Mardi de la 27ème semaine du temps ordinaire 2026

La meilleure part
 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,38-42.
 
En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut. Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »  Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »
©AELF
 
Méditation

Dans cet Évangile, nous lisons le témoignage de l’hospitalité de Marthe. Elle est attentive à servir Jésus et à tout faire pour qu’il se trouve à son aise dans sa maison. À côté de cette hyperactivité de Marthe, nous avons l’attitude totalement différente de Marie : elle s’est tout simplement assise à ses pieds pour l’écouter. Jésus fait comprendre à Marthe que seconde manière est la meilleure. Bien sûr, il importe que le service soit assuré correctement. Mais un hôte est plus honoré quand on prend le temps de l’écouter et de comprendre ce qu’il veut. C’est encore plus vrai pour Jésus car il est « la Parole de Dieu« .    

Marie a choisi la meilleure « part. » Elle est reçue et accueillie par le Seigneur. Elle se nourrit de sa parole. Dans ce cas, on peut dire que la relation d’hospitalité est réciproque. C’est important pour nous : nous avons toujours besoin d’accueillir Jésus, d’accueillir sa Parole, d’accueillir son amour dans nos cœurs. Bien sûr, l’action est nécessaire. Mais nous ne devons pas oublier la supériorité de l’accueil du Seigneur dans nos vies ; ce qui est le plus important, c’est ce que le Seigneur fait pour nous, ce qu’il dit et ce qu’il accomplit. Quant à nous, nous ne sommes que ses modestes collaborateurs.       

Comme à Béthanie, le Seigneur continue à s’inviter. C’est ce qui se passe dans chaque Eucharistie. Il reçoit nos offrandes mais c’est pour se donner lui-même : « Prenez et mangez… » Pour nous orienter vers le repas eucharistique, il se tient à notre porte et il frappe ; il attend que nous lui ouvrions pour nous inviter à manger avec lui et lui avec nous (Ap. 3. 20). Il est toujours là pour nous offrir la meilleur part, la Parole de vie et le Pain du Royaume. Puis à la fin de la messe, nous serons envoyés pour la porter à nos frères.

         
Nous te prions, Seigneur : rends-nous accueillants et attentifs comme Marie et serviables comme Marthe. Ainsi, autour de nous, beaucoup pourront se réjouir de ta présence. Amen.

Lundi de la 27ème semaine du temps ordinaire 2026

Qui est mon prochain
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,25-37.
Pour mettre Jésus à l’épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question: «Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?» Jésus lui demanda: «Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit? Que lis-tu?» L’autre répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même.» Jésus lui dit: «Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie.»
Mais lui, voulant montrer qu’il était un homme juste, dit à Jésus: «Et qui donc est mon prochain?» Jésus reprit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits; ceux-ci, après l’avoir dépouillé, roué de coups, s’en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa de l’autre côté.
«Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui; il le vit et fut saisi de pitié. Il s’approcha, pansa ses plaies en y versant de l’huile et du vin; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant: “Prends soin de lui; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits?» Le docteur de la Loi répond: «Celui qui a fait preuve de bonté envers lui.» Jésus lui dit: «Va, et toi aussi, fais de même.»
©AELF
 
 
Méditation
« Lequel des trois a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Il ne s’agit plus seulement du prochain que je dois secourir mais de celui qui m’a secouru. Les Pères de l’Église ont vu dans ce voyageur blessé l’homme déchu, l’homme du péché. Les brigands ce sont les forces hostiles qui nous détournent de Dieu et nous entrainent au malheur. Mais voilà qu’un samaritain « descendait ». Jésus est descendu du ciel ; il nous a pris en pitié. Le vin et l’huile du Samaritain représentent les sacrements institués par le Christ.
 
Du coup, aimer mon prochain, c’est aimer le Christ qui s’est fait proche. C’est aussi aimer l’Église car « le Christ et l’Église c’est tout un ». Le Christ est mon prochain ; il m’a soigné, chargé sur sa monture et confié à l’auberge de l’Église. Je lui dois donc toute ma reconnaissance. À sa suite, je dois me faire proche de tous les blessés de la vie pour les servir. C’est à notre amour que nous serons reconnus comme disciples du Christ.
 
