Assomption de la Vierge Marie

Le jour de l’Assomption, de nombreux chrétiens sont rassemblés dans les divers sanctuaires dédiés à Marie. Chaque année, les pèlerins à Lourdes sont plus nombreux que d’habitude. Ces sentiers où l’on conduisait les troupeaux sont devenus des lieux où cheminent des chercheurs de Dieu. De même à Fatima, Notre Dame du Laus, Pontmain et jusque dans nos petites chapelles de campagne, on organise des pèlerinages en l’honneur de Marie. Où que nous soyons, nous sommes invités à nous unir dans une même louange.

L’évangile de ce jour nous rapporte le récit de la Visitation et la prière du Magnificat. Marie se rend chez sa cousine Élisabeth devenue enceinte du futur Jean Baptiste. Elle y va bien sûr comme aide ménagère, mais aussi pour communier avec elle au merveilleux bonheur de la vie. Elle rend grâce car dans le monde de Dieu, les premiers sont les derniers. Les exclus, les petits, les humbles ont la première place dans son cœur. Marie se reconnaît proche d’eux. Elle le montre dans sa prière mais aussi dans son engagement. C’est cet amour qui l’a poussée à faire ce long déplacement pour se rendre chez sa cousine Élisabeth.

La Vierge n’a pas changé. Si nous l’appelons, elle accourt vers nous. Et Jésus est toujours en elle ou à ses côtés. Oui, bien sûr, nous ne sommes pas Élisabeth et Marie n’est pas notre cousine. Mais elle est encore plus puisqu’elle est notre mère. C’est Jésus qui l’a voulu ainsi lorsqu’il était sur la croix. S’adressant à Jean, il dit : “Voici ta mère”. Et à Marie : “Voici ton fils.” A partir cette heure-là, le disciple la prit chez lui. A travers lui, c’est toute l’humanité que Jésus confiait à sa mère. Alors n’hésitons pas à prendre Marie chez nous et à lui donner la place d’honneur. Nous pourrons toujours compter sur elle. En ce jour, nous rendons grâce à Dieu pour ce merveilleux cadeau qu’il nous fait en nous donnant Marie pour Mère.

A l’occasion de cette fête, nous célébrons Marie qui a été la première des croyants à accueillir la Parole de Dieu. Elle nous a ouvert un chemin qui est emprunté par tous ceux et celles qui ont décidé de lier leur vie à celle de Jésus. Cette fête nous annonce que nous sommes tous appelés à devenir des saints. Si nous voulons aller au ciel, il nous faut devenir des saints car au ciel, il n’y a que des saints.

C’est vrai qu’en regardant nos pauvres vies, nous reconnaissons que nous sommes loin du compte. Comprenons bien : Dieu nous appelle à être saints comme lui-même est saint. Alors là, il y a de quoi donner le vertige. Mais nous devons nous rassurer : ce n’est pas par nos seules forces ni par notre vertu que nous y parviendrons. C’est absolument impossible. Nous ne pouvons compter que sur la miséricorde du Seigneur et sur son pardon. Pour parvenir à la sainteté, il n’y a pas d’autre chemin que d’accueillir son amour et nous laisser transformer par lui. Rappelons nous ce que dit saint Paul : “Là où le péché a abondé, l’amour a surabondé.”

Que cette fête de l’Assomption fasse grandir en nous le désir d’imiter la Vierge Marie. Laissons grandir notre confiance en sa prière maternelle pour partager un jour sa gloire. Amen

Assomption de la Vierge Marie

Le jour de l’Assomption, de nombreux chrétiens sont rassemblés dans les divers sanctuaires dédiés à Marie. Chaque année, les pèlerins à Lourdes sont plus nombreux que d’habitude. Ces sentiers où l’on conduisait les troupeaux sont devenus des lieux où cheminent des chercheurs de Dieu. De même à Fatima, Notre Dame du Laus, Pontmain et jusque dans nos petites chapelles de campagne, on organise des pèlerinages en l’honneur de Marie. Où que nous soyons, nous sommes invités à nous unir dans une même louange.

