Lundi de la 20ème semaine du temps ordinaire (2025)

« Un trésor dans les cieux »

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,16-22.

En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. »
Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « ‘Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage.
Honore ton père et ta mère.’ Et aussi : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ »
Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? »
Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »
À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
(AELF)
 
 
 
Méditation
Cet Évangile nous montre un homme qui vient trouver Jésus. Il lui pose la question qui lui tient à cœur : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui rappelle les commandements, celui de l’amour de Dieu et ceux de l’amour du prochain. L’homme répond qu’il a observé tout cela depuis sa jeunesse.
 
Alors, Jésus l’invite à faire un pas de plus : en appelant cet homme qui vient à lui, il met le doigt sur ce qui ne va pas dans sa vie : avoir une vie correcte, ça ne suffit pas. C’est toute la différence entre une vie irréprochable et une vie amoureuse. Jésus nous invite à passer d’une vie délimitée par des commandements à une vie habitée par un amour. Cet amour ne peut se contenter du strict devoir. Il va beaucoup plus loin. Aimer c’est tout donner, c’est se donner à celui qui veut être notre unique berger. Avec lui nous ne manquons de rien. Sainte Thérèse disait : « Depuis que je suis devenue libre vis-à-vis des biens humains, je suis totalement heureuse. »
 
Mais l’homme dont parle l’Évangile n’a pas fait ce pas. Il n’a pas voulu renoncer à ses richesses. Il a préféré les garder pour lui plutôt que d’accueillir celle que Jésus lui offrait. Son attachement à la pacotille l’a empêché d’accueillir le seul vrai trésor qui pouvait le combler. Cette conversion qu’il n’a pas acceptée, d’autres l’ont vécue. Nous pensons à Saint François d’Assise. Il a rendu ses vêtements de luxe. Il s’en est allé tout joyeux et entièrement libéré pour se mettre à la suite du Christ.
 
Cet Évangile est un appel à ne pas nous crisper sur nos biens mais à les mettre au service des blessés de la vie. C’est à ce prix que nous serons des témoins de l’Évangile du Christ. Au terme de notre vie, nous serons jugés sur l’amour. Même si nous commettons des erreurs, nous ne devons jamais cesser d’aimer. C’est l’unique chemin pour avoir en héritage la vie éternelle.
 
Ta parole, seigneur, nous bouscule et nous réveille. Elle met dans la lumière nos zones d’ombre. Nous te prions : ouvre nos cœurs et nos oreilles. Que ta parole trace dans nos vies un chemin de lumière et de paix. Amen
 

20ème dimanche du temps ordinaire © (2025)

« Tu es mon secours, mon Dieu, ne tarde pas ! »

Ce dimanche en appelle à notre courage et à notre endurance dans la foi. Ne lâchons pas le Christ à la moindre épreuve mais osons suivre Jésus jusqu’au bout, c’est-à-dire en passant par la purification par le feu, et en acceptant totalement, sans demi-mesure, de vivre dans l’amour du Christ. Cela demande parfois d’avoir le courage de contester ce qui est mal et d’en subir les conséquences. Seul, cela est trop difficile voire impossible pour l’homme : nous avons besoin du secours de Dieu, sans tarder, pour ne pas abandonner en cours de route… !

Accueil
Frères et sœurs,
Jésus nous apporte aujourd’hui un feu.
Comme le feu du foyer
peut rassembler toute une famille,
nous sommes aussi rassemblés
autour du Christ dans l’eucharistie.
Qu’il embrase notre cœur et le purifie.

Liturgie pénitentielle
Seigneur Jésus, tu allumes le feu
qui consume nos péchés.
Qu’il brûle en nous tout ce qui est
superflu et encombrant !
Prends pitié de nous.

Christ Jésus, par l’eau du baptême,
tu nous plonges dans ton amour miséricordieux.
Purifie-nous et lave en nous ce qui est souillé !
Prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, nos divisions sont une plaie
qui blesse ton appel à l’unité.
Enlève de notre cœur toute forme d’agressivité.
Prends pitié de nous.