Il reste pour nous le « bon Samaritain » venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Notre responsabilité c’est d’achever cette œuvre créatrice de Dieu. Bien sûr, il ne manque pas de prétexte pour ne rien faire : « Je n’ai pas le temps… Je ne connais pas ces gens-là… Il faut se méfier des inconnus… » À ce moment-là, nous risquons de manquer le rendez-vous le plus important de notre vie. À travers le pauvre, c’est le Christ qui est là. Rappelons-nous de l’évangile du jugement dernier (Mt 25) : « J’ai eu faim… j’étais malade… j’étais étranger… et vous m’avez (ou vous ne m’avez pas) accueilli ». En nous racontant la parabole du bon Samaritain, le Christ voudrait nous inciter à remplir notre vie de l’amour qui est en lui et à nous faire le prochain de ceux et celles qu’il met sur notre route.
 
En ce jour, nous te prions, Seigneur : fais-nous ressembler au samaritain qui fut pris de pitié et releva le blessé. Fais-nous ressembler à Jésus ton Fils qui s’est fait le prochain de chacun de nous. Amen
 

27ème dimanche du temps ordinaire 2026 (A)

La Vigne du Seigneur

Textes bibliques : Lire
Cette semaine encore, la liturgie nous parle de la vigne. La vigne ce n’est pas seulement une récolte comme les autres. C’est surtout une passion. Le plus grand bonheur d’un viticulteur c’est de nous faire visiter sa vigne et sa cave ; sa plus grande peine c’est de voir une vigne abandonnée, livrée aux ronces, aux épines et aux sangliers.

Cette déception est d’autant plus grande que cette culture demande beaucoup de travail. Il faut s’en occuper toute l’année. Puis c’est l’attente impatiente de la vendange ; on a toujours peur que la grêle ne vienne tout ravager en quelques minutes. Les vignerons de chez nous en parleraient mieux que moi.

Le prophète Isaïe part de cette relation du vigneron et de sa vigne pour nous parler de Dieu et de son peuple. Pour le prophète cette vigne c’est le peuple d’Israël. Dieu nous est présenté comme un maître qui a tout fait pour elle. Mais cet amour passionné de Dieu est déçu. Il attendait de son peuple le droit et la justice. Or voilà qu’il se trouve pourri par le mensonge, la violence et la trahison. Les menaces dont il parle ne cherchent qu’à éviter le châtiment. Cette conversion n’a pas eu lieu et les menaces se sont réalisées.

Ce texte biblique nous rejoint aujourd’hui. Tout au long de notre vie nous sommes invités à reconnaître la tendresse de Dieu à notre égard. Dieu nous aime tous d’un amour passionné. Mais notre réponse n’est pas toujours à la mesure de cet amour. La violence, le mensonge, la trahison sont bien là. Cette l’attitude est un affront à celui qui nous a aimés jusqu’à mourir sur une croix. Mais cet amour du seigneur est bien plus fort que tous nos péchés. Il ne cesse de nous appeler à revenir vers lui de tout notre cœur. C’est à cette condition que notre vie pourra produire du fruit de bons fruits.

Dans la seconde lecture, nous avons le témoignage de Paul. Nous le voyons souvent porter un regard sévère sur le comportement des païens. Mais il sait aussi reconnaître leurs qualités. Il y a chez eux, des gestes d’accueil, de partage et de solidarité. Le premier devoir d’un missionnaire c’est de reconnaître tout ce qu’il y a de beau et de grand chez les hommes à qui il annonce Jésus-Christ. Il découvrira alors avec émerveillement que l’Esprit Saint l’a précédé dans le cœur de ceux et celles qu’il a mis sur sa route. Ce changement de regard nous rendra plus humbles. Il nous aidera à porter les fruits que Dieu attend de nous.

L’Évangile nous parle aussi de la vigne. Mais il y a une différence. Le problème ne vient pas de la récolte mais des vignerons. Ils ont oublié qu’ils ne sont que de simples gérants. Or voilà qu’ils se comportent comme des propriétaires. Ils gardent pour eux toute la récolte du vignoble.

