Jeudi de la 2ème semaine du temps ordinaire

 BONNE NOUVELLE POUR TOUS.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3, 7-12.

En ce temps-là,
    Jésus se retira avec ses disciples près de la mer,
et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent.
    De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie,
et de la région de Tyr et de Sidon
vinrent aussi à lui une multitude de gens
qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait.
    Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition
pour que la foule ne l’écrase pas.
    Car il avait fait beaucoup de guérisons,
si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal
se précipitaient sur lui pour le toucher.
    Et lorsque les esprits impurs le voyaient,
ils se jetaient à ses pieds et criaient :
« Toi, tu es le Fils de Dieu ! »
    Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.
© AELF


Méditation

Jésus et ses disciples se retirent au bord du lac. Beaucoup de gens le suivent. Ils viennent de toutes les contrées voisines. L’Évangile de Marc insiste beaucoup sur les noms des différents lieux. C’est une manière de dire que la bonne nouvelle de l’Évangile n’est pas seulement réservée aux juifs de Palestine. Elle est pour tous. Plus tard, elle sera annoncée au monde entier.

Les gens qui viennent à Jésus sont témoins des guérisons et des exorcismes qu’il opère. À travers tous ces signes, ils découvrent que le Royaume de Dieu s’est approché des hommes. Mais Jésus ne veut pas qu’on en reste au niveau du spectaculaire. C’est pour cette raison qu’il impose le silence aux esprits impurs qui le proclament « Fils de Dieu ». Le plus important c’est d’entrer dans le mystère intime de Jésus.

Quand nous allons à Lourdes ou à Fatima, nous sommes témoins de la foi des malades qui cherchent espoir auprès du Maître et de sa mère. Ils découvrent le Fils de Dieu qui est venu prendre soin de notre humanité blessée par le péché. Tout l’Évangile nous annonce qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

En communion avec tous les chrétiens du monde entier, nous supplions le Seigneur : « O Seigneur, guéris-nous. O Seigneur, sauve-nous. Donne-nous la paix. » 



Temps de prière

Mercredi de la 2ème semaine du temps ordinaire

Sa main redevint normale
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 3, 1-6
En ce temps- là,
Jésus entra de nouveau dans une synagogue ;
il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
On observait Jésus
pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat.
C’était afin de pouvoir l’accuser.
Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée :
« Lève-toi, viens au milieu. »
Et s’adressant aux autres :
« Est-il permis, le jour du sabbat,
de faire le bien ou de faire le mal ?
de sauver une vie ou de tuer ? »
Mais eux se taisaient.
Alors, promenant sur eux un regard de colère,
navré de l’endurcissement de leurs cœurs,
il dit à l’homme :
« Étends la main. »
Il l’étendit, et sa main redevint normale.
Une fois sortis,
les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode
contre Jésus,
pour voir comment le faire périr. © AELF


Méditation :
« Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Les scribes sont bien d’accord sur ce sujet : Sauver une vie, ça passe avant l’observance de la loi. Mais dans le cas présent, ils estiment qu’il n’y a pas urgence et qu’on peut attendre au lendemain.

Mais pour Jésus, il y a toujours urgence quand il s’agit de sauver. Avec lui, « la charité n’a pas d’heure » (Mgr Rodhain). Sa priorité c’est le salut des hommes. La situation de cet homme nous rappelle le psaume : « Si je t’oublie, Jérusalem, que ma main droite se dessèche… » En guérissant cet homme paralysé, Jésus nous fait comprendre qu’il est venu pour que tous les hommes aient la vie en abondance.  

Au nom du légalisme, nous jugeons, nous condamnons, nous oublions que notre vocation est l’amour ; nous oublions que c’est la miséricorde du Seigneur qui nous rachète et nous sauve. Gardons-nous d’être pire que les pharisiens. Il nous faut regarder avec le cœur, un cœur semblable à celui de Jésus, un cœur bouleversé d’amour pour chacun de nous.    

