Mercredi de la 22ème semaine du temps ordinaire (2025)

Elle se leva et elle les servait. 
 
 Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,38-44.

En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle.
Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.
Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.
Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.
Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.
Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. »
Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Méditation
Dans ce Évangile, Jésus nous rapporte la guérison de la belle-mère de Pierre et de nombreux malades. Il menace la fièvre comme si c’était une puissance démoniaque. Il en sera de même à propos des vagues du lac. Jésus est vraiment engagé dans le grand combat qui emprisonne le monde.  En libérant les malades, il nous montre qu’il ne veut pas la maladie et la souffrance qui accablent l’homme. Elles ne sont jamais bonnes en elles-mêmes, même s’il est possible d’en faire un chemin de croissance spirituelle. Il est venu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

Le seul état que Dieu désire pour nous, c’est celui de ressuscité. C’est ce que le Christ nous fait comprendre en guérissant la belle-mère de Pierre. Il la prend par la main et la fait « se lever ». Ressusciter et se lever, c’est le même verbe. Cela veut dire que le Christ nous veut debout et en marche, disponibles pour servir les autres. Et surtout, il nous veut en état de résurrection. En guérissant les malades, Jésus leur ouvre un chemin d’espérance.

Nos Eucharisties sont autant de pas sur ce chemin de libération. Chaque dimanche, nous avons rendez-vous avec le Maître de la Vie. Nous rendons grâce à celui qui prend soin de nous, qui se fait proche de nous pour guérir les cœurs brisés et soigner leurs blessures. Et que la Vierge Marie soit toujours avec nous pour nous aider à faire « tout ce qu’il nous dira ».

 

Mardi de la 22ème semaine du temps ordinaire (2025)

« Tu es le Saint de Dieu »
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (4, 31-37)
 
Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d’autorité.
Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque, qui se mit à crier d’une voix forte: «Ah! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu!» Jésus l’interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme!» Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde et sortit de lui sans lui faire aucun mal.
Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux: «Quelle est cette parole? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent!»
Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région.
 
©AELF
 
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Méditation
Dans l’Évangile de ce jour, nous entendons deux paroles qui s’opposent, celle de Jésus et celle du possédé. Ce dernier nous dit qui est Jésus : « Tu es le Saint, le Saint de Dieu… » Jusque-là, il a raison, mais il a une parole qui vient semer le doute : « Es-tu venu pour nous perdre ? »
 
Nous savons que Jésus n’est pas venu pour nous perdre mais pour nous sauver. Il est le Salut de Dieu. Sa Parole est efficace et agissante : elle libère le possédé. Tout l’Évangile nous dit que Jésus vient nous libérer du mal qui empoisonne notre vie. Sa Parole nous annonce la résurrection, la victoire sur la mort et le péché.
 
Il ne suffit pas de savoir qui est Jésus ni de dire qu’il vient nous sauver. Il nous faut surtout croire en lui et nous ouvrir pour de vrai à sa présence.
 
Changez vos cœurs, croyez à la bonne nouvelle.
Changez de vie, croyez que Dieu vous aime.
 

Lundi de la 22ème semaine du Temps ordinaire (2025)

 La bonne nouvelle annoncée à tous

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (4, 16-30)

Jésus vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit: L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire: «Cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.» Tous lui rendaient témoignage; et ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient: «N’est-ce pas là le fils de Joseph?» Mais il leur dit: «Sûrement vous allez me citer le dicton: “Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm: fais donc de même ici dans ton pays!”» Puis il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare: Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie n’a été envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; pourtant aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien.» À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.
©AELF

