Mardi de la 34ème semaine du temps ordinaire

 « Il n’en restera pas pierre sur pierre ».
 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,5-11.

En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. » Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Méditation L’Évangile de ce jour évoque des événements dramatiques. Mais il voudrait surtout raviver notre espérance : Non, ce n’est pas la fin du monde mais la fin d’un monde. Nous voyons ce qui meurt et ça fait du bruit. Il nous faut aussi prendre conscience de ce qui surgit, ce monde nouveau qui est en train de naître.

Aujourd’hui, Jésus nous parle de la ruine du temple de Jérusalem. Nous pouvons imaginer la stupeur de ses amis lorsqu’ils ont entendu cela. Quand l’évangile de Saint Luc a été écrit, cette prophétie s’est réalisée. Le Temple de Jérusalem a été détruit par l’empereur Titus. C’est l’occasion pour l’évangéliste d’inviter les chrétiens à faire un pas de plus : Désormais le vrai temple que Dieu veut habiter ce n’est pas un bâtiment de pierre, aussi beau soit-il. Le vrai temple c’est le Corps du Christ lui-même. C’est ce que nous devons comprendre quand Jésus dit : « Détruisez ce temple et en trois jours je le rebâtirai. »

Il nous faut tirer les conséquences de cette révélation : Nous ne devons plus nous contenter de chercher Dieu dans le luxe qu’on a instauré au temple ou dans nos églises de pierre. Ensemble, nous sommes membres du Corps du Christ, le temple que Dieu veut habiter. Si nous voulons le rencontrer, il ne faut pas oublier de le chercher parmi les plus pauvres, ceux qui ont faim et froid, ceux qui sont malades et en prison. Le vrai temple de Dieu c’est le cœur de l’homme. La vraie ruine du temple, ce sont ces corps en ruine à cause de la faim, de la maladie, des guerres, du chômage et de l’acharnement du malheur.

Cet Évangile nous rappelle que nous sommes invités à avancer humblement et avec courage en nous ressourçant chaque jour à la Parole de Dieu. Cette Parole est « lumière pour nos pas ». Chaque dimanche, le Seigneur nous donne rendez-vous pour l’Eucharistie source et sommet de toute vie chrétienne. Puis il nous envoie pour agir comme lui et avec lui au service des autres. C’est avec lui que nous pourrons rester en éveil pour témoigner de l’espérance qui nous anime.

Lundi de la 34ème semaine du temps ordinaire

Elle a tout donné
 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,1-4.

En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor.
Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie.
Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres.
Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. » © AELF
 
Méditation
Jésus se trouve dans l’enceinte du temple, face à la salle du trésor. Les pèlerins sont venus en grand nombre pour la fête de la Pâque. Pour eux, c’est le moment de déposer leur offrande. Il faut en effet finir de financer la restauration du temple. Beaucoup de gens riches y mettent des grosses sommes.  Pour les responsables de la trésorerie, c’est un grand moment. Malheureusement, ils ne savent pas regarder au-delà des apparences. Pour eux, il n’y a que l’argent qui compte.
 
Arrive une pauvre veuve qui verse deux piécettes. Personne ne l’a remarquée. Personne n’a vu qu’elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. Personne n’a mesuré la valeur de sa générosité. Or voilà que sans même le savoir, elle a attiré l’attention de Jésus. Il montre à tous qu’elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. Elle ne peut plus s’appuyer sur aucun soutien matériel. C’est à Dieu qu’elle donne tout. Elle choisit de mettre sa confiance en lui seul. Sans le savoir, elle met en pratique la parole de l’évangile : « Cherchez d’abord le Royaume et sa justice et tout le reste vous sera donné par surcroît. »
 
Le Christ ne nous incite pas à l’insouciance ni à la paresse. Il nous provoque à nous demander où nous mettons nos premières préoccupations : dans les biens matériels qui restent périssables ou dans la confiance en Dieu qui ne nous abandonne jamais. Risquer la confiance c’est tout donner, c’est donner le peu que nous avons en argent, en compétence, en force physique et spirituelle. Tout cela, nous l’avons reçu gratuitement pour le partager. En ce temps où nous préférons nous barder d’assurances vies, voilà un appel exigeant.
 
