Vendredi de la 28ème semaine du temps ordinaire

 
« La vérité vraie » 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12, 1-7

En ce temps-là,
    comme la foule s’était rassemblée par milliers
au point qu’on s’écrasait,
Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire :
« Méfiez-vous du levain des pharisiens,
c’est-à-dire de leur hypocrisie.
    Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé,
tout ce qui est caché sera connu.
    Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres
sera entendu en pleine lumière,
ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison
sera proclamé sur les toits.
    Je vous le dis, à vous mes amis :
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps,
et après cela ne peuvent rien faire de plus.
    Je vais vous montrer qui vous devez craindre :
craignez celui qui, après avoir tué,
a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne.
Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre.
    Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous.
Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu.
    À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés.
Soyez sans crainte :
vous valez plus qu’une multitude de moineaux. »
AELF


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Méditations

Dans l’Évangile de ce jour, nous voyons Jésus prendre ouvertement position contre le « levain des pharisiens. » Ce levain mauvais c’est l’hypocrisie, c’est de se donner une belle apparence pour être bien vus de tous ; c’est aussi de se considérer supérieur aux autres et de les mépriser. C’est cet orgueil et ce mépris des petits et des pauvres que Jésus ne cesse de dénoncer.
 
Un jour, il s’est déclaré être « la vérité« . Il recommande donc à ceux qui le suivent de marcher dans la vérité et de se méfier de ce qui est caché. C’est une invitation nette à la franchise. Il nous faut recevoir cet Évangile comme un appel à « changer nos cœurs ».  Le Christ s’adresse à ceux qui ont pour mission de diriger et conseiller les autres. Ils doivent être vrais avec Dieu, avec les autres et avec eux-mêmes. Nous reconnaissons qu’il y a souvent des incohérences dans notre vie. Méfions-nous des slogans excessifs et de la suffisance orgueilleuse.
 
Nous pouvons avoir de très belles paroles, mais si les actes ne suivent pas, nous passons à côté de l’essentiel. Nous, disciples du Christ, nous sommes sous son regard. Il est notre chemin, notre Vérité, notre vie. Ses paroles sont celles de la Vie éternelle.
 
Jésus nous recommande également de ne pas craindre les persécutions. Ce qui compte, c’est l’accueil par Dieu dans le Royaume qui est l’opposé de la géhenne. Dans un monde hostile ou indifférent, nous pouvons toujours compter sur lui. Lui seul peut nous conduire au Père.

 
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Méditation Régine Maire

 Jésus ce matin donne à ses disciples quelques conseils. Et d’abord : « fuyez l’hypocrisie, le mensonge ». Car l’hypocrite, nous dit le pape François, n’est ni lumière ni ténèbres. Il se déplace d’une manière qui semble ne menacer personne, comme le serpent, mais qui a le charme du clair-obscur. Il a le charme de ne pas dire les choses clairement ; le charme des mensonges, des apparences »…
Alors nous comprenons pourquoi Jésus ajoute : «C’est pourquoi toutes les choses que vous avez dites dans les ténèbres seront entendues dans la lumière ».
Dieu est lumière et nous invite à rester dans la lumière quelles que soient les circonstances.
Nous garderons pour la journée cette invitation de Jésus « soyez sans crainte » ! ce refrain qui parcourt toute la bible ! Alors entrons dans la confiance en celui qui connait même le nombre de nos cheveux.
Et toi, n’aie pas peur de la lumière qui t’ouvre au Seigneur, c’est elle qui te donnera la force de te mettre debout dans les moments difficiles ; n’aie pas peur de demain car cette peur te mange beaucoup d’énergie, t’empêche de choisir ta vie : l’Esprit Saint est force, courage, discernement….
La peur nous fait douter de l’amour de Dieu et sape notre confiance, elle nous crispe en nous engageant à vouloir tout maitriser et nous fait oublier les consolations reçues, les joies éprouvées ! La foi n’élimine pas la peur, elle la réduit au silence, lui ôte son pouvoir, et nous rapproche de Dieu. Et tout à coup, l’horizon s’éclaircit, la lumière jaillit

Gardons pour la journée ce que nous disait Jean Paul II ‘N’ayez pas peur ! Ouvrez toutes grandes les portes au Christ’.