Cet Évangile est aussi pour chacun de nous. Le Seigneur nous a confié les biens du Royaume. Il nous a confié la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Nous sommes envoyés pour en être les messagers. Mais nous ne devons pas oublier que nous ne sommes pas à notre compte. La mission n’est pas d’abord notre affaire mais celle du Seigneur. Nous vivons dans un monde qui cherche à le mettre dehors. Mais son amour crucifié sera plus fort que tout. C’est avec lui que notre vie portera du fruit.

Pour répondre à cet appel, nous avons besoin de l’aide du Seigneur. Dans nos vies, il y a toujours le péché qui nous détourne de lui. Mais à partir d’un mal, Dieu peut toujours faire surgir un bien. Il a retourné le triple reniement de Pierre pour en faire l’occasion d’une triple déclaration d’amour. Et c’est ainsi qu’il a pu donner à Pierre une confiance encore plus grande. Le même Christ est capable de retourner les pires criminels pour en faire des saints. Il est également capable de faire de nous ses amis.

C’est ainsi que le Seigneur nous renouvelle sa confiance. Il nous appartient de nous en montrer digne. Depuis le concile Vatican II, les baptisés redécouvrent précisément cette dignité de membres du peuple de Dieu. Cela vaut la peine de lire les textes qui parlent du sacerdoce commun des baptisés. Il importe que chacun de nous se montre digne de la confiance que Jésus nous fait. C’est à nous qu’il confie la gérance de sa vigne. En ce jour, nous te prions, Seigneur : Donne-nous d’être là où tu nous as mis. Donne-nous d’être de bons serviteurs de ton Royaume. Amen

Prière universelle
Frères et sœurs, le Seigneur attend de son peuple des fruits de justice et nous invite à lui confier nos inquiétudes. Présentons-lui les besoins de tous.

Intentions
Pour l’Église : qu’elle accueille les dons reçus de Dieu avec gratitude et porte des fruits de justice

Pour les dirigeants et les personnes chargées de la justice : qu’ils protègent la vie et préfèrent le droit à la violence.

Pour les victimes d’abus et d’exploitation : qu’elles soient entendues, protégées et accompagnées vers une vie plus sûre.

Pour celles et ceux que l’inquiétude accable : que la prière, l’amitié et une aide concrète soutiennent leur espérance.

Pour notre paroisse : qu’elle cultive ce qui est vrai et juste, et partage généreusement les fruits de son travail.

Conclusion
Dieu de paix, écoute les prières que nous te confions. Apprends-nous à faire fructifier tes dons au service de la justice et de nos frères et sœurs. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

Samedi de la 26ème semaine du Temps ordinaire 2026

Appelés et envoyés
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10, 17-24
En ce temps-là, les 72 disciples que Jésus avait envoyés revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. » Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair. Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire. Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »
(AELF)
 
Méditation
Jésus avait envoyé les soixante-douze avec des instructions bien précises ; aujourd’hui, nous les voyons revenir vers lui. Ils sont stupéfaits car même les démons leur sont soumis. Jésus est heureux de les voir savourer ce moment de victoire.
 
Mais la grande joie de Jésus vient d’abord du fait que Dieu travaille à travers les petits. Ces derniers comprennent mieux que les sages et les savants. Ils sont déclarés heureux car aujourd’hui, ils voient se réaliser ce qui était attendu depuis des générations.
 
N’oublions pas que Jésus avait envoyé ses disciples pour préparer SA venue. Il va construire à partir du travail qu’ils ont accompli. Cela nous rappelle que notre mission n’est pas de travailler POUR le Seigneur mais de faire le travail DU Seigneur.
 

2 octobre 2026 : fête des anges gardiens

Fête des anges gardiens
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10.
À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,          et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.    Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 
Méditation
Cet Évangile est une réponse à une question des disciples de Jésus. Ils en étaient venus à se disputer pour savoir lequel était le plus grand. C’est la tentation de ce que le pape François appelait « le carriérisme ». Chacun voulait devenir plus grand que l’autre. Ce n’est pas un bon exemple de la part de nos premiers évêques mais c’est ainsi.
 
