Vendredi de l’octave de Pâques 2026

Tu es là au cœur de nos vies
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (21, 1-14)
En ce temps-là,
Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,
avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
Nathanaël, de Cana de Galilée,
les fils de Zébédée,
et deux autres de ses disciples.
Simon-Pierre leur dit :
« Je m’en vais à la pêche. »
Ils lui répondent :
« Nous aussi, nous allons avec toi. »
Ils partirent et montèrent dans la barque ;
or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage,
mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
Jésus leur dit :
« Les enfants,
auriez-vous quelque chose à manger ? »
Ils lui répondirent :
« Non. »
Il leur dit :
« Jetez le filet à droite de la barque,
et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet,
et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer,
tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait
dit à Pierre :
« C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,
il passa un vêtement,
car il n’avait rien sur lui,
et il se jeta à l’eau.
Les autres disciples arrivèrent en barque,
traînant le filet plein de poissons ;
la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
Une fois descendus à terre,
ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise
avec du poisson posé dessus,
et du pain.
Jésus leur dit :
« Apportez donc de ces poissons
que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre remonta
et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :
il y en avait cent cinquante-trois.
Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
Jésus leur dit alors :
« Venez manger. »
Aucun des disciples n’osait lui demander :
« Qui es-tu ? »
Ils savaient que c’était le Seigneur.
Jésus s’approche ;
il prend le pain
et le leur donne ;
et de même pour le poisson.
 
C’était la troisième fois
que Jésus ressuscité d’entre les morts
se manifestait à ses disciples.
(C) AELF
 
 
Méditation
Pierre et ses amis prennent la décision d’aller à la pêche, une pêche qui s’est avérée infructueuse. C’est dans cette situation d’échec que Jésus rejoint ses disciples. Il leur fait recommencer leur pêche ; et là, le résultat dépasse toutes leurs espérances. L’Évangile nous parle de 153 poissons. Ce chiffre correspond au nombre d’espèces de poissons connues à cette époque *. Il vient symboliser l’autorité et la mission universelle des apôtres. Pierre sera confirmé dans sa mission de pêcheurs d’hommes. Mais il devra comprendre que le principal travail c’est Jésus qui le fait. Et c’est toujours vrai pour nous aujourd’hui : il est à l’œuvre ; nous, nous ne sommes que les manœuvres.
 
Pierre était un homme très fougueux. Il devra accepter qu’un autre que lui-même dirige sa vie. C’est Jésus qui a l’initiative. Il ne demande qu’une chose à Pierre, c’est de l’aimer plus que tous les autres disciples et être prêt à souffrir pour le suivre. Lui-même, qui avait renié son Maître trois fois de suite, se trouvait dans une situation très inconfortable. Mais Jésus va lui offrir d’en sortir ; Pierre va pouvoir lui dire trois fois de suite son amour ; Jésus fera de lui le berger de son troupeau.
 
La miséricorde du Christ n’a pas changé. Elle nous est offerte à tous. Quand tout va mal, il est là sur le rivage. Bien souvent, nous ne le reconnaissons pas. Pour le reconnaître, il faut avoir fait le passage de la foi pascale, comme Pierre. Si nous sommes trop encombrés par nos soucis et par tout ce qui nous retient loin de lui, nous serons incapables de le reconnaître.
 
Mais la miséricorde du Christ ne connaît pas de limites. Il est toujours là où nous en sommes pour raviver notre espérance. Comme Pierre nous somme invités à plonger et à lui faire confiance sur parole. Avec lui, nous sommes envoyés dans le monde pour témoigner de cette foi qui nous anime. C’est à tous les hommes du monde entier que le Christ ressuscité veut manifester sa miséricorde. Lui-même nous a dit qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. S’il a donné sa vie sur la croix, c’est pour nous et pour la multitude.
 
Avec tous les chrétiens du monde entier, nous recevons cette mission : « Allez-vous en sur les places et sur le parvis ! Allez-vous en sur les places y chercher mes amis… »
 
* C’est une interprétation du chiffre 153. Il y en a d’autres.
 

