Vendredi de la 27ème semaine du temps ordinaire

Jésus ou Béelzéboul ?
 
Évangile selon saint Luc 11, 15-26
En ce temps-là, comme Jésus avait expulsé un démon,     certains dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. »     D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.     Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.     Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons.     Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.     En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.     Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité.     Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.     Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.     Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.”     En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée.     Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. » (AELF)
 
 
Méditation
Cet évangile est d’une actualité brûlante :
Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pour juger le monde mais pour le sauver. La seule attitude qui convient devant toutes ces merveilles c’est de rendre gloire à Dieu. Or ici c’est le contraire qui se passe. Au lieu d’attribuer ces merveilles à Dieu on les attribue au chef des démons. On accuse Jésus d’avoir passé un pacte avec Béelzéboul.
 
Certains peuvent penser que tout cela est un peu dépassé pour notre monde actuel. Détrompons-nous : Ils sont nombreux ceux qui font appel aux horoscopes, à la magie blanche ou noire, aux voyants, aux guérisseurs… Tout cela n’est pas de Dieu.
 
Nous n’aurons jamais fini de redécouvrir l’image du vrai Dieu, du Dieu Amour, du Dieu libérateur. Au lieu de faire appel à ceux « qui ont des pouvoirs », jetons-nous dans ses bras. Demandons-lui qu’il nous donne force et courage pour prendre part avec les autres hommes à la lutte contre la maladie, la souffrance et toutes les emprises du mal.
 
« O Seigneur, comment reconnaître
Les bienfaits dont tu m’as comblé ?
Chaque jour je célébrerai tes grandeurs, Alléluia ! »

Jeudi de la 27ème semaine du temps ordinaire

Priez avec insistance

 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,5-13.

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Imaginez que l’un de vous ait un ami
et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander :
“Mon ami, prête-moi trois pains,
car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi,
et je n’ai rien à lui offrir.”
Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond :
“Ne viens pas m’importuner !
La porte est déjà fermée ;
mes enfants et moi, nous sommes couchés.
Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.”
Eh bien ! je vous le dis :
même s’il ne se lève pas pour donner par amitié,
il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami,
et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.
Moi, je vous dis :
Demandez, on vous donnera ;
cherchez, vous trouverez ;
frappez, on vous ouvrira.
En effet, quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira.
Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson,
lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
ou lui donnera un scorpion
quand il demande un œuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint
à ceux qui le lui demandent ! »

(AELF)

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Méditation

Jésus vient d’enseigner à ses apôtres la prière du « Notre Père ». Aujourd’hui, il leur parle de la prière de demande. Celle-ci doit être faite avec insistance. Il ne faut pas avoir peur du « sans-gêne. C’est la parabole de l’ami importun qui vient vous demander trois pains en pleine nuit. Cet appel vous met de très mauvaise humeur. Vous finissez par vous lever en « rouméguant » (comme on dit chez nous) pour les lui donner.
 
À plus forte raison, Dieu qui  est amour infini, se laisse toucher par nos prières de demande. Il s’ajuste aux humains que nous sommes. Il ne dit pas que nous recevrons exactement ce que nous aurons sollicité. Mais il ne s’offusquera jamais de ce que nous aurons demandé. Il nous aime tous comme ses enfants, même les exclus qui sont mis en marge de la société. Il sait de quoi nous avalons besoin avant que nous le lui demandions.
 
S’il nous demande d’insister c’est pour nous rendre aptes à recevoir bien plus que ce que nous lui demandons. En nous tournant vers Dieu, nous apprenons à nous ajuster à son amour. En nous approchant de lui, notre cœur s’ouvre à son Esprit Saint. Nos problèmes ne sont pas résolus pour autant. Mais nous ne sommes pas seuls. Nous les vivons avec lui.
 

