Lundi de la 1ère semaine du Carême – 23 février 2026

« C’est à moi que vous l’avez fait… »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25, 31-46
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,
et tous les anges avec lui,
alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;
il séparera les hommes les uns des autres,
comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
 
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
“Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume
préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;
j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ;
j’étais malade, et vous m’avez visité ;
j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
Alors les justes lui répondront :
“Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ?
tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?
tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison…
Quand sommes- nous venus jusqu’à toi ?”
Et le Roi leur répondra :
“Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces plus petits de mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait.”
 
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :
“Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,
dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;
j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;
j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;
j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
Alors ils répondront, eux aussi :
“Seigneur, quand t’avons-nous vu
avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,
sans nous mettre à ton service ?”
Il leur répondra :
“Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous ne l’avez pas fait
à l’un de ces plus petits,
c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”
 
Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,
et les justes, à la vie éternelle. »
© AELF
 
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Méditation
Ce qui fait la valeur d’une vie c’est notre amour de tous les jours pour tous ceux qui nous entourent. Aimer c’est partager, visiter, accueillir, vêtir. C’est du concret. Dès le début du Carême, nous sommes renvoyés à l’essentiel. Nous ne serons pas jugés sur nos bonnes intentions, nos bons sentiments mais sur ce que nous aurons fait pour les petits, les pauvres, les exclus.
 
Le Carême est là pour nous inviter à revenir vers le Seigneur et à lui donner la première place dans notre vie. Mais l’Évangile nous rappelle que ce Jésus que nous accueillons à l’église nous renvoie aussi aux plus démunis. Il se reconnaît en chacun d’eux. Si nous voulons le rencontrer et l’accueillir, c’est aussi vers eux que nous devons aller. À travers eux, c’est lui qui nous attend.
 
C’est donc à l’amour que nous serons jugés. Ce sont les paroles mêmes du Christ : « Venez les bénis de mon Père car j’avais faim et vous m’avez donné à manger, j’avais soif et vous m’avez donné à boire, j’étais étranger et vous m’avez accueilli… » Il faut se rappeler que ces paroles sont pour toutes les nations. Beaucoup sont surpris car ils ne se souviendront pas d’avoir eu ces gestes de bonté à son égard. Ils découvriront que derrière le visage du pauvre, se trouvait celui de Jésus.
 
Cet Évangile nous invite donc à promouvoir le service du frère. C’est sur notre amour, notre proximité avec les plus démunis que nous serons jugés. Heureux sommes-nous de prendre soin des autres sans calcul. Tout homme qui vit dans l’amour appartient déjà à Jésus. Il est urgent que chacun de nous prenne ses responsabilités dans la construction du Royaume.
 
Et bien sûr, c’est en regardant vers la croix du Christ que nous commençons à comprendre : Jésus y a souffert l’emprisonnement, les blessures, la soif, le rejet. Il est allé jusqu’au bout du don. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». En ce jour, nous sommes tous invités à mettre nos pas dans ceux du Christ pour vivre éternellement.
 
 

1er dimanche du carême – 22 février 2026

Trois tentations

Monition d’ouverture 
Nous prenons aujourd’hui la route du désert en ouverture au temps du carême. Belle occasion pour faire la vérité sur notre vie et décider de rejoindre le Christ qui nous a précédés dans le choix de la liberté et de l’amour. Être du monde sans être mondain. Vivre heureux, mais pas sans les autres. Nous savoir fils d’Adam c’est-à-dire créature de Dieu, mais aussi être fragile, tenté souvent de vouloir posséder, dominer et asservir. La liturgie de ce premier dimanche du carême nous invite à rejoindre le Christ qui domine le tentateur et se veut totalement en correspondance avec le Père.

Prière pénitentielle : 
Pardonnes-moi Seigneur
Pardonne-moi, Seigneur, j’ai renié ton Nom,
Pardonne-moi, Seigneur, j’ai quitté ta maison.
J’ai voulu posséder sans attendre le don,
Pardonne-moi et purifie mon cœur !

Kyrie eleison,
Kyrie eleison. (Kyrie!) (bis)

Pardonne-moi, Seigneur, j’ai suivi d’autres dieux,
Pardonne-moi, Seigneur, j’ai détourné les yeux.
J’ai choisi loin de toi la richesse et l’honneur,
Pardonne-moi et purifie mon cœur !

