Vendredi de la 26ème semaine du temps ordinaire 2025

Quel malheur !… 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10, 13-16 En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre. D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non, jusqu’au séjour des morts tu descendras ! Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. » (AELF)

Méditation
Cet Évangile fait suite à l’envoi des soixante-douze par Jésus. Il les avertit qu’ils pourront être affrontés à l’échec. Leurs paroles et leurs actes ne seront pas toujours accueillis. Ils seront affrontés à l’indifférence et au refus. Jésus lui-même a connu cet échec. Dans l’Évangile de ce jour, il évoque des villes qui ont beaucoup reçu. Et pourtant, elles ne se sont pas converties
 
Il nous faut relire cet Évangile en nous tournant vers la croix du Christ. Elle nous montre qu’il nous a aimés « comme on n’a jamais aimé ». Il est allé jusqu’au don de sa vie pour nous et pour le monde entier. Pour mieux comprendre, pensons à des parents qui ont donné leur vie pour sauver leur enfant. Si celui-ci ne leur manifeste qu’indifférence et mépris, ils seront en très grande souffrance.
 
Le Christ nous offre un trésor extraordinaire. Ses paroles sont celles de la Vie éternelle. À chaque messe, il nous nourrit de son Corps et de son Sang. Mais trop souvent, nous organisons notre vie sans lui et en dehors de lui. Nous nous détournons de cet amour inimaginable qu’il ne cesse de nous manifester. Dans l’Évangile de ce jour, nous le voyons exprimer sa déception et sa tristesse. En refusant d’accueillir le don de Dieu, nous courons à notre perte.
 
Plus que jamais, nous faisons nôtres les paroles de ce chant : « Changez vos cœurs, croyez à la bonne nouvelle ; changez de vie, croyez que Dieu vous aime. »

2 octobre 2025 : fête des anges gardiens

Fête des anges gardiens
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10.
À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,          et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.    Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 
Méditation
Cet Évangile est une réponse à une question des disciples de Jésus. Ils en étaient venus à se disputer pour savoir lequel était le plus grand. C’est la tentation de ce que le pape François appelle « le carriérisme ». Chacun voulait devenir plus grand que l’autre. Ce n’est pas un bon exemple de la part de nos premiers évêques mais c’est ainsi.
 
Jésus leur répond en appelant un petit enfant. Il le place au milieu d’eux et il leur dit qu’il faut devenir comme un petit enfant. Comprenons bien, l’enfant reconnaît qu’il a besoin d’aide pour avancer. Il est docile à l’égard de ceux qui l’accompagnent et le protègent. Il sait se laisser aimer. C’est tout le contraire de l’orgueil et de la suffisance. « Celui qui se fera petit comme cet enfant, c’est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. »
 
« Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. » Ces anges gardiens sont pour nous et auprès de nous des messagers de la bonne nouvelle. Nous avons tous un ange gardien qui nous souffle le message et nous aide à faire le bon choix, celui de la vie. L’ange gardien est un compagnon toujours présent à nos côtés pour nous accompagner et nous protéger. Et Jésus précise qu’il voit sans cesse la face de son Père qui est aux cieux.
 
« O Seigneur, comment reconnaître
les bienfaits dont tu m’as comblé ?
Chaque jour je célébrerai tes grandeurs, Alléluia ! »

Mercredi de la 26ème semaine du Temps ordinaire

Suivre Jésus…
 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (9, 57-62)
En ce temps-là, en cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »    
Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »    
Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »
©AELF
 
 
Méditation
Cet Évangile nous ramène à la montée de Jésus à Jérusalem. C’est là qu’il sera arrêté, condamné et mis à mort sur une croix. Or voilà qu’en cours de route, de possibles disciples viennent lui proposer leurs services.
 
La réponse que Jésus fait au premier ne laisse pas de doute sur ce qui les attend : « les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’Homme n’a pas d’endroit où reposer sa tête. » Ce Messie mène une vie itinérante et pauvre. Il est souvent rejeté. Jésus avertit ceux qui veulent le suivre qu’ils doivent savoir à quoi s’en tenir.
 
Le deuxième voudrait d’abord aller enterrer son père qui vient de mourir. Dans ce pays chaud, il suffit de quelques heures. Mais la réponse de Jésus est sans appel : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu. » De la part de Jésus qui est si respectueux de la loi juive, de tels propos peuvent choquer. Mais il nous fait comprendre que l’annonce du Royaume exige une détermination sans faille.
 
