Saint Cyrille et Saint Méthode (14 février 2026

La moisson est abondante
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-9.
Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller.
Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N’emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route.
«Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord: “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous servira; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
«Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu’on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: “Le règne de Dieu est tout proche de vous.”
© AELF
 
 
Méditation
La « joie de l’Évangile » doit être annoncée à tous. Saint Luc nous raconte l’envoi des 72. Ce chiffre symbolise l’ensemble des nations connues à l’époque de Jésus. C’est une manière de dire que la Bonne Nouvelle doit proclamée dans le monde entier. Elle est pour tous, pour les chrétiens qui ne vont plus à l’Église, pour les adolescents en pleine crise, pour ceux qui tournent en dérision la foi des chrétiens. Tous les hommes du monde entier doivent pouvoir entendre et accueillir cette bonne nouvelle.
 
Voilà donc une vaste mission qui dépasse nos possibilités humaines. Mais il y a une chose que nous ne devons jamais oublier : Jésus envoie des soixante-douze « dans toutes les villes et localités où lui-même devait se rendre ». La mission n’est pas leur affaire mais celle du Seigneur. Le principal travail c’est lui qui le fait dans le cœur des hommes, des femmes et des enfants qu’il met sur notre route. Bernadette de Lourdes disait : « Je ne suis pas chargée de vous faire croire mais de vous dire ». En dehors du Seigneur, rien n’est possible.
 
Au moment où il rédige son Évangile, saint Luc pense à ceux qui sont les missionnaires des communautés. C’est bien le Seigneur ressuscité qui les désigne et les envoie pour porter la bonne nouvelle jusqu’aux extrémités de la terre. Cette mission est un défi extraordinaire. Aujourd’hui, encore plus qu’autrefois, les chrétiens sont affrontés aux persécutions. Beaucoup sont assassinés simplement parce qu’ils annoncent l’Évangile aux hommes. Mais rien ne pourra arrêter la Parole de Dieu ni l’empêcher de produire du fruit. C’est précisément en voyant le courage des chrétiens persécutés que des hommes et des femmes se convertissent au Christ. Nous en avons de nombreux témoignages dans le monde d’aujourd’hui.
 
À chaque messe, nous nous nourrissons de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Puis comme les 72, nous sommes envoyés pour annoncer : « Le règne de Dieu s’est approché de vous. » Dans un monde où beaucoup de choses vont mal, Dieu vient nous remplir de sa présence et de sa gloire. L’Évangile insiste sur l’urgence de cette mission. Comme le Christ et comme les prophètes, nous serons affrontés au rejet ou à l’indifférence. Mais rien ne peut arrêter l’arrivée du règne de Dieu. Si nous rencontrons la méchanceté, nous triompherons du mal par le bien.
 
Cette présence du Seigneur doit nous faire exulter de joie, même quand tout va mal. Oui, nous comptons sur toi, Seigneur : toi qui nous envoies « comme des agneaux au milieu des loups », rends-nous forts dans les épreuves et garde-nous fidèles à la mission que tu nous confies.

Vendredi de la 5ème semaine du Temps ordinaire – 13 février 2026



« Ouvre-toi… »




Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7, 31-37

En ce temps-là,
    Jésus quitta le territoire de Tyr ;
passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée
et alla en plein territoire de la Décapole.
    Des gens lui amènent un sourd
qui avait aussi de la difficulté à parler,
et supplient Jésus de poser la main sur lui.
    Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule,
lui mit les doigts dans les oreilles,
et, avec sa salive, lui toucha la langue.
    Puis, les yeux levés au ciel,
il soupira et lui dit :
« Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »
    Ses oreilles s’ouvrirent ;
sa langue se délia,
et il parlait correctement.
    Alors Jésus leur ordonna
de n’en rien dire à personne ;
mais plus il leur donnait cet ordre,
plus ceux-ci le proclamaient.
    Extrêmement frappés, ils disaient :
« Il a bien fait toutes choses :
il fait entendre les sourds et parler les muets. »
(AELF)

Méditation
 Jésus se trouve en plein territoire païen. Il n’hésite pas à sortir des frontières d’Israël. C’est une manière de dire que la bonne nouvelle n’est pas réservée à quelques-uns mais au monde entier. Le voilà donc au milieu de tous ces gens qui n’ont pas d’oreille pour entendre la Parole de Dieu ni de bouche pour proclamer sa louange. Comme leurs idoles ils « ont une bouche et ne parlent pas… des oreilles et n’entendent pas. » (Psaume 113) Or voilà que l’Évangile de ce jour nous donne une pitoyable illustration de ce monde païen : un sourd muet est amené à Jésus.

