Mardi de la 25ème semaine du Temps ordinaire 2025

LA VRAIE FAMILLE DE JÉSUS
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (8, 19-21)
En ce temps-là, la mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule. On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. »
©AELF
 
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Méditation
Voilà une mère qui cherche à voir son fils. Ses cousins l’ont accompagnée. Quoi de plus naturel ? Mais en raison des foules qui le suivent, il est impossible de l’approcher. On est obligé d’annoncer à Jésus qu’ils sont là dehors et qu’ils veulent le voir.
 
Mais Jésus en profite pour les inviter à changer leur regard ; sa mission c’est d’annoncer la Parole de Dieu. C’est toute sa vie de tous les jours. Il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Il veut à tout prix les faire entrer dans la grande Famille de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit.
 
Du coup, la vraie famille de Jésus sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique. Ils sont comme la bonne terre qui permet à la graine de produire du fruit. Ils sont comme la lampe posée sur le lampadaire qui éclaire ceux qui sont autour. Ils sont surtout la vraie famille de Jésus.
 
Marie a été la première à écouter la Parole de Dieu et à la mettre en pratique. Le lien qui l’unit à Jésus n’est pas seulement celui du sang ; c’est surtout celui de la Parole du Père qu’elle écoute et qu’elle met en pratique.
 
« Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. »
 

Lundi de la 25ème semaine du Temps ordinaire (2025)

UNE GRANDE LUMIÈRE 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 8, 16-18
En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
    « Personne, après avoir allumé une lampe,
ne la couvre d’un vase
ou ne la met sous le lit ;
on la met sur le lampadaire
pour que ceux qui entrent voient la lumière.
    Car rien n’est caché
qui ne doive paraître au grand jour ;
rien n’est secret
qui ne doive être connu
et venir au grand jour.
    Faites attention à la manière dont vous écoutez.
Car à celui qui a,
on donnera ;
et à celui qui n’a pas,
même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »
© AELF
 
 
Méditation
C’est évident, une lampe c’est fait pour éclairer ceux qui sont dans l’obscurité. Quand il commence à faire sombre dans notre maison, notre premier réflexe c’est d’appuyer sur le bouton pour avoir la lumière. J’ai le souvenir de la première fois où, dans ma famille, nous avons eu l’électricité : c’était quelque chose d’extraordinaire.
 
Jésus se présente à nous comme « la Lumière du monde ». Celui qui le suit « ne marche pas dans les ténèbres ». Les paroles qu’il nous adresse sont « celles de la Vie éternelle ». Et pourtant, nous voyons bien que ce monde ne cesse de s’enfoncer dans les ténèbres : les réformes « sociétales », les familles qui se désagrègent, la course à l’argent, la violence, les guerres dans de nombreux pays…
 
La tentation est grande de penser et d’agir comme tout le monde. À ce moment-là, nous devenons comme le sel qui perd sa saveur : il ne sert plus à rien. Si nous voulons vivre dans la lumière, il nous faut la mettre bien en évidence « sur le lampadaire » ; il nous faut remettre le Christ et son Évangile au cœur de nos  vies et surtout ne pas le cacher. Si nous le suivons et si nous l’écoutons, nous apprendrons à penser et à agir avec comme lui et avec lui.
 
Cette lumière que le Seigneur met en nous, nous ne pouvons pas la garder pour nous. Elle nous est donnée pour que nous la transmettions autour de nous. Nous sommes envoyés dans nos maisons, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail. Avec Jésus, nous serons la lampe qui éclaire la société.
 
« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » Isaïe 9,1

25ème dimanche du temps ordinaire 2025

« Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ? »

Justice et fraternité, voilà l’appel de ce 25e dimanche du temps ordinaire. En effet, si nous voulons ressembler à notre Seigneur, le psaume nous convie à relever le faible de la poussière et retirer le pauvre de la cendre « pour qu’il siège parmi les princes » (psaume). L’argent et le pouvoir, s’ils sont à leur bonne place, sont des instruments de choix pour pratiquer justice et fraternité. Cela nécessite évidemment de toujours placer Dieu en premier dans nos vies et non nos intérêts et nos désirs personnels : il est temps de se décider pour Dieu, il a besoin de notre habileté honnête pour son Royaume !