Le troisième appelé veut d’abord faire ses adieux aux gens de sa maison. Il demande un délai. Mais l’appel du Christ c’est une urgence absolue ; c’est aussi un arrachement. C’est ce que Jésus lui-même a vécu : Il a quitté le confort de sa maison familiale de Nazareth, il a vécu de nombreux arrachements qui l’ont conduit jusqu’au don de sa vie.          
 
Toutes ces paroles qui nous parlent d’appel, d’engagement, de décision ferme et de mise en route sont aussi pour nous. Dieu ne cesse pas d’embaucher. Son appel est à destination de tous et de chacun. Le Seigneur nous appelle et nous envoie dans le monde pour que nous y soyons les témoins de son amour. Suivre Jésus, c’est se mettre en marche, c’est aller de l’avant.
 
Mais sur cette route, nous ne sommes pas seuls. Le Seigneur est là ; il nous précède, il nous conduit sur les chemins de la Vie. Nous pouvons toujours compter sur lui.

 

Mardi de la 26ème semaine du temps ordinaire 2025

Le vrai visage de Jésus  
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9, 51-56

Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? » Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. Puis ils partirent pour un autre village. © AELF

 
Méditation
L’évangile qui nous est proposé pour ce jour nous présente  Jésus qui décide avec courage de prendre la route de Jérusalem et de renoncer à toute violence.
 
Premier point : Jésus, homme de courage : à partir de maintenant, dans l’évangile de Luc, les miracles se font plus rares ; les paroles de Jésus se radicalisent. Il va « durcir » son visage et prendre résolument la route de Jérusalem. Il sait que c’est là le lieu de son combat décisif contre la mort. En lisant cet évangile, nous pensons à nos difficultés, nos échecs, nos incertitudes. Quand tout va mal, Jésus est là. Il ne nous abandonne pas. Il nous apprend à ne pas nous laisser aller. C’est avec lui et à sa suite que nous pourrons tenir bon dans la fidélité qu’il attend de nous.
 
Deuxième point : Jésus, homme de la non-violence : Courageux et déterminé, Jésus est tout autant « doux et humble de cœur ». Un village de samaritain a refusé de recevoir ces pèlerins juifs simplement parce qu’ils étaient juifs. Le rejet de l’étranger est de tous les temps. Jacques et Jean sont indignés : ils proposent à Jésus de punir ce village hostile en appelant le feu du ciel pour le détruire. Cette tentation de la vengeance  contre ceux qui nous font du mal est toujours bien présente dans notre monde et notre vie.
 
Jésus réagit très vivement. Il nous révèle ainsi le vrai Dieu, un Dieu qui nous a créés libres et qui respecte notre liberté jusqu’au bout. Il n’est pas venu pour détruire les pécheurs mais pour les sauver. Sur la croix, il fera cette prière : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Il est le non-violent qui arrête le cercle infernal du mal en le recevant sur lui. Au lieu de punir le village qui a refusé de le recevoir, il s’en va vers un autre. C’est important pour nous qui sommes affrontés au mal en nous et autour de nous. Cet évangile est un appel à demander à Dieu de nous donner sa patience.
 
En ce jour, nous te prions, Seigneur. Garde-nous de nous enfoncer dans les fausses sécurités du confort et de la consommation. Entraîne-nous vers l’avenir libérateur que le Père offre à tous tes enfants. Amen

