Dimanche des Rameaux et de la Passion 2026 (Année A)

Avec Jésus, passons de la mort à la vie

Homélie
Textes bibliques : Lire
La liturgie de cette Semaine Sainte nous invite à relire et surtout revivre le récit de la Passion de Jésus. Cette année, nous le faisons dans l’Évangile de saint Matthieu le jour des Rameaux et celui de saint Jean le Vendredi Saint.

Le prophète Isaïe et saint Paul nous présentent Jésus comme le “serviteur” qui se laisse instruire. Lui, qui est la Parole de Dieu faite chair, a accepté de se taire. Il n’a pas résisté aux cris de ses ennemis. Lui, le Fils de Dieu, ne s’est pas dérobé aux outrages qui lui étaient destinés comme à un esclave.

L’humiliation de la Passion l’a rendu plus proche de tous les malheureux qui n’en peuvent plus. Nous pensons à tous ceux et celles qui sont réduits à la misère, ceux et celles qui sont abandonnés à leur triste sort. Et bien sûr, nous n’oublions pas les très nombreux chrétiens qui témoignent de leur foi jusqu’au martyre. Sur la croix, les bras étendus de Jésus rassemblent tous les humiliés de la terre.

Les premiers chrétiens ont reconnu en Jésus un martyr, un témoin de l’amour de Dieu plus fort que la mort. Défiguré par la violence des hommes, il est déjà transfiguré par le Père ; il est élevé dans la gloire. Désormais toute langue pourra proclamer : “Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.”

Nous allons vivre ensemble cette semaine sainte. Nous suivrons Jésus sur le chemin du Calvaire. Sa mort, le vendredi saint, n’est pas un point final. Elle est un « passage » de ce monde vers le Père. C’est ainsi que Jésus est venu nous ouvrir un chemin qui permet à toute l’humanité d’entrer dans la gloire du Père. Les uns avec les autres nous chanterons et nous proclamerons : « Souviens-toi de Jésus Christ ressuscité d’entre les morts. Il est notre salut, notre gloire éternelle. »


Prière universelle
Introduction
Jésus Christ n’est pas venu pour condamner, mais pour sauver. Avec confiance, tournons-nous vers lui.

Intentions
Le Christ n’a pas cherché à préserver sa réputation devant les hommes, mais s’est abaissé jusqu’à être traité comme un malfaiteur. Pour que tous ceux qui exercent une responsabilité aient à cœur de rechercher ce qui est juste devant Dieu. Prions le Seigneur.

Jésus a souffert tout ce que des millions d’hommes et de femmes souffrent encore aujourd’hui : rejet, trahison, injustice, insulte, moquerie, indifférence, abandon. Pour que personne ne désespère de l’existence d’un Dieu sauveur qui a compassion de tous. Prions le Seigneur.

Jésus s’est laissé arrêter, juger et crucifier sans condamner personne. Pour que cessent la haine et le ressentiment dans les cœurs, parce qu’il n’y a pas de véritable paix sans pardon. Prions le Seigneur.

Pour les catéchumènes qui seront baptisés pendant la nuit de Pâques. Qu’ils trouvent en Jésus un modèle à imiter et une force à recevoir, pour témoigner au monde que Dieu est Amour et pardon. Prions le Seigneur.

Conclusion
Vers toi nous levons les yeux, Christ suspendu au bois de la croix. Dans ta Passion, tu récapitules la longue somme des souffrances de l’humanité : celles des pauvres, des victimes de l’injustice et de l’oppression, des malades et des désespérés. Sur ton visage se reflète la plainte de tous les justes persécutés, mais aussi la miséricorde du Père envers tous les pécheurs. Vers toi nous levons les yeux, Christ ressuscité qui t’élèves de la croix et entraînes dans la résurrection tous ceux qui s’en remettent à toi. Gloire à toi pour les siècles.