Jeudi de l’octave de Pâques 2026

Messagers de la bonne nouvelle
 
 
Évangile de Saint Luc 24,  35-48
En ce temps-là,
les disciples qui rentraient d’Emmaüs
racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons
ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore,
lui-même fut présent au milieu d’eux,
et leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Saisis de frayeur et de crainte,
ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit :
« Pourquoi êtes-vous bouleversés ?
Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !
Touchez-moi, regardez :
un esprit n’a pas de chair ni d’os
comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole,
il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire,
et restaient saisis d’étonnement.
Jésus leur dit :
« Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara :
« Voici les paroles que je vous ai dites
quand j’étais encore avec vous :
“Il faut que s’accomplisse
tout ce qui a été écrit à mon sujet
dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »
Alors il ouvrit leur intelligence
à la compréhension des Écritures.
Il leur dit :
« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait,
qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom,
pour le pardon des péchés,
à toutes les nations,
en commençant par Jérusalem.
À vous d’en être les témoins. » © AELF
 
 
Méditation
Les disciples d’Emmaüs ont reconnu le Christ ressuscité. Ils repartent aussitôt à Jérusalem (à deux heures de marche) pour annoncer la bonne nouvelle aux disciples. Quand on a reconnu et accueilli le Christ vivant, on ne peut pas le garder pour soi-même ; on a envie de le crier au monde. Nous sommes tous envoyés pour témoigner de la foi qui nous anime. Nous ne pouvons pas nous contenter de rester entre chrétiens à l’intérieur de l’Église. Notre témoignage doit  rejoindre tous les hommes, en particulier ceux qui sont des « périphéries ».
 
Pour être de vrais messagers du Christ, nous avons besoin d’être complètement imprégnés et habités par sa présence. C’est SA lumière, SON amour que nous avons à communiquer au monde d’aujourd’hui. Si nous ne prenons pas le temps de l’accueillir dans notre vie, rien ne se passera. Nous serons comme le sel affadi qui n’est plus bon à rien. Les disciples d’Emmaüs ont vécu deux moments importants : l’accueil de la Parole (Moïse et les prophètes), puis la Fraction du Pain (l’Eucharistie). C’est là que nous sommes invités à puiser en vue de la mission que le Seigneur nous confie.
 
Lire les Écritures, prier les psaumes, prendre le temps d’approfondir sa foi, c’est entrer dans le plan de Dieu. C’est se préparer à recevoir le Christ. Dans certains pays, les chrétiens sont obligés de se cacher pour lire la Bible. À travers l’histoire, certains ont voulu la détruire en la brûlant, d’autres entraient dans les maisons pour la confisquer et la détruire. Mais dans sa fidélité Dieu veillait sur sa Parole de sorte que nous l’avons encore aujourd’hui ! C’est une chance pour nous ; le pape François nous disait que « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. »
 

Mercredi de l’octave de Pâques 2026 

Les disciples d’Emmaüs
  
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24, 13-35
Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),
deux disciples faisaient route
vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
 
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
Jésus lui-même s’approcha,
et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit :
« De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit :
« Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
cet homme qui était un prophète
puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela,
voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe
nous ont remplis de stupeur.
Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n’ont pas trouvé son corps ;
elles sont venues nous dire
qu’elles avaient même eu une vision :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors :
« Esprits sans intelligence !
Comme votre cœur est lent à croire
tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ
souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
ce qui le concernait.
 
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
« Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.
 
Quand il fut à table avec eux,
ayant pris le pain,
il prononça la bénédiction
et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
qui leur dirent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.
(AELF)
 
 
Méditation
Cet  Évangile    des  disciples  d’Emmaüs  nous  croyons  bien  le  connaître  car nous  l’avons  entendu  souvent.  Mais  il  nous  faut  sans  cesse  le  relire  avec  un regard neuf   car   il   reste   inépuisable. Ces   deux   disciples   complètement désemparés  qui  retournent  dans  leur  village  c’est  chacun  de  nous.  Nous aussi,  nous  sommes  parfois  marqués  par  la  tristesse.  Notre  vie  de  tous  les jours   est   souvent   une   défaite   :   c’est   la   défaite   de   l’Évangile   pour   les persécutés,  les  pauvres,  les  victimes de  la  violence,  des  guerres,  de  la solitude, de la maladie  et  de  l’abandon.  Cette  défaite  c’est  aussi  quand  nous  disons  qu’au point où nous en sommes, il n’y a plus d’espoir possible.
 
Mais voilà que sur le chemin des disciples, Jésus lui-même s’approche et les rejoint. Il leur pose des questions et il les écoute parler de leur déception et de leur tristesse. Puis il intervient pour leur expliquer les Écritures, Moïse et les prophètes.  C’est aussi important  pour  nous : accueillir  le  Christ  et  son Évangile, nous laisser éclairer par lui, tout cela ne peut que changer notre vie.
 