1ère lecture – Jérémie 38, 4-6. 8-10
Jérémie est poursuivi pour ses paroles qui dérangent les responsables. Mais il a un ami qui le défend et juge le mal fait par ces responsables.

Psaume 39

2ème lecture – He 12, 1-4
Portons la vie, spécialement les mauvais moments avec endurance. Le Christ nous accompagne sur le chemin.

Évangile : Luc 12, 49-53

Homélie
Textes bibliques : Lire
Au premier abord, les lectures bibliques de ce dimanche sont assez déroutantes. Et surtout, nous risquons de mal les interpréter. Pour les comprendre, il faut se rappeler qu’elles nous renvoient à des périodes de persécution. Le prophète Jérémie a beaucoup souffert de la haine de ses adversaires, même dans son village natal. On l’a accusé de démoraliser son peuple. Mais le prophète parle de la part de Dieu. En lui, c’est comme un feu que rien ne peut arrêter. On a cherché à le faire mourir. Mais par l’intermédiaire d’un étranger (un Éthiopien), il sera sauvé.

Ce récit nous renvoie aux meurs des temps anciens. Mais nous voyons bien qu’aujourd’hui, ce n’est pas mieux. De nombreux chrétiens subissent les pires horreurs à cause de leur foi en Jésus Christ. Mais comme Jérémie et bien d’autres, rien ne peut les détourner de cette foi qui les habite. Ils ont compris que le Christ est “le chemin, la vérité et la vie”. Lui seul a “les paroles de la Vie Eternelle”.

La lettre aux Hébreux (2ème lecture) a été adressée à des chrétiens persécutés. Cette lettre leur montre les grands témoins de la foi qu’on trouve tout au long de l’Ancien Testament. C’est, nous dit l’auteur de cette lettre, “une foule immense de témoins qui nous entourent.” Mais le plus important pour nous, chrétiens, c’est de fixer notre regard sur Jésus. Il est le témoin toujours présent, celui qui a dit : “Je suis avec vous, tous les jours, jusqu’à la fin des temps” (Mt 28-20). Il nous précède sur le chemin que nous devons suivre. Avec lui, nous pouvons être sûrs d’arriver au but. Par son obéissance jusqu’à la mort sur une croix, il nous a obtenu la victoire sur toutes les forces du mal. C’est désormais le triomphe de l’amour de Dieu. Cette bonne nouvelle est un message d’espérance pour les chrétiens persécutés de tous les temps. Encore une fois, c’est l’amour qui triomphera.

Dans l’Évangile, saint Luc nous parle du feu que Jésus est venu apporter sur la terre. Non, il ne s’agit pas du feu destructeur. C’est le feu de l’amour passionné qui est en Dieu. Quand saint Luc écrit son Évangile, il mesure les conséquences de l’annonce de la bonne nouvelle, aussi bien dans le monde juif que dans le monde païen. Depuis le feu de la Pentecôte, cette annonce est comme une flamme qui se répand à toute vitesse. Dans le monde juif, elle paraît détruire l’édifice religieux. Dans le monde païen, elle est considérée comme une contagion déraisonnable.

L’incendie est tel que ceux qui deviennent disciples du Christ sont rejetés même par les membres de leur famille. “Chacun a pour ennemi les gens de sa maison”. C’est toujours vrai aujourd’hui. Des gens qui se convertissent au Christ sont obligés de fuir loin de chez eux. En annonçant cela, Jésus parle d’expérience. Lui-même a été rejeté par ses amis d’enfance à Nazareth. On a souvent cherché à le faire mourir. L’annonce du Royaume de Dieu peut nous entraîner à des déchirures douloureuses. Le feu allumé par Jésus conduit ses disciples à des choix radicaux.

C’est important pour nous. Si notre foi se limite à la participation à la messe du dimanche, nous ne prenons pas de gros risques. Il y aura peut-être des moqueries dans certains milieux de travail, de loisir et parfois aussi dans les familles. Mais dans de nombreux pays, ceux qui se convertissent à l’Évangile du Christ sont poursuivis, emprisonnés et mis à mort. Nous en avons tous les jours de très nombreux témoignages.