Samedi de la 5ème semaine du Carême 2026

Suite à la guérison de Lazare
 
 

Évangile de Jean 11, 45-57
En ce temps-là, 
quand Lazare fut sorti du tombeau,
beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
crurent en lui.
Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens
pour leur raconter ce qu’il avait fait.
Les grands prêtres et les pharisiens
réunirent donc le Conseil suprême ;
ils disaient :
« Qu’allons-nous faire ?
Cet homme accomplit un grand nombre de signes.
Si nous le laissons faire,
tout le monde va croire en lui,
et les Romains viendront détruire notre Lieu saint
et notre nation. »
Alors, l’un d’entre eux, Caïphe,
qui était grand prêtre cette année-là,
leur dit :
« Vous n’y comprenez rien
vous ne voyez pas quel est votre intérêt :
il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple,
et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »
Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ;
mais, étant grand prêtre cette année-là,
il prophétisa
que Jésus allait mourir pour la nation ;
et ce n’était pas seulement pour la nation,
c’était afin de rassembler dans l’unité
les enfants de Dieu dispersés.
À partir de ce jour-là,
ils décidèrent de le tuer.
C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement
parmi les Juifs ;
il partit pour la région proche du désert,
dans la ville d’Éphraïm
où il séjourna avec ses disciples.
Or, la Pâque juive était proche,
et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem
pour se purifier avant la Pâque.
Ils cherchaient Jésus
et, dans le Temple, ils se disaient entre eux :
« Qu’en pensez-vous ?
Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »
Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres :
quiconque saurait où il était devait le dénoncer,
pour qu’on puisse l’arrêter. (AELF)

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Méditation
Les grands prêtres et les pharisiens ont décidé d’arrêter Jésus pour mettre un terme à sa prédication. Il vient de ressusciter Lazare. Tout le peuple vient voir le ressuscité et acclamer celui qui fait un tel miracle. Alors, les grands prêtres craignent que la foule suive Jésus. Ce serait une perte de pouvoir pour eux. Et surtout cela déclencherait une émeute. La répression serait terrible. Cela irait jusqu’à la destruction du temple de Jérusalem.
 
C’est là que l’Évangile nous rapporte cette parole prophétique de Caïphe : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour tout le peuple… » Il ne croyait pas si bien dire. Il prophétise que la mort de Jésus serait une mort pour le salut de tous, pas seulement pour la nation juive, mais pour la multitude de tous les pays et de tous les temps. Par cette mort du Christ, tous peuvent être sauvés et ressuscités.
 
Au moment d’entrer dans cette semaine sainte, nous accueillons cette bonne nouvelle que nous n’aurions jamais imaginée. Le Christ a livré son Corps et versé son Sang pour nous et pour le monde entier. Demandons-lui que notre réponse soit de plus en plus à la mesure de son amour infini.

Vendredi de la 5ème semaine du Carême 2026

Dieu nous a aimés jusqu’à nous donner son Fils. 

 
 Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10, 31-42
En ce temps-là,
         de nouveau, des Juifs prirent des pierres
pour lapider Jésus.
          Celui-ci reprit la parole :
« J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes
qui viennent du Père.
Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »
          Ils lui répondirent :
« Ce n’est pas pour une œuvre bonne
que nous voulons te lapider,
mais c’est pour un blasphème :
tu n’es qu’un homme,
et tu te fais Dieu. »
          Jésus leur répliqua :
« N’est-il pas écrit dans votre Loi :
J’ai dit : Vous êtes des dieux ?
                   Elle les appelle donc des dieux,
ceux à qui la parole de Dieu s’adressait,
et l’Écriture ne peut pas être abolie.
                  Or, celui que le Père a consacré
et envoyé dans le monde,
vous lui dites : “Tu blasphèmes”,
parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.
                   Si je ne fais pas les œuvres de mon Père,
continuez à ne pas me croire.
                   Mais si je les fais,
même si vous ne me croyez pas,
croyez les œuvres.
Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus,
que le Père est en moi,
et moi dans le Père. »
          Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter,
mais il échappa à leurs mains.
 
          Il repartit de l’autre côté du Jourdain,
à l’endroit où, au début, Jean baptisait ;
et il y demeura.
          Beaucoup vinrent à lui en déclarant :
« Jean n’a pas accompli de signe ;
mais tout ce que Jean a dit de celui-ci
était vrai. »
          Et là, beaucoup crurent en lui. (AELF)
 
Méditation
« Jésus allait et venait dans le Temple. Une fois encore, les juifs ramassèrent des pierres pour le lapider. »
 
La Passion du Christ a commencé bien avant le Vendredi Saint. Il a vécu ses dernières semaines entouré d’ennemis impitoyables. La souffrance morale, il connaît. Tout au long de ses derniers jours, il est entouré de gens qui le harcèlent et qui déforment ses intentions profondes.
 
Tant d’êtres humains connaissent cette situation douloureuse. Jésus a voulu être l’un des nôtres jusque dans nos souffrances et notre mort. Mais rien ne peut l’ébranler car, nous dit-il, « le Père est en moi et je suis dans le Père. » Même dans l’angoisse et l’épouvante, il peut s’appuyer sur le Père. Il se sent aimé de lui, en communion profonde avec lui.
 
