Lundi de la 29ème semaine du temps ordinaire

« Être riche en vue de Dieu »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (12, 13-21)

Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus: «Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage.» Jésus lui répondit: «Qui m’a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages?» Puis, s’adressant à la foule: «Gardez-vous bien de toute âpreté au gain; car la vie d’un homme, fût-il dans l’abondance, ne dépend pas de ses richesses.»
Et il leur dit cette parabole: «Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté. Il se demandait: “Que vais-je faire? je ne sais pas où mettre ma récolte.” Puis il se dit: “Voici ce que je vais faire: je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. Alors je me dirai à moi-même: Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.”
«Mais Dieu lui dit: “Tu es fou: cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l’aura?” Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu.» ©AELF


Méditation
À travers cet homme et la foule qui est autour de lui, c’est aussi à chacun de nous que le Christ s’adresse. Il sait parfaitement que le point le plus sensible de tous les hommes de tous les temps c’est leur porte-monnaie. C’est pour cette raison qu’il s’empresse de les mettre en garde « contre toute âpreté au gain. »

Cet avertissement est toujours d’actualité. Les scandales financiers sont étalés régulièrement dans les journaux, la radio et la télévision. On nous parle de spéculation, de détournements et de magouilles en tous genres. C’est aussi cette âpreté au gain qui pousse certains à des agressions de plus en plus violentes.

Même si nous ne sommes pas concernés par la grosse fortune, nous devons entendre cette interpellation du Seigneur : l’âpreté au gain nous guette tous plus ou moins ; elle crée des conflits à l’intérieur des familles et entre voisins. Des frères et sœurs ne peuvent plus se rencontrer pour une fête familiale, et cela dure parfois toute une vie. Pour des biens matériels qu’il faudra nécessairement laisser un jour, on se prive d’un bien supérieur, celui de l’entente fraternelle, de la paix, la joie de vivre ensemble. Bien sûr, Jésus n’est pas contre l’argent, ni contre le progrès, ni contre l’élévation du niveau de vie. Mais il nous en rappelle les dangers : « Voyez ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

Cet évangile est un appel à recentrer notre vie sur les vraies valeurs. Ce que le Seigneur veut pour nous c’est que nous nous aimions les uns les autres comme il nous a aimés. Une société qui fonctionne pour amasser des bonus et des dividendes court à sa perte. C’est dans ce monde tel qu’il est que nous avons à rappeler et à vivre les valeurs du partage et de la solidarité. Les milliards accumulés par quelques-uns au détriment du grand nombre ne sont pas selon le cœur de Dieu. Ce qui fait la valeur d’une vie c’est le sens du partage à cause de l’amour « en vue de Dieu et des autres.

Pour terminer, voici un témoignage : un évêque avait été invité dans une famille. À la fin du repas, les enfants veulent lui montrer leur « ange ». L’évêque est intrigué : un ange dans la maison, ça peut poser des questions. À la fin du repas, il suit les enfants avec les parents jusque dans une chambre. Ils se retrouvent devant un petit garçon très handicapé dont les membres étaient complètement atrophiés. La maman avait expliqué aux enfants que leur frère Mickaël était un ange envoyé par Dieu pour enseigner l’amour à toute la famille. Et lorsqu’ils auront appris cette leçon importante, il retournera à Dieu. L’évêque leur a fait cette réponse : « vous avez raison ; et je souhaiterais que davantage de personnes puissent reconnaître les messagers de Dieu pour apprendre cette leçon : Comment aimer ? »

Puissions-nous tous retenir ce message : Notre trésor est dans notre cœur.

 

 

29ème dimanche du temps ordinaire

Semaine missionnaire mondiale

Accueil
Rassemblés pour la prière,
nous levons nos yeux et notre cœur vers le Seigneur
pour qu’il prenne en sa grâce le monde de ce temps
et qu’il ranime notre foi et notre confiance.

Prière pénitentielle
Seigneur Jésus, Fils unique du Père,
fais grandir parmi nous ton Royaume de paix
et prends pitié de nous.

Ô Christ, venu en notre monde,
conduis les pécheurs à la sainte
accorde-leur ta miséricorde,
et prends pitié de nous.

Seigneur de gloire, espérance des hommes mortels,
donne-nous en partage la joie de la résurrection
au-delà des épreuves de cette vie,
et prends pitié de nous.