Méditation

L’Évangile nous révèle celui qui se présente à nous comme l’Envoyé de Dieu. Jésus se trouve à la synagogue de Nazareth, le village où il a passé son enfance. Il cite l’annonce qui a été faite par le prophète Isaïe. « L’Esprit du Seigneur est sur moi… Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle… » Après avoir lu ce texte Jésus conclut : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre« .  Cela signifie qu’il se déclare comme le Messie envoyé par Dieu ; nous imaginons la surprise des gens de son village : pour eux, il n’est que le fils du charpentier.
Comprenons bien : ce n’est pas l’annonce de l’Évangile aux pauvres qui pose problème. Ce que Jésus voudrait leur faire comprendre c’est qu’il est envoyé par un Dieu qui n’est le bien de personne. Il n’accepte pas de se laisser annexer par des gens de son village. Il se justifie en rappelant les événements racontés par l’Ancien Testament : la veuve de Sarepta et Naaman le Syrien étaient des païens. Ils ont su accueillir la grâce de Dieu mieux que les gens de son peuple. Le vrai Dieu n’est pas celui de quelques-uns mais de tous. Il aime les païens, les incroyants, les pécheurs, les ingrats. Nous ne pouvons pas être en communion avec lui si nous n’entrons pas dans son projet d’amour universel.
En méditant cet Évangile, nous découvrons que la parole de Dieu manifeste sa puissance d’une manière inouïe. C’est sur lui, Jésus, que repose l’Esprit du Seigneur. Il est celui qui fait accéder les opprimés à la liberté, celui qui rend la vue aux aveugles. Il ne se contente pas d’interpréter les textes sacrés. Il est la Parole de Dieu en personne.
Nous sommes donc invités à prendre position POUR le Seigneur. Ses paroles peuvent nous dérouter. Elles peuvent aller à contre-courant de l’esprit du monde. Mais elles sont les paroles de la Vie éternelle. Nous sommes tous envoyés pour en être les messagers. C’est une aventure passionnante, pleine de risques ; mais nous ne sommes pas seuls : l’Esprit du Seigneur repose sur nous. C’est avec lui que la bonne nouvelle portera du fruit.

Mercredi de la 21ème semaine du temps ordinaire (2025)

« Malheureux êtes-vous ! »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23. 27-32
Jésus disait: «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis à la chaux: à l’extérieur, ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures. C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes, et vous dites: “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.” Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes: vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Eh bien, vous, achevez donc ce que vos pères ont commencé!»
© AELF
 
 
 
Méditation
Jésus s’adresse à des gens qu’il qualifie d’hypocrites. C’est ce qui se passe quand on cherche à faire paraître ce qu’on n’est pas. On fait tout pour sauvegarder une apparence d’honorabilité, de piété, de moralité. Mais par en-dessous, ce n’est que de la pourriture
 
Jésus démasque le danger du faux semblant. Il lui oppose l’homme qui a  faim et soif de la justice, celui qui se remet en question pour s’ajuster davantage aux intentions de Dieu
 
Au diable l’image de marque. Reconnaissons humblement nos faiblesses et notre misère. Ce sera toujours mieux que de s’enfermer dans la sécurité trompeuse d’un état honorable mais faux. « La vérité vous rendra libres »
 
« Changez vos cœurs, croyez à la bonne nouvelle !
Changez de vie, croyez que Dieu vous aime. »

22ème dimanche du temps ordinaire (2025)

Toi qui penses être grand, sauras-tu t’abaisser ?

L’humilité, la dépossession, le désencombrement, la gratuité… autant d’appels lancés en ce 22e dimanche du temps ordinaire ; il est bien difficile de les mettre en pratique dans nos vies. Les textes de ce jour peuvent nous y aider : savoir que notre vie dépend des autres et de Dieu pour mieux reconnaître notre juste place, par la grâce de Dieu. Dès lors, nous pourrons entrer dans la joie de notre Seigneur (psaume).

Textes pour célébrer
Monition d’ouverture
Frères et sœurs, un même désir de bonheur, une même foi nous rassemblent. Ou plutôt, c’est le Seigneur lui-même qui nous rassemble. Sous son regard qui voit au-delà même des apparences, creusons notre désir de le suivre, sans peur, conscients de nos pauvretés, mais confiants en sa parole.

Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus, toi qui aimes les justes
et qui ouvres grandes les portes
aux pauvres et aux opprimés,
béni sois-tu et prends pitié de nous.

Ô Christ, ton amour envers nous
s’est montré le plus fort ;
éternelle est ta fidélité,
béni sois-tu et prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, tu nous accueilles comme tes fils
et pour nous, tu rends droits les sentiers tortueux,
béni sois-tu et prends pitié de nous.