Tous ces hommes, ces femmes et même ces enfants qui sont morts à cause de leur foi au Christ nous interpellent : Qu’avez-vous fait de votre baptême ? Pourquoi restez-vous installés dans la passivité et la facilité ? Vis à vis de Jésus, il n’y a pas de compromis possible : ou bien on se tourne vers lui et on s’efforce de le suivre, ou bien on regarde vers soi-même, vers son seul profit… et alors le feu s’éteint.

Pour remplir sa mission l’Église a besoin de chrétiens vraiment passionnés de cet amour qui est en Dieu. François Mauriac disait : “Si vous êtes un disciple du Christ, beaucoup se réchaufferont à ce feu. Mais les jours où vous ne brûlez pas d’amour, d’autres mourront de froid.” Alors oui, laissons ici-bas nos cœurs s’embraser de cet amour qui est en Dieu pour le communiquer à tous ceux qui nous entourent.

Télécharger : 20ème dimanche du temps ordinaire

Sources : Revue Feu Nouveau – Missel des dimanches et fêtes des trois années – Célébrons dimanche Assemblées la Parole Année C – L’intelligence des Écritures Tome 6 Année C (Marie Noëlle Thabut)

Prière universelle
Invitation : Dans l’évangile, Jésus vient de nous alerter sur les risques de la foi, cela rend d’autant plus urgente notre prière à toutes les intentions de son peuple.

Refrain : Sur les chemins de la vie, sois ma lumière, Seigneur. (H 64)

Pistes pour les intentions.
Recommandons à Dieu toutes les Églises, car elles ont mission de répandre par toute la terre le feu de l’Évangile et la lumière de la foi ; avec confiance, prions le Seigneur. R/

Pour que la Paix de Dieu vienne dans nos communautés et sur toute notre terre, qu’elle triomphe des divisions et des persécutions, avec foi et espérance, prions le Seigneur. R/

Confions à Dieu nos sœurs et frères persécutés, ainsi que les familles chrétiennes qui souffrent de divisions et de mésententes à cause de la foi chrétienne, pour eux tous, prions le Seigneur. R/

Pour nos communautés paroissiales, appelées à progresser, comme le disait l’Apôtre, sans céder au découragement et malgré les difficultés du temps présent, prions le Seigneur. R/

Conclusion
Par le feu de ton Esprit, accorde-nous de courir l’épreuve à la suite du Christ,  avec la foule immense des témoins de la foi qui nous ont précédés. Permets-nous de garder en tout temps les yeux fixés sur Jésus, lui qui est à l’origine et au terme de notre foi. Gloire à toi pour les siècles. Amen.

Samedi de la 19ème semaine du temps ordinaire (2025)

 
 
 
Évangile selon saint Matthieu 19, 13-15
En ce temps-là, on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartèrent vivement. Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemblent. » Il leur imposa les mains, puis il partit de là. (AELF)
 
 
« Laissez venir à moi les petits enfants… » Voilà une parole bien sympathique que les parents choisissent souvent pour le baptême de leurs enfants. En plus, Jésus nous dit que le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Alors, nous pouvons nous demander pourquoi il nous dit cela ? Est-ce parce qu’ils sont plus sages ? Les papas et les mamans savent bien que cela n’est pas toujours facile avec leurs petits caprices. Alors qu’a voulu dire Jésus ?
 
Pour bien le comprendre, il nous faut revenir au plus près de ses paroles. Le mot important c’est le verbe « venir ». Tout au long des évangiles, nous voyons des gens qui « viennent » à Jésus. Nous pensons aux bergers qui viennent à la crèche de Noël, aux mages venus d’Orient pour se prosterner devant « le Roi des juifs ». Des malades, des lépreux, des infirmes viennent à Jésus pour se faire guérir. Nicodème, un chef religieux est venu de nuit pour lui poser des questions. Un jour, Jésus a dit : « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau. »
 
Ce qui est nouveau dans cet évangile c’est que des enfants viennent aussi à lui. C’était contraire aux habitudes de l’époque. En effet, les petits enfants n’avaient pas leur place dans la conversation des adultes. Ils n’avaient pas droit à la parole. Alors Jésus demande qu’on les laisse venir à lui. Le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent, non parce qu’ils sont plus sages mais parce qu’ils viennent à Jésus.
 