1ère lecture – Ex 17, 8-13 : Le vrai combat n’est pas celui que les Hébreux livrent contre les Amalécites mais celui de Moïse qui, en prière, tient dans ses mains le bâton de Dieu.

Paume 120

2ème lecture – 2 Tm 3, 14 – 4, 2 : Nous sommes invités à une prière incessante qui suppose de méditer les textes avant de proclamer la Parole.

Évangile : Luc 18, 1-8

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
La liturgie de ce dimanche nous rappelle l’importance de la prière. Le livre de l’Exode (1ère lecture) nous montre Moïse sur le sommet de la montagne. Les mains levées, il supplie le Seigneur pour son peuple qui lutte contre ses ennemis. C’est grâce à cette prière persévérante que le peuple a triomphé. En lisant ce récit, nous comprenons l’importance et la force de la persévérance de la prière personnelle et communautaire.

En ce dimanche, nous Sommes au dernier jour de la la semaine missionnaire mondiale. Comme Moïse, nous nous mettons en prière pour soutenir tous ceux qui annoncent la bonne nouvelle sur les cinq continents. Nous pensons à tous ces peuples qui doivent se battre pour que leur dignité humaine et leur liberté religieuse soient respectées et reconnues. C’est à nous maintenant de lever les mains vers le Seigneur. Ils comptent sur nous pour les soutenir de notre prière fraternelle et communautaire. Ensemble, nous faisons nôtre la prière du psaume 120 : “Levons les yeux vers les montagnes car le secours nous viendra du Seigneur notre Dieu, qui se tient près de nous. Il gardera notre vie au départ et au retour, maintenant et à jamais”

La lettre de saint Paul à Timothée est aussi un appel à la mission. Les paroles de Paul nous rappellent que “les textes sacrés ont le pouvoir de nous communiquer la sagesse.” C’est aussi à nous qu’il fait cette recommandation : “Proclame la Parole de Dieu, interviens à temps et à contretemps ; dénonce le mal, fais des reproches, encourage, mais avec une grande patience et avec le souci d’instruire.” À travers cette exhortation, l’apôtre nous encourage à prendre du temps pour découvrir les Écritures. Nous pouvons le faire individuellement et avec d’autres. Cette bonne nouvelle, nous l’accueillons, nous nous en nourrissons pour en être les messagers là où nous vivons. Ce don que nous avons reçu, nous ne pouvons pas le garder pour nous. C’est comme une lumière qui doit rayonner et se communiquer au monde entier.

L’Évangile de ce dimanche nous rappelle que tout commence dans la prière. Jésus nous raconte l’histoire de cette pauvre veuve qui supplie pour que justice lui soit faite. C’est une femme sans défense, sans pouvoir ni bonnes relations. Elle a des démêlés avec une justice corrompue, avec un juge qui ne se fiche pas mal des pauvres et des faibles. L’obstination de cette femme fera basculer l’attitude moqueuse de ce “juge dépourvu de justice”. À force d’être harcelé, il finira par lui accorder tout ce qu’elle demande.

Cette veuve symbolise la pauvreté et l’impuissance des exclus, des sans-voix et des marginaux. Ils sont très nombreux chez nous et dans le monde entier. Nous pensons à toutes les victimes des injustices, des conflits, des attentats, des persécutions. Beaucoup meurent chaque jour sous les bombes. C’est toute cette souffrance que nous présentons au Seigneur. Prier c’est insister comme des enfants qui reviennent sans arrêt à la charge, jusqu’à obtenir gain de cause. Notre Dieu n’est pas comme ce juge dont nous parle l’Évangile. Il est notre Père, un Père qui aime chacun de ses enfants et qui ne veut que leur bonheur. Voilà une bonne nouvelle qui doit nous remplir de joie.

Le Christ conclut sa parabole en nous posant une question de la plus haute importance : “Le Fils de l’Homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?” Trouvera-il des disciples missionnaires ? Le pire ennemi de la foi c’est le découragement, c’est quand on se dit que Dieu n’est jamais là, ou qu’il nous a abandonnés. Jésus nous met en garde contre ce danger. Croire c’est s’obstiner dans la prière, c’est crier vers Dieu jour et nuit sans baisser les bras. Il ne manquera pas d’oiseaux de malheur pour semer le doute. Mais l’exemple de la veuve est là pour nous apprendre l’obstination.