Jésus leur répond en appelant un petit enfant. Il le place au milieu d’eux et il leur dit qu’il faut devenir comme un petit enfant. Comprenons bien, l’enfant reconnaît qu’il a besoin d’aide pour avancer. Il est docile à l’égard de ceux qui l’accompagnent et le protègent. Il sait se laisser aimer. C’est tout le contraire de l’orgueil et de la suffisance. « Celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. »
 
« Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. » Ces anges gardiens sont pour nous et auprès de nous des messagers de la bonne nouvelle. Nous avons tous un ange gardien qui nous souffle le message et nous aide à faire le bon choix, celui de la vie. L’ange gardien est un compagnon toujours présent à nos côtés pour nous accompagner et nous protéger. Et Jésus précise qu’il voit sans cesse la face de son Père qui est aux cieux.
 
« O Seigneur, comment reconnaître
les bienfaits dont tu m’as comblé ?
Chaque jour je célébrerai tes grandeurs, Alléluia ! »

Jeudi de la 26ème semaine du Temps ordinaire 2026

La moisson est abondante
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-12.
En ce temps-là,
parmi les disciples
    le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui,
en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.
Il leur dit :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
    Allez ! Voici que je vous envoie
comme des agneaux au milieu des loups.
    Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,
et ne saluez personne en chemin.
    Mais dans toute maison où vous entrerez,
dites d’abord :
“Paix à cette maison.”
    S’il y a là un ami de la paix,
votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra sur vous.
    Restez dans cette maison,
mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;
car l’ouvrier mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
    Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis,
mangez ce qui vous est présenté.
    Guérissez les malades qui s’y trouvent
et dites-leur :
“Le règne de Dieu s’est approché de vous.”
    Mais dans toute ville où vous entrerez
et où vous ne serez pas accueillis,
allez sur les places et dites :
    “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds,
nous l’enlevons pour vous la laisser.
Toutefois, sachez-le :
le règne de Dieu s’est approché.”
    Je vous le déclare :
au dernier jour,
Sodome sera mieux traitée que cette ville. »
© AELF
 
Méditation
La « joie de l’Évangile » doit être annoncée à tous. Saint Luc nous raconte l’envoi des 72. Ce chiffre symbolise l’ensemble des nations connues à l’époque de Jésus. C’est une manière de dire que la Bonne Nouvelle doit proclamée dans le monde entier. Elle est pour tous, pour les chrétiens qui ne vont plus à l’Église, pour les adolescents en pleine crise, pour ceux qui tournent en dérision la foi des chrétiens. Tous les hommes du monde entier doivent pouvoir entendre et accueillir cette bonne nouvelle.
 
Voilà donc une vaste mission qui dépasse nos possibilités humaines. Mais il y a une chose que nous ne devons jamais oublier : Jésus envoie les soixante-douze « dans toutes les villes et localités où lui-même devait se rendre ». La mission n’est pas leur affaire mais celle du Seigneur. Le principal travail c’est lui qui le fait dans le cœur des hommes, des femmes et des enfants qu’il met sur notre route. Bernadette de Lourdes disait : « Je ne suis pas chargée de vous faire croire mais de vous dire ». En dehors du Seigneur, rien n’est possible.
 
Au moment où il rédige son Évangile, saint Luc pense à ceux qui sont les missionnaires des communautés. C’est bien le Seigneur ressuscité qui les désigne et les envoie pour porter la bonne nouvelle jusqu’aux extrémités de la terre. Cette mission est un défi extraordinaire. Aujourd’hui, encore plus qu’autrefois, les chrétiens sont affrontés aux persécutions. Beaucoup sont assassinés simplement parce qu’ils annoncent l’Évangile aux hommes. Mais rien ne pourra arrêter la Parole de Dieu ni l’empêcher de produire du fruit. C’est précisément en voyant le courage des chrétiens persécutés que des hommes et des femmes se convertissent au Christ. Nous en avons de nombreux témoignages dans le monde d’aujourd’hui.
 
À chaque messe, nous nous nourrissons de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Puis comme les 72, nous sommes envoyés pour annoncer : « Le règne de Dieu s’est approché de vous. » Dans un monde où beaucoup de choses vont mal, Dieu vient nous remplir de sa présence et de sa gloire. L’Évangile insiste sur l’urgence de cette mission. Comme le Christ et comme les prophètes, nous serons affrontés au rejet ou à l’indifférence. Mais rien ne peut arrêter l’arrivée du règne de Dieu. Si nous rencontrons la méchanceté, nous triompherons du mal par le bien.
 