Quand nous nous réunissons pour l’Eucharistie, le Seigneur est là pour nous apprendre à prier. Soyons inlassablement des suppliants, des intercesseurs pour ce monde pécheur. Que notre prière soit vraiment universelle, missionnaire et que toute notre vie soit prière au milieu des hommes afin qu’ils soient sauvés. AMEN

Commentaire de l’Évangile
« Ce n’est pas sans raison que le Christ, afin d’illustrer la prière, prend l’exemple d’un ami qui vient demander trois pains au milieu de la nuit et pour lequel celui qui le donne doive se lever pour le donner. Les trois pains renvoient aux trois axes de la charité : envers Dieu, le prochain et moi-même. Le pain pour lequel il faut se lever est le pain de l’Eucharistie que le Christ ressuscité, relevé du sommeil de la mort, donne à ses disciples. C’est là « tout ce qu’il faut » à l’homme. Mais il est vrai que ce pain est reçu dans la nuit, c’est-à-dire dans la foi. Allons communier en demandant au Christ la charité pour aimer Dieu, nos frères et nous-mêmes, c’est à dire en demandant l’Esprit Saint. Nul doute qu’Il nous exaucera. »

 

 

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Un témoignage de foi
 

— Doc­teur, dites-​moi la vérité

— Mon pauvre ami, il est perdu… Seul un miracle pour­rait le sauver…

Len­te­ment, Pierre L… ferma la porte. Ainsi, son petit Jean allait mou­rir… et cela, à la fleur de l’âge ; dans huit jours il aurait treize ans ! Irait-​il seule­ment jusque-​là ?

Depuis quelques jours Pierre voyait la pro­gres­sion du mal. Cepen­dant les paroles du doc­teur aujourd’hui l’ont bou­le­versé. Il est dur d’admettre l’évidence dans un pareil cas ! Abattu, mais fai­sant le fort, il revient vers la salle à man­ger où un lit a été ins­tallé pour son enfant. Un moment il s’arrête près de sa couche et regarde son fils comme si c’était la pre­mière fois. Jean ne le voit même pas ; sa tête repose sur l’oreiller, ses traits sont tirés, ses joues creu­sées par la souf­france. La tris­tesse enva­hit le cœur du mal­heu­reux père… Ah ! s’il pou­vait prendre sa mala­die et souf­frir à sa place ! Et les der­nières paroles du doc­teur résonnent à ses oreilles seul un miracle pour­rait le sau­ver ! Un miracle !… Mais il n’y a pas de miracles ! Ce sont des his­toires d’enfants… Quant à lui, il n’y croit plus depuis long­temps. D’ailleurs, s’il y avait un Dieu, son enfant ne serait pas malade ! Qu’ont-ils fait dans sa famille pour être trai­tés de la sorte ? Certes, lui ne pra­tique pas mais il n’est pas contre la reli­gion ! Cha­cun fait comme il l’entend ! Sa femme, elle, va à l’église, et jamais il ne s’y est opposé ! Quant à son Jean, voilà plu­sieurs années qu’il est enfant de chœur à la paroisse Saint-​Pierre. Non, non, Dieu n’existe pas, sinon il ne per­met­trait pas de sem­blables mal­heurs. Et le pauvre père affolé se tait… Des larmes coulent sur ses joues… mais crai­gnant que son fils ou sa femme ne s’en aper­çoivent il les essuie fur­ti­ve­ment puis se dirige vers la cui­sine où son épouse pré­pare le repas. D’un seul regard elle voit que son mari a pleuré… Les mamans voient tou­jours quand il y a quelque chose qui ne va pas ! En vain Pierre essaie de cacher la triste nou­velle. Fina­le­ment, il doit rap­por­ter les paroles du méde­cin : Seul un miracle pour­rait sau­ver leur enfant !

— C’est tout ce qu’il t’a dit ? ques­tionne la mère.

— Oui… Mais ce sont des his­toires… et je ne crois pas aux miracles.

— Pierre, ne parle pas comme cela, je t’en prie. Moi j’y crois ! dit la mère. Veux-​tu m’accorder quelque chose ?

— Quoi donc ?

Rappelle-​toi, peu avant de tom­ber malade, Jean nous deman­dait d’aller à Lourdes avec l’Abbé, aux grandes vacances. Tu étais d’accord. Pour­quoi n’irions-nous pas tous les trois maintenant ?

— Tu crois qu’il va gué­rir ? Non, c’est impos­sible… Il est perdu

— Rai­son de plus pour réa­li­ser le der­nier désir de notre enfant, il sera si heureux !

— Puisque tu y tiens, soit. Je deman­de­rai un congé à mon patron et nous irons.