En ce mois du Rosaire, nous faisons passer notre prière par Marie. Elle est là pour nous renvoyer au Christ et à son Évangile. Dans le mot “Rosaire”, il y a “rose”. Un enfant qui veut faire plaisir à sa maman ne lui offre pas une fleur mais un bouquet entier. Il en va de même pour nous à l’égard de notre maman du ciel. N’hésitons pas à lui donner la place d’honneur dans notre vie. Elle est là pour nous ajuster à l’amour de Dieu.

Ensemble, nous nous tournons vers toi Seigneur. Nous te prions en communion avec tous les groupes de prières de nos diocèses et avec tous les chrétiens du monde entier. Aide-nous à dépasser le plan terrestre où nous nous installons trop facilement. Garde-nous dans ton amour. Au milieu de nos travaux, de nos joies et de nos peines, fais-nous vivre en enfants de Dieu, disciples et missionnaires. Amen

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Prière universelle
Introduction
Ouvrons nos mains et nos cœurs aux dimensions de la charité du Christ et, en toute confiance, demandons au Seigneur son secours pour nos frères et sœurs du monde entier.

Intentions de prière
1. Pour les missionnaires, prêtres, religieux et laïcs, qui portent l’espérance du Christ jusqu’aux périphéries du monde : Seigneur, fortifie-les dans leur vocation et donne-leur la joie de servir. Prions le Seigneur.

2. Pour les régions éprouvées par la pauvreté, les catastrophes naturelles, les conflits ou l’exil : que l’Évangile y soit semence d’espérance, de consolation et de relèvement. Prions le Seigneur.

3. Pour que les responsables politiques et économiques soient guidés par un désir sincère de justice et de paix, en particulier dans les régions du monde marquées par la guerre ou l’oppression : qu’ils deviennent selon les paroles du Christ, de véritables artisans de paix, Prions le Seigneur.

4. Pour les témoins de l’Évangile victimes de persécutions, de rejet ou d’injustices, : que l’Esprit Saint les soutienne dans leur foi et fasse de leur épreuve un ferment d’espérance pour l’Église, Prions le Seigneur.

5. Pour notre communauté, afin que nous répondions avec joie à l’appel missionnaire de notre baptême : que nous soyons chacun à notre place des missionnaires d’espérance autour de nous. Prions le Seigneur.

Conclusion
Dieu qui sais toutes choses, tu vois les attentes des hommes. Accueille nos supplications. Par le Christ, notre Seigneur. – Amen.

Fête de Saint Luc

Appelés et envoyés

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (10, 1-9)


Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller.
Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
«Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route.
«Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord: “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous servira; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
«Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu’on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: “Le règne de Dieu est tout proche de vous.”»
©AELF


Méditation
L’évangile de ce jour nous parle des « soixante-douze » que Jésus désigna. « Il les envoya deux par deux dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller ».  Le chiffre 72 symbolise toutes les nations. C’est une manière de dire que l’Évangile doit être annoncé au monde entier. Tous les hommes et femmes de tous les milieux et de tous les pays doivent pouvoir entendre et accueillir cette bonne nouvelle.   

Mais il y a une chose qu’il ne faut surtout jamais oublier. Jésus envoie les soixante-douze dans toutes les villes et localités où lui-même devait se rendre« . La mission n’est pas d’abord leur affaire mais celle du Seigneur. Le principal travail, c’est lui qui le fait dans le cœur de ceux qu’il met sur leur route. C’est Dieu lui-même qui travaille les cœurs pour les rendre accueillants à la Parole de ses envoyés.

Dans son envoi en mission, Jésus donne des consignes bien précises. « Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : Paix à cette maison. » Les envoyés de Jésus ne doivent pas user de la violence comme ceux qui prétendent conquérir le monde. Quand Jésus s’adresse aux hommes, il fait appel à leur liberté. Il leur dit son amour passionné, un amour que chacun est libre d’accueillir ou de refuser. Sa priorité est pour les plus grands pécheurs qu’il veut à tout prix sauver. Il est important que nous apprenions à regarder « les villes et les villages » avec le regard même de Dieu. Cette paix que le Seigneur veut nous donner, ce n’est pas seulement l’absence de conflit. C’est le pardon, la miséricorde pour tous.  