« Dieu avec nous aujourd’hui »
« Lorsque les temps sont troubles, que désinformation, médisance et calomnie sont le quotidien des uns et des autres, cette parole du Christ est d’une grande consolation : la vérité sera faite. La seule crainte à avoir est celle d’oublier ce regard que Dieu porte sur chacun de nous, un regard qui s’intéresse au moindre détail de notre existence, d’oublier celui-ci au point de se livrer à celui qui a le pouvoir de nous envoyer dans la géhenne : le péché. Saint Jean Paul II fit tomber un mur par cette invitation à choisir la vérité. Que ce choix soit le nôtre aujourd’hui. »

Jeudi de la 28ème semaine du temps ordinaire

« En amour et en vérité »
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11, 47-54
En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront. Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération. Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. »          Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ; ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.
© AELF
 
Méditation
Aujourd’hui, Jésus est très triste et très en colère à cause du cœur endurci des pharisiens et des docteurs de la loi. En refusant obstinément de se convertir, ils vont vers leur malheur. Jésus les accuse d’être les meurtriers des prophètes que Dieu leur envoie. De tout cela, ils auront à rendre compte. En plus, ils ont fermé à clé l’entrée du Royaume en s’appropriant l’interprétation de la loi et en la déformant.
 
Il nous faut lire cet Évangile comme un appel à une vraie conversion. La vie chrétienne ne se limite pas au respect d’une morale ou de pratiques religieuses. Ce qui est premier c’est d’accueillir le Christ mort et ressuscité et de nous laisser guider par lui. Trop souvent, nous oublions que ses paroles sont celles de la Vie éternelle
 
 
Prière
* Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle
   Changez de vie, croyez que Dieu vous aime !
 
1 – Je ne viens pas pour condamner le monde :
Je viens pour que le monde soit sauvé.
 
2 – Je ne viens pas pour les bien-portants ni pour les justes :
je viens pour les malades, les pécheurs.
 
3 – Je ne viens pas pour juger les personnes :
je viens pour leur donner la vie de Dieu
 
4 – Je suis le Bon Pasteur, dit Jésus,
je cherche la brebis égarée.
 
5 – Je suis la Porte, dit Jésus :
Qui entrera par Moi sera sauvé.
 
6 – Qui croit en moi a la vie éternelle,
Croyez en mes paroles, et vous vivrez !

Mercredi de la 28ème semaine du temps ordinaire

 

Quel malheur !

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11, 42_46 En ce temps-là, Jésus disait : « Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue et vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu. Ceci, il fallait l’observer, sans abandonner cela. Quel malheur pour vous, pharisiens, parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Quel malheur pour vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. » Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit : « Maître, en parlant ainsi, c’est nous aussi que tu insultes. » Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt. » AELF

Méditation

 Jésus est très en colère contre les docteurs de la loi et les pharisiens. Lui qui est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus ne supporte pas de les voir courir à leur perte et d’y entrainer les autres. Alors, il fait tout pour les ramener à l’essentiel.
 
Ce que Jésus leur reproche c’est d’avoir détourné la Parole de Dieu. Ils y ont ajouté de nombreux préceptes qui n’étaient pas prévus. C’est ainsi qu’elle est devenue inaccessible pour le peuple. Ce n’est plus une parole libératrice. Donner la dîme c’est bien, mais s’il n’y a pas la justice et l’amour, nous passons à côté de l’essentiel.
 
La colère de Jésus vise à réveiller la conscience des pharisiens et la nôtre. Nous sommes tous appelés à sortir de notre suffisance et de notre orgueil. Ce que Dieu attend de nous, c’est que nous retrouvions le chemin de la justice et de l’amour.

Mardi de la 28ème semaine du temps ordinaire

 Les lois qui attachent ou qui libèrent 

 
Évangile de Jésus Christ selon Saint Luc 11,37-41
Comme Jésus parlait, un pharisien l’invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu’il n’avait pas d’abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit :  » Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. » (AELF)
 
Méditation
Se laver les mains avant le repas était un geste rituel très important pour les pharisiens. Pour être considéré comme vraiment pur, il fallait faire ce geste. Or voilà que Jésus et ses disciples le rejettent. Le pharisien qui a invité Jésus est choqué par cette attitude désinvolte.
 