Jésus se met tout de suite au travail : imposer les mains ne suffit pas ; le mal est trop grand : il faut aller à l’écart, mettre les doigts dans les oreilles, toucher la langue, lever les yeux au ciel, soupirer et prier. Le mal est très fort. Jésus se bat contre lui ; ce n’est pas sans peine mais il finit par gagner. Les oreilles s’ouvrent, la langue se délie. À travers cet homme, Dieu donne aux païens une oreille pour entendre la Parole de Dieu et une bouche pour proclamer sa louange.

« Ouvre-toi ! » C’est aussi à chacun de nous que le Christ s’adresse en ce jour. Nous savons bien qu’il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas se laisser toucher par les appels de Dieu et de ses frères. Ces sont nos fermetures, nos blocages qui entravent une vraie communication entre nous. « Ouvre-toi » nous dit le Seigneur. Ne reste pas enfermé sur tes soucis personnels ni sur tes relations habituelles, ni sur ton milieu social. Ouvre-toi à Dieu et aux autres. Ce n’est pas pour rien que notre pape François nous recommande d’aller jusqu’aux « périphéries ».

En ce jour, nous faisons nôtre cette prière :
« Ouvre mes yeux, Seigneur, aux merveilles de ton amour.
Je suis l’aveugle sur le chemin, guéris-moi, je veux te voir.

Fais que j’entende, Seigneur, tous mes frères qui crient vers moi.
A leur souffrance et à leurs appels, que mon cœur ne soit pas sourd. »





Jeudi de la 5ème semaine du Temps ordinaire – 12 février 2026

« Aie pitié de moi »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7, 24-30
 
    En ce temps-là,
    Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr.
Il était entré dans une maison,
et il ne voulait pas qu’on le sache,
mais il ne put rester inaperçu :
    une femme entendit aussitôt parler de lui ;
elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ;
elle vint se jeter à ses pieds.
    Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance,
et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.
    Il lui disait :
« Laisse d’abord les enfants se rassasier,
car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants
et de le jeter aux petits chiens. »
    Mais elle lui répliqua :
« Seigneur, les petits chiens, sous la table,
mangent bien les miettes des petits enfants ! »
Alors il lui dit :
    « À cause de cette parole, va :
le démon est sorti de ta fille. »
    Elle rentra à la maison,
et elle trouva l’enfant étendue sur le lit :
le démon était sorti d’elle.
 
 
Méditation
Le cri de foi de cette maman est tout à fait étonnant. N’oublions pas qu’elle est totalement étrangère à la religion d’Israël. De plus, elle ignore tout de la véritable identité de Jésus. Et pourtant, elle l’appelle « Fils de David » et « Seigneur ». Ceux qui connaissent la Bible savent que ce sont là des titres divins. Après un premier refus de Jésus, elle insiste. Et quand elle entend qu’on ne peut pas « donner le pain des enfants aux petits chiens », elle a une réponse admirable : « C’est vrai, Seigneur, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent sous la table de leur maître. »
 
En entendant cette parabole, nous pouvons penser à la parabole du « mauvais riche » qui faisait des festins somptueux. Au dehors, le pauvre Lazare se serait bien contenté des miettes tombées de la table du riche. Mais ce sont justement les chiens qui venaient lécher ses ulcères. De son côté, Jésus ne peut pas se mettre dans la situation du riche qui repousse un exclu. Il est venu pour que tous les hommes aient la vie en abondance. Se tournant vers la Cananéenne, il lui dit : « Femme, ta foi est grande ; que tout se fasse pour toi comme tu le veux. »
 
Cet évangile nous adresse un appel de la plus haute importance : il nous  interpelle sur la manière dont nous prions. Bien souvent, nous avons l’impression que Dieu ne nous entend pas. Nous nous heurtons à son silence. Nous avons beau insister, prier encore et encore ; mais nous ne recevons aucune réponse. Aujourd’hui, c’est la Cananéenne, une étrangère à la foi, qui nous montre le vrai chemin : Elle nous apprend la pauvreté du cœur : « Heureux les pauvres de cœur, ils seront rassasiés ». Cette attitude nous rendra entièrement ouverts au don de Dieu ; Il nous promet de ne pas nous donner les miettes mais de nous faire asseoir à la table des enfants.
 