Cette présence du Seigneur doit nous faire exulter de joie, même quand tout va mal. Oui, nous comptons sur toi, Seigneur : toi qui nous envoies « comme des agneaux au milieu des loups », rends-nous forts dans les épreuves et garde-nous fidèles à la mission que tu nous confies.

Mercredi de la 26ème semaine du Temps ordinaire 2026

Suivre Jésus…
 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (9, 57-62)
En ce temps-là, en cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »     Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »     Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »
©AELF
 
 
Méditation
Cet Évangile nous ramène à la montée de Jésus à Jérusalem. C’est là qu’il sera arrêté, condamné et mis à mort sur une croix. Or voilà qu’en cours de route, de possibles disciples viennent lui proposer leurs services.
 
La réponse que Jésus fait au premier ne laisse pas de doute sur ce qui les attend : « les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’Homme n’a pas d’endroit où reposer sa tête. » Ce Messie mène une vie itinérante et pauvre. Il est souvent rejeté. Jésus avertit ceux qui veulent le suivre qu’ils doivent savoir à quoi s’en tenir.
 
Le deuxième voudrait d’abord aller enterrer son père qui vient de mourir. Dans ce pays chaud, il suffit de quelques heures. Mais la réponse de Jésus est sans appel : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu. » De la part de Jésus qui est si respectueux de la loi juive, de tels propos peuvent choquer. Mais il nous fait comprendre que l’annonce du Royaume exige une détermination sans faille.
 
Le troisième appelé veut d’abord faire ses adieux aux gens de sa maison. Il demande un délai. Mais l’appel du Christ c’est une urgence absolue ; c’est aussi un arrachement. C’est ce que Jésus lui-même a vécu : Il a quitté le confort de sa maison familiale de Nazareth, il a vécu de nombreux arrachements qui l’ont conduit jusqu’au don de sa vie.          
  Toutes ces paroles qui nous parlent d’appel, d’engagement, de décision ferme et de mise en route sont aussi pour nous. Dieu ne cesse pas d’embaucher. Son appel est à destination de tous et de chacun. Le Seigneur nous appelle et nous envoie dans le monde pour que nous y soyons les témoins de son amour. Suivre Jésus, c’est se mettre en marche, c’est aller de l’avant.
 
Mais sur cette route, nous ne sommes pas seuls. Le Seigneur est là ; il nous précède, il nous conduit sur les chemins de la Vie. Nous pouvons toujours compter sur lui.

 

29 septembre 2026 : Saint Michel, saint Gabriel, saint Raphaël

« Les anges de Dieu »
 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,47-51.
En ce temps-là, lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 

Méditation
Gabriel, Michel et Raphaël que nous fêtons en ce jour sont présents dans la Bible. Par leur présence et par leur action, ils changent notre vie de manière décisive. On les appelle archanges, c’est-à-dire « princes des anges » car ils sont envoyés par Dieu pour les plus grandes missions.

Gabriel apparaît dans le récit de l’Annonciation. Il annonce à Marie qu’elle sera la mère du Fils de Dieu. Michel est celui qui mène le combat contre les anges rebelles et les expulse du ciel (Apocalypse). Raphaël est celui qui a accompagné le jeune Tobie. Il l’a protégé et conseillé ; il nous annonce la présence des anges à côté de chacun de nous.

L’Évangile de ce jour nous dit que les archanges « montent et descendent » au dessus du Fils de l’Homme. Ils servent Dieu, mais le servent pour notre bénéfice. Ils rendent gloire à la Sainte Trinité, et cela aussi, ils le font pour notre bénéfice. Alors oui, rendons grâce au Père qui les envoie pour notre bien.

Lundi de la 26ème semaine du temps ordinaire 2026

Devenir comme des enfants
 
 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9, 46-50 En ce temps-là, une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand. Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. » Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. » Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. »
©AELF
 
 
Méditation
Cet Évangile est une réponse à une discussion entre les disciples de Jésus. Ils en étaient venus à se disputer pour savoir lequel était le plus grand. C’est la tentation de ce que le pape François appelle « le carriérisme ». Chacun voulait devenir plus grand que l’autre. Ce n’est pas un bon exemple de la part de nos premiers évêques mais c’est ainsi.
 