« Changez vos cœurs, croyez à la bonne nouvelle.     
Changez de vie, croyez que Dieu vous aime »   

 
 
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Paroles du saint père

L’Évangile de la liturgie de ce jour montre des scribes et des pharisiens étonnés par l’attitude de Jésus. (…) Pourquoi Jésus ne fait-il pas attention ? Parce qu’il est important pour Lui de ramener la foi à son centre. Nous le voyons encore et encore dans l’Évangile : cette remise de la foi au centre. Et éviter un risque, qui vaut pour ces scribes comme pour nous : observer les formalités extérieures en faisant passer au second plan le cœur de la foi. Souvent, nous aussi, nous « maquillons » notre âme. Une formalité extérieure et non le cœur de la foi : c’est un risque. C’est le risque d’une religiosité de l’apparence : paraître bien à l’extérieur, en négligeant de purifier le cœur. La tentation est toujours présente de « fixer Dieu » par une dévotion extérieure, mais Jésus ne se satisfait pas de cette adoration. Jésus ne veut pas l’extériorité, il veut une foi qui atteint le cœur. (Angélus, 29 août 2021)

 

Présentation de Jésus au Temple (2 février 2025)

Jésus lumière du monde

Textes bibliques : Lire
Pistes pour l’homélie
Le 2 février, les chrétiens célèbrent la présentation de Jésus au Temple. A l’époque, tous les parents faisaient cet acte d’offrande de leur fils premier né. Mais cette fête d’aujourd’hui n’est pas un simple rappel de l’événement. Il faut surtout y voir une révélation sur le mystère de Jésus. Nous y découvrons le vieillard Siméon qui reconnaît en lui la Lumière du monde. C’est pour cette raison que cette fête est appelée “la Chandeleur”, la fête de la Lumière.

Cette lumière avait été annoncée par le prophète Malachie (1ère lecture). Ce livre jette un regard très critique sur les prêtres de l’époque qui exercent dans le temple de Jérusalem. Il dénonce les magouilles, les fraudes, les injustices. Tout cela ne va pas durer. Le mal ne peut pas avoir le dernier mot. Dieu saura bien envoyer un messager pour remettre les choses à leur place. Bien sûr, le rêve de Malachie se limitait à une restauration et à un retour des valeurs du passé. Plus tard, on verra Jésus qui arrive au temple. Les chrétiens découvriront en lui celui qui est la Lumière du monde. Ils comprendront que le temple que Jésus veut purifier c’est chacun de nous.

La lettre aux Hébreux (2ème lecture) insiste avec force sur le mystère de Jésus. Il est celui qui a voulu partager avec nous “la condition humaine”. Il a voulu être solidaire de nous jusqu’à l’extrême. Il n’a pas échappé à la mort qui fait partie de notre condition. Siméon avait bien entrevu cette issue fatale en prophétisant que l’enfant serait signe de division. Mais cette destinée ne s’est pas arrêtée à la mort. Jésus appartient pleinement à la famille humaine et pleinement à la famille de Dieu ; de ce fait, il est celui qui ouvre les portes du temple céleste. Désormais avec lui et en lui, les frères de Jésus ont accès à Dieu lui-même.

C’est ainsi qu’en ce jour, Jésus nous est présenté comme la “lumière des nations”. C’est important pour nous car nous vivons dans un monde qui perd ses repères. Chaque jour, les médias nous en donnent de tristes exemples. Cela ne sert à rien de se lamenter. Nous avons bien mieux à faire : comme le vieillard Siméon, nous sommes appelés à montrer Jésus au monde. Un jour, le Cardinal Barbarin disait que nous n’avons pas une obligation de résultat mais une obligation de témoignage. Comme Bernadette de Lourdes, nous ne sommes pas chargés de faire croire mais de dire.

Le principal travail c’est Dieu qui le fait dans le cœur de chacun. La Lumière du monde c’est lui. Comme Siméon, nous pouvons dire : “Mes yeux ont vu ton salut que tu préparais à la face des peuples.” L’Ancien Testament nous a révélé un Dieu qui a fait alliance avec son peuple choisi. Avec la venue de Jésus, cette alliance s’élargit : elle n’est pas offerte au seul peuple élu mais à tous les peuples du monde. Grace au Christ, l’humanité est convoquée pour devenir l’unique peuple de la nouvelle alliance. C’est de cette bonne nouvelle que nous avons tous à témoigner.