MONITION D’ACCUEIL
Notre attachement aux biens matériels pourrit souvent notre relation aux autres, nous le sentons bien… Notre attachement à Dieu, au contraire, transforme cette relation. Redécouvrons la joie d’être libre en Dieu…

Préparation pénitentielle
Tournons-nous vers le Seigneur
tels que nous sommes,marqués par nos convoitises
et nos infidélités à l’Évangile que nous avons reçu.

Seigneur Jésus, tu as prêché ici-bas
en proposant un Royaume de justice,
prends pitié de nous.

Ô Christ, tu as choisi de vivre en servant ton Père
plutôt que l’esprit du monde,
prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, tu incarnes la vertu de justice
et tu nous invites à la pratiquer au quotidien,
prends pitié de nous.

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture – Am 8, 4-7
Devant les méfaits de ceux qui écrasent les pauvres et les humbles du pays, Amos souligne que le vrai culte à Dieu comprend la justice et la fraternité.

Psaume 112

2ème lecture – 1 Tm 2, 1-8
Il n’y a qu’un seul Dieu et un seul médiateur : le Christ. Alors prions-le sans relâche pour les autres.

Évangile : Luc 16, 1-13

Homélie
Textes bibliques : Lire

Aujourd’hui, Jésus nous invite à réfléchir sérieusement sur deux styles de vie qui sont opposés : le style mondain et le style de l’Évangile, l’esprit du monde et l’esprit de Jésus. Pour nous aider à mieux comprendre son message, Jésus nous raconte la parabole du gérant infidèle et corrompu : ce dernier va être licencié pour faute grave ; désormais, il va se retrouver à la rue, les poches vides. Il réfléchit très vite à la meilleure solution. Il pense s’attirer la bienveillance des débiteurs de son maître en abaissant leur dette. C’est de cette manière qu’il choisit d’assurer son avenir.

Il est bien sûr hors de question d’approuver cette fourberie. Ce qui est mis en valeur, c’est l’habileté des “fils de ce monde”. Quand il s’agit de leurs intérêts personnels, ils savent trouver des solutions. Le Christ voudrait bien que les “fils de lumière” soient aussi habiles pour que l’argent serve à tous. Le pape François nous invitait “à répondre à cette ruse mondaine par la ruse chrétienne, qui est un don de l’Esprit Saint”. Il s’agit de s’éloigner des valeurs du monde pour vivre selon l’Évangile.

À travers cet enseignement, le Christ nous appelle à choisir entre l’esprit du monde et lui, entre la logique de la corruption et de l’avidité et celle de la rectitude, de la douceur et du partage”. “Faites-vous des amis avec le malhonnête argent, afin que le jour où il ne sera plus là, ces amis vous reçoivent dans les demeures éternelles”. Sainte Teresa de Calcutta avait bien compris ce message : Ces amis, ce sont les plus pauvres parmi les pauvres, les miséreux, les exclus. À travers eux, c’est Jésus qui est là. Chaque fois que nous nous mettons à leur service, c’est lui que nous servons. La principale amitié qu’il nous faut chercher c’est celle de Dieu. Il est notre richesse suprême qui nous permettra d’être accueillis “dans les demeures éternelles”.

la première lecture nous adresse une proclamation percutante du prophète Amos. Il s’attaque durement aux désordres, aux inégalités et à l’exploitation des pauvres. Lui qui était éleveur de bétail s’y connaissait en ce qui concerne l’enrichissement des riches au détriment des pauvres. Il dénonce la  tromperie sur les marchandises. Quand on profite de la dépendance des plus faibles pour les exploiter encore plus, ce n’est pas tolérable. Ce n’est pas pour en arriver là que Dieu a fait alliance avec son peuple. À travers les opprimés et les exploités, c’est lui-même qui est frappé.

