Samedi de la 2ème semaine de l’Avent

Élie est déjà venu

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,10-13.
Descendant de la montagne, les disciples interrogèrent Jésus :
« Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d’abord ? »
Jésus leur répondit : « Élie va venir pour remettre toute chose à sa place.
Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et de même, le Fils de l’homme va souffrir par eux. »
Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le Baptiste.
© AELF

Méditation
« Voici que je vais envoyer Élie, le prophète, avant que vienne le jour du Seigneur, grand et redoutable. » Jésus ne nie pas cette mission d’Élie. Par le prophète Malachie, Dieu l’avait annoncée. Mais Jésus la considère comme accomplie par Jean Baptiste.

En son temps, Élie n’a pas été reconnu. Il a beaucoup souffert de la persécution. De même, Jean Baptiste a été emprisonné et exécuté. Quant à Jésus, il va être arrêté, condamné et mis à mort sur une croix.

En ce temps de Noël, nous célébrons celui qui continue à venir. Mais le constat est toujours le même : « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. » Aujourd’hui comme autrefois, les disciples du Christ sont affrontés au refus et aux persécutions. Mais le mal et la violence n’auront pas le dernier mot. C’est l’Amour qui triomphera.

Prions ensemble


 

Vendredi de la 2ème semaine de l’Avent

Des enfants boudeurs
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,16-19.
En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules :
« À qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d’autres en disant :
“Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.”
Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l’on dit : “C’est un possédé !”
Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et l’on dit : “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait. » © AELF
 
 
Méditation
Avec cet Évangile, nous sommes toujours dans le temps de l’Avent (venue). « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu ». Jésus voit cette « génération » capricieuse et instable qui ne sait pas ce qu’elle veut. Tous ces gens sont comme des gamins boudeurs qui n’ont pas voulu jouer au mariage ni aux funérailles. Malgré la flute et les chants de deuil, ils n’ont pas bougé. Cette génération leur ressemble.
 
Jean Baptiste a été envoyé par Dieu pour appeler son peuple à se convertir. Il vit dans le désert loin de toute fête. Et on dit : « C’est un fou… Il est possédé par un démon… Il ne peut pas être un signe de Dieu ».
 
Jésus a été envoyé par Dieu pour appeler à la conversion. Il rejoint les gens là où ils vivent, y compris dans leurs fêtes. Il fait bon accueil aux publicains et aux pécheurs. Alors on se dit qu’un tel comportement ne peut pas être un signe de Dieu.
 
Le même Jésus nous rejoint aujourd’hui, en particulier en ce temps de Noël. Il attend de nous que nous sortions de notre indifférence ou de nos préjugés. Il a une bonne nouvelle pour nous. Par ses paroles et par ses œuvres, il nous révèle tout l’amour de Dieu pour nous et pour le monde entier. Il est « Celui qui a donné les hommes à Dieu et Dieu aux hommes » (Jean Paul II)
 
Aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur
Mais écoutons la voix du Seigneur.

Jeudi de la 2ème semaine de l’Avent

Le plus grand dans le Royaume

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,11-15.

 En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules :
« Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ; et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui.
Depuis les jours de Jean le Baptiste jusqu’à présent, le royaume des Cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer.
Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont prophétisé jusqu’à Jean.
Et, si vous voulez bien comprendre, c’est lui, le prophète Élie qui doit venir.
Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! » © AELF

Méditation
Ce qui fait la grandeur de Jean Baptiste, c’est d’abord sa mission. Il se tient sur le seuil (à l’extérieur) du Royaume pour montrer le Messie qui l’inaugurera. Si le plus petit dans ce Royaume de Dieu est plus grand que Jean Baptiste, c’est parce qu’il est à l’intérieur. Le moindre chrétien, le moindre baptisé est plus grand que lui parce qu’il fait partie de la Nouvelle Alliance.

« Le Royaume des cieux souffre violence et les violents cherchent à s’en emparer. » Nous le voyons tous les jours : des résistances farouches s’opposent à ce que Dieu règne vraiment. Les puissances du mal sont très actives. Si nous voulons rester fidèles à notre foi, nous serons affrontés à un combat de tous les jours, un combat pour « aimer mieux », un combat pour « prier mieux », un combat pour « servir mieux et m’engager davantage ».

