Vendredi de la 2ème semaine de Pâques 2026

Cinq pains et deux poissons 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (6, 1-15)
En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions- nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.
À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul. ©AELF
 
 
Méditation
En ce jour, Jésus nous propose de revoir d’une autre manière notre table de multiplication. Tout d’abord, il accepte le modeste goûter d’un enfant. Rien n’aurait été possible si cet enfant n’avait accepté de tout donner. Dieu a besoin de nos gestes de partage pour réaliser de grandes choses. C’est ainsi que les cinq pains et les deux poissons ont servi à nourrir cinq mille hommes. Une précision : le pain d’orge c’est celui des pauvres. C’est avec ce pain des pauvres qu’il nourrit toute cette foule. Il fait totalement confiance à Dieu. Il sait que tout est possible pour Dieu.
 
Cet évangile nous renvoie à l’actualité de notre monde Comment ne pas penser à la famine qui ravage une grande partie de l’humanité ? Beaucoup se posent la question : Où est Dieu dans le Sahel et dans de nombreux autres pays ? Et même dans nos pays occidentaux, beaucoup n’ont pas le minimum pour survivre. Alors, nous nous sentons désemparés et impuissants devant l’immensité des besoins. Mais nous lisons dans l’évangile de Marc cette consigne de Jésus : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ! » Il suffit du peu que nous avons, un peu d’amour, un peu de biens matériels et un peu de disponibilité pour vaincre la faim, celle du corps et celle du cœur. Ce peu, nous le remettons entre les mains du Seigneur. C’est avec cela qu’il peut réaliser de grandes choses.    
 
En lisant cet évangile, nous ne devons pas nous limiter au pain matériel. Bien sûr, ce pain est nécessaire pour notre vie. Mais le Christ voudrait nous inviter à faire un pas de plus. Il nous dit que Dieu est présent dans toutes les réalités et les événements de notre vie. C’est dans la foi que nous le rencontrons. Nous vivons de son amour. Autrefois, il a multiplié les pains. Ce geste est le signe de la multiplication de l’amour qu’il continue à réaliser en nous. Il nous envoie pour le distribuer à tous ceux et celles qui ont faim d’amour. Ainsi, il dépend de nous que le miracle ne s’arrête jamais, le miracle de l’amour entre les hommes.
 

 

Jeudi de la 2ème semaine de Pâques 2026

 Croire en Jésus
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3, 31-36 « Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous, il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage. Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » (AELF)  

Méditation
Jésus se présente au monde comme l’Envoyé du Père. Il est celui qui transmet ses paroles. Il vient donner tout son sens à notre vie. Celui qui reçoit Jésus et ses paroles aura la Vie Éternelle. C’est un don du Père, gratuit et sans mérite de notre part.
 
Il nous appartient de prendre une décision radicale vis-à-vis de Jésus, celle de le suivre, d’être son disciple, de nous attacher vraiment à lui. Le monde doit pouvoir reconnaître dans notre vie quelque chose de cet amour qui est en Jésus. Ce qu’il a fait (pardonner, accueillir, relever…) nous avons à le continuer.
 
Mais nous savons bien que ce n’est pas gagné. Nous risquons de nous laisser séduire par les tentations de ce monde et de nous laisser porter par elles. Nous sommes engagés dans un combat de tous les jours. Mais nous ne sommes pas seuls. Jésus nous partage le Pain de sa Parole et celui de l’Eucharistie. IL nous donne son Esprit Saint qui nous rétablit dans la ressemblance de Dieu.
 

Criez la joyeuse nouvelle: Le Christ est vivant pour toujours. Dansez, jouez toutes vos musiques, Le Christ est plus grand que la mort.  

Autre approche : Une activité pour mieux comprendre la rencontre de Jésus et Nicodème. Imprimer tout le texte Surligner en jaune les paroles de Jésus et en vert celles de Nicodème. Les paroles de Nicodème diminuent ; celles de Jésus prennent de plus en plus de place. Avec Jésus, on va vers la lumière. Mais pour l’accueillir, il faut s’effacer comme Nicodème.