Christe eleison,
Christe eleison. (Christe!) (bis)

Pardonne-moi, Seigneur j’ai n’ai pas su aimer,
Pardonne-moi, Seigneur je me suis dérobé.
Je ne suis pas resté le gardien de mon frère,
Pardonne-moi et purifie mon cœur !

Kyrie eleison,
Kyrie eleison. (Kyrie!) (bis)

Liturgie de la Parole

Introduction à la première lecture
Rappelons-nous que nous sommes fils d’Adam,créatures fragiles et pas toujours fidèles au projet de Dieu.

Psaume 50 :  Pitié, Seigneur, car nous avons péché !

Deuxième lecture : Depuis Adam, l’homme se trompe souvent de bonheur. Depuis le Christ, nouvel Adam, un avenir nouveau est offert.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 4,1-11.

Homélie
Depuis mercredi dernier, nous sommes entrés dans le temps du Carême. Ils sont nombreux ceux et celles qui ne savent plus très bien ce que c’est. Beaucoup pensent d’abord aux privations : on jeûne… on ne mange pas de viande… Les enfants ajoutent qu’on ne mange pas de bonbons…

Oui, bien sûr, tout cela peut faire partie du Carême. Mais ces privations ne sont que des moyens. Le véritable but de ces quarante jours c’est de nous débarrasser. Notre seule priorité c’est Jésus mort et ressuscité. Quand on a compris cela, tout le reste est accessoire. Nous sommes invités à nous éloigner des bruits du monde et à nous libérer des bagages qui encombrent. Le Carême n’est pas une période de manque mais un temps de retrouvaille avec le Seigneur qui n’a jamais cessé de nous aimer.

Les textes bibliques de ce dimanche nous apportent un éclairage lumineux. Le récit de la Genèse (1ère lecture) nous dit que l’homme a été créé pour le bonheur, la paix et la joie. Dieu veut notre bien et celui de notre monde. Mais le tentateur cherche à nous détourner de Dieu. Il veut nous faire croire que Dieu a de mauvaises intentions sur nous. Ce n’est là que mensonge. Au désert, le peuple d’Israël a fait l’expérience de serpents venimeux. Le soupçon porté sur Dieu est un poison mortel qui empoisonne nos vies.

Aujourd’hui comme autrefois, le Seigneur nous voit nous enfoncer dans le péché et nous détourner de lui. En ce début du Carême, il nous adresse un appel solennel : « Revenez à moi de tout votre cœur… » C’est une supplication pressante de notre Dieu. Il ne veut que notre bonheur. Toute la bible nous dit qu’il est « tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment ». Dieu n’est pas là pour nous punir mais pour nous sauver et nous combler de ses bienfaits. C’est avec lui que nous trouvons la joie d’être pardonnés. Et du coup, nous retrouvons l’intimité avec notre Dieu. Et nous pourrons rendre grâce pour cette merveille qu’il réalise dans notre vie.

Voilà ce chemin qui nous est proposé. Mais sur ce chemin, nous rencontrons la tentation. L’Évangile de ce jour nous dit que Jésus y a été affronté. Derrière ces tentations, il y a quelqu’un : La bible le nomme « le diable ». Il est celui qui cherche à faire tomber l’homme. Il est présent dans toutes les luttes de notre vie et n’en démord pas. Jésus a été tenaillé par la faim. Mais il a refusé de céder à la tentation de posséder et de consommer. Il est le Fils bien-aimé du Père et il veut lui rester fidèle jusqu’au bout. Il répond par un rappel de la Parole de Dieu : « L’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu… »

Jésus sait très bien qu’avec Satan, on ne peut pas dialoguer. Il choisit de se réfugier dans la Parole de Dieu. Nous l’avons entendu : Ce n’est pas seulement de pain que vit l’homme. Manger c’est vital. Être en accord avec Dieu est encore plus vital : « Tu ne tenteras pas le Seigneur ». Ne le provoque pas. À Dieu seul, tu rendras un culte… Ne te prosterne pas devant les idoles, devant les personnes et encore moins devant le diable. Ces tentations sont aussi appétissantes que le fruit défendu de la Genèse. À nous de choisir si nous voulons vivre en enfants de Dieu et être en relation de fraternité entre nous. Si nous choisissons de marcher à la suite du Christ, nous vivrons ; sinon c’est la jungle.