 
Que ma bouche chante ta louange
 

 

Mercredi de la 2ème semaine de l’Avent

« Venez à moi


 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » © AELF

Méditation
« Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous soulagerai. » (Mt 11, 28) L’Avent, c’est l’avènement, c’est Jésus qui vient pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Il voyait ces foules lasses et épuisées « comme des brebis sans berger ». Il les cherchait pour leur annoncer le Royaume de Dieu et pour en guérir beaucoup dans leur corps et leur esprit.

Et voilà qu’aujourd’hui, il les appelle à lui : « Venez à moi ! » Il leur promet le réconfort et le repos. L’Avent c’est Jésus qui vient ; C’est aussi nous qui sommes appelés à venir à lui. Cette invitation s’étend jusqu’à nos jours. Il veut atteindre tous ceux et celles qui sont opprimés par les conditions de vie précaires. Chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants sont victimes de la haine et de la violence des hommes. À cause de la guerre, beaucoup sont obligés de tout quitter pour aller sur une terre étrangère. Et comment ne pas penser aux victimes d’un système économique qui impose aux plus pauvres un fardeau insupportable ?

C’est à tous que le Seigneur s’adresse : « Venez à moi ! » Il promet ce que lui seul peut réaliser. Auprès de lui se trouve le repos. C’est bien mieux que tous les centres de remise en forme qui peuvent améliorer le bien-être physique. Le Christ peut rendre légers ces fardeaux qui alourdissent notre âme. Mais cela ne sera possible qu’à une condition : « Prenez sur vous mon joug. » Pour comprendre cette parole, il faut savoir ce qu’est un joug : C’est un outil qui permettait relier une paire de bœufs l’un à l’autre. Ensemble, ils arrivaient à tirer un attelage qui pouvait être très lourd. Pour un tout seul, ce n’était pas possible, mais à deux, ils étaient plus forts.

Si Jésus nous demande de prendre son joug, c’est pour nous faire comprendre qu’il veut porter avec nous ce fardeau qui nous accable, celui de la souffrance, de la maladie, de la solitude, la fatigue. Quand nous venons à Jésus, c’est lui qui nous accueille pour ranimer notre foi, notre espérance et notre amour. Lui seul a « les paroles de la Vie Éternelle ». Qu’il soit toujours avec nous et nous toujours avec lui pour en être les témoins fidèles après de tous ceux qu’il mettra sur notre route.

 

 

Mardi de la 2ème semaine de l’Avent

La brebis égarée
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,12-14.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. » © AELF


Méditation
L’Évangile nous montre la miséricorde de Dieu et sa joie de retrouver le pécheur qui revient à lui. Nous connaissons tous cette parabole de la brebis perdue. L’Évangile nous parle d’un homme qui a cent brebis et qui en perd une. Il laisse de côté les 99 pour aller à la recherche de celle qui est égarée. 

Tout au long de son ministère, Jésus s’est trouvé face à des scribes et des pharisiens qui lui ont reproché de faire bon accueil aux pécheurs. Eux-mêmes sont restés fidèles à la tradition jusque dans ses moindres détails. Mais Jésus leur reproche de confondre fidélité et raideur. C’est pour eux qu’il raconte cette parabole. Il voudrait leur faire comprendre qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Pour lui, ils sont tellement importants qu’il est allé jusqu’à donner sa vie pour eux sur une croix.

Aujourd’hui encore, ils sont nombreux ceux et celles qui se sont détournés de Dieu. Alors, il fait tout pour les retrouver. C’est pour cela que Jésus est venu dans le monde. Il veut à tout prix chercher et sauver ceux qui courent à leur perdition. Certains croient que leur situation est désespérée. Mais pour Dieu, cela n’est pas vrai. Il est toujours capable de venir les chercher très loin et très bas. Saint Paul nous le dit à sa manière : « Là où le péché a abondé, la grâce (la miséricorde) a surabondé ». Rien ni personne ne peut nous séparer de l’amour qui est en lui.

Le grand message de cet Évangile c’est la joie extraordinaire de Dieu quand un seul pécheur se convertit. Et il veut tous nous associer à cette joie. Avec lui, le passé est passé. Désormais c’est un nouveau départ qui commence. Chaque fois que nous allons nous confesser c’est un jour de fête. Le  véritable Dieu c’est celui qui fait la fête pour un seul pécheur qui revient à lui.

