Lundi de la 30ème semaine du temps ordinaire

Guérison un jour de Sabbat
 
Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l’interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. » Puis, il lui imposa les mains ; à l’instant même, elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu.  
Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N’est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n’est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? »       
Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait. © AELF
 
 
Méditation

L’Évangile de ce jour nous parle d’une femme « possédée par un esprit impur qui la rendait infirme depuis dix-huit ans. Elle est une image très parlante de notre humanité blessée par le péché. La chance de cette femme et la nôtre c’est d’avoir rencontré le Christ : il est venue « chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

 
Comme on pouvait s’y attendre, le chef de la synagogue est indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du Sabbat. À ce sujet, la loi juive était très stricte. Ce jour-là, tout travail est absolument interdit. Pour lui, les prescriptions concernant le repos sabbatique l’emportent sur la guérison d’une pauvre femme ; une seule chose compte : le respect de la loi.
 
Mais le calendrier de Jésus n’est pas celui du chef de la synagogue. Il ne s’est pas trompé de jour pour « redresser » la femme possédée. Ce relèvement, c’est comme un geste de résurrection. En effet, c’est la résurrection de Pâques qui est anticipée dans cette guérison, une résurrection qui se célèbre le jour du Seigneur.
 
 
 

 

 

COMMENTAIRE de l’Évangile (Dieu avec nous aujourd’hui)
Être courbé est un des signes de l’état de pécheur dans l’Écriture. Caïn a la face orientée vers le sol après son meurtre (Genèse 4, 6). Le pécheur ne regarde plus le ciel, il ne le peut plus parce que son péché le lie sous le pouvoir de Satan. Par l’action du Christ, le pécheur est délié de ce pouvoir et peut à nouveau se tenir droit en présence de son Dieu. En l’appelant « Femme », il lui redonne son humanité, en l’appelant « fille d’Abraham », il lui rend sa place dans la communauté des croyants et lui permet de recevoir à nouveau l’héritage promis à Abraham. Par le pardon de Dieu, nous sommes restaurés dans notre humanité et dans notre relation avec Dieu. « La vie de l’homme, c’est la vision de Dieu. » (St Irénée de Lyon)

30ème dimanche du temps ordinaire

Monition d’ouverture
Frères et sœurs, c’est le Seigneur qui nous accueille à sa table. Il nous accueille tels que nous sommes, avec nos pauvretés et nos faiblesses. Présentons-nous à lui avec confiance, son amour est toujours prêt à nous guérir

Prière pénitentielle
De ton peuple rassemblé par ta parole :
Seigneur, prends pitié (bis).

De ton Église rachetée par ton sang :
Ô christ, prends pitié (bis).

De ton Église sanctifiée par ton Esprit :
Seigneur, prends pitié (bis).


LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture – Si 35, 15b-17. 20-22a.
La prière de celui qui vit la pauvreté en son cœur est forcément entendue de Dieu, quel que soit le temps que met sa réponse à se manifester.

Psaume 33

2ème lecture – 2 Tm 4, 6-8. 16-18.
Paul a confiance. Au bout de son chemin de vie, il a la certitude de trouver le Christ à l’attendre.

Évangile : Luc 18, 9-14

Homélie
Dimanche dernier, nous avons entendu une invitation à prier avec insistance et avec foi. Aujourd’hui, la Parole de Dieu nous rappelle les dispositions intérieures que nous devons avoir.

La première lecture nous invite à rectifier l’image que nous nous faisons de Dieu. Elle vient nous rappeler que “le Seigneur ne fait pas de différence entre les hommes.” Il entend la prière et la plainte du pauvre, de l’opprimé, de la veuve et de l’orphelin. Nous pensons à toutes les victimes de toutes les guerres. Nous ne pouvons pas rester indifférents face à tant de souffrances. Plus tard, Jésus proclamera que l’Évangile, c’est la bonne nouvelle annoncée aux pauvres. Et il précisera qu’il se reconnaît à travers celui qui a faim, celui qui est sans vêtement, celui qui est étranger ou prisonnier. À travers eux, c’est lui que nous accueillons ou que nous refusons.