Mercredi de la 2ème semaine de Pâques 2026

L’amour infini de Dieu
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3, 16-21
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :
« Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement ;
celui qui ne croit pas est déjà jugé,
du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici :
la lumière est venue dans le monde,
et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,
parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière :
il ne vient pas à la lumière,
de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,
pour qu’il soit manifeste
que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »
© AELF
 
 
Méditation
Dans  l’Évangile de saint Jean, nous retrouvons cette révélation de l’amour infini de Dieu. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. Ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas mais il obtiendra le Vie Éternelle. » Ces paroles font partie de la rencontre de Jésus avec Nicodème. Ce monde dont parle Jésus, c’est celui qui est mauvais, c’est celui des hommes qui vivent dans le péché. Jésus aurait pu venir pour juger ce monde et détruire le mal.
 
Mais le vrai Dieu n’est pas celui que nous imaginons. Il ne veut pas la mort du pécheur ; il vient pour le sauver. C’est pour cela qu’il nous a envoyé son Fils unique. En Jésus, c’est Dieu qui vient à notre rencontre. Par toute sa manière de vivre, par ses paroles et ses actes, Jésus nous montre ce qu’est l’amour de Dieu. Cet amour apparaît quand il guérit les malades, quand il pardonne aux pécheurs, quand il accueille tous ceux qui viennent à lui.
 
Aujourd’hui, nous sommes tous envoyés pour témoigner de cet amour qui est en Dieu. Nous vivons dans un monde qui en a bien besoin. Notre mission aux uns et aux autres, c’est de continuer ce que Jésus a fait. Et c’est pour cela qu’il nous envoie son Esprit Saint, pour qu’il nous guide vers la Vérité toute entière. À travers notre manière de vivre, nos paroles et nos actes, nous avons à dire quelque chose de l’amour qui est en Dieu. Rappelons-nous : C’est à l’amour que nous aurons les uns pour les autres que vous serez reconnus comme disciples du Christ.
 

Mardi de la 2ème semaine de Pâques 2026

Naître de l’Esprit 
 
  Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3, 7b- 15
En ce temps-là,
Jésus disait à Nicodème :
« Il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut :
tu entends sa voix,
mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va.
Il en est ainsi
pour qui est né du souffle de l’Esprit. »
Nicodème reprit :
« Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit :
« Tu es un maître qui enseigne Israël
et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis :
nous parlons de ce que nous savons,
nous témoignons de ce que nous avons vu,
et vous ne recevez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas
lorsque je vous parle des choses de la terre,
comment croirez-vous
quand je vous parlerai des choses du ciel ?
Car nul n’est monté au ciel
sinon celui qui est descendu du ciel,
le Fils de l’homme.
De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit
ait la vie éternelle. » © AELF
 
 
 Méditation
« Il vous faut naître d’en haut… » Nicodème est plein de bonne volonté mais il a du mal à comprendre ce que Jésus lui dit. Même le plus savant des « maîtres » ne peut comprendre. La connaissance de Dieu est impossible, même à l’homme le plus intelligent. Ce qui nous est demandé comme à Nicodème, c’est de nous faire tout petits, c’est renoncer à toute suffisance, naître à nouveau.
 
Seul Jésus a l’expérience immédiate des choses de Dieu ; il parle de ce qu’il connaît ; il dit ce qu’il a vu. La foi, c’est voir avec les yeux de Dieu, c’est faire confiance aux paroles de Jésus, c’est se laisser introduire par lui dans son domaine divin. Ses paroles sont celles « de la Vie Éternelle. »
 
Dans un deuxième temps, Jésus nous parle du serpent de bronze « élevé » par Moïse dans le désert. Ceux et celles qui le regardaient étaient sauvés ». Et Jésus ajoute : « Ainsi faut-il que le Fils de l’Homme soit élevé ». C’est l’élévation de la croix, l’élévation de la résurrection. C’est en regardant vers la croix que nous prenons conscience de cet amour qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. . C’est là qu’il communique la vie divine, la Vie éternelle à ceux qui croient.
 
Comme Nicodème, prenons le temps d’accueillir les Paroles de Jésus et de nous laisser guider par lui. C’est par lui que nous pouvons aller vers le Père.
 