En ce jour, nous te prions Seigneur : apprends-nous à ne pas mépriser les pécheurs mais à les regarder comme tu les vois. Donne-nous d’être auprès d’eux des témoins de ta miséricorde pour tous. Amen
 

 

 
 

Solennité de l’Immaculée Conception

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

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Commentaire
Sur notre route de Noël, nous trouvons cette fête de Marie que nous appelons “l’Immaculée Conception”. En vertu d’une grâce exceptionnelle, Marie, Mère de Jésus n’a jamais connu le mal. “Elle est celle qui n’a jamais refusé à Dieu la plus petite preuve d’amour” (Mgr Thomas). La Constitution sur l’Église du Concile Vatican II nous dit que “depuis le premier instant de son existence, elle est enrichie des splendeurs d’une sainteté singulière.” Elle a été appelée “la toute sainte”. Le dogme de l’Immaculée Conception a été proclamé par Pie IX en 1854. Quatre ans plus tard, le petite Bernadette de Lourdes, qui ne connaissait rien au vocabulaire théologique, recevra une confirmation de cette révélation. Et elle arrivera chez le curé Peyremale avec cette parole : “Je suis l’Immaculée Conception”.

A l’occasion de cette fête d’aujourd’hui, la liturgie nous fait entendre l’Évangile de l’Annonciation. Ce récit, nous le connaissons bien. C’est l’instant divin qui a entièrement bouleversé l’humanité. L’ange Gabriel se rend chez Marie pour lui annoncer qu’elle a été choisie par Dieu pour être la mère de son Fils. L’ange attendait sa réponse. En effet, quand Dieu appelle, il respecte la liberté de chacun. Marie reste libre d’accepter ou de refuser. Elle cherche simplement à comprendre : “Comment cela va-t-il se faire ?” L’ange lui répond : “L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très haut te prendra sous son ombre.” Et Marie accepte en prononçant ces simples paroles : “Je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole.” La fête d’aujourd’hui nous donne l’occasion de réfléchir à ce rôle de la plus haute importance que Dieu a confié à Marie.

Aujourd’hui encore, le Seigneur continue à appeler des hommes, des femmes et même des enfants. Ce n’est plus par l’ange Gabriel qu’il intervient dans notre vie. Il nous rejoint dans les diverses circonstances par les personnes qu’il met sur notre route. Il peut aussi nous interpeler par une parole d’évangile ou par un événement particulier. Il peut même venir nous chercher très loin et très bas. Il nous invite à puiser à la Source de son amour pour le rayonner autour de nous. Nous sommes choisis par Dieu pour incarner sa bonté, sa tendresse et sa justice. Dans ce monde troublé, c’est plus que jamais nécessaire.

Le Seigneur a besoin de nos mains pour continuer les siennes. Il a besoin de nos lèvres pour prononcer ses paroles. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la question qu’il nous pose, il nous invite à lui dire oui. Et à l’instant où nous disons oui, c’est comme un ras de marée qui emporte tout sur son passage. C’est une grande aventure qui commence. Il n’y a pas de plus grand honneur pour les hommes que d’être les serviteurs de l’amour. Marie n’a pas suivi d’autre chemin. Elle a été la servante du Seigneur ; et aujourd’hui, elle nous dit: “Faites tout ce qu’il vous dira”.

En ce jour, la question nous est posée bien simplement : Accepterons-nous la venue du Christ en nous et dans notre vie. Porter Dieu en nous et l’offrir au monde, c’est quelque chose d’extraordinaire. Nous y trouvons une joie que personne ne peut nous enlever. Avec lui et avec Marie, nos visites deviennent des visitations. C’est à cela que nous sommes appelés quand nous nous rendons auprès d’une personne malade ou dans le besoin. Nous serons peut-être conduits sur des chemins que nous n’avions pas prévus. Mais nous savons que l’amour de Dieu ne nous décevra pas.

Comme Marie, Dieu nous appelle pour nous confier une mission, une responsabilité. Il compte sur nous dans notre paroisse, notre famille, nos lieux de vie et de travail pour être les témoins et les messagers de son amour. Si nous répondons non, nous restons dans la nuit. Si nous répondons oui, nous devenons porteurs de lumière. La réponse nous appartient et personne ne peut répondre à la place de l’autre. Le Seigneur a besoin de notre accord personnel. Ne craignons pas : cette mission est tournée vers le bonheur, le nôtre et celui des hommes. En ce temps d’espérance, nous demandons à Dieu de nous rendre accueillants à l’appel et à la venue de son Fils dans notre vie et notre monde.