Mardi de la 26ème semaine du temps ordinaire

Le vrai visage de Jésus  
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9, 51-56
Comme s’accomplissait le temps où il allait être enlevé au ciel, Jésus, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem. Il envoya, en avant de lui, des messagers ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue. Mais on refusa de le recevoir, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Voyant cela, les disciples Jacques et Jean dirent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? » Mais Jésus, se retournant, les réprimanda. Puis ils partirent pour un autre village. © AELF
Méditation
L’évangile qui nous est proposé pour ce jour nous présente  Jésus qui décide avec courage de prendre la route de Jérusalem et de renoncer à toute violence.
Premier point : Jésus, homme de courage : à partir de maintenant, dans l’évangile de Luc, les miracles se font plus rares ; les paroles de Jésus se radicalisent. Il va « durcir » son visage et prendre résolument la route de Jérusalem. Il sait que c’est là le lieu de son combat décisif contre la mort. En lisant cet évangile, nous pensons à nos difficultés, nos échecs, nos incertitudes. Quand tout va mal, Jésus est là. Il ne nous abandonne pas. Il nous apprend à ne pas nous laisser aller. C’est avec lui et à sa suite que nous pourrons tenir bon dans la fidélité qu’il attend de nous.
Deuxième point : Jésus, homme de la non-violence : Courageux et déterminé, Jésus est tout autant « doux et humble de cœur ». Un village de samaritain a refusé de recevoir ces pèlerins juifs simplement parce qu’ils étaient juifs. Le rejet de l’étranger est de tous les temps. Jacques et Jean sont indignés : ils proposent à Jésus de punir ce village hostile en appelant le feu du ciel pour le détruire. Cette tentation de la vengeance  contre ceux qui nous font du mal est toujours bien présente dans notre monde et notre vie.
Jésus réagit très vivement. Il nous révèle ainsi le vrai Dieu, un Dieu qui nous a créés libres et qui respecte notre liberté jusqu’au bout. Il n’est pas venu pour détruire les pécheurs mais pour les sauver. Sur la croix, il fera cette prière : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Il est le non-violent qui arrête le cercle infernal du mal en le recevant sur lui. Au lieu de punir le village qui a refusé de le recevoir, il s’en va vers un autre. C’est important pour nous qui sommes affrontés au mal en nous et autour de nous. Cet évangile est un appel à demander à Dieu de nous donner sa patience.
En ce jour, nous te prions, Seigneur. Garde-nous de nous enfoncer dans les fausses sécurités du confort et de la consommation. Entraîne-nous vers l’avenir libérateur que le Père offre à tous tes enfants. Amen

Saint Michel, saint Gabriel, Saint Raphaël

« Les anges de Dieu »
 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,47-51.
En ce temps-là, lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »
Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 

Méditation
Gabriel, Michel et Raphaël que nous fêtons en ce jour sont présents dans la Bible. Par leur présence et par leur action, ils changent notre vie de manière décisive. On les appelle archanges, c’est-à-dire « princes des anges » car ils sont envoyés par Dieu pour les plus grandes missions.

Gabriel apparaît dans le récit de l’Annonciation. Il annonce à Marie qu’elle sera la mère du Fils de Dieu. Michel est celui qui mène le combat contre les anges rebelles et les expulse du ciel (Apocalypse). Raphaël est celui qui a accompagné le jeune Tobie. Il l’a protégé et conseillé ; il nous annonce la présence des anges à côté de chacun de nous.

L’Évangile de ce jour nous dit que les archanges « montent et descendent » au dessus du Fils de l’Homme. Ils servent Dieu, mais le servent pour notre bénéfice. Ils rendent gloire à la Sainte Trinité, et cela aussi, ils le font pour notre bénéfice. Alors oui, rendons grâce au Père qui les envoie pour notre bien.

26ème dimanche du temps ordinaire (2025)

“La bande des vautrés…”

 

Accueil.
le Quels que soient nos origines ou notre statut social, le Seigneur nous accueille. Dieu nous invite tous et chacun à ouvrir nos yeux aux détresses qui accablent l’homme. Accueillons sa parole qui unit et qui donne sens à la vie.


Textes bibliques : Lire
La liturgie de ce dimanche nous fait entendre la voix du prophète Amos. Il se fait caustique pour dénoncer “la bande des vautrés”. Ces anciens nomades sont devenus un peuple prospère. Mais cette prospérité ne profite qu’à quelques privilégiés. Le prophète Amos ne mâche pas ses mots pour dénoncer le luxe insolent des riches face à l’indigence des pauvres. Quand le droit et la justice sont à ce point bafoués, le prophète sait que le pays court à sa perte. Si Amos revenait, imaginons un peu ce qu’il dirait sur notre monde et notre société. II dénoncerait le gaspillage qui est une gifle à tous ceux et celles qui n’ont pas de quoi survivre. Nous le savons bien, les situations de précarité sont de plus en plus criantes dans le monde et même tout près de chez nous.

L’Évangile que nous venons d’écouter met en scène un riche qui vivait dans le luxe et un pauvre qui restait couché devant son portail. La parabole ne parle pas d’un mauvais riche ni d’un bon pauvre. Lazare peut très bien être le dernier des bons à rien, crasseux et même violent quand il est sous l’emprise de l’alcool. Le riche peut très bien être un bon mari, un bon père, un bon patron. Il peut être engagé dans une association humanitaire et signer des chèques pour le téléthon. Le véritable problème est ailleurs.

