Mercredi de la 1ère semaine de l’Avent

Jésus guérit les infirmes et multiplie les pains
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,29-37.
En ce temps-là, Jésus partit de là et arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit. De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit. Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël. Jésus appela ses disciples et leur dit : « Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin. » Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour rassasier une telle foule ? » Jésus leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. » Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grâce, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules. Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines. (c) AELF
 
Méditation
L’Avent c’est l’avènement, c’est Jésus qui vient. Aujourd’hui, il arrive près du lac de Galilée. Cette venue du Christ vient tout bouleverser : la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ; les boiteux, les aveugles, les estropiés, les muets sont guéris ; les affamés sont rassasiés. Le Christ ne se contente pas de parler, il agit, il vient guérir et sauver ceux qui étaient perdus.
 
Pour accomplir sa mission, le Christ a besoin de la participation des hommes. Il a besoin de gens qui lui amènent tous ceux et celles qui sont en situation de souffrance. Il a besoin qu’on lui apporte les sept pains et les quelques petits poissons. Avec le peu que nous pouvons faire, il accomplit des merveilles ; il nous comble bien au-delà de toutes nos espérances.
 
Le même Jésus voit notre monde d’aujourd’hui. Il est saisi de compassion par la situation de tous ceux qui sont enfermés dans leur aveuglement, ceux qui sont incapables d’aller vers les autres, ceux qui ne peuvent entendre le cri de la souffrance. Il voit tous ceux et celles qui ont faim de pain mais aussi de reconnaissance et d’amour. Il ne demande qu’à les guérir et les combler de la surabondance de son amour.
 
Mais pour répondre à leurs besoins, il a besoin du peu que nous pouvons donner. Il compte sur nous. Avec le peu que nous lui apporterons, il peut les combler au-delà de toutes leurs espérances.
O Seigneur, comment reconnaître Les bienfaits dont tu m’as comblé ? Chaque jour je célébrerai tes grandeurs, Alléluia !

Mardi de la 1ère semaine de l’Avent

Jésus exulta de joie
 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10, 21-24.
À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. » © AELF
 
Méditation
« Jésus exulte de joie sous l’action de l’Esprit Saint ». Cela s’est passé devant les disciples qui viennent de lui faire part de leur enthousiasme au retour d’une mission apostolique. L’Évangile de ce jour nous montre Jésus heureux et rayonnant. Il rend grâce au Père pour toutes ces merveilles.
 
« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Ne nous trompons pas sur le sens de cette parole. La bonne nouvelle n’a été cachée à personne ; elle a été proclamée dans toute la Galilée. Jésus y a fait beaucoup de miracles. Il n’a jamais cessé d’inviter les uns et les autres à se convertir ; mais voilà : « il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. » A plusieurs reprises, Jésus s’est trouvé affronté à la dureté de cœur de ses auditeurs. Ils n’ont pas su répondre à son attente. 
 
Les sages et les savants que Jésus dénonce, ce sont ceux qui s’accrochent à leurs raisonnements humains. Ils pensent avoir raison contre tout le monde, y compris contre le pape et les évêques. Ils sont imbus de leurs connaissances et de leurs certitudes. De ce fait, ils deviennent incapables d’accueillir une vérité qui vient d’ailleurs. Pour accueillir cette bonne nouvelle, il nous faut avoir un cœur de pauvres, entièrement ouvert à Dieu. Jésus se révèle aux tout petits pour leur dire qu’ils sont les plus grands de ce monde. Nous ne pouvons qu’exulter de joie face à un Dieu pareil. Il remet toute chose à sa juste place. Ce qui a de la valeur à ses yeux, ce n’est pas l’argent ni les richesses de ce monde mais l’amour de tous les jours pour tous ceux et celles qui nous entourent.
 
« Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez… » Quel rapport avec l’Avent ? La réponse est dans ce mot « Avent » (avènement). Les prophètes et les rois de l’Ancien Testament n’ont pas eu cette chance. Avec l’avènement de Jésus, tout est changé. La bonne nouvelle est annoncée aux petits, aux pauvres, aux exclus, à ceux qui ont un cœur d’enfant . C’est un monde nouveau qui naît. Alors oui, nous pouvons nous unir à l’action de grâce de Jésus.