Amos n’est plus là mais son message est plus que jamais d’actualité : il faut savoir que plus de la moitié du patrimoine mondial est détenue par un pour cent de la population. Et que dire des magouilles en tous genres, des tromperies sur la marchandise, des arnaques sur Internet ? Si Amos était là, il dénoncerait l’esclavage actuel : Des hommes, des femmes et même des enfants travaillent de longues heures pour gagner à peine de quoi manger. Quand nous achetons les produits ainsi fabriqués, nous participons à cette injustice. Il est urgent que nous entendions l’appel d’Amos à la construction d’un monde plus juste et plus fraternel.

Dans la seconde lecture, nous avons le témoignage de saint Paul. L’âpreté au gain, ce n’est vraiment pas son problème. Bien au contraire, il s’est mis au service de la foi et de la vérité. Il annonce un Dieu qui veut le salut de tous les hommes. Jésus est mort pour tous, y compris pour ceux qui exercent des responsabilités politiques. Paul demande que l’on prie pour tous les hommes et plus spécialement pour les responsables de notre  société : que ces derniers facilitent le climat de paix et de dignité dont notre monde a bien besoin. La vraie prière c’est de parler à Dieu de son projet, c’est entrer dans son projet et nous en imprégner. Avec lui, nous deviendrons capables de répandre la bonne nouvelle comme une traînée de poudre. Le moment le plus important c’est la messe du dimanche. On peut la comparer à une  vaste réunion de chantier. Ce chantier, c’est celui du Royaume de Dieu. Si nous voulons être fidèles au Maître d’œuvre, notre présence est indispensable.

Dans quelques jours, nous entrerons dans le mois du Rosaire : en communion avec tous les pèlerins de Lourdes et d’ailleurs, nous demandons à la Vierge Marie de nous aider à choisir le chemin juste. C’est avec elle que nous trouverons le courage d’aller à contre-courant pour suivre Jésus et son Évangile.

Télécharger : 25ème dimanche du temps ordinaire

Sources : Revue Feu Nouveau  – François selon saint Luc – L’intelligence des Écritures (Marie Noëlle Thabut – Assemblées du dimanche – L’Évangile de la Miséricorde (Cardinal Schönborn).

Prière universelle
Introduction
Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Si nous le prions d’un cœur sincère pour tous nos frères, cette prière lui est « bonne et agréable ». En toute confiance, faisons monter vers lui le cri des pauvres, le cri de la terre.

Intentions
Le Christ, seul médiateur, s’est donné en rançon pour tous les hommes. Pour que l’Église poursuive sa mission d’évangélisation auprès de tous ceux qui se sentent exclus, rejetés, prions ensemble. ℞

Saint Paul recommande que les hommes prient en tout lieu. Pour les chrétiens vivant leur foi dans la clandestinité et pour les peuples opprimés, prions ensemble. ℞

Impossible de servir Dieu et l’argent, dit Jésus. Pour les victimes d’injustice et pour que les dirigeants veillent au partage des richesses, prions ensemble. ℞

La confiance est essentielle dans nos relations familiales, amicales, professionnelles. Pour les personnes qui ont été trompées, abusées, et pour celles qui aident à restaurer la confiance, prions ensemble. ℞

Conclusion
Seigneur, viens au secours de ton peuple qui espère en ta miséricorde : que ta puissance le soutienne en cette vie et le conduise aux joies de l’éternité. Par le Christ, notre Seigneur. – Amen.

Samedi de la 24ème semaine du Temps ordinaire

 La parabole du semeur 

Évangile  de Jésus-Christ selon saint Luc (8, 4-15)
Comme une grande foule se rassemblait, et que de toutes les villes on venait vers Jésus, il dit en parabole: «Le semeur est sorti pour semer la semence. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin, les passants l’ont piétiné, et les oiseaux du ciel ont tout mangé. Du grain est tombé aussi dans les pierres, il a poussé, et il a séché parce qu’il n’avait pas d’humidité. Du grain est tombé aussi au milieu des ronces, et, en poussant, les ronces l’ont étouffé. Enfin du grain est tombé dans la bonne terre, il a poussé, et il a porté du fruit au centuple.»  
En disant cela, il élevait la voix: «Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende!»
Ses disciples lui demandaient quel était le sens de cette parabole. Il leur déclara: «À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles, afin que se réalise la prophétie: Ils regarderont sans regarder, ils écouteront sans comprendre.
«Voici le sens de la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Ceux qui sont au bord du chemin, ce sont ceux qui ont entendu; puis le démon survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. Ceux qui sont dans les pierres, lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie. Mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment, et au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont ceux qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité.       
«Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, la retiennent, et portent du fruit par leur persévérance.»
©AELF
 