Aujourd’hui  encore, des étrangers viennent frapper à la porte de l’Église. Beaucoup sont « mal croyants », marginaux de la foi. Certains ont adopté des superstitions qui les laissent insatisfaits. Et puis, nous pensons aussi à tous ces baptisés qui, pendant des années, se sont éloignés de la foi. Mais le Seigneur s’arrange toujours pour les mettre sur notre route. Alors, nous pouvons nous poser la question : qu’avons-nous à leur offrir ? Des miettes ou du pain ?
 
Nous te louons, Seigneur, pour cet amour universel que tu portes envers tous. Dans l’Eucharistie, tu nous donnes « le Pain des enfants ». Donne-nous d’accueillir en ton nom tous ceux et celles qui ont faim de ta présence. AMEN
 

Mercredi de la 5ème Semaine du Temps Ordinaire – 11 février 2026

Ce qui rend l’homme impur…
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7, 14-23
En ce temps-là,
    appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait :
« Écoutez-moi tous, et comprenez bien.
    Rien de ce qui est extérieur à l’homme
et qui entre en lui
ne peut le rendre impur.
Mais ce qui sort de l’homme,
voilà ce qui rend l’homme impur. »
 
    Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison,
ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole.
    Alors il leur dit :
« Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ?
Ne comprenez-vous pas
que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors,
ne peut pas le rendre impur,
    parce que cela n’entre pas dans son cœur,
mais dans son ventre, pour être éliminé ? »
C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
 
    Il leur dit encore :
« Ce qui sort de l’homme,
c’est cela qui le rend impur.
    Car c’est du dedans, du cœur de l’homme,
que sortent les pensées perverses :
inconduites, vols, meurtres,
    adultères, cupidités, méchancetés,
fraude, débauche, envie,
diffamation, orgueil et démesure.
    Tout ce mal vient du dedans,
et rend l’homme impur. » (AELF)
 
 
Méditation
Jésus enseigne qu’aucun aliment ne peut rendre l’homme impur. Quand Marc écrit son Évangile quarante ans plus tard, la question n’est pas encore résolue. Certains pensent qu’il faut imposer aux chrétiens nouveaux convertis les strictes coutumes des juifs.
 
Mais la vraie religion n’est pas liée à ces coutumes. L’Église doit être ouverte à tous, même s’ils sont différents. Le messager de l’Évangile est amené à découvrir la valeur de ceux qui n’ont pas nos coutumes. Nous n’avons pas à leur imposer notre mode de vie. La vraie conversion est ailleurs.
 
Le vrai problème se situe au niveau du cœur : « Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés… Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. » Les racines qui conduisent au péché sont bien présentes au cœur ce chacun d’entre nous. Nous connaissons tous nos limites, nos imperfections. Mais le Seigneur ne nous abandonne pas. Lui seul peut purifier notre cœur.
 

Mardi de la 5ème Semaine du Temps Ordinaire – 10 février 2026

« Des mains impures… »
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7, 1-13
En ce temps-là,
    les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem,
se réunissent auprès de Jésus,
    et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas
avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.
    – Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs,
se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger,
par attachement à la tradition des anciens ;
    et au retour du marché,
ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau,
et ils sont attachés encore par tradition
à beaucoup d’autres pratiques :
lavage de coupes, de carafes et de plats.
    Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus :
« Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ?
Ils prennent leurs repas avec des mains impures. »
    Jésus leur répondit :
« Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites,
ainsi qu’il est écrit :
Ce peuple m’honore des lèvres,
mais son cœur est loin de moi.
    C’est en vain qu’ils me rendent un culte ;
les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains.
    Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu,
pour vous attacher à la tradition des hommes. »
    Il leur disait encore :
« Vous rejetez bel et bien le commandement de Dieu
pour établir votre tradition.
    En effet, Moïse a dit :
Honore ton père et ta mère.
Et encore :
Celui qui maudit son père ou sa mère sera mis à mort.
    Mais vous, vous dites :
Supposons qu’un homme déclare
à son père ou à sa mère :
“Les ressources qui m’auraient permis de t’aider
sont korbane, c’est-à-dire don réservé à Dieu”,
    alors vous ne l’autorisez plus à faire quoi que ce soit
pour son père ou sa mère ;
    vous annulez ainsi la parole de Dieu
par la tradition que vous transmettez.
Et vous faites beaucoup de choses du même genre. »
(AELF)
 
Méditation
Jésus reproche aux pharisiens de laisser de côté les commandements de Dieu pour s’attacher aux traditions des hommes. Aujourd’hui, il voudrait nous dire que le plus important n’est pas de se laver les mains mais de se laver le cœur. Jésus nous invite à faire la vérité dans tous nos actes religieux, nos pratiques religieuses, notre prière et tout ce qui est important pour nous.
 