Plus tard, Jésus dira : “Je suis la Lumière du monde”. La lumière ça éclaire et ça fait vivre. Une personne qui vivrait en permanence dans une pièce sombre finirait par tomber malade. Le Christ se présente à nous comme cette lumière qui nous montre le chemin, qui éclaire notre conscience et qui nous fait vivre. C’est cette lumière de Dieu qui nous a été transmise au jour de notre baptême. Et c’est pour cette raison que nous la ranimons le 2 février.

Cette fête d’aujourd’hui fait naître en chacun de nous un grand désir de rencontrer Jésus et de nous laisser transformer par la Lumière qui est en lui. Nous le rencontrons dans la liturgie qui nous fait parcourir les étapes de sa vie. Nous le rencontrons aussi dans les sacrements : le baptême qui fait de nous des fils de Dieu, le sacrement du pardon qui nous purifie. Mais par-dessus tout, Jésus vient à nous par l’Eucharistie : “Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi, je demeure en lui.” (Jn 6. 56) Nous avons tous besoin de cette rencontre “source et sommet de toute vie chrétienne” (Concile Vatican II)

Avec Siméon, nous sommes tous invités à prendre l’enfant Jésus dans nos bras pour le contempler et rendre grâce à Dieu. Le Salut qui nous est annoncé en ce jour n’est pas une simple théorie mais quelqu’un. Il est livré entre nos mains de pécheurs. Il attend de nous que nos bras soient grands ouverts pour accueillir son Salut. A la fin de chaque messe, nous sommes envoyés pour le montrer et le communiquer à notre monde. Cette mission nous concerne tous, quel que soit notre âge. Mais la rencontre de Siméon et Anne nous montre l’importance des “seniors” dans la transmission de la foi. Beaucoup d’enfants n’ont entendu parler de Jésus que par leurs grands parents. Nous avons là le visage d’une Eglise dont le renouvellement repose aussi sur les plus âgés de ses membres.

Nous vivons dans un monde qui est souvent indifférent à la présence de Dieu. Nous te prions Seigneur, envoie ton Esprit Saint : qu’il fasse de nous des témoins de la Lumière, des apôtres de Jésus auprès de tous ceux qui attendent leur délivrance. Amen

Télécharger l’homélie et la prière universelle : Présentation de Jésus au Temple

Mardi de la 2ème semaine du temps ordinaire

Le Sabbat est fait pour l’homme

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2,23-28.
Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis.
Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. »
Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?
Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. »
Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat.
Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. » Source : AELF

Méditation

Les pharisiens étaient soucieux de suivre la volonté de Dieu jusque dans les moindres détails. Pour être sûrs de ne pas enfreindre la loi, ils avaient multiplié les précautions. C’est pour cette raison qu’ils reprochent à Jésus d’avoir grappillé des épis, comme si ce geste banal était un  geste de moisson.

Dans sa réponse, Jésus ne cherche pas à justifier une profanation du Sabbat. Il est hors de question  d’en prendre et d’en laisser. Ce que Jésus veut nous faire comprendre, c’est que ce jour est un bienfait pour l’homme. C’est un jour pour soigner nos relations familiales et amicales. C’est surtout un jour consacré à la prière.

Nos dimanches sont appelés à être des jours de fête et d’épanouissement, d’amour, de calme et de prière. C’est le jour de l’Eucharistie « source et sommet de toute vie chrétienne ». Manquer la messe du dimanche c’est manquer à une des plus graves obligations qui nous est faite pour notre bonheur. La messe est aussi faite pour l’homme.

 
 

Lundi de la 2ème semaine du temps ordinaire

Le vin nouveau


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 2, 18-22
En ce temps-là,
    comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient,
on vint demander à Jésus :
« Pourquoi, alors que les disciples de Jean
et les disciples des Pharisiens jeûnent,
tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
    Jésus leur dit :
« Les invités de la noce pourraient-ils jeûner,
pendant que l’Époux est avec eux ?
Tant qu’ils ont l’Époux avec eux,
ils ne peuvent pas jeûner.
    Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors, ce jour-là, ils jeûneront.
 