 
Méditation
Cet Évangile nous parle d’abord de Dieu et de nous. Il s’agit d’un Dieu qui « sort » parce qu’il a choisi d’ensemencer la terre. Cette semence c’est la Parole de Dieu. Elle nous dit tout l’amour de Dieu pour le monde. Dieu la répand avec une générosité extraordinaire. Il cherche à rejoindre tous les hommes sur tous les terrains, y compris ceux qui se trouvent dans les situations les plus désespérées. Son message de salut doit être proclamé dans le monde entier. Nous n’oublions pas que les paroles de Jésus sont celles de la Vie éternelle.  
 
L’évangile nous parle de quatre terrains différents, le bord du chemin, le sol pierreux, le sol envahi par les mauvaises herbes et enfin la bonne terre. Ces terrains bons ou mauvais, c’est chacun de nous. D’un côté, nous avons l’homme au cœur dur. Il refuse la Parole de Dieu car elle ne l’intéresse pas. Le deuxième terrain c’est celui qui manque de profondeur. Il a accueilli la Parole avec joie, mais un jour, tout s’arrête. Le troisième terrain c’est celui qui est envahi par les mauvaises herbes. C’est quand nous nous laissons envahir par les soucis de la vie et la séduction des richesses. Nous avons là des pièges qui nous détournent de Dieu.      
 
Puis nous avons la bonne terre. Le grain peut y prendre racine et se développer. Cette terre c’est l’homme qui reste ouvert à la Parole de Dieu. Il s’en nourrit chaque jour et il la met en pratique dans toute sa vie. Sur un terrain favorable, elle ne peut que produire du fruit. Ces fruits, c’est la conversion, c’est la transformation de toute une vie. Ils sont nombreux ceux et celles qui peuvent dire : « Il a changé ma vie ». Quand l’Esprit Saint est là, le résultat est extraordinaire.         
 
À la suite du Christ, nous sommes envoyés pour être des semeurs de la bonne nouvelle et pour proposer l’Évangile aux hommes d’aujourd’hui. Nous avons tendance à nous lamenter sur les églises vides alors que les supermarchés sont pleins. Être missionnaire c’est aller sur tous les terrains, vers les croyants mais aussi les non croyants et les mal croyants. Le Christ veut les sauver tous. À sa suite et avec lui, nous sommes envoyés pour semer à profusion. Il ne s’agit pas de faire croire mais de dire et de témoigner de la foi qui est en nous. Même si nous n’en voyons pas les résultats, rien ne peut empêcher la Parole de Dieu de produire du fruit.
 
 

Vendredi de la 24ème semaine du temps ordinaire (2025)

La Bonne Nouvelle pour tous
Évangile selon saint Luc 8, 1-3
En ce temps-là,     il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient,     ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons,     Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.
© AELF
 
Méditation
Dans cet Évangile, nous trouvons Jésus à travers villes et villages pour annoncer la bonne nouvelle du règne de Dieu. Il ne cherche pas de stratégie. Il va à la rencontre des gens là où ils sont. Les Douze l’accompagnent, ainsi que des femmes qu’il avait guéries de divers maux. Si Jésus les a guéries, c’est pour qu’elles puissent le suivre. La bonne nouvelle de l’Évangile est pour tous, hommes et femmes.
 
En lisant cet Évangile, nous découvrons ce qui est vital pour nos communautés chrétiennes : nous laisser guérir par Jésus, le suivre, écouter la Parole et la proclamer. On est chrétien les uns avec les autres et, ensemble, on annonce ce qu’on vit.
 
