. Nous l’avons entendu : Ce n’est pas seulement de pain que vit l’homme. Manger c’est vital. Être en accord avec Dieu est encore plus vital : « Tu ne tenteras pas le Seigneur ». Ne le provoque pas. À Dieu seul, tu rendras un culte… Ne te prosterne pas devant les idoles, devant les personnes et encore moins devant le diable. Ces tentations sont aussi appétissantes que le fruit défendu de la Genèse. À nous de choisir si nous voulons vivre en enfants de Dieu et être en relation de fraternité entre nous. Si nous choisissons de marcher à la suite du Christ, nous vivrons ; sinon c’est la jungle.

Jésus a résisté au tentateur et celui-ci a fini par le quitter. Le Seigneur nous montre comment faire face à toutes ses attaques. Il nous invite à nous réfugier, comme lui, dans la Parole de Dieu ; les Écritures nous ouvrent le cœur de Dieu. Leur méditation, leur mise en pratique auprès de nos frères nous rapprochent de Dieu. C’est avec lui que nous trouverons force et courage dans notre lutte contre le mal. Avec le Christ, nous apprendrons à rejeter toutes les publicités mensongères qui courent à travers le monde et nous détournent de l’Évangile. La Lumière de la Parole de Dieu nous est offerte pour éclairer notre vie.

Si nous approfondissons un peu plus les Évangiles, nous découvrons une bonne nouvelle : Tout ce que le diable lui promet, Jésus l’obtiendra de son Père : ce sera l’événement de la multiplication des pains, puis la résurrection d’entre les morts au matin de Pâques. Mais tandis que le diable lui offre de posséder tout cela immédiatement, Jésus ne veut le recevoir que de son Père, en acceptant la voie douloureuse qui l’établira en Messie glorieux.

À chaque Eucharistie, le Seigneur ne demande qu’à nous nourrir du « Pain vivant descendu du ciel ». Il nourrit la foi ; il fait grandir l’espérance et nous donne la force d’aimer. Puissions-nous, tout au long de ce Carême à avoir toujours faim du Christ, seul Pain vivant, et de toute parole qui sort de sa bouche.

Sources : Revue Feu Nouveau, Pensées sur l’Évangile de Matthieu (Christoph Schonborn), François selon saint Matthieu,dossiers personnels…

Prière universelle
Introduction
Rejoignons le Christ dans le silence du désert. Admirons sa liberté devant le tentateur et prions pour que son exemple nous touche et guide les responsables de l’Église et du monde.

Intentions
Jésus fut conduit dans le désert. Il fait le choix d’un temps de silence et de recours à l’essentiel. Seigneur, aide-nous à prendre régulièrement dans notre vie un temps de retrait pour libérer notre vie de ce qui l’encombre.

L’homme ne vit pas seulement de pain. Seigneur, que les soucis légitimes pour assurer le quotidien ne soient pas le tout de notre vie. Que l’accueil de ta Parole et le souci des frères y trouvent aussi une bonne place, et même par fois une priorité.

Tu ne mettras pas Dieu à l’épreuve. Seigneur tu n’as jamais abusé de ta situation d’envoyé du Père. Que notre foi chrétienne s’exerce dans l’humilité, le don de soi et la sérénité.

C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras. Seigneur, tu nous as appris à vivre libres et détachés de l’emprise de l’argent et de tous les pouvoirs. Nous te prions pour tous ceux qui exercent un pouvoir dans l’Église ou dans le monde. Qu’ils se souviennent que leurs responsabilités consistent d’abord à travailler au bonheur de tous avec une priorité pour les démunis, les sans terre, sans argent et sans relations.

Conclusion
Dieu d’amour et de vérité, nous te savons toujours attentif à nos demandes, aide-nous à entrer généreusement dans ce temps de carême, à renoncer aux illusions qui trompent et à nous attacher à ce qui donne sens à notre vie aujourd’hui et demain ; nous te le demandons par le Christ, notre Seigneur