Lundi de la 1ère semaine de l’Avent

La foi d’un païen 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8, 5-11.
En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux. » © AELF
 
 
Méditation
L’Avent, c’est l’avènement, c’est Jésus qui vient. C’est aussi nous qui venons à lui avec le poids de nos misères. C’est ce qui se passe pour le centurion de Capharnaüm. Ce dernier supplie Jésus de guérir son serviteur atteint de paralysie et couché à la maison. Ce centurion est un chef de l’armée de l’occupation des Romains ; il est étranger à la foi d’Israël.
 
Mais les étrangers qui n’ont pas encore découvert la foi sont parfois meilleurs que nous. C’est le cas de ce centurion : loin de mépriser son serviteur, il l’aime et il fait une démarche pour lui. Il va même plus loin dans sa démarche : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. »
 
Nous sommes loin de la prière orgueilleuse de ceux qui cherchent à être vus. Le centurion nous apprend à nous faire tout petits. Cette foi du païen sera partagée par beaucoup d’autres : « Beaucoup viendront de l’Orient et de l’Occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume. »
 
Pour Jésus, il n’y a pas de privilège de race ou de culture. Tous les peuples de partout sont invités et sont en marche. « Comme le centurion, nous sommes invités à prendre place au festin du Royaume : une invitation qui mérite d’être prise au sérieux ! »

Le temps de l’Avent

En ce dimanche, nous entrons dans le temps de l’Avent. L’Avent, c’est l’avènement, c’est la venue de Jésus dans notre humanité. Nous pensons tous à sa naissance que nous fêterons la nuit de Noël. Tous l’Évangile nous dit qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

Et ce qui est extraordinaire, c’est qu’il est avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde. L’Avent, c’est donc Jésus qui vient aujourd’hui et chaque jour ; il ne demande qu’à nous rejoindre au cœur de nos vies.

L’Évangile de ce dimanche nous parle de son grand retour à la fin des temps. Ce temps de l’Avent nous oriente donc vers l’avenir. La vraie priorité, c’est de nous préparer chaque jour à cette grande rencontre avec le Seigneur par une vie généreuse et fidèle.

Chaque année, à Noël, nous avons l’habitude d’offrir des cadeaux. Ce que le Seigneur attend de nous, c’est une vie remplie d’amour pour Dieu et pour tous nos frères. Le Seigneur vient, mais rien ne sera possible si nous ne l’accueillons pas.

Retrouvons le vrai Noël

A quelques semaines de Noël, nos villes et nos bourgs commencent à prendre un air de fête. Les rues et les magasins sont illuminés. Dans nos maisons, on se prépare activement à faire la fête. Les publicités nous annoncent un Noël de rêve.

Mais quand on y regarde de plus près, on voit bien que ces festivités ne seront pas possibles pour tous. En raison de la crise, de nombreuses familles sont en grande difficulté.  Le secours catholique et de nombreux organismes ne cessent de nous parler de la situation dramatique de nombreux jeunes et moins jeunes. Faute d’argent à cause du chômage, beaucoup fêteront Noël maigrement.

Mais si nous regardons de près l’évangile de saint Luc, nous découvrons que le premier Noël fut un Noël d’austérité. Marie et Joseph sont loin de chez eux. Jésus naîtra pauvre dans un abri de fortune et dans un pays soumis à l’occupation étrangère. Ses premiers visiteurs ont été des pauvres.

C’est ainsi que Dieu nous rejoint dans nos situations de détresse. Il se fait petit enfant pour être « Emmanuel », Dieu avec nous. Avec lui, c’est la bonne nouvelle qui est annoncée à tous ceux et celles qui n’en peuvent plus de souffrir de l’exclusion et de la solitude.

Bien sûr, ce Sauveur ne vient pas pour résoudre tous nos problèmes matériels. Il a bien mieux à faire que de jouer au magicien. Avec la puissance de l’Esprit, il vient nous annoncer une bonne nouvelle. Pour l’accueillir vraiment, il nous faut avoir un cœur de pauvre, entièrement ouvert au don de Dieu

Vivre Noël, ce n’est pas d’abord faire la fête ; c’est accueillir le Sauveur qui vient faire naître en nous une grande espérance. Ce temps de l’Avent nous est donné pour nous mettre en route vers Celui qui ne cesse de venir à nous.