L’évangile de ce jour nous rapporte le récit de la Visitation et la prière du Magnificat. Marie se rend chez sa cousine Élisabeth devenue enceinte du futur Jean Baptiste. Elle y va bien sûr comme aide ménagère, mais aussi pour communier avec elle au merveilleux bonheur de la vie. Elle rend grâce car dans le monde de Dieu, les premiers sont les derniers. Les exclus, les petits, les humbles ont la première place dans son cœur. Marie se reconnaît proche d’eux. Elle le montre dans sa prière mais aussi dans son engagement. C’est cet amour qui l’a poussée à faire ce long déplacement pour se rendre chez sa cousine Élisabeth.

La Vierge n’a pas changé. Si nous l’appelons, elle accourt vers nous. Et Jésus est toujours en elle ou à ses côtés. Oui, bien sûr, nous ne sommes pas Élisabeth et Marie n’est pas notre cousine. Mais elle est encore plus puisqu’elle est notre mère. C’est Jésus qui l’a voulu ainsi lorsqu’il était sur la croix. S’adressant à Jean, il dit : “Voici ta mère”. Et à Marie : “Voici ton fils.” A partir cette heure-là, le disciple la prit chez lui. A travers lui, c’est toute l’humanité que Jésus confiait à sa mère. Alors n’hésitons pas à prendre Marie chez nous et à lui donner la place d’honneur. Nous pourrons toujours compter sur elle. En ce jour, nous rendons grâce à Dieu pour ce merveilleux cadeau qu’il nous fait en nous donnant Marie pour Mère.

A l’occasion de cette fête, nous célébrons Marie qui a été la première des croyants à accueillir la Parole de Dieu. Elle nous a ouvert un chemin qui est emprunté par tous ceux et celles qui ont décidé de lier leur vie à celle de Jésus. Cette fête nous annonce que nous sommes tous appelés à devenir des saints. Si nous voulons aller au ciel, il nous faut devenir des saints car au ciel, il n’y a que des saints.

C’est vrai qu’en regardant nos pauvres vies, nous reconnaissons que nous sommes loin du compte. Comprenons bien : Dieu nous appelle à être saints comme lui-même est saint. Alors là, il y a de quoi donner le vertige. Mais nous devons nous rassurer : ce n’est pas par nos seules forces ni par notre vertu que nous y parviendrons. C’est absolument impossible. Nous ne pouvons compter que sur la miséricorde du Seigneur et sur son pardon. Pour parvenir à la sainteté, il n’y a pas d’autre chemin que d’accueillir son amour et nous laisser transformer par lui. Rappelons nous ce que dit saint Paul : “Là où le péché a abondé, l’amour a surabondé.”

Que cette fête de l’Assomption fasse grandir en nous le désir d’imiter la Vierge Marie. Laissons grandir notre confiance en sa prière maternelle pour partager un jour sa gloire. Amen

Se ressourcer

Une des caractéristiques de notre temps, c’est l’ignorance religieuse. On finit par s’installer dans l’indifférence. La religion, devient quelque chose de secondaire par rapport au métier, aux loisirs et à nos diverses activités du quotidien. Mais chassez le naturel, il revient au galop : en effet, cette baisse de la foi fait vite place à une montée des pratiques ésotériques ou superstitieuses catastrophiques, voyance, magie blanche ou noire… Ce site voudrait nous inviter à revenir au cœur de notre foi, Jésus Christ mort et ressuscité, vivant avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Il ne cesse de faire le premier pas vers nous. Et il attend notre réponse.

Pour le retrouver, il n’y a pas de secret. Il suffit de prendre chaque jour du temps pour la prière et l’accueil de la Parole de Dieu dans l’Évangile. Et surtout, il est essentiel de redonner toute sa place à l’Eucharistie, source et sommet de toute vie chrétienne et de toute Évangélisation. C’est de cette manière que le Seigneur a choisi de venir à notre rencontre. Ce contact avec lui, c’est comme la lumière du soleil qui ne peut que nous transformer. Pour les aider à retrouver ce chemin de la prière et de la Parole de Dieu, beaucoup choisissent d’aller passer quelques jours dans un monastère. Nous y sommes toujours accueillis à bras ouverts.