À chaque Eucharistie, nous nous tournons vers la croix du Christ. Il est celui qui a tout donné jusqu’au bout. Et il continue à se donner à chacun. Prions-le pour qu’il nous donne la foi de cette pauvre veuve dont nous parle l’évangile. Et nous n’oublions pas cette autre veuve, celle qui se trouvait auprès de la croix de son Fils Jésus. Elle aussi a tout donné. Elle s’en est entièrement remise à Dieu. Demandons au Seigneur qu’il nous apprenne à voir comme lui, à ne pas nous arrêter aux apparences, si belles soient-elles, mais à découvrir la beauté cachée au fond des cœurs.
 

Fête du Christ Roi de l’univers

Monition d’ouverture
La fête du Christ, Roi de l’univers, nous invite à une démarche paradoxale : suivre la manière de vivre d’un condamné à une mort horrible. Tournons-nous vers la croix de Jésus, signe du don total de sa vie pour chacun de nous et pour toute l’humanité.

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
En ce jour, nous sommes dans la joie. Nous célébrons en effet la solennité du Christ Roi. Jésus est le roi de l’univers et cela doit nous réjouir. Mais la liturgie de ce jour est là pour nous éviter une confusion. Elle vient nous faire comprendre le vrai sens de cette royauté. Jésus n’est pas un roi à la manière des grands ce monde. C’est ce message que voudraient nous faire comprendre les lectures de ce dimanche.

Nous avons tout d’abord l’histoire de David, le petit berger d’Israël. Quand il est devenu roi, il a réuni le Royaume du Nord et celui du Sud. C’était déjà une annonce de ce que le Christ réaliserait lors de sa venue. Jésus s’est présenté comme un rassembleur. Mais cette mission ne s’est pas limitée au seul pays d’Israël. Elle est offerte à tous les hommes du monde entier et de tous les temps. Le Christ a réconcilié tous les peuples de la terre en livrant son Corps et en versant son sang. Ce qui est extraordinaire c’est qu’il nous appelle tous à cette œuvre de rassemblement. Il compte sur nous pour être des artisans d’unité, de justice et de réconciliation. “Là où est la haine, que je mette l’amour… Là où est la discorde, que je mette l’union.” (Saint François)

L’unité entre les hommes passe par une multitude de petites ententes. Et c’est toujours à refaire. Il nous appartient de voir ce que nous pouvons faire contre la rancune et pour favoriser cette entente dans nos divers lieux de vie. Cette unité à construire réclame des gens qui n’ont pas peur de payer de leur personne et de leur temps. Il y aura toujours des risques, celui d’être critiqué ou tourné en dérision. Mais nous ne sommes pas seuls : quand nous nous engageons sur ce chemin, le Christ est là, bien présent. C’est lui qui agit dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route.

Dans sa lettre aux Colossiens (2ème lecture), saint Paul nous parle aussi du Christ roi de l’univers. C’est par lui que tout existe. Il est le collaborateur du Père dans son œuvre de création. Il est le sommet et la fin de toutes choses : “Tout est créé par lui et pour lui.”. L’homme a pour mission de s’accomplir lui-même à l’image de Dieu. Il est capable d’amour libre et gratuit. Le Christ nous ouvre le chemin. Lui, le premier ressuscité, marche à la tête de l’humanité nouvelle. C’est avec lui et par li que nous allons au Père. C’est de cette foi et de cette espérance que nous avons tous à témoigner. Le Christ glorieux nous offre d’avoir part à sa victoire.

L’évangile nous montre la manière dont le Christ est devenu roi. Saint Luc nous présente le visage bouleversant de Jésus en croix entre deux malfaiteurs. Nous le voyons tourné en dérision par ses adversaires et abandonné par les siens. Il se trouve entre deux malfrats, également condamnés à mort. L’un d’eux s’est vu attribuer le titre de “bon larron”. Mais y aurait-il de bons assassins, de bons truands ou de bons voleurs ? ce qu’il faut voir dans ce récit c’est la miséricorde divine envers les mal aimés et les malfaiteurs.