Jésus a résisté au tentateur et celui-ci a fini par le quitter. Le Seigneur nous montre comment faire face à toutes ses attaques. Il nous invite à nous réfugier, comme lui, dans la Parole de Dieu ; les Écritures nous ouvrent le cœur de Dieu. Leur méditation, leur mise en pratique auprès de nos frères nous rapprochent de Dieu. C’est avec lui que nous trouverons force et courage dans notre lutte contre le mal. Avec le Christ, nous apprendrons à rejeter toutes les publicités mensongères qui courent à travers le monde et nous détournent de l’Évangile. La Lumière de la Parole de Dieu nous est offerte pour éclairer notre vie.

Si nous approfondissons un peu plus les Évangiles, nous découvrons une bonne nouvelle : Tout ce que le diable lui promet, Jésus l’obtiendra de son Père : ce sera l’événement de la multiplication des pains, puis la résurrection d’entre les morts au matin de Pâques. Mais tandis que le diable lui offre de posséder tout cela immédiatement, Jésus ne veut le recevoir que de son Père, en acceptant la voie douloureuse qui l’établira en Messie glorieux.

À chaque Eucharistie, le Seigneur ne demande qu’à nous nourrir du « Pain vivant descendu du ciel ». Il nourrit la foi ; il fait grandir l’espérance et nous donne la force d’aimer. Puissions-nous, tout au long de ce Carême à avoir toujours faim du Christ, seul Pain vivant, et de toute parole qui sort de sa bouche.

Sources : Revue Feu Nouveau, Pensées sur l’Évangile de Matthieu (Christoph Schonborn), François selon saint Matthieu,dossiers personnels…

Prière universelle
Introduction
Rejoignons le Christ dans le silence du désert. Admirons sa liberté devant le tentateur et prions pour que son exemple nous touche et guide les responsables de l’Église et du monde.

Intentions
Jésus fut conduit dans le désert. Il fait le choix d’un temps de silence et de recours à l’essentiel. Seigneur, aide-nous à prendre régulièrement dans notre vie un temps de retrait pour libérer notre vie de ce qui l’encombre.

L’homme ne vit pas seulement de pain. Seigneur, que les soucis légitimes pour assurer le quotidien ne soient pas le tout de notre vie. Que l’accueil de ta Parole et le souci des frères y trouvent aussi une bonne place, et même par fois une priorité.

Tu ne mettras pas Dieu à l’épreuve. Seigneur tu n’as jamais abusé de ta situation d’envoyé du Père. Que notre foi chrétienne s’exerce dans l’humilité, le don de soi et la sérénité.

C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras. Seigneur, tu nous as appris à vivre libres et détachés de l’emprise de l’argent et de tous les pouvoirs. Nous te prions pour tous ceux qui exercent un pouvoir dans l’Église ou dans le monde. Qu’ils se souviennent que leurs responsabilités consistent d’abord à travailler au bonheur de tous avec une priorité pour les démunis, les sans terre, sans argent et sans relations.

Conclusion
Dieu d’amour et de vérité, nous te savons toujours attentif à nos demandes, aide-nous à entrer généreusement dans ce temps de carême, à renoncer aux illusions qui trompent et à nous attacher à ce qui donne sens à notre vie aujourd’hui et demain ; nous te le demandons par le Christ, notre Seigneur

 

Samedi après les Cendres – 21 février 2026

BONNE NOUVELLE POUR LES « MAL PORTANTS »
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5, 27-32
En ce temps-là,
Jésus sortit et remarqua un publicain
(c’est-à-dire un collecteur d’impôts)
du nom de Lévi
assis au bureau des impôts.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
Abandonnant tout,
l’homme se leva ; et il le suivait.
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ;
il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens
attablés avec eux.
Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient
en disant à ses disciples :
« Pourquoi mangez-vous et buvez-vous
avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus leur répondit :
« Ce ne sont pas les gens en bonne santé
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler des justes
mais des pécheurs,
pour qu’ils se convertissent. »
 
 
Méditation
Cet  évangile  nous  présente  un  homme  qui  a  changé  de  vie  et  qui  a  célébré  dans  la  fête  ce changement. Lévi était un publicain c’est-à-dire un homme qui collectait les impôts pour l’occupant Romain.  C’était  à  peu  près  l’équivalent du  terme  actuel  « exploiteur  public ».  Lévi  devait  être  très riche : il remplissait ses poches sur le dos du peuple avant de remplir les caisses de l’État.
 
