Samedi de la 7ème semaine du temps ordinaire

« Laissez venir à moi les petits enfants… » 
 
 
 
 Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10, 13-6
    En ce temps-là,
    des gens présentaient à Jésus des enfants
pour qu’il pose la main sur eux ;
mais les disciples les écartèrent vivement.
    Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit :
« Laissez les enfants venir à moi,
ne les empêchez pas,
car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
    Amen, je vous le dis :
celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu
à la manière d’un enfant
n’y entrera pas. »
    Il les embrassait
et les bénissait en leur imposant les mains.
AELF
 
Méditation
« Laissez venir à moi les petits enfants… » Voilà une parole bien sympathique. En plus, Jésus nous dit que le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Alors, nous pouvons nous demander pourquoi il nous dit cela ? Est-ce parce qu’ils sont plus sages ? Les papas et les mamans savent bien que cela n’est pas toujours facile avec leurs petits caprices. Alors qu’a voulu dire Jésus ?
 
Pour bien le comprendre, il nous faut revenir au plus près de ses paroles. Le mot important c’est le verbe « venir ». Tout au long des évangiles, nous voyons des gens qui « viennent » à Jésus. Nous pensons aux bergers qui viennent à la crèche de Noël, aux mages venus d’Orient pour se prosterner devant « le Roi des juifs ». Des malades, des lépreux, des infirmes viennent à Jésus pour se faire guérir. Nicodème, un chef religieux est venu de nuit pour lui poser des questions. Un jour, Jésus a dit : « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau. »
 
Ce qui est nouveau dans cet évangile c’est que des enfants viennent aussi à lui. C’était contraire aux habitudes de l’époque. En effet, les petits enfants n’avaient pas leur place dans la conversation des adultes. Ils n’avaient pas droit à la parole. Alors Jésus demande qu’on les laisse venir à lui. Le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent, non parce qu’ils sont plus sages mais parce qu’ils viennent à Jésus.
 
Le jour du baptême de nos enfants, nous nous sommes rassemblés à l’église ; nous sommes venus à Jésus. Nous avons amené nos enfants à l’église pour qu’ils deviennent enfants de Dieu. Les années passant, ils ont été inscrits pour aller à l’école. Ils font des activités sportives ou culturelles, foot, rugby, tennis de table, danse, musique… En grandissant, ils apprendront un métier. Mais il ne faut pas oublier de les laisser venir à Jésus.
 
Nous te prions Seigneur pour nos enfants : Qu’ils trouvent auprès de leurs parents et de nous tous un encouragement et un soutien. Sois avec nous pour que nous leur donnions vraiment le témoignage de notre foi.

Vendredi de la 7ème semaine du Temps ordinaire

 « La sclérose du cœur »

 
 Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10, 1-12
En ce temps-là,
    Jésus arriva dans le territoire de la Judée,
au-delà du Jourdain.
De nouveau, des foules s’assemblèrent près de lui,
et de nouveau, comme d’habitude, il les enseignait.
    Des pharisiens l’abordèrent
et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :
« Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »
    Jésus leur répondit :
« Que vous a prescrit Moïse ? »
    Ils lui dirent :
« Moïse a permis de renvoyer sa femme
à condition d’établir un acte de répudiation. »
    Jésus répliqua :
« C’est en raison de la dureté de vos cœurs
qu’il a formulé pour vous cette règle.
        Mais, au commencement de la création,
Dieu les fit homme et femme.
    À cause de cela,
l’homme quittera son père et sa mère,
    il s’attachera à sa femme,
et tous deux deviendront une seule chair.
Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
    Donc, ce que Dieu a uni,
que l’homme ne le sépare ! »
    De retour à la maison,
les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.
    Il leur déclara :
« Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre
devient adultère envers elle.
    Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre,
elle devient adultère. » ©AELF
 
 
Méditation
« Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus les renvoie à ce qui est dit dans la loi de Moïse. Dans les cas extrêmes, elle permet un acte de répudiation. Jésus leur répond que si Moïse a fait cette concession, c’est à cause de la « sclérose » de leur cœur. La Bible prend les gens là où ils en sont pour les conduire pas à pas vers la révélation dans le Christ Jésus. Un cœur sclérosé, c’est un cœur qui obéit à ses propres désirs et non à la volonté de l’Esprit Saint. « Ce n’est pas à votre honneur ce que Moïse a été obligé de faire. C’est à cause de votre sclérose de cœur que ce commandement a été écrit ».
 