Cet évangile nous invite à faire notre examen de conscience : il y a des paroles qui sonnent creux. Elles ne correspondent pas à des sentiments vrais. Nous n’aimons pas qu’on nous parle comme si on nous récitait une leçon. Pour Dieu c’est pareil. Il n’accepte pas de notre part des prières vides, vides de notre cœur. Nous ne pouvons atteindre Dieu qu’avec le cœur. Dans notre vie de relation de Dieu avec nous et de nous avec Dieu, tout se joue au niveau du cœur.
 
Vivre en chrétien, c’est vivre intensément cette alliance d’amour entre Dieu et nous. Il n’y a que cela qui compte. On comprend alors que Jésus soit déconcerté par les critiques des pharisiens qui lui reprochent de ne pas respecter les traditions religieuses. Si l’évangile nous rapporte cet événement, c’est pour attirer notre attention sur nous. Comme eux, nous avons facilement tendance à juger la religion des autres. L’intolérance n’a rien à voir avec l’Évangile.
 
En critiquant et en dénonçant, nous ne faisons qu’ajouter un peu plus d’amertume à ce monde. Notre bataille contre le mal doit commencer par le cœur. C’est dans le cœur que nous devons planter les bonnes herbes de la solidarité, de l’amitié, de la patience, de l’humilité, de la piété, de la miséricorde et du pardon. Le chemin vers cette plantation, c’est l’Évangile qui nous le trace. Il nous apprend à mettre tous les jours un peu plus d’amour dans notre vie. 
 
Que ta parole éclaire mes pas…
 

Lundi de la 5ème semaine du temps ordinaire – 9 février 2026

Envoyés pour témoigner

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6, 53-56
En ce temps-là,
    après la traversée,
abordant à Génésareth
Jésus et ses disciples accostèrent.
    Ils sortirent de la barque,
et aussitôt les gens reconnurent Jésus :
    ils parcoururent toute la région,
et se mirent à apporter les malades sur des brancards
là où l’on apprenait que Jésus se trouvait.
    Et dans tous les endroits où il se rendait,
dans les villages, les villes ou les campagnes,
on déposait les infirmes sur les places.
Ils le suppliaient de leur laisser toucher
ne serait-ce que la frange de son manteau.
Et tous ceux qui la touchèrent
étaient sauvés. (AELF)
 
 
Méditation
Les gens qui ont bénéficié des bienfaits de Jésus n’en restent pas là. Ils se sont mis à en parler dans toute la région. Alors, de partout on vient à lui. On lui apporte les malades et les infirmes. Et on le supplie de les laisser toucher la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchaient étaient sauvés.
 
Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous avons bénéficié des bienfaits du Seigneur. Nous avons été accueillis par Celui qui a livré son Corps et versé son Sang pour nous et pour la multitude. Nous avons été nourris de sa Parole et de son Eucharistie. Les bienfaits du Seigneur pour nous dépassent tout ce que nous pouvons imaginer.
 
Tout cela, nous ne pouvons pas le garder pour nous. Cela nous est rappelé à la fin de la messe quand le prêtre nous dit : « Allez dans la Paix du Christ. » Cela signifie que nous sommes envoyés pour parler du Seigneur à tous ceux que nous rencontrerons. Aujourd’hui encore la bonne nouvelle doit être annoncée aux petits, aux pauvres, aux malades et à tous ceux qui ne comptent pas aux yeux du monde. Notre mission, c’est de témoigner, mais c’est Jésus qui agit dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route.
 
« Toi qui es Lumière, toi qui es l’Amour,
Mets en nos ténèbres ton Esprit d’Amour.


 

5ème dimanche du temps ordinaire – 8 février 2026

« Que votre lumière brille devant les hommes. »

Mot d’accueil
L’Église de France nous propose aujourd’hui de célébrer le dimanche de la santé. Il nous est proposé aujourd’hui de porter dans notre prière celles et ceux qui, au quotidien, veillent sur les malades, qui les réconfortent, les visitent, les entourent d’affection et de délicatesse. Il s’agit aussi d’avoir au cœur les chercheurs, ceux qui, dans les laboratoires, font avancer les traitements et la compréhension de certaines affections. Nous ne pourrons oublier également les innombrables métiers de l’hôpital ainsi que les familles et les bénévoles d’aumônerie ou d’associations laïques qui, par leur action adoucissent la vie des personnes malades, âgées, handicapées.

LITURGIE DE LA PAROLE

1ère lecture Is 58,7-10: Isaïe répond à un peuple qui se plaint d’être abandonné par Dieu…

Psaume Ps 111, 1.4-9: Ma lumière et mon salut c’est le Seigneur ! Alléluia !