Or c’est cet homme détesté de tous que Jésus a appelé à le suivre. Il ose choisir comme apôtre un de ces pécheurs mal vus. Il l’appelle à changer de vie. Et il le croit capable de changer. Il lui fait confiance.  Est-ce  que  je  donne  toutes  ses  chances  à  tout  homme  ?  Est-ce  que  je  crois  en  ma propre possibilité de conversion ?
 
« Alors, Lévi, quittant tout, se leva et se mit à le suivre. »  Tout quitter pour suivre Jésus. C’est vrai aussi pour nous. Si nous voulons suivre le Christ, il nous faut renoncer à certaines choses. Il nous faut prendre conscience de ce qui nous empêche de le suivre vraiment. Le Carême est un temps de purification, d’allègement. Larguer tout ce qui m’encombre, me concentrer sur l’essentiel.
 
« Il  lui  offrit  un  banquet  dans  sa  maison,  et  il  y  avait  une  grande  foule  de  publicains  et  de  gens divers attablés avec les disciples. » Voici un exemple de renoncement joyeux. Lévi quitte tout pour suivre Jésus mais cela ne le rend pas spécialement morose. Il offre un banquet pour célébrer ce grand renoncement à tout. Il fête sa conversion et sa vocation. Pour lui c’est un nouveau départ.
 
Les pharisiens et leurs scribes récriminaient… Ils passent leur temps à cela, à récriminer, à gémir et à déplorer. L’essentiel de leur religion était de se préserver, de se séparer, de juger de loin et de haut… « Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin du médecin mais les mal portants. Je ne suis pas venu appeler les justes à la conversion mais les pécheurs… » 
 
Voilà une bonne nouvelle pour les pécheurs que nous sommes. Le Seigneur nous offre à tous une chance de conversion et de retour à  lui.  Trop  souvent,  nous  résistons  à  ses  appels.  Nous  ressentons  douloureusement  nos  limites. Arriverons-nous  à  faire  un  Carême  meilleur.  Je  compte  sur  toi,  Seigneur.  Ma  volonté  a  besoin d’être guérie.

Vendredi après les Cendres – 20 février 2026

Au sujet du jeûne
 
 Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9, 14-15
En ce temps-là,
les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus
en disant :
« Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons,
tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Jésus leur répondit :
« Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil
pendant le temps où l’Époux est avec eux ?
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors ils jeûneront. »


Méditation
On vient demander à Jésus pourquoi ses disciples ne jeûnent pas. C’est vrai qu’ils se manifestaient comme une joyeuse communauté de table. On le  leur  a  souvent  reproché. C’était  tout  le  contraire  de  ceux  de  Jean Baptiste (qui  se  nourrissaient  de  sauterelles  et  de  miel  sauvage) et  des pharisiens.
 
Mais le jeûne que pratiquaient ces derniers était une manière de montrer qu’on  attendait  le  Messie. Or,  avec  Jésus,  le  Messie  est  là.  Il  dit  aux hommes  toute  la  sollicitude  du  Père  pour  eux.  Il  se  présente  comme l’époux qui fait alliance avec l’humanité. Avec lui, c’est la joie des noces. Personne n’a idée de jeûner lors d’un repas de noces. Il ne convient pas d’être  tristes quand  on  entend  une  telle  bonne  nouvelle. 
 
Ce  qui  est premier, c’est l’amour. Nous  chrétiens,  nous  jeûnons  parce  que  nous  attendons  le  retour  du Christ.  Mais  ne  faisons  pas  de  notre  carême  un  temps  de  deuil  et  de rigidité. Il ne s’agit pas de rechercher des performances d’austérité. Pour Jésus  c’est  d’abord  le  temps  de  l’amour,  un  temps    nous  donnons  la première  place  à  Dieu.  Avec  lui,  c’est  la  joie  car  il  est  avec  nous.  Nous sommes  invités  à  nous  libérer  de  tout  ce  qui  nous  encombre  pour  vivre dans une intimité de plus en plus grande avec lui.

Jeudi après les cendres – 19 février 2026

Montée vers Pâques


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9, 22-25
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup,
qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes,
qu’il soit tué,
et que, le troisième jour, il ressuscite. »

Il leur disait à tous :
« Celui qui veut marcher à ma suite,
qu’il renonce à lui-même,
qu’il prenne sa croix chaque jour
et qu’il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie
la perdra ;
mais celui qui perdra sa vie à cause de moi
la sauvera.
Quel avantage un homme aura-t-il
à gagner le monde entier,
s’il se perd ou se ruine lui-même ? »


Méditation
Dès le 2ème jour du Carême, nous sommes mis devant l’essentiel de cette période : c’est une montée vers Pâques, une marche vers la vie en plénitude, une ascension vers les sommets de la joie. Le but est la vie, le bonheur. Nous sommes en marche vers Pâques.