Mais le but de Jésus n’est pas de faire une leçon de morale. Il donne un enseignement sur ce qui a été voulu par Dieu depuis les origines : « Il les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu’un. Ainsi, ils ne sont plus deux mais ils ne font qu’un. » Créé à l’image de Dieu, le couple doit être « l’icône de Dieu » : « Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » Qu’il ne le détruise pas. Qu’il ne l’avilisse pas. La première chose à faire, c’est de revenir à la volonté de Dieu sur nous : sa volonté c’est que l’homme et la femme soient l’icône de sa propre unité, l’icône de l’amour à l’intérieur du mystère Trinitaire.
 
C’est très beau car ça montre que le mariage existait avant le péché de l’homme. Il continue à être une bénédiction après le péché. « Le mariage demeure une bénédiction divine que le péché n’a pas aboli ». Très abîmé par le péché originel, il retrouve tout son sens en Jésus. Le mariage chrétien est une réponse à ce qui a été voulu dès les origines. C’est quelque chose de très grand, très beau et très mystérieux auquel on ne doit pas toucher parce que c’est l’icône de l’amour de Dieu. C’est pour cette raison que l’adultère est si grave car il est un péché contre l’icône de Dieu. Dans l’Ancien Testament, il va avec l’idolâtrie. Ce texte est une hymne à la grandeur et à la beauté du mystère de l’union de l’homme et de la femme depuis les origines. Cette bénédiction continue après le péché des origines.
 
En ce jour, nous faisons nôtre ce refrain : « Sur les chemins de la vie, sois ma lumière, Seigneur. » (Source : Vidéo de Sœur Claire)

 

Jeudi de la 7ème semaine du Temps ordinaire

Un simple verre d’eau… 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9, 41-50
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Celui qui vous donnera un verre d’eau
au nom de votre appartenance au Christ,
amen, je vous le dis,
il ne restera pas sans récompense.

    Celui qui est un scandale, une occasion de chute,
pour un seul de ces petits qui croient en moi,
mieux vaudrait pour lui
qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes,
et qu’on le jette à la mer.
    Et si ta main est pour toi une occasion de chute,
coupe-la.
Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle
que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains,
là où le feu ne s’éteint pas.
    Si ton pied est pour toi une occasion de chute,
coupe-le.
Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle
que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.
    Si ton œil est pour toi une occasion de chute,
arrache-le.
Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu
que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,
    là où le ver ne meurt pas
et où le feu ne s’éteint pas.
    Chacun sera salé au feu.
    C’est une bonne chose que le sel ;
mais s’il cesse d’être du sel,
avec quoi allez-vous lui rendre de la saveur ?
Ayez du sel en vous-mêmes,
et vivez en paix entre vous. »
 
Méditation
Un verre d’eau, ce n’est vraiment pas grand-chose. Mais quand il est offert au plus humble disciple, il prend une toute autre valeur. « Celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense… » C’est dire toute l’importance du moindre geste d’accueil et de partage. Rien n’est petit.

Ces paroles sont suivies d’une mise en garde très ferme ; Jésus nous recommande tout ce qui risque d’entraîner la chute de ces petits. Comprenons bien : ils ont la première place dans le cœur de Dieu. Ils sont son bien le plus précieux. Les entrainer à la chute c’est pécher contre Dieu. Ce comportement doit être combattu farouchement.        

Pour nous aider à mieux comprendre la gravité du scandale, Jésus utilise des images d’amputation. « Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas… » Il ne s’agit pas de se mutiler ; ce qui nous est recommandé, c’est de trancher dans nos modes de vie, nos habitudes. La vie éternelle mérite tous les sacrifices.  
       