2ème lecture 1Co 2,1-5: Annoncer Jésus Christ, c’est avant tout révéler l’Amour de Dieu…

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Lumière du monde, Jésus Christ, celui qui marche à ta suite aura la lumière de la vie. Alléluia.

Évangile Mt 5,13-16: Resplendir, pour révéler combien Dieu est resplendissant…

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
Les textes bibliques de ce dimanche nous révèlent un Dieu qui nous guide vers la vraie Lumière. Le prophète Isaïe (1ère lecture) s’adresse à un peuple qui revient d’une longue captivité. Il reste encore des douloureuses séquelles de cette terrible période. Malgré tout, la pratique religieuse s’est remise en place. Pleins de bonne foi, ces gens veulent plaire à Dieu. Mais il y a un problème ; et c’est là qu’Isaïe intervient. Beaucoup pensent que Dieu attend les plus somptueuses cérémonies et les meilleurs fruits de la terre. C’est normal qu’on veuille se prosterner devant le créateur du ciel et de la terre.

Mais le vrai Dieu n’est pas comme cela ; il n’exige rien pour lui ni pour sa gloire personnelle. Son bonheur c’est de voir que le droit et la justice animent les relations entre nous. Sa grande joie c’est que nous vivions ensemble comme des frères. Notre attention doit se porter vers les plus faibles et les plus pauvres : “Partage ton pain avec celui qui a faim…. Ne te dérobe pas à ton semblable.” Nous ne pouvons pas aimer Dieu sans aimer le prochain. Le Dieu de la Bible est un Dieu libérateur et miséricordieux. Ce qu’il nous demande c’est d’avoir le même comportement. C’est important car nous sommes faits pour être à l’image de Dieu.

L’apôtre Paul (2ème lecture) a lui aussi le souci de nous montrer celui qui est la vraie lumière. Son message n’a rien à voir avec la sagesse des hommes. Lui-même n’est pas un “accrocheur” à la parole convaincante. Contrairement aux gens de Corinthe, il n’a rien d’un tribun éloquent. II n’a aucun don pour manier les foules. Mais il croit en l’amour fou d’un Dieu qui se laisse crucifier. Pour les corinthiens, c’était inimaginable. Et pourtant, c’est de cela qu’il veut témoigner de toutes ses forces. Il ne cherche pas à convaincre les foules avec des arguments humains. Mais il croit en l’Esprit Saint qui agit en lui et par lui. Il a compris que la foi ne repose pas sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu.

Que pouvons-nous retenir de ce texte ? On parle actuellement de nouvelle évangélisation. Le pape François nous recommandait souvent de rejoindre les “périphéries”. Mais aujourd’hui comme aux premiers temps, il y a une chose que nous ne devons jamais oublier : ce n’est pas nous qui agissons dans le cœur des gens ; c’est le Christ qui agit en nous et par nous. Il nous envoie son Esprit Saint pour que notre témoignage porte du fruit. Ce qui nous est demandé comme à Paul, c’est de nous effacer devant celui que nous montrons. Si nous recherchons l’admiration, la considération et la popularité, nous faisons fausse route. C’est la foi qu’il s’agit de susciter en témoignant du Christ mort et ressuscité.

Dans l’Évangile, nous voyons des disciples rassemblés autour de Jésus sur la montagne. Il leur dit : “vous êtes la lumière du monde”. C’est aussi cela qu’il redit à chacun de nous qui sommes rassemblés autour de lui. C’est à nous, disciples du Christ, d’être des reflets authentiques de la vie et de l’enseignement de Jésus. Il nous confie d’être ce qu’il est lui-même “lumière du monde”. C’est toute la communauté chrétienne qui est appelée à devenir “lumière des peuples”. Il s’agit pour nous de nous engager activement dans des actions de salut, de libération et de défense des pauvres.

En écoutant ce message, nous pensons bien sûr à ceux qui exercent un ministère dans l’Église. Ils sont amenés à proclamer explicitement le message de l’Évangile. Mais il y a une autre forme de témoignage qui peut se passer des mots de la foi : c’est celle du rayonnement de la vie. Avant d’écouter les chrétiens, on les regarde vivre. S’ils ont le sens de l’accueil, du partage et de la solidarité, leur vie parlera plus que leurs paroles. Dans son Évangile, saint Matthieu insiste très fortement sur ce point : que la vie des chrétiens, leurs actes et leurs “belles actions” aient une force d’attraction, de rayonnement et d’attirance. C’est notre façon de vivre et de “bien agir” qui doit poser question à tous ceux et celles que nous rencontrons.