Et bien sûr, nous ne devons pas oublier l’importance du sacrement du pardon. Le prêtre est là pour nous accueillir au nom de Jésus venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Le péché c’est quand nous nous détournons de l’amour de Dieu. Se détourner de quelqu’un qui nous a sauvés la vie, c’est vraiment une offense. Mais là où le péché a abondé, l’amour a surabondé. Chaque fois que nous revenons au Seigneur, c’est pour lui un jour de fête

« O Seigneur, je viens vers toi… Je te cherche mon Dieu… »

Un trésor caché…

Le Royaume de Dieu est comparable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède et il achète le champ. Comment cet homme cet homme a-t-il pu trouver ce trésor caché dans un champ ? Il n’y a pas 36 solutions : il était en train de travailler le champ. Le Seigneur nous offre un trésor extraordinaire que l’on doit trouver à force de travail.

Ce travail, c’est celui que Dieu a demandé à l’homme dès le début de la Création. Dieu a confié la terre à l’homme pour qu’il la travaille. Travailler ? Ça veut dire scruter la Parole de Dieu. Pour les rabbins (chefs religieux), la terre c’est d’abord la Parole de Dieu. Il nous faut la scruter, chercher, creuser jusqu’à ce qu’on ait trouvé le seul vrai trésor qui donne sens à notre vie.

Alors, nous dit Jésus, on vend tout pour acheter le champ. Mais ce que Dieu veut nous donner ne s’achète pas. Ce don est toujours gratuit et sans mérite de notre part. Pour comprendre cette parole, il nous vaut lire l’appel d’Isaïe (ch. 5) : “Venez acheter sans argent”. Quand il dit “sans argent, ça ne veut pas dire sans un effort personnel. Il s’agit de recevoir de Dieu à l’issue d’un travail que nous avons fait. L’important c’est de nous mettre continuellement dans une attitude de recherche et d’accueil. Ce n’est pas pour rien que Jésus a dit : “Cherchez et vous trouverez.”

Si nous ne creusons pas le champ, nous ne trouverons pas de trésor. Si nous ne cherchons pas, nous ne trouverons pas la perle précieuse. Cette recherche, c’est le désir de connaître qui est Dieu. Nous devons le chercher avec droiture. Si nous cherchons la lumière et la vérité de notre vie, nous finirons par la trouver. Mais cela ne sera possible que si nous fermons nos oreilles aux rumeurs destructrices et à toutes les chansons du mal qui empoisonnent nos existences ; il importe que nous ouvrions nos yeux aux merveilles de tendresse, de générosité et de réconciliation qui naissent chaque jour, parfois tout près de nous. C’est là que nous trouverons le Seigneur, notre seul vrai trésor.

Suite à cette découverte, l’Evangile nous dit que l’homme a tout vendu pour acheter. Comment ne pas penser à l’appel de Jésus au jeune homme riche : Tu as trouvé un trésor, tu m’as trouvé, tu veux me suivre : vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres. C’est en donnant aux pauvres qu’on achète la présence du Seigneur. C’est en se débarrassant de tout ce dont on n’a pas besoin, en le vendant et en le donnant aux pauvres qu’on va recevoir ce don précieux qu’est la présence du Christ.

Le projet de Dieu sur notre vie est merveilleux. Mais il nous appartient de le découvrir. Nous devons pour cela abandonner nos idées qui sont trop petites et trop limitées et adopter celles de Dieu. C’est dans la méditation de sa Parole, Ancien et Nouveau Testament, que nous trouverons. Et surtout, n’oublions pas ce trésor qui nous rassemble chaque dimanche. Dans certains pays, les chrétiens font des kilomètres à pieds, parfois au péril de leur vie, pour s’y rendre. C’est là que le Seigneur rejoint les communautés réunies en non nom. En communion les uns avec les autres, “exultons de joie, il est au milieu de nous”.

« Veiller au grain »

Nous connaissons tous cette parabole du bon grain et de l’ivraie ; cet homme qui sème le bon grain c’est Dieu. Nous n’oublions pas ce qui est dit dans le premier récit de la Création : « Dieu vit que cela était bon ». Tout ce qui vient de Dieu est beau et bon. Le bon grain est mis en terre par Dieu. Il faut le dire et le redire, Dieu ne nous donne que du bon grain.