Le Seigneur continue à vouloir chercher et sauver ceux qui sont perdus. C’est pour cela qu’il est venu dans notre monde. Nous qui avons instinctivement le goût du péché, nous regardons vers Marie qui a le goût de Dieu. Elle s’est laissé pénétrer par l’amour de Dieu qui l’a rendue immaculée. Qu’elle nous oriente vers l’adoration, la reconnaissance, le goût d’une vie entièrement donnée.

2ème dimanche de l’Avent A

Messagers du Seigneur

Isaïe continue de baliser la route,
avec Paul il nous dit : PERSÉVÉREZ encore,
le sommet est en vue et avec lui le Fils,
le rejeton attend, il nous vient de David.
Louis-Michel Renier.

Monition d’ouverture
Nous allumons déjà la deuxième bougie de la couronne de l’avent, elle représente la lampe qui éclaire notre chemin,
pour nous guider vers la rencontre du Christ. Elle est pour toute notre assemblée un signe de bienvenue.
Elle nous invite à déposer toutes les obscurités de la semaine
qui vient de s’achever et à accueillir pleinement la lumière
que nous apportera la Parole de Dieu. Unissons nos voix dans une prière commune, pour préparer le chemin du Seigneur.

Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus,
appelle-nous de tous les mauvais chemins
où nous étions égarés,
prends pitié de nous.

Ô Christ, relève-nous
de toutes nos chutes de la semaine écoulée,
prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, par le souffle de ton Esprit Saint
purifie nos esprits encombrés,
prends pitié de nous.

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture – Is 11, 1-10 :
Dans ce texte d’Isaïe nous pouvons ressentir l’énormité des exemples proposés comme pour nous dire que « rien n’est impossible à Dieu ».

Psaume 71

2ème lecture – Romains 15, 4-9 :
Pour Paul, se convertir consiste à nous accueillir les uns les autres, à l’exemple du Christ, et ainsi à revêtir le visage de Dieu vers qui nous allons à la rencontre.

Évangile : Matthieu 3, 1-12

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
La bonne nouvelle de ce 2ème dimanche de l’Avent c’est que Dieu a un immense désir de nous sauver. Il ne se contente pas de nous appeler de loin. Il envoie des messagers qui sont ses proches. Ces messagers de Dieu ont pour mission d’annoncer le Christ. Tout au long de ce temps de l’Avent, nous sommes invités à accueillir sa parole et à nous laisser transformer par elle. Le Seigneur attend de nous une réponse qui soit à la hauteur de l’amour passionné qu’il nous porte.

Isaïe (1ère lecture) s’adresse à un peuple qui vit une situation difficile. La population a souffert de la guerre avec les pays voisins. Elle a été humiliée et fragilisée par plusieurs défaites. Mais pour Dieu, rien n’est jamais définitivement perdu. Au nom de sa foi, le prophète réagit. Pour lui, le seul véritable roi c’est Dieu. Il part de presque rien pour faire surgir de l’inattendu. Isaïe nous parle de la “souche de Jessé”. Cette souche, c’est l’image de la désolation et de la mort. La Maison de David a été anéantie au moment de la destruction du temple. Mais Dieu gouverne le monde de manière imprévue. De cette souche morte, va naître un rejeton. Il assurera la paix au peuple mais aussi à l’humanité entière.

Ces paroles d’Isaïe nous rejoignent dans notre monde d’aujourd’hui. De nombreux chrétiens souffrent de la persécution. Le 20ème siècle a connu un grand nombre de martyrs. Et cela continue aujourd’hui. D’autres souffrent de l’indifférence dans laquelle ils baignent. La foi des chrétiens est tournée en dérision. Mais nous ne devons pas craindre cette dictature du relativisme et de la sécularisation. Rien ne peut étouffer le désir de Dieu qui est inscrit dans le cœur de l’homme” disait Saint Augustin. C’est sur lui que nous devons nous appuyer pour construire notre vie.