Le jour du baptême de nos enfants, nous nous sommes rassemblés à l’église ; nous sommes venus à Jésus. Nous avons amené nos enfants à l’église pour qu’ils deviennent enfants de Dieu. Les années passant, ils ont été inscrits pour aller à l’école. Ils vont faire des activités sportives ou culturelles, foot, rugby, tennis de table, danse, musique… J’en ai même connu un qui faisait de la boxe ; (je ne l’ai pas eu dans mon groupe de catéchisme…) En grandissant, ils apprendront un métier. Mais il ne faut pas oublier de les laisser venir à Jésus.
 
Pour vivre en enfant de Dieu, nos enfants ont besoin d’être éveillés à la foi à l’intérieur de leur famille puis dans une équipe de catéchisme. Des propositions dans ce sens les paroisses. L’éveil à la foi a besoin de trois étapes :
·       L’approfondissement de la Parole de Dieu
·       La célébration à l’intérieur des groupes mais aussi à l’intérieur des communautés le dimanche
·       Le témoignage de la vie : La foi ne se développe que si elle est communiquée, un peu comme une lampe
 
Nous te prions Seigneur pour nos enfants : Qu’ils trouvent auprès de leurs parents et de nous tous un encouragement et un soutien. Sois avec nous pour que nous leur donnions vraiment le témoignage de notre foi.
 

Assomption de la Vierge Marie (2025)

« Écoute, Église du Seigneur,
regarde et tends l’oreille ! »

 

Textes pour célébrer

Accueil
Heureuse celle qui a cru !
La Vierge Marie est élevée
dans la gloire de la résurrection.
Elle nous précède, auprès du Christ ressuscité
et brille pour nous comme un repère d’espérance.
Avec l’Église en fête, laissons-nous emporter
dans la joie de son Magnificat.

Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus, né de la Vierge Marie,
tu offres la joie au monde,
prends pitié de nous.

Christ Seigneur, mort et ressuscité,
tu nous ouvres le chemin de la vie,
prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, Parole éternelle du Père,
tu fais de nous une humanité nouvelle,
prends pitié de nous.

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture – Ap 11, 19a ; 12, 1-6a.10ab
Dans un langage imagé, l’apôtre Jean nous présente une femme que la Tradition a reconnue comme la mère de Jésus et son nouveau-né qui sortira vainqueur du combat avec le dragon.

Psaume 44

2ème lecture : 1 Co 15, 20 – 27a

Évangile : Luc 1, 39 – 56

Homélie
Textes bibliques : Lire
Cette fête de l’Assomption est l’une des mieux célébrées en l’honneur de la Vierge Marie. Ils sont nombreux ceux et celles qui profitent de l’occasion pour se rassembler à Lourdes et sur les lieux de pèlerinages pour invoquer sa protection. C’est que Marie tient une place toute spéciale. L’Église est comme une grande famille. Dieu est notre Père. Marie y joue un rôle maternel. La fête d’aujourd’hui nous donne l’occasion de réfléchir à ce rôle que Dieu a confié à Marie.

L’Assomption c’est la fête de Marie qui entre corps et âme dans la gloire de Dieu auprès de son fils ressuscité. La bonne nouvelle c’est que Marie n’a fait que nous y précéder. Ce bonheur qui est le sien, nous y sommes tous appelés. Ce que Dieu a réalisé pour Marie nous est également destiné. Avec Marie, notre vie actuelle est une marche à la suite du Christ vers cette grande fête que Dieu nous prépare.