Le problème c’est qu’au lieu de « veiller au grain », nous dormons. Nous nous installons dans la routine, la facilité ; nous oublions le Seigneur et son Évangile. Pendant que les gens dormaient, l’ennemi est venu. Il vient toujours pendant que nous dormons. Ce n’est pas pour rien que Jésus nous demande de veiller et de prier pour ne pas succomber à la tentation. Nous ne devons jamais oublier que notre vie chrétienne est un combat de tous les jours contre « l’ennemi ». La priorité c’est le bon grain semé par le Seigneur.

L’ennemi, lui, ne dort pas. Il est toujours à l’affût pour semer l’ivraie. En grec, l’ivraie se traduit par « zizania ». Ce que l’ennemi sème, c’est toujours la zizanie, c’est le trouble, la discorde, les bagarres, les calomnies. C’est tout ce qui est contraire à la communion. Tout cela est semé par l’ennemi. Nous le voyons dans nos paroisses, nos communautés, nos familles : on s’endort tranquillement, on n’est pas vigilant ; et quand on se réveille, on s’aperçoit qu’il y a de la zizanie partout.

Ce mal, nous le voyons tous les jours. Nous voudrions faire le ménage en enlevant l’ivraie. Mais Jésus nous demande de ne pas le faire. Ce serait ajouter de la haine à la haine, de l’ivraie à l’ivraie. Cet Évangile nous dit l’immense patience de Dieu. Il ne veut pas risquer d’arracher le bon grain avec l’ivraie. Il ne veut pas nous abimer. Et il nous demande de faire preuve de la même patience envers les autres. Il nous laisse discerner ce qui ne va pas dans notre vie. Lui-même nous accompagne jusqu’à la moisson.

Seigneur, nous te prions : apprends-nous à te suivre sur le chemin de l’accueil et de la tolérance. Par l’Eucharistie, viens renouveler notre foi et notre confiance en ton amour. Amen

 

Le jour du Seigneur

Pour nos frères juifs, le jour du Seigneur c’est le Sabbat, le samedi. C’est le dernier jour de la semaine, le 7ème, celui durant lequel Dieu se reposa de toute l’œuvre qu’il avait faite.

Pour nous, chrétiens, le jour du Seigneur est le dimanche. La raison fondamentale qui a fait déplacer le sabbat, c’est la résurrection de Jésus. Il est ressuscité le dimanche matin. C’est le premier jour de la semaine, le jour où Dieu créa la lumière. Les Anglais nous induisent en erreur en parlant de week-end (fin de semaine). Car il faut le rappeler, le dimanche c’est le premier jour. C’est aussi le huitième jour, celui de la nouvelle création. Le troisième commandement reste toujours en vigueur : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur »

Qu’avons-nous fait du dimanche ?
Un jour d’angoisse pour les parents des grands jeunes qui se demandent dans quel état vont rentrer leurs grands jeunes…
Un jour de travail supplémentaire pour les mamans qui lavent et repassent le linge de leurs étudiants…
Le jour où l’on est le moins bien habillé de la semaine…
Le jour du sport, des gros mots et des chansons paillardes dans les cars…
Le jour de détente dans les grands magasins, sans penser que la vie de famille des caissières en subit les conséquences…

Jésus a bien dit que si un mouton tombe dans un puits, le bon sens est de l’en sortir, même si c’est dimanche. Mais si le mouton tombe chaque dimanche, il faudra peut-être penser à mettre une protection.

Un jour, Jésus a dit : « le Sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat ». Entre le laxisme et le légalisme obtus, il y a la voie de l’Évangile.

Puissions-nous redécouvrir vraiment le sens du dimanche comme le jour du Seigneur, le jour de la résurrection, le jour de l’assemblée dominicale, le jour de la famille.

Appelés par amour à faire croître le Royaume

« Voici que le semeur sortit pour semer….  » Des grains sont tombés au bord du chemin, sur le sol pierreux, dans les ronces et enfin dans la bonne terre. Il y a de quoi être surpris. Aucun paysan n’aurait l’idée de semer dans les mauvaises terres. Mais Jésus nous raconte cette parabole, ce n’est pas pour nous donner une leçon d’agriculture. Il a un message bien plus important à nous transmettre

Cet Évangile nous parle d’abord de Dieu et de nous. Il s’agit d’un Dieu qui “sort” parce qu’il a choisi d’ensemencer la terre. Cette semence c’est la Parole de Dieu. Elle nous dit tout l’amour de Dieu pour le monde. Dieu la répand avec une générosité extraordinaire. Il cherche à rejoindre tous les hommes sur tous les terrains, y compris ceux qui se trouvent dans les situations les plus désespérées. Son message de salut doit être proclamé dans le monde entier. Nous n’oublions pas que les paroles de Jésus sont celles de la Vie éternelle.