Mais  il  y  a  une  autre  étape  absolument  essentielle  :  c’est  la  demande  des disciples : « Reste avec nous ». Une telle rencontre ne peut pas s’arrêter ainsi. Jésus entre donc pour rester avec eux. L’Évangile nous parle d’un repas, d’un pain  rompu  et  distribué.  Alors  leur  yeux  et  ils  le  reconnaissent.  Comme  pour les  disciples,  notre  foi  au  Christ  ressuscité  a  besoin  d’être  réchauffée  par  la Parole  de  Dieu  et le Pain  Eucharistique.  Le  Christ  ressuscité  nous  rejoint  au cœur  de  nos  vies  et  se  donne  à  nous  pour  nous ouvrir   un   chemin d’espérance.
 
Seigneur,  en  ces lendemains  de  Pâques,  nous  avons  du  mal  à  te  reconnaître sur  nos  routes  humaines.  Reste  avec  nous.  Fais-nous  voir  la  clarté  de  ton visage afin que nous devenions de vrais témoins de ton amour.

Mardi de l’octave de Pâques 2026

SE « RETOURNER » ET ANNONCER 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20, 11-18
En ce temps-là,
Marie Madeleine se tenait près du tombeau,
au-dehors, tout en pleurs.
Et en pleurant,
elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc,
assis l’un à la tête et l’autre aux pieds,
à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent :
« Femme, pourquoi pleures-tu ? »
Elle leur répond :
« On a enlevé mon Seigneur,
et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ;
elle aperçoit Jésus qui se tenait là,
mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit :
« Femme, pourquoi pleures-tu ?
Qui cherches-tu ? »
Le prenant pour le jardinier, elle lui répond :
« Si c’est toi qui l’as emporté,
dis-moi où tu l’as déposé,
et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors :
« Marie ! »
S’étant retournée, elle lui dit en hébreu :
« Rabbouni ! »,
c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend :
« Ne me retiens pas,
car je ne suis pas encore monté vers le Père.
Va trouver mes frères pour leur dire
que je monte vers mon Père et votre Père,
vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples :
« J’ai vu le Seigneur ! »,
et elle raconta ce qu’il lui avait dit. © AELF
 
 
Méditation
Devant  le  tombeau  de Jésus, Marie  ne  pleure  plus  le  Calvaire  mais  la disparition  du  Corps  de  son Seigneur. Elle  ne  pensait  plus qu’au  cadavre enlevé. L’Évangile nous dit qu’elle aperçoit Jésus mais elle ne savait pas que c’était lui. Il suffit d’un mot « Marie » pour qu’elle se « retourne ».
 
On peut penser qu’elle lui tournait le dos. Mais en grec, le verbe « se retourner » signifie aussi « se convertir », se retourner vers Dieu, revenir à lui en changeant de cœur et de vie. C’est ce qui se passe pour Marie : Elle passe des pleurs à la joie.
 
Cette rencontre  avec Jésus vivant  l’invite  à  aimer  autrement.  Désormais, elle peut  annoncer  la bonne  nouvelle aux  disciples.  Les  grands  témoins  de la  foi sont des gens qui ont fait cette rencontre avec le Christ vivant et qui se sont « retournés. Laissons le Seigneur ressuscité nous appeler par le nom qui nous a  été  donné.  Il  ne  demande  qu’à  raviver  notre  espérance  pour  faire  de  nous des messagers de la bonne nouvelle.

Lundi de l’octave de Pâques 2026

Envoyés en mission
Lire l’Évangile de Matthieu 28, 8-15
En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé. Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.” Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui. (AELF)
 
 
Méditation
Cet  Évangile  nous  montre  l’empressement  des  femmes  qui  vont  annoncer  la résurrection de Jésus aux disciples. Elles sont  remplies de crainte mais aussi d’une grande joie. Pour elles, c’est la victoire de la vie.
 
Or  voilà  que  Jésus  lui-même  les  rejoint  sur  leur  route.  Il  les  charge  de demander  à  ses  disciples  de  se  rendre  en  Galilée.  Cette  région  est  un carrefour  des  païens  ;  elle  devient  une  terre  de  mission.  C’est    que  les disciples le rencontreront. Voir et rencontrer le Christ est une étape importante pour eux.
 