Mais le chemin, c’est la croix, c’est la souffrance et le renoncement. C’est sur ce chemin que nous sommes invités à suivre Jésus. Avec lui, nous comprenons qu’aimer c’est s’oublier, ne plus penser à soi, être tout à l’autre. C’est une vie de courage, d’énergie, de vigueur, d’ascèse.

Il ne s’agit pas de renoncer pour le plaisir de renoncer. Il s’agit de « se sauver ». L’homme ne s’épanouit qu’en se donnant, en se renonçant. Mais le but, c’est l’épanouissement.

« Aimer c’est tout donner, aimer c’est tout donner,
Aimer c’est tout donner et se donner soi-même »

Mercredi des Cendres 2026


“Revenez à moi…”

Textes bibliques : Lire

En ce mercredi des Cendres, nous entrons dans le temps du Carême. C’est une période de quarante jours qui nous prépare à la plus grande fête de l’année, celle de Pâques. Malheureusement, le carême semble se vider de plus en plus de son sens. Les médias nous parlent régulièrement du Carnaval ; mais le carême n’a pratiquement plus de visibilité. Et pourtant, nous avons tous un immense besoin de redonner du sens au Carême. Les Églises sont appelées à lutter contre l’appauvrissement de la force de ces 40 jours. Quatre moyens nous sont proposés : la pénitence, le jeûne, l’aumône et la prière. C’est ainsi que le Seigneur retrouvera toute sa place au cœur de nos vies.

Le prophète Joël (1ère lecture) nous adresse un appel pressant : « Revenez à moi de tout votre cœur dans le jeûne, les larmes et le deuil ». Pour comprendre cet appel, il faut connaître la détresse du peuple auquel il s’adresse. La campagne de Judée est ravagée par la sècheresse et les criquets. Les gens sont complètement désemparés. C’est là que le prophète intervient de la part de Dieu. Il invite chacun à revenir vers le Seigneur. Cette conversion les amènera à reconnaître la tendresse, la miséricorde et la plénitude de l’amour qui est en Dieu.

Cet appel est toujours d’actualité. Nous vivons dans un monde qui oublie Dieu et se détourne de lui. On organise sa vie en dehors de lui. Ce Carême qui commence le mercredi des Cendres nous invite à revenir vers le Seigneur et à lui redonner la première place dans notre vie. En dehors de lui, nous allons à notre perte. Le grand message du Carême c’est que Dieu est amour. Il nous aime tous d’un amour passionné qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. C’est par amour pour nous que Dieu nous appelle tous à revenir à lui.

Le psaume 50 est précisément la prière de l’homme qui se reconnaît pécheur et qui se tourne vers le Seigneur. Il a compris que Dieu est plein de miséricorde. Son amour est bien plus grand que nos péchés. Saint Paul nous le dit à sa manière : « Là où le péché a abondé, la grâce (l’amour) a surabondé. C’est en nous jetant dans les bras du Seigneur que nous retrouvons la joie d’être pardonnés. Et du coup, nous retrouvons l’intimité avec notre Dieu. Tout au long de ce Carême, nous pourrons rendre grâce pour cette merveille qu’il réalise dans notre vie.

Dans la seconde lecture, saint Paul nous adresse un appel très fort à nous laisser réconcilier avec notre Dieu. Cette réconciliation n’est pas de notre initiative mais de celle de Dieu. C’est lui qui fait sans cesse le premier pas pour nous sortir de notre situation de péché. Il a tellement aimé le monde qu’il lui a envoyé son Fils. Sa mission c’est de nous ramener vers lui. Mais rien ne sera possible sans notre réponse personnelle. C’est pour cela que saint Paul nous invite à ne pas refuser cette réconciliation qui nous est offerte. Ce temps du carême nous est offert pour accueillir la miséricorde de Dieu.