R : Allez-vous en sur les places et sur les parvis !
Allez-vous en sur les places, y chercher mes amis.
Tous mes enfants de lumière qui vivent dans la nuit,
Tous les enfants de mon Père, séparés de Lui,
Allez-vous en sur les places et soyez mes témoins, chaque jour.
 

Jeudi de la 24ème semaine du temps ordinaire (2025)

La foi qui sauve

 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (7, 36-50)
Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum. En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même: «Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est: une pécheresse.»      Jésus prit la parole: «Simon, j’ai quelque chose à te dire. — Parle, Maître.» Jésus reprit: «Un créancier avait deux débiteurs; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l’aimera davantage?» Simon répondit: «C’est celui à qui il a remis davantage, il me semble. — Tu as raison», lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme, en disant à Simon: «Tu vois cette femme? Je suis entré chez toi, et tu ne m’as pas versé d’eau sur les pieds; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé; elle, depuis son entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu ne m’as pas versé de parfum sur la tête; elle, elle m’a versé un parfum précieux sur les pieds. Je te le dis: si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c’est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour.» Puis il s’adressa à la femme: «Tes péchés sont pardonnés.» Les invités se dirent: «Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés?» Jésus dit alors à la femme: «Ta foi t’a sauvée. Va en paix!»
©AELF
 
Méditation
Cet Évangile nous parle de la miséricorde. Il nous dit la joie de Dieu qui aime jusqu’à pardonner. Sa joie, c’est de voir cette femme qui fait un acte de foi en son amour. Nous aussi, nous sommes invités à croire à la miséricorde pour témoigner de Celui qui est miséricorde et amour.
 
Nous vivons dans un monde qui a un grand besoin de ce témoignage. Il ne croit pas à l’amour gratuit ni à la miséricorde. Ce monde est dur. On accuse, on enfonce les coupables. On ne leur laisse aucune chance. C’est contraire au message de l’Évangile. Jésus n’est pas venu pour condamner le monde mais pour le sauver.
 
Le Seigneur nous a laissé un signe de sa miséricorde : c’est le sacrement de la réconciliation. Le recevoir nous donne l’occasion d’un acte de foi en l’Amour. Devant Dieu, nous nous reconnaissons pécheurs et pauvres. Mais nous découvrons qu’il n’a jamais cessé de nous aimer et qu’il ne veut que notre bonheur. Quand nous revenons vers lui, c’est la joie retrouvée, c’est la fête. Nous pouvons reprendre la route avec un cœur libéré. Et surtout, nous pouvons témoigner des merveilles de Dieu dans notre vie et notre monde.
 

Mercredi de la 24ème semaine du temps ordinaire (2025)

Des gamins capricieux

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (7, 31-35)
Jésus disait à la foule: «À qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération? À qui ressemblent-ils? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s’interpellent entre eux: “Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous n’avez pas pleuré.”      «Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites: “C’est un possédé!” Le Fils de l’homme est venu; il mange et il boit, et vous dites: “C’est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.” Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants.»
©AELF
 
 
Méditation
Dans l’Évangile de ce jour, nous voyons Jésus dénoncer l’étourderie des « hommes de cette génération ». La génération dont il parle c’est celle de son temps ; c’est aussi la nôtre aujourd’hui. Tout au long de notre vie, Dieu nous fait signe. Il est là au cœur de nos vies et de nos rencontres. Mais nous ne savons pas le reconnaître. Nous passons à côté sans nous en rendre compte.
 
Plus grave, beaucoup font preuve de mauvaise foi. Jean Baptiste est venu appeler à la pénitence et à la conversion. C’était un prédicateur austère. On l’a accusé d’être possédé par un démon. Avec Jésus, c’est un autre style de prédication et de vie. Il mange et il boit normalement. On lui reproche d’être un glouton, ami des pécheurs et des gens de mauvaise vie.
 