Dans l’évangile, Jésus se présente à nous comme Le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est par lui que nous passons pour aller au Père. Et Marie est toujours là pour nous renvoyer sans cesse à lui. Comme aux noces de Cana, elle nous redit inlassablement : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Son message à Lourdes, Fatima et ailleurs nous renvoie à l’évangile. Il est un appel à la prière, la pénitence et la conversion.
L’Évangile qui nous est proposé fait suite à l’Annonciation. L’ange Gabriel vient d’annoncer à Marie qu’elle serait la mère du Sauveur. Ayant appris que sa cousine Élisabeth est devenue enceinte du futur Jean Baptiste, elle se met en route. Cette rencontre entre Marie et Élisabeth donne lieu à une explosion de joie. La Visitation ce n’est pas qu’une simple rencontre familiale entre deux cousines : c’est la rencontre des deux alliances, l’ancienne avec Élisabeth et la nouvelle avec Marie. À travers ce Messie pas encore né, c’est Dieu qui vient visiter le peuple de l’ancienne alliance.

Tout cela doit donner une nouvelle orientation à la manière dont nous vivons les uns avec les autres. Si nous voulons honorer Marie, il ne faut pas oublier qu’elle est notre mère à tous, y compris de ceux que nous n’arrivons pas à supporter. Comment honorer Marie en ce 15 août si nous avons un regard et des paroles méprisantes pour telle ou telle catégories de personnes. Comment l’appeler « Reine de la Paix » si nous sommes fâchés avec un voisin ? Comme le Christ, Marie souffre de ces divisions qu’il y a dans le monde, dans nos communautés et nos familles.

Mais avec elle, il n’y a pas de situation désespérée. Quand tout va mal, quand nous sommes sur la croix, elle est là. Elle se tient debout pour nous aider à traverser l’épreuve. Quand nous sommes en manque de paix et de joie, elle est encore là. Comme aux noces de Cana, elle dit à Jésus : « Ils n’ont plus de paix et de joie. » Et Jésus nous rend la paix et la joie. Quand nous sommes tombés au plus bas, elle se baisse pour nous ramasser. Elle ne craint ni notre péché ni notre douleur. Elle qui a misé toute sa vie sur l’amour, elle nous aide à nous remettre debout pour reprendre notre route à la suite du Christ.

En ce jour, nous rendons grâce au Seigneur pour ce cadeau merveilleux qu’il nous fait en nous donnant Marie pour mère. Cette fête de l’Assomption vient raviver notre lien profond à Jésus Christ et notre désir de le suivre fidèlement tout au long de notre vie. On a aussi appelé cet événement « la dormition de Marie ». La mort c’est fermer les yeux à ce monde pour les rouvrir à Dieu. Cette fête doit renouveler et renforcer notre confiance en lui. Ne craignons pas l’avenir ni le jugement de Dieu. Oublions nos péchés ; brûlons-les au feu de la Miséricorde. Nous serons jugés sur l’amour et seulement sur l’amour. C’est l’Amour qui nous prendra et nous emportera. L’heure où nous quitterons la terre sera notre Assomption.

Télécharger : Assomption de la Vierge Marie

Prière universelle
Introduction
Que notre prière, ouverte à toute la famille humaine, oriente nos cœurs vers Jésus, le Fils de Dieu, né de la Vierge Marie.

Intentions

1. Seigneur Jésus, en Marie tu nous donnes un signe d’espérance. Pour l’Eglise qui, comme Marie, chemine à travers l’histoire entre des consolations et des souffrances. Qu’elle sache toujours avoir confiance en Dieu et discerner Sa volonté dans les signes du temps. Par l’intercession de Marie, Seigneur, nous te prions.

2. Seigneur Jésus, en Marie tu nous donnes un signe de paix. Fais que tous les peuples puissent expérimenter la paix, la justice, et que les responsables des nations s’impliquent concrètement pour créer un monde meilleur. Par l’intercession de Marie, Seigneur, nous te prions.

3. Seigneur Jésus, en Marie tu nous donnes un signe de consolation. Pour que ceux qui souffrent, se sentent seuls et abandonnés, puissent trouver en Marie, par les chrétiens qui lui sont fidèles, des gestes concrets de tendresse, de soutien et de solidarité. Par l’intercession de Marie, Seigneur, nous te prions.

