Jeudi de la 10ème semaine du temps ordinaire (12 juin 2025)

Non au « programme minimum »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (5, 20-26)
Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait: «Je vous le déclare: Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux.
«Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens: Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui se met en colère contre son frère, en répondra au tribunal. Si quelqu’un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu’un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis: tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.» (AELF)
 
Méditation
Les habitués des radios et télévisions publiques savent qu’en cas de grève, on leur propose un programme minimum. C’est souvent très décevant. Les excuses qui nous sont présentées n’y changent rien.
 
Avec Jésus, le programme minimum ça ne marche pas. On ne peut pas se contenter de quelques gestes religieux pour être en règle. Ce qu’il attend de nous c’est la surabondance de l’amour. « Tant qu’on n’a pas tout donné, on n’a rien donné. » (Tramontane)  Cet amour doit faire de nous des artisans de paix, de fraternité, de réconciliation. Le Christ nous invite à aimer jusqu’au pardon.
 
En lisant cet Évangile, nous voyons bien  que nous sommes loin du compte. Mais le Christ nous appelle tous à venir à lui. C’est auprès de lui que nous allons puiser pour aimer comme lui et avec lui.

Saint Barnabé (11 juin 2025)

 
Disciples – missionnaires 
 
 
 Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,7-13.
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »
Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures,
ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ.
En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent.
Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 Méditation

Les disciples que Jésus a choisis sont devenus apôtres. Ils sont envoyés, ils deviennent missionnaires. Leur mission c’est d’annoncer la bonne nouvelle de Jésus qui nous parle du Royaume de Dieu. Ils ne sont pas appelés à travailler POUR le Seigneur mais à faire le travail DU Seigneur.

Ce service, ils devront l’exercer gratuitement et pauvrement. Il n’est pas question pour eux de se nourrir comme un « prélat » au restaurant. Ils partent avec le minimum nécessaire, sans sonorisation ni projecteur de haute définition. L’histoire nous montre qu’ils ont évangélisé des populations entières. L’efficacité de la mission ne vient pas de nos pauvres moyens mais de l’action du Seigneur dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route.

Notre priorité, c’est d’accueillir cet amour qui est en Dieu et de l’annoncer gratuitement à tous. Comme Bernadette de Lourdes, nous ne sommes pas chargés de « faire croire » mais de « dire ». Ce que nous vivons avec Jésus, nous voulons que d’autres le vivent aussi.

Mardi de la 10ème semaine du temps ordinaire (10 juin 2025)

 

Le sel de la terre et la lumière du monde
 
 
 Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,13-16.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
Méditation
Aujourd’hui,  Jésus  s’adresse  à  des  disciples  rassemblés autour de Jésus sur la montagne. Il leur dit : « vous êtes la lumière du monde ». C’est aussi cela qu’il redit à chacun de nous. Il nous confie d’être ce qu’il est lui-même « lumière du monde ». C’est toute la communauté chrétienne qui est appelée à devenir « lumière des peuples ». Il s’agit pour nous de nous engager activement dans des actions de salut, de libération et de défense des pauvres.
Ce témoignage passe par nos paroles mais aussi par le rayonnement de la vie. Avant d’écouter les chrétiens, on les regarde vivre. S’ils ont le sens de l’accueil, du partage et de la solidarité, leur vie parlera plus que leurs paroles. Dans son Évangile, Matthieu insiste très fortement sur ce point : que la vie des chrétiens, leurs actes et leurs « belles actions » aient une force d’attraction, de rayonnement et d’attirance.
 