Nous, disciples du Christ, nous sommes envoyés comme apôtres pour être les messagers  de  cette  bonne  nouvelle  dans  le  monde  d’aujourd’hui.  Mais  nous découvrons avec émerveillement qu’il nous précède dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route. Le principal travail, c’est lui qui le fait.

Dimanche de Pâques A (5 avril 2026)

Réjouissons-nous, Christ est ressuscité, alléluia

Monition d’ouverture
Frères et sœurs, nous célébrons aujourd’hui la plus belle, la plus grande nouvelle de l’histoire : la vie a vaincu la mort ! L’Esprit de Dieu nous fait renaître et nous formons tous un seul corps avec le Christ ressuscité. Rassemblés en fils et filles de la lumière, marchons joyeusement vers Dieu, notre Père, et ouvrons nos cœurs à notre Sauveur, le Vivant parmi nous.

Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus relevé d’entre les morts, prends pitié de nous.
Ô Christ premier-né d’un monde nouveau, prends pitié de nous.
Seigneur Vie nouvelle, et espérance d’un monde nouveau, prends pitié de nous.

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture Ac 10,34a.37-43: Écoutons Luc nous parler de ce Jésus qui faisait le bien là où il passait et guérissait ceux qui étaient sous le pouvoir du démon….

Psaume Ps 117, 1-4.16-17.22-23: Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie. Alléluia !

2ème lecture 1 Co 5, 6b-8 : On ne passe pas de la mort à la vie « d’un coup de baguette magique » !

Acclamation : Alléluia. Alléluia ! Notre Pâque immolée, c’est le Christ !. Alléluia ; Alléluia !

Évangile Jn 20, 1-9: Dieu nous réservera toujours des surprises !

Homélie
Textes bibliques : Lire
Le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine se rend au tombeau de Jésus. Pour elle, c’est un jour de tristesse. C’est souvent le cas dans notre vie quand nous nous rendons sur la tombe d’un être cher. Mais aujourd’hui, il y a une tristesse de plus : ce n’est plus seulement le corps d’un ami qui finit dans la tombe ; c’est l’espérance d’un règne nouveau qui est anéantie.

L’Évangile de saint Jean nous dit qu’il faisait encore sombre ; comprenons bien : ce n’est pas seulement l’obscurité de la nuit. Il veut nous montrer que la lumière est en train de l’emporter sur les ténèbres. Elle chasse la nuit dans laquelle les hommes sont plongés à cause de leur péché. Jésus ressuscité est la Lumière qui luit dans les ténèbres. Cette lumière, rien ne peut l’arrêter ; rien ne peut l’empêcher de briller.

Arrivée devant le tombeau, Marie-Madeleine découvre que la pierre a été roulée. Elle en déduit qu’on a enlevé le corps de Jésus ; elle court prévenir Pierre et Jean. Tous deux arrivent devant le tombeau vide. Ils voient les linges restés sur place et bien rangés. Pierre est perplexe ; mais pour Jean, c’est différent : quelques mots disent sa foi : “Il vit et il crut.” Nous nous rappelons qu’il avait suivi Jésus jusqu’au pied de la croix ; il avait participé à l’ensevelissement. Il voit bien qu’il n’y a pas de désordre provoqué par une violation de sépulture. Plus tard, Jésus dira : “Heureux ceux qui croient sans avoir vu.”

C’est important pour nous aujourd’hui : nous n’aurons jamais d’autre preuve de la résurrection de Jésus que le tombeau vide. Bien sûr, il y a les apparitions du Christ ressuscité. Les quatre Évangiles nous en donnent le témoignage. Mais aucune de ces preuves n’est vraiment contraignante. Si nous croyons au Christ ressuscité, c’est parce que nous faisons confiance au témoignage des apôtres et à celui des communautés chrétiennes qui nous a été transmis de génération en génération.

La première lecture (Actes des Apôtres) nous rapporte un discours de Pierre après la résurrection. Nous nous rappelons qu’il avait renié son Maître devant de simples domestiques. Aujourd’hui, il ose proclamer la bonne nouvelle de sa résurrection dans la ville de Césarée qui est le lieu de résidence de Pilate et de ses légions. Les mots de ce discours de Pierre sont très audacieux : “Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois de la croix, Dieu l’a ressuscité le 3ème jour.”