Cette annonce de l’Évangile est, actuellement, un défi extraordinaire. Nous voyons des religions et des doctrines de salut qui sillonnent la surface globe dans un but missionnaire. Les communautés chrétiennes y sont bien présentes, mais aussi l’Islam et les religions asiatiques. D’autres sont animées par toutes sortes d’idéologies. Tous les ans, des chrétiens sont assassinés dans le monde, simplement parce qu’ils annoncent l’Évangile aux hommes. Mais rien ne pourra arrêter la Parole de Dieu ni l’empêcher de produire du fruit. C’est précisément en voyant le courage extraordinaire des chrétiens persécutés que des hommes et des femmes se convertissent à Jésus Christ.  Si nous marchons avec le Christ, rien ne pourra briser notre élan. Si nous rencontrons la méchanceté, nous triompherons du mal par le bien.

La figure de Luc dont nous faisons mémoire peut nous remettre en route : Cette semaine missionnaire nous rappelle que nous sommes envoyés pour annoncer le règne de Dieu. Luc a rempli cette mission à sa manière. À notre tour, nous sommes appelés et envoyés pour devenir les apôtres de notre temps.

Vendredi de la 28ème semaine du temps ordinaire

 
« La vérité vraie » 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12, 1-7

En ce temps-là,
    comme la foule s’était rassemblée par milliers
au point qu’on s’écrasait,
Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire :
« Méfiez-vous du levain des pharisiens,
c’est-à-dire de leur hypocrisie.
    Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé,
tout ce qui est caché sera connu.
    Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres
sera entendu en pleine lumière,
ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison
sera proclamé sur les toits.
    Je vous le dis, à vous mes amis :
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps,
et après cela ne peuvent rien faire de plus.
    Je vais vous montrer qui vous devez craindre :
craignez celui qui, après avoir tué,
a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne.
Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre.
    Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous.
Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu.
    À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés.
Soyez sans crainte :
vous valez plus qu’une multitude de moineaux. »
AELF


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Méditations

Dans l’Évangile de ce jour, nous voyons Jésus prendre ouvertement position contre le « levain des pharisiens. » Ce levain mauvais c’est l’hypocrisie, c’est de se donner une belle apparence pour être bien vus de tous ; c’est aussi de se considérer supérieur aux autres et de les mépriser. C’est cet orgueil et ce mépris des petits et des pauvres que Jésus ne cesse de dénoncer.
 
Un jour, il s’est déclaré être « la vérité« . Il recommande donc à ceux qui le suivent de marcher dans la vérité et de se méfier de ce qui est caché. C’est une invitation nette à la franchise. Il nous faut recevoir cet Évangile comme un appel à « changer nos cœurs ».  Le Christ s’adresse à ceux qui ont pour mission de diriger et conseiller les autres. Ils doivent être vrais avec Dieu, avec les autres et avec eux-mêmes. Nous reconnaissons qu’il y a souvent des incohérences dans notre vie. Méfions-nous des slogans excessifs et de la suffisance orgueilleuse.
 
Nous pouvons avoir de très belles paroles, mais si les actes ne suivent pas, nous passons à côté de l’essentiel. Nous, disciples du Christ, nous sommes sous son regard. Il est notre chemin, notre Vérité, notre vie. Ses paroles sont celles de la Vie éternelle.
 
Jésus nous recommande également de ne pas craindre les persécutions. Ce qui compte, c’est l’accueil par Dieu dans le Royaume qui est l’opposé de la géhenne. Dans un monde hostile ou indifférent, nous pouvons toujours compter sur lui. Lui seul peut nous conduire au Père.