Dans sa Lettre aux Romains (2ème lecture), saint Paul nous invite à faire un pas de plus. Il rappelle aux chrétiens quels comportements ils doivent avoir en réponse à l’initiative gratuite de Dieu en Jésus Christ. Il insiste sur trois impératifs fondamentaux : méditer les Écritures, vivre dans l’unité et pratiquer l’accueil mutuel. Cette unité n’est pas à construire autour de nos idées ou de nos certitudes mais autour de Dieu. Pour servir cette unité voulue par Jésus, il importe que nous sachions nous accueillir les uns les autres comme lui-même a accueilli tous les hommes. Cet appel nous rejoint dans nos foyers, nos groupes, nos rassemblements. Nous ne serons vraiment crédibles que si nous sommes accueillants à la manière du Christ.

L’Évangile nous parle d’un autre messager de Dieu. Il s’agit de Jean Baptiste, le dernier prophète de l’Ancien Testament, celui qui a directement annoncé la venue du Messie. Sa prédication se passe dans le désert de Judée. Quand on va en pèlerinage en Terre Sainte, c’est par là qu’on commence. Le désert c’est le lieu de la conversion. La question n’est pas d’aller dans le désert de la Judée ni celui du Sahara. Aller au désert c’est une manière de dire qu’on veut se retirer loin des bruits du monde et des sollicitations publicitaires. On choisit de se dépouiller de toute chose superficielle pour ne retenir que l’essentiel.

C’est là dans le désert que Jean Baptiste intervient pour prêcher. Comme les prophètes qui l’ont précédé, il a un double langage : il est doux et encourageant pour les humbles, dur et menaçant pour les orgueilleux. Il ne s’en prend pas à des personnes ni à des catégories de personnes. Son but c’est de rejoindre chacun dans ce qu’il vit : rassurer les petits et réveiller ceux qui se croient arrivés. Il veut attirer leur attention sur des comportements. Quand il les appelle “engeances de vipères”, c’est pour les mettre en garde. Il veut leur montrer qu’ils sont de la même race que le tentateur du paradis terrestre. Ce temps de l’Avent nous invite à revenir à l’Évangile. C’est là que nous apprenons à regarder le monde avec le regard de Dieu, un regard plein d’amour et d’espérance.

“Produisez un fruit qui exprime votre conversion nous dit encore Jean Baptiste. Prier tous les jours et aller à la messe c’est bien. C’est même indispensable. Mais les fruits que Dieu attend de nous, c’est aussi le respect des autres, c’est le partage avec celui qui a faim et froid, c’est aussi le courage de pardonner à celui qui nous a blessé ; c’est aussi lutter contre tout ce qui détruit une personne, un groupe ou une société. On nous parle parfois des armes de destruction massive. C’est vrai qu’elles existent et elles font mal. Mais celles qui anéantissent le plus notre monde, c’est l’égoïsme, l’indifférence, l’injustice sociale, les scandales financiers qui plongent les plus pauvres dans la misère. Préparer la venue du Seigneur dans notre vie et notre monde, cela passe par des gestes d’accueil, de partage et de réconciliation.

C’est dans ces gestes d’amour et de partage que nous reconnaissons la présence et l’action de l’Esprit Saint. Ils sont le signe que Dieu est déjà parmi nous. Nous aussi, nous sommes invités à l’accueillir et à accueillir tous nos frères. En ce jour, Jean Baptiste nous oriente vers Celui qui doit baptiser dans l’Esprit Saint et le feu. Par ce baptême, il nous donne une force extraordinaire de renouvellement et de recréation capable de saisir les plus grands pécheurs pour en faire des saints. Ce feu dont parle l’évangile c’est celui de l’amour qui est en Dieu.

En te suivant, Seigneur Jésus, nous sommes plongés dans l’amour de Dieu. C’est mieux que les sacrifices de l’ancienne alliance. Que cette Eucharistie nous permette de partager ce bonheur avec tous ceux qui nous entourent. AMEN

Prière universelle
Introduction
Ce temps qui nous conduit à Noël est un temps de promesse. Oui, Dieu veut pour tous les hommes la justice et la paix. Unissons nos voix et nos cœurs à son dessein d’amour pour tous les hommes…

Pistes pour les intentions 
1) Pour qu’en ces jours de fête grandisse la paix dans notre monde, demandons au Seigneur de convertir les cœurs. Ensemble, prions.