La « géhenne » tire son nom de la vallée de Jérusalem. Actuellement, c’est une belle vallée verdoyante, mais à l’époque, elle servait de dépôt pour les ordures. Tout un symbole.

« Fais paraître ton Jour, et le temps de ta grâce,         
Fais paraître ton Jour: que l’homme soit sauvé ! »
 

Mercredi de la 7ème semaine du temps ordinaire

 Celui qui n’est pas contre nous est pour nous 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9, 38-41
    En ce temps-là,
    Jean, l’un des Douze, disait à Jésus :
« Maître, nous avons vu quelqu’un
expulser les démons en ton nom ;
nous l’en avons empêché,
car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »
    Jésus répondit :
« Ne l’en empêchez pas,
car celui qui fait un miracle en mon nom
ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
    celui qui n’est pas contre nous
est pour nous. »


Méditation

Jésus réagit contre une autre forme d’incompréhension : l’intolérance. Personne n’a le monopole de la lutte contre le mal et de la préparation du règne de Dieu. Un cœur d’enfant s’émerveille devant tout bien, d’où qu’il soit et d’où qu’il vienne. Les dispositions intimes de chacun importent plus que les appartenances juridiquement établies.

Mardi de la 7ème semaine du temps ordinaire

Qui est le plus grand ?


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9, 30-37
En ce temps-là,
    Jésus traversait la Galilée avec ses disciples,
et il ne voulait pas qu’on le sache,
    car il enseignait ses disciples en leur disant :
« Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ;
ils le tueront
et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
    Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles
et ils avaient peur de l’interroger.
    Ils arrivèrent à Capharnaüm,
et, une fois à la maison, Jésus leur demanda :
« De quoi discutiez-vous en chemin ? »
    Ils se taisaient,
car, en chemin, ils avaient discuté entre eux
pour savoir qui était le plus grand.
    S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit :
« Si quelqu’un veut être le premier,
qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »
    Prenant alors un enfant,
il le plaça au milieu d’eux,
l’embrassa, et leur dit :
    « Quiconque accueille en mon nom
un enfant comme celui-ci,
c’est moi qu’il accueille.
Et celui qui m’accueille,
ce n’est pas moi qu’il accueille,
mais Celui qui m’a envoyé. »
AELF



Méditation
L’Évangile  de ce jour nous montre qu’il y a opposition entre l’esprit du monde et l’esprit de Dieu. L’événement qui nous est rapporté se passe juste après la Transfiguration. Les apôtres Pierre, Jacques et Jean ont été les témoins émerveillés de la gloire de Dieu. Ils ont entendu la voix du Père qui le déclarait « Bien aimé de Dieu ». Ils s’attendaient pour lui à un destin glorieux et victorieux.
 
Or voilà que Jésus leur annonce qu’il va affronter la souffrance et la haine des hommes. Il sera arrêté, condamné et mis à mort sur une croix. Les disciples ne comprennent plus parce que c’est totalement contraire à l’idée qu’ils se font du Messie.
 
La suite du récit nous montre bien qu’ils n’ont rien compris. En effet, ils en viennent à discuter entre eux pour savoir qui est le plus grand parmi eux. C’est l’éternelle question du pouvoir. Que ce soit en politique, en économie ou dans le milieu professionnel, on veut se mettre en position de force, on veut dominer l’autre et le soumettre à son vouloir personnel.
 
Ce n’est pas ainsi que Jésus voit les choses. Pour les conduire vers une vraie perfection, il prend un enfant et le place au milieu d’eux. Dans le monde de la Bible, l’enfant c’est celui qui n’a pas droit à la parole. C’est le dernier de tous. Accueillir un enfant comme celui qu’il leur montre, c’est accueillir Jésus lui-même. La vraie grandeur, c’est l’accueil et le service des petits. C’est ainsi que l’humble service est élevé au rang de service de Dieu.
 
