Jeudi de la 14ème semaine du temps ordinaire (9 juillet 2026)

Consignes pour la mission 
 

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,7-15.
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. » Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. » Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. » Si l’on ne vous accueille pas et si l’on n’écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds. Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
Méditation
 
On pourrait appeler ce passage d’Évangile : « consignes pour vivre la mission ».  » Sur votre route, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche. C’est la première consigne que Jésus adresse à ceux qu’il envoie en mission. Elle ne doit jamais être perdue de vue. On cherche parfois Dieu trop loin. En fait, il est là, tout près de nous. Il est en nous-mêmes. Il nous aime tous. Cette bonne nouvelle doit être annoncée au monde entier.
 
 » Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. » Le contenu de l’annonce, ce ne sont pas d’abord des paroles mais des actes de guérison et de libération. Cette attitude est caractérisée par le don, la gratuité, la légèreté de la part du disciple mais aussi l’hospitalité et la paix partagées mutuellement. 
 
 » Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement ». La mission est de l’ordre du don gratuit. Le salut nous est offert à tous gratuitement. Personne ne l’a acheté ni mérité. Il ne vient pas des richesses ni du pouvoir mondain. Il est don de Dieu.
 
Nous chrétiens avons un grand devoir au milieu des hommes : à partir du moment où nous avons accueilli la bonne nouvelle de l’Évangile, nous ne pouvons pas la garder pour nous. Ce don qui nous fait vivre, nous voulons que d’autres gens le vivent aussi.

Mercredi de la 14ème semaine du temps ordinaire (8 juillet 2026)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,1-7.
En ce temps-là, Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.

Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. « Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Méditation :
Comme les Douze, Jésus nous appelle chacun personnellement ; il n’appelle pas les meilleurs ni les plus méritants. Il choisit toujours ce qui est petit et humble pour faire de grandes choses pour accomplir de grandes choses. C’est vrai aussi pour nous pauvres pécheurs. Nous ne pourrons vraiment accomplir notre mission que si nous sommes vraiment attachés à lui. C’est à cette condition que nous deviendrons disciples-missionnaires.

Pour remplir cette mission, nous cherchons es nouvelles méthodes, des nouvelles techniques ; mais le risque est grand d’oublier l’essentiel. On ne peut être missionnaire que si on est envoyé par Dieu ; comme pour les apôtres, cela implique une vie d’intimité avec le Christ. Ce que nous avons à transmettre, ce n’est pas notre parole mais celle du Christ. Nous ne pourrons accomplir cette mission que si nous sommes unis à lui.

Annoncer la Parole Dieu, ce n’est pas faire du prosélytisme. Comme le disait Bernadette de Lourdes, nous ne sommes pas chargés « de faire croire mais de dire ». Annoncer l’Évangile, c’est annoncer l’amour de Dieu, or l’amour s’offre mais ne s’impose jamais !

Dans un premier temps, les apôtres ne sont pas envoyés vers les Samaritains mais vers les juifs qui pratiquent la même foi. Avant d’évangéliser ceux qui sont loin, nous devons commencer par ceux qui dans notre maison et qui s’éloignent de Dieu. Nous sommes envoyés vers ceux qui nous entourent pour leur annoncer l’amour de Dieu pour eux. Que la Vierge Marie nous aide à accueillir ses paroles et à faire « tout ce qu’il nous dira ».

Mardi de la 14ème semaine du temps ordinaire (7 juillet 2026)

Appelés et envoyés 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,32-38.
En ce temps-là, voici qu’on présenta à Jésus un possédé qui était sourd-muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le sourd-muet se mit à parler. Les foules furent dans l’admiration, et elles disaient : « Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël ! » Mais les pharisiens disaient : « C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
Méditation
Tout l’Évangile nous montre Jésus qui se donne sans compter. Il est affronté à la mauvaise foi de certains mais rien ne l’arrête : nous le voyons annoncer la bonne nouvelle, témoigner de l’amour et de la miséricorde de Dieu, guérir les malades, réconforter ceux qui sont dans la peine, relever et sauver.
 
Mais il n’a jamais voulu tout faire tout seul. Dès le début de son ministère, il a invité des disciples à participer à la mission que son Père lui avait confiée. Devant l’ampleur de cette mission, il ne leur demande pas d’en faire un peu plus mais de prier le Père d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Leur mission (notre mission) n’est pas de travailler POUR le Seigneur, mais de faire le travail DU Seigneur. 
 