Homélie
Textes bibliques : Lire
Les lectures bibliques de ce dimanche nous parlent de l’humilité. Elles ne veulent pas nous donner de simples conseils de politesse et de savoir vivre. Il s’agit de quelque chose de bien plus important ; pour comprendre ce message, c’est vers le Christ que nous devons regarder : dans sa lettre aux Philippiens, saint Paul nous dit que Jésus “s’est abaissé… jusqu’à mourir et mourir sur une croix. C’est pourquoi, Dieu l’a élevé au-dessus de tout.” C’est ainsi que Jésus nous montre le chemin qui conduit vers le Père.

La première lecture nous rapporte les paroles de Ben Sirac le Sage. Cet homme a rencontré des personnes qui avaient des responsabilités importantes. Certains étaient vraiment gonflés d’orgueil : cela pourrissait les meilleures choses jusqu’à la racine ; d’autres agissaient avec patience et douceur. En restant humbles, ils savaient se faire aimer ; cela les rendait plus efficaces. Cette leçon d’humilité n’est pas seulement un bon conseil pour avoir de la considération. L’humilité qui est mise en avant c’est d’abord celle du Seigneur. Ce sont les humbles qui lui rendent gloire. En accomplissant “toute chose avec humilité”, on s’accorde au Seigneur lui-même.

C’est un peu ce même message que nous trouvons dans la seconde lecture (Lettre aux Hébreux). L’auteur y parle de la venue de Dieu et de ses manifestations. Autrefois, sur la montagne du Sinaï, ces manifestations étaient visibles : il y avait le feu, les ténèbres, l’ouragan, le son des trompettes. Quand le Christ est venu, rien de tout cela : tout s’est passé dans l’humilité. Cette venue du Christ a été pour les chrétiens le point de départ d’une alliance nouvelle, une relation nouvelle avec Dieu. C’est en Jésus que nous trouvons la source du bonheur au ciel et sur la terre. Nous sommes introduits dans la cité sainte avec les saints et les anges. Tel est l’enseignement de l’auteur de la lettre aux Hébreux.

L’évangile nous montre Jésus invité chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas. Il constate que les invités choisissent spontanément les premières places. Alors, il dit une parabole pour remettre les choses à l’endroit : Comprenons bien : ces paroles du Christ ne sont pas de simples conseils de politesse ; il a bien mieux à faire : “Va te mettre à la dernière place, dit-il ; et on te dira : avance plus haut”. A travers ces paroles, le Christ nous parle des conditions d’admission au Royaume de Dieu : il nous recommande de bannir toute ambition, tout sentiment de supériorité.

C’est ce message que nous retrouvons dans le Magnificat de la Vierge Marie : Dieu élève les humbles ; il abaisse les orgueilleux. Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus nous recommande d’inviter les petits, les pauvres, les exclus. Bien sûr, ils ne peuvent pas rendre l’attention qu’on leur porte. Mais cet amour gratuit et désintéressé ne restera pas sans récompense au jour de la résurrection. Etre à la fois sans prétention et désintéressé, c’est le meilleur moyen de gagner le cœur de Dieu et celui des hommes.

Pour nous aider à comprendre cela, nous pouvons partir de ce que nous avons pu observer. Si les rivières coulent vers la mer, c’est parce que le niveau de la mer est plus bas que celui des cours d’eau. C’est son aptitude à se tenir aussi bas qui lui permet de recueillir toute cette eau. C’est un peu l’image de ce qui se passe dans notre relation à Dieu. Il est pour nous comme cette rivière qui ne demande qu’à nous combler de son amour. Mais cela ne sera possible que si nous restons au bon niveau. C’est l’humilité qui nous aide à accepter notre petitesse et la grandeur de Dieu. Si nous restons imbus de notre orgueil et de notre supériorité, rien ne sera possible.

Jésus nous a donné le plus bel exemple d’humilité. Il est Dieu fait homme. Il est né dans les conditions les plus ordinaires. Il a vécu parmi les pêcheurs du lac de Galilée ; il a accueilli des publicains, des pécheurs notoires, des lépreux. En toute circonstance, il a été un modèle d’humilité. Il n’a autorisé ses disciples à l’appeler “Maitre et Seigneur” qu’après leur avoir lavé les pieds. Nous n’oublions pas que cet humble service n’était normalement accompli que par le serviteur. Nous, disciples du Christ, nous sommes invités à suivre chaque jour le même chemin que le Maître.