 
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Méditation Régine Maire

 Jésus ce matin donne à ses disciples quelques conseils. Et d’abord : « fuyez l’hypocrisie, le mensonge ». Car l’hypocrite, nous dit le pape François, n’est ni lumière ni ténèbres. Il se déplace d’une manière qui semble ne menacer personne, comme le serpent, mais qui a le charme du clair-obscur. Il a le charme de ne pas dire les choses clairement ; le charme des mensonges, des apparences »…
Alors nous comprenons pourquoi Jésus ajoute : «C’est pourquoi toutes les choses que vous avez dites dans les ténèbres seront entendues dans la lumière ».
Dieu est lumière et nous invite à rester dans la lumière quelles que soient les circonstances.
Nous garderons pour la journée cette invitation de Jésus « soyez sans crainte » ! ce refrain qui parcourt toute la bible ! Alors entrons dans la confiance en celui qui connait même le nombre de nos cheveux.
Et toi, n’aie pas peur de la lumière qui t’ouvre au Seigneur, c’est elle qui te donnera la force de te mettre debout dans les moments difficiles ; n’aie pas peur de demain car cette peur te mange beaucoup d’énergie, t’empêche de choisir ta vie : l’Esprit Saint est force, courage, discernement….
La peur nous fait douter de l’amour de Dieu et sape notre confiance, elle nous crispe en nous engageant à vouloir tout maitriser et nous fait oublier les consolations reçues, les joies éprouvées ! La foi n’élimine pas la peur, elle la réduit au silence, lui ôte son pouvoir, et nous rapproche de Dieu. Et tout à coup, l’horizon s’éclaircit, la lumière jaillit

Gardons pour la journée ce que nous disait Jean Paul II ‘N’ayez pas peur ! Ouvrez toutes grandes les portes au Christ’.



« Dieu avec nous aujourd’hui »
« Lorsque les temps sont troubles, que désinformation, médisance et calomnie sont le quotidien des uns et des autres, cette parole du Christ est d’une grande consolation : la vérité sera faite. La seule crainte à avoir est celle d’oublier ce regard que Dieu porte sur chacun de nous, un regard qui s’intéresse au moindre détail de notre existence, d’oublier celui-ci au point de se livrer à celui qui a le pouvoir de nous envoyer dans la géhenne : le péché. Saint Jean Paul II fit tomber un mur par cette invitation à choisir la vérité. Que ce choix soit le nôtre aujourd’hui. »

Jeudi de la 28ème semaine du temps ordinaire

« En amour et en vérité »
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11, 47-54
En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront. Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération. Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. »          Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ; ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.
© AELF
 
Méditation
Aujourd’hui, Jésus est très triste et très en colère à cause du cœur endurci des pharisiens et des docteurs de la loi. En refusant obstinément de se convertir, ils vont vers leur malheur. Jésus les accuse d’être les meurtriers des prophètes que Dieu leur envoie. De tout cela, ils auront à rendre compte. En plus, ils ont fermé à clé l’entrée du Royaume en s’appropriant l’interprétation de la loi et en la déformant.
 
Il nous faut lire cet Évangile comme un appel à une vraie conversion. La vie chrétienne ne se limite pas au respect d’une morale ou de pratiques religieuses. Ce qui est premier c’est d’accueillir le Christ mort et ressuscité et de nous laisser guider par lui. Trop souvent, nous oublions que ses paroles sont celles de la Vie éternelle
 
 
Prière
* Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle
   Changez de vie, croyez que Dieu vous aime !
 
1 – Je ne viens pas pour condamner le monde :
Je viens pour que le monde soit sauvé.
 
2 – Je ne viens pas pour les bien-portants ni pour les justes :
je viens pour les malades, les pécheurs.
 
3 – Je ne viens pas pour juger les personnes :
je viens pour leur donner la vie de Dieu
 
4 – Je suis le Bon Pasteur, dit Jésus,
je cherche la brebis égarée.
 
5 – Je suis la Porte, dit Jésus :
Qui entrera par Moi sera sauvé.
 
6 – Qui croit en moi a la vie éternelle,
Croyez en mes paroles, et vous vivrez !

Mercredi de la 28ème semaine du temps ordinaire

 

Quel malheur !

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11, 42_46 En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Ceci, il fallait l’observer, sans abandonner cela. Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Quel malheur pour vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. » Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant ainsi, c’est nous aussi que tu insultes. » Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt. » AELF

Méditation

 Jésus est très en colère contre les docteurs de la loi et les pharisiens. Lui qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus ne supporte pas de les voir courir à leur perte et d’y entrainer les autres. Alors, il fait tout pour les ramener à l’essentiel.
 