 

Lundi de la 2ème semaine de Pâques 2026

 
Il vint de nuit à Jésus…
 
Évangile de saint Jean 3, 1-8

Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » (AELF)

Méditation
Nicodème vient de nuit à Jésus ; cette nuit c’est aussi celle des questionnements, des incertitudes, des doutes. On est vraiment dans l’obscurité. C’est le vide. Mais Nicodème nous apprend la bonne démarche à suivre : Venir à Jésus, même de nuit, et oser lui poser nos questions. C’est aussi une manière d’entrer dans la prière.
 
Et Jésus nous répond que pour voir le règne de Dieu, il nous faut « RENAITRE » ; c’est par la foi que nous accédons à un mode d’existence totalement nouveau ; c’est la vie de Dieu dans l’homme. Être baptisé, c’est renaître ; c’est comme si tout recommençait : c’est une résurrection. Tout cela, c’est l’œuvre de l’Esprit Saint. Une petite fille disait au cours d’une rencontre de catéchisme : « C’est comme le vent : on ne le voit pas mais on voit le résultat. Ô Seigneur, je viens vers toi, je viens vers toi, Je te cherche, mon Dieu, Ô Seigneur, écoute-moi, écoute-moi Je t’espère, mon Dieu.
 
 

2ème dimanche de Pâques A 2026

Dimanche de la Miséricorde

MONITION D’ACCUEIL
Ouvrons-nous à la présence du Ressuscité,
au milieu de nous, comme il l’était au milieu des siens
au soir du premier jour de la semaine.
Il vient nous offrir sa paix,
comme il la proposa de nouveau aux apôtres,
huit jours après Pâques.

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture Ac 2,42-47: Les premiers chrétiens aimaient se retrouver.

Psaume Ps 117,2.4.13-14.19.21-25: Rendez grâce au Seigneur car il est bon ! Éternel est son amour !

2ème lecture 1P1,3-9: La foi au Christ illumine l’Église primitive persécutée.

Acclamation : Alléluia. Alléluia . Thomas a vu le Seigneur : il a cru. Heureux celui qui croit sans avoir vu ! Alléluia !

Évangile Jn 20, 19-31: Passés du doute à la foi, les disciples sont envoyés en mission.

Textes bibliques : Lire
En ce 2ème dimanche de Pâques, l’Église nous invite à tourner notre regard vers le mystère de la « divine miséricorde ». Parmi les textes de ce jour, nous avons surtout la seconde lecture, la lettre de saint Pierre qui nous en parle explicitement. Elle nous invite à louer Dieu qui, « dans sa grande miséricorde… nous a fait renaître grâce à la résurrection de Jésus pour une vivante espérance ». Mais en y regardant de plus près, nous voyons bien que cette miséricorde divine transparaît également dans les autres textes bibliques de ce jour. Toute la liturgie de la Parole prolonge la bonne nouvelle de la résurrection par l’amour miséricordieux du Père.

La première lecture nous donne le témoignage de l’Église primitive. Elle ne cesse de s’agrandir dans la force de l’Esprit Saint. Par la bouche des apôtres, le Christ annonce la bonne nouvelle. Il guérit et il chasse le mal. Le même Esprit Saint continue à agir dans l’Église d’aujourd’hui. Il nous précède dans le cœur de ceux qu’il met sur notre route.  Comme les premiers chrétiens, nous sommes tous envoyés pour annoncer que le salut en Jésus Christ est là, mais le principal travail, c’est lui qui le fait dans le cœur de chacun.

Avec le psaume 117, nous rendons grâce au Seigneur dont l’amour est éternel. Cet amour est plein de miséricorde. Dieu ne cherche qu’à nous combler, non à cause de nos mérites mais parce qu’il nous aime. Il veut nous associer tous à sa victoire sur la mort et le péché. Il veut nous faire participer à la joie du Salut. Au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans cet océan d’amour qui est en lui. Alors oui, plus que jamais, nous pouvons chanter et proclamer : « Rendez grâce au Seigneur, il est bon, éternel est son amour. »

L’évangile nous invite à faire un pas de plus dans la découverte de cette miséricorde divine. C’était au soir du premier jour de la semaine, c’est-à-dire le dimanche soir. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient car ils avaient peur ; en raison du climat de haine et de violence qui régnait sur Jérusalem depuis la mort de Jésus, ils craignaient pour leur sécurité. Cette peur, nous la connaissons bien : Dans certains pays, les chrétiens sont massacrés. Ailleurs, ils sont tournés en dérision. Nous vivons dans un monde imprégné par l’indifférence, l’incroyance et la « mal croyance ». Or c’est dans ce monde tel qu’il est que nous sommes envoyés pour témoigner de notre foi en Jésus Christ.