Huit jours plus tard, une ambu­lance pre­nait Jean chez lui pour le conduire à la gare… Cepen­dant, il allait de plus en plus mal et le doc­teur n’assurait pas qu’il sup­por­te­rait le voyage ! On l’installa dans un com­par­ti­ment spé­cial et le train s’ébranla… Les sen­ti­ments des voya­geurs étaient bien dif­fé­rents… Jean et sa maman par­taient avec une immense espé­rance tan­dis que le papa ne savait que pen­ser. Après de longues heures de che­min de fer, le convoi arrive enfin à Lourdes. Jean est à toute extré­mité… Humai­ne­ment par­lant sa mort est immi­nente. Vu son état, il reçoit les der­niers sacre­ments avant d’être conduit à l’esplanade où va se dérou­ler la pro­ces­sion du Saint-​Sacrement.

Bien­tôt la Pro­ces­sion s’avance… Un Car­di­nal tient l’ostensoir au-​dessus de sa tête. Tan­dis que Jésus-​Hostie approche de l’endroit où Jean est étendu, celui-​ci mur­mure dou­ce­ment et à plu­sieurs reprises : « Jésus, Fils de Marie, rends-​moi la santé ! » Mais Jésus passe… et le miracle attendu ne se pro­duit pas. Alors, Jean, ras­sem­blant le peu de forces qui lui reste, se sou­lève péni­ble­ment sur son coude et crie : « Jésus, Fils de Marie, tu ne m’as pas guéri ! Je le dirai à ta Mère ! » Épuisé par ce suprême effort, l’enfant retombe sur son brancard…

Ému d’une telle détresse et d’une si grande foi, le Car­di­nal, qui a tout entendu, revient vers le petit mori­bond et, une seconde fois, lui donne la béné­dic­tion. Alors, quelque chose d’extraordinaire se passe… De nou­velles forces enva­hissent les membres du jeune malade… il se sent guéri ! D’un geste brusque, il rejette ses cou­ver­tures et se lève, vacillant mais rayon­nant ! Et avec joie cette fois il s’écrie tourné vers l’ostensoir « Jésus, Fils de Marie, tu m’as guéri… Merci ! Je le dirai à ta Mère pour qu’elle m’aide à te remercier ! »

Ce jour-​là ce ne fut pas un miracle mais deux qui se pro­dui­sirent sur l’Esplanade de Lourdes. Le père de Jean, bou­le­versé devant une telle mer­veille, tom­bait à genoux et écla­tait en san­glots… Son âme était guérie !

Mercredi de la 27ème semaine du temps ordinaire

Une école de prière
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,1-4.
Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière.
Quand il eut terminé,
un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
    Il leur répondit :
« Quand vous priez, dites :
“Père,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne.
    Donne-nous le pain
dont nous avons besoin pour chaque jour
    Pardonne-nous nos péchés,
car nous-mêmes, nous pardonnons aussi
à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation.” »
© AELF
 
 
Méditation
L’évangile nous entraîne très  loin dans l’apprentissage de la prière. C’est Jésus lui-même qui nous donne l’exemple. Il prie souvent et longuement. Il lui arrive parfois d’y passer des nuits entières. Aujourd’hui, il veut nous associer tous à sa prière. C’est important car elle nous permet d’entrer dans une relation toujours plus forte et toujours plus profonde avec Dieu.
 
Dans la prière que Jésus nous enseigne, tout est dit sur notre relation à Dieu et aux autres. Il nous apprend à nous tourner vers lui comme vers un Père plein de tendresse. Les premières demandes nous disent que nous devons nous préoccuper du règne de Dieu, de sa gloire et de sa volonté. C’est ce qu’il y a de plus important : « Que ton nom soit sanctifié… » C’est dans notre vie et dans notre monde que la sainteté de Dieu doit être manifestée. À travers ces demandes nous exprimons notre reconnaissance au Père qui nous comble de son amour. Notre réponse doit être celle d’un amour qui cherche le triomphe de son règne.
 