    Personne ne raccommode un vieux vêtement
avec une pièce d’étoffe neuve ;
autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu
et la déchirure s’agrandit.
    Ou encore, personne ne met du vin nouveau
dans de vieilles outres ;
car alors, le vin fera éclater les outres,
et l’on perd à la fois le vin et les outres.
À vin nouveau, outres neuves. »
Source : AELF
 
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Méditation
 
« Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas comme les disciples de Jean et ceux des pharisiens ?  » Pour comprendre la réponse du Christ, il faut savoir que dans l’Ancien Testament, le jeûne était lié à l’attente du Messie. C’était une manière de montrer qu’on était impatient de le voir arriver. Le sens de la réponse est clair. Nous ne sommes plus au temps de l’attente. Le Messie est là, il est arrivé. Ce type de jeûne n’a plus de raison d’être. Désormais c’est le temps de faire la fête.
 
Ce vin nouveau dont parle Jésus, c’est précisément celui de la fête. Il ne peut y avoir de bon repas sans un bon vin. Mais pour mieux en comprendre la signification, il faut en connaître le symbolisme. Ce vin nouveau évoque le renouveau spirituel qu’apporte le message de l’Évangile. Ce vin, on ne le met pas dans de vieilles outres. Il faut l’accueillir avec un cœur renouvelé. Jésus ne vient pas faire du raccommodage. Il fait du neuf. Avec Jésus c’est l’époux qui est là. Il veut nous revêtir des habits neufs de notre beauté retrouvée. Il nous invite à boire le vin de la nouvelle alliance. Il nous offre d’avoir avec Dieu une relation d’amour sans cesse renouvelée. Et si nous jeûnons, ce n’est plus parce que nous attendons le Messie. C’est pour être plus ouverts et plus disponibles à sa présence, son action et son amour.
 
Pour être rayonnants de la nouveauté de l’Évangile, il nous faut l’accueillir en nous et nous en imprégner. Et pour cela, c’est vers le Christ que nous nous tournons. Chaque semaine, nous sommes invités à nous nourrir de sa Parole et de son Corps. En mangeant le même Pain et en recevant le même Christ, nous ne formons qu’un seul Corps. Si nous lui demandons de nous inoculer son amour passionné pour son Père et pour nos frères, la communauté se transformera ; l’idéal du Christ pénètrera dans nos vies. Beaucoup de choses changeront.
 
Rendons grâce à celui qui est notre « rénovateur » en profondeur et faisons tout notre possible pour participer au renouvellement de nous-mêmes, de notre Église et de notre monde. Avec Jésus c’est vraiment un nouveau départ.

Samedi de la 1ère semaine du temps ordinaire

 
BONNE NOUVELLE POUR LES PÉCHEURS

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 2, 13-17)
En ce temps-là,
    Jésus sortit de nouveau le long de la mer ;
toute la foule venait à lui,
et il les enseignait.
    En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée,
assis au bureau des impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.
    Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi,
beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples,
car ils étaient nombreux à le suivre.
    Les scribes du groupe des pharisiens,
voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains,
disaient à ses disciples :
« Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! »
    Jésus, qui avait entendu, leur déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs. »
© AELF
 
 
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 MÉDITATION
Lévi était un publicain c’est-à-dire un homme qui collectait les impôts pour l’occupant Romain. Il devait être très riche : il remplissait ses poches sur le dos du peuple avant de remplir les caisses de l’État. Or c’est cet homme détesté de tous que Jésus a appelé à le suivre. Il ose choisir comme apôtre un de ces pécheurs les plus mal vus. Et il le croit capable de changer. Il lui fait confiance.
 
« Alors, Lévi, quittant tout, se leva et se mit à le suivre. »  Il a tout quitté pour suivre Jésus… C’est vrai aussi pour nous. Si nous voulons suivre le Christ, il nous faut renoncer à certaines choses. Il nous faut prendre conscience de ce qui nous empêche de le suivre vraiment. Larguer tout ce qui m’encombre, me concentrer sur l’essentiel.
 
Aujourd’hui comme autrefois, le Seigneur continue à appeler des hommes, des femmes et des enfants. Il ne choisit pas seulement les plus capables. Mais il rend capables ceux qu’il appelle. Il en fait des messagers de la bonne nouvelle de l’Évangile.
 