En ce jour, nous nous tournons vers toi, Seigneur : tu es venu non pour être servi mais pour servir. Toi qui connais notre orgueil et nos désirs de grandeur, nous te prions : montre-nous le bonheur qu’il y a à donner sa vie pour ceux qu’on aime ; ainsi, nous parviendrons tous à la joie de ton Royaume. Amen

Télécharger : 22ème dimanche du temps ordinaire

Prière universelle
Introduction
Invités gratuitement à la table du Seigneur,
ouvrons notre prière à tous les invités de son amour.

Intentions
Pour les pasteurs de l’Église : afin que, rejetant toute soif de puissance, ils annoncent à tous les hommes qu’ils ont leur place à la table de Dieu. Seigneur, nous te prions.

Pour tous nos responsables politiques, économiques et sociaux : afin qu’ils se préoccupent des personnes qui sont aux dernières places dans nos sociétés et nos communautés. Seigneur, nous te prions.

Pour les enfants et les jeunes qui reprennent le chemin de l’école : afin qu’ils y trouvent l’accueil, l’encouragement et la sérénité dont ils ont besoin. Seigneur, nous te prions.

Pour notre communauté paroissiale, afin que chacun y trouve sa place et découvre la joie de l’humilité et du service. Seigneur, nous te prions.

Conclusion
Toi qui accueilles nos prières et les exauces toujours, béni sois-tu, Seigneur. Apprends-nous à accueillir comme toi les demandes de nos frères. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Samedi de la 21ème semaine du temps ordinaire (2025)

Dieu nous confie tous ses biens

Évangile selon saint Matthieu 25. 14-30
 Jésus parlait à ses disciples de sa venue; il disait cette parabole: «Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître. Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit: “Seigneur, tu m’as confié cinq talents; voilà, j’en ai gagné cinq autres. — Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.” Celui qui avait reçu deux talents s’avança ensuite et dit: “Seigneur, tu m’as confié deux talents; voilà, j’en ai gagné deux autres. — Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
” Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit: “Seigneur, je savais que tu es un homme dur: tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” Son maître lui répliqua: “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent, et donnez-le à celui qui en a dix.
Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents!” »
©AELF
 
 
Méditation
À l’époque de Jésus, un talent était un poids en or ou en argent de trente ou soixante kilogrammes. Cela pouvait représenter le salaire de vingt ou trente années de travail, pratiquement toute une vie. Un talent, deux talents et surtout cinq talents, c’était donc une immense fortune. Dans la parabole de ce jour, il s’agit donc de sommes inestimables qui sont confiées gratuitement.
 
Si Jésus emploie des images si fortes, c’est qu’il a un message important à nous transmettre. Il veut nous faire comprendre que Dieu nous confie gratuitement ses biens les plus précieux. Ces biens continuent à lui appartenir. Ce qu’il nous demande, c’est de les gérer, de les faire fructifier en donnant le meilleur de nous-mêmes. Ces biens qui nous sont confiés, c’est l’évangile de Jésus Christ. Cette Bonne nouvelle, c’est comme une lumière qu’il nous faut communiquer pour qu’elle illumine le monde. « Allez, de toutes les nations, faites des disciples… » (Matthieu 28.19)
 
Ces talents, cette fortune immense, c’est le Royaume de Dieu qu’il nous faut faire grandir. Celui qui a reçu cinq talents les a fait fructifier ; de même celui qui en a reçu deux. Peu importe le nombre de talents reçus. Un jour nous aurons à rendre des comptes. Qu’avons-nous fait de notre baptême ? Est-ce que nous avons mis toutes nos énergies et toute notre intelligence au service du Royaume de Dieu ?
 