Nous voilà donc provoqués à réviser nos positions puisque, aux yeux de Jésus, le plus grand c’est le plus petit. Quand notre monde fonctionnera selon cet ordre de grandeur, quand les plus fragiles seront au cœur de la communauté, la vie sera tout autre. Chacun peut, à son niveau, mettre en pratique cette parole qui sera celle de l’accueil final : « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ».

Huitième dimanche du temps ordinaire (C)

« C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre. »

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
À quelques jours de l’entrée en Carême, les textes bibliques de ce dimanche nous proposent un chemin de conversion. Ils nous invitent au discernement et à l’humilité. Dans la première lecture, Ben Sira nous parle du tamis qui filtre les déchets. Nous avons, nous aussi, à faire le tri dans notre vie : pensons à tous ces bavardages futiles, ces publicités tapageuses, ces slogans que nous entendons à longueur de journée. Tout cela nous empêche de voir clair dans notre vie. Certaines paroles, certains commérages révèlent l’étroitesse d’esprit de celui qui les prononce. La première lecture nous recommande de ne pas faire l’éloge de quelqu’un avant qu’il ait parlé. En effet, ses propos peuvent révéler le meilleur et le pire.

L’Évangile nous invite à faire un pas de plus : Jésus recommande à ses disciples de bien choisir leur maître, celui qui sera leur guide sur la route du règne de Dieu. Nous comprenons bien qu’un aveugle ne peut pas guider un autre aveugle. Le malvoyant ne peut avancer dans la vie qu’en s’appuyant sur quelqu’un qui y voit bien, quelqu’un qui sait anticiper les moindres obstacles. Notre seul vrai guide, c’est Jésus lui-même ; il est « le Chemin, la Vérité et la Vie » ; c’est par lui que nous allons au Père ; c’est en mettant nos pas dans les siens que nous sommes assurés et rassurés ; Jésus est notre lumière ; il nous guide pour nous aider à discerner et à sortir de notre aveuglement.

Dans une deuxième parabole, le Christ nous recommande de « balayer devant notre porte ». Il dénonce l’attitude de celui qui veut enlever la paille dans l’œil de son frère alors qu’il y a une poutre dans le sien. Avant de juger un frère pour une peccadille, il vaudrait mieux faire un examen de conscience sur nos propres fautes. En effet, celles-ci peuvent s’avérer plus lourdes que celles du frère en question. Juger les autres, c’est de l’hypocrisie, c’est vouloir se mettre à la place de Dieu. Nous sommes trop mal placés pour le faire. Le jugement appartient à Dieu seul. À notre jugement, il manque la miséricorde.

Pour comprendre cet Évangile, c’est vers le Christ qu’il nous faut regarder : tout au long des Évangiles, nous le voyons accueillir les publicains, les pécheurs, les infréquentables de toutes sortes. Il aurait pu leur reprocher leur mauvaise vie et les rejeter. Mais lui-même nous dit qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Nous connaissons la parabole du fils prodigue qui revient vers son père. Cette parabole nous dit que pour un seul pécheur qui se convertit, c’est jour de fête chez les anges de Dieu.

Une troisième parabole nous parle du bon arbre qui ne peut donner « de fruit pourri ». Ce qui est visé, c’est la cohérence entre la foi et la vie, entre ce qui est extérieur et ce qui est intérieur. Il ne suffit pas d’avoir de bons sentiments : notre qualité chrétienne se manifeste en vérité dans notre capacité d’amour fraternel, de service et de témoignage. Au jour de la Pentecôte, l’Esprit Saint a été répandu en abondance pour produire des fruits qui demeurent.