Comme il le fait souvent, Jésus part de ce qu’il voit. De son temps, comme au temps d’Amos, l’extrême richesse côtoie l’extrême pauvreté. Et de nos jours, cela n’a pas changé. Dieu ne peut tolérer cette situation dramatique. Le pauvre est aussi son enfant bien-aimé. Il faut savoir que le nom de Lazare signifie “Dieu aide”. Le riche n’a pas de nom. En fait, c’est une manière de dire qu’il peut être chacun de nous.

Cela ne veut pas dire que la richesse est un mal ni que le riche est un pécheur. Dans le monde de la Bible, c’est même le contraire. Etre riche et en bonne santé c’est un signe de bénédiction divine. Tout réussit à celui qui est ami de Dieu. Par opposition, les pauvres, les malades, les lépreux sont forcément des réprouvés. Rappelons-nous la question des disciples au sujet de l’aveugle-né : “qui a péché pour qu’il soit né ainsi ?” Jésus répond : “Personne.” La question est ailleurs.

La richesse peut être bonne en soi. Mais elle peut devenir un péché quand elle rend sourd et aveugle. Le péché du riche c’est d’avoir transformé la clôture de son rang social en frontière infranchissable à l’autre. Il n’a rien fait de mal. Son problème c’est qu’il n’a pas vu. Ses richesses lui ont fermé les yeux, bouché les oreilles et fermé le cœur. Du coup, c’est lui le riche qui se trouve enfermé ; c’est lui qui est prisonnier ; c’est lui qui est aliéné par sa richesse.

Et c’est dramatique parce que c’est son avenir éternel qui est en jeu. Il n’y aura pas de séance de rattrapage ; un jour, il verra clair parce que la mort lui aura enlevé les richesses qui l’aveuglaient. Ce jour-là, il ne pourra plus repartir à zéro. L’Evangile nous parle d’un grand abime entre lui et Lazare. Cet abime infranchissable, c’est lui, le riche, qui l’a creusé. Cette solitude dans laquelle il se trouve, c’est lui qui l’a organisée. Il s’y est complètement enfermé. Maintenant, personne ne peut rien pour lui.

Cet évangile est donc pour nous un appel pressant à nous convertir. Il est urgent que chacun de nous ouvre ses yeux, ses oreilles et surtout son cœur à tous les Lazare qui sont sur notre route. Un jour, un pauvre mendiant avait affiché devant lui : “Au moins, n’ayez pas peur de me regarder !” Ce regard qu’il attendait des passants était bien plus important pour lui que la pièce qu’on pouvait lui donner. A travers celui qui est dans le besoin, c’est Jésus qui est là. Un jour, il nous dira : “j’avais faim, j’étais malade, en prison, étranger… et vous êtes venus à moi”. Dimanche dernier, le Christ nous recommandait de nous faire des amis avec “l’argent trompeur. Ces amis valent bien plus que toutes les richesses que nous aurons accumulées. Et surtout, ils seront là pour nous accueillir dans les “demeures éternelles”.

Nous ne devons pas attendre qu’une apparition vienne nous dire qui est Lazare et où le trouver. Il est à notre porte, même s’il habite à l’autre bout du monde. Si nous ne le voyons pas, c’est que nous sommes aveuglés. Il est urgent de combler les ravins d’indifférence, de raboter les montagnes de préjugés, d’abattre les murs d’égoïsme. La grande priorité c’est de jeter des ponts, de tracer des routes, d’aller à la rencontre de l’autre. Le Christ est là pour nous accompagner car il sait bien que c’est au-dessus de nos forces personnelles. Sa mission a été de réconcilier les hommes avec le Père mais aussi entre eux. Il ne cesse de nous unir à lui mais aussi entre nous dans l’amour mutuel.

Dans la seconde lecture, saint Paul nous rappelle précisément que nous serons jugés sur nos actes. A travers son disciple Timothée c’est aussi à nous qu’il s’adresse. Il nous invite à garder le commandement du Seigneur. Il s’agit pour nous de vivre “dans la foi et l’amour, la persévérance et la douceur”.

Par ton Eucharistie, Seigneur, vient nous transformer pour que chacun de nous te voie dans ses frères quels qu’ils soient. Tu nous renvoie à Moïse et aux prophètes ; tu nous interpelles par ton Évangile mais aussi par la voix de celui qui crie sa détresse. Ouvre nos yeux et nos cœurs, libère-nous de nos égoïsmes car c’est dans le partage que nous pourrons être fidèles à ta parole. Amen.