« Lévi lui « offrit un banquet dans sa maison, et il y avait une grande foule de publicains et de gens divers attablés avec les disciples. » Voici un exemple de renoncement joyeux. Lévi quitte tout pour suivre Jésus mais cela ne le rend pas spécialement morose. Il offre un banquet pour célébrer ce grand renoncement à tout. Il fête sa conversion et sa vocation. Pour lui c’est un nouveau départ.
 
Les pharisiens et leurs scribes récriminaient… Ils passent leur temps à cela, à récriminer, à gémir et à déplorer. L’essentiel de leur religion était de se préserver, de se séparer, de juger de loin et de haut…
 
« Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin du médecin mais les malades. Je ne suis pas venu appeler les justes à la conversion mais les pécheurs… » Voilà une bonne nouvelle pour les pécheurs que nous sommes. Le Seigneur nous offre à tous une chance de conversion et de retour à lui. Trop souvent, nous résistons à ses appels. Nous ressentons douloureusement nos limites. Mais nous pouvons toujours compter sur le Seigneur. Notre volonté a besoin d’être guérie.

Vendredi de la 1ère semaine du temps ordinaire

 La foi des porteurs 
 
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 2, 1-12
 
Jésus était de retour à Capharnaüm, et la nouvelle se répandit qu’il était à la maison. Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte. Il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de Jésus, font une ouverture et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Mon fils, tes péchés sont pardonnés.»
Or, il y avait dans l’assistance quelques scribes qui raisonnaient en eux-mêmes: «Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul?»
Saisissant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils faisaient, Jésus leur dit: «Pourquoi tenir de tels raisonnements? Qu’est-ce qui est le plus facile? de dire au paralysé: “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien de dire: “Lève-toi, prends ton brancard et marche”? Eh bien! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, je te l’ordonne, dit-il au paralysé, lève-toi, prends ton brancard et rentre chez toi.» L’homme se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde.
Tous étaient stupéfaits et rendaient gloire à Dieu, en disant: «Nous n’avons jamais rien vu de pareil.»
 © AELF
 
 
Méditation
Jésus, voyant leur foi, dit au paralysé : « Tes péchés sont pardonnés. » Comprenons bien, il ne s’agit pas de la foi du paralysé mais de celle des porteurs. C’est grâce à eux que cet homme est sauvé. C’est important aussi pour nous : quand le prêtre est appelé pour donner le sacrement des malades à une personne éprouvée par la maladie, cette dernière n’est pas toujours consciente. Bien souvent, elle n’est pas en état de comprendre ce qui se passe. Mais le plus important c’est l’attitude de l’entourage. C’est la foi et la prière des porteurs qui sauve le malade. Leur mission, notre mission à tous, c’est de l’amener à Jésus.
 
Si Jésus commence par donner le pardon c’est parce que le péché est le premier de tous les malheurs. Le premier mal de cet infirme ce n’est pas d’être immobilisé par sa paralysie. Le plus grave c’est d’être cloué dans son mal intérieur. Nous aussi, nous pouvons être paralysés par la rancune, l’égoïsme, l’orgueil. Nous devenons alors incapables d’aller vers les autres, incapables d’aimer, de partager, de pardonner.
 
C’est alors que des porteurs interviennent pour nous amener à Jésus. Ces porteurs, c’est la famille, la communauté paroissiale, une communauté religieuse, un groupe de prière, des collègues, des voisins… En nous portant dans leur prière, Ils ont compris que le Christ seul peut nous libérer de nos péchés ; ces péchés paralysent la libre circulation de l’amour entre les hommes. Ils ratatinent les cœurs endurcis par l’égoïsme. Seul l’Amour peut vaincre le péché et redonner vie aux hommes.
 
Nous pouvons aussi nous reconnaître parmi les porteurs. Il y a, en effet, autour de nous des pécheurs paralysés qui ne peuvent pas se sauver eux-mêmes. C’est dans la prière d’intercession que nous les portons à Jésus. Nous souffrons tous de voir tant de haine, de guerres et de violences dans notre monde. Nous sommes désemparés devant tant de souffrances et de catastrophes. Tout cela, nous le portons dans notre prière et nous le remettons entre les mains du Seigneur. Pour lui, il n’y a pas de situation désespérée. À partir d’un mal, il peut toujours faire surgir un bien.
 