L’Évangile nous montre ce que doit être une vie de convertis. Jésus nous invite à vivre « comme des justes ». Il s’agit pour nous de nous ajuster à la sainteté de Dieu. Jésus s’adresse à ceux qui prennent au sérieux les exigences de la loi de Moïse : la prière, le jeûne et le partage. Il n’est pas venu abolir cette loi mais l’accomplir. La loi est toujours là, mais si nous voulons être justes aux yeux de Dieu, nous avons à nous convertir et à changer de perspective.

Dans son Évangile, Jésus s’adresse à ceux qui cherchent à s’afficher en public. Ces derniers ont pour objectif d’être vus, admirés et applaudis. Certains en profitent même pour montrer qu’ils sont meilleurs que les autres. Rappelons-nous la prière du pharisien : ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.’ (Luc 18) Satisfait de lui-même, ce pharisien a trouvé ce qu’il cherche : la gloire qui vient des hommes.

Mais toi, le disciple, quand tu pries, quand tu partages, quand tu jeûnes, renonce à être bien vu, ne cherche pas à te faire admirer, ni à être applaudi : « Ton Père voit ce que tu fais dans le secret, il te le revaudra ». Ce que Dieu nous offre, c’est son amour gratuit. Ce qui fait la valeur de la prière, de l’aumône et du jeûne c’est l’amour que nous y mettons. L’aumône ouvre notre cœur et nos mains vers l’autre. La prière dirige notre cœur vers Dieu. Le jeûne nous aide à ne penser qu’à Dieu et à tendre notre main vers nos frères. L’idéal serait que pendant ce carême, nous posions un acte que seul notre Père connaîtra.

Contrairement à ce que nous entendons parfois, le Carême n’est pas un temps triste. Seul le péché est triste. Mais ces 40 jours nous sont donnés pour nous bruler au feu de l’amour qui est en Dieu. En revenant à lui, nous le supplions : nous lui demandons que ce Carême soit un temps de conversion qui nous tourne de plus en plus vers lui et vers les autres. Amen

Jeûner pendant le Carême…

Meilleure façon de jeûner pendant le Carême   

( proposées par le Saint Père, le Pape François)

– Jeûne de paroles blessantes : que tes lèvres ne prononcent que des paroles de bénédiction.
– Jeûne de critiques et de médisances :
bienveillance et miséricorde doivent habiter ton âme.
– Jeûne de mécontentement : que douceur et patience deviennent tes compagnes de chaque jour.
– Jeûne de ressentiment : que ton cœur cultive la gratitude.
– Jeûne de rancune : que le pardon ouvre toutes les portes qui t’ont été fermées.
– Jeûne d’égoïsme : que la compassion et la charité fleurissent à chacun de tes pas.
– Jeûne de pessimisme : que l’espérance ne quitte jamais ton esprit.
– Jeûne de préoccupations et d’inquiétudes inutiles : que règne en toi la confiance en Dieu.
– Jeûne d’occupations superficielles : que la prière emplisse tes journées.
– Jeûne de paroles futiles : que le silence et l’écoute t’aident à entendre en toi le souffle de l’Esprit Saint.

Bon et fructueux Carême 2026 – Union de prières.

Mardi de la 6ème semaine du temps ordinaire – 17 février 2026

Manque de pain
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8, 14-21
    En ce temps-là,
    les disciples avaient oublié d’emporter des pains ;
ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque.
    Or Jésus leur faisait cette recommandation :
« Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens
et au levain d’Hérode ! »
    Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains.
    Jésus s’en rend compte et leur dit :
« Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ?
Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ?
Vous avez le cœur endurci ?
    Vous avez des yeux et vous ne voyez pas,
vous avez des oreilles et vous n’entendez pas !
Vous ne vous rappelez pas ?
    Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes,
combien avez-vous ramassé
de paniers pleins de morceaux ? »
Ils lui répondirent :
« Douze.
    – Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille,
combien avez-vous rempli de corbeilles
en ramassant les morceaux ? »
Ils lui répondirent :
« Sept. »
    Il leur disait :
« Vous ne comprenez pas encore ? » © AELF
 
 
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Méditation
 « Prenez garde au levain des pharisiens et à celui d’Hérode… » Le levain est utilisé par le boulanger pour faire du bon pain. Mais ici, il symbolise les dispositions mauvaises du cœur humain. Toutes ces critiques, ces dénonciations, ces médisances ne font que créer un climat malsain. Ce levain est un poison mortel qu’il nous faut éradiquer de notre vie. La suite de cet Évangile nous montre la lourdeur des disciples : ils ne comprennent pas, ils ne réalisent pas, ne se souviennent pas. Ils ont le cœur endurci. Ils ont des yeux pour ne pas voir, des oreilles pour ne pas entendre. Ils ont vu Jésus accomplir des signes, ils ont entendu des paroles fortes ; mais ils n’en ont pas saisi le sens profond.
 