La suite de l’Évangile nous dit pourquoi Jésus a refusé ce geste : pour être pur devant Dieu, il ne suffit pas de bien se laver les mains ; il faut surtout avoir une conscience pure. Ce qui souille l’homme, ce n’est pas la poussière extérieure mais « la cupidité et la méchanceté. Ce que veut le  Seigneur, c’est la pureté intérieure.
 
Cette pureté intérieure, nous l’obtenons dans l’amour pour les autres. Notre cœur devient pur par l’amour  fraternel, par l’aumône.

« Changez vos cœurs, croyez à la bonne nouvelle.
Changez de vie, croyez que Dieu vous aime » .

Lundi de la 28ème semaine du temps ordinaire

Le signe de Jonas
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1, 29-32
En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.
© AELF
 
 
Méditation
« Cette génération est une génération mauvaise : elle réclame un signe… » Jésus s’adresse à des gens qui font preuve de mauvaise foi. Il s’adresse aussi à notre génération : elle ne réclame plus de signe ; elle en est bien incapable car elle s’est installée dans l’indifférence et l’athéisme.
 
« Il ne lui sera donné que le signe de Jonas… » Ce dernier est allé à contre cœur à Ninive pour annoncer la destruction de cette ville. Les gens se sont convertis parce qu’ils ont eu peur de cette menace. Nous aussi, nous sommes appelés à nous convertir. Ce n’est plus la peur qui nous y pousse mais l’amour. Dieu nous appelle à lui car il veut nous combler de son amour.
 
La bonne nouvelle du jour : « Il y a ici bien plus que Salomon… bien plus que Jonas… » Il y a Jésus, le Fils de Dieu. Il est la vraie Sagesse de Dieu, une sagesse infiniment plus grande que celle de Salomon. Il a été envoyé par le Père, non plus pour annoncer la destruction mais le salut. « Il est celui qui a donné Dieu aux hommes et les hommes à Dieu » (Saint Jean-Paul II)
 
Cette semaine d’octobre est consacrée à la mission. Nous sommes tous appelés et envoyés pour être les témoins et les messagers du Christ Sauveur. Et c’est en vue de cette mission qu’il nous envoie son Esprit Saint.
 
« L’Esprit de Dieu repose sur moi,
L’Esprit de Dieu m’a consacré,
L’Esprit de Dieu m’a envoyé proclamer la paix, la joie. »
 

28ème dimanche du temps ordinaire

Dieu Sauveur de tous les hommes

Textes pour célébrer
Monition d’entrée
Chers amis, dans chaque eucharistie, nous venons rendre grâces. Nous souhaitons bénir le Seigneur qui se donne, guérit et donne la vie. Nous nous tournons vers Celui qui est écoute et bienveillance avec tous les souffrants de la terre, avec tous ceux aussi qui sont en recherche d’un sens à donner à leur traversée terrestre. Dieu guérit, bien mieux, Il sauve et permet à celui qui s’ouvre à lui de partir, instruit et accompagné de sa Parole

Première lecture.
Lecture du deuxième livre des Rois (5, 14-17)
Même l’étranger, le fidèle d’une autre religion, peut donner une leçon de foi. Tel est le sens de cet épisode de l’histoire du prophète Élisée. Naaman, parce qu’il croit, est guéri deux fois : sa chair est purifiée de la lèpre et son cœur est converti au vrai Dieu. Double miracle de la foi

Deuxième lecture.
Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée (2, 8-13)
Paul, prisonnier à cause de l’Évangile, sait qu’après avoir été uni aux souffrances du Christ, il partagera sa résurrection, le cœur même de l’Évangile. Paul le rappelle à son disciple Timothée : le chrétien aussi, à travers des heures de souffrances et de don de soi, rejoindra le Christ glorifié.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (17, 11-19)

Pistes pour ,l’homélie
Textes bibliques : Lire
Les textes bibliques de ce dimanche nous annoncent une bonne nouvelle de la plus haute importance : pour Dieu, il n’y a pas de frontière, pas d’exclus. C’est ce message que nous trouvons dans 2ème livre des Rois (1ère lecture) : il nous rapporte l’histoire de Naaman, un étranger, ennemi d’Israël. On sait que tout avait mal commencé. Mais une fois guéri de sa lèpre, Naaman manifeste sa reconnaissance. Il va à la rencontre du prophète. Nous avons entendu sa belle profession de foi et sa volonté de s’associer au culte véritable. Ce récit de l’Ancien Testament nous annonce que le salut de Dieu est offert à tous les hommes, même à ceux qui sont loin de lui. C’est de cette bonne nouvelle que nous avons à témoigner tout au long de notre vie.