Cet Évangile rejoint notre Église dans ce qu’elle vit actuellement. Tout au long des siècles, elle a connu des crises très graves, des hérésies, des abus, des contre-témoignages de toutes sortes. Mais le Seigneur a toujours mis sur sa route les personnes qu’il fallait pour l’aider à se remettre en accord avec l’Évangile. Dans les moments dramatiques, des grands témoins de la foi ont donné le meilleur d’eux-mêmes. À travers eux, c’est l’appel du Seigneur qui retentissait : “Convertissez-vous et croyez à l’Évangile !” Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous sommes envoyés non pour dénoncer ou accuser mais pour être les témoins et les messagers de l’Évangile auprès de tous ceux et celles qui nous entourent. Le Seigneur nous assure de sa présence. Nous pouvons toujours compter sur lui, même dans les situations les plus désespérées.

Dans sa lettre aux Corinthiens, saint Paul nous parle précisément de la victoire du Christ sur la mort et le péché. Cette victoire est double : Premièrement, par sa mort qui nous sauve, il nous réconcilie avec Dieu : grâce à lui, la mort peut devenir entre nos mains un acte de total abandon à l’amour du Père ; tout l’Évangile nous dit et nous redit que cet amour est bien plus grand que tous nos péchés. Deuxièmement, par sa résurrection, le Christ est le gage de notre propre résurrection. C’est à cette victoire sur la mort et le péché qu’il veut nous associer.

En nous rassemblant pour l’Eucharistie, nous nous tournons vers Celui qui est la Lumière du monde. C’est cette lumière de l’Évangile que nous voulons accueillir en nous. Le Christ veut qu’elle brille aux yeux du monde afin que les hommes rendent gloire à Dieu. Nous lui demandons qu’il soit toujours avec nous et nous toujours avec lui pour cette mission qu’il nous confie.

Télécharger : 8ème dimanche du Temps ordinaire

Lundi de la 7ème semaine du temps ordinaire

Force de la prière
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9, 14-29
En ce temps-là,
Jésus, ainsi que Pierre, Jacques et Jean,
descendirent de la montagne ;
    en rejoignant les autres disciples,
ils virent une grande foule qui les entourait,
et des scribes qui discutaient avec eux.
    Aussitôt qu’elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite,
et les gens accouraient pour le saluer.
    Il leur demanda :
« De quoi discutez-vous avec eux ? »
    Quelqu’un dans la foule lui répondit :
« Maître, je t’ai amené mon fils,
il est possédé par un esprit qui le rend muet ;
    cet esprit s’empare de lui n’importe où,
il le jette par terre,
l’enfant écume, grince des dents
et devient tout raide.
J’ai demandé à tes disciples d’expulser cet esprit,
mais ils n’en ont pas été capables. »
    Prenant la parole, Jésus leur dit :
« Génération incroyante,
combien de temps resterai-je auprès de vous ?
Combien de temps devrai-je vous supporter ?
Amenez-le-moi. »
    On le lui amena.
Dès qu’il vit Jésus, l’esprit fit entrer l’enfant en convulsions ;
l’enfant tomba et se roulait par terre en écumant.
    Jésus interrogea le père :
« Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? »
Il répondit :
« Depuis sa petite enfance.
    Et souvent il l’a même jeté dans le feu ou dans l’eau
pour le faire périr.
Mais si tu peux quelque chose,
viens à notre secours, par compassion envers nous ! »
    Jésus lui déclara :
« Pourquoi dire : “Si tu peux”… ?
Tout est possible pour celui qui croit. »
    Aussitôt le père de l’enfant s’écria :
« Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! »
    Jésus vit que la foule s’attroupait ;
il menaça l’esprit impur, en lui disant :
« Esprit qui rends muet et sourd,
je te l’ordonne, sors de cet enfant
et n’y rentre plus jamais ! »
    Ayant poussé des cris et provoqué des convulsions,
l’esprit sortit.
L’enfant devint comme un cadavre,
de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. »
    Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva,
et il se mit debout.
    Quand Jésus fut rentré à la maison,
ses disciples l’interrogèrent en particulier :
« Pourquoi est-ce que nous,
nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
    Jésus leur répondit :
« Cette espèce-là, rien ne peut la faire sortir,
sauf la prière. »
 
Méditation
« Si tu peux quelque chose, viens à notre secours ! » Ce sont les paroles d’un papa qui est en grande souffrance devant la situation  dramatique de son enfant. Jésus lui répliqua : « Pourquoi dire ‘si tu peux’. Tout est possible pour celui qui croit ». Puis nous avons entendu la réponse du père : « Je crois, viens en aide à mon manque de foi. »
 
Le grand message de cet Évangile, c’est la force de la prière. Par la prière exprimée avec foi, nous pouvons obtenir de grandes choses de la part de Dieu. La nécessité du recours à la prière nous rappelle que les charismes reçus de Dieu dépendent de lui.
 