Il y a un chant qui revient régulièrement dans nos liturgies : “Laisse-toi regarder par le Christ car il t’aime.” C’est là que nous voyons toute la différence entre ces deux condamnés : cette différence se révèle dans leur manière d’accueillir le regard du Christ. Le premier joue l’ironie. L’autre appelle Jésus par don nom ; il le supplie : “Souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton règne”. Cette attitude de confiance et d’abandon est à peine croyable de la part “d’un hors-la-loi, d’un hors-la-foi”. Dans l’Evangile de saint Luc, c’est la dernière parole de Jésus avec un confrère en humanité. Jésus lui annonce qu’en mourant ensemble, ils se retrouveront ensemble au paradis.

“Souviens-toi de moi…” C’est aussi cette humble prière que nous, pécheurs, nous faisons monter vers le Seigneur. Souviens-toi de ce monde ; souviens-toi de ceux et celles qui vont à la dérive. Souviens-toi des personnes éprouvées par la maladie, les infirmités, la précarité, l’exclusion, les guerres. Souviens-toi de ceux et celles qui vivent sans espérance et sans amour. Tu es le Roi de l’univers. Tu veux rassembler tous les hommes dans ton Royaume. Nous avons la ferme espérance qu’un jour tu nous diras : “Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis”. Amen

Sources : Lectures bibliques des dimanches (A. Vanhoye), missel communautaire (A. Rebré) “Aujourd’hui s’accomplit pour nous l’Ecriture” (E. Bianchi). Revues liturgiques Feu Nouveau dossiers personnels

Prière universelle
Introduction
Tournés vers la croix du Christ, signe du don de sa vie pour tous les êtres, confions-lui nos demandes de paix et de réconciliation.

Pistes pour les intentions
Pour les peuples qui sont aujourd’hui meurtris par les guerres, les conflits d’intérêts et les violences de toutes sortes, Seigneur, Roi de la paix, nous te prions.

Pour les dirigeants des grandes entreprises et les responsables de la vie économique et sociale, Seigneur, Roi de la justice, nous te prions.

Pour tous les jeunes, et, en particulier, pour celles et ceux qui sont isolés ou qui sont en recherche de sens à leur vie, Seigneur, Roi de l’espérance, nous te prions.

Pour les membres de notre communauté, pour les personnes consacrées et celles qui sont au service de l’Église aux quatre coins du monde, Seigneur, Roi de l’amour et de la vérité, nous te prions.

Conclusion
Jésus, crucifié par amour pour les pécheurs, tu nous as ouvert le chemin de la vie : écoute les prières de ton peuple et ravive en lui l’espérance et la foi, toi qui règnes avec le Père et le Saint-Esprit, Dieu pour les siècles des siècles. Amen

Télécharger : Fête du Christ Roi de l’univers

Samedi de la 33ème semaine du temps ordinaire

Le Dieu des vivants
 
 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 20,27-40.
En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’
Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ;
de même le deuxième,
puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »
Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari,
car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.
Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur ‘le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.’
Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »
Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. »

Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit.
© AELF

 

Méditation

La foi en la résurrection est au cœur de l’Évangile. Elle en est même l’élément central. Et pourtant, ils sont nombreux ceux et celles qui ont du mal à y adhérer, même parmi les chrétiens. L’Évangile de ce jour atteste que cela n’allait pas de soi dans le judaïsme de l’époque. Les pharisiens l’acceptaient. Mais les Sadducéens plus conservateurs, l’ont toujours refusé parce qu’elle n’était pas inscrite dans la loi de Moïse. Ils allaient même jusqu’à la tourner en dérision.

Les deux groupes, pharisiens et sadducéens interrogent Jésus pour le mettre dans l’embarras. Dans sa réponse, Jésus cite le livre de l’Exode : Dieu s’y présente à Moïse comme « le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ». Ces trois patriarches sont morts depuis longtemps. Mais Jésus en conclut que Dieu n’est pas le Dieu des morts mais celui des vivants.