C’est pour ce témoignage que l’apôtre Paul a souffert jusqu’à être enchaîné. Mais on n’enchaîne pas la Parole de Dieu. Rien ne peut l’arrêter. Par-delà sa condition de prisonnier, il pense d’abord au salut de tous les hommes. C’est en Jésus mort et ressuscité que nous sommes sauvés. Bien sûr, il nous arrive à tous de nous éloigner de lui, mais lui-même reste fidèle “car il ne peut se renier lui-même”. Une fois de plus, l’apôtre appelle à la confiance et à la foi. Là où le péché a abondé, l’amour a surabondé.

L’Évangile nous donne précisément un témoignage de cet amour surabondant qui est en Jésus : Il nous montre ces dix lépreux qui viennent à sa rencontre. Ces pauvres hommes sont des exclus de la société. Ils doivent se tenir à l’écart. A l’occasion du passage de Jésus, ils viennent implorer leur guérison. La suite, nous la connaissons : tous les dix sont guéris ; mais un seul revient à Jésus. Il estime plus important de remercier que d’aller tout de suite rencontrer le prêtre.

Saint Luc précise que cet homme était un samaritain, un exclu de la communauté juive. Il ne pouvait donc pas aller rencontrer le prêtre. Alors, il revient à Jésus qui l’accueille. Cet événement nous rappelle que le Christ n’est pas venu que pour les gens de son peuple. La mission commence auprès d’eux, mais elle doit se poursuivre dans le monde entier. Elle est universelle. Comme Naaman, le Samaritain revient en glorifiant Dieu. Lui, l’étranger a été le seul à faire cette démarche.

En lisant cet Évangile, nous sommes renvoyés à nous-mêmes : comment nous comportons nous envers Dieu ? Est-ce que nous pensons à le remercier et à lui rendre grâce pour tous ses bienfaits ? Nous sommes souvent comme des aveugles : nous sommes tellement habitués aux bienfaits de Dieu que nous les remarquons à peine.

Et pourtant, ces dons de Dieu sont nombreux : pensons à la vie qui nous est conservée, la foi qui nous est donnée, la Parole de Dieu qui nous éclaire. Pour tous ces dons, nous devrions dire un merci joyeux et spontané. Nous disciples du Christ, nous devrions être des spécialistes de l’action de grâce.

Et surtout, nous rendons grâce à Dieu pour le salut en Jésus Christ qui offert à tous, même à ceux et celles qui se sentent exclus. Nous pensons à tous les lépreux de tous les temps, les personnes qu’on dit anormales, les marginaux, ceux qui dérangent notre vie bien tranquille. La bonne nouvelle de l’Évangile est pour tous. Elle s’adresse aux pauvres, aux prisonniers, ceux et celles qui sont tombés bien bas. Le monde les méprise, mais ils ont la première place dans le cœur de Dieu. Tout l’Évangile nous dit que Jésus est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Et il compte sur nous pour le leur dire.

Chaque dimanche, nous célébrons l’Eucharistie qui nous purifie. Elle rassemble en un seul peuple des hommes, des femmes et des enfants très différents. Elle nous rend ouverts à ceux qui voudraient y entrer. Chaque année, nous accueillons au catéchisme des enfants qui demandent le baptême. Des adultes font aussi cette démarche. Nous rendons grâce pour ce don de Dieu offert à tous ; et nous le supplions : “Ramène à toi tous tes enfants dispersés…” Donne-nous de ne pas faire obstacle à ta volonté de sauver tous les hommes mais d’y adhérer par toute notre vie.

Télécharger : 28ème dimanche du temps ordinaire

Sources : Revue Feu Nouveau – “Pour célébrer l’Eucharistie” (Feder et Gorius) – lectures bibliques des dimanches année C (Albert Vanoye ) – Paroles pour la route Homélies dominicales année C Jean-Yves Garneau)

Prière universelle.
Introduction
Dieu notre Père, tu es le Dieu de toutes les mer veilles. Entends notre prière qui monte vers toi.