Nous vivons dans un monde de laïcité, de sécularisation et d’indifférence. Dans beaucoup de pays, les chrétiens sont persécutés bien plus qu’aux premiers siècles de l’Église. Dans ces conditions, il est difficile de parler explicitement du Christ et de l’Évangile. Mais nous pouvons témoigner par « la beauté et la bonté de nos actions ». Cet appel nous rejoint dans notre vie de tous les jours : appel à refuser la colère et la haine dans nos relations humaines, appel à nous réconcilier avec nos frères, volonté d’aimer ses ennemis et de prier pour eux. Le Seigneur n’attend pas de nous de belles paroles mais une « belle conduite », un comportement  » bon et beau « .
En venant à l’Eucharistie, nous sommes accueillis par celui qui est la Lumière du monde. C’est parce que nous sommes rassemblés autour de lui « sur la montagne » que nous pouvons devenir à notre tour Lumière du monde. C’est lui qui nous envoie pour être ses témoins dans ce monde qui en a bien besoin. En ce jour nous le supplions : « Toi qui est lumière, Toi qui est l’amour, mets dans nos ténèbres ton esprit d’amour. » Amen
 
 

Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église (9 juin 2025)

  Textes bibliques : Lire

Méditation
En ce lundi de la Pentecôte, nous fêtons la bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église. La Bible nous montre que Marie a eu un rôle très important dans la vie de l’Église. Elle était présente au Cénacle. Elle a prié avec les apôtres qui imploraient l’Esprit Saint. Dès sa naissance, l’Église est conduite maternellement par la Vierge Marie : “Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie, la Mère de Jésus (Actes 1, 14)
 
Prier d’un même cœur, c’est ce que doit faire toute assemblée ; avec Marie et avec les apôtres, nous sommes la même Église. Marie est toujours là pour nous renvoyer au Christ. Comme aux noces de Cana, elle ne cesse de nous redire : “Faites tout ce qu’il vous dira.” Cette fête d’aujourd’hui voudrait nous ramener à quelque chose d’essentiel : l’Église ne peut se passer de la prière. Elle est aussi nécessaire que l’oxygène l’est au corps. C’est vrai, si la prière devait cesser dans l’Église, celle-ci étoufferait aussi sûrement que le corps qui manquerait d’oxygène.
 
Et quand nous parlons de l’Église, ce n’est pas seulement l’institution : l’Église c’est chacun de nous ; nous en sommes les membres. Si nous ne prions pas, nous étouffons la présence de Dieu en nous. Prendre au moins quelques minutes pour prier chaque jour, ce n’est pas du temps perdu. Se rassembler le dimanche à l’église est absolument essentiel. Le concile Vatican II nous l’a rappelé à sa manière : “L’Eucharistie est source et sommet de toute vie chrétienne et de toute évangélisation.” La prière permet à ‘Esprit Saint de s’infiltrer en nous, dans notre intelligence et notre cœur. C’est comme un goutte-à-goutte qui nous permet de recevoir la vie de Dieu. Elle nous entraîne à vivre de plus en plus au rythme de Dieu. Elle nous débarrasse progressivement des obstacles qui encombrent notre cœur et notre esprit.
 
Ces obstacles, nous les connaissons bien : ils s’appellent orgueil, égoïsme, mensonge, préjugés, violences, jugement des autres. La prière nous permet de retrouver peu à peu la présence de Dieu en nous. L’Église est née de la prière du Christ et de celle des apôtres. C’est aussi par notre prière que l’Église continue à naître chaque jour. En fait, ce n’est pas nous qui prions mais le Christ en nous. Il reste entièrement tourné vers le Père et vers les disciples. Il nous apprend à ne pas rapetisser la prière au niveau de nos seuls besoins personnels et familiaux. Quand nous prions, c’est l’air d’en haut que nous respirons. Et Marie est là pour présenter notre prière à Dieu. Elle ne cesse jamais d’intercéder pour nous et pour le monde.
 
L’Évangile vient nous rappeler un message de la plus haute importance : “Près de la croix de Jésus, se tenait Marie, sa mère… et le disciple que Jésus aimait.” Ce disciple, c’est Jean ; c’est aussi chacun de nous. Nous sommes tous les disciples bien-aimés de Jésus. Il nous confie à Marie et il nous la confie. Jésus et Marie s’aiment tellement qu’ils partagent tous deux le même amour pour tous les hommes. Le disciple préféré de Jésus est devenu aussi l’enfant préféré de Marie.
 