 Tout cela, ses adversaires ne l’acceptent pas. Il parle de Dieu comme son Père, se faisant ainsi son égal. Ce sera précisément la cause de sa mort. Les juges l’accuseront de blasphème et le condamneront. Il sera crucifié entre deux malfaiteurs.
 
Mais Jésus va jusqu’au bout de son enseignement sans chercher à l’atténuer. En lui, c’est Dieu qui s’est incarné, qui a voulu vivre notre condition humaine. « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu. »
 
Voilà cette Bonne Nouvelle qui transforme dans notre vie si nous voulons bien l’accueillir. C’est un cadeau que Dieu nous fait sans mérite de notre part. C’est aussi pour chacun de nous une responsabilité, un appel sans cesse renouvelé à  la sainteté : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

jeudi de la 5ème semaine du Carême 2026

Vouloir vivre avec Jésus 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8, 51-59
En ce temps-là,
Jésus disait aux Juifs :
                   « Amen, amen, je vous le dis :
si quelqu’un garde ma parole,
jamais il ne verra la mort. »
          Les Juifs lui dirent :
« Maintenant nous savons bien que tu as un démon.
Abraham est mort, les prophètes aussi,
et toi, tu dis :
“Si quelqu’un garde ma parole,
il ne connaîtra jamais la mort.”
                   Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ?
Il est mort, et les prophètes aussi sont morts.
Pour qui te prends-tu ? »
          Jésus répondit :
« Si je me glorifie moi-même,
ma gloire n’est rien ;
c’est mon Père qui me glorifie,
lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,
                  alors que vous ne le connaissez pas.
Moi, je le connais
et, si je dis que je ne le connais pas,
je serai comme vous, un menteur.
Mais je le connais,
et sa parole, je la garde.
                   Abraham votre père a exulté,
sachant qu’il verrait mon Jour.
Il l’a vu, et il s’est réjoui. »
          Les Juifs lui dirent alors :
« Toi qui n’as pas encore cinquante ans,
tu as vu Abraham ! »
          Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
avant qu’Abraham fût,
moi, JE SUIS. »
          Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter.
Mais Jésus, en se cachant,
sortit du Temple.
 
 
Méditation
Les adversaires de Jésus se font de plus en plus agressifs. Ils vont jusqu’à vouloir lui jeter des pierres pour le tuer. Mais il arrive à esquiver les coups et à sortir de la cohue. Son heure n’est pas encore tout à fait arrivée.
 
« Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. » C’est pour cette parole qu’ils lui en veulent. Il vient de leur annoncer la Bonne Nouvelle la plus importante, la victoire de la Vie sur la mort.
 
Lui qui va vers la mort annonce qu’on triomphera de la mort. Mais ils ne veulent pas le croire. Et pourtant cette Bonne Nouvelle vient tout changer : « Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. »
 
Cette mort, Jésus l’a vue. Il y est passé. Ce fut une mort violente et affreuse. Mais tout l’évangile nous dit qu’il a voulu être avec nous dans nos souffrances et notre mort pour que nous soyons avec lui dans sa résurrection. L’humanité n’est pas destinée au trou noir mais à la vie en plénitude.
 
Ce que Jésus apporte au monde, c’est le roc, le fondement solide qui est en Dieu. Lui seul peut libérer l’homme de sa fatalité extrême. Nous sommes tous appelés à vivre avec Dieu, connaître Dieu et aimer.
 
Dans quelques jours, nous serons invités à suivre Jésus jusqu’à la croix. Le centurion romain a reconnu en lui le Fils de Dieu. Puissions-nous, à notre tour, reconnaître en Jésus crucifié le Fils de Dieu venu nous sauver.

Fête de l’Annonciation 2026

L’annonce faite à Marie

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. (AELF)

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Méditation
Ce récit de l’Annonciation, nous le connaissons bien. C’est l’instant divin qui bouleversa l’humanité : L’ange Gabriel se rendit chez Marie pour lui annoncer qu’elle avait été choisie pour être la mère de son Fils. Marie répond librement : « Je suis la servante de Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole. »

Nous aussi nous sommes tous choisis par Dieu pour incarner sa bonté, sa tendresse, sa justice. Il a besoin de nos mains pour continuer les siennes. Il a besoin de nos lèvres pour prononcer ses paroles. L’Esprit Saint nous inspire. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la question qu’il nous pose, il nous invite à lui dire « oui ». A l’instant où nous disons oui, l’amour surgit comme un ras de marée emportant tout sur son passage. C’est une aventure magnifique qui commence. Il n’y a pas de plus grand honneur que d’être les serviteurs de l’amour.