2) Pour qu’à l’approche de Noël la joie soit donnée à tous, demandons au Seigneur de bénir les familles. Ensemble, prions.

3) Pour qu’en notre monde de progrès technique les plus pauvres ne soient pas exclus, demandons au Seigneur de savoir partager et donner. Ensemble, prions.

4) Pour qu’en ces semaines de fête soit annoncée la gloire de Dieu, demandons au Seigneur la grâce de vivre l’essentiel. Ensemble, prions.

5) Pour que nous soyons attentifs aux prophètes de notre temps, demandons au Seigneur de nous ouvrir à son Esprit.
Ensemble, prions.

Conclusion
C’est avec toi, Seigneur, que nous marchons vers la lumière. Dès maintenant, accueille favorablement notre prière, pour le bonheur des hommes et pour la gloire de ton Nom, toi qui es Père, Fils, et Esprit Saint, pour les siècles des siècles.

Télécharger : 2ème dimanche de l’Avent A

Samedi de la 1ère semaine de l’Avent

Envoyés en mission
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,35-38.10,1.5a.6-8.
En ce temps-là, Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes :
« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. »
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. » AELF
 
 
Méditation
Jésus vient de commencer sa prédication. Il est saisi de pitié par ces foules qui viennent à lui car elles sont comme des brebis sans berger. Il est touché au plus profond de lui-même, dans sa tendresse humaine et divine pour les pauvres et les petits. La situation de tous ces gens lui fait mal au cœur. La mission de ses apôtres va donc s’enraciner dans cette « pitié » du Seigneur pour tous ces gens qui sont là devant lui. Ils seront envoyés pour témoigner de cette tendresse de Dieu pour les petits, les pauvres et les exclus.
 
Le Christ n’a pas changé. Il voit la détresse matérielle et spirituelle des foules d’aujourd’hui. Si nous sommes un peu attentifs à ce qui se passe autour de nous et dans le monde, nous voyons bien le désarroi et le découragement qui se lisent sur les visages. Comme celles d’autrefois, les foules d’aujourd’hui sont sans vrai berger. Beaucoup sont entre les mains des mercenaires ou de semeurs d’illusions. Nous voyons des enfants et des jeunes sans repère et sans avenir, des adultes sans raison de vivre. Des croyants quittent l’Église parce qu’ils ne s’y sentent pas accueillis ni écoutés. Ils s’en vont parce qu’ils ne trouvent pas de réponse à leurs interrogations ni à leurs besoins spirituels. Avec Jésus, laissons-nous prendre aux entrailles par cette détresse qui nous interpelle.
 
Face à cette urgence, nous attendrions un projet pastoral avec des mesures pratiques et immédiates. Or voilà que la première mesure que nous propose Jésus c’est de nous mettre en prière : « Priez le Père d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Le Christ lui-même passait de longs moments, parfois des nuits entières à prier le Père, surtout avant de prendre les décisions les plus importantes. Le Royaume de Dieu ne peut advenir sans notre prière. C’est une des principales demandes du « Notre Père » : « Que ton Règne vienne… »
 
Si Jésus insiste si fortement sur l’importance de la prière c’est parce qu’elle nous met au diapason du cœur de Dieu. Elle n’est pas un refuge pour nous dispenser de nos engagements. Nous ne prions pas pour demander au Seigneur d’envoyer les autres mais pour lui demander de nous aider à entrer dans sa volonté. Nous nous tournons vers lui pour lui demander de nous transformer, de faire de nous des ouvriers passionnés et efficaces pour la mission.
 
Après ce temps de prière, Jésus choisit les Douze pour leur confier l’annonce de l’évangile. Il leur adresse des recommandations précises : « N’allez pas chez les païens ! » C’est trop tôt. Allez d’abord chez le peuple élu. C’est lui qui convertira le monde païen. Le Christ nous envoie auprès de nos frères chrétiens pour qu’ensemble nous soyons ses témoins auprès de ceux qui ne le connaissent pas. L’annonce de l’évangile a besoin de communautés unies, vivantes et engagées. Il continue à appeler des prêtres, des diacres, des religieux et religieuses, des chrétiens généreux qui s’engagent résolument à sa suite.
 