Ces paroles du Christ nous sont adressées à chacun personnellement. C’est lui qui nous appelle et nous envoie. Prions en communion les uns avec les autres pour qu’ils deviennent de plus en plus nombreux ceux et celles qui deviennent témoins du Christ et de son Évangile.

Lundi de la 14ème semaine du temps ordinaire (6 juillet 2026)

Foi, guérison et salut

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,18-26.
 
En ce temps-là, tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste, voilà qu’un notable s’approcha. Il se prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. » Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples. Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par-derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. » Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée. Jésus, arrivé à la maison du notable, vit les joueurs de flûte et la foule qui s’agitait bruyamment. Il dit alors : « Retirez-vous. La jeune fille n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Quand la foule fut mise dehors, il entra, lui saisit la main, et la jeune fille se leva. Et la nouvelle se répandit dans toute la région.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Commentaire
 
«  Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra ».
 »  Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »
 
Voilà deux phrases qui sont le témoignage  »une grande foi. La première  été prononcée par un notable de la ville dans laquelle Jésus se trouvait. Il fallait beaucoup de foi pour demander à Jésus de redonner vie à quelqu’un qui venait de mourir.
 
La deuxième n’a pas été prononcée devant Jésus ; elle a été dite intérieurement par une femme qui cherchait à toucher le manteau de Jésus afin d’être guérie d’une hémorragie dont elle souffrait depuis douze ans. Et Jésus lui annonce que ce n’est pas son geste mais sa foi qui l’a sauvée. Elle pourra donc être réintégrée dans sa communauté et y retrouver toute sa place.
 
Pensons à tous ces gens qui expriment leur foi par des mots et des gestes tout simples : allumer un cierge, tracer sur soi le signe de la croix, dire intérieurement « Jésus, viens à mon aide… » La foi peut accomplir des merveilles; Un jour, Jésus a dit d’une manière imagée qu’elle pouvait déplacer des montagnes.
 
La foi est un don qu’il nous faut demander au Seigneur : « Je crois mais viens en aide à mon manque de foi ». En nous nourrissant de sa Parole et de son Corps, il veut nous donner le dynamisme qui transforme les « sauvés » en « sauveurs ». Avec lui, nous pourrons entraîner les malades vers la Source de Vie. Et comme lui, nous tendrons les mains vers les endormis pour les aider à se lever et à marcher. Ils pourront ainsi aller à la rencontre de Celui qui est la vie et la résurrection.

La canicule…

Parler de la pluie et du beau temps peut nous paraître banal. Mais quand il faut supporter la forte chaleur, c’est autre chose.

Dans de nombreux pays c’est bien pire : la sècheresse y est telle qu’on y meurt de faim. C’est là que nous comprenons mieux l’importance de l’eau source de vie. Sans eau, c’est la mort, c’est le désert. Elle est un bien précieux qu’il nous faut préserver et économiser.

C’est vrai, nous souffrons tous de cette situation de nos cours d’eau et de nos champs. Mais n’y aurait-il pas  une sècheresse encore plus dramatique ? Je veux parler de celle du cœur. Nous constatons tous la montée de la violence, du terrorisme, du racisme, de l’indifférence… Des hommes, des femmes des enfants sont morts sous les bombes en Ukraine, en Afrique et ailleurs dans le monde. Des gens ont été retenus en otage contre leur volonté. Des personnes âgées vivent seules chez elles et n’ont aucune visite. La sècheresse du cœur nous empêche souvent de nous ouvrir à leurs souffrances.

C’est là que, nous, chrétiens, nous comprenons mieux une chose : L’eau, source de vie, devient aussi un symbole. Elle est le signe du baptême, le signe de la vie que Dieu nous donne. Mais cette vie a besoin d’être alimentée. Il nous faut réentendre l’appel de Marie à Bernadette de Lourdes : « Allez boire à la fontaine ! » Une fille revenant d’un pèlerinage diocésain nous faisait part de sa réflexion : « J’ai mieux compris ce que signifie aller puiser à la source ». Nous avons tous besoin de temps forts de « ressourcement ». Il s’agit pour nous de puiser à la source de l’amour infini qui est en Dieu.