Acceptions-nous la venue du Christ en nous et dans notre vie ? De notre oui dépendra notre futur éternel et la subite transformation de notre esprit et notre quotidien. Porter Dieu en soi et l’offrir au monde a pour conséquence une joie que nul ne peut nous ôter.

Comme la Vierge Marie, Quel que soit notre âge et notre état de santé, Dieu nous confie une mission. Il a besoin de nous et de notre accord. Ne craignons pas : Cette mission est tournée vers le bonheur, le nôtre et celui des hommes. Vivre sous le regard de Dieu c’est savoir que l’on avance avec Jésus et Marie sur un chemin grandiose. Ce chemin nous conduit là où ils sont déjà, dans le ciel de bonheur et de gloire. C’est là qu’ils nous attendent…

Le Carême est là pour nous apprendre à dire le « oui » de Marie ; il est celui de notre baptême. Et en même temps, nous devons continuellement nous l’approprier, le développer, le faire pénétrer dans tous les recoins de notre existence. Marie a accompagné Jésus jusqu’au bout de son chemin terrestre. Soyons sûrs qu’elle nous portera jusqu’au bout de notre effort.

Prière de St Bernard
MARIE
Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton cœur.
En suivant Marie, on ne dévie pas, on ne désespère pas ;
Si elle te protège, tu ne craindras pas ;
Si elle te guide, tu ne connaîtras pas la fatigue.
Si elle est avec toi, tu es sûr d’arriver au but.
Et quand les vents de la tempête se lèvent, regarde l’Étoile qui s’appelle MARIE.

Mardi de la 5ème semaine du carême 2026

 Connaître Dieu ; Jésus nous le révèle
 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean12, 32.34
En ce temps-là,
Jésus disait aux Pharisiens :
« Je m’en vais ;
vous me chercherez,
et vous mourrez dans votre péché.
Là où moi je vais,
vous ne pouvez pas aller. »
Les Juifs disaient :
« Veut-il donc se donner la mort,
puisqu’il dit :
“Là où moi je vais,
vous ne pouvez pas aller” ? »
Il leur répondit :
« Vous, vous êtes d’en bas ;
moi, je suis d’en haut.
Vous, vous êtes de ce monde ;
moi, je ne suis pas de ce monde.
C’est pourquoi je vous ai dit
que vous mourrez dans vos péchés.
En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS,
vous mourrez dans vos péchés. »
Alors, ils lui demandaient :
« Toi, qui es-tu ? »
Jésus leur répondit :
« Je n’ai pas cessé de vous le dire.
À votre sujet, j’ai beaucoup à dire
et à juger.
D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité,
et ce que j’ai entendu de lui,
je le dis pour le monde. »
Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.
Jésus leur déclara :
« Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme,
alors vous comprendrez que moi, JE SUIS,
et que je ne fais rien de moi-même ;
ce que je dis là,
je le dis comme le Père me l’a enseigné.
Celui qui m’a envoyé est avec moi ;
il ne m’a pas laissé seul,
parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »
Sur ces paroles de Jésus,
beaucoup crurent en lui. (AELF)

Méditation
« Là où je vais, vous ne pouvez venir ». Apparemment, cette parole de Jésus est en contradiction avec le reste des évangiles si nous le retirons de son contexte. En d’autres termes, cela signifie que nous ne pouvons pas suivre le Christ si nous restons enfoncés dans notre péché. Rejeter le Christ c’est rejeter Dieu, c’est se couper de lui.

Comme l’a fait Moïse pour son peuple, le Christ parle ici au nom de Dieu. A l’époque où il était le pasteur d’Israël, Moïse avait entendu les mots suivants : « JE SUIS m’a envoyé vers vous ; Yahvé, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, m’a envoyé vers vous. » (Exode 3, 14-15)
 
Le nom de Dieu suffisait aux Hébreux pour avoir confiance en Moïse, pour fuir l’esclavage et se mettre en route vers la Terre Promise. C’est grâce à ce Nom que la Pâque (le passage) a pu s’accomplir. Le peuple n’a manqué ni de la manne, ni de l’eau. Il a même eu les cailles pour nourriture et le serpent d’airain pour le sauver de la mort.
 