À moment où il écrit sa lettre, l’apôtre Paul se trouve lui aussi en situation de détresse. Il est en prison et il sait que bientôt, il va être exécuté. Toute sa vie a été un combat mais il est resté fidèle jusqu’au bout. Il s’est totalement impliqué dans sa mission qui était d’annoncer l’Évangile aux nations païennes. Il attend maintenant la récompense promise au “serviteur fidèle”, rencontrer le Seigneur et être avec lui dans son Royaume. C’est là son espérance et sa force. Sa prière est entièrement tournée vers Dieu.

L’Évangile est précisément là aujourd’hui pour mettre en valeur la prière du pauvre. Jésus nous raconte une parabole pour faire passer un message de la plus haute importance. Il nous présente un pharisien et un publicain. Tous deux montent au temple pour prier. Ils pratiquent la même religion mais ils ne sont pas ensemble. Le pharisien présente à Dieu un bilan impressionnant : il n’a commis aucune faute, il jeûne, il fait l’aumône. Tout ce dont il est fier est sans doute vrai. D’ailleurs, ce n’est pas cela que Jésus lui reproche.

Le problème de cet homme c’est son orgueil. Il est convaincu d’être juste mais il n’a que mépris pour les autres. Il ne se contente pas de se donner des coups d’encensoir. II fait en même temps l’examen de conscience du publicain. Il n’a pas compris que pour être exaucé, il nous faut être plein de bonté et de compréhension pour les autres, même s’ils sont pécheurs. C’est ce que nous rappelle cette journée missionnaire : Dieu veut le salut de tous les hommes.

Bien à distance, nous avons le publicain. C’est un homme méprisé et même détesté de tous. Il a pactisé avec l’occupant romain. De plus, il a rançonné la population. Il s’avoue pécheur et se reconnaît coupable. Il est au fond du gouffre. La seule chose qu’il peut faire c’est d’implorer le pardon de Dieu à son égard : “Mon Dieu, prend pitié du pécheur que je suis.”

En nous racontant cette parabole le Christ vient nous annoncer une bonne nouvelle : il nous dit que Dieu est Amour. Et cet amour va jusqu’au pardon. Tout cela nous est offert gratuitement et sans mérite de notre part. Celui qui se croit supérieur aux autres n’a rien compris. Comment pouvons-nous nous adresser à Dieu si nous n’avons que du mépris pour ceux qui sont autour de nous ? Si nous réalisons quelque chose de bien, ce n’est pas dû à nos mérites mais à l’action du Seigneur en nous. Il attend de nous que nous venions à lui les mains vides pour les remplir de son amour. N’oublions pas qu’il a donné sa vie et versé son sang pour nous et pour la multitude, y compris pour les publicains. Il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Il compte sur nous pour les aimer et les porter dans notre prière.

En célébrant cette Eucharistie, nous venons nous nourrir de la Parole de Dieu et de son Corps. Le Seigneur se donne à nous pour nous, il vient nous remplir de force pour annoncer l’Évangile. Cette force, c’est la grâce du baptême sans cesse vivifiée par l’Eucharistie. Nous le prions pour que tous les hommes puissent entendre et accueillir cette Bonne Nouvelle que tu es venu apporter au monde.


Prière universelle
Confiants en la miséricorde du Père, adressons-lui notre supplication pour tous les hommes. Nous le croyons : elle parviendra jusqu’au ciel.

1. Donne à ton Église un cœur de pauvre, Seigneur. Qu’elle soit accueillante à tous les hommes, miséricordieuse envers les exclus, impartiale envers les personnes, nous t’en prions.

2. Entends les cris de celles et ceux qui t’appellent, Seigneur. Que chacun découvre ta présence à ses côtés, ta lumière et le réconfort de ta bonté, nous t’en prions.

3. Accorde à tous les baptisés la force de ton Esprit, Seigneur. Qu’ils soient de bons relais de l’annonce de l’Évangile en tous lieux d’humanité, nous t’en prions.

4. Révèle ton pardon aux pécheurs en quête de réconciliation. Que personne ne se sente indigne de ta miséricorde qui renouvelle toute vie, nous t’en prions.

5. Sois aux côtés de tous les missionnaires, Seigneur. Que les jeunes s’interrogent sur leur vocation et se sentent responsables, avec tous, de l’évangélisation, nous t’en prions.

Réponds aux appels de ton Église, Seigneur, pour qu’elle annonce ton amour à tous les hommes. Exauce nos prières, par le Christ, notre Seigneur. – Amen.