Voilà cette bonne nouvelle qui nous est rappelée en ce jour. À la suite des patriarches et de bien d’autres croyants, nous sommes tous appelés à cette vie nouvelle que Jésus appelle le Royaume de Dieu. Ce monde nouveau n’est pas la continuation de celui dans lequel nous vivons actuellement. Il est tout autre. Il y a une rupture radicale ente la vie actuelle et la vie de ressuscité. L’important c’est de faire confiance à celui qui a dit : Je suis la résurrection et la Vie… Celui qui croit en moi vivra éternellement.

Ce trésor de la résurrection, nous ne pouvons pas (nous ne devons pas) le garder pour nous. Il nous faut le transmettre, le crier au monde entier. Au-delà de la mort, nous serons vivants en Dieu. Cette espérance doit nourrir notre prière. N’oublions jamais le Dieu des vivants. Il nous appelle tous à partager sa vie dès maintenant.

Seigneur, nous te prions : que la foi et l’espérance de l’Église soient pour tous les hommes l’annonce de la vie éternelle que tu veux partager avec eux.

 


Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie

21 novembre
 
La vraie famille de Jésus
 Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12, 46-50
Comme Jésus parlait à la foule, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit: «Ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent à te parler.»
Jésus répondit à cet homme: «Qui est ma mère, et qui sont mes frères?» Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit: «Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère.»
©AELF
 
Commentaire
La mère et les frères de Jésus se tenaient dehors et cherchaient à lui parler. Comprenons bien : ces « frères » de Jésus ne sont pas les fils de Marie mais des proches parents, des cousins. Dans le monde hébreu et araméen, on les appelait « frères ».
 
La réponse de Jésus peut nous surprendre. En fait, il ne s’agit pas d’un rejet de ceux qui lui sont unis par le sang. Dans le Royaume fondé par lui, il y a un autre critère de parenté : avec lui, nous entrons dans une communauté de vie bien supérieure à celle qui vient du sang. C’est un appel à aimer le Christ plus que son père et sa mère.
 
Avec ce texte, saint Matthieu désigne ceux qui formeront la nouvelle communauté de Dieu, ceux qui cherchent avant tout la volonté de Dieu. Ils ne se content plus d’obéir à une loi ; ils se laissent enseigner par Jésus.
 
Les Évangiles ne nous disent rien de la Présentation de Marie au Temple. Cet événement nous est rapporté par le « protévangile de Jacques ». Anne et Joachim voulurent remercier Dieu de la naissance de cette enfant. Ils la lui consacrèrent. Tout au long de sa vie terrestre, elle n’a cherché qu’à faire la volonté de Dieu. À l’exemple de Marie, tout baptisé est appelé à participer au plan de salut de Dieu.

 

Temps de prière

Jeudi de la 33ème semaine du temps ordinaire

Lamentations sur Jérusalem

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19, 41-44.

En ce temps-là, lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant :
« Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux.
Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ;
ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »
© AELF
 
Méditation 
Jésus pleure sur Jérusalem ; cette ville qui n’a pas su accueillir le don de Dieu va vers sa ruine. Tout au long de son histoire, elle a été châtiée par les Égyptiens, les Grecs, les Romains, les Babyloniens, les Syriens, les Assyriens… Tous ont eu leur part ; Jésus pleure sur ce peuple qui est aveugle. Ce dernier n’a pas vu qu’il s’enfonce dans la destruction physique et spirituelle.
 
Et pourtant, ce peuple a eu les prophètes et les juges. Mais les uns et les autres ont été ignorés, torturés, mis à mort. Il a eu la Loi. Et maintenant, il y a Celui qu’on nomme Merveilleux Conseiller, Prince de la Paix, Seigneur de l’univers. Mais le peuple se détournera de lui, le torturera et le fera mourir sur une croix.
 