Jésus évoque ce nom qui est son nom. Il rappelle tout le chemin parcouru de l’esclavage à la liberté. Chacun doit entreprendre ce passage qui mène de la mort à la Vie. A l’approche de la Semaine Sainte, nous sommes invités à mettre vraiment toute notre foi en Jésus et à nous imprégner de ses paroles et de son amour. Nous pourrons le suivre dans sa Passion, sa mort sur la croix et sa résurrection.
 
« Seigneur, donne-nous de savoir te reconnaître sur la Croix comme le Fils bien-aimé du Père. Donne-nous la grâce de ne pas avoir peur de nous engager à ta suite sur le chemin de ta passion. Dans toutes nos croix, donne-nous la même confiance que toi envers ton Père pour nous abandonner entre ses mains. Que notre péché qui nous conduit à la mort soit cloué à la croix et que notre être intérieur soit élevé en toi auprès du Père, Source de toute vie ! »

Lundi de la 5ème semaine du Carême 2026

Dieu libérateur 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8, 1-11
En ce temps-là,
    Jésus s’en alla au mont des Oliviers.
            Dès l’aurore, il retourna au Temple.
Comme tout le peuple venait à lui,
il s’assit et se mit à enseigner.
    Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme
qu’on avait surprise en situation d’adultère.
Ils la mettent au milieu,
    et disent à Jésus :
« Maître, cette femme
a été surprise en flagrant délit d’adultère.
    Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné
de lapider ces femmes-là.
Et toi, que dis-tu ? »
    Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve,
afin de pouvoir l’accuser.
Mais Jésus s’était baissé
et, du doigt, il écrivait sur la terre.
    Comme on persistait à l’interroger,
il se redressa et leur dit :
« Celui d’entre vous qui est sans péché,
qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
    Il se baissa de nouveau
et il écrivait sur la terre.
    Eux, après avoir entendu cela,
s’en allaient un par un,
en commençant par les plus âgés.
Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
    Il se redressa et lui demanda :
« Femme, où sont-ils donc ?
Personne ne t’a condamnée ? »
    Elle répondit :
« Personne, Seigneur. »
Et Jésus lui dit :
« Moi non plus, je ne te condamne pas.
Va, et désormais ne pèche plus. » (AELF)
 
 
Méditation
Voilà qu’on amène à Jésus une femme coupable d’adultère. Ses accusateurs sont des scribes et des pharisiens, des experts de la loi de Moïse, des personnes reconnues pour leur ferveur religieuse. D’après la loi de Moïse, cette femme doit être lapidée. Mais s’ils se tournent vers lui, c’est pour le piéger. S’il refuse de la condamner, il est en contradiction avec la loi de Moïse ; et s’il la condamne, il est en contradiction avec la miséricorde qu’il prêche.
 
Mais Jésus  les renvoie à eux-mêmes : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Pendant que Jésus a la délicatesse de baisser les yeux, chacun examine sa conscience et… se retire. Il reste un homme sans péché, Jésus ; lui seul aurait eu le droit de condamner, mais il ne le fait pas : « Moi non plus, je ne te condamne pas, va et désormais ne pèche plus. »
 
En lisant cet Évangile, nous pensons à tous les scandales, petits ou grands. Certains sont connus seulement de l’entourage familier. D’autres sont répandus par la Presse, la télé et Internet. Alors les langues vont bon train. Bien sûr, on ne lapide plus les pécheurs et les pècheresses. Mais on ricane, on dénonce celui qui a fauté ; on l’enfonce dans sa mauvaise réputation. On ne lui laisse aucune chance de s’en sortir.
 
C’est alors qu’il nous faut revenir à cette parole du Christ : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » Devant Dieu, nous sommes tous des pauvres pécheurs. Avant de faire la leçon aux autres, nous sommes invités à enlever la poutre qui est dans notre œil. Cette poutre c’est l’orgueil, c’est le mépris à l’égard de celui qui a fauté. En agissant ainsi, nous allons contre le Christ qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. C’est par amour pour eux et pour le monde entier qu’il est mort sur une croix.
 
Comprenons bien, le péché est un mal que nous devons combattre de toutes nos forces. Mais le pécheur c’est quelqu’un qu’il faut guérir et sauver. La vie chrétienne est un combat de tous les jours contre les forces du mal. Mais pour ce combat, nous ne sommes pas seuls. Jésus est avec nous pour nous montrer le chemin. Marie est là aussi ; comme aux noces de Cana, elle nous redit : « Faites tout ce qu’il vous dira… » Puisez à la Source de Celui qui est l’Amour… Soyez les témoins et les messagers de sa miséricorde dans le monde d’aujourd’hui. Si nous voulons que ce carême soit vraiment libérateur, il n’y a qu’un seul commandement : aimer comme Jésus aime.
 