Comme il l’a fait pour les apôtres puis pour Thomas, le Seigneur ressuscité nous rejoint dans nos enfermements. Pour lui, toutes les barrières qui nous enferment, ça ne compte pas. Il est toujours là, et il ne demande qu’à nous rejoindre au cœur de nos vies et de nos déroutes. Il reste Emmanuel, « Dieu avec nous ». Nous avons vu que Thomas a eu beaucoup de mal à croire en cette bonne nouvelle. Pour lui, ce n’était pas possible. Il avait vu Jésus mort sur la croix et enfermé dans son tombeau. Il ne pouvait pas imaginer qu’il ressusciterait. Nous n’avons pas à sourire de son incrédulité. Si nous avions été à sa place, nous n’aurions pas fait mieux.

Mais voilà que Jésus lui-même rejoint ses apôtres au cœur même de leurs doutes et de leur détresse. Sa première parole est un message de paix. Cette paix, c’est la joie retrouvée, c’est la miséricorde et le pardon, c’est la réconciliation. Au moment de les envoyer en mission, il veut les libérer de cette angoisse qui les obsède. Il veut leur redonner force et courage car ils auront une longue route à parcourir. Ils seront envoyés pour annoncer au monde entier que tous sont appelés à se convertir à Jésus Christ et à accueillir la miséricorde qu’il ne cesse de vouloir nous offrir.

Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous sommes les héritiers de ce témoignage des apôtres et nous sommes envoyés, nous aussi, pour le communiquer autour de nous, dans nos familles, nos lieux de travail et nos divers milieux de vie. Notre foi ne sera vraiment vivante que si elle rayonne. Le Seigneur nous attends dans notre monde, à l’endroit où il nous a placés pour que nous portions du fruit. Il aime réaliser des merveilles dans notre vie ordinaire et rien ne peut nous séparer de son amour.

En ce jour, notre regard se porte une fois de plus vers la première communauté des croyants. Comme eux, nous sommes invités à appuyer notre vie chrétienne sur quatre piliers :
– Fidélité à l’enseignement des apôtres pour approfondir notre foi et permettre à la bonne nouvelle de transformer notre vie de baptisés.
– Fidélité à la communion fraternelle pouvant aller jusqu’au partage des biens.
– Fidélité à la fraction du pain et donc à l’Eucharistie.
– Fidélité à la prière, soit à la maison, soit en communauté.
Ces quatre fidélités sont nécessaires. C’est grâce à elles que nous pourrons donner le vrai témoignage de notre vie de baptisés.

Chaque dimanche, le même Seigneur ressuscité rejoint les communautés rassemblées en son nom pour l’Eucharistie. Nous le prions ensemble, les uns pour les autres : Envoie sur nous ton Esprit pour aller vers les hommes d’aujourd’hui, leur apporter ta Parole qui éclaire, leur offrir ton amour. Sois avec nous, Seigneur, pour que nous soyons un instrument docile et fidèle de ton Esprit.

Prière universelle
Jésus est au milieu de nous. Il nous donne son Esprit Saint. Avec confiance, confions-lui nos prières.

Intentions
Christ ressuscité, toi qui ne juges ni ne condamnes, nous te confions les évêques et les prêtres. Qu’ils exercent le ministère de ta miséricorde sans jugement. Qu’ils soient eux-mêmes témoins authentiques de ton amour et de ta miséricorde !

Christ ressuscité, tu apportes la paix à tes disciples. Nous te confions notre monde dont la paix est compromise. Nous te prions particulièrement pour les nombreux enfants, les femmes et les hommes victimes des violences dans les pays en guerre.