Jésus leur répond en appelant un petit enfant. Il le place au milieu d’eux et il leur dit qu’il faut devenir comme un petit enfant. Comprenons bien, l’enfant reconnaît qu’il a besoin d’aide pour avancer. Il est docile à l’égard de ceux qui l’accompagnent et le protègent. C’est tout le contraire de l’orgueil et de la suffisance. « Celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. »
 

À travers ces paroles, Jésus renverse les valeurs habituelles du monde. Pour lui, ce qui est premier, ce n’est pas le règne du plus fort. Le plus grand, c’est le plus petit, celui qui est marginalisé en raison de son impuissance et de sa fragilité. Il tient la première place dans le cœur de Dieu. L’accueillir, c’est accueillir Dieu.

« O Seigneur, comment reconnaître
les bienfaits dont tu m’as comblé ?
Chaque jour je célébrerai tes grandeurs, Alléluia

26ème dimanche du temps ordinaire 2026

Vivons en frères sous l’action de l’Esprit

« Oui Seigneur ! » L’évangile de ce dimanche nous invite à traduire nos belles intentions et nos belles paroles en actions et en actes. « Oui, Seigneur », répond un des deux fils, mais sa parole restera pourtant lettre morte. Que les paroles de nos liturgies, que nos « amen » ne soient pas seulement prononcés du bout des lèvres, mais avec le cœur et se traduisent dans nos regards, nos gestes et toute notre vie.

Suggestions pour célébrer
Monition d’ouverture
C’est le Seigneur qui nous a rassemblés. Que par nos paroles, nos pensées et nos actes, nous puissions répondre à son invitation avec un cœur vraiment sincère et intègre.

Litanie pénitentielle
Jésus, toi le Fils obéissant jusqu’à la croix, prends pitié de nous.
Jésus, toi notre frère qui donnes ta vie par amour pour nous, prends pitié de nous.
Jésus, toi qui t’es abaissé pour nous élever, prends pitié de nous.

LITURGIE DE LA PAROLE

1ère lecture Ez 18, 25-28: Nul n’est enfermé dans son passé : tout se joue pour moi aujourd’hui…

Psaume Ps 24, 4-9:Souviens-toi, Seigneur, de ton amour.

2ème lecture Ph 2, 1-11: Ne pas être préoccupé de soi-même, mais aussi des autres…

Acclamation : Alléluia. Alléluia . Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur. Alléluia !

Évangile Mt 21, 28-32:Il n’est jamais trop tard pour dire oui…

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
Les textes bibliques de ce dimanche dénoncent les incohérences qui peuvent exister dans nos jugements. C’est ce qui se passait au temps d’Ézéchiel (1ère lecture). Le prophète s’adresse à un peuple déporté loin de sa terre natale. La nation juive a été disséminée en terre païenne. Beaucoup pensent que c’est à cause des fautes des générations précédentes qu’ils subissent une telle catastrophe. Le prophète réagit contre cette mentalité : il rappelle à chacun ses responsabilités ; c’est également important pour nous : nous sommes tous appelés à réorienter notre vie vers le Seigneur et à le suivre.

Dans la seconde lecture, saint Paul nous donne des précisions sur ce que doit être cette conversion. Il nous parle de vie fraternelle, d’humilité et même d’abaissement. Notre modèle doit être le Christ. Il a accepté la mort par amour de ses frères. C’est cette attitude qui lui a valu de triompher. Et c’est à ce triomphe sur la mort et le péché qu’il veut tous nous associer. Avoir les mêmes sentiments que lui, c’est être tout entier orienté vers le salut et la vie des hommes.