 

5ème dimanche du Carême A (2026)

« Lazare, viens dehors ! »

Mot d’accueil
Bienvenue à vous, frères et sœurs. Le Dieu de vie nous rassemble pour nous faire vivre de son Esprit. À l’approche des fêtes pascales, il révèle déjà tout son amour en son Fils. Réjouissons-nous, ouvrons nos cœurs à sa parole.

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture Ez 37,12-14 : Alors que tout semble annoncer la disparition du peuple de Dieu, Ézéchiel vient relever son espérance…

Psaume Ps 129,1-8 : Auprès du Seigneur est la grâce, la pleine délivrance.

2ème lecture Rm 8,8-11 : L’accueil de l’Esprit, c’est la vie assurée…

Acclamation : Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Tu es la Résurrection, tu es la Vie,Seigneur Jésus ! Celui qui croit en toi ne mourra jamais. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.

Évangile Jn 11,1-45 : La mort n’est pas la fin de tout.

Homélie
Textes bibliques : Lire
Nous approchons de la fin du Carême.  Les textes bibliques de ce dimanche nous laissent entrevoir la joie de Pâques, la victoire de la vie sur la mort. Nous sommes invités à participer à cette victoire en nous engageant au service de la paix et de la vie. Comme chaque année, le CCFD nous appelle à lutter contre les souffrances et les inégalités qui marquent notre monde. Nous le voyons bien, les pauvres sont de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux. L’actualité internationale est dominée par la violence, les conflits, la détresse de ceux qui fuient leur terre à la recherche d’un lieu de paix. Il est important d’être attentifs aux cris d’ici et de là-bas. Le CCFD-Terre Solidaire nous invite cette année à nous laisser toucher par les cris du monde et à les transformer en espérance partagée.

Pour ce combat, c’est vers le Seigneur que nous nous tournons. Les textes bibliques de ce dimanche voudraient nous y aider. Nous avons tout d’abord la première lecture qui nous ramène au quatrième siècle avant Jésus Christ. Le peuple d’Israël se trouve en grande détresse car il est déporté en terre d’exil. Mais le prophète Ézéchiel intervient pour raviver l’espérance des exilés. Dieu ouvrira le tombeau dans lequel ce peuple s’est englouti. Il le ramènera vers la terre d’Israël. Ce sera la victoire de la vie sur la mort. À travers ce texte biblique, nous avons déjà une approche de l’idée de résurrection.

Il y a un mot qui revient souvent dans l’Ancien Testament et dans l’Évangile : c’est le verbe « sortir ». Nous découvrons un Dieu qui fait « sortir » son peuple d’Égypte ; il lui annonce qu’il le fera sortir de ses tombeaux : « Je mettrai en vous mon Esprit et vous vivrez. » L’Évangile nous parle également d’un Dieu qui « sort ». Nous connaissons tous la parabole du semeur qui est sorti pour semer. Et nous n’oublions pas le maître qui sort pour embaucher jusqu’à la 11ème heure. Aujourd’hui, le CCFD nous invite à sortir de notre indifférence et de notre passivité. Comme au temps de Moïse, le Seigneur voit la misère de son peuple et il nous envoie pour le libérer de tout ce qui le détruit.

Dans la lettre aux Romains, l’apôtre Paul nous parle de l’Esprit qui nous fait sortir de l’emprise de la chair. Dans son langage, il s’agit des faiblesses de la condition humaine et du péché. Nous sommes appelés à vivre sous l’emprise de l’Esprit. À travers ce message, il nous revoie à la vie divine qui est semée en nous. Elle est le gage de notre résurrection. C’est la vie qui l’emporte sur la mort. Nous devenons de jour en jour plus attentifs, plus solidaires et généreux. Grâce à l’Esprit Saint, nous apprenons à ouvrir nos yeux, nos mains et notre cœur.

L’Évangile de ce dimanche nous fait assister à la sortie de Lazare de son tombeau. À travers ce geste extraordinaire, Jésus exprime pleinement son pouvoir sur la mort. Les disciples savent que cette montée vers Jérusalem est une marche vers la mort. Malgré leur incrédulité, il veut leur faire comprendre que cette route s’achèvera par la victoire de la vie.