Tout cela se passe chez le centurion de l’armée romaine. C’est une manière de dire que le salut est offert à tous, même aux païens. Dieu n’exclut personne. Quelle que soit sa nation ou sa langue, toute personne peut recevoir le salut dans la mesure où elle accueille l’Évangile. Cette bonne nouvelle doit être proclamée à tous les peuples du monde entier. C’est pour tous que le Christ a donné sa vie sur la croix.

C’est aussi ce témoignage de foi en Jésus ressuscité que nous trouvons chez saint Paul dans la 2ème lecture. Cette résurrection n’est pas un simple retour en arrière comme c’était le cas pour Lazare. Paul nous dit qu’il est ” assis à la droite de Dieu”. Il est monté au ciel ; il a reçu l’autorité de la part du Père. C’est un appel pour nous à lever les yeux vers le ciel et à rechercher “les réalités d’en haut”. Si nous croyons en Jésus ressuscité et si nous le suivons, plus rien ne peut être comme avant. Cette résurrection du Christ nous provoque à un renouveau de notre vie, un renouveau de la prière, une joie de découvrir et de vivre l’Évangile.

Tout cela passe par des décisions concrètes : sortir du “tombeau” de notre égoïsme pour vivre un amour vrai, rouler la pierre du découragement qui nous emprisonne et nous empêche d’aller de l’avant, ne pas nous laisser emporter par la rancune et la vengeance mais faire triompher le pardon et la miséricorde. C’est par notre manière de vivre que nous pourrons montrer que le Christ est vivant et qu’il transfigure ceux et celles qui accueillent sa force de vie.

C’est en vivant ainsi que nous pourrons être porteurs de vie et d’espérance. Le Christ ressuscité veut nous associer tous à sa victoire sur toutes les forces du mal qui cherchent à détruire l’homme. Nous sommes tous appelés à choisir la vie et à nous laisser envahir par l’amour de Dieu. Nous vivons dans un monde où beaucoup souffrent de la guerre, de la violence, de la haine et du mépris des autres. Mais le Seigneur ressuscité ne demande qu’à enlever de nos cœurs cette pierre qui nous enferme dans les ténèbres. Il veut que la lumière de Pâques brille dans le monde entier. En communion avec toute l’Église, soyons témoins de cette bonne nouvelle auprès de tous ceux et celles que nous rencontrons.

Sources : Feu nouveau – Parole de Dieu pour chaque jour de 2014 (V. Paglia) – Au cœur de l’Église, année A (P. Chauvet) – Missel communautaire – Guide Emmaüs des dimanches – Dossiers personnels


Prière universelle
Introduction
En ce jour où le Christ est ressuscité pour toute l’humanité, prions pour tous les hommes et les femmes qui, aujourd’hui encore, vivent la passion dans l’espérance d’être à leur tour relevés à la vie.

Intentions
Pour les nouveaux baptisés et pour tous les messagers de ton Évangile : que ta joie inonde leur cœur, Seigneur, nous te prions !

Pour les hommes et les femmes que la tristesse et la peur empêchent de vivre, qu’ils trouvent dans la résurrection du Christ un enthousiasme nouveau et une joie communicative. Seigneur, nous te prions.

Pour les nombreux hommes et femmes qui consacrent leur vie au service des plus malheureux, que nous sachions un peu mieux reconnaître et apprécier leurs multiples gestes de bonté comme autant de signes de résurrection. Seigneur, nous te prions.

Pour les hommes, les femmes et les enfants qui meurent à cause de la violence meurtrière, puissent les chefs d’État, sous la pression de l’humanité tout entière, chercher et trouver des solutions pour résoudre les conflits par le dialogue. Seigneur, nous te prions.

Conclusion
Exauce nos prières, Seigneur, et fais que tous les hommes et les femmes qui habitent notre terre sachent que ton fils est mort et ressuscité pour eux. Amen.Prière sur En ce jour de Pâque

Vigile pascale 2026

Les hauts faits de Dieu

Homélie
Lire les textes bibliques
Nous venons d’écouter longuement la Parole de Dieu. L’Ancien et le Nouveau Testament ont touché nos oreilles. Le Seigneur a voulu nous faire connaître ses hauts faits. Écouter l’Écriture Sainte est bien plus que la communication de faits et d’événements mis par écrit sur du papier. Chaque fois, nous avons répondu « Nous rendons grâce à Dieu » ou encore « Louange à toi, Seigneur Jésus ». Nous avons reconnu dans ces textes que Dieu est présent dans notre monde et dans l’histoire humaine.