Demandons au Seigneur  qu’il nous envoie son Esprit pour que nous donnions gratuitement ce que nous avons reçu gratuitement. Qu’il nous apprenne à écouter sa voix et à observer son alliance.
 
 
Temps de prière

Vendredi de la 1ère semaine de l’Avent

Les aveugles voient
Évangile selon saint Matthieu (9, 27-31)
Jésus était en route; deux aveugles le suivirent, en criant: «Aie pitié de nous, fils de David!» Quand il fut dans la maison, les aveugles l’abordèrent, et Jésus leur dit: «Croyez-vous que je peux faire cela?» Ils répondirent: «Oui, Seigneur.»
Alors il leur toucha les yeux, en disant: «Que tout se fasse pour vous selon votre foi!» Leurs yeux s’ouvrirent, et Jésus leur dit sévèrement: «Attention! Que personne ne le sache!»
Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.
© AELF
 
Méditation
Cet Évangile nous plonge dans le temps de l’Avent. Avec la venue de Jésus tout est changé : nous voyons des aveugles qui crient : « Prends pitié de nous, Fils de David » Ce cri c’est aussi celui de la souffrance de très nombreux hommes, femmes et enfants autour de nous et dans le monde. Ce cri est une prière que Dieu entend.
 
Mais comme à chaque fois, il veut nous aider à faire un pas de plus. La guérison du corps ne suffit pas. Les miracles merveilleux n’intéressent pas Jésus. Ce qu’il désire c’est de nous faire progresser dans une foi plus pure. 
 
C’est cette confiance qui donne de voir clair. Sans voir encore, les deux aveugles ont cru que Jésus est le Fils de Dieu. Désormais, ils peuvent le voir de leurs yeux. Quels que soient nos manques et nos pauvretés, nous sommes appelés à venir toujours plus près de lui. Une chose est sûre, même si nous « l’attendons », c’est lui, le premier qui nous attend. Il sera toujours là pour nous accueillir.

Jeudi de la 1ère semaine de l’Avent

Construire sur le roc 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,21.24-27.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. » © AELF
 
 
Méditation
En ce temps de l’Avent, nous célébrons le Seigneur qui vient. Il vient nous apprendre à construire notre vie sur du solide. Il est lui-même le fondement sur lequel nous pouvons nous appuyer. Pour le moment, notre vie est un vaste chantier. Nous sommes en continuelle construction. Cet évangile voudrait rejoindre ceux qui veulent construire une vie de couple, une famille, une personnalité intérieure, une vie chrétienne.
 
Sur un chantier, il y a normalement un architecte qui organise des réunions. Les artisans se doivent de tenir compte de ses consignes. Pour nous, chrétiens, c’est Jésus notre chef de chantier. C’est lui que nous sommes invités à écouter. C’est sa Parole que nous devons mettre en pratique. Avec lui, la construction d’une vie, d’un couple, d’une famille, sera vraiment solide. Elle résistera aux tempêtes de la vie. C’est un appel pour chacun de nous à remettre le Christ au centre de notre vie.
 
« Il ne suffit pas de me dire Seigneur, Seigneur… » Nous vivons dans un monde qui sait faire de grands discours en tous genres. Mais bien souvent, les actes ne suivent pas. Nous constatons un gros décalage entre les belles promesses et la réalité de la vie de tous les jours. Le monde chrétien n’est pas le dernier à tomber dans ce travers. Il y a souvent incohérence entre ce que nous disons et la manière dont nous vivons.
 
En Dieu, le « dire » et le « faire » ne font qu’un. Il veut qu’il en soit ainsi chez les hommes. Au jour du jugement nous aurons à répondre des actes de notre vie. Nous devrons déposer le bilan de ce que nous aurons fait après avoir écouté la voix de notre conscience. Nous devons veiller à tout faire pour que nos prières ne soient pas de simples paroles. Il faut qu’elles soient source de force et deviennent action, qu’elles nous rendent plus forts pour travailler à l’œuvre du Seigneur.
 
En ce temps de l’Avent, Nous venons vers toi, Seigneur. Nous te demandons de nous donner force et courage pour aimer comme toi et avec toi. Viens éclairer notre humanité. Viens nous faire comprendre qu’en dehors de toi, on bâtit sur le sable. Donne-nous de construire du solide avec Toi. Amen