Avec Jésus dans la barque, les disciples n’ont rien à craindre. C’est important pour nous. Jésus nous invite à lui faire confiance. Avec lui, nous ne manquerons jamais du nécessaire. Nous sommes renvoyés au discours sur le Pain de Vie : « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde. » Ce pain nous est offert à tous. Il ne demande qu’à nous accompagner tout au long de notre vie. Mais pour le reconnaître, il faut le regard de la foi. 
 

Lundi de la 6ème semaine du temps ordinaire – 16 février 2026

Des signes par milliers…
 Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 8, 11-13
En ce temps-là,
    les pharisiens survinrent
et se mirent à discuter avec Jésus ;
pour le mettre à l’épreuve,
ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
    Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit :
« Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ?
Amen, je vous le déclare :
aucun signe ne sera donné à cette génération. »
    Puis il les quitta, remonta en barque,
et il partit vers l’autre rive.
 
 
Méditation
« Les pharisiens se mirent à discuter avec Jésus… pour le mettre à l’épreuve. » Ils ne viennent pas pour s’éclairer ni pour discuter vraiment. Ils ne cherchent qu’à lui tendre un piège. Jésus est entouré de gens qui cherchent à lui tendre un piège, qui guettent ses erreurs ou ses imperfections. Des signes, ils en ont eu.
 
Tout ce passe comme lors de la tentation au désert : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent du pain ». On aurait vraiment une preuve. Mais Jésus n’est pas venu pour donner des preuves irréfutables. Les signes qu’il accomplit nous montrent l’amour de Dieu : « Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. »
 
Tous ces signes sont un appel à la foi. C’est vraiment le don de Dieu qui est offert à tous. Mais pour l’accueillir, il faut avoir un cœur de pauvres. Il nous faut redevenir comme des petits enfants qui sont émerveillés par un cadeau extraordinaire.
 
Jésus souffre de voir tous ces gens qui sont imbus de certitudes et qui ont un cœur fermé. Avec eux, on ne peut plus discuter. Alors il part vers « l’autre rive », celle du monde païen. Rien ni personne ne pourra arrêter l’annonce de la bonne nouvelle.
 
 

6ème dimanche du temps ordinaire (A) – 15 février 2026

« Un cœur pur… »

Monition d’ouverture
C’est le Seigneur qui a pris l’initiative de nous inviter et de nous rassembler. Sa parole peut par fois être un glaive tranchant qui nous rappelle notre responsabilité et l’importance de nos choix. Elle est aussi pleine de douceur pour celles et ceux qui peuvent l’accueillir avec leur cœur.

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
Les textes bibliques de ce dimanche nous parlent d’un Dieu qui a vu la misère de son peuple. Cette misère c’est celle qui vient du péché, de l’égoïsme et des divisions. Le grand projet de Dieu c’est de nous en libérer. Toute la Bible nous dit qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

Pour accomplir cette œuvre de salut, il nous propose plusieurs étapes. Dans un premier temps, il nous donne des règles, des commandements qui nous aideront à vivre en harmonie. Quand on vit en société, il est important de se respecter les uns les autres. On ne peut pas faire n’importe quoi. La première lecture nous dit que nous avons à choisir : d’un côté, la vie qui résulte de l’observation des commandements ; de l’autre, la mort qui est la sanction de l’orgueil. Le Seigneur veut nous libérer de tout ce qui détruit notre vie. Il nous invite à accueillir ses paroles qui sont celles « de la vie éternelle ».

Dans la seconde lecture, saint Paul s’adresse à des chrétiens venus du monde païen. Ils ont accueilli le message de l’Évangile. Mais aujourd’hui, il les invite à vraiment faire « le choix de Dieu ». Pour nous en parler, il n’utilise pas la prétendue « sagesse de ceux qui dirigent le monde », ceux-là même qui ont commis l’infâme injustice de crucifier « le Seigneur de gloire ». « Ce qui est folie aux yeux des hommes est sagesse aux yeux de Dieu ». C’est dans cette sagesse de Dieu que nous trouvons la vraie vie. L’Esprit Saint fait de nous des adultes dans la foi. Il nous aide à aller à contre-courant de la mentalité du monde et à vraiment entrer dans le projet de Dieu.