Sources : revue Feu Nouveau, Lectures bibliques des dimanches C (Albert Vanhoye), Pour la célébration de l’Eucharistie (Feder et Gorius)

Télécharger l’homélie et la prière universelle : 26ème dimanche du temps ordinaire

JE T’ACCUSERAI AVEC TA MAMAN

UN jour un enfant de cinq ans est entré dans une pharmacie en courant et a dit au pharmacien : » Monsieur, voici tout l’argent que j’ai. S’il vous plaît, donnez-moi un miracle. »
Le pharmacien, choqué, lui demanda, quel miracle il voulait et pour quoi.
Le petit garçon répondit : – Le médecin a dit que ma mère avait besoin d’un miracle pour guérir.
Voici tout l’argent que j’ai économisé pour acheter un vélo, mais j’aime plus ma mère et je veux qu’elle aille bien.
S’il vous plaît aidez-moi cet argent est-il suffisant ?
Le pharmacien, très ému, lui répondit qu’il n’avait pas ce « miracle ».
Puis il a ajouté que seul Jésus, le Fils de Dieu, a ce remède spécial et l’a invité à aller à l’église pour le lui demander.
L’enfant a couru comme la foudre jusqu’à l’église. Arrivé devant la croix près de l’autel et très pressé et crié il dit : Jésus tu as le miracle ! Je sais que tu es sur cette croix, que ça te fait mal et que tu n’as pas beaucoup de temps pour moi, mais le seigneur de la pharmacie m’a dit que le miracle pour guérir ma maman, tu l’as.
Voici tout l’argent que j’ai économisé pour un vélo. Je te donne tout mais s’il te plaît aide-moi.
Malheureusement Jésus n’a pas répondu un mot, c’est pourquoi l’enfant a crié :
Oh mon Dieu ! Si tu ne m’aides pas, je vais t’accuser avec ta mère et lui dire que tu ne veux pas m’aider. Allez Jésus stp je sais que tu aimes aussi ta maman comme j’aime la mienne aide moi donne moi le miracle dont ma maman a besoin Je promets de revenir le plus vite possible pour t’aider à descendre de la croix.
Le prêtre, qui avait entendu la conversation de l’enfant, s’est approché et l’a invité à parler doucement avec Jésus. Il lui a expliqué que le Christ l’écoute même s’il ne répond pas directement. Et l’enfant ferma les yeux et rapprocha ses petites mains et, entre les larmes, il répéta la même supplication à Jésus.
Touché par l’enfant, le Père l’a ramené à la maison. Le long de la rue de l’église là-bas, l’enfant expliqua au prêtre combien il aimait sa mère, lui dit que c’était tout ce qu’il avait et qu’on lui avait dit que seul Jésus avait le miracle qui pouvait la guérir.
Une fois à la maison, l’enfant a couru dans la chambre de sa mère et a trouvé le lit vide. C’est avec angoisse qu’il est sorti et l’a vue sortir de la cuisine et le petit garçon dit à sa maman : maman tu es debout ! Et la maman, lui dit : oui fils, le médecin que tu as appelé est venu me rendre visite m’a guéri, d’ailleurs il m’a dit de te saluer et m’a demandé de te dire qu’il aime beaucoup sa mère aussi
Fils, comment as-tu rencontré ce docteur ? Quel bon médecin.
Le prêtre qui contemplait ce miracle avec les larmes aux yeux dit à l’enfant : Jésus a répondu à ce que tu as demandé, et il est arrivé avant nous.
Rappelez-vous que Notre prière est toujours entendue par notre Dieu.

Samedi de la 25ème semaine du temps ordinaire 2025

De l’émerveillement à la foi
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9, 43b-45
En ce temps-là,
    comme tout le monde était dans l’admiration
devant tout ce qu’il faisait,
Jésus dit à ses disciples :
    « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant :
le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. »
    Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole,
elle leur était voilée,
si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens,
et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.
© AELF
 
 
Méditation
Cet Évangile fait suite au récit de la guérison d’un enfant possédé. Les témoins de cet événement sont émerveillés. Tous ces miracles, toutes ces guérisons c’est vraiment quelque chose d’extraordinaire. Ailleurs, on nous dit que les gens cherchent à s’emparer de lui  pour faire de lui leur roi.
 