4. Seigneur Jésus, en Marie tu nous encourages à servir l’Évangile. Pour que notre communauté puisse se laisser guider, comme Marie, par l’esprit de Dieu, dans toute pensée, toute action, tout engagement. Par l’intercession de Marie, Seigneur, nous te prions.

Conclusion
Dieu qui sais toutes choses, tu vois tous les besoins de notre vie humaine. Accueille les prières de ceux qui croient en toi, exauce les désirs de ceux qui te supplient. Par le Christ, notre Seigneur. Amen

Jeudi de la 19ème semaine du temps ordinaire (14 août 2025)

Une dette démesurée
 
70 fois sept fois
 
 Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18, 21 – 19, 1
    En ce temps-là,
    Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
    Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
    Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
    Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
    Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
    Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.”
    Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.
 
    Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
“Rembourse ta dette !”
     Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.”
    Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison
jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
    Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
    Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
“Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
    Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
     Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
Lorsque Jésus eut terminé ce discours,
il s’éloigna de la Galilée
et se rendit dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. (AELF)
 
 
 
Méditation
« Lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? » Un de mes amis disait : « Une fois, ça passe, deux fois ça lasse, trois fois, ça casse ». Et il ajoutait qu’avec Dieu, ça ne casse jamais.
 
 Pour nous faire comprendre cela, Jésus nous parle d’un serviteur qui doit à son roi une somme démesurée. Dix mille talents, cela représentait soixante millions de pièces d’argent. Ce chiffre exorbitant veut souligner l’importance de la remise de la dette. Cette histoire dépasse le raisonnable. Elle nous dit que devant Dieu, nous sommes tous des serviteurs insolvables. Notre péché représente un lourd passif. Que pourrions-nous faire pour être quittes ? Mais Dieu n’est pas un banquier qui exige le remboursement de la dette et des intérêts. Quand nous le supplions, il nous libère au nom de l’amour qu’il nous porte.
 
La démesure de la dette annulée et la folle générosité du maître ne sont qu’une image notre situation par rapport à Dieu. En raison de notre péché, nous sommes devenus des débiteurs insolvables. Et pourtant, Dieu nous fait grâce. Il est le « pardonneur« . Ce mot n’existe pas dans le dictionnaire, mais il définit bien ce qu’est Dieu. « Nos péchés les plus graves, disait le curé d’Ars, ne sont qu’un grain de sable face à la montagne de miséricorde du Seigneur. » Dieu pardonne infiniment. Il n’en finit pas de pardonner. Ce qu’il nous demande aujourd’hui, il l’a vécu jusqu’au bout.
 
Si le Seigneur se comporte ainsi à l’égard des hommes, comment peuvent-ils refuser de pardonner ? Encore une fois, cela reste difficile et douloureux. Mais l’exemple venu d’en haut peut nous aider et nous stimuler. Ce pardon donné et reçu c’est quelque chose d’extraordinaire. Celui qui le reçoit commence à « revivre » par la force de ce pardon. Malheureusement, trop de gens restent fâchés jusqu’à la mort. On enferme l’autre dans son passé et on ne lui laisse aucune chance de faire un geste de paix.
 
L’offense d’un frère nous fait mal. Mais elle est bien peu de choses à côté de nos péchés et de nos manques envers Dieu. Cent euros que me doit mon frère, c’est insignifiant par rapport aux soixante millions que je dois. La fin de cette parabole semble contredire ce qui est dit sur le pardon sans limite du Seigneur. En fait ce n’est pas Dieu qui refuse de pardonner. C’est l’homme au cœur dur qui devient imperméable au pardon de Dieu.
 