Nous chrétiens ‘aujourd’hui, nous sommes affrontés à l’incroyance générale. Et souvent, nous y participons. Comme ce papa et comme les apôtres, nous sommes invités à nous tourner vers le Seigneur et à la supplier : « Viens en aide à notre manque de foi ».
 

Chaire de Saint Pierre apôtre (22 février 2025)

La chaire de Saint Pierre
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16, 13-19
En ce temps-là,
Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe,
demandait à ses disciples :
« Au dire des gens,
qui est le Fils de l’homme ? »
Ils répondirent :
« Pour les uns, Jean le Baptiste ;
pour d’autres, Élie ;
pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit :
« Tu es le Christ,
le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit :
« Heureux es-tu, Simon fils de Yonas :
ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela,
mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare :
Tu es Pierre,
et sur cette pierre je bâtirai mon Église ;
et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clés du royaume des Cieux :
tout ce que tu auras lié sur la terre
sera lié dans les cieux,
et tout ce que tu auras délié sur la terre
sera délié dans les cieux. »
 
 
Méditation
« Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Cette question, Jésus nous la pose à tous aujourd’hui.  Nous avons entendu la réponse de Pierre » : Tu es le Christ, le Fils de Dieu ». Il reconnaît en lui le Fils du Dieu vivant, le Fils bien-aimé et unique. En réponse à cette belle proclamation de sa foi, Jésus change le nom de Simon : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église, et la puissance de la mort n’aura pas de prise sur elle. » Pierre est choisi par Jésus comme fondement de cette Église qu’il bâtira tout au long des siècles.
 
Nous, chrétiens d’aujourd’hui, nous sommes suscités pour participer activement à cette mission. La bonne nouvelle doit être annoncée à tous, jusqu’aux « périphéries ». Le problème de nos communautés, c’est qu’elles n’ont pas toujours ce souci missionnaire. C’est un affront aux martyrs d’autrefois et d’aujourd’hui qui n’ont pas hésité à donner leur vie pour le Christ. Et surtout, c’est un affront à Celui qui nous a aimés jusqu’au bout, jusqu’à la mort sur une croix.    
 
Le Seigneur compte sur nous pour que la bonne nouvelle soit répandue dans le monde entier. Avec Jésus et avec nous tous, elle doit être annoncée à toute l’humanité,  en particulier aux petits, aux pauvres et à tous ceux et celles qui se sentent inutiles aux yeux du monde. Nous sommes envoyés vers eux pour leur dire qu’ils ont du prix aux yeux de Dieu. Demandons au Seigneur qu’il soit avec nous pour que nous soyons de vrais témoins de ton amour.
 

Vendredi de la 6ème semaine du temps ordinaire

Renoncer à soi-même
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8, 34 – 9, 1
En ce temps-là,
    appelant la foule avec ses disciples, Jésus leur dit :
« Si quelqu’un veut marcher à ma suite,
qu’il renonce à lui-même,
qu’il prenne sa croix
et qu’il me suive.
    Car celui qui veut sauver sa vie
la perdra ;
mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile
la sauvera.
    Quel avantage, en effet, un homme a-t-il
à gagner le monde entier
si c’est au prix de sa vie ?
    Que pourrait-il donner en échange de sa vie ?
    Celui qui a honte de moi et de mes paroles
dans cette génération adultère et pécheresse,
le Fils de l’homme aussi aura honte de lui,
quand il viendra dans la gloire de son Père
avec les saints anges. »
    Et il leur disait :
« Amen, je vous le dis :
parmi ceux qui sont ici,
certains ne connaîtront pas la mort
avant d’avoir vu le règne de Dieu
venu avec puissance. » © AELF
 