Ce que Jésus leur reproche c’est d’avoir détourné la Parole de Dieu. Ils y ont ajouté de nombreux préceptes qui n’étaient pas prévus. C’est ainsi qu’elle est devenue inaccessible pour le peuple. Ce n’est plus une parole libératrice. Donner la dîme c’est bien, mais s’il n’y a pas la justice et l’amour, nous passons à côté de l’essentiel.
 
La colère de Jésus vise à réveiller la conscience des pharisiens et la nôtre. Nous sommes tous appelés à sortir de notre suffisance et de notre orgueil. Ce que Dieu attend de nous, c’est que nous retrouvions le chemin de la justice et de l’amour.

Mardi de la 28ème semaine du temps ordinaire

 Les lois qui attachent ou qui libèrent 

 
Évangile de Jésus Christ selon Saint Luc 11,37-41
Comme Jésus parlait, un pharisien l’invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu’il n’avait pas d’abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit :  » Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. » (AELF)
 
Méditation
Se laver les mains avant le repas était un geste rituel très important pour les pharisiens. Pour être considéré comme vraiment pur, il fallait faire ce geste. Or voilà que Jésus et ses disciples le rejettent. Le pharisien qui a invité Jésus est choqué par cette attitude désinvolte.
 
La suite de l’Évangile nous dit pourquoi Jésus a refusé ce geste : pour être pur devant Dieu, il ne suffit pas de bien se laver les mains ; il faut surtout avoir une conscience pure. Ce qui souille l’homme, ce n’est pas la poussière extérieure mais « la cupidité et la méchanceté. Ce que veut le  Seigneur, c’est la pureté intérieure.
 
Cette pureté intérieure, nous l’obtenons dans l’amour pour les autres. Notre cœur devient pur par l’amour  fraternel, par l’aumône.

« Changez vos cœurs, croyez à la bonne nouvelle.
Changez de vie, croyez que Dieu vous aime » .

Lundi de la 28ème semaine du temps ordinaire

Le signe de Jonas
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1, 29-32
En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.
© AELF
 
 
Méditation
« Cette génération est une génération mauvaise : elle réclame un signe… » Jésus s’adresse à des gens qui font preuve de mauvaise foi. Il s’adresse aussi à notre génération : elle ne réclame plus de signe ; elle en est bien incapable car elle s’est installée dans l’indifférence et l’athéisme.
 
« Il ne lui sera donné que le signe de Jonas… » Ce dernier est allé à contre cœur à Ninive pour annoncer la destruction de cette ville. Les gens se sont convertis parce qu’ils ont eu peur de cette menace. Nous aussi, nous sommes appelés à nous convertir. Ce n’est plus la peur qui nous y pousse mais l’amour. Dieu nous appelle à lui car il veut nous combler de son amour.
 
La bonne nouvelle du jour : « Il y a ici bien plus que Salomon… bien plus que Jonas… » Il y a Jésus, le Fils de Dieu. Il est la vraie Sagesse de Dieu, une sagesse infiniment plus grande que celle de Salomon. Il a été envoyé par le Père, non plus pour annoncer la destruction mais le salut. « Il est celui qui a donné Dieu aux hommes et les hommes à Dieu » (Saint Jean-Paul II)
 
Cette semaine d’octobre est consacrée à la mission. Nous sommes tous appelés et envoyés pour être les témoins et les messagers du Christ Sauveur. Et c’est en vue de cette mission qu’il nous envoie son Esprit Saint.
 
« L’Esprit de Dieu repose sur moi,
L’Esprit de Dieu m’a consacré,
L’Esprit de Dieu m’a envoyé proclamer la paix, la joie. »
 

28ème dimanche du temps ordinaire

Dieu Sauveur de tous les hommes

Textes pour célébrer
Monition d’entrée
Chers amis, dans chaque eucharistie, nous venons rendre grâces. Nous souhaitons bénir le Seigneur qui se donne, guérit et donne la vie. Nous nous tournons vers Celui qui est écoute et bienveillance avec tous les souffrants de la terre, avec tous ceux aussi qui sont en recherche d’un sens à donner à leur traversée terrestre. Dieu guérit, bien mieux, Il sauve et permet à celui qui s’ouvre à lui de partir, instruit et accompagné de sa Parole