Jésus pleure aussi sur nous et sur notre monde. Il voit toutes les fois où nous nous sommes détournés de lui. C’est en regardant vers la croix que nous prenons conscience de la grandeur de son amour et de la gravité de notre péché. Il est toujours là pour nous accueillir et nous pardonner. Mais nous voyons bien que nous retombons souvent dans les mêmes péchés. Nous sommes aussi aveugles que le peuple choisi. Nous tombons sous l’emprise du démon, le Prince des ténèbres  qui nous détourne du chemin de la vraie vie. Cet Évangile nous adresse une invitation à reconnaître le Seigneur qui vient nous visiter et nous sauver 

Pitié, Seigneur, car nous avons péché…

Temps de prière

 

 

 

Mercredi de la 33ème semaine du temps ordinaire

La parabole des dix mines
 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,11-28.
En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même.
Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite.
Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.”
Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.”
Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté.
Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.”
Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.”
Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.”
À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.”
Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardée enveloppée dans un linge.
En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.”
Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ;
alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.”
Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.”
On lui dit : “Seigneur, il a dix fois plus !
– Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” »
Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem. © AELF
 
 

Méditation : Jésus approche de Jérusalem. Beaucoup pensent qu’il va inaugurer son ministère triomphal. Les disciples n’ont pas encore compris l’annonce de la Passion. C’est à ce moment-là que Jésus raconte la parabole des mines.

C’est l’histoire d’un homme qui part vers un pays lointain pour y être investi de la royauté et revenir ensuite. Avant de partir, il appelle ses serviteurs et leur confie la somme de dix mines. Une mine représente environ 3500 dollars. C’est donc une somme très importante.
 
Cet homme qui part c’est Jésus. Les serviteurs c’est chacun de nous. En nous racontant cette parabole, Jésus nous fait comprendre qu’il nous confie ses biens les plus précieux. Ces biens, nous les recevons pour les mettre au service de tous.
 
Dieu nous a choisis pour participer à son œuvre de salut, pour répandre sa Parole, pour amener les autres à lui. Il veut que nous soyons remplis de l’Esprit Saint. Les tièdes ne l’intéressent pas. Il les vomit. Ces dons qu’il nous confie doivent produire au centuple. Dieu sera mécontent de ceux qui se seront détournés de lui délibérément. Il sera déçu par les indifférents et les paresseux qui n’auront pas répondu à son appel.
 
« Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité car c’est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tous biens. Amen. »

Mardi de la 33ème semaine du temps ordinaire

 
« ZACHÉE, DESCEND DE TON ARBRE… »
Évangile selon Saint Luc (19, 1-10)
En ce temps-là,
    entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.
    Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;
il était le chef des collecteurs d’impôts,
et c’était quelqu’un de riche.
    Il cherchait à voir qui était Jésus,
mais il ne le pouvait pas à cause de la foule,
car il était de petite taille.
    Il courut donc en avant
et grimpa sur un sycomore
pour voir Jésus qui allait passer par là.
    Arrivé à cet endroit,
Jésus leva les yeux et lui dit :
« Zachée, descends vite :
aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »
    Vite, il descendit
et reçut Jésus avec joie.
    Voyant cela, tous récriminaient :
« Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »
    Zachée, debout, s’adressa au Seigneur :
« Voici, Seigneur :
je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,
et si j’ai fait du tort à quelqu’un,
je vais lui rendre quatre fois plus. »
    Alors Jésus dit à son sujet :
« Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison,
car lui aussi est un fils d’Abraham.
    En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver
ce qui était perdu. »
© AELF
 
 
Méditation
Zachée n’était pas seulement publicain (collecteur des impôts pour l’occupant romain) ; il était aussi le chef des publicains. Il était donc très voleur, très pécheur et très riche. Or voilà que cet homme a un ardent désir de voir Jésus. Il court devant, il monte sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là. À partir de ce moment, tout va se passer bien au-delà de ce qui était prévu : Jésus appelle Zachée ; la première chose qu’il lui demande c’est de descendre. En effet, Zachée s’est trompé. Si on veut rencontrer Jésus, il ne faut pas monter, il faut descendre. Lui-même s’est fait le plus petit et le plus pauvre. C’est en descendant que nous pourrons le rencontrer.
 