1er dimanche de l’Avent (A)

Nous attendons ta venue, Seigneur Jésus

Accueil
Bienvenue à vous tous.
En ce dimanche commence la marche vers Noël,
en quatre étapes représentées
par les bougies de la couronne d’avent.
Déjà la première est allumée.
De même, que la lumière de Dieu
gagne de plus en plus de terrain dans nos vies,
par l’attention à sa Parole.
Pour cela, bénissons Dieu, qui nous visite.

Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus,
dissipe nos doutes et nos inquiétudes
par l’éclat de ton Esprit Saint,
prends pitié de nous.

Ô Christ, purifie nos cœurs et nos mentalités
par le feu de ton Esprit Saint,
prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, ranime nos bonnes volontés
par le souffle de ton Esprit Saint,
prends pitié de nous.

1ère lecture – Isaïe 2, 1-5
Isaïe, qui nous donne tous les textes des premières lectures de l’Avent cette année A, nous invite à monter et à emprunter les chemins du Seigneur. Tout cela pour goûter à la paix.

Psaume 121

2ème lecture – Romains 13, 11-14
Là encore, une invitation, mais celle-ci de la part de Paul : « nous revêtir du Seigneur Jésus Christ ».

Évangile – Matthieu 24, 37-44

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
En ce premier dimanche de l’Avent, nous commençons notre route vers Noël. Tout le monde en parle déjà en famille, en ville et surtout dans les magasins. On prévoit chaque année des grandes réjouissances en famille ou entre amis, des réveillons, des cadeaux. Le problème c’est que beaucoup oublient celui qui est à l’origine de cette fête. C’est un peu comme si on fêtait un anniversaire en oubliant complètement celui qui est le premier concerné. On pense à tout sauf à lui.

Les lectures bibliques de ce jour et celles que nous entendrons au long de ce temps de l’Avent voudraient nous aider à remettre cette fête “à l’endroit”. Noël c’est d’abord Jésus qui est venu dans notre humanité, qui continue à venir et qui reviendra. Avec les textes de ce dimanche, nous sommes précisément renvoyés à l’avenir : Jésus reviendra. Nous attendons sa venue et nous nous y préparons activement tout au long de notre vie.

C’est ce message que nous adresse le prophète Isaïe dans la première lecture. Ce récit a été écrit à l’occasion de la fête des tentes. Au cours de cette fête, on se souvenait des cabanes du peuple Hébreu dans le Sinaï. Pendant huit jours, les pèlerins vivaient dans des cabanes, même en ville. A cette occasion, la ville de Jérusalem grouille de monde. Les gens sont venus de partout. En racontant ce qu’il voit, le prophète comprend que ce grand rassemblement en préfigure un autre, bien plus important. Le jour viendra où se pèlerinage rassemblera tous les peuples. Le temple sera le lieu du rassemblement de toutes les nations. Toute l’humanité aura enfin entendu la bonne nouvelle de l’amour de Dieu.

Cet appel est aussi pour nous : “Venez, montons à la montagne du Seigneur”. Dans la Bible, la montagne c’est le lieu de la présence de Dieu. Quand le prophète nous adresse cet appel, ce n’est pas pour faire de l’escalade. Il nous invite tout simplement à prendre de la hauteur par rapport à nos soucis terre à terre. C’est avec lui et en lui que nous retrouvons la vraie joie. En ce temps de l’Avent, nous sommes invités à le remettre au centre de notre vie. Il est le seul vrai chemin qui nous conduit vers la Vie Éternelle.

C’est aussi cette bonne nouvelle que nous annonce saint Paul dans la 2ème lecture : “Le Salut est maintenant tout près de nous.” Le projet de Dieu avance irrésistiblement. Trop souvent, nous ne voyons que ce qui va mal. Saint Paul voudrait nous aider l’éclosion du Royaume dans ce monde. Le chrétien doit vivre et agir, tendu vers le “jour du Seigneur” qui pointe à l’horizon. Il est invité à rejeter “les activités des ténèbres”. Cela suppose une rupture avec ce qui se pratique autour de nous dans de nombreux domaines. Tout n’est pas compatible avec la foi au Christ.

