Messagers du Seigneur
Isaïe continue de baliser la route,
avec Paul il nous dit : PERSÉVÉREZ encore,
le sommet est en vue et avec lui le Fils,
le rejeton attend, il nous vient de David.
Louis-Michel Renier.
Monition d’ouverture
Nous allumons déjà la deuxième bougie de la couronne de l’avent, elle représente la lampe qui éclaire notre chemin,
pour nous guider vers la rencontre du Christ. Elle est pour toute notre assemblée un signe de bienvenue.
Elle nous invite à déposer toutes les obscurités de la semaine
qui vient de s’achever et à accueillir pleinement la lumière
que nous apportera la Parole de Dieu. Unissons nos voix dans une prière commune, pour préparer le chemin du Seigneur.
Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus,
appelle-nous de tous les mauvais chemins
où nous étions égarés,
prends pitié de nous.
Ô Christ, relève-nous
de toutes nos chutes de la semaine écoulée,
prends pitié de nous.
Seigneur Jésus, par le souffle de ton Esprit Saint
purifie nos esprits encombrés,
prends pitié de nous.
LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture – Is 11, 1-10 :
Dans ce texte d’Isaïe nous pouvons ressentir l’énormité des exemples proposés comme pour nous dire que « rien n’est impossible à Dieu ».
2ème lecture – Romains 15, 4-9 :
Pour Paul, se convertir consiste à nous accueillir les uns les autres, à l’exemple du Christ, et ainsi à revêtir le visage de Dieu vers qui nous allons à la rencontre.
Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
La bonne nouvelle de ce 2ème dimanche de l’Avent c’est que Dieu a un immense désir de nous sauver. Il ne se contente pas de nous appeler de loin. Il envoie des messagers qui sont ses proches. Ces messagers de Dieu ont pour mission d’annoncer le Christ. Tout au long de ce temps de l’Avent, nous sommes invités à accueillir sa parole et à nous laisser transformer par elle. Le Seigneur attend de nous une réponse qui soit à la hauteur de l’amour passionné qu’il nous porte.
Isaïe (1ère lecture) s’adresse à un peuple qui vit une situation difficile. La population a souffert de la guerre avec les pays voisins. Elle a été humiliée et fragilisée par plusieurs défaites. Mais pour Dieu, rien n’est jamais définitivement perdu. Au nom de sa foi, le prophète réagit. Pour lui, le seul véritable roi c’est Dieu. Il part de presque rien pour faire surgir de l’inattendu. Isaïe nous parle de la “souche de Jessé”. Cette souche, c’est l’image de la désolation et de la mort. La Maison de David a été anéantie au moment de la destruction du temple. Mais Dieu gouverne le monde de manière imprévue. De cette souche morte, va naître un rejeton. Il assurera la paix au peuple mais aussi à l’humanité entière.
Ces paroles d’Isaïe nous rejoignent dans notre monde d’aujourd’hui. De nombreux chrétiens souffrent de la persécution. Le 20ème siècle a connu un grand nombre de martyrs. Et cela continue aujourd’hui. D’autres souffrent de l’indifférence dans laquelle ils baignent. La foi des chrétiens est tournée en dérision. Mais nous ne devons pas craindre cette dictature du relativisme et de la sécularisation. Rien ne peut étouffer le désir de Dieu qui est inscrit dans le cœur de l’homme” disait Saint Augustin. C’est sur lui que nous devons nous appuyer pour construire notre vie.
Dans sa Lettre aux Romains (2ème lecture), saint Paul nous invite à faire un pas de plus. Il rappelle aux chrétiens quels comportements ils doivent avoir en réponse à l’initiative gratuite de Dieu en Jésus Christ. Il insiste sur trois impératifs fondamentaux : méditer les Écritures, vivre dans l’unité et pratiquer l’accueil mutuel. Cette unité n’est pas à construire autour de nos idées ou de nos certitudes mais autour de Dieu. Pour servir cette unité voulue par Jésus, il importe que nous sachions nous accueillir les uns les autres comme lui-même a accueilli tous les hommes. Cet appel nous rejoint dans nos foyers, nos groupes, nos rassemblements. Nous ne serons vraiment crédibles que si nous sommes accueillants à la manière du Christ.