Par le sacrement de la réconciliation, Dieu est là pour nous renouveler dans la grâce du baptême. Nous retrouvons notre place d’enfants de Dieu. Par-delà le péché, Dieu nous redit sa tendresse. Son pardon nous donne un cœur nouveau et nous réapprend à aimer. Le Christ ressuscité dépose en nous son Esprit qui nous restaure dans la fraternité. En ce jour, Seigneur, nous te confions notre désir de pardon. Par ton Eucharistie, viens en aide à notre fragilité. Donne-nous force et courage pour aimer comme toi et pardonner comme toi. Amen

Mercredi de la 19ème semaine du temps ordinaire (13 août 2025)

Envoyés vers le frère qui a péché
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18, 15-20
 
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Si ton frère a commis un péché contre toi,
va lui faire des reproches seul à seul.
S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
    S’il ne t’écoute pas,
prends en plus avec toi une ou deux personnes
afin que toute l’affaire soit réglée
sur la parole de deux ou trois témoins.
    S’il refuse de les écouter,
dis-le à l’assemblée de l’Église ;
s’il refuse encore d’écouter l’Église,
considère-le comme un païen et un publicain.
    Amen, je vous le dis :
tout ce que vous aurez lié sur la terre
sera lié dans le ciel,
et tout ce que vous aurez délié sur la terre
sera délié dans le ciel.
 
    Et pareillement, amen, je vous le dis,
si deux d’entre vous sur la terre
se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,
ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
    En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,
je suis là, au milieu d’eux. »
© AELF
 
 
 
Méditation
 
Jésus  nous dit aujourd’hui que nous sommes envoyés vers le frère qui a péché. Il a tourné le dos à l’amour de Dieu et s’est enfoncé dans son refus. Notre mission n’est pas de le corriger ni de lui faire la morale. Nous devons d’abord nous rappeler que Jésus est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Il veut ramener à lui tous ses enfants dispersés. Aujourd’hui, il nous invite à partager son souci en nous aidant mutuellement à vivre en enfant de Dieu. Notre mission n’est pas d’épier le péché de notre frère mais de lui montrer le chemin qui peut le sauver.       
 
Nous ne devons jamais oublier que celui qui a péché est d’abord notre frère. Avant d’être un coupable, il est un frère qu’il faut aimer, un malade qu’il faut soigner et guérir. Il ne s’agit plus d’accuser ou de dénoncer mais d’avoir un regard qui accueille et redonne confiance. C’est cette attitude qu’a eu Jésus envers la Samaritaine. Il a eu une qualité d’écoute et un regard qui ont provoqué en elle ce retournement et cette conversion.         
 
Si cette rencontre individuelle n’aboutit pas, Jésus nous invite à faire comme le médecin qui fait appel à un confrère : « Prends avec toi deux ou trois personnes… » A deux ou trois, on y voit plus clair. On arrivera à mieux le persuader. Puis en cas de refus, on va le dire à la communauté de l’Église. Elle va tout faire pour le porter dans sa prière et le ramener à Dieu.        
 
« S’il n’écoute pas l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. » Non, ce n’est pas la condamnation finale qui exclut le pécheur. C’est lui qui s’est mis en dehors. Tout doit être entrepris par l’ensemble de la communauté pour ramener celui ou celle qui s’est égaré en prenant une mauvaise orientation. Nous sommes tous responsables les uns des autres : un jour, Dieu nous posera la question : « qu’as-tu fait de ton frère ? »   
 
Cet Évangile se termine par un appel à nous unir dans la prière. Quand nous sommes réunis en son nom, Jésus est là. Il nous rejoint pour mettre son amour en nos cœurs. C’est avec lui que nous pourrons refaire la communion qui est cassée. Et surtout, n’oublions jamais que pour gagner tous ses frères, Jésus s’est donné jusqu’au bout, jusqu’à la mort sur une croix. Alors « aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur mais écoutons la voix du Seigneur. Amen

Mardi de la 19ème semaine du temps ordinaire

Jésus berger de toute humanité…
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu  (18, 1-5.10.12-14)
    À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent :
« Qui donc est le plus grand
dans le royaume des Cieux ? »
    Alors Jésus appela un petit enfant ;
il le plaça au milieu d’eux,
    et il déclara :
« Amen, je vous le dis :
si vous ne changez pas
pour devenir comme les enfants,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
    Mais celui qui se fera petit comme cet enfant,
celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
    Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom,
il m’accueille, moi.
    Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits,
car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux
voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
    Quel est votre avis ?
Si un homme possède cent brebis
et que l’une d’entre elles s’égare,
ne va-t-il pas laisser les 99 autres
dans la montagne
pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
    Et, s’il arrive à la retrouver,
amen, je vous le dis :
il se réjouit pour elle
plus que pour les 99
qui ne se sont pas égarées.
    Ainsi, votre Père qui est aux cieux
ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »
(AELF)
 