En ce jour, tous les diocèses de France célèbrent le dimanche de la santé. Il a pour thème « Que votre lumière brille »; reprenant l’appel du Christ dans l’Évangile « Que votre lumière brille devant les hommes ; alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux » (Mt 5, 16). L’Église invite les communautés chrétiennes à prier pour toutes les personnes fragilisées par la maladie, l’âge ou le handicap mais aussi pour toutes celles et ceux, qui par leur engagement, prennent soin d’eux, les accompagnent et les soutiennent. Et nous rendons grâce au Seigneur pour tous leurs gestes de dévouement au service des plus fragiles.

« Que votre lumière brille devant les hommes. » Il nous revient avec humilité, de porter cette lumière de l’amour du Christ, il nous revient de la faire rayonner pour que chacun s’y réchauffe, y puise énergie et réconfort, douceur et tendresse, trouve son chemin… Toutefois, il n’est pas question d’être brillant mais de laisser briller, c’est autre chose. Il s’agit sans cesse de revenir à la Source, pour y puiser la force de mettre en pratique l’amour du Christ pour chacun.

En venant à l’Eucharistie, nous sommes accueillis par celui qui est la Lumière du monde. C’est parce que nous sommes rassemblés autour de lui “sur la montagne” que nous pouvons devenir à notre tour Lumière du monde. C’est lui qui nous envoie pour être ses témoins dans ce monde qui en a bien besoin. En ce jour nous le supplions : “Toi qui est lumière, Toi qui est l’amour, mets dans nos ténèbres ton esprit d’amour.” Amen

PRIÈRE UNIVERSELLE
Confiants dans l’amour de Dieu, qui écoute le cri de ses enfants, élevons notre prière.

1) Pour l’Église, afin qu’elle soit toujours un signe de miséricorde et de réconfort pour les malades. Prions…

2) Pour tous les malades, confinés à l’hôpital ou chez eux, afin qu’ils aient à leurs côtés des « bons samaritains » qui les regardent, s’approchent d’eux et les accompagnent dans leur longue souffrance, leur solitude ou leur incertitude. Prions…

3) Pour ceux qui prennent soin des malades, afin que le Seigneur renouvelle en eux la force, la patience et la sérénité qui les aident à vivre dans l’espérance. Prions…

4) Pour les professionnels de santé, afin que, avec la grâce du Saint-Esprit, ils exercent leur vocation avec sagesse, respect et compassion. Prions…

5) Pour ceux qui dirigent les nations et les institutions sanitaires, afin que leurs politiques organisationnelles garantissent et offrent la santé comme un droit pour tous et non comme un privilège pour quelques-uns. Prions…

6) Pour cette communauté, afin que nous obéissions au mandat de la Vierge Marie et à celui de Jésus de Nazareth, et que nous fassions du bien à nos frères et sœurs malades, en étant la présence de Dieu au milieu de leur souffrance. Prions…

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Commentaires de Marie-Noëlle Thabut,
dimanche 8 février 2026

5éme dimanche du temps ordinaire année A

Samedi de la 4ème semaine du temps ordinaire – 7 février 2026

Dans un endroit désert
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6, 30-34
En ce temps-là,
    les Apôtres se réunirent auprès de Jésus,
et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.
    Il leur dit :
« Venez à l’écart dans un endroit désert,
et reposez-vous un peu. »
De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux,
et l’on n’avait même pas le temps de manger.
    Alors, ils partirent en barque
pour un endroit désert, à l’écart.
    Les gens les virent s’éloigner,
et beaucoup comprirent leur intention.
Alors, à pied, de toutes les villes,
ils coururent là-bas
et arrivèrent avant eux.
    En débarquant, Jésus vit une grande foule.
Il fut saisi de compassion envers eux,
parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger.
Alors, il se mit à les enseigner longuement. (AELF)
 
 
Méditation
Dans l’Évangile, nous voyons Jésus qui vient d’associer ses apôtres à sa mission de pasteur. Il les a envoyés prêcher, chasser les démons, soulager les malades. Quand ils reviennent, ils lui rapportent tout ce qu’ils ont fait et enseigné. Jésus les entend. Il les invite à venir à l’écart pour un temps de repos. C’est dans le silence et la prière que lui-même se repose. Et de nos jours, nous voyons de plus en plus de gens qui cherchent cette forme de repos dans les monastères. Ce sont des lieux de ressourcement très appréciés.
 