Christ ressuscité, tu fais renaitre l’espérance chez ceux qui sombrent dans le doute. Nous te prions pour les malades, les familles en deuil, les sans-abris, les immigrés, les sans-emploi, les exclus des sociétés et toutes les personnes qui perdent confiance.

Christ ressuscité, en toi, notre foi se renouvelle. Nous te confions les nouveaux baptisés de Pâques. Qu’ils continuent à te découvrir. Nous te prions aussi pour notre communauté, particulièrement pour les absents de longue date. Aide-nous à cheminer tous ensemble et à nous soutenir dans la foi et l’espérance.

Conclusion
O Christ ressuscité, tu nous rassembles en ce dimanche pour nous envoyer vers nos frères. Répands sur nous ton Esprit pour que nous annoncions par nos vies que tu es vivant, à jamais, pour les siècles des siècles. Amen.

Samedi de l’octave de Pâques 2026

« Allez dans le monde entier… »
Évangile selon saint Marc 16, 9-15
Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine,
Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine,
de laquelle il avait expulsé sept démons.
Celle-ci partit annoncer la nouvelle
à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient.
Quand ils entendirent que Jésus était vivant
et qu’elle l’avait vu,
ils refusèrent de croire.
Après cela, il se manifesta sous un autre aspect
à deux d’entre eux
qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres,
qui ne les crurent pas non plus.
Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes
pendant qu’ils étaient à table :
il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs
parce qu’ils n’avaient pas cru
ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.
Puis il leur dit :
« Allez dans le monde entier.
Proclamez l’Évangile à toute la création. » © AELF
 
 
Méditation
Cet Évangile nous rapporte un résumé des apparitions de Jésus ressuscité. Quand Marie-Madeleine part raconter à ceux qui avaient vécu avec Jésus qu’elle l’avait vu vivant, ils refusent de la croire. Les deux voyageurs rencontrent le même refus. Les amis de Jésus restent enfermés dans leur tristesse. Pour les onze, c’est pire : leur incrédulité s’est traduite en endurcissement car ils ont refusé de croire aux témoignages de Marie-Madeleine et des deux voyageurs.
 
Mais ce qui est extraordinaire, c’est que malgré leur incrédulité, Jésus les envoie en mission : « Allez dans le monde entier ; proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. » Nous recevons cet Évangile à la veille du dimanche de la miséricorde. Il nous rappelle que, malgré notre incrédulité, Jésus nous fait confiance pour proclamer la Bonne Nouvelle.

Vendredi de l’octave de Pâques 2026

Tu es là au cœur de nos vies
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (21, 1-14)
En ce temps-là,
Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,
avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
Nathanaël, de Cana de Galilée,
les fils de Zébédée,
et deux autres de ses disciples.
Simon-Pierre leur dit :
« Je m’en vais à la pêche. »
Ils lui répondent :
« Nous aussi, nous allons avec toi. »
Ils partirent et montèrent dans la barque ;
or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage,
mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
Jésus leur dit :
« Les enfants,
auriez-vous quelque chose à manger ? »
Ils lui répondirent :
« Non. »
Il leur dit :
« Jetez le filet à droite de la barque,
et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet,
et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer,
tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait
dit à Pierre :
« C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,
il passa un vêtement,
car il n’avait rien sur lui,
et il se jeta à l’eau.
Les autres disciples arrivèrent en barque,
traînant le filet plein de poissons ;
la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
Une fois descendus à terre,
ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise
avec du poisson posé dessus,
et du pain.
Jésus leur dit :
« Apportez donc de ces poissons
que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre remonta
et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :
il y en avait cent cinquante-trois.
Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
Jésus leur dit alors :
« Venez manger. »
Aucun des disciples n’osait lui demander :
« Qui es-tu ? »
Ils savaient que c’était le Seigneur.
Jésus s’approche ;
il prend le pain
et le leur donne ;
et de même pour le poisson.
 