La seconde partie du Notre Père concerne nos besoins et ceux de notre monde. C’est avec confiance que nous demandons à Dieu le pain dont nous avons besoin chaque jour. Nous pensons bien sûr à la nourriture matérielle qui nous est nécessaire pour vivre. Mais saint Cyprien nous rappelle que le pain le plus essentiel c’est l’Eucharistie. Nous devons souhaiter que les chrétiens se nourrissent souvent de ce pain pour être transformés par le Christ. C’est là qu’ils trouveront toute la lumière et la force de sa grâce.
 
« Pardonne-nous nos offenses… » Dieu se montre Père quand son pardon libère nos cœurs et nous fait revivre. Et si nous demandons le pardon, c’est parce que nous-mêmes, nous avons appris à pardonner à nos frères. « Ne nous laisse pas entrer en tentation… » Cette tentation c’est celle du désespoir, c’est quand nous pensons que Dieu nous abandonne. Jésus nous apprend à nous tourner vers le Père pour lui demander de nous libérer de ce mal qui cherche à nous détruire.
 
C’est dans la prière que nous trouvons la vraie joie. C’est par elle que nous trouvons le courage d’aimer comme Jésus et avec lui. C’est elle qui rendra notre vie digne de Dieu et féconde. Oui, Seigneur, apprends-nous à prier. Apprends-nous à nous tourner vers notre Père avec confiance et avec persévérance. Amen
 

Notre Dame du Rosaire

L’annonce faite à Marie
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. © AELF
 
 
Méditation

En cette fête de Notre Dame du Rosaire, la liturgie nous propose l’Évangile de l’Annonciation. L’ange Gabriel se rendit chez Marie pour lui annoncer qu’elle avait été choisie pour être la mère de son Fils. L’ange attendait sa réponse. En effet, quand Dieu appelle, il respecte la liberté de chacun. Marie reste libre d’accepter ou de refuser. Elle cherche simplement à comprendre : « Comment cela va-t-il se faire ? » L’ange lui répond : « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très haut te prendra sous son ombre. » Et Marie accepte en prononçant ces simples paroles : « Je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole. »

Comme Marie, Dieu nous appelle pour nous confier une mission, une responsabilité. Il compte sur nous dans notre paroisse, notre famille, nos lieux de vie et de travail pour être les témoins et les messagers de son amour. Si nous répondons non, nous restons dans la nuit. Si nous répondons oui, nous devenons porteurs de lumière. La réponse nous appartient et personne ne peut répondre à la place de l’autre. Le Seigneur a besoin de notre accord personnel. Ne craignons pas : cette mission est tournée vers le bonheur, le nôtre et celui des hommes. En ce temps d’espérance, nous demandons à Dieu de nous rendre accueillants à l’appel et à la venue de son Fils dans notre vie et notre monde.

Le Seigneur continue à vouloir chercher et sauver ceux qui sont perdus. C’est pour cela qu’il est venu dans notre monde.  Nous qui avons instinctivement le goût du péché, nous regardons vers Marie qui a le goût de Dieu. Elle s’est laissé pénétrer par l’amour de Dieu qui l’a rendue immaculée. Qu’elle nous oriente vers l’adoration, la reconnaissance, le goût d’une vie entièrement donnée.

Avec Marie, c’est une grande aventure qui commence. Il n’y a pas de plus grand honneur pour les hommes que d’être les serviteurs de l’amour. Marie n’a pas suivi d’autre chemin. Elle a été la servante du Seigneur ; et aujourd’hui, elle nous dit: « Faites tout ce qu’il vous dira ».

MARIE
Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton cœur.
En suivant Marie, on ne dévie pas, on ne désespère pas ;
Si elle te protège, tu ne craindras pas ;
Si elle te guide, tu ne connaîtras pas la fatigue.
Si elle est avec toi, tu es sûr d’arriver au but.
Et quand les vents de la tempête se lèvent, regarde l’Étoile qui s’appelle MARIE.