L’évangile nous parle de quatre terrains différents, le bord du chemin, le sol pierreux, le sol envahi par les mauvaises herbes et enfin la bonne terre. Ces terrains bons ou mauvais, c’est chacun de nous. D’un côté, nous avons l’homme au cœur dur. Il refuse la Parole de Dieu car elle ne l’intéresse pas. Le deuxième terrain c’est celui qui manque de profondeur. Il a accueilli la Parole avec joie, mais un jour, tout s’arrête. Le troisième terrain c’est celui qui est envahi par les mauvaises herbes. C’est quand nous nous laissons envahir par les soucis de la vie et la séduction des richesses. Nous avons là des pièges qui nous détournent de Dieu.

Puis nous avons la bonne terre. Le grain peut y prendre racine et se développer. Cette terre c’est l’homme qui reste ouvert à la Parole de Dieu. Il s’en nourrit chaque jour et il la met en pratique dans toute sa vie. Sur un terrain favorable, elle ne peut que produire du fruit. Ces fruits, c’est la conversion, c’est la transformation de toute une vie. Ils sont nombreux ceux et celles qui peuvent dire : “Il a changé ma vie”. Quand l’Esprit Saint est là, le résultat est extraordinaire.

En lisant cet Évangile, comment ne pas penser à la Vierge Marie ! Elle a été celle qui a le mieux accueilli la Parole de Dieu. Si elle est appelée « pleine de grâce », c’est parce que le Seigneur est avec elle. Quand l’Esprit Saint est là, le résultat est extraordinaire. Nous lui demandons qu’elle intercède pour nous « pauvres pécheurs » afin que la Parole de Dieu produise des fruits en nous. A la suite du Christ, nous sommes envoyés pour être des semeurs de la bonne nouvelle et pour proposer l’Évangile aux hommes d’aujourd’hui.  . Être missionnaire c’est aller sur tous les terrains, vers les croyants mais aussi les non croyants et les mal croyants. Le Christ veut les sauver tous.

En nous rassemblant à l’église, nous accueillons la nourriture qui nous donne force et courage pour cette mission. Nous te supplions, Seigneur, aide-nous à ne jamais oublier que la semence la plus importante c’est celle de l’espérance.

« Venez à moi… »

«Prenez sur vous mon joug !» Les nouvelles générations et les gens de la ville se trompent souvent dans l’interprétation de cette parole de Jésus. Ils ne savent pas ce qu’est un joug. Non, ce n’est pas un fardeau de plus.

Pour comprendre cette parole de Jésus, il faut avoir connu les paysans des anciennes générations. Ceux-ci ne possédaient pas de tracteur. Ils travaillaient avec des bœufs qui étaient  solidement joints l’un à l’autre au moyen d’un joug. Ils pouvaient ainsi tirer des fardeaux très lourds, remorque de foin, de bois, machine agricole… Un tout seul ne pouvait pas tirer ce fardeau, mais joints l’un à l’autre au moyen du joug, ils étaient plus forts et tout devenait possible.

Le Christ voit le lourd fardeau que nous traînons tout au long de notre vie. Mais il ne veut pas nous laisser seuls. S’il nous invite à prendre son joug, c’est précisément parce que ce fardeau il veut le porter avec nous. Cela ne sera possible que si nous acceptons d’être solidement « joints à lui ». Ce qui est important c’est cet appel : « Venez à moi. »

« Je referai vos forces », nous dit Jésus. Cela veut dire qu’il vient nous relever par une force intérieure nouvelle. Il veut nous faire revivre, renaître. En nous donnant son Esprit Saint, il nous donne une énergie nouvelle pour marcher à nouveau et repartir vers une nouvelle étape. Nous ne serons pas dispensés de nos responsabilités. Nos fardeaux n’auront pas disparu. Mais ils cesseront de nous anéantir. Nous ne serons plus seuls à les porter.