C’était la troisième fois
que Jésus ressuscité d’entre les morts
se manifestait à ses disciples.
(C) AELF
 
 
Méditation
Pierre et ses amis prennent la décision d’aller à la pêche, une pêche qui s’est avérée infructueuse. C’est dans cette situation d’échec que Jésus rejoint ses disciples. Il leur fait recommencer leur pêche ; et là, le résultat dépasse toutes leurs espérances. L’Évangile nous parle de 153 poissons. Ce chiffre correspond au nombre d’espèces de poissons connues à cette époque *. Il vient symboliser l’autorité et la mission universelle des apôtres. Pierre sera confirmé dans sa mission de pêcheurs d’hommes. Mais il devra comprendre que le principal travail c’est Jésus qui le fait. Et c’est toujours vrai pour nous aujourd’hui : il est à l’œuvre ; nous, nous ne sommes que les manœuvres.
 
Pierre était un homme très fougueux. Il devra accepter qu’un autre que lui-même dirige sa vie. C’est Jésus qui a l’initiative. Il ne demande qu’une chose à Pierre, c’est de l’aimer plus que tous les autres disciples et être prêt à souffrir pour le suivre. Lui-même, qui avait renié son Maître trois fois de suite, se trouvait dans une situation très inconfortable. Mais Jésus va lui offrir d’en sortir ; Pierre va pouvoir lui dire trois fois de suite son amour ; Jésus fera de lui le berger de son troupeau.
 
La miséricorde du Christ n’a pas changé. Elle nous est offerte à tous. Quand tout va mal, il est là sur le rivage. Bien souvent, nous ne le reconnaissons pas. Pour le reconnaître, il faut avoir fait le passage de la foi pascale, comme Pierre. Si nous sommes trop encombrés par nos soucis et par tout ce qui nous retient loin de lui, nous serons incapables de le reconnaître.
 
Mais la miséricorde du Christ ne connaît pas de limites. Il est toujours là où nous en sommes pour raviver notre espérance. Comme Pierre nous somme invités à plonger et à lui faire confiance sur parole. Avec lui, nous sommes envoyés dans le monde pour témoigner de cette foi qui nous anime. C’est à tous les hommes du monde entier que le Christ ressuscité veut manifester sa miséricorde. Lui-même nous a dit qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. S’il a donné sa vie sur la croix, c’est pour nous et pour la multitude.
 
Avec tous les chrétiens du monde entier, nous recevons cette mission : « Allez-vous en sur les places et sur le parvis ! Allez-vous en sur les places y chercher mes amis… »
 
* C’est une interprétation du chiffre 153. Il y en a d’autres.
 

Jeudi de l’octave de Pâques 2026

Messagers de la bonne nouvelle
 
 
Évangile de Saint Luc 24,  35-48
En ce temps-là,
les disciples qui rentraient d’Emmaüs
racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons
ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore,
lui-même fut présent au milieu d’eux,
et leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Saisis de frayeur et de crainte,
ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit :
« Pourquoi êtes-vous bouleversés ?
Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !
Touchez-moi, regardez :
un esprit n’a pas de chair ni d’os
comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole,
il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire,
et restaient saisis d’étonnement.
Jésus leur dit :
« Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara :
« Voici les paroles que je vous ai dites
quand j’étais encore avec vous :
“Il faut que s’accomplisse
tout ce qui a été écrit à mon sujet
dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »
Alors il ouvrit leur intelligence
à la compréhension des Écritures.
Il leur dit :
« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait,
qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom,
pour le pardon des péchés,
à toutes les nations,
en commençant par Jérusalem.
À vous d’en être les témoins. » © AELF
 
 
Méditation
Les disciples d’Emmaüs ont reconnu le Christ ressuscité. Ils repartent aussitôt à Jérusalem (à deux heures de marche) pour annoncer la bonne nouvelle aux disciples. Quand on a reconnu et accueilli le Christ vivant, on ne peut pas le garder pour soi-même ; on a envie de le crier au monde. Nous sommes tous envoyés pour témoigner de la foi qui nous anime. Nous ne pouvons pas nous contenter de rester entre chrétiens à l’intérieur de l’Église. Notre témoignage doit  rejoindre tous les hommes, en particulier ceux qui sont des « périphéries ».
 