Jésus s’invite donc dans la maison de Zachée. Pour cet homme méprisé de tous, c’est vraiment un jour de joie. Il n’avait jamais imaginé que cela puisse lui arriver. Cette simple rencontre avec Jésus a été un bouleversement complet pour lui. Zachée se tient debout devant Jésus : c’est l’attitude du priant. Le fait d’être en présence de Jésus amène Zachée à se convertir : il décide de donner la moitié de ses biens aux pauvres. Pourquoi la moitié ? Parce que l’autre moitié n’est pas à lui mais à l’occupant romain. Donc il donne tout aux pauvres et en plus, il décide de réparer les torts qu’il a causés.
 
Cet Évangile nous dit la joie de Jésus : « Aujourd’hui, le Salut est arrivé dans cette maison. Zachée est sauvé, il est sorti du monde du mal, sorti de Jéricho. Il devient fils d’Abraham. Il entre dans l’alliance que Dieu a  établie avec les hommes. Jésus est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Ce qu’il a fait pour Zachée, il le fait aussi pour chacun de nous. Il attend que nous descendions de notre arbre ; cet arbre, c’est celui où nous nous cachons pour rester en dehors des combats des hommes ; c’est celui de nos certitudes, celui de notre bonne ou mauvaise conscience…
 
Nous sommes tous invités à descendre de notre piédestal pour nous laisser habiter par Jésus lui-même. Il nous faut aussi accepter de laisser les autres entrer dans notre vie. Le vrai Dieu, celui que Jésus est venu nous révéler, c’est précisément celui de tous les exclus, qu’ils soient riches ou pauvres, jeunes ou adultes.
 
En ce jour, nous te prions Seigneur pour tous les Zachée de la terre, tous ceux et celles qui sont rejetés et méprisés à cause de leur passé et de leurs actes. Tu veux demeurer chez eux comme chez nous. Par ton Eucharistie, tu nous invites chez toi. Que notre rendez-vous à la messe et à l’adoration nous transforme comme il a transformé le publicain de Jéricho. Amen
 

Lundi de la 33ème semaine du temps ordinaire

 

  

L’aveugle de Jéricho

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18, 35-43.

Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait. On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! » Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. » Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. » À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu. © AELF

 
Méditation
Jéricho est situé au-dessous du niveau de la mer. Cette ville représente le monde du péché éloigné de Dieu. Jésus et ses disciples passent par cette ville alors qu’ils sont en route vers Jérusalem.. Une foule nombreuse se presse autour de lui. Sur sa route, il croise un homme aveugle qui est assis au bord de la route pour mendier.
 
Cet homme aveugle et mendiant est l’image de l’humanité tombée dans le péché. Apprenant que c’est Jésus qui passe, l’homme aveugle va le supplier avec grande insistance. On cherche à le faire taire. Mais plus on veut le faire taire, plus il crie fort. C’est un très bel exemple de ténacité et de constance dans la prière. On peut avoir de nombreuses raisons de ne pas prier. Mais ce pauvre mendiant nous apprend à ne pas nous décourager.
 
Le même Jésus continue à passer sur nos routes, au cœur de nos vies. Il passe partout où il est annoncé, partout où des gens se rassemblent pour le prier, l’écouter et parler de lui. Des gens qui sont loin de lui entendent comme une rumeur. Ils cherchent à savoir. Parfois, ils viennent à l’église pour voir. Comment les accueillons-nous ? On voit parfois des chrétiens qui préfèreraient rester bien entre eux. Et aujourd’hui, il dit aux disciples : « Appelez-le. » Tous les hommes sans exception sont appelés à Jésus. Voilà un message de la plus haute importance pour nous qui fonctionnons trop souvent sur le mode de l’exclusion.
 