L’évangile de ce jour se termine par un appel : « Prends ton brancard et rentre chez toi. » Cette guérison c’est l’image de ce qui se passe dans le pardon : nous sommes libérés de ce péché qui paralyse notre cœur. Avec toute la communauté chrétienne, nous pouvons nous remettre en marche sur le chemin que le Christ nous a ouvert. Nous devenons disponibles aux appels de l’Esprit Saint. Ce pardon nous rend libres pour aimer Dieu car la santé de l’âme c’est d’abord l’amour de Dieu.
 
« Tous… rendaient gloire à Dieu en disant : Nous n’avons jamais rien vu de pareil. » Nous aussi, nous te rendons grâce Seigneur pour ton amour toujours présent et pour tous les bienfaits dont tu nous combles. Nous t’en prions, donne-nous d’en être les témoins émerveillés et actifs chaque jour. Amen

 

3ème dimanche du temps ordinaire 2025

« Aujourd’hui s’accomplit la parole
que vous venez d’entendre »

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
En ce dimanche, nous lisons le début de l’Évangile selon saint Luc. Dès le départ, il précise qu’il désirait affermir la foi de Théophile dont le nom signifie “ami de Dieu”. Voilà déjà un appel qui nous rejoint aujourd’hui. Ce récit s’adresse aussi à chacun de nous pour que, nous aussi, nous le communiquions à d’autres. C’est pour nous une manière de faire grandir l’Église. Nous ne mesurons sans doute pas assez le cadeau qui nous est fait : Cela vaudrait la peine d’entreprendre cette semaine une lecture continue de l’évangile de Saint Luc en nous rappelant que le plus important c’est de nous en nourrir et d’y rencontrer le Christ.

Le texte de ce dimanche nous présente le début du ministère de Jésus. Peu de temps après son baptême, il commence à enseigner en Galilée. Tous les gens parlent de lui. Ce jour-là, il revient à Nazareth, le village où il a grandi. Comme il en a l’habitude, il va à la synagogue et il se lève pour faire la lecture. Cette lecture, c’est lui qui la cherche et il la trouve. “L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur”.

En écoutant Jésus proclamer ce texte, nous pouvons déjà imaginer son grand amour pour les Écritures. Qu’en est-il pour nous ? Aujourd’hui, le même Christ voudrait nous apprendre à prier en ouvrant la Bible avec soin et en lisant les textes proposés pour ce dimanche. Il est indispensable que toute prière, tout témoignage et toute prédication s’appuient sur la Parole de Dieu. Il est heureux de constater que l’Écriture retrouve toute sa place dans la liturgie. De plus en plus de familles prennent du temps dans la semaine pour se préparer à mieux accueillir les textes qui seront proclamés le dimanche. Cette Parole doit être accueillie avec le même respect que l’Eucharistie.

En ce jour, le Christ a une bonne nouvelle à nous annoncer : l’Écriture devient Parole parce qu’elle est proclamée ; c’est une bonne nouvelle pour les pauvres et les exclus de tous les temps ; c’est une annonce de libération et de guérison. Dieu s’intéresse aux petits, aux pauvres, aux captifs, aux malades et aux pécheurs. Alors, n’ayons pas peur de nous tenir devant lui pour nous reconnaître petits, pauvres, aveugle et pécheurs. C’est ainsi que nous pourrons accueillir la libération que le Christ est venue apporter et en être les messagers dans le monde d’aujourd’hui.

vingt siècles après, le mal, les injustices, les souffrances de toutes sortes sont toujours là. Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants sont profondément meurtris par les catastrophes, et les épreuves de toutes sortes. Et bien sûr, nous n’oublions pas ceux et celles qui sont victimes de la haine et de la violence des hommes. Et même tout près de nous, des personnes peuvent être en grande difficulté et ne pas avoir de quoi se nourrir. Quand nous voyons tant de malheurs, nous risquons de nous sentir dépassés. Et beaucoup en viennent à se poser la question : “Où est-il cet aujourd’hui de la bonne nouvelle ?”

Pour répondre à cette question, il suffit de regarder les nombreux témoignages vécus autour de nous et dans le monde : Cette bonne nouvelle, nous la voyons se réaliser dans cet immense élan de générosité des chrétiens et des non chrétiens à l’égard de ceux qui ont tout perdu. Elle est aussi à l’œuvre quand nous allons visiter un malade sur son lit d’hôpital, quand nous partageons avec celui qui a faim.