C’est cette maman que Jésus nous donne pour qu’elle fasse pour nous ce qu’elle a fait pour lui. Nous pouvons tous nous réfugier auprès d’elle. Quand nous faisons appel à elle, elle accourt. Son amour ne nous fera jamais défaut. En même temps, Jésus nous confie sa Mère et il nous demande de la prendre chez nous. Nous sommes invités à l’accueillir chez nous avec respect et surtout beaucoup d’amour.
 
N’hésitons pas à lui ouvrir la porte de notre vie et de notre cœur, même si le ménage n’est pas bien fait. Elle n’a pas peur des situations compliquées. Elle ne cherche qu’à dénouer les nœuds qui font obstacle à notre union à Dieu. Marie est le plus sûr chemin pour apprendre à connaître et aimer Jésus. Qu’elle soit toujours avec nous pour en être les messagers.

 

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Fête de la Pentecôte (8 juin 2025)

Textes bibliques (messe du jour) : Lire

Pistes pour l’homélie
Nous venons d’écouter le récit de la Pentecôte tel qu’il nous est rapporté par saint Luc dans le livre des Actes des Apôtres. Il nous parle d’abord d’un violent coup de vent. Il fallait bien ce souffle pour secouer les esprits affligés et délier les langues muettes. Une pluie de feu était également nécessaire pour embraser les disciples glacés par la peur. Seul l’Esprit Saint pouvait faire sortir ces hommes traqués de leur refuge.

Avec l’Esprit Saint, nous avons tout le contraire d’une Église enfermée, repliée sur elle-même. Le pape François nous le disait à sa manière : “Une Église enfermée sent le renfermé.” Nous sommes donc poussés à sortir “sur les places et sur les parvis” y chercher tous les amis de Dieu. C’est important : tous les hommes sont des amis de Dieu. Il veut que tous soient sauvés. C’est pour eux que Jésus est mort sur une croix. Notre mission n’est pas de “faire croire” mais de témoigner de cette bonne nouvelle. Beaucoup le font jusqu’au martyre.

Ce qui est merveilleux en ce jour de Pentecôte c’est de voir toute cette foule rassemblée autour des apôtres. Chacun les entend dans sa langue maternelle. L’Évangile est pour tous les peuples ; il est offert aux adolescents comme aux scientifiques, aux banlieusards, aux ouvriers et aux paysans. Il est une bonne nouvelle qui les rejoint tous dans ce qu’ils vivent. Il s’adresse à eux avec le langage de l’amour. L’Esprit de Dieu c’est l’amour personnifié. Saint Jean nous le dit souvent dans ses lettres: “Dieu est amour”. C’est de cela que nous avons à témoigner. Dieu aime passionnément ce monde et il veut le sauver. 

Dans la seconde lecture, saint Paul s’adresse aux chrétiens de Rome mais aussi à chacun de nous. Dans un premier temps, il évoque le sort pathétique de l’homme pécheur. Mais avec la présence de l’Esprit Saint en nous, tout est changé. Si nous nous laissons conduire par l’Esprit de Dieu, nous sommes vraiment des fils de Dieu. Ce n’est pas un Esprit qui fait de nous des esclaves et nous ramène vers la peur, mais un Esprit qui fait de nous des fils, des héritiers de Dieu, des héritiers avec le Christ. Bien sûr, il y aura des obstacles et des échecs. “Nous sommes tous esclaves de nos tendances mauvaises. Mais l’Esprit nous en libère et nous aide à pratiquer le bien. C’est ainsi que nous devenons véritablement libres.”

Dans l’Évangile de ce jour, nous avons entendu les paroles de Jésus au soir du Jeudi Saint. Il annonce à ses disciples qu’il ne les laissera pas orphelins. Il leur enverra l’Esprit Saint. Mais avant toute chose, il leur demande de l’aimer et de garder ses commandements. Quand il parle de “commandements”, il ne s’agit pas de contraintes mais de paroles qui sont celles “de la vie éternelle”. L’Évangile de saint Jean distingue deux étapes de la révélation chrétienne : le temps de Jésus et le temps de l’Esprit Saint.