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Samedi de la 29ème semaine du temps ordinaire

Convertissez-vous
 
Évangile selon saint Luc (13, 1-9)
Un jour, des gens vinrent rapporter à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer pendant qu’ils offraient un sacrifice. Jésus leur répondit: «Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort? Eh bien non, je vous le dis; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem? Eh bien non, je vous le dis; et si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière.» Jésus leur disait encore cette parabole: «Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron: “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol?” « Mais le vigneron lui répondit: “Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.”»
© AELF
 
Méditation
Tous les jours, les médias nous accablent de mauvaises nouvelles, des drames de plus en plus atroces. Et alors, on se pose la question : où est-il notre Dieu ? que fait-il ? Il nous faut relire la réponse de Jésus : Nous n’avons pas le droit de dire que ces  malheurs viennent de Dieu. Ce serait trahir son image. En effet, Dieu est notre Père, un Père qui aime chacun de ses enfants et qui ne veut que leur bonheur. Mais Jésus en profite pour nous faire comprendre une chose importante : nous avons tous à nous remettre en cause ; nous devons interpréter ces événements comme des signes qu’il nous donne.
 
Ce n’est pas notre péché qui entraine la condamnation mais notre refus de nous convertir. « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez comme eux. » Non ce n’est pas une menace, ce n’est pas Dieu qui va nous faire périr ; c’est nous qui allons à notre perte. C’est pour cela que le Christ nous demande instamment de ne pas remettre à demain notre conversion. La mort peut arriver à l’imprévu. Le danger le plus grave c’est celui de la mort éternelle, celle qui sépare définitivement l’homme de Dieu. Chacun est donc invité à se convertir, changer de comportement et se détourner de ses péchés. Dieu ne veut que notre bonheur. Il attend de nous une vie belle et fructueuse. Mais si nous refusons d’entendre son appel, c’est nous qui faisons notre malheur.
 
Tout au long de notre vie, le Seigneur ne cesse de nous appeler à revenir vers lui. Il voit notre misère, notre péché et il veut nous en libérer. Le sacrement du pardon nous est offert pour accueillir cet amour libérateur. L’histoire du figuier est là pour nous rappeler qu’il y a une chance. C’est Dieu qui nous l’offre. « Aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur. » (Ps 94) Oui, nous te supplions, Père, allume en nous le feu de ton amour.
 

Vendredi de la 29ème semaine du temps ordinaire

Reconnaître les signes des temps »
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12, 54-59
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu’il va pleuvoir, et c’est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu’il fera une chaleur torride, et cela arrive. Hypocrites ! Vous savez interpréter l’aspect de la terre et du ciel ; mais ce moment-ci, pourquoi ne savez-vous pas l’interpréter ? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste ? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin mets tout en œuvre pour t’arranger avec lui, afin d’éviter qu’il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l’huissier, et que l’huissier ne te jette en prison. Je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier centime. » (AELF)
 
 
Méditation
Jésus est absolument indigné par la stupidité des gens qui l’écoutent. Ils savent très bien reconnaître les signes météorologiques qui annoncent la pluie ou la chaleur. Alors pourquoi ne comprennent-ils rien aux signes « de ce temps » marqué par la présence de Jésus ? Ils l’ont vu accomplir des gestes de puissance, des guérisons, des exorcismes. En lui, c’est Dieu qui vient chez les siens. Mais ceux-ci ne l’ont pas reçu.
 
Le même Jésus est là, bien présent dans nos vies ; mais trop souvent, nous sommes ailleurs ; nous ne le reconnaissons pas. Notre cœur est fermé aux signes qui annoncent la venue de son règne. Ces signes sont à la portée de tous. L’Église est là pour nous aider à les lire. Nous sommes appelés au discernement : c’est Jésus qui est là ; il est la Lumière, la Vérité et la Vie.
 
« Aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur,
Mais écoutons la voix du Seigneur. »
 

Jeudi de la 29ème semaine du temps ordinaire

Le feu sur la terre…

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12, 49-53

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Je suis venu apporter un feu sur la terre,
et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême,
et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu
mettre la paix sur la terre ?
Non, je vous le dis,
mais bien plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées :
trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront :
le père contre le fils
et le fils contre le père,
la mère contre la fille
et la fille contre la mère,
la belle-mère contre la belle-fille
et la belle-fille contre la belle-mère. »
(AELF)

Méditation
En lisant l’Évangile, nous risquons de comprendre le contraire de ce qu’il veut dire. Ce feu que Jésus est venu apporter sur terre, ce n’est pas le feu destructeur. Il n’a rien à voir avec les bombes qui détruisent des villes entières. Dans le livre de l’Exode, nous lisons l’épisode du buisson ardent : il nous dit l’amour passionné de Dieu qui a vu la misère de son peuple et qui veut le sauver.         

Ce feu que le Christ désire voir s’allumer, c’est celui de l’amour qui est en lui. Tout l’Évangile nous dit cet amour passionné de Jésus pour son Père et pour tous les hommes : il « nous a aimés comme on n’a jamais aimé ». Son amour pour chacun dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Ce feu qui ne demande qu’à se répandre dans le monde entier, c’est celui de la Pentecôte. Ces langues de feu qui se sont posées sur les apôtres reposent aussi sur chacun de nous et ce feu a pris. Désormais toute notre vie doit être employée à l’attiser. Il ne suffit pas d’être un bon pratiquant. Il importe que toute notre vie se transforme en feu.     

Ce feu c’est aussi celui qui réchauffe. Nous pensons aux disciples d’Emmaüs lors de leur rencontre avec Jésus ressuscité. Ils ne l’ont pas reconnu à ce moment-là ; mais leur cœur était tout brulant quand il leur expliquait les Écritures. Nous aussi, nous pouvons répandre ce feu de l’Amour en réconfortant les désespérés de notre monde. Ce feu est également une lumière qui éclaire notre vie et lui donne un sens nouveau. Cette lumière nous a été transmise au jour de notre baptême. Nous sommes envoyés pour la porter et la rayonner dans ce monde qui en a bien besoin.     

Une autre qualité du feu, c’est de purifier. Il détruit les déchets dans les décharges. Il réduit en cendres tout ce qui est inutile. Les paroles du Christ ont cette puissance purifiante du feu. Elles viennent décaper tout ce qui est contraire à l’amour. Un chrétien ne peut pas bénir tout ce qui se fait dans le monde sous prétexte que c’est « moderne ». Il y a des lois et des pratiques que l’Église désapprouve parce qu’elles sont contraires à l’évangile.       

Mais quand on est animé de cet amour passionné pour Dieu, rien n’est facile. Si nous choisissons de prendre ses paroles au pied de la lettre, on va nous prendre pour des fanatiques ou des intégristes. On va nous accuser d’être entrés dans une secte. Il y aura des conflits à l’intérieur des familles. Ces conflits ne sont pas voulus par le Christ. Mais de fait, dans une même famille, il y a ceux qui adhèrent à lui et ceux qui le rejettent. Sa parole nous invite à prendre position contre tout ce qui est contraire à l’amour, y compris à l’intérieur de nos familles. 

Dans de nombreux pays, ceux qui se convertissent à l’Évangile du Christ sont poursuivis, emprisonnés et mis à mort. Nous en avons tous les jours de très nombreux témoignages. Vis à vis de Jésus, il n’y a pas de compromis possible : ou bien on se tourne vers lui et on s’efforce de le suivre, ou bien on regarde vers soi-même, vers son seul profit… et alors le feu s’éteint. 

Pour remplir sa mission l’Église a besoin de chrétiens vraiment passionnés de cet amour qui est en Dieu. François Mauriac disait : « Si vous êtes un disciple du Christ, beaucoup se réchaufferont à ce feu. Mais les jours où vous ne brûlez pas d’amour, d’autres mourront de froid. » Alors oui, laissons ici-bas nos cœurs s’embraser de cet amour qui est en Dieu pour le communiquer à tous ceux qui nous entourent.    