Les « serviteurs fidèles » sont introduits dans la joie du Royaume qu’ils ont participé à construire. Celui qui n’a rien fait en est exclu. Mais son pire péché, ce n’est pas sa paresse ; en fait, il n’a pas vu la confiance qui lui était faite. Sa faute c’est d’avoir dénaturé l’image de Dieu, de l’avoir considéré comme un tyran inaccessible et dangereux. En se défiant de lui, il a faussé ses relations avec Dieu. Alors que notre Dieu est plein d’amour, il en vient à voir en lui un concurrent redoutable. « Cet homme ne pourra entrer dans la joie de son Seigneur car il se condamne lui-même en fermant sa porte à Dieu. Cet homme rempli de crainte manque de l’essentiel : il n’aime pas son « Maître. »
 
Nous avons reçu l’Évangile. Il est destiné à être répandu et communiqué au monde entier. Cet évangile c’est la « Bonne nouvelle annoncée aux pauvres ». Chacun de nous peut s’interroger : Quel regard portons-nous sur les exclus de notre monde, les sans-logis, les sans-travail, les sans-papiers, les détenus et les anciens prisonniers ? Tous ces exclus font partie de ce trésor inestimable que Dieu nous confie. Ils sont ce à quoi il tient le plus. Nous ne pouvons pas construire et développer ce Royaume de Dieu sans lutter contre la pauvreté, la violence et toutes les formes d’injustices. C’est à cette condition que nous pourrons produire du fruit pour le Royaume. Et c’est ainsi que nous entrerons dans la joie de Dieu.
 

29 Août 2025 : Le martyre de saint Jean Baptiste

Le martyre de saint Jean Baptiste
 
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6. 17-29
Hérode, prince de Galilée, avait fait arrêter Jean et l’avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait: «Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère.» Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l’entendre.
Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l’armée et aux notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives.
Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi tout ce que tu veux, et je te le donnerai.» Et il lui fit ce serment: «Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume.» Elle sortit alors pour dire à sa mère: «Qu’est-ce que je vais demander?» Hérodiade répondit: «La tête de Jean le Baptiste.» Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste.»
Le roi fut vivement contrarié; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre le corps et le déposèrent dans un tombeau.
© AELF
 
 
Méditation
La mission de Jean Baptiste était de préparer les chemins du Seigneur : il proposait une conversion radicale, un idéal de justice et de rectitude morale. Il n’a pas peur d’affronter un puissant de ce monde pour lui dire qu’il n’a pas le droit de prendre la femme de son frère. C’est ainsi que Jean Baptiste a mis en lumière la vie ténébreuse d’Hérode.
 
L’Évangile nous raconte son emprisonnement et son exécution. Il n’est pas mort à cause de sa foi mais parce qu’il a défendu la vérité du mariage. En donnant sa vie, il a été le  témoin de Celui qui est la Vérité.
 
Ils sont nombreux aujourd’hui ceux et celles qui sont persécutés parce qu’ils témoignent des valeurs de l’Évangile. Nous pensons aussi à tous ceux et celles qui sont mis en prison pour avoir dénoncé le mal sous une forme ou sous une autre.
 
« O Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre… »

Jeudi de la 21ème semaine du temps ordinaire

« Tenez-vous prêts… Veillez… » 

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 24. 42-51
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Veillez,
car vous ne savez pas quel jour
votre Seigneur vient.
    Comprenez-le bien :
si le maître de maison avait su
à quelle heure de la nuit le voleur viendrait,
il aurait veillé
et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
    Tenez-vous donc prêts, vous aussi :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra.
    Que dire du serviteur fidèle et sensé
à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison,
pour leur donner la nourriture en temps voulu ?
    Heureux ce serviteur
que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
    Amen, je vous le déclare :
il l’établira sur tous ses biens.
    Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même :
“Mon maître tarde”,
    et s’il se met à frapper ses compagnons,
s’il mange et boit avec les ivrognes,
    alors quand le maître viendra,
le jour où son serviteur ne s’y attend pas
et à l’heure qu’il ne connaît pas,
    il l’écartera
et lui fera partager le sort des hypocrites ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (AELF)
 
 
Méditation
Cet Évangile nous parle de la venue du Seigneur. Mais ce serait une erreur de croire que nous le rencontrerons seulement au moment final de notre existence et de celle du monde. En fait, c’est tous les jours et à chaque instant qu’il vient. Aucun moment n’échappe à sa présence.
 
Se tenir prêt, c’est accueillir le passage permanent du Seigneur et accueillir à tout instant l’amour qui nous est offert. Chaque heure qui passe nous prépare à la rencontre finale.
 