L’application de cette consigne suppose une grande vigilance. C’est la recommandation que Jésus nous adresse dans l’évangile de ce jour : “Veillez !” Nous le savons bien, si au volant de notre voiture, nous ne restons pas éveillés, nous allons tout droit à l’accident. Nous, chrétiens, nous devons rester éveillés pour rester en vie, pour entrer dans la vie. Toute notre attention, toute notre pensée, toute notre vie et notre cœur doivent être entièrement tournés vers le Seigneur qui va venir.

Pour nous aider à comprendre cela, Jésus nous raconte l’histoire de Noé. Avant le déluge, les gens “mangeaient, buvaient, se mariaient”. Tout se passait comme toujours. On s’était installé dans la routine. Et c’est encore ce qui se passe trop souvent. Il est urgent d’en sortir. Jésus nous annonce que le meilleur est venir. Lui, qui nous a aimés du plus grand amour, continue à nous aimer. Il est réellement présent en chacun de nous et dans les autres. Il nous laisse chacun responsables de nos vies. Le temps de l’Avent nous invite à vivre cette attente. Non, ce n’est pas comme on attend le docteur dans une salle d’attente. Il s’agit d’être attentifs, actifs et bien éveillés pour ne pas manquer ce rendez-vous définitif.

Cette attitude de veille se vit d’abord dans la prière : C’est ce que Jésus nous dit au jardin des Oliviers, juste avant sa Passion : “Veillez et priez”. Nous pouvons nous unir à la prière des monastères, à celle des personnes malades et à celle de toute l’Église. C’est dans la prière que nous essayons de veiller. Ce contact régulier avec le Seigneur nous permet d’être plus attentifs aux “réalités d’en haut”.

Ces trois lectures nous orientent donc vers l’avenir. Car il y a un avenir pour l’homme et Dieu en fait partie. Il est cet avenir. Bien loin de nous arracher à la joyeuse préparation de Noël, il nous rappelle le sérieux de notre vie quotidienne. La vraie priorité, c’est de nous préparer tous les jours à la grande rencontre du Seigneur, par une vie généreuse et fidèle, remplie de confiance et d’amour.

En ce jour, nous te prions, Seigneur : ‘Fortifie nos pas quand la route traverse déserts et marécages. Dans l’effort de la montée, donne-nous de pressentir l’allégresse des sommets”. Amen.

Sources : Revue Feu Nouveau, Missel communautaire (Père André Rebré), L’Intelligence des Écritures (Marie-Noëlle Thabut), dossiers personnels

Prière universelle
Invitation
Nous vivons à nouveau les jours de Noé, menacés de sombrer dans l’insouciance et la recherche des satisfactions immédiates et égoïstes. Jésus et saint Paul nous ont avertis ; ils nous demandent de veiller, en priant. Répondons à cet appel et adressons à Dieu nos supplications.

Pistes pour les intentions
1- Prions pour l’Église, appelée à recevoir en son sein toutes les nations. Que ses pasteurs et tous ses membres aient le souci de rayonner la lumière et la paix de Dieu.

2- Prions pour les prophètes du Peuple de Dieu qui ont reçu mission de garder leurs frères éveillés. Qu’ils se laissent pétrir par la Parole qu’ils annoncent.

3- Prions pour les organisations qui travaillent à la paix et à l’unité des peuples. Que l’Esprit Saint les accompagne afin que le Royaume de Dieu s’établisse aussi à travers ces entreprises humaines.

4- Prions pour ceux qui refusent l’avènement du Fils de l’Homme, ou qui sont endormis par le matérialisme. Que des témoins passent près d’eux afin qu’ils ne périssent pas comme aux jours de Noé.

5- Prions pour nous-mêmes, au moment d’accueillir la venue du Christ ressuscité en cette Eucharistie. Que nos cœurs soient éveillés, revêtus pour le combat de la lumière.

Conclusion
Béni sois-tu, Dieu, pour tes appels à la vigilance.
Que ton Esprit nous maintienne debout, dans l’attitude de la résurrection.
Gloire à toi pour les siècles

Télécharger :  1er dimanche de l’Avent

 

Samedi de la 34ème semaine du temps ordinaire

« Veillez et priez… »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,34-36.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.
Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. » ©AELF
 
Commentaire
Nous voici parvenus au dernier jour de l’année liturgique. Jésus nous annonce que la venue du Fils de l’homme surgira à l’improviste. Nous sommes invités à nous y préparer en libérant notre cœur de tout ce qui l’alourdit et nous détourne de Dieu. L’image du filet nous fait comprendre que personne n’échappera à cette grande rencontre.
 