Nous remercions Dieu de nous avoir fait passer la Mer Rouge – oui, je dis bien « nous », car saint Paul nous a rappelé que dans le baptême nous participons sacramentellement à la mort et à la résurrection du Christ. En ce temps de Pâques, des enfants et des adultes vont être baptisés. Être plongé avec tout son corps dans l’eau lors de son baptême, cela a une autre signification symbolique que verser quelques gouttes d’eau sur le front ou la tête.

L’Apôtre Paul évoque certainement le baptême par immersion, car l’immersion est comme une expérience de mort et sortir de l’eau est sans doute vécu comme une expérience de vie. « Frères, nous tous, qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. » Et nous sommes appelés à une nouvelle vie. Saint Paul dit : « Si nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi. »

Nous participons donc à la résurrection du Christ. La toute-puissance de Dieu fait également de nous des hommes nouveaux. Être un homme nouveau, c’est ne plus être esclave du péché, c’est vivre dans une nouvelle liberté, c’est vivre avec le Christ. Nous avons été appelés à vivre ce carême comme un chemin vers des retrouvailles avec la liberté que le Christ nous a acquise. Je voudrais que, pour nous tous, la veillée pascale, avec ses lectures et ses rites, soit une fête qui confirme la liberté reçue au baptême. « Lui qui est vivant, dit saint Paul, c’est pour Dieu qu’il est vivant. De même vous aussi : pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus Christ. »

Nous allons bientôt poursuivre la célébration de la veillée. Il s’agit d’un des plus beaux offices de toute l’année liturgique. Nous touchons les fondements de notre être chrétien, car nous célébrons le mémorial de la mort et de la résurrection du Christ dans un contexte particulier. L’Évangile de la résurrection selon saint Mathieu a une particularité par rapport aux autres. Mathieu nous fait en quelque sorte assister à la résurrection du Crucifié. Cela commence avec un grand tremblement de terre. L’Ange du Seigneur est là et roule la pierre. Cette pierre, c’est celle de tous nos enfermements, nos égoïsmes, notre péché. Cet événement de la résurrection nous rappelle que la mort et le péché ne peuvent avoir le dernier mot. Le Christ ressuscité veut nous associer à sa victoire.

Cette célébration va se poursuivre par la bénédiction de l’eau qui servira pour les baptêmes. Par ce sacrement, nous avons été immergés dans cet océan d’amour qui est en Dieu Père, Fils et Saint Esprit. C’est ce que va nous rappeler l’aspersion. Mais pour bien manifester que nous voulons nous attacher au Christ, nous allons confesser la foi de notre baptême et manifester notre désir de vivre d’une vie nouvelle.

Oui, béni-sois-tu, Seigneur, pour cette merveille de ton amour. Garde-nous dans l’émerveillement de cette nuit et dans la joie de nous savoir aimés de toi. Amen

VENDREDI DE LA SEMAINE SAINTE

« Victoire, tu règneras, O croix, tu nous sauveras. »

Homélie
Textes bibliques : Lire
« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jean 14, 13). Ce récit de la Passion du Christ nous le connaissons bien parce que nous l’avons entendu et médité nombre de fois. Et pourtant, il ne peut jamais nous laisser indifférent. C’est la Passion d’un homme abandonné, trahi et bafoué. Elle nous montre un chemin déroutant, révoltant où apparemment Dieu se tait.

Mais si nous nous réunissons à l’Eglise le Vendredi Saint, ce n’est pas seulement pour commémorer l’anniversaire d’un événement vieux de 2000 ans ; c’est d’abord pour communier au sacrifice volontaire de Jésus qui donne sa vie pour sauver tous les hommes.

La croix est la victoire de l’amour. Voilà une affirmation absolument capitale qui résume bien le message de ce Vendredi Saint. A nous de nous demander si nous sommes capables de l’accueillir en vérité. Sommes-nous remplis de l’Esprit Saint pour en témoigner aujourd’hui dans le quotidien de nos vies ?

En ce Vendredi Saint, notre regard se porte vers la Croix du Christ. Cette croix symbolise la souffrance de l’homme, notre souffrance. Pour beaucoup, elle s’appelle longue maladie, souffrance, échec, violence, le deuil. Mais la croix du Christ n’est pas une croix comme les autres. Elle est pour tous les hommes et pour chacun absolument UNIQUE. Elle est notre unique espérance parce qu’elle est la victoire de l’amour. En ce Vendredi Saint, nous ne célébrons pas la souffrance ni la mort. Nous célébrons le signe de l’immense amour de Jésus Christ et de Dieu notre Père pour tous les hommes sans exception. Ce n’est pas une croix ignominieuse, c’est une croix glorieuse, c’est la Croix de l’Amour.