Première lecture.
Lecture du deuxième livre des Rois (5, 14-17)
Même l’étranger, le fidèle d’une autre religion, peut donner une leçon de foi. Tel est le sens de cet épisode de l’histoire du prophète Élisée. Naaman, parce qu’il croit, est guéri deux fois : sa chair est purifiée de la lèpre et son cœur est converti au vrai Dieu. Double miracle de la foi

Deuxième lecture.
Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée (2, 8-13)
Paul, prisonnier à cause de l’Évangile, sait qu’après avoir été uni aux souffrances du Christ, il partagera sa résurrection, le cœur même de l’Évangile. Paul le rappelle à son disciple Timothée : le chrétien aussi, à travers des heures de souffrances et de don de soi, rejoindra le Christ glorifié.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (17, 11-19)

Pistes pour ,l’homélie
Textes bibliques : Lire
Les textes bibliques de ce dimanche nous annoncent une bonne nouvelle de la plus haute importance : pour Dieu, il n’y a pas de frontière, pas d’exclus. C’est ce message que nous trouvons dans 2ème livre des Rois (1ère lecture) : il nous rapporte l’histoire de Naaman, un étranger, ennemi d’Israël. On sait que tout avait mal commencé. Mais une fois guéri de sa lèpre, Naaman manifeste sa reconnaissance. Il va à la rencontre du prophète. Nous avons entendu sa belle profession de foi et sa volonté de s’associer au culte véritable. Ce récit de l’Ancien Testament nous annonce que le salut de Dieu est offert à tous les hommes, même à ceux qui sont loin de lui. C’est de cette bonne nouvelle que nous avons à témoigner tout au long de notre vie.

C’est pour ce témoignage que l’apôtre Paul a souffert jusqu’à être enchaîné. Mais on n’enchaîne pas la Parole de Dieu. Rien ne peut l’arrêter. Par-delà sa condition de prisonnier, il pense d’abord au salut de tous les hommes. C’est en Jésus mort et ressuscité que nous sommes sauvés. Bien sûr, il nous arrive à tous de nous éloigner de lui, mais lui-même reste fidèle “car il ne peut se renier lui-même”. Une fois de plus, l’apôtre appelle à la confiance et à la foi. Là où le péché a abondé, l’amour a surabondé.

L’Évangile nous donne précisément un témoignage de cet amour surabondant qui est en Jésus : Il nous montre ces dix lépreux qui viennent à sa rencontre. Ces pauvres hommes sont des exclus de la société. Ils doivent se tenir à l’écart. A l’occasion du passage de Jésus, ils viennent implorer leur guérison. La suite, nous la connaissons : tous les dix sont guéris ; mais un seul revient à Jésus. Il estime plus important de remercier que d’aller tout de suite rencontrer le prêtre.

Saint Luc précise que cet homme était un samaritain, un exclu de la communauté juive. Il ne pouvait donc pas aller rencontrer le prêtre. Alors, il revient à Jésus qui l’accueille. Cet événement nous rappelle que le Christ n’est pas venu que pour les gens de son peuple. La mission commence auprès d’eux, mais elle doit se poursuivre dans le monde entier. Elle est universelle. Comme Naaman, le Samaritain revient en glorifiant Dieu. Lui, l’étranger a été le seul à faire cette démarche.

En lisant cet Évangile, nous sommes renvoyés à nous-mêmes : comment nous comportons nous envers Dieu ? Est-ce que nous pensons à le remercier et à lui rendre grâce pour tous ses bienfaits ? Nous sommes souvent comme des aveugles : nous sommes tellement habitués aux bienfaits de Dieu que nous les remarquons à peine.

Et pourtant, ces dons de Dieu sont nombreux : pensons à la vie qui nous est conservée, la foi qui nous est donnée, la Parole de Dieu qui nous éclaire. Pour tous ces dons, nous devrions dire un merci joyeux et spontané. Nous disciples du Christ, nous devrions être des spécialistes de l’action de grâce.

Et surtout, nous rendons grâce à Dieu pour le salut en Jésus Christ qui offert à tous, même à ceux et celles qui se sentent exclus. Nous pensons à tous les lépreux de tous les temps, les personnes qu’on dit anormales, les marginaux, ceux qui dérangent notre vie bien tranquille. La bonne nouvelle de l’Évangile est pour tous. Elle s’adresse aux pauvres, aux prisonniers, ceux et celles qui sont tombés bien bas. Le monde les méprise, mais ils ont la première place dans le cœur de Dieu. Tout l’Évangile nous dit que Jésus est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Et il compte sur nous pour le leur dire.