Intentions
Seigneur, montre un chemin de vie à ceux qui souffrent de la solitude, à ceux qui n’espèrent plus et qui doutent, à ceux qui vivent une séparation ou un deuil… Nous t’en prions.

Seigneur, revêts d’enthousiasme et de tendresse ceux qui soignent les malades, ceux qui accompagnent les mourants, ceux qui, un peu partout, raniment la flamme de l’espérance… Nous t’en prions.

Seigneur, nous t’en prions, tu guéris et tu sauves. Aide-nous à vivre dans l’action de grâce, à être engagés et généreux dans nos communautés et dans le monde pour faire fleurir le bonheur d’aimer, de donner et de se donner… Nous t’en prions.

Seigneur, tu es venu chez les tiens pour les inviter à aller au-delà de la loi et des prescriptions rigoureuses. Apprends-nous à ne pas peser et calculer ce qu’il faut faire et donner pour être en règle, mais laisse-nous nous emporter dans l’élan de ton amour… Nous t’en prions

Conclusion
En tes mains, Père, nous déposons toutes les faims des hommes. De tes mains, Père, nous attendons la paix et le réconfort. À toi, notre merci pour les siècles des siècles. Amen !

Samedi de la 27ème semaine du temps ordinaire

  » Heureuse la mère qui t’a porté… »

 Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11, 27-28
En ce temps-là,
    comme Jésus était en train de parler,
une femme éleva la voix au milieu de la foule
pour lui dire :
« Heureuse la mère qui t’a porté en elle,
et dont les seins t’ont nourri ! »
    Alors Jésus lui déclara :
« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu,
et qui la gardent ! »
(AELF)


Méditation
« Heureuse ta mère ! » Oui, bien sûr, Marie est la mère de Jésus selon la chair. Mais elle est bien plus que cela. Elle est la première de ceux qui qui ont cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. Elle est la première de ceux qui écoutent la Parole et qui la gardent. Par l’accueil de sa Parole, elle est la première des disciples du Christ.

Par sa maternité, elle a consenti à la venue du Fils dans le monde. Par son oui, la Parole (le Verbe) a été faite chair. Par sa présence auprès de Jésus sur la croix, elle a pris place dans l’assemblée des croyants, l’Église. Elle est devenue notre Mère.

« Heureux ceux qui… » Dieu ne pense qu’à notre bonheur. Il nous le souhaite et nous l’apporte. Ce bonheur c’est celui des pauvres, des doux, des affligés, des artisans de paix, des persécutés pour la justice. C’est le bonheur de ceux qui laissent Dieu entrer dans leur vie et qui se laissent guider par lui. Marie est là pour nous redire comme aux noces de Cana : « Faites tout ce qu’il vous dira. »
 
 

« Regarde l’Étoile
Invoque Marie.
Si tu la suis,
Tu ne crains rien.
Regarde l’Étoile
Invoque Marie.
Elle te conduit
Sur le chemin »


 
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Vendredi de la 27ème semaine du temps ordinaire

Jésus ou Béelzéboul ?
 
Évangile selon saint Luc 11, 15-26
En ce temps-là, comme Jésus avait expulsé un démon,     certains dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. »     D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.     Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.     Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons.     Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.     En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.     Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité.     Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement auquel il se fiait, et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.     Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.     Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.”     En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée.     Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. » (AELF)
 
 
Méditation
Cet évangile est d’une actualité brûlante :
Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pour juger le monde mais pour le sauver. La seule attitude qui convient devant toutes ces merveilles c’est de rendre gloire à Dieu. Or ici c’est le contraire qui se passe. Au lieu d’attribuer ces merveilles à Dieu on les attribue au chef des démons. On accuse Jésus d’avoir passé un pacte avec Béelzéboul.
 
Certains peuvent penser que tout cela est un peu dépassé pour notre monde actuel. Détrompons-nous : Ils sont nombreux ceux qui font appel aux horoscopes, à la magie blanche ou noire, aux voyants, aux guérisseurs… Tout cela n’est pas de Dieu.
 