Mais cet émerveillement n’est pas encore la foi. Jésus n’est pas venu pour faire du merveilleux ni pour nous en mettre plein la vue. Sa grande mission c’est de chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Et aujourd’hui, il rappelle aux siens que cette mission passe par la mort sur la croix et la résurrection. C’est pour nous et pour le monde entier qu’il se prépare à livrer son Corps et à verser son sang.
 
Nous vivons dans un monde qui a du mal à accepter ce message. Aujourd’hui comme autrefois, on s’attache au merveilleux, on court après ceux qui ont des pouvoirs. Mais le seul qui peut sauver l’humanité et la rassembler, c’est Jésus mort et ressuscité. Il veut nous associer tous à sa victoire. C’est de cette bonne nouvelle que nous avons à témoigner dans notre vie de tous les jours.

Vendredi de la 25ème semaine du temps ordinaire 2025

Qui est Jésus pour nous ?
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (9, 18-22)
Un jour, Jésus priait à l’écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea: « Pour la foule, qui suis-je? » Ils répondirent: « Jean Baptiste; pour d’autres, Élie; pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. »       
Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?» Pierre prit la parole et répondit: «Le Messie de Dieu.»
Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne, en expliquant: «Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué et que, le troisième jour, il ressuscite.»
©AELF
 
 
 
Méditation
Dans l’évangile de ce jour, tout commence par un temps de prière. C’est toujours ce qui se passe dans les étapes importantes de la vie du Christ. Et ici, c’est le cas : il se prépare à poser à ses disciples la question de confiance : « Pour les gens, qui suis-je ? Et vous, que dites-vous ? Pour vous qui suis-je ? Aujourd’hui comme autrefois, les réponses sont variées. À l’époque, on voyait en lui Jean Baptiste, Elie ou encore un prophète. Dans le monde  d’aujourd’hui, beaucoup reconnaissent en lui un homme extraordinaire mais ils ne vont pas plus loin.
 
Comme les Douze, nous sommes invités à faire un pas de plus : c’est à chacun de nous que Jésus pose la question : « Pour vous, qui suis-je ? » Comme Pierre, nous aurions envie de répondre : « Tu es le Messie de Dieu. » Mais en y regardant de près, nous voyons que Pierre se faisait une fausse idée du Messie. Il voyait en lui le triomphateur, le combattant victorieux des ennemis du Pays. Cette tentation n’a pas changé au cours des siècles. Aujourd’hui comme autrefois, les hommes s’arrangent pour mettre le Christ de leur côté contre les autres. Nous oublions alors une chose : ce n’est pas lui qui doit s’ajuster à nos désirs ; c’est nous qui devons nous ajuster à son amour.
 
 Tout cela, Jésus nous le rappelle à sa manière. Il commence par annoncer aux Douze qu’il « faut » que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les Anciens, chefs des prêtres et les scribes et que le troisième jour, il ressuscite. Sa mission n’est pas de prendre les armes contre les ennemis. Il sait qu’il lui faut prendre un chemin bien plus douloureux. Mais en s’engageant sur cette voie, il sait qu’il obtiendra une victoire bien plus belle que celle dont rêvait le peuple Hébreu. . Ce sera une victoire contre le mal et la mort. Cela passera par la souffrance et les  humiliations acceptées par amour. C’est à ce prix qu’il obtiendra la victoire de la résurrection.
 
C’est ainsi que les Douze apprennent à connaître progressivement qui est le Messie. C’est important pour nous chrétiens d’aujourd’hui. Nous n’oublions pas que le mot « chrétien » veut dire « disciple du Christ ». Un disciple c’est celui qui suit son maître et qui l’écoute jusqu’au bout. Suivre le Christ, c’est accepter de participer à sa destinée. Si nous ne le faisons pas, nous allons à notre perte. C’est en perdant sa vie pour Jésus que nous la sauverons.
 
Ces paroles du Christ sont très éclairantes pour nous. Elles nous aident à sortir de nos illusions. C’est en effet une illusion que de chercher les satisfactions matérielles et le succès. Beaucoup pensent y trouver la plénitude de la vie. Mais Jésus nous fait comprendre que tout cela ne peut pas vraiment nous combler. Pour trouver le vrai bonheur, il faut s’engager sur la voie de l’amour. Cela implique de lutter contre l’égoïsme et la violence sous toutes ses formes.