Lundi de la 27ème semaine du temps ordinaire

Qui est mon prochain
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,25-37.
Pour mettre Jésus à l’épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question: «Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?» Jésus lui demanda: «Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit? Que lis-tu?» L’autre répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même.» Jésus lui dit: «Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie.»
Mais lui, voulant montrer qu’il était un homme juste, dit à Jésus: «Et qui donc est mon prochain?» Jésus reprit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits; ceux-ci, après l’avoir dépouillé, roué de coups, s’en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa de l’autre côté.
«Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui; il le vit et fut saisi de pitié. Il s’approcha, pansa ses plaies en y versant de l’huile et du vin; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant: “Prends soin de lui; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.” Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits?» Le docteur de la Loi répond: «Celui qui a fait preuve de bonté envers lui.» Jésus lui dit: «Va, et toi aussi, fais de même.»
©AELF
 
 
Méditation
« Lequel des trois a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? » Il ne s’agit plus seulement du prochain que je dois secourir mais de celui qui m’a secouru. Les Pères de l’Église ont vu dans ce voyageur blessé l’homme déchu, l’homme du péché. Les brigands ce sont les forces hostiles qui nous détournent de Dieu et nous entrainent au malheur. Mais voilà qu’un samaritain « descendait ». Jésus est descendu du ciel ; il nous a pris en pitié. Le vin et l’huile du Samaritain représentent les sacrements institués par le Christ.
 
Du coup, aimer mon prochain, c’est aimer le Christ qui s’est fait proche. C’est aussi aimer l’Église car « le Christ et l’Église c’est tout un ». Le Christ est mon prochain ; il m’a soigné, chargé sur sa monture et confié à l’auberge de l’Église. Je lui dois donc toute ma reconnaissance. À sa suite, je dois me faire proche de tous les blessés de la vie pour les servir. C’est à notre amour que nous serons reconnus comme disciples du Christ.
 
Il reste pour nous le « bon Samaritain » venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Notre responsabilité c’est d’achever cette œuvre créatrice de Dieu. Bien sûr, il ne manque pas de prétexte pour ne rien faire : « Je n’ai pas le temps… Je ne connais pas ces gens-là… Il faut se méfier des inconnus… » À ce moment-là, nous risquons de manquer le rendez-vous le plus important de notre vie. À travers le pauvre, c’est le Christ qui est là. Rappelons-nous de l’évangile du jugement dernier (Mt 25) : « J’ai eu faim… j’étais malade… j’étais étranger… et vous m’avez (ou vous ne m’avez pas) accueilli ». En nous racontant la parabole du bon Samaritain, le Christ voudrait nous inciter à remplir notre vie de l’amour qui est en lui et à nous faire le prochain de ceux et celles qu’il met sur notre route.
 
En ce jour, nous te prions, Seigneur : fais-nous ressembler au samaritain qui fut pris de pitié et releva le blessé. Fais-nous ressembler à Jésus ton Fils qui s’est fait le prochain de chacun de nous. Amen
 

Mois du Rosaire

Chaque année le mois d’Octobre c’est celui du Rosaire. C’est un temps fort qui débouche sur la fête de tous les saints le 1er novembre.

Le Rosaire est une forme de prière qui s’est progressivement élaborée au cours du Moyen Age et qui a été popularisée au XIIème siècle par saint Bernard puis par les dominicains. Une fête de Notre Dame du Rosaire est célébrée le 7 octobre. Cette fête a été instituée par le pape Pie V en 1573, après la victoire de Lépante en 1571 pour remercier Marie de cette victoire.

L’ensemble du mois d’octobre où l’on prie plus particulièrement la Vierge est le mois du Rosaire. Ce nom de rosaire vient de l’usage de couronner de roses les statues de la Vierge au Moyen Age, ces roses étant le symbole des prières adressées à Marie.

Avec Marie, nous sommes invités à rendre grâce au Seigneur qui continue à faire des merveilles. Dans le monde de Dieu, les premiers sont les derniers ; les exclus, les humbles ont la première place dans son cœur. Marie se reconnaît proche d’eux. Elle nous le montre dans sa prière mais aussi dans son engagement qui l’a poussée à faire ce long déplacement vers sa cousine Elizabeth.

Marie n’a pas hésité à rejoindre Élisabeth avec Jésus en elle. La même Marie continue à nous rejoindre chaque fois que nous l’appelons. Quand elle était au pied de la croix, Jésus lui a confié toute l’humanité : s’adressant à Jean, il dit : « Voici ta mère » et à Marie : « Voici ton fils. » A partir de cette heure, le disciple la prit chez lui. Alors n’hésitons pas à prendre Marie chez nous et à lui donner la place d’honneur. Nous pouvons toujours compter sur elle.