Nous n’aurons jamais fini de redécouvrir l’image du vrai Dieu, du Dieu Amour, du Dieu libérateur. Au lieu de faire appel à ceux « qui ont des pouvoirs », jetons-nous dans ses bras. Demandons-lui qu’il nous donne force et courage pour prendre part avec les autres hommes à la lutte contre la maladie, la souffrance et toutes les emprises du mal.
 
« O Seigneur, comment reconnaître
Les bienfaits dont tu m’as comblé ?
Chaque jour je célébrerai tes grandeurs, Alléluia ! »

Jeudi de la 27ème semaine du temps ordinaire

Priez avec insistance

 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,5-13.

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Imaginez que l’un de vous ait un ami
et aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander :
“Mon ami, prête-moi trois pains,
car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi,
et je n’ai rien à lui offrir.”
Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond :
“Ne viens pas m’importuner !
La porte est déjà fermée ;
mes enfants et moi, nous sommes couchés.
Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.”
Eh bien ! je vous le dis :
même s’il ne se lève pas pour donner par amitié,
il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami,
et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.
Moi, je vous dis :
Demandez, on vous donnera ;
cherchez, vous trouverez ;
frappez, on vous ouvrira.
En effet, quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira.
Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson,
lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
ou lui donnera un scorpion
quand il demande un œuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint
à ceux qui le lui demandent ! »

(AELF)

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Méditation

Jésus vient d’enseigner à ses apôtres la prière du « Notre Père ». Aujourd’hui, il leur parle de la prière de demande. Celle-ci doit être faite avec insistance. Il ne faut pas avoir peur du « sans-gêne. C’est la parabole de l’ami importun qui vient vous demander trois pains en pleine nuit. Cet appel vous met de très mauvaise humeur. Vous finissez par vous lever en « rouméguant » (comme on dit chez nous) pour les lui donner.
 
À plus forte raison, Dieu qui  est amour infini, se laisse toucher par nos prières de demande. Il s’ajuste aux humains que nous sommes. Il ne dit pas que nous recevrons exactement ce que nous aurons sollicité. Mais il ne s’offusquera jamais de ce que nous aurons demandé. Il nous aime tous comme ses enfants, même les exclus qui sont mis en marge de la société. Il sait de quoi nous avalons besoin avant que nous le lui demandions.
 
S’il nous demande d’insister c’est pour nous rendre aptes à recevoir bien plus que ce que nous lui demandons. En nous tournant vers Dieu, nous apprenons à nous ajuster à son amour. En nous approchant de lui, notre cœur s’ouvre à son Esprit Saint. Nos problèmes ne sont pas résolus pour autant. Mais nous ne sommes pas seuls. Nous les vivons avec lui.
 

Quand nous nous réunissons pour l’Eucharistie, le Seigneur est là pour nous apprendre à prier. Soyons inlassablement des suppliants, des intercesseurs pour ce monde pécheur. Que notre prière soit vraiment universelle, missionnaire et que toute notre vie soit prière au milieu des hommes afin qu’ils soient sauvés. AMEN

Commentaire de l’Évangile
« Ce n’est pas sans raison que le Christ, afin d’illustrer la prière, prend l’exemple d’un ami qui vient demander trois pains au milieu de la nuit et pour lequel celui qui le donne doive se lever pour le donner. Les trois pains renvoient aux trois axes de la charité : envers Dieu, le prochain et moi-même. Le pain pour lequel il faut se lever est le pain de l’Eucharistie que le Christ ressuscité, relevé du sommeil de la mort, donne à ses disciples. C’est là « tout ce qu’il faut » à l’homme. Mais il est vrai que ce pain est reçu dans la nuit, c’est-à-dire dans la foi. Allons communier en demandant au Christ la charité pour aimer Dieu, nos frères et nous-mêmes, c’est à dire en demandant l’Esprit Saint. Nul doute qu’Il nous exaucera. »

 

 

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Un témoignage de foi
 

— Doc­teur, dites-​moi la vérité

— Mon pauvre ami, il est perdu… Seul un miracle pour­rait le sauver…

Len­te­ment, Pierre L… ferma la porte. Ainsi, son petit Jean allait mou­rir… et cela, à la fleur de l’âge ; dans huit jours il aurait treize ans ! Irait-​il seule­ment jusque-​là ?