 
Méditation
Jésus vient d’annoncer sa Passion, sa mort et sa résurrection. Il précise que le seul chemin de la gloire, c’est le chemin de croix. Cela vaut pour les disciples comme pour lui. Cette exigence est enseignée non seulement aux Douze mais aussi à la foule. C’est important pour nous aujourd’hui : Il n’y a pas d’un côté des chrétiens qui appliqueraient des exigences fortes et de l’autre des chrétiens ordinaires qui se contenteraient d’un programme minimum. Les paroles de Jésus sont pour tous.
 
Cela signifie que notre existence de chrétiens est définie par celle de Jésus. Nous ne pouvons pas nous limiter à une petite existence tranquille. Nous sommes tous appelés à témoigner de l’absolu de Dieu par nos paroles et toute notre vie. Suivre le Christ, cela implique des renoncements à nousmêmes.
 
Cet Évangile a été écrit pour des chrétiens persécutés. Beaucoup ont peur et ils cherchent à sauver leur vie. Mais l’évangéliste les invite à tenir bon, même quand tout va mal. Ils ne doivent pas craindre de mourir pour le Christ: « Celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Évangile la sauvera »

Jeudi de la 6ème semaine du temps ordinaire

Qui est Jésus pour nous ?
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8, 27-33
Jésus s’en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait: «Pour les gens, qui suis-je?» Ils répondirent: «Jean Baptiste; pour d’autres, Élie; pour d’autres, un des prophètes.» Il les interrogeait de nouveau: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?» Pierre prend la parole et répond: «Tu es le Messie.» Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne.
Et, pour la première fois, il leur enseigna qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cela ouvertement.
Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre: «Passe derrière moi, Satan! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes.» © AELF
 
 
Méditation
Jésus est en chemin vers Césarée de Philippe. En cours de route, il interroge ses disciples : « Qui suis-je au dire des gens ? » Depuis vingt siècles, la question ne cesse d’être posée. Les réponses sont très diverses : on le considère comme un sage, un moraliste généreux ; on reconnaît qu’il a une place importante dans l’histoire. Mais l’unique et véritable identité c’est celle qui est proclamée par Pierre : « Tu es le Christ. »
 
Cette réponse de Pierre semble la meilleure ; elle est porteuse de toutes les espérances du monde juif. On attendait un Messie qui libèrerait le pays de l’occupant étranger. Il  rétablirait le Royauté en Israël ; avec lui, ce serait l’avènement du règne d’un Dieu puissant et fort. Ce rêve de Pierre est toujours d’actualité : nous voudrions un Messie qui résoudrait tous les douloureux problèmes de notre monde, la crise économique, la précarité, les guerres, les violences.
 
Mais ce n’est pas ainsi que Jésus voit les choses. Les pensées de Pierre ne sont pas celles de Dieu mais celles de Satan. Nous vivons dans une société qui raisonne à la manière des hommes et qui oublie toute référence à l’Évangile. Confondre le Royaume de Dieu avec le Royaume de ce monde, c’est se poser en adversaire de Dieu. Celui qui veut être disciple du Christ doit accepter d’être serviteur comme lui-même s’est fait serviteur : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »
 
Se mettre à la suite de Jésus c’est donc prendre sa croix pour l’accompagner sur son chemin. Ce chemin n’est pas celui du succès ni de la gloire passagère de ce monde ; c’est celui qui conduit vers la véritable liberté, celle qui libère de l’égoïsme  et du péché. Nous sommes certains que Jésus nous conduit à la résurrection, à la vie pleine et définitive avec Dieu.
 
La Vierge Marie a suivi Jésus jusqu’au Calvaire. Demandons-lui qu’elle nous aide chaque jour à purifier notre foi des fausses images de Dieu pour adhérer pleinement au Christ et à son Évangile.