La croix du Christ, signe d’amour et signe de notre salut, reste pour chacun de nous un mystère. Il n’est pas facile de l’accueillir en vérité surtout si nous connaissons la morsure de la souffrance. Quand tout va bien, quand la réussite, le succès et la santé sont au rendez-vous, il est assez facile de chanter la croix victoire de l’amour. Mais quand le Seigneur nous invite à Gethsémani, nous reconnaissons bien vite nos limites. Alors que faire en ce Vendredi Saint ?

En ce Vendredi Saint, nous nous réunissons pour méditer sur la mort prématurée du Christ. Sa vie terrestre n’a pas été longue mais elle a été parfaitement réussie parce qu’elle était centrée sur l’Amour. Elle n’a trouvé sa plénitude qu’au-delà de la mort, dans la résurrection et la communion définitive avec le Père. C’est bien là le symbole de notre propre aventure personnelle. Et pourtant… nous oublions trop souvent que, sur cette terre, nous ne sommes que des voyageurs. Nous avons trop tendance à nous installer. Nous savons que la Vie Éternelle commence sur terre, mais nous oublions que son terme se situe dans la rencontre définitive de Dieu.

Pour progresser dans l’intelligence du mystère de la croix, il ne suffit pas d’acclamer la croix ou de la vénérer. Ce n’est pas non plus de discuter à perte de vue sur ce mystère. Le plus important c’est de prendre modèle sur le Christ : Il n’a pas attendu le Calvaire pour donner sa vie. Il l’a fait jour après jour au hasard des rencontres, chaque fois qu’il s’est mis au service des petits, des malades et des pauvres.

Beaucoup ont compris que la meilleure manière de porter sa croix c’est de porter celle des autres ; c’est de faire renaître et aider à renaître à l’espérance tous ceux qui sont méprisés, asservis, malades, découragés. C’est ainsi que nous sommes appelés à célébrer la croix du Christ.

En ce Vendredi Saint, les uns pour les autres, nous prierons l’Esprit Saint pour qu’il ouvre chacun de nos cœurs à l’intelligence de plus en plus grande de ce mystère d’amour qu’est le mystère de la Croix. Et c’est alors seulement que nous pourrons chanter en toute vérité : « Victoire ! Tu règneras. O croix, tu nous sauveras. »

Chemin de croix (Vendredi de la Semaine Sainte)

En ce vendredi Saint, nous pensons aussi aux personnes seules isolées ou malades en particuliers dans nos EHPAD (4 sur notre paroisse) et hôpitaux… nous leur restons UNIS par la prière…Chaque année, ceux qui le souhaitaient pouvaient se réunir pour un chemin de croix. Le Service évangélique des malades de notre paroisse vous proposent celui qu’ils leur ont fait parvenir (en trois parties

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Jeudi de la Semaine Sainte 2026

« Il les aima jusqu’au bout… »

Homélie
Textes bibliques : lire
En cette soirée du Jeudi Saint, nous célébrons un événement absolument essentiel dans l’histoire du salut. Il nous est rapporté par les Évangiles de Saint Matthieu, Marc et Luc ainsi que par Saint Paul que nous venons d’écouter. La veille de sa mort, Jésus a réuni ses disciples pour son dernier repas. Il prit du pain et du vin et dit : « Prenez et mangez, ceci est mon corps…Prenez et buvez, ceci est mon sang versé pour vous et pour la multitude… » C’est ce soir-là que Jésus a institué l’Eucharistie et le sacerdoce.

Ce Jeudi Saint nous rappelle donc que Jésus se donne comme nourriture et comme boisson. Dans l’Évangile de saint Jean, nous lisons : « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. » Au moment de la communion, quand le prêtre dit « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde », il ne s’adresse pas seulement à la communauté qui est devant lui ; le Christ Pain de vie ne demande qu’à se donner au monde entier.