Dans l’Évangile, Jésus revient sur la loi qui a été transmise par Dieu aux anciens. C’était un minimum indispensable à la vie en société : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas tromper… Pour Jésus, il est hors de question de supprimer ces acquis ; bien au contraire, il invite ses disciples et chacun de nous à aller encore plus loin. C’est comme dans une famille, la pratique scrupuleuse d’un règlement interne ne suffit pas à la rendre heureuse : il lui faut de la solidarité, de l’accueil, du partage et surtout de l’amour.

Pour se faire comprendre, Jésus entre dans le concret de la vie des gens : « Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre… Eh bien, moi je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal ». Jésus nous rappelle ainsi que des paroles peuvent tuer : les calomnies, le harcèlement, les propos racistes sont un poison qui cause des dégâts importants. De même les médisances qui tuent la renommée des personnes. Aujourd’hui, Jésus nous propose la perfection de l’amour. Si nous refusons de faire la paix avec notre prochain, nous ne pouvons pas dire que nous aimons Dieu. Avant de manifester notre dévotion dans la prière, nous sommes invités à nous réconcilier avec lui.

Ce que Jésus attend de nous, c’est une vie remplie d’amour : « Soyez parfaits comme votre Père est parfait ». C’est ce que Jésus a vécu jusqu’au bout : il a pardonné à Zachée ; il n’a pas jeté la pierre à la femme adultère, mais il lui a donné la force de poursuivre sa route ; il a pardonné à Pierre qui venait de le renier. De nombreuses paraboles nous disent encore ce qu’est le véritable amour : nous connaissons celle de la brebis perdue et celle du fils prodigue. C’est cet amour qui doit transparaître dans nos vies.

Voilà ce chemin de conversion que Jésus nous propose. Le pape François nous disait qu’on ne doit pas louer Dieu avec la même langue qui insulte notre frère. Cela ne se fait pas. Si nous voulons louer Dieu, nous devons tout faire pour nous mettre d’accord entre nous. Nous demandons au Seigneur qu’il nous aide à sortir de nos rancunes et de notre rigidité. Nous ne pouvons pas vivre en enfants de Dieu sans vivre ensemble comme des frères. Ce qui fera la valeur de notre vie c’est la qualité de notre amour pour tous ceux et celles qui nous entourent. C’est à cela que nous serons jugés.

En lisant cet Évangile, nous reconnaissons que nous sommes tous plus ou moins coupables. Or pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut avoir un cœur parfaitement pur. Rien d’impur ne peut vivre en présence de Dieu. Nous ne pouvons pas parvenir à cette pureté avec nos pauvres moyens humains. Mais avec Dieu, tout est possible : Nous sommes invités à nous ouvrir à lui en priant souvent, en aimant beaucoup, en recevant le sacrement du pardon et en participant à l’Eucharistie. Si nous nous engageons sur ce chemin de conversion, Dieu nous purifiera ; alors nous serons ces cœurs purs qui voient Dieu. Dieu sera en nous et nous en lui.

Sources : Revues Feu Nouveau, , Parole pour chaque jour – Guide Emmaüs des dimanches et Fêtes (JP. Bagot) – Pape François – dossiers personnels

Prière universelle
Prions le Seigneur de qui nous vient toute sagesse et réconfort.

Intentions
1. Nous te prions pour ton Église. Qu’elle annonce ta parole avec fidélité, mais qu’elle n’impose aucun joug à tes fidèles, sauf le joug de l’amour et de la vérité. Seigneur, écoute-nous !

2. Nous te confions Seigneur toutes les personnes qui exercent une responsabilité. Que leurs décisions et leurs choix soient guidés par le souci du bien commun, de la justice et de la vérité. Seigneur, écoute-nous !

3. Nous te prions pour celles et ceux dont la fidélité a été trahie. Qu’ils trouvent dans le Christ, le Rédempteur capable de guérir leurs blessures. Seigneur écoute-nous !

4. Nous te confions Seigneur les communautés chrétiennes appelées à vivre et à annoncer l’Évangile. Que la liberté de conscience soit toujours au cœur de leur vie et de leurs actions. Seigneur écoute-nous !

Conclusion
Seigneur, tu connais les désirs les plus profonds de celles et ceux qui se confient à ta miséricorde. Guide-les sur le chemin de la vie. Par Jésus, le Christ notre Seigneur.