Oui, bien sûr, mais que diriez-vous de quelqu’un qui va puiser à la fontaine en tenant sa gourde à l’envers ? Elle ne se remplira jamais. Or c’est souvent ce qui se passe dans notre vie quand nous ne sommes pas vraiment réceptifs à l’amour de Dieu.

A la plage, les vacanciers sont nombreux. Ils se font bronzer, côté pile, puis côté face… Le soleil les transforme… Mais le cœur ne change pas. C’est le contact régulier avec le Seigneur qui nous transformera. Lui seul peut nous renouveler par son pardon, nous nourrir de sa parole et de son Eucharistie, nous faire vivre de sa vie.

« Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » (Jean 4:14)

14ème dimanche du Temps ordinaire A (5 juillet 2026)

Venez à moi…

Textes bibliques : Lire
Les lectures bibliques de ce dimanche nous rejoignent dans ce que vit notre monde. Comment ne pas être accablés devant toutes ces souffrances, ces victimes de la haine, de la violence et de l’exclusion ? Le risque est grand de se dire qu’au point où nous en sommes, il n’y a rien à faire. Mais voilà qu’aujourd’hui, la Parole de Dieu vient nous bousculer. Le message qu’elle nous adresse par l’intermédiaire de ses envoyés est porteur d’espérance. Même dans les situations les plus désespérées, le Seigneur est là ; il ne nous abandonne pas. Nous pouvons toujours compter sur lui.

La première lecture nous ramène bien avant Jésus Christ. C’était après le retour de l’exil. Les juifs sont complètement découragés. Leur espoir d’une restauration est déçu. Mais voilà que le prophète intervient vigoureusement pour ranimer leur espérance. Il leur rappelle que Dieu fera naître un univers nouveau. Ce qui frappe le plus c’est le caractère humble et pacifique de ce Messie. Sa monture ne sera pas un cheval, monture de guerre, mais un ânon, symbole de la douceur. Il fera disparaître tout ce qui rappelle la guerre. Il instaurera un avenir de paix, non seulement pour les rescapés mais aussi pour tous les hommes de toutes les nations.

Voilà cette bonne nouvelle que nous découvrons dans le message de Zacharie mais aussi tout au long de la Bible. Il nous dit l’amour passionné de Dieu pour notre monde. C’est de cette bonne nouvelle que témoignent tous les martyrs d’hier et ceux d’aujourd’hui. La violence, la persécution, la haine n’auront pas le dernier mot. C’est l’amour qui triomphera. Nous sommes tous envoyés pour témoigner de cette bonne nouvelle auprès de tous ceux et celles que nous rencontrons.

Dans sa lettre aux Romains, saint Paul nous parle de l’accomplissement de cette promesse. Au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans la mort du Christ pour ressusciter avec lui. Il nous revient d’en tirer les conséquences. Nous ne pouvons plus vivre « sous l’emprise de la chair ». La chair c’est le péché qui nous détourne de Dieu et qui nous conduit vers des impasses. L’apôtre nous recommande de « vivre selon l’Esprit » en nous laissant guider par Dieu. L’Esprit Saint ne demande qu’à prendre possession des croyants pour répandre en eux l’amour qui est en Dieu.

Avec l’Évangile, c’est Jésus qui nous invite à faire un pas de plus : « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous soulagerai. » (Mt 11, 28) Quand Jésus dit cela, il a face à lui des personnes qu’il rencontre chaque jour sur les routes de Galilée, des gens simples, des pauvres, des malades, des pécheurs, des exclus… Les uns et les autres l’ont poursuivi pour écouter sa parole porteuse d’espérance. Jésus lui-même cherchait ces foules lasses et épuisées « comme des brebis sans berger ». Il les cherchait pour leur annoncer le Royaume de Dieu et pour en guérir beaucoup dans leur corps et leur esprit.

Et voilà qu’aujourd’hui, il les appelle à lui : « Venez à moi ! » Il leur promet le réconfort et le repos. Cette invitation de Jésus s’étend jusqu’à nos jours. Il veut atteindre tous ceux et celles qui sont opprimés par les conditions de vie précaires. Chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants sont victimes de la haine et de la violence des hommes. À cause de la guerre, beaucoup sont obligés de tout quitter pour aller sur une terre étrangère. Et comment ne pas penser aux victimes d’un système économique qui impose aux plus pauvres un fardeau insupportable ?