Il nous appartient de faire en sorte que cette Parole de Dieu se réalise aujourd’hui dans nos divers milieux de vie. Cela ne sera possible que si nous nous en imprégnons pour en devenir les serviteurs fidèles. Comme les gens de la synagogue, nous fixons notre regard sur Jésus pour accueillir son message libérateur. Et comme lui, nous sommes ensuite envoyés pour rejoindre les gens là où ils vivent. Cette bonne nouvelle doit être annoncée dans les églises mais aussi dans les divers lieux de vie, de travail et de loisirs. C’est en vue de cette mission que l’Esprit du Seigneur nous est donné. Aujourd’hui comme autrefois, il nous conduit vers les pauvres, les exclus, ceux et celles qui ont perdu ou oublié leur dignité.

L’exemple du Christ nous invite aujourd’hui à rendre la parole de Dieu vivante et vraie dans notre vie de tous les jours. Cette parole devient alors «lumière pour nos pas», «chemin, vérité et vie», «création d’un ciel nouveau et une terre nouvelle». Cette parole, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.

Télécharger : 3ème dimanche du temps ordinaire 2025

Prière universelle

DES TEMPS DE PRIÈRE POUR SE RESSOURCER

Puiser à la source c’est aussi prendre des temps de prière. Ce mot « prière » vient du latin « precare » qui signifie « supplier. » Il désigne toutes les paroles que nous pouvons adresser à Dieu. Nous pouvons lui parler avec confiance et amour. Certains mystiques affirment que « prier » précède « croire ». Nous avons tous entendu parler du témoignage de gens qui disent : « Si tu existe, donne-moi un signe ! » et ils nous disent comment Dieu a répondu à leur demande bien au-delà de tout ce qu’ils pouvaient imaginer.

Nos prières peuvent être de demande, de louange, d’action de grâce, de bénédiction ou d’adoration. Ces différentes formes de prières, nous les retrouvons tout au long de la Bible, en particulier dans les psaumes.

Tout chrétien, est invité à « prier sans cesse ». C’est Jésus lui-même qui nous le rappelle dans son Évangile. Cela ne veut pas dire qu’il faut faire des prières tout le temps mais qu’il faut être sans cesse dans une attitude d’attention et d’attente par rapport à Dieu

Chacun de nous peut se réserver des moments privilégiés : le matin en commençant la journée, le soir en la finissant, le dimanche quand les chrétiens se rassemblent à l’église pour célébrer le jour du Seigneur, au cours des grandes fêtes chrétiennes : Noël, Pâques, Pentecôte, les fêtes en l’honneur de la Vierge Marie et des saints, pendant le Carême quand les chrétiens vivent une période de pénitence et de jeûne pour se préparer à Pâques.

Prier c’est consentir à la présence de Dieu dans notre vie. Comme disait Jean-Paul II, c’est laisser l’Esprit Saint prier en nous. C’est un peu comme une respiration : Nous accueillons la vie comme un don de Dieu ; nous nous nourrissons de sa Parole (inspiration). Puis nous lui remettons tout ce qu’il y a de plus intime en nous, nos joies, nos souffrances, nos peines, nos amours, nos espoirs, nos révoltes… (expiration). Pour être continuelle, cette prière doit être relancée par des temps forts.

Il est possible de prier partout ; mais il existe des lieux privilégiés :
Les églises et les chapelles qui sont la maison de prière des chrétiens.
Les monastères et les abbayes
Les lieux de pèlerinages

Les formes privilégiées de prière :
Notre Père ; c’est la prière que Jésus nous a apprise
Le « Je vous salue Marie » que l’ange de Dieu a adressé à Marie et que nous continuons à lui adresser. Nous n’oublions pas bien sûr la prière du Rosaire.