 

Mercredi de la 29ème semaine du temps ordinaire

Se tenir prêt
Évangile selon saint Luc (12, 39-48)
Jésus disait à ses disciples: «Vous le savez bien: si le maître de maison connaissait l’heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts: c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.» Pierre dit alors: «Seigneur, cette parabole s’adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde?» Le Seigneur répond: «Quel est donc l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare: il lui confiera la charge de tous ses biens. «Mais si le même serviteur se dit: “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, son maître viendra le jour où il ne l’attend pas et à l’heure qu’il n’a pas prévue: il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles. «Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n’en recevra qu’un petit nombre. «À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage.» (AELF)
 
Méditation
« C’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » Non, ce n’est pas une menace. Jésus nous recommande de vivre chaque heure sans le perdre de vue. Il n’est pas un juge qui attend le moment de châtier. Il est celui qui s’est librement livré pour nous. Il a fait une alliance éternelle avec nous. Il nous invite à vivre dans la confiance. Ne passons pas un jour sans penser à lui, sans tourner vers lui notre regard, sans faire monter vers lui notre prière.
 
Se tenir prêt, ce n’est pas vivre dans l’angoisse. C’est vivre d’un amour  qui ne décevra pas. Cet amour que nous avons pour lui est une réponse à l’amour passionné qu’il a pour chacun de nous, un amour qui est allé jusqu’au don de sa vie sur la croix. Tenons-nous prêts à accueillir cet amour qui nous éblouira et nous réjouira.
 
Demandons au Seigneur que chaque jour de notre vie nous prépare à le rencontrer dans les cieux.
 

Mardi de la 29ème semaine du temps ordinaire

« Restez en tenue de service… »


Évangile de Saint Luc 12, 35-38

Jésus disait à ses disciples: «Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller.
«Amen, je vous le dis: il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S’il revient vers minuit, ou plus tard encore, et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils!
Vous aussi, tenez-vous prêts: c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.» (AELF)


 Méditation
L’Évangile de ce jour nous invite à rester en tenue de service et à garder nos lampes allumées. 
 
Être en tenue de service c’est nous mettre humblement au service les uns des autres, en famille, dans nos villages, sur notre lieu de travail et partout où nous vivons. Mais quand Jésus demande aux siens de rester en tenue de service, cela concerne la mission qu’il se prépare à leur confier. C’est toute l’Église qui est au service de l’annonce de l’évangile. En tant que chrétiens baptisés et confirmés, nous sommes tous appelés et envoyés par le Christ  pour témoigner de l’espérance qui nous anime.
 
« Gardez vos lampes allumées » : Cette lampe c’est celle de notre conscience. Pour nous chrétiens, c’est celle de notre foi, celle de notre espérance, celle de la prière. « Gardez vos lampes allumées » : Comprenons bien, cette lampe ne peut rester allumée que si nous accueillons la lumière qui vient de Dieu. Cette lumière c’est celle que nous recevons en lisant la Parole de Dieu et en nous nourrissant de l’Eucharistie. Ce qu’il nous faut communiquer au monde, c’est l’amour qui vient de Dieu.
 
C’est chaque jour que nous sommes invités à nous  ouvrir à au Christ qui ne cesse de frapper à la porte de notre cœur. Il veut entrer dans notre vie et y faire sa demeure. C’est avec lui que nous pourrons rester en « tenue de service » et rayonner l’amour qu’il met en nous.
 

 

Lundi de la 29ème semaine du temps ordinaire

« Être riche en vue de Dieu »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (12, 13-21)

Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus: «Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage.» Jésus lui répondit: «Qui m’a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages?» Puis, s’adressant à la foule: «Gardez-vous bien de toute âpreté au gain; car la vie d’un homme, fût-il dans l’abondance, ne dépend pas de ses richesses.»
Et il leur dit cette parabole: «Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté. Il se demandait: “Que vais-je faire? je ne sais pas où mettre ma récolte.” Puis il se dit: “Voici ce que je vais faire: je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. Alors je me dirai à moi-même: Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.”
«Mais Dieu lui dit: “Tu es fou: cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l’aura?” Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu.» ©AELF


Méditation
À travers cet homme et la foule qui est autour de lui, c’est aussi à chacun de nous que le Christ s’adresse. Il sait parfaitement que le point le plus sensible de tous les hommes de tous les temps c’est leur porte-monnaie. C’est pour cette raison qu’il s’empresse de les mettre en garde « contre toute âpreté au gain. »

Cet avertissement est toujours d’actualité. Les scandales financiers sont étalés régulièrement dans les journaux, la radio et la télévision. On nous parle de spéculation, de détournements et de magouilles en tous genres. C’est aussi cette âpreté au gain qui pousse certains à des agressions de plus en plus violentes.