C’est à tous que le Seigneur s’adresse : « Venez à moi ! » Il promet ce que lui seul peut réaliser. Auprès de lui se trouve le repos. C’est bien mieux que tous les centres de remise en forme qui peuvent améliorer le bien-être physique. Le Christ peut rendre légers ces fardeaux qui alourdissent notre âme. Mais cela ne sera possible qu’à une condition : « Prenez sur vous mon joug. » Pour comprendre cette parole, il faut savoir ce qu’est un joug : C’est un outil qui permettait relier une paire de bœufs l’un à l’autre. Ensemble, ils arrivaient à tirer un attelage qui pouvait être très lourd. Pour un tout seul, ce n’était pas possible, mais à deux, ils étaient plus forts.

Si Jésus nous demande de prendre son joug, c’est pour nous faire comprendre qu’il veut porter avec nous ce fardeau qui nous accable, celui de la souffrance, de la maladie, de la solitude, la fatigue. Et nous n’oublions pas tous ceux et celles qui sont épuisés par les épreuves de la vie. Nous sommes comme les porteurs de l’Évangile qui amènent un homme paralysé à Jésus. C’est la foi de ces porteurs qui les sauvera. Nous ne pouvons pas aller à Jésus sans eux.

En nous rassemblant à l’église, nous sommes venus à Jésus. C’est lui qui nous accueille pour ranimer notre foi, notre espérance et notre amour. Lui seul a « les paroles de la Vie Éternelle ». Qu’il soit toujours avec nous et nous toujours avec lui pour en être les témoins fidèles après de tous ceux qu’il mettra sur notre route.

Prière universelle
Introduction
Confions au Seigneur toutes celles et tous ceux qui peinent sous le poids de fardeaux trop lourds.

Intentions
Prions pour les femmes et les hommes qui se sentent écrasés par un travail pénible et éreintant. Seigneur, envoie sur eux ton Esprit.

Prions pour les femmes et les hommes qui ploient sous le joug de relations oppressantes et stressantes. Seigneur, envoie sur eux ton Esprit.

Prions pour les femmes et les hommes qui se sentent écrasés par un passé trop lourd à porter ou par le poids de leur culpabilité. Seigneur, envoie sur eux ton Esprit.

Prions pour les femmes et les hommes qui ploient sous le joug d’un avenir incertain ou de décisions difficiles à prendre. Seigneur, envoie sur eux ton Esprit.

Conclusion
Père, Seigneur du ciel et de la terre, donne la paix profonde du cœur, à tous ces « petits » que tu as choisis pour te révéler, par Jésus, ton Fils, notre Seigneur.

Ceux qui désirent recevoir les homélies du dimanche peuvent s’inscrire à partir du lien ci-dessous :
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Samedi de la 13ème semaine du temps ordinaire (4 juillet 2026)

Le vin nouveau
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9, 14-17
En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. Et personne ne pose une pièce d’étoffe neuve sur un vieux vêtement, car le morceau ajouté tire sur le vêtement, et la déchirure s’agrandit. Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. » © AELF
 
 
Méditation
« Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens ?  » Pour comprendre la réponse du Christ, il faut savoir que dans l’Ancien Testament, le jeûne était lié à l’attente du Messie. C’était une manière de montrer qu’on était impatient de le voir arriver. Le sens de la réponse est clair. Nous ne sommes plus au temps de l’attente. Le Messie est là, il est arrivé. Ce type de jeûne n’a plus de raison d’être. Désormais c’est le temps de faire la fête.
 
Ce vin nouveau dont parle Jésus, c’est précisément celui de la fête. Il ne peut y avoir de bon repas sans un bon vin. Mais pour mieux en comprendre la signification, il faut en connaître le symbolisme. Ce vin nouveau évoque le renouveau spirituel qu’apporte le message de l’évangile. Ce vin, on ne le met pas dans de vieilles outres. Il faut l’accueillir avec un cœur renouvelé. Jésus ne vient pas faire du raccommodage. Il fait du neuf. Avec Jésus c’est l’époux qui est là. Il veut nous revêtir des habits neufs de notre beauté retrouvée. Il nous invite à boire le vin de la nouvelle alliance. Il nous offre d’avoir avec Dieu une relation d’amour sans cesse renouvelée. Et si nous jeûnons, ce n’est plus parce que nous attendons le Messie. C’est pour être plus ouverts et plus disponibles à sa présence, son action et son amour.
 