 
 
 Méditation
« Qui est le plus grand dans le Royaume des cieux ? » Cette question est posée par des disciples qui se prennent très au sérieux. Ils sont très attachés aux préséances à respecter. La réponse de Jésus n’est pas celle qu’ils avaient prévue. Il appelle un gosse de la rue et le jette au milieu de ces grandes personnes. Et il leur dit que s’ils ne deviennent pas comme des enfants, ils n’entreront pas dans son Royaume.
 
Cet Évangile nous invite donc à changer notre regard sur les enfants. Ils ont la première place dans le cœur de Dieu. Qui touche à un enfant touche à Jésus. Chacun doit être respecté, surtout les plus faibles. À travers eux, c’est Jésus qui est là.
 
Cet Évangile nous invite également à changer notre regard sur la « brebis perdue ». Nous vivons dans une société qui accuse et qui enfonce ceux qui ont fauté. Elle oublie que le Christ est venu dans le monde pour « chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». C’est pour eux qu’il a  donné sa vie sur une croix. Alors, qui sommes-nous pour condamner ?

Lundi de la 19ème semaine du temps ordinaire (11 août 2025)

Deux drachmes pour le temple

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 17. 22-27
    En ce temps-là,
    comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée,
il leur dit :
« Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ;
    ils le tueront
et, le troisième jour, il ressuscitera. »
Et ils furent profondément attristés.
    Comme ils arrivaient à Capharnaüm,
ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple
vinrent trouver Pierre et lui dirent :
« Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? »
    Il répondit :
« Oui. »
Quand Pierre entra dans la maison,
Jésus prit la parole le premier :
« Simon, quel est ton avis ?
Les rois de la terre,
de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ?
De leurs fils, ou des autres personnes ? »
    Pierre lui répondit :
« Des autres. »
Et Jésus reprit :
« Donc, les fils sont libres.
    Mais, pour ne pas scandaliser les gens,
va donc jusqu’à la mer,
jette l’hameçon,
et saisis le premier poisson qui mordra ;
ouvre-lui la bouche,
et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes.
Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. » (AELF)
 
 
Méditation
Cet Évangile nous rapporte la 2ème annonce de la Passion de Jésus. « Le Fils de l’Homme est livré aux mains des hommes ». Cette annonce attriste profondément les disciples. Pour eux, c’est inimaginable. La Passion ne fait pas partie de leur vision du Messie. Ils ont encore beaucoup de choses à apprendre. Ils ne comprendront que plus tard, à la lumière de Pâques. Le Christ ressuscité est vainqueur de la mort et du péché.
 
Mais voici que survient une étrange question : les percepteurs de la redevance des « deux drachmes » s’approchent de Pierre pour lui demander si son maître paie bien cette redevance. Voilà une question bien dérisoire par rapport aux révélations que Jésus vient de faire. Le vrai Temple vivant, c’est Jésus lui-même. Le fils du roi n’a pas à payer l’impôt à son père. Jésus est chez lui dans le Temple de Dieu. De ce fait, il n’a pas à payer l’impôt pour l’entretien de ce temple.
 
Mais pour éviter de scandaliser, il s’acquitte des deux drachmes comme tout le monde. Il se soumet librement aux lois de son peuple. C’est important pour nous : nous sommes dans la situation des fils libérés mais aussi membres d’une communauté humaine qui a ses propres lois. Notre rapport à l’argent doit être exemplaire. Certains médias ne se gênent pas pour dénoncer les scandales qui pourraient survenir dans la vie des chrétiens. Personne ne doit se croire au-dessus des lois.
 
L’offrande que le Seigneur attend de nous n’est plus de deux drachmes. « Aimer c’est tout donner, c’est se donner soi-même ».