De cet Évangile, nous devons surtout retenir la déclaration solennelle de Jésus : « Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ». Puis nous avons la réponse de Marthe : « Oui, Seigneur, je crois. » En lisant cet Évangile, nous prenons conscience d’une réalité importante : ce n’est pas seulement Lazare qu’il faut sortir de son tombeau ; c’est l’humanité tout entière qu’il faut délivrer de la mort. Nous sommes tous appelés à sortir de notre égoïsme, notre indifférence, notre péché. Comme pour Lazare, le Seigneur nous dit à tous : « Viens dehors ! »

Un simple retour à la vie ne fait que reculer l’échéance. Le Christ veut nous faire émerger à une autre vie. Il nous appelle à une vie nouvelle. Ce sera le triomphe de la vie sur la mort. C’est une vie qui ne passera pas. Mais avant toute chose, il nous faut entendre l’appel du Christ qui veut nous faire sortir de notre tombeau. Avec lui, c’est l’événement merveilleux de la victoire de la vie sur la mort. Nous sommes invités à vivre ce carême comme un passage vers une vie plus juste, plus solidaire, plus ouverte à Dieu et aux autres. Avec le Christ, nous pouvons toujours triompher de nos peurs et retrouver le courage et l’espérance de repartir en avant. C’est chaque jour qu’il nous faut ressusciter avec lui.

Aujourd’hui, le même Christ compte sur nous pour participer à cette œuvre de libération. Beaucoup de nos frères et sœurs sont un peu comme s’ils étaient enfermés dans des tombeaux. Nous pensons à tous ceux qui sont opprimés, sans travail, affamés ou malades. Nous croyons que le Seigneur peut ouvrir ces tombeaux-là. Mais nous savons aussi que sa parole et son action passent par nos engagements.

Le CCFD Terre solidaire nous lance un appel à transformer la clameur du monde en espérance. Il n’est pas acceptable que des hommes, des femmes et des enfants restent enfermés dans leur précarité. Le Christ nous apprend à écouter et à nous laisser toucher par leur souffrance. Il nous invite à ouvrir notre cœur, nos yeux, nos oreilles et nos mains. Les bandelettes qui entourent Lazare sont le symbole de notre égoïsme, de notre froideur et de notre indifférence. C’est de cela que Jésus veut nous libérer.

En appelant Lazare à venir dehors, Jésus s’adresse aussi à tous les hommes. Il les appelle tous par leur nom. Avec lui, la mort ne peut avoir le dernier mot. Elle est devenue un passage, une porte vers l’éternité. En ce jour, nous faisons nôtre la profession de foi de Marthe: « Je crois, Seigneur ; tu es le Fils de Dieu qui vient sauver le monde. »

Sources : Revue Feu Nouveau, Cahier de Prions en Église, Homélies de l’année liturgique À (Simon Faivre) – Documents du CCFD


Prière universelle
Introduction
« J’espère le Seigneur de toute mon âme », dit le psalmiste. Avec lui, nous mettons notre espérance en l’amour du Seigneur, nous lui confions tous nos frères.

Pistes pour les intentions
Le Carême est le temps du partage. Pour les bénévoles du CCFD-Terre solidaire et toutes les personnes témoignant de la charité du Christ, nous te prions, Seigneur de la vie.

Le chemin du Carême nous conduit à la vie. Pour les dirigeants politiques, les responsables d’associations, les parents et les éducateurs, nous te prions, Dieu d’amour.

Le Carême est le temps de l’humilité de l’homme désirant la miséricorde. Pour les enfants, les jeunes, les adultes préparant une étape importante de leur vie chrétienne, pour les catéchumènes en particulier, nous te prions, Dieu de tendresse.

Le Carême est le temps qui renouvelle notre foi. Pour les non-croyants, pour les déçus de l’Église, et pour que les baptisés osent dire leur joie de croire, nous te prions, Dieu de lumière.

Conclusion
Seigneur notre Dieu, viens au secours de ton peuple qui espère en ta miséricorde. Conduis-le aux sources de la vie. Par le Christ, notre Seigneur. – Amen

 

Samedi de la 4ème semaine du Carême 2026

 Prendre position
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (7, 40-53) En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! » D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? » C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui. Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui. Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? » Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! » Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ? Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ? Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! » Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit : « Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? » Ils lui répondirent : « Serais- tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! » Puis ils s’en allèrent chacun chez soi. (AELF)

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Méditation
Dans cet évangile, saint Jean nous montre les divergences d’opinions au sujet de Jésus. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Bien avant, le vieillard Siméon l’avait annoncé : « Il sera un signe de contradiction (Luc 2. 34). De fait, les notables et les sages restent enfermés dans leurs certitudes et leur suffisance. Et ils ne se gênent pas pour insulter ceux qui suivent Jésus.   