Le Concile Vatican II nous a dit que « l’Eucharistie est source et sommet de toute vie chrétienne et de toute évangélisation ». Nous avons le témoignage du jeune saint Carlo Acutis, un jeune de 15 ans décédé en 2006. Depuis très tôt, il allait à la messe tous les jours et il passait de longs moments en prière devant le Saint Sacrement. Il disait que l’Eucharistie était son « autoroute vers le ciel ». Ce cadeau nous est offert à tous, gratuitement et sans mérite de notre part. C’est là que nous recevons la force dont nous avons besoin pour continuer notre route à la suite du Christ. C’est Jésus qui se donne en nourriture. Il veut faire de nous ses amis intimes. Il se donne à nous pour nous communiquer sa vie et son amour.

Malheureusement beaucoup n’ont pas vraiment compris l’importance de l’Eucharistie. Le Pain partagé est le symbole de la vie offerte par Jésus. « Ceci est mon Corps livré pour vous ». Dans cette expression, nous sommes tous inclus. Cette coupe est celle de « mon sang, le sang de l’alliance nouvelle et éternelle qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés ». C’est donc la nouvelle alliance entre Dieu et le monde. Cette veillée du jeudi saint nous révèle cet amour extraordinaire de Dieu pour le monde. Nous n’aurons jamais fini de méditer sur cette générosité qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. C’est par ce sacrifice suprême du Christ que tous les hommes peuvent accéder au salut.

Cet amour que nous recevons du Christ doit aussi nous unir les uns aux autres. Des chrétiens divisés ne peuvent que donner un contre-témoignage. Sans la charité, la communion n’est qu’une hypocrisie. L’Évangile insiste sur le lien très fort entre l’Eucharistie et la charité. Le partage du pain n’a donc pas suffi. Il a fallu que le « Maitre et Seigneur » se lève et se mette à genoux. Et cela non plus n’a pas suffi : il s’est mis à laver les pieds de ses disciples. Il s’est abaissé devant chacun sans dire un mot. À travers ce geste, c’est Dieu qui s’avance vers nous : il s’agenouille pour laver nos souillures.

Aujourd’hui comme autrefois Jésus nous rejoint dans une humanité blessée. Beaucoup y souffrent de la haine, de la violence et de la précarité. Ce monde malade, Jésus veut le sauver. C’est pour lui qu’il est mort sur la croix. Il veut le remplir de son amour. En communion les uns avec les autres, nous sommes envoyés pour témoigner de cette bonne nouvelle et faire en sorte qu’elle se réalise. C’est dans ce contexte que nous devons faire preuve d’inventivité pour célébrer ce « mémorial » institué par le Seigneur.

Nous sommes là pour reconnaître tout ce que le Seigneur a fait pour nous et pour le monde entier. Nous voulons l’accueillir et nous émerveiller. Mais cela ne sera possible qu’ensemble, les uns avec les autres, jamais les uns sans les autres. Tout au long de cette semaine sainte, nous prenons conscience de l’Amour qui se manifeste en actes. C’est un amour toujours à l’œuvre aujourd’hui et chaque jour.

Oui, Seigneur, donne-nous de t’aimer en toute humilité. Donne-nous de t’aimer et de te suivre dans ton amour pour chacun. Donne-nous de les aimer, proches et lointains, comme tu les aimes, un amour qui s’éprouve et se prouve.

Prière universelle
En mémoire du Seigneur,ayons à cœur de nous mettre au service les uns des autres. Présentons au Seigneur, qui demeure au milieu de nous, notre prière.

Intentions
Tu t’es fait, Seigneur, le serviteur parmi tous les serviteurs ! Que ton Église se fasse servante au bénéfice de tous, en particulier des plus petits. Qu’elle trouve sa joie dans le partage et le service.

Lors du repas que tu as partagé avec tes disciples, tu nous as fait don de ton corps et de ton sang. Que nos tables soient de véritables lieux d’accueil et de fraternité afin que nous soyons témoins de ta Bonne Nouvelle pour tous.

Tu as livré ton corps, tu as donné ton sang pour nous libérer de tout péché. Que ce don de ta personne nous pousse à nous donner, nous aussi, sans compter.

Tu as aimé les tiens jusqu’au bout pour l’amour de Dieu. Que cet amour reçu se décuple en nous pour que nous devenions, toujours plus, un seul corps pour un monde de justice et de paix.

Conclusion
Reçois notre prière, Seigneur Jésus ! Apprends-nous à devenir les serviteurs de la Bonne Nouvelle et les témoins d’un monde nouveau, maintenant et pour les siècles des siècles.