L’Esprit Saint envoyé par le Père au nom de Jésus va tenir son rôle auprès de ceux qui l’aiment. Son rôle c’est “d’enseigner” toute chose. Il vient nous rappeler tout ce que le Christ a dit et fait. Mais ce n’est pas seulement un “aide-mémoire”. Le plus important c’est de prendre conscience de la portée des paroles et des gestes de Jésus pour notre monde d’aujourd’hui.

C’est important pour nous qui sommes envoyés pour annoncer l’Évangile. Il n’est pas question de répéter un message appris par cœur. Nous vivons dans un monde qui a beaucoup changé. L’Esprit Saint est la pour nous tous inviter à le rejoindre dans ce qu’il vit. Il vient nous rappeler que ce qui est premier ce n’est pas la recherche du confort, ni l’argent mais la personne. Dans un monde de meurtri par les guerres et les violences, il vient faire de nous des artisans de paix, de réconciliation et de communion fraternelle. 

La Pentecôte nous invite à nous ouvrir à cet Esprit qui nous fait devenir des témoins et des messagers du Christ et de son message d’unité et de paix. C’est ce que nous dit la séquence de la fête d’aujourd’hui : « viens, Esprit Saint en nos cœurs… Assoupli ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid. Rends droit ce qui est faussé. »

Sources : Revue liturgique Feu Nouveau – Lectures bibliques des dimanches Année C (Albert Vanhoye) – Missel des dimanches et fêtes des trois années (Bayard) – Célébrons dimanche (Éditions du Signe) – Cursillos (Internet).

Télécharger l’homélie et la Prière universelle : Fête de la Pentecôte

 

Samedi de la 7ème semaine de Pâques (7 juin 2025)

« Suis-moi ! »
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21, 20-25
En ce temps-là,
Jésus venait de dire à Pierre : « Suis-moi. »
S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite,
le disciple que Jésus aimait.
C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus
pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »
Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus :
« Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »
Jésus lui répond :
« Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ?
Toi, suis-moi. »
Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait
pas.
Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas,
mais : « Si je veux qu’il demeure
jusqu’à ce que je vienne,
que t’importe ? »
C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites,
et nous savons que son témoignage est vrai.
Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ;
et s’il fallait écrire chacune d’elles,
je pense que le monde entier ne suffirait pas
pour contenir les livres que l’on écrirait. (AELF)

 

Méditation
 » Pierre a entendu l’appel de Jésus à le suivre. Il a répondu à cet appel ; mais quand il se retourne, il aperçoit Jean qui les suit. Alors, il pose la question : « Et lui, que lui arrivera-t-il ? » Mais Jésus ne répond pas clairement ; à vrai dire la réponse importe peu. Ce qui compte, c’est que Jean l’ait entendue et puisse la rapporter. Nous sommes invités à faire confiance au témoin.
 
Jean insiste sur cette fiabilité du témoin : « Nous savons que son témoignage est vrai. » Notre foi repose sur le témoignage des apôtres. La foi des apôtres repose sur le témoignage de Jésus. Il a donné sa vie en signe de fidélité à la vérité dont il témoigne.
 
Pour les apôtres, ce témoignage est allé jusqu’au martyre. Il en est de même pour de nombreux chrétiens d’aujourd’hui. Mais le Seigneur veille sur chacun de nous, surtout quand nous nous sentons perdus à cause des événements qui nous arrivent. Quand nous n’arrivons pas à avancer, c’est lui qui nous porte.
 
O Seigneur, envoie ton Esprit ! Qu’il fasse de nous des vrais témoins de ton amour dans le monde où tu nous envoies.

Vendredi de la 7ème semaine de Pâques (6 juin 2025)

« Pierre, m’aimes-tu ? »
    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,15-19
Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »
 
 
Méditation
Nous avons   entendu   la triple   question   de Jésus à Pierre : « Pierre, m’aimes-tu ? » Sur la  réponse  affirmative  de  celui-ci,  Jésus  lui confie  la  charge  de  ses  brebis.  Pierre  qui  a renié Jésus trois fois doit faire une triple profession de foi.
 