Dans l’Évangile, Jésus  nous raconte la parabole des deux fils qui sont envoyés par leur père pour travailler à sa vigne. Ces enfants qui disent oui mais ne font rien, nous en connaissons tous. Quand on leur demande de faire quelque chose, ils savent dire un oui convaincant, mais une heure plus tard, on les retrouve devant leur télévision ou plongés ou leur téléphone portable sans avoir bougé le petit doigt. À travers ce constat, Jésus nous interpelle sur notre vie : “vous avez de belles paroles mais vous ne faites pas ce que Dieu attend de vous. Votre vie n’est pas en accord avec ce que vous prétendez être. Vous croyez être parfaits, mais vous n’êtes pas convertis.

Au même moment, nous avons des malcroyants notoires, des gens de mauvaise vie, voleurs et tricheurs, des femmes qu’on disait perdues : les uns et les autres étaient considérés comme irrécupérables. Or voilà qu’ils accueillent l’annonce du Salut : ils se convertissent et changent de vie. Leur “non” est devenu un “oui” parce qu’ils ont cru à l’amour de Dieu qui les ouvrait à un avenir nouveau.

Ce que Jésus dénonce, c’est l’orgueil et aussi le mépris à l’égard du pécheur. Ce dernier est enfoncé dans son passé et sa mauvaise réputation. On ne lui laisse aucune chance, mais Dieu n’est pas ainsi. Comme nous l’a rappelé le prophète Ézéchiel, le juste peut se pervertir et le méchant se convertir. Jésus voit ce qu’il y a dans le cœur de chacun. Il accueille le pécheur qui revient à Dieu. Les publicains et les prostituées avaient commencé par dire non à cet appel. Mais ils se sont convertis. Ils ont accueilli celui qui, seul, pouvait donner un sens à leur existence. Cette rencontre avec Dieu a complètement changé leur vie. Tout au long des évangiles, nous découvrons que les grands témoins de la foi sont des pécheurs pardonnés.

Au-delà des grands prêtres et des anciens, Jésus s’adresse aussi à chacun de nous ; c’est à nous qu’il pose la question : “Lequel des deux a fait la volonté du Père ?” La réponse nous appartient mais il ne faut pas oublier d’en tirer les conséquences : nous ne pouvons pas nous contenter de bons sentiments, de superbes résolutions, d’ardentes prières… il en faut bien sûr, mais si les actes ne suivent pas, nous ne sommes pas convertis. Une simple visite à un malade compte plus qu’un beau discours sur la maladie ; un pardon donné a plus de poids qu’une dissertation sur la paix.

En ce jour, nous entendons la Parole du Père : “Mon fils, va travailler aujourd’hui à ma vigne !” Cette vigne c’est le Royaume de Dieu, Royaume d’amour, de justice et de paix. C’est là que Dieu veut rassembler tous les hommes, y compris ceux qui sont loin de lui.

Travailler à la Vigne du Seigneur, c’est participer à cette œuvre de rassemblement, c’est témoigner de la foi et de l’espérance qui nous habitent. Nous sommes tous envoyés dans ce monde pour y être des messagers de l’Évangile. C’est à notre amour que ns serons reconnus comme disciples du Christ.

Nous allons célébrer ensemble cette Eucharistie : qu’elle soit pour chacun de nous le lieu du repentir qui précède un engagement plus vrai dans la vigne du Seigneur.

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26e dimanche ordinaire A – Intégrale des lectures — KTOTV

Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 26e dimanche du temps ordinaire, année A

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Appelés à grandir dans notre ressemblance avec le Fils bien-aimé du Père, invoquons-le avec assurance.

Toi, Seigneur de tendresse, tu ne cesses d’appeler, sans distinction, à œuvrer dans ta vigne, ton peuple nouveau : fais-le progresser sans cesse vers l’unité, nous te prions.

Toi, Seigneur de lumière, tu éclaires les consciences et les esprits pour les accompagner vers ta clarté nouvelle : illumine ceux qui attendent de toi un élan de renouveau, nous te prions.

Toi, Seigneur qui t’es abaissé pour relever l’humanité : accompagne celles et ceux qui s’engagent corps et âme pour rendre à toute personne sa dignité, nous te prions.

Toi, Seigneur plein d’amour pour chaque homme, tu es toujours à l’œuvre : fais de nous tes serviteurs fidèles, nous te prions.

Seigneur Jésus, entends nos prières, exauce-les pour la gloire du Père, toi qui règnes avec lui et pour les siècles des siècles.