Cet Évangile nous doit être reçu comme une bonne nouvelle. « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. » Rien ni personne ne pourra empêcher le Seigneur de vouloir chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

Mardi de la 24ème semaine du temps ordinaire (2025)

Le fils de la veuve de Naïm

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (7, 11-17)
Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on transportait un mort pour l’enterrer; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme. En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit: «Ne pleure pas.» Il s’avança et toucha la civière; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit: «Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi.» Alors le mort se redressa, s’assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu: «Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple.» Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins.
©AELF
 
Méditation
L’Évangile nous montre une pauvre veuve qui vient de voir mourir son enfant. La mort de son mari l’a mise dans une extrême précarité économique et sociale. Elle se retrouve privée de toute ressource et de tout soutien. Mais voilà que cette femme va vivre une rencontre qui va bouleverser sa vie : Devant une telle détresse, Jésus est saisi de pitié au plus profond de lui-même. La suite, nous la connaissons : le fils est rendu à sa mère. Pour elle, c’est la joie retrouvée. Dieu a vu sa détresse. Jésus se fait proche de toute cette souffrance et il agit.
 
Mais en écoutant cet Évangile, nous pensons aux nombreux enfants qui ne sont pas rendus à leur mère : beaucoup meurent sous les bombes ; d’autres sont victimes de la famine ou des maladies. Alors, nous crions vers le Seigneur : « Pourquoi n’agis-tu pas ? Pourquoi tant de haine et de violence ? Où es-tu, Seigneur ? » Ce cri est une prière que Dieu entend. Il voit la misère de son peuple. II voit les dérives de la société actuelle, les violences, la course à l’argent, les familles qui se désagrègent. Tout cela, il le voit et il est saisi de pitié jusqu’au plus profond de lui-même. Il ne supporte pas de nous voir courir à notre perte. Tout l’Évangile nous dit qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.
 
Notre Dieu n’est donc pas indifférent. Mais pour sauver ce monde, il compte sur nous. Ce monde, il nous l’a confié. Nous en sommes responsables. L’Évangile nous apprend à nous arrêter devant celui ou celle qui souffre. Cette mission, beaucoup la remplissent avec un grand dévouement : pensons aux équipes qui s’engagent pour accompagner les familles en deuil, celles qui vont visiter les malades ou les prisonniers. D’autres trouvent leur place dans une association pour aider les plus démunis à sortir de leur misère. Dans ce monde qui en a bien besoin, ils sont porteurs de la présence et de l’amour du Christ.
 
Tu nous envoies, Seigneur, vers les blessés de la vie. Donne-nous ton Esprit pour être dans notre monde les témoins de ton amour. Amen
 
 

15 septembre : Bienheureuse Vierge Marie des douleurs

 


 Évangile selon saint Jean 19,25-27.
« Près de la croix de Jésus, se tenait sa mère. Jésus, voyant sa mère, et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils ! » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. Dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » (Jean 19. 25-27)

Méditation
Au moment de passer de ce monde à son Père, Jésus ne nous laisse pas orphelins ; il nous donne une mère. Du haut de la croix, Jésus, voit sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait ; il dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Le disciple que Jésus aimait, c’était Jean. C’est aussi chacun de nous. Nous sommes tous les disciples bien-aimés de Jésus. Il nous confie à elle et il nous la confie. Jésus et Marie s’aiment tellement qu’ils partagent tous deux le même amour pour tous les hommes. Le disciple préféré de Jésus est devenu aussi l’enfant préféré de Marie.

C’est ainsi que Marie est devenue mère une deuxième fois. Sa maternité s’élargit à toute l’Église et à toute l’humanité. C’est important pour nous aujourd’hui. Nous ne pouvons pas penser à Marie sans l’imaginer comme une mère. Cette mère est avec nous ; elle nous protège ; elle nous accompagne ; elle est là dans les moments difficiles de notre vie.

Imaginons un peu tout l’amour de Marie pour son fils Jésus, depuis sa naissance jusqu’à sa mort sur la croix. C’est cette maman qu’il nous donne pour qu’elle fasse pour nous ce qu’elle a fait pour lui. Nous pouvons toujours nous réfugier auprès d’elle. Quand nous faisons appel à elle, elle accourt. Son amour ne nous fera jamais défaut.

En même temps, Jésus nous confie sa Mère et il nous demande de la prendre chez nous. Nous sommes invités à l’accueillir avec respect et surtout beaucoup d’amour. N’hésitons pas à lui ouvrir la porte de notre vie et de notre cœur. Marie est le plus sûr chemin pour apprendre à connaître et aimer Jésus.