Même si nous ne sommes pas concernés par la grosse fortune, nous devons entendre cette interpellation du Seigneur : l’âpreté au gain nous guette tous plus ou moins ; elle crée des conflits à l’intérieur des familles et entre voisins. Des frères et sœurs ne peuvent plus se rencontrer pour une fête familiale, et cela dure parfois toute une vie. Pour des biens matériels qu’il faudra nécessairement laisser un jour, on se prive d’un bien supérieur, celui de l’entente fraternelle, de la paix, la joie de vivre ensemble. Bien sûr, Jésus n’est pas contre l’argent, ni contre le progrès, ni contre l’élévation du niveau de vie. Mais il nous en rappelle les dangers : « Voyez ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

Cet évangile est un appel à recentrer notre vie sur les vraies valeurs. Ce que le Seigneur veut pour nous c’est que nous nous aimions les uns les autres comme il nous a aimés. Une société qui fonctionne pour amasser des bonus et des dividendes court à sa perte. C’est dans ce monde tel qu’il est que nous avons à rappeler et à vivre les valeurs du partage et de la solidarité. Les milliards accumulés par quelques-uns au détriment du grand nombre ne sont pas selon le cœur de Dieu. Ce qui fait la valeur d’une vie c’est le sens du partage à cause de l’amour « en vue de Dieu et des autres.

Pour terminer, voici un témoignage : un évêque avait été invité dans une famille. À la fin du repas, les enfants veulent lui montrer leur « ange ». L’évêque est intrigué : un ange dans la maison, ça peut poser des questions. À la fin du repas, il suit les enfants avec les parents jusque dans une chambre. Ils se retrouvent devant un petit garçon très handicapé dont les membres étaient complètement atrophiés. La maman avait expliqué aux enfants que leur frère Mickaël était un ange envoyé par Dieu pour enseigner l’amour à toute la famille. Et lorsqu’ils auront appris cette leçon importante, il retournera à Dieu. L’évêque leur a fait cette réponse : « vous avez raison ; et je souhaiterais que davantage de personnes puissent reconnaître les messagers de Dieu pour apprendre cette leçon : Comment aimer ? »

Puissions-nous tous retenir ce message : Notre trésor est dans notre cœur.

 

 

29ème dimanche du temps ordinaire

Semaine missionnaire mondiale

Accueil
Rassemblés pour la prière,
nous levons nos yeux et notre cœur vers le Seigneur
pour qu’il prenne en sa grâce le monde de ce temps
et qu’il ranime notre foi et notre confiance.

Prière pénitentielle
Seigneur Jésus, Fils unique du Père,
fais grandir parmi nous ton Royaume de paix
et prends pitié de nous.

Ô Christ, venu en notre monde,
conduis les pécheurs à la sainte
accorde-leur ta miséricorde,
et prends pitié de nous.

Seigneur de gloire, espérance des hommes mortels,
donne-nous en partage la joie de la résurrection
au-delà des épreuves de cette vie,
et prends pitié de nous.

1ère lecture – Ex 17, 8-13 : Le vrai combat n’est pas celui que les Hébreux livrent contre les Amalécites mais celui de Moïse qui, en prière, tient dans ses mains le bâton de Dieu.

Paume 120

2ème lecture – 2 Tm 3, 14 – 4, 2 : Nous sommes invités à une prière incessante qui suppose de méditer les textes avant de proclamer la Parole.

Évangile : Luc 18, 1-8

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
La liturgie de ce dimanche nous rappelle l’importance de la prière. Le livre de l’Exode (1ère lecture) nous montre Moïse sur le sommet de la montagne. Les mains levées, il supplie le Seigneur pour son peuple qui lutte contre ses ennemis. C’est grâce à cette prière persévérante que le peuple a triomphé. En lisant ce récit, nous comprenons l’importance et la force de la persévérance de la prière personnelle et communautaire.