« Restez éveillés et priez en tout temps » nous dit Jésus. Il ne nous demande pas d’être des insomniaques ni de passer des nuits blanches en luttant contre le sommeil. Nous avons le droit de dormir et même de prendre des somnifères si nous en avons besoin. La nuit dont parle Jésus c’est celle de la désespérance, c’est celle d’un monde qui part à la dérive. C’est quand l’indifférence, l’égoïsme et la violence l’emportent sur l’amour.
 
C’est dans cette nuit que Jésus nous demande de veiller. Il ne veut pas que nous nous laissions emporter par tous ces tourbillons. Notre horizon c’est celui de Pâques, c’est celui de la victoire du Christ sur la mort et le péché. Ce retour du Seigneur, nous le préparons comme une grande fête. Nous sommes comme des serviteurs qui attendent leur maître en pleine nuit. Il nous faut absolument être prêt à l’accueillir.
 
Au moment de passer d’une année liturgique à l’autre, nous entrons dans ce temps de veille qu’il attend de nous. La prière, l’accueil de la Parole de Dieu et l’Eucharistie sont là pour nous y aider. Nous savons que nous sommes en marche à la suite de Celui qui est la Lumière du monde. C’est là, au cœur de notre vie de tous les jours, que nous voulons l’accueillir.
 

Temps de prière

Vendredi de la 34ème semaine du temps ordinaire

Le Royaume de Dieu est proche
 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,29-33.
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole :
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.
Regardez-les : dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche.
Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. © AELF
 
 
Commentaire
Jésus vient d’annoncer la « fin de Jérusalem » et symboliquement la « fin du monde ». Ce sera le présage de sa venue définitive. Il ne faut pas voir dans ces événements une catastrophe mais l’annonce d’un monde nouveau. C’est pour cette raison que Jésus recommande à ses apôtres de ne pas céder à la panique.
 
C’est important pour l’Église d’aujourd’hui. Elle s’en va toute courbée sous le poids des épreuves et des persécutions. Jésus lui recommande de « se redresser » et de « relever la tête ». Ce qui, aux yeux du monde apparaît comme une catastrophe devient aux yeux des croyants comme le début du Salut.
 
La comparaison du figuier et des autres arbres est très parlante : au cours des hivers les plus rudes, on les croit morts. Mais en y regardant de plus près, on voit des bourgeons qui apparaissent. Plus tard, ils donneront du fruit. À travers cette image, le Christ voudrait nous inviter à être attentifs aux signes qui annoncent le Royaume de Dieu.
 
Cet Évangile a été écrit plusieurs années après la résurrection de Jésus. Les chrétiens sont persécutés et mis à mort. Le message qui leur est adressé est clair : « Ne craignez pas, tenez bon, Dieu ne peut pas échouer, Ses paroles ne passeront pas.
 
Dieu parmi les hommes, Dieu sur nos chemins, Proche est ton royaume, Viens ! Viens !
 
 
 

Jeudi de la 34ème semaine du temps ordinaire

La venue du Christ 
 
Évangile de Jésus  Christ selon saint Luc 21, 20-28
 Jésus parlait à ses disciples de sa venue: « Lorsque vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, sachez alors que sa dévastation est toute proche. Alors, ceux qui seront en Judée, qu’ils s’enfuient dans la montagne; ceux qui seront à l’intérieur de la ville, qu’ils s’en éloignent; ceux qui seront à la campagne, qu’ils ne rentrent pas en ville, car ce seront des jours où Dieu fera justice pour accomplir toute l’Écriture. Malheureuses les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura une grande misère dans le pays, une grande colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés en captivité chez toutes les nations païennes; Jérusalem sera piétinée par les païens, jusqu’à ce que le temps des païens soit achevé. «Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête. Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire. «Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche.» © AELF
 
Méditation
Dans l’évangile, Saint Luc nous dit que « Jésus parlait à ses disciples de sa venue ». Il ne s’agit pas pour lui de revenir comme avant. C’est en ressuscité qu’il va venir et qu’il continue à venir. Par sa mort et sa résurrection, il nous ouvre le monde divin  il nous offre la vie divine. Il va venir pour nous faire entrer dans le Royaume de Dieu.
 