C’est cette maman que Jésus nous donne pour qu’elle fasse pour nous ce qu’elle a fait pour lui. Nous pouvons tous nous réfugier auprès d’elle. Quand nous faisons appel à elle, elle accourt. Son amour ne nous fera jamais défaut. En même temps, Jésus nous confie sa Mère et il nous demande de la prendre chez nous.

Nous sommes invités à l’accueillir chez nous avec respect et surtout beaucoup d’amour. N’hésitons pas à lui ouvrir la porte de notre vie et de notre cœur, même si le ménage n’est pas bien fait. Elle n’a pas peur des situations compliquées. Elle ne cherche qu’à dénouer les nœuds qui font obstacle à notre union à Dieu. Marie est le plus sûr chemin pour apprendre à connaître et aimer Jésus. Qu’elle soit toujours avec nous pour en être les messagers.

Fête de la Croix glorieuse (2025)

Textes pour célébrer
Monition d’ouverture
Au cœur de notre monde, la croix du Christ a été plantée. Tant de préoccupations nous agitent, tant d’activités nous dispersent, au point que nous ne savons plus où regarder. En ce jour de la fête de la croix glorieuse, levons les yeux vers le Seigneur qui se manifeste sur la croix comme notre sauveur

Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus, élevé sur la croix, tu attires à toi tous les hommes, prends pitié de nous.

Ô Christ, élevé dans la gloire du Père, tu illumines nos ténèbres, prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, par ton chemin d’humilité, tu nous as sauvés, prends pitié de nous.

Homélie
Textes bibliques : Lire
Les textes bibliques de ce dimanche nous renvoient à la croix. Cet objet dont nous avons l’habitude est devenu le signe des chrétiens. Nous la retrouvons dans nos maisons mais aussi aux carrefours de nos chemins ou encore sur la tombe de nos défunts. Et surtout, elle est en bonne place dans nos églises. Elle fait partie des signes que les chrétiens des générations passées nous ont légués. Et Pour certaines personnes, la croix est devenue un bijou de grande valeur…

Oui, bien sûr, mais cette croix c’est aussi celle qui marque douloureusement la vie des chrétiens en Irak, en Syrie et dans bien d’autres pays. Ils préfèrent mourir plutôt que d’adhérer à une religion qui n’est pas celle de Jésus Christ. Nous pensons aussi à tous ceux qui sont tournés en dérision dans leur école, leur lieu de travail à cause de leur foi. Nous sommes tous de la même grande famille. Et si nous nous sommes rassemblés à l’église, c’est d’abord pour communier au sacrifice volontaire de Jésus qui donne sa vie pour sauver tous les hommes. Dieu s’est fait homme pour assumer notre condition humaine. Dans sa mort, il assume notre mort. Il est toujours du côté des victimes de la violence, des massacres et des génocides.

Les textes bibliques de ce jour nous invitent à accueillir cette bonne nouvelle. La première lecture a été écrite plusieurs siècles avant Jésus Christ. Elle nous raconte les tribulations des hébreux pendant leur longue traversée du désert. Nous avons peut-être été surpris par cette étrange histoire du serpent de bronze. Il semble que l’auteur a repris un vieux mythe du monde oriental. Les hébreux, dans le désert, ont récriminé contre Dieu. Il leur manquait les bonnes choses de l’Égypte. Au fil des jours, ils étaient de plus en plus dégoûtés par cette nourriture misérable et si peu variée. Juste une question au passage : De nos jours, qui récrimine contre les émissions, les sites Internet, les articles et les livres qui sont des fausses nourritures, toujours aussi peu variées, et qui devraient nous dégoûter ? Le serpent de bronze est le point de départ de la guérison car il oblige à lever les yeux, à regarder vers le haut. C’est le signe qu’on se tourne vers Dieu et qu’on veut accueillir son amour.