Avec Marie, il n’y a pas de situation désespérée. Quand tout va mal, nous pouvons toujours nous tourner vers elle. Quand nous sommes en manque de paix et de joie, elle est là. Et comme à Cana, elle le dit à son Fils. Et Jésus nous invite à « puiser à la Source » de celui qui est l’amour, la paix et la joie. Et quand nous sommes tombés au plus bas, elle se baisse pour nous ramasser. Elle qui a misé toute sa vie sur l’amour, elle nous aide à nous remettre debout pour reprendre notre route à la suite du Christ.

Nous te rendons grâce, Seigneur, pour ce merveilleux cadeau que tu nous fait en nous donnant Marie sa Mère. Elle est celle qui n’a eu comme souci « que tout se passe selon la Parole de Dieu ». Avec elle, nous comprenons que la foi est d’abord un bonheur venu de Dieu.

« Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ».

Plusieurs applications peuvent nous aider à prier le Rosaire
Rosaire sur Radio Salve Regina
Rosaire avec Radio Maria
Chapelet à Lourdes

 Pour les smartphones et les tablettes, il existe une application qu’on peut installer : « Chapelet de Lourdes »

Prier le chapelet en temps d’épreuves

De Marie, ce fut l’expérience. Prions-la pour que ce soit la nôtre.

27ème dimanche du temps ordinaire

“Combien de temps ?”

Le silence de Dieu est difficilement compréhensible quand nous sommes dans les épreuves. Garder sa confiance, sans comprendre, c’est là qu’est la fidélité. C’est à cela que nous invitent les lectures de ce dimanche, pour nous ouvrir à la confiance en Dieu, à son amour, quelles que soient les circonstances, pour continuer de répondre « moi aussi » au « je t’aime » de Dieu. C’est cela la foi, une confiance absolue et radicale. Cela est bien différent d’une confiance « naïve » où la raison est absente.

Textes pour célébrer
Monition d’ouverture
Chaque dimanche, nous prenons la route pour nous retrouver en notre église et célébrer le Seigneur. Faisons mémoire de son écoute, de sa fidélité, de sa Parole adressée à chacun. Elle porte le message d’une bonne nouvelle dont notre foi se nourrit pour grandir.

Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus,
des épreuves jonchent nos chemins de vie,
sauve-nous.
Prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, le découragement nous guette,
sauve-nous.
Prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, l’endurcissement
des cœurs nous paralyse,
sauve-nous.
Prends pitié de nous.

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture – Ha 1, 2-3 ; 2, 2-4
La violence est à nos portes, comme le souligne le prophète Habacuc. Mais ne nous décourageons pas : l’espérance d’un monde réconcilié viendra en son temps.

Psaume 94

2ème lecture – 2 Tm 1, 6-8.13-14
C’est un Esprit de force, d’amour et de pondération que Dieu nous donne pour annoncer l’Évangile.

Évangile : Luc 17, 5-10

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : lire
Les lectures bibliques de ce dimanche sont un appel à la foi et à la confiance. Le prophète Habacuc (1ère lecture) lance vers le Seigneur un cri de révolte : “Combien de temps vais-je t’appeler au secours et tu n’entends pas, crier contre la violence et tu ne réponds pas ?” la violence qu’il dénonce c’est celle de l’ennemi du moment, c’est celle des chaldéens, c’est l’Ukraine d’aujourd’hui ; c’est celle de tous les pays en guerre. Depuis que le monde est monde, les mêmes horreurs se répètent. Alors Habacuc demande des comptes à Dieu : Pourquoi permet-il le triomphe de la force injuste ? A quoi bon appeler au secours face à tous les crimes et toutes les violences qui nous accablent ?

Mais Habacuc ne perd pas confiance. Il se met en attitude de guetteur “de ce que dira le Seigneur”. Il est assuré que l’aube viendra. En même temps, il comprend que son intervention est un peu osée : ayant demandé des comptes à Dieu, il s’attend à être rappelé à l’ordre. Mais Habacuc ne se fait pas rappeler à l’ordre. Dieu ne lui fait aucun reproche. Il l’invite (et il nous invite) à la patience et à la confiance. Les heures de victoire de l’ennemi ne dureront pas toujours. Le mal n’aura pas le dernier mot. Le juste sortira vainqueur s’il se cramponne fidèlement au Seigneur.