Cet évangile nous annonce une bonne nouvelle : L’aveugle a été guéri, oui bien sûr, mais le plus important est ailleurs ; sa confiance absolue en Jésus l’a sauvé. Nous pouvons demander au Seigneur de nous donner » la même foi que ce mendiant aveugle, qu’il nous libère de tout ce qui nous ferme à lui et à tous nos frères.
 
Aujourd’hui, Jésus nous repose la même question qu’à cet homme : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Ce n’est pas une question piège comme celles que posent les pharisiens. C’est simplement la question d’un Dieu qui veut passer dans notre vie pour nous sauver. Mais sans notre confiance, il ne peut rien faire. Comme l’aveugle de l’évangile, nous crions : « Fais que je voie ! » Aie pitié de moi qui ne vois trop souvent que l’affreuse nuit du doute. Aie pitié de moi qui ne vois pas toujours le sens de ma vie et le pourquoi des épreuves qui m’accablent. Aie pitié de moi qui ne vois pas combien tu m’aimes.
 
Le Seigneur est là pour nous guérir de nos aveuglements, pour nous ouvrir à l’amour de Dieu et à celui de tous nos frères. Aujourd’hui, c’est un exclu qui nous donne l’exemple. La confiance est un combat de tous les jours, parfois dans l’obscurité de la foi. Mais grâce à cet homme guéri, nous savons que la nuit n’a pas le dernier mot. C’est de cette espérance que nous avons à témoigner tout au long de notre vie auprès de tous ceux et celles qui nous entourent.
 
Pour prier
 

33ème dimanche dans l’année ©

“Fais paraître ton jour…”

La liturgie de ce jour ne doit pas être anxiogène, mais source de confiance et d’espérance pour chacun. Le style littéraire apocalyptique adopté par l’évangile vise à affermir les disciples dans la foi. Ne soyons pas prophètes de malheur, mais témoins de l’espérance qui nous habite.

Textes pour célébrer
Monition d’ouverture
C’est le Seigneur qui nous rassemble ! Il nous donne sa Parole, nous partage sa paix et nous révèle sa présence au milieu de nous. C’est le jour du Seigneur annoncé par les prophètes ! Sa lumière éclaire celles et ceux qui acceptent de se tourner vers lui.

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire

Nous approchons de la fin de l’année liturgique. Chaque année, la liturgie nous annonce le basculement vers le monde nouveau. Le prophète Malachie (1ère lecture) s’adresse à des croyants qui ne savent plus très bien où ils en sont. Les hommes ont longtemps cru pouvoir espérer une justice immédiate, une rétribution de leur vivant. Mais il a bien fallu se rendre à l’évidence : les justes qui restent fidèles au Seigneur sont persécutés. Par contre, les impies et les partisans du mal prospèrent.

Mais Dieu a une bonne nouvelle pour nous : le mal n’aura pas le dernier mot. Les croyants ne doivent pas désespérer. Un jour, Dieu manifestera qu’il sait faire la différence : il l’emportera sur les forces de destruction qui agitent les hommes et le monde. Ce sera l’établissement tant espéré de la justice de Dieu. Elle marquera sa victoire sur les ténèbres, sur le mal et sur la mort. Plus tard, Jésus annoncera que ce salut n’est pas que pour les fidèles ; il est offert à tous les hommes. Le Seigneur attend patiemment que tous se convertissent à son amour.

À l’époque de saint Paul, on pensait que ce retour du Seigneur était pour bientôt. Pour certains, c’était devenu un prétexte pour ne rien faire. On estimait que cela ne servait à rien de faire des projets, d’entreprendre ou de travailler. Dans sa lettre, Paul vient les recadrer ; lui-même se donne comme exemple : il a toujours exercé une activité pour ne pas peser sur les ressources de la communauté. Il les invite à travailler pour manger le pain qu’ils auront eux-mêmes gagné. Les chrétiens doivent être présents dans le monde par une vie de travail exemplaire. L’apôtre a des paroles dures pour les paresseux : “Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.”