Pour être de vrais messagers du Christ, nous avons besoin d’être complètement imprégnés et habités par sa présence. C’est SA lumière, SON amour que nous avons à communiquer au monde d’aujourd’hui. Si nous ne prenons pas le temps de l’accueillir dans notre vie, rien ne se passera. Nous serons comme le sel affadi qui n’est plus bon à rien. Les disciples d’Emmaüs ont vécu deux moments importants : l’accueil de la Parole (Moïse et les prophètes), puis la Fraction du Pain (l’Eucharistie). C’est là que nous sommes invités à puiser en vue de la mission que le Seigneur nous confie.
 
Lire les Écritures, prier les psaumes, prendre le temps d’approfondir sa foi, c’est entrer dans le plan de Dieu. C’est se préparer à recevoir le Christ. Dans certains pays, les chrétiens sont obligés de se cacher pour lire la Bible. À travers l’histoire, certains ont voulu la détruire en la brûlant, d’autres entraient dans les maisons pour la confisquer et la détruire. Mais dans sa fidélité Dieu veillait sur sa Parole de sorte que nous l’avons encore aujourd’hui ! C’est une chance pour nous ; le pape François nous disait que « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. »
 

Mercredi de l’octave de Pâques 2026 

Les disciples d’Emmaüs
  
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24, 13-35
Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),
deux disciples faisaient route
vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
 
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
Jésus lui-même s’approcha,
et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit :
« De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit :
« Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
cet homme qui était un prophète
puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela,
voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe
nous ont remplis de stupeur.
Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n’ont pas trouvé son corps ;
elles sont venues nous dire
qu’elles avaient même eu une vision :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors :
« Esprits sans intelligence !
Comme votre cœur est lent à croire
tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ
souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
ce qui le concernait.
 
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
« Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.
 
Quand il fut à table avec eux,
ayant pris le pain,
il prononça la bénédiction
et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
qui leur dirent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.
(AELF)
 
 
Méditation
Cet  Évangile    des  disciples  d’Emmaüs  nous  croyons  bien  le  connaître  car nous  l’avons  entendu  souvent.  Mais  il  nous  faut  sans  cesse  le  relire  avec  un regard neuf   car   il   reste   inépuisable. Ces   deux   disciples   complètement désemparés  qui  retournent  dans  leur  village  c’est  chacun  de  nous.  Nous aussi,  nous  sommes  parfois  marqués  par  la  tristesse.  Notre  vie  de  tous  les jours   est   souvent   une   défaite   :   c’est   la   défaite   de   l’Évangile   pour   les persécutés,  les  pauvres,  les  victimes de  la  violence,  des  guerres,  de  la solitude, de la maladie  et  de  l’abandon.  Cette  défaite  c’est  aussi  quand  nous  disons  qu’au point où nous en sommes, il n’y a plus d’espoir possible.
 
Mais voilà que sur le chemin des disciples, Jésus lui-même s’approche et les rejoint. Il leur pose des questions et il les écoute parler de leur déception et de leur tristesse. Puis il intervient pour leur expliquer les Écritures, Moïse et les prophètes.  C’est aussi important  pour  nous : accueillir  le  Christ  et  son Évangile, nous laisser éclairer par lui, tout cela ne peut que changer notre vie.
 
Mais  il  y  a  une  autre  étape  absolument  essentielle  :  c’est  la  demande  des disciples : « Reste avec nous ». Une telle rencontre ne peut pas s’arrêter ainsi. Jésus entre donc pour rester avec eux. L’Évangile nous parle d’un repas, d’un pain  rompu  et  distribué.  Alors  leur  yeux  et  ils  le  reconnaissent.  Comme  pour les  disciples,  notre  foi  au  Christ  ressuscité  a  besoin  d’être  réchauffée  par  la Parole  de  Dieu  et le Pain  Eucharistique.  Le  Christ  ressuscité  nous  rejoint  au cœur  de  nos  vies  et  se  donne  à  nous  pour  nous ouvrir   un   chemin d’espérance.
 
Seigneur,  en  ces lendemains  de  Pâques,  nous  avons  du  mal  à  te  reconnaître sur  nos  routes  humaines.  Reste  avec  nous.  Fais-nous  voir  la  clarté  de  ton visage afin que nous devenions de vrais témoins de ton amour.