Mais il y a plus, par ce triple mandat, Jésus confie officiellement à celui qui l’a renié la charge pastorale de l’Église ; et si Pierre fait cette réponse, c’est à cause de l’amour particulier qu’il  voue à son Maître. C’est un amour qui ira jusqu’au martyre  du  chef  des  apôtres  sur  la  colline  du  Vatican.  Ce  jour-là, Pierre répondra sans hésitation à l’appel de son Seigneur.
 
« Pierre, m’aimes-tu  ?  » Chacun  de  nous  est  invité  à  mettre  son  nom  à  la place  de « Pierre ».  Aussitôt, nous  entendons  Jésus  nous  confier une responsabilité  envers  les  personnes  dont  nous  avons  la  charge dans notre famille, notre métier, nos relations. Il s’agit pour nous de rendre compte de l’espérance qui nous anime.
 
Nous demandons au Seigneur de nous aider à l’aimer toujours plus pour que  nous  croyions  davantage  ne  lui.  Ainsi,  nous  serons  plus  forts  pour  la mission qu’il nous confie.

Jeudi de la 7ème semaine de Pâques (5 juin 2025)

  « Qu’ils soient un… »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17, 20-26.
En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 

Méditation
Cette insistance de Jésus sur l’unité entre les hommes qu’il aime est très importante pour nous aujourd’hui. C’est un appel à faire grandir la fraternité, le partage, la solidarité. Nous sommes tous des enfants de Dieu. Toute atteinte à la communion blesse ce salut qui nous a offert. Ceux qui ne partagent pas notre foi nous regardent vivre. Comment témoigner d’un Dieu amour s’il n’y a pas cet amour dans notre vie ? Nos divisions entre chrétiens nous apparaissent encore plus intolérables lorsque nous entendons cette parole du Christ.

Tout au long de ces derniers jours qui nous préparent à la Pentecôte, l’heure est donc à la prière. Le Christ nous veut tous avec lui. Il compte sur nous pour adhérer à son désir qui est aussi celui du Père. Viens Seigneur Jésus ! Envoie-nous ton Esprit Saint ! Qu’il vienne affermir notre foi notre espérance et notre charité. Qu’il vienne nous faire vivre de l’amour du Père.

 

Mercredi de la 7ème semaine de Pâques (4 juin 2025)

Des disciples unis
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17, 11b-19
 
En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi :
« Père saint,
garde mes disciples unis dans ton nom,
le nom que tu m’as donné,
pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.
Quand j’étais avec eux,
je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné.
J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu,
sauf celui qui s’en va à sa perte
de sorte que l’Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi,
je parle ainsi, dans le monde,
pour qu’ils aient en eux ma joie,
et qu’ils en soient comblés.
Moi, je leur ai donné ta parole,
et le monde les a pris en haine
parce qu’ils n’appartiennent pas au monde,
de même que moi je n’appartiens pas au monde.
Je ne prie pas pour que tu les retires du monde,
mais pour que tu les gardes du Mauvais.
Ils n’appartiennent pas au monde,
de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
 
Sanctifie-les dans la vérité :
ta parole est vérité.
De même que tu m’as envoyé dans le monde,
moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me sanctifie moi-même,
afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »
© AELF
 
 
Méditation
Dans cet Évangile, nous avons entendu la grande prière de Jésus au moment de passer de ce monde à son Père. Sa grande préoccupation n’est pas de savoir comment l’Église sera organisée ni comment les sacrements seront célébrés. Il sait que ce qu’ils vont mettre en place ne sera pas parfait, mais ce n’est pas cela qui le préoccupe le plus. Son grand souci, c’est qu’ils restent unis : « Qu’ils soient un comme nous-mêmes. » Comprenons bien, la grande mission des disciples du Christ, notre mission de chrétiens, c’est d’être les témoins authentiques de Dieu parmi les hommes.
 