Mais nous voyons que tout ne se passe pas comme prévu. Au lieu du silence et du désert, c’est une immense foule qui cherche à voir Jésus, à le toucher et à l’entendre. Le Christ voit ces foules, celles de son temps, et celles d’aujourd’hui. Il est saisi de pitié car elles sont comme des brebis sans berger. Alors, il prend lui-même le relai et se met à les enseigner longuement. Lui-même nous dit qu’il est venu pour « chercher et sauver ceux qui étaient perdus ».
 
Cet Évangile est d’une actualité brulante : nous vivons dans un monde blessé par les guerres, les violences, le désespoir. Beaucoup ont perdu leurs repères. Mais le Seigneur est là. Avec lui, il n’y a pas de situation désespérée. Il veut nous aider à retrouver un sens à notre vie. Il ne veut pas que nous soyons perdus, sans savoir où nous allons. Il vient nous apporter la lumière de sa présence, la chaleur de son amour. Avec lui, nous avançons vers toujours plus d’amour. N’oublions jamais, Jésus « berger de toute humanité » est amour. Il n’est qu’amour.
 
Cette bonne nouvelle doit être annoncée au monde entier. C’est notre mission et notre responsabilité. Nous sommes envoyés pour être porteurs de joie et d’espérance auprès de tous les blessés de ce monde.
 
L’évangile de Marc ne nous rapporte pas les paroles de Jésus ce jour-là. Mais nous le devinons : L’Évangile de Saint Jean nous rapporte son plus long sermon, celui sur le Pain de Vie. Seigneur, nous te prions : Que ton Eucharistie nous aide à changer notre regard sur toi, sur notre monde et sur nous-mêmes.
 

Vendredi de la 4ème semaine du temps ordinaire – 6 février 2026

Qui est Jésus pour moi ?
 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6, 14-29

En ce temps-là,
comme le nom de Jésus devenait célèbre, 
le roi Hérode en entendit parler.
On disait :
« C’est Jean, celui qui baptisait :
il est ressuscité d’entre les morts,
et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. »
Certains disaient :
« C’est le prophète Élie. »
D’autres disaient encore :
« C’est un prophète comme ceux de jadis. »
Hérode entendait ces propos et disait :
« Celui que j’ai fait décapiter, Jean,
le voilà ressuscité ! »
Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean
et de l’enchaîner dans la prison,
à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe,
que lui-même avait prise pour épouse.
En effet, Jean lui disait :
« Tu n’as pas le droit
de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean,
et elle cherchait à le faire mourir.
Mais elle n’y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean :
il savait que c’était un homme juste et saint,
et il le protégeait ;
quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ;
cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta
quand, le jour de son anniversaire,
Hérode fit un dîner pour ses dignitaires,
pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.
La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa.
Elle plut à Hérode et à ses convives.
Le roi dit à la jeune fille :
« Demande-moi ce que tu veux,
et je te le donnerai. »
Et il lui fit ce serment :
« Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai,
même si c’est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère :
« Qu’est-ce que je vais demander ? »
Hérodiade répondit :
« La tête de Jean, celui qui baptise. »
Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi,
et lui fit cette demande :
« Je veux que, tout de suite,
tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ;
mais à cause du serment et des convives,
il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde
avec l’ordre d’apporter la tête de Jean.
Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat,
la donna à la jeune fille,
et la jeune fille la donna à sa mère.
Ayant appris cela,
les disciples de Jean vinrent prendre son corps
et le déposèrent dans un tombeau.
© AELF
 
 
Méditation
« Hérode entendit parler de Jésus car son nom devenait célèbre ». Son message se répand de ville en ville. On parle de lui un peu partout. Ça commence à faire de plus en plus de bruit. Alors, on se pose des questions : qui est cet homme. Certains pensent que c’est Jean Baptiste qui est ressuscité ; d’autres disent que c’est Élie ou un prophète comme les autres.
 
Et nous ? Que disons-nous de Jésus ? Qui est-il pour nous ? La question nous est posée aujourd’hui. Une réponse apprise par cœur ne suffit pas. La vraie question c’est : « Quelle place tient-il dans notre vie. Pour le connaître vraiment, il faut le rencontrer, le fréquenter, l’écouter. Ils sont nombreux ceux et celles qui peuvent dire : « Il a changé ma vie ».
 

Hérode  a refusé d’entendre la parole prophétique de Jean Baptiste qui dénonce leur péché. Hérodiade profite d’une fête pour assouvir sa vengeance. Voilà une histoire qui se répètera de nombreuses fois tout au long des siècles. De nombreux martyrs préfèrent mourir plutôt que de renier leur foi. Celui qui croit en Dieu ne peut pas le renier. Notre vie doit être en accord avec notre foi. Sinon, ce serait un affront à tous les martyrs d’hier et à ceux d’aujourd’hui.