Dans l’Évangile de ce jour, nous avons entendu parler de catastrophes : il y aura la ruine du temple de Jérusalem, des guerres, des famines, des persécutions. Des gourous, des manipulateurs, des sectes de toutes tendances chercheront à en tirer profit pour aliéner ceux qui se laisseront prendre à leurs hameçons. Nous avons tous eu la visite des témoins de Jéhovah. Aujourd’hui, Jésus vient nous ramener à l’essentiel : “Ne vous laissez pas égarer… Ne marchez pas derrière eux… Ces gens ne parlent pas au nom de Dieu ; Ils ne représentent qu’eux-mêmes”.

Il ne faut pas chercher le Christ dans ce qui affole ou qui dramatise l’histoire. Le Seigneur est toujours bien présent au cœur de nos vies. Aucune épreuve ne peut nous séparer de son amour. Quand tout va mal, il est celui qui nous donne le courage de travailler à la construction d’un monde plus juste et plus fraternel. En ce temps de violences et dans nos jours de faiblesse, nous avons du mal à le reconnaître. Le jour du Seigneur semble tarder. Mais n’oublions jamais : Il n’y a pas d’autre sauveur à attendre que Jésus mort sur la croix et ressuscité.

Ceux qui se réclament de lui seront victimes de persécutions. Depuis de nombreux mois, nous voyons bien qu’elles ont pris une ampleur effrayante, surtout dans les régions de culture islamique. Nous pensons aussi aux chrétiens de Chine, de Corée du Nord et de bien d’autres pays. Et même dans nos pays d’Europe, le fait d’être chrétien est de plus en plus souvent motif d’exclusion.

Jésus nous annonce des temps difficiles. Nous aurons à lutter contre les forces du mal qui cherchent à nous détourner de lui. Le danger viendra également des “divertissements de ce monde” qui risquent d’en égarer beaucoup. Ce sont là des idoles qui viennent piéger notre attention et nous avaler tout entier. “Prenez garde !” nous dit Jésus. La seule attitude qui convient, c’est celle du veilleur. Nous sommes appelés à être ceux qui guettent l’aube du jour du Seigneur.

La liturgie de ce dimanche nous rappelle que nous sommes invités à avancer humblement et avec courage en nous ressourçant chaque jour à la Parole de Dieu. Cette Parole est “lumière pour nos pas”. Chaque dimanche, le Seigneur nous donne rendez-vous pour l’Eucharistie source et sommet de toute vie chrétienne. Puis il nous envoie pour agir comme lui et avec lui au service des autres. C’est avec lui que nous pourrons rester en éveil pour témoigner de l’espérance qui nous anime.

“Fais paraître ton jour… Seigneur !” À ce monde que tu fais chaque jour avec tendresse, donne un cœur de chair, donne un cœur nouveau. Sur les hommes qu’il t’a plu de créer à ton image, envoie ton Esprit, un Esprit nouveau. Amen

Sources : Revue Feu Nouveau, – Homélies pour l’année C (A Brunot) – Célébrer Dimanche (Assemblées de la Parole) – dossiers personnels

Prière universelle
Introduction
Face à l’adversité, Jésus nous invite à la confiance et à l’espérance. Confions au Seigneur celles et ceux qui sont éprouvés afin que leur foi ne défaille pas.

Intentions
Pour nos frères et sœurs persécutés en raison de leur foi, pour tous ceux qui, dans les épreuves, témoignent de leur espérance, ensemble prions.

Pour nos frères et sœurs qui se sentent submergés par la peur, l’angoisse ou le découragement, ensemble prions.

Pour celles et ceux qui restent indifférents aux souffrances de leurs frères ou qui parlent, mais ne font rien, ensemble prions.

Pour nos communautés chrétiennes qui ont par fois difficile de rendre compte de l’espérance qui doit les habiter et qui sont par fois tentées de se replier sur elles-mêmes, ensemble prions.

Dieu, notre Père, tu fais de nous les pierres vivantes de ton nouveau temple qui ne sera jamais détruit. Inspire notre langage, accorde-nous ta sagesse, affermis nos cœurs par ton Esprit. Gloire à toi pour les siècles.

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