Venus à l’Eucharistie, nous déposons notre poids de vie auprès du pain et du vin offerts en sacrifice. Nous reconnaissons le Seigneur au partage de son Corps et de son sang qui nous fortifient. Jésus nous propose la nourriture qui nous permettra de continuer notre route et de vivre reliés à lui. Et nous repartirons heureux de témoigner que l’Évangile est un fardeau léger qui nous porte bien plus que nous ne le portons.

Guérison d’un muet par l’Eucharistie

Le jour de Pâques 1461, l’église paroissiale Saint-Barthélémy de La Rochelle (France, Charente-Maritime) est bondée. Parmi les fidèles, Bertrand Leclerc, 8 ans, fils d’une famille bourgeoise connue, observe les préparatifs de la messe pascale.

Totalement muet, le garçon souffre aussi de troubles auditifs graves depuis que, âgé alors d’un an, sa nourrice perdit l’équilibre un soir d’orage et tomba lourdement sur le sol, entraînant l’enfant dans sa chute. Sa tête heurta un meuble. Depuis lors, son état reste stationnaire. Ses parents le conduisent souvent à l’église dans l’espoir que Dieu le guérisse.

Au moment de la communion, sa mère le prend dans ses bras et avance vers le célébrant. Elle désire que son fils communie.

Mais le curé s’y refuse car, avance-t-il, Bertrand ne s’est pas confessé au préalable. Madame Leclerc devient triste à l’idée que son fils malade soit ainsi écarté de la communion. Elle demande à une paroissienne à côté d’elle de s’occuper de son fils une seconde. Elle s’agenouille près du prêtre, les mains jointes, en le suppliant d’accepter.

Ému de ce geste, le prêtre accède à la requête de la mère. Ce dernier se met à genoux et reçoit le « précieux corps de Notre Seigneur ».

Mais quelque chose d’anormal se passe. Bertrand ne se relève pas, comme ses parents lui ont appris à le faire après la communion. Il demeure agenouillé, le regard braqué sur l’autel de l’église. La mère retient son souffle en voyant les traits du visage de son fils changer. Une joie soudaine semble avoir envahi sa personne. Celui qui était souffrant l’instant d’avant, rayonne mystérieusement.

Le prêtre esquisse un geste en sa direction pour le faire se relever. A ce moment, chacun entend distinctement l’enfant prononcer les mots suivants, les premiers dans sa bouche depuis sa naissance : « Adjutorium nostrum in nomine Domini ! » (« Notre secours est dans le nom du Seigneur ! ») : le psaume 103 !

Madame Leclerc demande à Bertrand : « Tu as parlé ?

— Oui, maman, il faut remercier Dieu ! »

Informé, le clergé diocésain se précipite à l’église Saint-Barthélémy et entonne un Te Deum pour cette guérison inespérée.

Jusqu’à la fin, Bertrand a mené une vie chrétienne exemplaire. Sa mort a été édifiante : il invoqua le nom du Seigneur et celui de Marie, en tenant un crucifix entre ses mains.

Convaincu de l’authenticité du miracle, Mgr Louis Rouault de Ganaches, évêque de Maillezais, d’où dépendait La Rochelle, encourage les fidèles à se rendre dans l’église Saint-Barthélémy et charge son clergé de les recevoir.

Jusqu’à l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale, la paroisse célébrait le « miracle du muet » chaque lundi de Pâques. La papauté avait accordé des indulgences à ceux qui participaient à cette fête. Un manuscrit, enchâssé dans un tableau accroché dans l’église, relate les faits.

L’équipe Marie de Nazareth
Source : d’après abbé Jean Ladame, Prodiges eucharistiques, du VIIIe siècle à nos jours, Familles et Eucharistie, 1981, p. 61-62.

Dieu est Père, Fils et Saint Esprit

Un jour, Saint Augustin marchait au bord de la mer. Il priait et cherchait à comprendre le mystère de la Sainte Trinité. Son attention fut attirée par un enfant qui avait creusé un trou dans le sable. Avec un coquillage, il avait entrepris de verser toute l’eau de la mer dans ce trou. Augustin lui dit que c’est impossible. Alors l’enfant lui répond : « j’aurai versé toute l’eau de la mer avant que tu n’aies compris le mystère de la Sainte Trinité ».