Pour être rayonnants de la nouveauté de l’Évangile, il nous faut l’accueillir en nous et nous en imprégner. Et pour cela, c’est vers le Christ que nous nous tournons. Chaque semaine, nous sommes invités à nous nourrir de sa Parole et de son Corps. En mangeant le même Pain et en recevant le même Christ, nous ne formons qu’un seul Corps. Si nous lui demandons de nous inoculer son amour passionné pour son Père et pour nos frères, la communauté se transformera ; l’idéal du Christ pénètrera dans nos vies. Beaucoup de choses changeront.
 
Rendons grâce à celui qui est notre « rénovateur » en profondeur et faisons tout notre possible pour participer au renouvellement de nous-mêmes, de notre Église et de notre monde. Avec Jésus c’est vraiment un nouveau départ.

3 juillet 2026, Saint Thomas, apôtre

« Mon Seigneur et mon Dieu » 
 Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20, 24-29 L’un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (AELF)
 
 
Méditation
Thomas n’était pas avec ses amis lors de leur première rencontre avec Jésus. Quand ils lui en parlent, Thomas refuse de croire : nous avons entendu ses paroles : si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous, si je ne mets pas mes mains dans son côté, non, je n’y croirai pas. » Bien sûr, nous avons l’habitude de sourire de son incrédulité. Et ils sont nombreux aujourd’hui ceux et celles qui disent : « Je ne crois que ce que je vois… Comme je ne vois rien, je ne crois pas. » C’est implacable.
 
Mais il est important que nous lisions cet évangile jusqu’au bout. Nous voyons en effet Thomas se mettre à genoux devant Jésus. Il est allé plus loin que les autres dans son acte de foi. Les apôtres avaient reconnu en Jésus l’ami d’autrefois. Mais Thomas fait un pas de plus car il est le premier à dire « Mon Seigneur et mon Dieu ».
 
Comme lui, nous sommes invités à croire en accueillant la présence de Jésus ressuscité et en recevant sa parole. Quand nous rentrons à l’église pour l’Eucharistie ou tout simplement pour la visiter, c’est lui qui nous accueille. Comme Thomas, nous pouvons nous tourner vers lui et lui dire « Mon Seigneur et mon Dieu ».
 

Jeudi de la 13ème semaine du temps ordinaire (2 juillet 2026)

« Voyant leur foi… »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9, 1-8 En ce temps-là, Jésus monta en barque, refit la traversée, et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voici qu’on lui présenta un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Et voici que certains parmi les scribes se disaient : « Celui-là blasphème. » Mais Jésus, connaissant leurs pensées, demanda : « Pourquoi avez-vous des pensées mauvaises ? En effet, qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés… – Jésus s’adressa alors au paralysé – lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison. » Il se leva et rentra dans sa maison. Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes. (AELF)
 
 
Méditation
Jésus, voyant leur foi, dit au paralysé : « Tes péchés sont pardonnés. » Comprenons bien, il ne s’agit pas de la foi du paralysé mais de celle des porteurs. C’est grâce à eux que cet homme est sauvé. C’est important aussi pour nous : quand le prêtre est appelé pour donner le sacrement des malades à une personne éprouvée par la maladie, cette dernière n’est pas toujours consciente. Bien souvent, elle n’est pas en état de comprendre ce qui se passe. Mais le plus important c’est l’attitude de l’entourage. C’est la foi et la prière des porteurs qui sauve le malade. Leur mission, notre mission à tous, c’est de l’amener à Jésus.
 
Si Jésus commence par donner le pardon c’est parce que le péché est le premier de tous les malheurs. Le premier mal de cet infirme ce n’est pas d’être immobilisé par sa paralysie. Le plus grave c’est d’être cloué dans son mal intérieur. Nous aussi, nous pouvons être paralysés par la rancune, l’égoïsme, l’orgueil. Nous devenons alors incapables d’aller vers les autres, incapables d’aimer, de partager, de pardonner.
 
C’est alors que des porteurs interviennent pour nous amener à Jésus. Ces porteurs, c’est la famille, la communauté paroissiale, une communauté religieuse, un groupe de prière, des collègues, des voisins… En nous portant dans leur prière, Ils ont compris que le Christ seul peut nous libérer de nos péchés ; ces péchés paralysent la libre circulation de l’amour entre les hommes. Ils ratatinent les cœurs endurcis par l’égoïsme. Seul l’Amour peut vaincre le péché et redonner vie aux hommes.
 