C’est important pour nous aujourd’hui. Ce cri d’Habacuc est celui de millions de chrétiens qui sont persécutés à cause de leur foi. Les violences, les pillages, les vexations en tous genres sont toujours d’actualité. Dans certains pays, par exemple en Corée du Nord, mais aussi ailleurs, il est interdit d’être chrétien. Si on en trouve, ils sont exécutés ou envoyés en captivité. Mais cela ne les empêche pas de faire preuve d’une foi et d’un courage extraordinaire.

C’est précisément ce qui se passe pour l’apôtre Paul ; quand il écrit sa lettre au jeune Timothée (2ème lecture), il est en prison à Rome. C’est peu de temps avant son exécution. Il dit lui-même qu’il est enchaîné comme un malfaiteur. Et il demande à Timothée de ne pas rougir de lui comme d’autres l’ont fait. Il sait très bien qu’il n’en a plus pour très longtemps. Timothée va devoir prendre la relève et Paul lui fait des recommandations : “Ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, dit-il, mais un esprit de force, d’amour et de raison”. Timothée doit “réveiller en lui le don de Dieu”. Cela nous rappelle que des dons peuvent dormir en nous. C’est chaque jour que nous devons raviver et ranimer la flamme.

Ce n’est pas en nous qu’il faut chercher la force dont nous avons besoin. C’est auprès de Dieu que nous la puisons. Cette force qu’il met en chacun de ses disciples lui permet de tenir ferme en période de persécution. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons penser à tous ceux et celles qui sont persécutés à cause de leur foi au Christ. Ils ont compris qu’ils ne doivent pas avoir honte de rendre témoignage au Seigneur. La honte affecte ceux dont la foi est faible. Ceux qui sont solidement enracinés en elle sont remplis de courage pour rendre témoignage au Seigneur Jésus. Ces martyrs comptent sur nous pour sortir de notre passivité. La foi doit se réveiller et pénétrer toute notre vie.

L’Evangile nous rapporte la demande des apôtres à Jésus : “Augmente notre foi !” Cette prière est aussi la nôtre quand nous prenons conscience de notre faiblesse et de notre impuissance. Nous croyons parfois que si nous étions plus riches en foi, nous serions plus efficaces. Mais Jésus nous fait comprendre qu’il ne s’agit pas d’évaluer notre foi. Le plus important c’est de compter sur la puissance de Dieu. C’est lui qui agit, ce n’est pas notre foi, petite ou grande. L’image de la petite graine est très parlante. Il n’est pas besoin d’avoir une grande foi. Rien qu’une toute petite graine suffit pour réaliser pour réaliser des choses apparemment impossibles. Car il faut bien comprendre que rien n’est impossible à Dieu. Nous ne devons jamais oublier qu’impossible “n’est pas chrétien”. Rien ne doit nous décourager.

De plus, Jésus nous rappelle une chose importante : il nous dit que nous ne sommes “que des serviteurs”. Cela signifie que nous sommes au service d’une mission qui nous dépasse ; nous ne sommes que des subalternes. C’est heureux car nous n’avons pas les reins assez solides pour porter la responsabilité du Royaume de Dieu ; cette responsabilité ne repose pas sur nous mais sur l’Esprit Saint qui nous précède dans le cœur de ceux qu’il met sur notre route.

Accueillons cet enseignement qui nous vient de la Parole de Dieu : Oui, donne-nous, Seigneur, de vivre et de progresser dans la foi et l’humilité. Donne-nous amplement “l’Esprit qui poursuit son œuvre dans le monde et qui achève toute sanctification” (Prière Eucharistique 4). Amen

Télécharger : 27ème dimanche du temps ordinaire

Sources : Revue Feu Nouveau – Pour célébrer l’Eucharistie (Feder et Gorius) – Semainier chrétien – Missel communautaire – Lectures bibliques des dimanches (A Vanhoye) – L’intelligence des Ecritures (Marie-Noëlle Thabut).