L’important n’est pas de savoir si cette histoire est vraie. Il nous faut surtout retenir le message qu’elle veut nous transmettre. Notre Dieu sera toujours bien au-delà de ce que nous pourrons comprendre à son sujet. Nous n’aurons jamais fini de le chercher. Pour le reconnaître, il nous faut le regard de la foi ; ce n’est pas pour rien que Jésus a dit un jour : « heureux les pauvres de cœur », ceux qui ne sont pas imbus de certitudes, ceux qui restent ouverts à Dieu. Le vrai Dieu c’est celui qui vient à notre rencontre.

Déjà dans l’Ancien Testament, les Hébreux découvrent un Dieu libérateur. Il les a fait sortir de l’esclavage d’Égypte pour les conduire vers la Terre promise. Progressivement ils ont découvert que ce Dieu fait alliance avec eux. A plusieurs reprises ce peuple s’est détourné de lui ; alors Dieu lui a envoyé des prophètes pour le supplier de se convertir : « Revenez à moi de tout votre cœur… détournez-vous du péché… Lavez-vous… purifiez-vous… » Ces prophètes nous disent à leur manière l’amour passionné de Dieu pour son peuple. Il est proche de tous ceux qui l’invoquent, en particulier quand ils sont éprouvés par la maladie, la souffrance physique ou morale. Mais trop souvent, c’est nous qui sommes ailleurs.

Le Nouveau Testament nous fait faire un pas de plus dans la connaissance de Dieu. Jésus nous parle du Père puis de l’Esprit Saint. Nous connaissons tous cette salutation de Paul aux Corinthiens : « Que la grâce de Jésus notre Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint soient avec vous tous. » C’est l’une des principales salutations du célébrant au début de la messe. C’est une manière de dire la tendresse, la miséricorde, le salut, la fidélité, l’amour. Il n’y a pas d’autre manière de parler du Dieu des chrétiens. Saint Jean ne trouve rien de plus grand à dire : « Dieu est Amour. » Il dit aussi : « Dieu est plus grand que notre cœur ».

C’est au nom de cet amour que Jésus accueille tous ceux qui viennent à lui, les malades, les pécheurs, les exclus de toutes sortes. Tous ses gestes d’accueil, de pardon, de guérison nous disent l’amour de Dieu pour l’humanité. Et quand il est sur la croix, c’est encore l’amour de Dieu qui se donne. Voilà cette bonne nouvelle qui vient donner tout son sens à notre vie. Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous avons la ferme espérance que Jésus nous dira un jour : « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Pour y parvenir, il nous suffit de le suivre sur le chemin qu’il nous montre : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie, nous dit Jésus : personne ne va au Père sans passer par moi ».

Quand Jésus a envoyé ses apôtres en mission, c’est pour annoncer cette bonne nouvelle au monde entier. Lui-même a disparu de leur regard. Il sait que cette mission est démesurée pour leurs seules forces humaines. Mais il leur annonce qu’un autre prendra la relève : c’est l’Esprit Saint qui les conduira vers la vérité toute entière. Grâce à lui, ils apprendront à entrer dans l’intelligence des Écritures. Ils pourront désormais témoigner des merveilles de Dieu auprès de tous ceux qui ne le connaissent pas. Ils connaîtront la souffrance, la persécution, la prison ; beaucoup seront mis à mort ; mais grâce à cette présence de l’Esprit Saint, rien ne pourra les arrêter.

C’est ce même Esprit Saint que nous avons reçu au jour de notre baptême et de notre confirmation. Il est toujours là pour nous conduire vers la Vérité toute entière. Il vient à nous pour répandre l’amour du Père en nos cœurs. C’est lui qui nous rend capables d’aimer de plus en plus à la manière de Dieu. Nous en avons bien besoin, surtout dans notre monde imprégné d’égoïsme, d’indifférence et de violence. L’Esprit Saint nous pousse sans cesse à aller vers les autres pour prendre leur défense. Nous sommes envoyés pour leur révéler leur dignité de fils et de filles de Dieu. Même le plus diminué est créé à l’image de Dieu Père, Fils et Saint Esprit. Croire en Dieu, c’est croire en l’amour et tout faire pour en vivre. Il ne s’agit pas de connaissances sur Dieu. Le plus important c’est d’accueillir l’Esprit de Jésus et de le laisser agir et prier en nous.