Nous pouvons aussi nous reconnaître parmi les porteurs. Il y a, en effet, autour de nous des pécheurs paralysés qui ne peuvent pas se sauver eux-mêmes. C’est dans la prière d’intercession que nous les portons à Jésus. Nous souffrons tous de voir tant de haine, de guerres et de violences dans notre monde. Nous sommes désemparés devant tant de souffrances et de catastrophes. Tout cela, nous le portons dans notre prière et nous le remettons entre les mains du Seigneur. Pour lui, il n’y a pas de situation désespérée. À partir d’un mal, il peut toujours faire surgir un bien.
 
L’évangile de ce jour se termine par un appel : « lève-toi, prends ta civière, et rentre dans ta maison ».
Cette guérison c’est l’image de ce qui se passe dans le pardon : nous sommes libérés de ce péché qui paralyse notre cœur. Avec toute la communauté chrétienne, nous pouvons nous remettre en marche sur le chemin que le Christ nous a ouvert. Nous devenons disponibles aux appels de l’Esprit Saint. Ce pardon nous rend libres pour aimer Dieu car la santé de l’âme c’est d’abord l’amour de Dieu.
 
« Voyant cela, les foules furent saisies de crainte, et rendirent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes. » Nous aussi, nous te rendons grâce Seigneur pour ton amour toujours présent et pour tous les bienfaits dont tu nous combles. Nous t’en prions, donne-nous d’en être les témoins émerveillés et actifs chaque jour. Amen

Mercredi de la 13ème semaine du temps ordinaire (1er juillet 2026)

« Sur l’autre rive »
 
Livre d’Amos 5,14-15.21-24.
Cherchez le bien et non le mal, afin de vivre. Ainsi le Seigneur, Dieu de l’univers, sera avec vous, comme vous le déclarez. Détestez le mal, aimez le bien, faites régner le droit au tribunal ; peut-être alors le Seigneur, Dieu de l’univers, fera-t-il grâce à ce qui reste d’Israël. Je déteste, je méprise vos fêtes, je n’ai aucun goût pour vos assemblées. Quand vous me présentez des holocaustes et des offrandes, je ne les accueille pas ; vos sacrifices de bêtes grasses, je ne les regarde même pas. Éloignez de moi le tapage de vos cantiques ; que je n’entende pas la musique de vos harpes. Mais que le droit jaillisse comme une source ; la justice, comme un torrent qui ne tarit jamais !
Psaume 50(49),7ac-8.9-10.12-13.16bc-17.
« Écoute, mon peuple, je parle ; Moi, Dieu, je suis ton Dieu ! Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ; tes holocaustes sont toujours devant moi.  Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,28-34.
En ce temps-là, comme Jésus arrivait sur l’autre rive, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent d’entre les tombes à sa rencontre ; ils étaient si agressifs que personne ne pouvait passer par ce chemin.        Et voilà qu’ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? »   Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. » Il leur répondit : « Allez. » Ils sortirent et ils s’en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots. Les gardiens prirent la fuite et s’en allèrent dans la ville annoncer tout cela, et en particulier ce qui était arrivé aux possédés.    Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu’ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur territoire.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 
Méditation
Parvenu sur l’autre rive, celle du monde païen, Jésus est affronté aux puissances du mal. Deux possédés sortirent d’entre les tombes à sa rencontre. Et voilà qu’ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé ? »  Effectivement, ces esprits impurs se sentent menacés par la présence du Seigneur.
 
Jésus permet aux démons d’entrer dans le troupeau de porcs. Aussitôt ces derniers se jettent à la mer. Le cochon est considéré comme un animal impur. Quant à la mer, elle est vue comme le repère des monstres marins… L’impur avec l’impur.
 
Nous vivons dans un monde qui n’aime pas entendre parler de Dieu ni de Jésus. Et pourtant tout l’Évangile nous dit qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. La puissance du démon n’aboutit qu’à la mort. Si Jésus vient à nous, c’est pour nous donner la vie, une vie qui a bien plus de valeur que toutes les fortunes matérielles. Nous pouvons nous confier à sa miséricorde, quelle que soit notre déchéance. Libérés et sauvés, nous sommes envoyés pour témoigner de l’action du Christ Sauveur.