Les psaumes de la Bible ont une place primordiale ; ils ont été écrits pour être chantés dans la liturgie juive. Ils ont été la prière du Christ puis celle de toute l’Église, les prêtres, les moines et de nombreux fidèles. Ils disent tout de l’homme, ses joies, ses peines, ses souffrances. Ils expriment la supplication, la confiance, l’action de grâce. Nous y trouvons des paroles violentes. Ce sont des cris d’hommes qui ne trichent pas avec eux-mêmes, qui affrontent Dieu avec leurs passions, leurs misères, leur nostalgie d’amour Ils nous imposent l’écho d’un monde de violence toujours actuel. Mais cs cris de détresse se terminent souvent par une parole d’espérance. Avec Dieu, le mal n’aura pas le dernier mot.

Toute la Bible est une source inépuisable de prière pour les chrétiens.

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La prière de Jésus

Par une invocation courte et répétée, cette prière nous aide à laisser pénétrer le nom de Jésus dans notre cœur. Cette prière remonte aux origines du christianisme. La formule la plus connue « Seigneur Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur » a été codifiée par les moines du Mont Athos. On peut aussi la remplacer par « Seigneur Jésus, viens à notre aide. »
Il est important de s’habituer à la réciter en toutes circonstances, en faisant nos courses, face à un beau paysage, pendant une réunion, et plus encore dans une situation délicate…
Cette prière nous aide à mettre Jésus au centre de notre vie. Elle nous invite à prendre en compte toutes les intentions de prière qui nous sont confiée, malades, souffrances diverses des uns et des autres, prière pour un monde plus juste et plus solidaire…
Nous chrétiens, nous avons une mission à remplir. Au moment de partir et tout au long de notre vie, nous nous tournons vers le Christ pour lui dire ensemble : « Seigneur Jésus, viens à notre aide. »

Jeudi de la 1ère semaine du temps ordinaire

« Je le veux, sois purifié »
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1, 40-45
En ce temps-là,
un lépreux vint auprès de Jésus ;
il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit :
« Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Saisi de compassion, Jésus étendit la main,
le toucha et lui dit :
« Je le veux, sois purifié. »
À l’instant même, la lèpre le quitta
et il fut purifié.
Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt
en lui disant :
« Attention, ne dis rien à personne,
mais va te montrer au prêtre,
et donne pour ta purification
ce que Moïse a prescrit dans la Loi :
cela sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti,
cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle,
de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville,
mais restait à l’écart, dans des endroits déserts.
De partout cependant on venait à lui. © AELF
 
 
Méditation
Avec Jésus, le mal n’a pas le dernier mot. L’Évangile nous le montre circulant vers les lieux inhabités : arrive un lépreux qui s’agenouille devant lui et qui le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » À travers cette prière, il confesse deux choses : son impureté et la puissance du Seigneur. Et il en implore une troisième : le bienfait.
 
Il est étonnant de voir l’audace de cet homme. Il savait bien que tout contact avec lui rendait impur. Et pourtant, il n’hésite pas à s’approcher de Jésus. Mais aujourd’hui, la situation est inversée : Avec Jésus, c’est la pureté qui devient contagieuse et non la lèpre. C’est le bien qui l’emporte sur le mal et non le contraire. Avec lui, la lumière l’emporte sur les ténèbres
 
Du coup, c’est cette humanité qui est contaminée par la vie, la santé et la sainteté de Dieu. La contagion est inversée. Elle a joué dans le sens contraire. C’est la santé qui met en péril la maladie, la vie qui contamine la mort. L’amour l’emporte sur la haine. Voilà une bonne nouvelle pour nous aujourd’hui. Comme ce lépreux, nous pouvons nous approcher de Jésus et le supplier : « Seigneur, prends pitié ! » Et il sera toujours là pour nous dire : « Je le veux, sois purifié. »
 
Le grand message de cet Évangile c’est un appel à nous laisser toucher par cet amour infini du Christ. Devant lui, nous nous reconnaissons défigurés par le péché. Mais il ne se lasse jamais de nous accueillir et de nous pardonner. Son amour pour nous dépasse infiniment tout ce que nous pouvons imaginer. Jésus a pris la place du lépreux. Un jour, il sera rejeté de tous ; on le conduira hors de la ville et on le fera mourir sur une croix. Mais son amour est bien plus fort que la mort et le péché. C’est cette victoire que jour célébrons le jour de Pâques.
 
 « Si tu le veux, tu peux me purifier ». Oui, Seigneur, que toute notre vie soit imprégnée de ton amour afin que nous puissions le communiquer à tous. Amen