En ce dimanche, nous Sommes au dernier jour de la la semaine missionnaire mondiale. Comme Moïse, nous nous mettons en prière pour soutenir tous ceux qui annoncent la bonne nouvelle sur les cinq continents. Nous pensons à tous ces peuples qui doivent se battre pour que leur dignité humaine et leur liberté religieuse soient respectées et reconnues. C’est à nous maintenant de lever les mains vers le Seigneur. Ils comptent sur nous pour les soutenir de notre prière fraternelle et communautaire. Ensemble, nous faisons nôtre la prière du psaume 120 : “Levons les yeux vers les montagnes car le secours nous viendra du Seigneur notre Dieu, qui se tient près de nous. Il gardera notre vie au départ et au retour, maintenant et à jamais”

La lettre de saint Paul à Timothée est aussi un appel à la mission. Les paroles de Paul nous rappellent que “les textes sacrés ont le pouvoir de nous communiquer la sagesse.” C’est aussi à nous qu’il fait cette recommandation : “Proclame la Parole de Dieu, interviens à temps et à contretemps ; dénonce le mal, fais des reproches, encourage, mais avec une grande patience et avec le souci d’instruire.” À travers cette exhortation, l’apôtre nous encourage à prendre du temps pour découvrir les Écritures. Nous pouvons le faire individuellement et avec d’autres. Cette bonne nouvelle, nous l’accueillons, nous nous en nourrissons pour en être les messagers là où nous vivons. Ce don que nous avons reçu, nous ne pouvons pas le garder pour nous. C’est comme une lumière qui doit rayonner et se communiquer au monde entier.

L’Évangile de ce dimanche nous rappelle que tout commence dans la prière. Jésus nous raconte l’histoire de cette pauvre veuve qui supplie pour que justice lui soit faite. C’est une femme sans défense, sans pouvoir ni bonnes relations. Elle a des démêlés avec une justice corrompue, avec un juge qui ne se fiche pas mal des pauvres et des faibles. L’obstination de cette femme fera basculer l’attitude moqueuse de ce “juge dépourvu de justice”. À force d’être harcelé, il finira par lui accorder tout ce qu’elle demande.

Cette veuve symbolise la pauvreté et l’impuissance des exclus, des sans-voix et des marginaux. Ils sont très nombreux chez nous et dans le monde entier. Nous pensons à toutes les victimes des injustices, des conflits, des attentats, des persécutions. Beaucoup meurent chaque jour sous les bombes. C’est toute cette souffrance que nous présentons au Seigneur. Prier c’est insister comme des enfants qui reviennent sans arrêt à la charge, jusqu’à obtenir gain de cause. Notre Dieu n’est pas comme ce juge dont nous parle l’Évangile. Il est notre Père, un Père qui aime chacun de ses enfants et qui ne veut que leur bonheur. Voilà une bonne nouvelle qui doit nous remplir de joie.

Le Christ conclut sa parabole en nous posant une question de la plus haute importance : “Le Fils de l’Homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?” Trouvera-il des disciples missionnaires ? Le pire ennemi de la foi c’est le découragement, c’est quand on se dit que Dieu n’est jamais là, ou qu’il nous a abandonnés. Jésus nous met en garde contre ce danger. Croire c’est s’obstiner dans la prière, c’est crier vers Dieu jour et nuit sans baisser les bras. Il ne manquera pas d’oiseaux de malheur pour semer le doute. Mais l’exemple de la veuve est là pour nous apprendre l’obstination.

En ce mois du Rosaire, nous faisons passer notre prière par Marie. Elle est là pour nous renvoyer au Christ et à son Évangile. Dans le mot “Rosaire”, il y a “rose”. Un enfant qui veut faire plaisir à sa maman ne lui offre pas une fleur mais un bouquet entier. Il en va de même pour nous à l’égard de notre maman du ciel. N’hésitons pas à lui donner la place d’honneur dans notre vie. Elle est là pour nous ajuster à l’amour de Dieu.

Ensemble, nous nous tournons vers toi Seigneur. Nous te prions en communion avec tous les groupes de prières de nos diocèses et avec tous les chrétiens du monde entier. Aide-nous à dépasser le plan terrestre où nous nous installons trop facilement. Garde-nous dans ton amour. Au milieu de nos travaux, de nos joies et de nos peines, fais-nous vivre en enfants de Dieu, disciples et missionnaires. Amen

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Prière universelle
Introduction
Ouvrons nos mains et nos cœurs aux dimensions de la charité du Christ et, en toute confiance, demandons au Seigneur son secours pour nos frères et sœurs du monde entier.