L’apôtre Paul nous donne l’occasion de faire un pas de plus. Il nous rappelle comment le Christ Jésus s’est abaissé jusqu’à mourir sur une croix. A l’époque, c’était le supplice le plus avilissant qui était réservé aux esclaves. En tant que citoyen romain, Paul a échappé à la crucifixion pour être décapité. La réalité d’un Dieu qui se dépouille pour prendre la condition de serviteur, c’est difficile à admettre. On pense que c’est trop beau pour être vrai. Comment peut-on admettre un tel excès d’amour ? A travers son message d’aujourd’hui, Paul nous invite à fixer notre regard sur la croix glorieuse jusqu’au moment où s’impose cet amour excessif. Ce geste peut nous libérer et nous sauver bien mieux que le serpent d’airain planté en terre.

Dans l’évangile, le Christ nous adresse une bonne nouvelle de la plus haute importance : Créateur et Sauveur ne font qu’un. Si nous croyons, c’est pour entrer dans cette histoire d’amour entre Dieu et l’humanité. Trop souvent, nous traînons derrière nous des images de la mort chargées de peur. Elles sont liées au jugement et à la condamnation. Or voilà que Jésus vient rectifier l’idée que nous nous en faisons : “Dieu a envoyé son Fils, non pas pour condamner le monde mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.” Ces paroles sont au cœur de notre foi. Elles excluent la peur. Celui qui vit dans la confiance échappe au jugement. Sa confiance ne peut être déçue. Telle est la bonne nouvelle qui repose sur la prédication de Jésus lui-même.

C’est pour cette raison que nous nous tournons vers la croix du Christ. Ce qui en fait la valeur, ce n’est pas d’abord les souffrances du Crucifié mais la Passion de l’Amour. Si les plaies du crucifié sont notre salut c’est parce qu’elles sont les conséquences d’un amour sans mesure. Nous, chrétiens, nous regardons la croix comme un signe de guérison et de salut. Comme le disait si bien le Cardinal Marty, “la croix devient la clé qui ouvre la prison, qui brise le cercle infernal.” C’est de cette espérance que nous avons à témoigner auprès de ceux et celles qui souffrent physiquement et moralement. Nous pensons aussi à toutes les victimes de la haine, des violences, du racisme et des guerres. Le Christ vainqueur veut nous entraîner tous dans son élévation.

Comme chaque semaine, nous nous rassemblons pour l’Eucharistie. C’est LE grand moment de la semaine. Dans certains pays, on fait des heures de chemin à pied pour y participer. Ne pas répondre à cet appel du Seigneur, c’est un affront aux martyrs d’autrefois et à ceux d’aujourd’hui. Et c’est surtout un affront à Celui qui a livré son Corps et versé son sang pour nous et pour la multitude.

En ce jour, nous te prions, Seigneur : augmente notre foi et notre amour ; Donne-nous force et courage pour te suivre avec confiance. Fais de notre vie, de nos joies et de nos souffrances une offrande d’amour qui rejoigne la tienne pour que le monde soit sauvé.

Sources : Revue Feu Nouveau – L’Intelligence des Ecritures (MN Thabut) – Guide Emmaüs des dimanches et fêtes – commentaires du missel communautaire (Père André Rebré) – dossiers personnels.

Prière universelle
Introduction
Habités par les joies et les souffrances de notre monde, tournons les yeux vers la croix afin que tout homme soit sauvé.

Intentions
Pour les femmes et les hommes crucifiés par la haine, la violence, la guerre et l’injustice, prions le Seigneur.

Pour les femmes et les hommes écrasés par le désespoir, la fatigue et le découragement, prions le Seigneur.

Pour les femmes et les hommes élevés sur l’autel fragile des honneurs mondains, de la gloire facile et des succès humains, prions le Seigneur.

Pour les femmes et les hommes qui n’attirent aucun regard, rejetés, méprisés, oubliés, prions le Seigneur.

Conclusion
Par l’offrande de ta vie, Seigneur Jésus, la croix du supplicié est devenue pour nous l’arbre de vie. Que l’amour que tu as manifesté pour tous les hommes, nous permette aujourd’hui de les accueillir tous en frères et de transformer nos croix en chemin vers le Père. Par toi qui nous entraines vers lui, dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

Télécharger : Fête de la Croix glorieuse