Depuis quelques jours Pierre voyait la pro­gres­sion du mal. Cepen­dant les paroles du doc­teur aujourd’hui l’ont bou­le­versé. Il est dur d’admettre l’évidence dans un pareil cas ! Abattu, mais fai­sant le fort, il revient vers la salle à man­ger où un lit a été ins­tallé pour son enfant. Un moment il s’arrête près de sa couche et regarde son fils comme si c’était la pre­mière fois. Jean ne le voit même pas ; sa tête repose sur l’oreiller, ses traits sont tirés, ses joues creu­sées par la souf­france. La tris­tesse enva­hit le cœur du mal­heu­reux père… Ah ! s’il pou­vait prendre sa mala­die et souf­frir à sa place ! Et les der­nières paroles du doc­teur résonnent à ses oreilles seul un miracle pour­rait le sau­ver ! Un miracle !… Mais il n’y a pas de miracles ! Ce sont des his­toires d’enfants… Quant à lui, il n’y croit plus depuis long­temps. D’ailleurs, s’il y avait un Dieu, son enfant ne serait pas malade ! Qu’ont-ils fait dans sa famille pour être trai­tés de la sorte ? Certes, lui ne pra­tique pas mais il n’est pas contre la reli­gion ! Cha­cun fait comme il l’entend ! Sa femme, elle, va à l’église, et jamais il ne s’y est opposé ! Quant à son Jean, voilà plu­sieurs années qu’il est enfant de chœur à la paroisse Saint-​Pierre. Non, non, Dieu n’existe pas, sinon il ne per­met­trait pas de sem­blables mal­heurs. Et le pauvre père affolé se tait… Des larmes coulent sur ses joues… mais crai­gnant que son fils ou sa femme ne s’en aper­çoivent il les essuie fur­ti­ve­ment puis se dirige vers la cui­sine où son épouse pré­pare le repas. D’un seul regard elle voit que son mari a pleuré… Les mamans voient tou­jours quand il y a quelque chose qui ne va pas ! En vain Pierre essaie de cacher la triste nou­velle. Fina­le­ment, il doit rap­por­ter les paroles du méde­cin : Seul un miracle pour­rait sau­ver leur enfant !

— C’est tout ce qu’il t’a dit ? ques­tionne la mère.

— Oui… Mais ce sont des his­toires… et je ne crois pas aux miracles.

— Pierre, ne parle pas comme cela, je t’en prie. Moi j’y crois ! dit la mère. Veux-​tu m’accorder quelque chose ?

— Quoi donc ?

Rappelle-​toi, peu avant de tom­ber malade, Jean nous deman­dait d’aller à Lourdes avec l’Abbé, aux grandes vacances. Tu étais d’accord. Pour­quoi n’irions-nous pas tous les trois maintenant ?

— Tu crois qu’il va gué­rir ? Non, c’est impos­sible… Il est perdu

— Rai­son de plus pour réa­li­ser le der­nier désir de notre enfant, il sera si heureux !

— Puisque tu y tiens, soit. Je deman­de­rai un congé à mon patron et nous irons.

Huit jours plus tard, une ambu­lance pre­nait Jean chez lui pour le conduire à la gare… Cepen­dant, il allait de plus en plus mal et le doc­teur n’assurait pas qu’il sup­por­te­rait le voyage ! On l’installa dans un com­par­ti­ment spé­cial et le train s’ébranla… Les sen­ti­ments des voya­geurs étaient bien dif­fé­rents… Jean et sa maman par­taient avec une immense espé­rance tan­dis que le papa ne savait que pen­ser. Après de longues heures de che­min de fer, le convoi arrive enfin à Lourdes. Jean est à toute extré­mité… Humai­ne­ment par­lant sa mort est immi­nente. Vu son état, il reçoit les der­niers sacre­ments avant d’être conduit à l’esplanade où va se dérou­ler la pro­ces­sion du Saint-​Sacrement.