Samedi de la 26ème semaine du Temps ordinaire

Appelés et envoyés
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10, 17-24 En ce temps-là, les 72 disciples que Jésus avait envoyés revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. » Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair. Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire. Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. » À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »
(AELF)
 
Méditation
Jésus avait envoyé les soixante-douze avec des instructions bien précises ; aujourd’hui, nous les voyons revenir vers lui. Ils sont stupéfaits car même les démons leur sont soumis. Jésus est heureux de les voir savourer ce moment de victoire.
 
Mais la grande joie de Jésus vient d’abord du fait que Dieu travaille à travers les petits. Ces derniers comprennent mieux que les sages et les savants. Ils sont déclarés heureux car aujourd’hui, ils voient se réaliser ce qui était attendu depuis des générations.
 
N’oublions pas que Jésus avait envoyé ses disciples pour préparer SA venue. Il va construire à partir du travail qu’ils ont accompli. Cela nous rappelle que notre mission n’est pas de travailler POUR le Seigneur mais de faire le travail DU Seigneur.
 

Vendredi de la 26ème semaine du temps ordinaire 2025

Quel malheur !… 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10, 13-16 En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre. D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non, jusqu’au séjour des morts tu descendras ! Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. » (AELF)

Méditation
Cet Évangile fait suite à l’envoi des soixante-douze par Jésus. Il les avertit qu’ils pourront être affrontés à l’échec. Leurs paroles et leurs actes ne seront pas toujours accueillis. Ils seront affrontés à l’indifférence et au refus. Jésus lui-même a connu cet échec. Dans l’Évangile de ce jour, il évoque des villes qui ont beaucoup reçu. Et pourtant, elles ne se sont pas converties
 
Il nous faut relire cet Évangile en nous tournant vers la croix du Christ. Elle nous montre qu’il nous a aimés « comme on n’a jamais aimé ». Il est allé jusqu’au don de sa vie pour nous et pour le monde entier. Pour mieux comprendre, pensons à des parents qui ont donné leur vie pour sauver leur enfant. Si celui-ci ne leur manifeste qu’indifférence et mépris, ils seront en très grande souffrance.
 
Le Christ nous offre un trésor extraordinaire. Ses paroles sont celles de la Vie éternelle. À chaque messe, il nous nourrit de son Corps et de son Sang. Mais trop souvent, nous organisons notre vie sans lui et en dehors de lui. Nous nous détournons de cet amour inimaginable qu’il ne cesse de nous manifester. Dans l’Évangile de ce jour, nous le voyons exprimer sa déception et sa tristesse. En refusant d’accueillir le don de Dieu, nous courons à notre perte.
 
Plus que jamais, nous faisons nôtres les paroles de ce chant : « Changez vos cœurs, croyez à la bonne nouvelle ; changez de vie, croyez que Dieu vous aime. »

2 octobre 2025 : fête des anges gardiens

Fête des anges gardiens
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10.
À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,          et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.    Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 
Méditation
Cet Évangile est une réponse à une question des disciples de Jésus. Ils en étaient venus à se disputer pour savoir lequel était le plus grand. C’est la tentation de ce que le pape François appelle « le carriérisme ». Chacun voulait devenir plus grand que l’autre. Ce n’est pas un bon exemple de la part de nos premiers évêques mais c’est ainsi.
 
Jésus leur répond en appelant un petit enfant. Il le place au milieu d’eux et il leur dit qu’il faut devenir comme un petit enfant. Comprenons bien, l’enfant reconnaît qu’il a besoin d’aide pour avancer. Il est docile à l’égard de ceux qui l’accompagnent et le protègent. Il sait se laisser aimer. C’est tout le contraire de l’orgueil et de la suffisance. « Celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. »
 
« Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. » Ces anges gardiens sont pour nous et auprès de nous des messagers de la bonne nouvelle. Nous avons tous un ange gardien qui nous souffle le message et nous aide à faire le bon choix, celui de la vie. L’ange gardien est un compagnon toujours présent à nos côtés pour nous accompagner et nous protéger. Et Jésus précise qu’il voit sans cesse la face de son Père qui est aux cieux.
 
« O Seigneur, comment reconnaître
les bienfaits dont tu m’as comblé ?
Chaque jour je célébrerai tes grandeurs, Alléluia ! »