Veiller, ce n’est pas seulement se priver de sommeil. C’est faire à chaque instant ce que le Seigneur attend de nous : travail, vie de famille, saine distraction, prière.
 
« Garde mon âme dans la paix, près de toi, Seigneur. »
 
 

Mardi de la 21ème semaine du temps ordinaire (2025)

Purifiez l’intérieur
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23, 23-26
En ce temps-là, Jésus disait :
« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous payez la dîme
sur la menthe, le fenouil et le cumin,
mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi :
la justice, la miséricorde et la fidélité.
Voilà ce qu’il fallait pratiquer
sans négliger le reste.
Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron,
et vous avalez le chameau !
    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette,
mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance !
Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe,
afin que l’extérieur aussi devienne pur. » © AELF
 
 
 
Méditation
Imaginons un lave-vaisselle qui ne laverait que l’extérieur des assiettes, ou des lunettes qui ne laissent voir que les petits détails. C’est exactement ce que Jésus reproche aux scribes et aux pharisiens : ils laissent de côté ce qui est important et ne s’attachent qu’à ce qui est secondaire. Par exemple, on filtrait l’eau et le vin pour éviter d’avaler un insecte. À la suite des prophètes, Jésus vient leur rappeler les exigences de l’amour du prochain. C’est à cela qu’il convient de donner la priorité.
 
Jésus ne rejette pas la pureté rituelle. Mais il ne veut pas qu’on en fasse un absolu. Le plus important n’est pas de se laver les mains mais de se laver le cœur et de s’ajuster à la volonté de Dieu. Dans leurs pratiques, les pharisiens cherchent à être bien vus des hommes. Jésus les invite à être vrais. Ce qui est premier ce n’est pas l’accomplissement de gestes religieux mais la pratique effective de l’amour. C’est sur notre amour que nous serons jugés.
 
En ce jour, nous demandons au Seigneur, par l’intercession de la Sainte Vierge, de nous donner un cœur pur, libre de toute hypocrisie. Ainsi nous pourrons vivre selon l’esprit de la loi et atteindre son but qui est l’amour.

Lundi de la 21ème dimanche du temps ordinaire (2025)

« Malheureux êtes-vous… »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23, 13-22
En ce temps-là,
Jésus disait :
    « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux
devant les hommes ;
vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas,
et vous ne laissez pas entrer
ceux qui veulent entrer !
    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous parcourez la mer et la terre
pour faire un seul converti,
et quand c’est arrivé,
vous faites de lui un homme voué à la géhenne,
deux fois pire que vous !
    Malheureux êtes-vous, guides aveugles,
vous qui dites :
“Si l’on fait un serment par le Sanctuaire,
il est nul ;
mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire,
on doit s’en acquitter.”
    Insensés et aveugles !
Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ?
ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ?
    Vous dites encore :
“Si l’on fait un serment par l’autel,
il est nul ;
mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel,
on doit s’en acquitter.”
    Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important :
l’offrande ?
ou bien l’autel qui consacre cette offrande ?
    Celui donc qui fait un serment par l’autel
fait un serment par l’autel
et par tout ce qui est posé dessus ;
    celui qui fait un serment par le Sanctuaire
fait un serment par le Sanctuaire
et par Celui qui l’habite ;
    et celui qui fait un serment par le ciel
fait un serment par le trône de Dieu
et par Celui qui siège sur ce trône. »
© AELF
Méditation
Cet Évangile nous montre toute la tristesse de Jésus face à l’hypocrisie des scribes et des pharisiens. Ils sont incapables de distinguer l’accessoire de l’essentiel. Ils disent quelle est la volonté de Dieu mais ne l’accomplissent pas. Ce sont des guides aveuglés par leurs certitudes et leur orgueil. Ils vont vers leur malheur et ils y entrainent leurs disciples.
Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous devons recevoir cet Évangile comme un appel urgent à nous convertir, à être vrai avec Dieu et avec les autres. Si nous voulons vraiment nous ajuster à Dieu, c’est vers la croix du Christ qu’il nous faut regarder : Il nous a aimés « comme on n’a jamais aimé ». Que toute notre vie soit une réponse à cet amour qui est en Dieu. Demandons au Seigneur qu’il nous aide à en être les témoins et les messagers par nos paroles et notre exemple.