Bien­tôt la Pro­ces­sion s’avance… Un Car­di­nal tient l’ostensoir au-​dessus de sa tête. Tan­dis que Jésus-​Hostie approche de l’endroit où Jean est étendu, celui-​ci mur­mure dou­ce­ment et à plu­sieurs reprises : « Jésus, Fils de Marie, rends-​moi la santé ! » Mais Jésus passe… et le miracle attendu ne se pro­duit pas. Alors, Jean, ras­sem­blant le peu de forces qui lui reste, se sou­lève péni­ble­ment sur son coude et crie : « Jésus, Fils de Marie, tu ne m’as pas guéri ! Je le dirai à ta Mère ! » Épuisé par ce suprême effort, l’enfant retombe sur son brancard…

Ému d’une telle détresse et d’une si grande foi, le Car­di­nal, qui a tout entendu, revient vers le petit mori­bond et, une seconde fois, lui donne la béné­dic­tion. Alors, quelque chose d’extraordinaire se passe… De nou­velles forces enva­hissent les membres du jeune malade… il se sent guéri ! D’un geste brusque, il rejette ses cou­ver­tures et se lève, vacillant mais rayon­nant ! Et avec joie cette fois il s’écrie tourné vers l’ostensoir « Jésus, Fils de Marie, tu m’as guéri… Merci ! Je le dirai à ta Mère pour qu’elle m’aide à te remercier ! »

Ce jour-​là ce ne fut pas un miracle mais deux qui se pro­dui­sirent sur l’Esplanade de Lourdes. Le père de Jean, bou­le­versé devant une telle mer­veille, tom­bait à genoux et écla­tait en san­glots… Son âme était guérie !

Mercredi de la 27ème semaine du temps ordinaire

Une école de prière
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,1-4.
Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière.
Quand il eut terminé,
un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
    Il leur répondit :
« Quand vous priez, dites :
“Père,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne.
    Donne-nous le pain
dont nous avons besoin pour chaque jour
    Pardonne-nous nos péchés,
car nous-mêmes, nous pardonnons aussi
à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation.” »
© AELF
 
 
Méditation
L’évangile nous entraîne très  loin dans l’apprentissage de la prière. C’est Jésus lui-même qui nous donne l’exemple. Il prie souvent et longuement. Il lui arrive parfois d’y passer des nuits entières. Aujourd’hui, il veut nous associer tous à sa prière. C’est important car elle nous permet d’entrer dans une relation toujours plus forte et toujours plus profonde avec Dieu.
 
Dans la prière que Jésus nous enseigne, tout est dit sur notre relation à Dieu et aux autres. Il nous apprend à nous tourner vers lui comme vers un Père plein de tendresse. Les premières demandes nous disent que nous devons nous préoccuper du règne de Dieu, de sa gloire et de sa volonté. C’est ce qu’il y a de plus important : « Que ton nom soit sanctifié… » C’est dans notre vie et dans notre monde que la sainteté de Dieu doit être manifestée. À travers ces demandes nous exprimons notre reconnaissance au Père qui nous comble de son amour. Notre réponse doit être celle d’un amour qui cherche le triomphe de son règne.
 
La seconde partie du Notre Père concerne nos besoins et ceux de notre monde. C’est avec confiance que nous demandons à Dieu le pain dont nous avons besoin chaque jour. Nous pensons bien sûr à la nourriture matérielle qui nous est nécessaire pour vivre. Mais saint Cyprien nous rappelle que le pain le plus essentiel c’est l’Eucharistie. Nous devons souhaiter que les chrétiens se nourrissent souvent de ce pain pour être transformés par le Christ. C’est là qu’ils trouveront toute la lumière et la force de sa grâce.
 
« Pardonne-nous nos offenses… » Dieu se montre Père quand son pardon libère nos cœurs et nous fait revivre. Et si nous demandons le pardon, c’est parce que nous-mêmes, nous avons appris à pardonner à nos frères. « Ne nous laisse pas entrer en tentation… » Cette tentation c’est celle du désespoir, c’est quand nous pensons que Dieu nous abandonne. Jésus nous apprend à nous tourner vers le Père pour lui demander de nous libérer de ce mal qui cherche à nous détruire.
 
C’est dans la prière que nous trouvons la vraie joie. C’est par elle que nous trouvons le courage d’aimer comme Jésus et avec lui. C’est elle qui rendra notre vie digne de Dieu et féconde. Oui, Seigneur, apprends-nous à prier. Apprends-nous à nous tourner vers notre Père avec confiance et avec persévérance. Amen