L’Évangile nous parle d’un autre messager de Dieu. Il s’agit de Jean Baptiste, le dernier prophète de l’Ancien Testament, celui qui a directement annoncé la venue du Messie. Sa prédication se passe dans le désert de Judée. Quand on va en pèlerinage en Terre Sainte, c’est par là qu’on commence. Le désert c’est le lieu de la conversion. La question n’est pas d’aller dans le désert de la Judée ni celui du Sahara. Aller au désert c’est une manière de dire qu’on veut se retirer loin des bruits du monde et des sollicitations publicitaires. On choisit de se dépouiller de toute chose superficielle pour ne retenir que l’essentiel.
C’est là dans le désert que Jean Baptiste intervient pour prêcher. Comme les prophètes qui l’ont précédé, il a un double langage : il est doux et encourageant pour les humbles, dur et menaçant pour les orgueilleux. Il ne s’en prend pas à des personnes ni à des catégories de personnes. Son but c’est de rejoindre chacun dans ce qu’il vit : rassurer les petits et réveiller ceux qui se croient arrivés. Il veut attirer leur attention sur des comportements. Quand il les appelle “engeances de vipères”, c’est pour les mettre en garde. Il veut leur montrer qu’ils sont de la même race que le tentateur du paradis terrestre. Ce temps de l’Avent nous invite à revenir à l’Évangile. C’est là que nous apprenons à regarder le monde avec le regard de Dieu, un regard plein d’amour et d’espérance.
“Produisez un fruit qui exprime votre conversion” nous dit encore Jean Baptiste. Prier tous les jours et aller à la messe c’est bien. C’est même indispensable. Mais les fruits que Dieu attend de nous, c’est aussi le respect des autres, c’est le partage avec celui qui a faim et froid, c’est aussi le courage de pardonner à celui qui nous a blessé ; c’est aussi lutter contre tout ce qui détruit une personne, un groupe ou une société. On nous parle parfois des armes de destruction massive. C’est vrai qu’elles existent et elles font mal. Mais celles qui anéantissent le plus notre monde, c’est l’égoïsme, l’indifférence, l’injustice sociale, les scandales financiers qui plongent les plus pauvres dans la misère. Préparer la venue du Seigneur dans notre vie et notre monde, cela passe par des gestes d’accueil, de partage et de réconciliation.
C’est dans ces gestes d’amour et de partage que nous reconnaissons la présence et l’action de l’Esprit Saint. Ils sont le signe que Dieu est déjà parmi nous. Nous aussi, nous sommes invités à l’accueillir et à accueillir tous nos frères. En ce jour, Jean Baptiste nous oriente vers Celui qui doit baptiser dans l’Esprit Saint et le feu. Par ce baptême, il nous donne une force extraordinaire de renouvellement et de recréation capable de saisir les plus grands pécheurs pour en faire des saints. Ce feu dont parle l’évangile c’est celui de l’amour qui est en Dieu.
En te suivant, Seigneur Jésus, nous sommes plongés dans l’amour de Dieu. C’est mieux que les sacrifices de l’ancienne alliance. Que cette Eucharistie nous permette de partager ce bonheur avec tous ceux qui nous entourent. AMEN
Prière universelle
Introduction
Ce temps qui nous conduit à Noël est un temps de promesse. Oui, Dieu veut pour tous les hommes la justice et la paix. Unissons nos voix et nos cœurs à son dessein d’amour pour tous les hommes…
Pistes pour les intentions
1) Pour qu’en ces jours de fête grandisse la paix dans notre monde, demandons au Seigneur de convertir les cœurs. Ensemble, prions.
2) Pour qu’à l’approche de Noël la joie soit donnée à tous, demandons au Seigneur de bénir les familles. Ensemble, prions.
3) Pour qu’en notre monde de progrès technique les plus pauvres ne soient pas exclus, demandons au Seigneur de savoir partager et donner. Ensemble, prions.
4) Pour qu’en ces semaines de fête soit annoncée la gloire de Dieu, demandons au Seigneur la grâce de vivre l’essentiel. Ensemble, prions.
5) Pour que nous soyons attentifs aux prophètes de notre temps, demandons au Seigneur de nous ouvrir à son Esprit.
Ensemble, prions.
Conclusion
C’est avec toi, Seigneur, que nous marchons vers la lumière. Dès maintenant, accueille favorablement notre prière, pour le bonheur des hommes et pour la gloire de ton Nom, toi qui es Père, Fils, et Esprit Saint, pour les siècles des siècles.
Télécharger : 2ème dimanche de l’Avent A