Aujourd’hui, il nous invite à « lever la tête ». Il ne nous demande pas de surveiller l’horizon. Le plus important c’est que nous restions sur nos gardes pour ne pas être surpris. Le jour du Fils de l’Homme s’abattra « soudain comme un filet ». Si nous voulons aller à la rencontre du Seigneur, des précautions s’imposent : la vigilance et la prière. Si nous suivons cette consigne, nous ne serons pas trouvés distraits ou endormis. Le croyant doit aussi être un « espérant ». Il doit témoigner aux yeux de tous que la venue du Seigneur ne peut être qu’une bonne nouvelle. Elle seule est capable de nous renouveler radicalement.
 
En nous rassemblant à l’église, nous choisissons de nous retrouver loin de l’agitation commerciale qui se manifeste à l’approche de Noël. Nous le voyons bien : les publicités nous proposent chaque jour « un Noël de rêve ». À quelques jours de l’Avent, la Parole de Dieu nous interpelle : « Ne laissez pas vos cœurs s’appesantir dans la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie ». L’Évangile nous appelle à vivre chaque jour de manière généreuse dans l’amour. Cela ne sera possible que si nous sommes unis au cœur de Jésus, lui qui est rempli d’un amour universel. C’est ainsi que Noël nous fera entrer dans une grande joie.
 
Sur ce chemin de l’Avent, le Seigneur sera là. Il ne demande qu’à se faire notre compagnon de route et notre nourriture. Il est Celui qui nous annonce notre délivrance. C’est pour cette raison qu’il nous recommande de rester éveillés et de prier. Chaque matin est une retrouvaille de Jésus Christ et de son Évangile. On reprend la résolution d’être attentifs à Dieu, à notre tâche et aux personnes que nous allons rencontrer. Et surtout, ne lâchons jamais la prière. Grâce à elle, à la fin de notre vie et à la fin des temps, nous serons jugés dignes de paraître debout devant le Fils de l’homme.
 
Oui, Seigneur, fais-nous connaître ce bonheur de tenir debout en ta présence, l’espérance chevillée au cœur et à l’esprit. Amen
 

Mercredi de la 34ème semaine du temps ordinaire

« Vous serez détestés de tous… »
 Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,12-19.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom.
Cela vous amènera à rendre témoignage.
Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.
C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer.
Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.
Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »
© AELF
 
 
Commentaire
Les paroles du Christ que nous lisons dans cet Évangile ont de quoi faire peur. Jésus  avertit les siens qu’ils seront détestés de tous. Mais si nous regardons les évangiles de plus près, nous voyons bien que lui-même a été détesté à cause de ses engagements.
 
Nous aussi, il nous arrive d’être critiqué à cause de notre foi et de l’amour que nous avons pour le Seigneur et pour les autres. L’Église est souvent tournée en dérision. Ceux qui se réclament du Christ seront victimes de persécutions. Depuis de nombreux mois, nous voyons bien qu’elles ont pris une ampleur effrayante, surtout dans les régions de culture islamique. Nous pensons aussi aux chrétiens de Chine, de Corée du Nord et de bien d’autres pays. Et même dans nos pays d’Europe, le fait d’être chrétien est de plus en plus souvent motif d’exclusion.   
 
Jésus nous annonce des temps difficiles. Nous aurons à lutter contre les forces du mal qui cherchent à nous détourner de lui. Le danger viendra également des « divertissements de ce monde » qui risquent d’en égarer beaucoup. Ce sont là des idoles qui viennent piéger notre attention et nous avaler tout entier. « Prenez garde ! » nous dit Jésus. La seule attitude qui convient, c’est celle du veilleur. Nous sommes appelés à être ceux qui guettent l’aube du jour du Seigneur.         
 
En ce jour, nous sommes venus vers le Seigneur. Nous voulons l’accueillir et lui donner la première place dans notre vie. C’est avec lui que nous pourrons travailler à la construction d’un monde plus humain. Oui, Seigneur, tu es là au cœur de nos vies. Pour toi, nous restons en éveil car « c’est un bonheur durable de servir constamment le créateur de tout bien ». Élargis nos cœurs aux dimensions du tien. Que par notre prière, nos paroles et notre solidarité, nous soyons de vrais témoins de l’espérance qui nous anime. Amen