Nous sommes envoyés par Jésus pour communiquer au monde l’amour qui est en Dieu. Sa grande priorité, c’est les petits, les pauvres, les exclus, tous ceux et celles qui sont rejetés à cause de leur passé. À travers nous, c’est Dieu qui est là pour leur annoncer la bonne nouvelle et leur redonner joie et espérance. Comme Jésus, nous aurons à pardonner et à témoigner de l’amour de Dieu pour le monde. Cette mission ne pourra être accomplie que par des chrétiens unis.
 
Pour parvenir à cette unité, il n’est pas question de chercher des compromis entre les idées des uns et des autres. Ce qui nous est demandé c’est de nous rassembler autour du Christ et de nous unir à sa prière. N’attendons pas d’être parfaits pour nous tourner vers lui. Lui-même nous invite à nous associer à sa prière pour l’unité de ses disciples. Nous connaissons bien nos fragilités, notre péché. Nous vivons dans un monde qui nous regarde vivre et qui ne pardonne pas les scandales dans l’Église. Alors, plus que jamais, nous nous unissons à la prière pour l’unité et la fidélité des siens. Nous accueillons l’amour qui est en Dieu pour qu’il transforme toute notre vie. Lui-même a prié pour que nous devenions l’amour.
 
Cet appel nous rejoint aujourd’hui dans un monde qui souffre de la violence. Des hommes, des femmes et des enfants y sont persécutés et massacrés à cause de leur foi au Christ. Quand ils vont à la messe, le dimanche, ils ne savent pas s’ils reviendront vivants. Mais rien ne peut les séparer de cet amour qui est en Dieu.
 
En ce jour, nous te prions Seigneur pour la réconciliation des peuples, la progression de la justice. Donne-nous force et courage pour travailler à la construction d’un monde plus juste, plus fraternel, un monde rempli de l’amour qui est en toi.

Mardi de la 7ème semaine de Pâques (3 juin 2025)

 

Prier avec Jésus
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17, 1-11
À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi: «Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
«Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais confiée. Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi: donne-moi la gloire que j’avais auprès de toi avant le commencement du monde. J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données: ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d’auprès de toi, et ils ont cru que c’était toi qui m’avais envoyé.
«Je prie pour eux; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés: ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.»
(AELF)
 
 
Méditation
L’Évangile de ce jour nous montre la prière de Jésus ; tout commence par ces paroles : « Père, glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. » Cette parole risque parfois d’être mal comprise. Dans notre monde, la gloire, c’est la renommée. Beaucoup sont prêts à tout pour se mettre en valeur et obtenir des distinctions honorifiques. Dans la bible, c’est tout autre chose : la gloire c’est la valeur réelle de la personne, c’est son poids. Ce qui fait la valeur d’une vie, c’est l’amour. Saint Paul nous le dit à sa manière : « Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. »
 
Cette prière de Jésus nous montre sa totale communion avec son Père. Ils sont liés l’un à l’autre par une communion éternelle. Les Évangiles nous disent que Jésus passait parfois des nuits entières à prier son Père. Cette union dépasse tout ce que nous pouvons vivre à notre niveau. Elle nous montre l’intensité de la prière de Jésus et nous en sommes éblouis. Ce qui est extraordinaire c’est qu’il veut nous associer tous à cette prière. C’est avec lui que nous découvrons le bonheur de prier. En fait, ce n’est pas nous qui prions mais le Christ qui prie en nous.
 
Avec Marie et avec toute l’Église, nous nous tournons vers le Christ. Nous nous préparons à recevoir la plénitude de l’Esprit Saint. Nous pouvons lui demander de nous transformer en communauté de prière vraiment fervente. C’est auprès de lui que nous puiserons la force et le courage dont nous avons besoin pour surmonter les épreuves. Et que Marie, la Mère de Dieu nous apprenne à vivre « pour la gloire de Dieu et le Salut du monde ». Amen