Par contre, pour les cœurs simples et accueillants, l’admiration provoquée par les paroles et les gestes de Jésus est déjà le point de départ d’une foi naissante. Et même parmi les notables, nous avons Nicodème qui ne s’enferme pas dans ses préjugés.    Cet éventail de réactions, nous l’avons toujours dans notre monde d’aujourd’hui. Il y a ceux qui suivent Jésus, ceux qui sont indifférents et ceux qui le rejettent. Et nous-mêmes, nous pouvons avoir des prises de position très contrastées vis-à-vis de lui.     
 
Nous chrétiens, nous sommes en marche vers Pâques. Le Carême est un moment favorable pour nous convertir au Christ. Tout cela doit nous renforcer dans cette décision de choisir pour lui et de lui donner la première place dans notre vie. Il veut être notre chemin, notre vérité et notre vie. Il attend de notre part une réponse libre et aimante.

Vendredi de la 4ème semaine du Carême 2026

Envoyé en mission…

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (7, 2-10, 14, 25-30)

En ce temps-là,
Jésus parcourait la Galilée :
il ne voulait pas parcourir la Judée
car les Juifs cherchaient à le tuer.
La fête juive des Tentes était proche.
Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem
pour la fête,
il y monta lui aussi, 
non pas ostensiblement, mais en secret.

On était déjà au milieu de la semaine de la fête
quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait.
Quelques habitants de Jérusalem disaient alors :
« N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ?
Le voilà qui parle ouvertement,
et personne ne lui dit rien !
Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu
que c’est lui le Christ ?
Mais lui, nous savons d’où il est.
Or, le Christ, quand il viendra,
personne ne saura d’où il est. »
Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria :
« Vous me connaissez ?
Et vous savez d’où je suis ?
Je ne suis pas venu de moi-même :
mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé,
lui que vous ne connaissez pas.
Moi, je le connais
parce que je viens d’auprès de lui,
et c’est lui qui m’a envoyé. »

On cherchait à l’arrêter,
mais personne ne mit la main sur lui
parce que son heure n’était pas encore venue.
(AELF)


 Méditation
Un envoyé ! Sa raison d’être est de transmettre, par exemple au nom d’un chef d’État, comme ambassadeur, un document, un message destiné à d’autres. 

Dans l’Évangile de ce jour, comme souvent, nous voyons Jésus donner un enseignement. Il est dans le Temple de Jérusalem où l’on s’interroge à son sujet. Qui est-il vraiment ? Il est connu comme un habitant de Nazareth mais aussi par ses paroles et ses actes comme un prophète opérant guérisons et miracles. Mais on sait bien d’où il est. Et voilà qu’il se présente comme un « envoyé » de quelqu’un que ses auditeurs ne connaissent pas. Venant d’auprès de lui il le connaît bien  … puisqu’il l’a envoyé !

En s’exprimant ainsi c’est de Dieu bien évidemment qu’il se dit « envoyé » … celui qu’il appellera son Père jusqu’à dire : « le Père et moi nous sommes un », et même, à Philippe, l’un de ses apôtres : « Qui m’a vu, a vu le Père », affirmant ainsi sa divinité. Sa Bonne Nouvelle il veut la voir transmise au monde entier, à tous les hommes, de toutes races, de toutes couleurs, de toutes nations, de toutes catégories. Dans cette intention il a fait naître l’Église, avec ses apôtres, ses disciples, chargés eux aussi de transmettre le message divin. 

Une condition essentielle cependant pour une bonne transmission : vivre à la façon du Christ, en aimant de tout son cœur, et Dieu et tous ses frères humains. L’envoyé se doit d’être un témoin d’amour. Si cette tâche est plus fortement celle des évêques, des prêtres, des diacres, des religieux et religieuses, nous savons qu’à l’heure actuelle l’Église compte de plus en plus sur tous les baptisés  pour travailler avec le Christ à sauver une humanité divisée, en recherche de libération de tout mal et de tout péché.

Puissions-nous en être, chacun de nous, avec des talents variés, différents, mais toujours porteurs d’amour. Il y en a tant besoin ! Ce temps de Carême doit nous conduire à prier, à œuvrer, courageusement, pour qu’il en soit ainsi.