Mais il ne faut pas seulement voir dans cet Évangile une simple dénonciation du péché. Le martyre de Jean Baptiste préfigure celui de Jésus sur la croix. Par sa mort et sa résurrection, le Christ nous libère du péché et de la mort et nous entraîne vers une vie nouvelle. Son martyre, après celui de Jean, est l’événement de notre salut.

 
Comme Jean Baptiste, nous sommes tous envoyés pour dire au monde « qui est Jésus pour nous ». Que le Seigneur nous donne force et courage pour cette mission.
 

Jeudi de la 4ème semaine du temps ordinaire – 5 février 2026

Appelés et envoyés
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6, 7-13
 
En ce temps-là,
    Jésus appela les Douze ;
alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.
Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,
    et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route,
mais seulement un bâton ;
pas de pain, pas de sac,
pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.
    « Mettez des sandales,
ne prenez pas de tunique de rechange. »
    Il leur disait encore :
« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison,
restez-y jusqu’à votre départ.
    Si, dans une localité,
on refuse de vous accueillir et de vous écouter,
partez et secouez la poussière de vos pieds :
ce sera pour eux un témoignage. »
    Ils partirent,
et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
    Ils expulsaient beaucoup de démons,
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades,
et les guérissaient. (AELF)
 
 
Méditation
Jésus envoie ses disciples deux par deux sur les routes du monde. Ils doivent partir avec un minimum d’équipement. Il est inutile de s’encombrer de choses secondaires. Le vrai missionnaire doit s’attacher à l’essentiel. Rien pour séduire, rien pour attirer, simplement aller à la rencontre des gens pour annoncer la bonne nouvelle, et surtout ne jamais oublier que le Seigneur se sert de ce qui est faible pour réaliser des merveilles.
 
L’envoi des Douze par Jésus n’est pas seulement l’envoi des apôtres. Le chiffre 12, nombre des apôtres choisis par Jésus, évoque les douze tribus d’Israël. C’est donc le peuple de Dieu tout entier. À travers les Douze, c’est toute l’Église que Jésus envoie en mission. Nous sommes tous concernés. Et pour comprendre ce que le Seigneur attend de nous, il nous faut revenir à l’Évangile : « Étant partis, ils prêchèrent qu’il fallait se convertir, et ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile sur les malades et les guérissaient » (Marc 6/12-13).
 
Prêcher qu’il faut se convertir, ce n’est pas seulement faire des sermons, c’est profiter de toutes les occasions pour annoncer l’Évangile. Cette annonce se fait d’abord par le témoignage d’une vie évangélique. Si notre vie n’est pas en accord avec ce que nous voulons annoncer, c’est un mensonge. Bien sûr, la Parole sera toujours nécessaire. Mais elle ne sera pas nécessairement la vocation de tous. Par contre, tous les chrétiens sont appelés à donner le témoignage d’une vie en accord avec l’Évangile. S’ils appellent à la conversion, ils doivent commencer par eux-mêmes. Tout cela se trouve résumé dans cette parole de Jésus : « Convertissez-vous et croyez à ‘Évangile » (Marc 1/5)
 
« Chasser les démons… » Nous pensons aux exorcistes qui ont reçu cette mission. Jésus est venu vaincre les puissances du mal. Mais il ne veut pas le faire sans nous. Il veut nous associer à son combat contre le mal. Il met en nous sa puissance d’Amour, sa puissance de sainteté. Il nous envoie pour lutter avec lui contre tout ce qui empêche l’homme d’être à l’image de Dieu.
 
Faire des onctions d’huile sur les malades pour les guérir… Nous pensons bien sûr à l’huile du sacrement des malades. Dans ce cas, c’est le prêtre qui est appelé. Mais nous ne devons pas oublier que cet appel à entourer les malades s’adresse à tous les baptisés. Il s’agit d’être là auprès de celui qui souffre, prendre le temps de l’écouter et de le réconforter. Si nous allons vers eux avec Jésus et Marie, nos visites deviennent des visitations. Tous ne sont pas guéris physiquement, mais quand on est rempli de l’amour qui est en Dieu, ça change tout.
 
En ce jour, Seigneur, tu veux nous ramener à l’essentiel. Libère nous de tout ce qui nous encombre. Que la force de ta parole et le souffle de ton Esprit nous rendent disponibles pour être les témoins et les messagers de ton message d’amour et de réconciliation.