Chaque dimanche, nous célébrons l’Eucharistie qui nous purifie. Elle rassemble en un seul peuple des hommes, des femmes et des enfants très différents. Elle nous rend ouverts à ceux qui voudraient y entrer. Chaque année, nous accueillons au catéchisme des enfants qui demandent le baptême. Des adultes font aussi cette démarche. Nous rendons grâce pour ce don de Dieu offert à tous ; et nous le supplions : “Ramène à toi tous tes enfants dispersés…” Donne-nous de ne pas faire obstacle à ta volonté de sauver tous les hommes mais d’y adhérer par toute notre vie.

Télécharger : 28ème dimanche du temps ordinaire

Sources : Revue Feu Nouveau – “Pour célébrer l’Eucharistie” (Feder et Gorius) – lectures bibliques des dimanches année C (Albert Vanoye ) – Paroles pour la route Homélies dominicales année C Jean-Yves Garneau)

Prière universelle.
Introduction
Dieu notre Père, tu es le Dieu de toutes les mer veilles. Entends notre prière qui monte vers toi.

Intentions
Seigneur, montre un chemin de vie à ceux qui souffrent de la solitude, à ceux qui n’espèrent plus et qui doutent, à ceux qui vivent une séparation ou un deuil… Nous t’en prions.

Seigneur, revêts d’enthousiasme et de tendresse ceux qui soignent les malades, ceux qui accompagnent les mourants, ceux qui, un peu partout, raniment la flamme de l’espérance… Nous t’en prions.

Seigneur, nous t’en prions, tu guéris et tu sauves. Aide-nous à vivre dans l’action de grâce, à être engagés et généreux dans nos communautés et dans le monde pour faire fleurir le bonheur d’aimer, de donner et de se donner… Nous t’en prions.

Seigneur, tu es venu chez les tiens pour les inviter à aller au-delà de la loi et des prescriptions rigoureuses. Apprends-nous à ne pas peser et calculer ce qu’il faut faire et donner pour être en règle, mais laisse-nous nous emporter dans l’élan de ton amour… Nous t’en prions

Conclusion
En tes mains, Père, nous déposons toutes les faims des hommes. De tes mains, Père, nous attendons la paix et le réconfort. À toi, notre merci pour les siècles des siècles. Amen !

Samedi de la 27ème semaine du temps ordinaire

  » Heureuse la mère qui t’a porté… »

 Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11, 27-28
En ce temps-là,
    comme Jésus était en train de parler,
une femme éleva la voix au milieu de la foule
pour lui dire :
« Heureuse la mère qui t’a porté en elle,
et dont les seins t’ont nourri ! »
    Alors Jésus lui déclara :
« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la gardent ! »
(AELF)


Méditation
« Heureuse ta mère ! » Oui, bien sûr, Marie est la mère de Jésus selon la chair. Mais elle est bien plus que cela. Elle est la première de ceux qui qui ont cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. Elle est la première de ceux qui écoutent la Parole et qui la gardent. Par l’accueil de sa Parole, elle est la première des disciples du Christ.

Par sa maternité, elle a consenti à la venue du Fils dans le monde. Par son oui, la Parole (le Verbe) a été faite chair. Par sa présence auprès de Jésus sur la croix, elle a pris place dans l’assemblée des croyants, l’Église. Elle est devenue notre Mère.

« Heureux ceux qui… » Dieu ne pense qu’à notre bonheur. Il nous le souhaite et nous l’apporte. Ce bonheur c’est celui des pauvres, des doux, des affligés, des artisans de paix, des persécutés pour la justice. C’est le bonheur de ceux qui laissent Dieu entrer dans leur vie et qui se laissent guider par lui. Marie est là pour nous redire comme aux noces de Cana : « Faites tout ce qu’il vous dira. »
 
 

« Regarde l’Étoile
Invoque Marie.
Si tu la suis,
Tu ne crains rien.
Regarde l’Étoile
Invoque Marie.
Elle te conduit
Sur le chemin »


 
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