Intentions de prière
1. Pour les missionnaires, prêtres, religieux et laïcs, qui portent l’espérance du Christ jusqu’aux périphéries du monde : Seigneur, fortifie-les dans leur vocation et donne-leur la joie de servir. Prions le Seigneur.

2. Pour les régions éprouvées par la pauvreté, les catastrophes naturelles, les conflits ou l’exil : que l’Évangile y soit semence d’espérance, de consolation et de relèvement. Prions le Seigneur.

3. Pour que les responsables politiques et économiques soient guidés par un désir sincère de justice et de paix, en particulier dans les régions du monde marquées par la guerre ou l’oppression : qu’ils deviennent selon les paroles du Christ, de véritables artisans de paix, Prions le Seigneur.

4. Pour les témoins de l’Évangile victimes de persécutions, de rejet ou d’injustices, : que l’Esprit Saint les soutienne dans leur foi et fasse de leur épreuve un ferment d’espérance pour l’Église, Prions le Seigneur.

5. Pour notre communauté, afin que nous répondions avec joie à l’appel missionnaire de notre baptême : que nous soyons chacun à notre place des missionnaires d’espérance autour de nous. Prions le Seigneur.

Conclusion
Dieu qui sais toutes choses, tu vois les attentes des hommes. Accueille nos supplications. Par le Christ, notre Seigneur. – Amen.

Fête de Saint Luc

Appelés et envoyés

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (10, 1-9)


Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller.
Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
«Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route.
«Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord: “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous servira; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
«Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu’on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: “Le règne de Dieu est tout proche de vous.”»
©AELF


Méditation
L’évangile de ce jour nous parle des « soixante-douze » que Jésus désigna. « Il les envoya deux par deux dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller ».  Le chiffre 72 symbolise toutes les nations. C’est une manière de dire que l’Évangile doit être annoncé au monde entier. Tous les hommes et femmes de tous les milieux et de tous les pays doivent pouvoir entendre et accueillir cette bonne nouvelle.   

Mais il y a une chose qu’il ne faut surtout jamais oublier. Jésus envoie les soixante-douze dans toutes les villes et localités où lui-même devait se rendre« . La mission n’est pas d’abord leur affaire mais celle du Seigneur. Le principal travail, c’est lui qui le fait dans le cœur de ceux qu’il met sur leur route. C’est Dieu lui-même qui travaille les cœurs pour les rendre accueillants à la Parole de ses envoyés.

Dans son envoi en mission, Jésus donne des consignes bien précises. « Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : Paix à cette maison. » Les envoyés de Jésus ne doivent pas user de la violence comme ceux qui prétendent conquérir le monde. Quand Jésus s’adresse aux hommes, il fait appel à leur liberté. Il leur dit son amour passionné, un amour que chacun est libre d’accueillir ou de refuser. Sa priorité est pour les plus grands pécheurs qu’il veut à tout prix sauver. Il est important que nous apprenions à regarder « les villes et les villages » avec le regard même de Dieu. Cette paix que le Seigneur veut nous donner, ce n’est pas seulement l’absence de conflit. C’est le pardon, la miséricorde pour tous.  

Cette annonce de l’Évangile est, actuellement, un défi extraordinaire. Nous voyons des religions et des doctrines de salut qui sillonnent la surface globe dans un but missionnaire. Les communautés chrétiennes y sont bien présentes, mais aussi l’Islam et les religions asiatiques. D’autres sont animées par toutes sortes d’idéologies. Tous les ans, des chrétiens sont assassinés dans le monde, simplement parce qu’ils annoncent l’Évangile aux hommes. Mais rien ne pourra arrêter la Parole de Dieu ni l’empêcher de produire du fruit. C’est précisément en voyant le courage extraordinaire des chrétiens persécutés que des hommes et des femmes se convertissent à Jésus Christ.  Si nous marchons avec le Christ, rien ne pourra briser notre élan. Si nous rencontrons la méchanceté, nous triompherons du mal par le bien.

La figure de Luc dont nous faisons mémoire peut nous remettre en route : Cette semaine missionnaire nous rappelle que nous sommes envoyés pour annoncer le règne de Dieu. Luc a rempli cette mission à sa manière. À notre tour, nous sommes appelés et envoyés pour devenir les apôtres de notre temps.