Fête des saint innocents martyrs

La folie meurtrière d’Hérode
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,13-18.
Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. »
Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte,
où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : ‘D’Égypte, j’ai appelé mon fils.’
Alors Hérode, voyant que les mages s’étaient moqués de lui, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages.
Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie :
‘Un cri s’élève dans Rama, pleurs et longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus.’  © AELF
 
 
Méditation
Pour préserver son pouvoir, Hérode envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans. Cette décision témoigne de la folie meurtrière engendrée par le pouvoir, la jalousie, l’orgueil. Marie et Joseph sont obligés de fuir en Égypte pour protéger l’enfant. Leur histoire nous fait penser à tous les génocides qui ont douloureusement marqué notre monde. Beaucoup sont obligés de fuir.
 
Dès que Jésus paraît, on cherche à le mettre à mort. Et pour être sûr de ne pas le manquer, on tue tous les innocents de son âge. L’Église ose témoigner de la victoire de ces enfants qui ont rempli leur mission de rendre témoignage au Christ : « Les saint Innocents ont annoncé ta gloire non par leurs paroles mais par leur seule mort. »
 
Prière 

 

27 décembre (Saint Jean)

« Le disciple que Jésus aimait »

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20, 2-8
 
Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.
© AELF
 
Méditation
L’évangile de Jean nous dit qu’il faisait encore sombre. Comprenons bien qu’il ne parle pas seulement de l’obscurité de la nuit. Il veut surtout nous montrer qu’avec la venue de Jésus c’est la Lumière qui entre dans ce monde. Elle chasse la nuit dans laquelle les hommes sont plongés à cause de leur péché. Jésus ressuscité est la lumière qui luit dans les ténèbres. Cette lumière rien ne peut l’arrêter, rien ne peut l’empêcher de briller.
 
À la découverte du tombeau vide, Pierre est très perplexe.  Mais pour Jean c’est différent. Quelques mots nous disent sa foi : « Il vit et il crut. ». Cette attitude vient de son lien  privilégié avec Jésus. L’évangile le désigne comme étant « le disciple que Jésus aimait ». C’est l’amour qui le lie à Jésus qui le fait courir plus vite. C’est par cet amour qu’il croit à la bonne nouvelle de Jésus ressuscité.
 
C’est très important pour nous. Cet évangile nous révèle à quel point l’amour peut stimuler notre foi. Trop souvent, nous en restons à des discussions qui n’en finissent pas. L’important ce n’est pas de parler de Jésus mais d’avoir une vraie relation avec lui. Il nous aime tels que nous sommes et il ne demande qu’à être présent dans toute notre vie. Rien de ce que nous vivons ne peut lui être étranger.  Il nous arrive de chanter : « Tu es là au cœur de nos vies… » Le problème c’est que bien souvent, nous sommes ailleurs, loin de lui. Mais il ne cesse de nous appeler car il veut nous associer à sa victoire sur la mort et le péché.
 
En ce jour, nous te prions, Seigneur ressuscité ; viens enlever de nos cœurs la pierre qui nous enferme dans les ténèbres. Que la lumière de Noël brille sur le monde entier. Tu demeures avec nous dans le mystère de ton Eucharistie. « Gloire à toi qui étais mort ! Gloire à toi qui es vivant ! Viens Seigneur Jésus. »
 

Martyre de Saint Étienne

 

Saint Étienne, premier martyr

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,17-22.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues.
Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là.
Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort.
Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »
 
 
Méditation
Ce texte d’Évangile fait partie d’un discours de Jésus à des disciples qu’il envoie en mission. Mais il faut se rappeler qu’il  a  été écrit bien après la  résurrection. Les messagers de la Bonne Nouvelle qui le reçoivent sont persécutés. C’est la condition de tout disciple de se trouver en milieu hostile. Et c’est encore vrai pour ceux d’aujourd’hui.
 
Mais Jésus leur dit qu’ils ne sont pas seuls. Face aux accusateurs, ils n’ont pas à préparer la réponse. Elle leur sera donnée par Dieu lui-même. Même s’ils sont « détestés de tous », ils peuvent s’appuyer sur le Seigneur qui ne les abandonne pas.
 
Aujourd’hui, nous recevons le témoignage du martyre d’Étienne. Il a mis toute sa confiance au Christ. Il a prié pour ceux qui le lapidaient. Le fruit de ce martyre sera la conversion de Saul, le futur saint Paul qui deviendra un grand témoin de la foi.
 
Prière
 




Mon anniversaire

Chers amis,
Comme vous le savez tous, la date de mon anniversaire approche. Tous les ans, il y a une grande célébration en mon honneur et je pense que cette année encore cette célébration aura lieu.

Pendant cette période, tout le monde fait du shopping, achète des cadeaux, il y a plein de publicité à la radio et dans les magasins, et tout cela augmente au fur et à mesure que mon anniversaire se rapproche. C’est vraiment bien de savoir, qu’au moins une fois par an, certaines personnes pensent à moi. Pourtant je remarque que si au début les gens paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j’ai fait pour eux, plus le temps passe, et moins ils semblent se rappeler la raison de cette célébration. Les familles et les amis se rassemblent pour s’amuser, mais ils ne connaissent pas toujours le sens de la fête.

Je me souviens que l’année dernière il y avait un grand banquet en mon honneur. La table de salle à manger était remplie de mets délicieux, de gâteaux, de fruits et de chocolats. La décoration était superbe et il y avait beaucoup de magnifiques cadeaux emballés de manière très spéciale. Mais vous savez quoi ? Je n’étais pas invité… J’étais en théorie l’invité d’honneur, mais personne ne s’est rappelé de moi et ils ne m’ont pas envoyé d’invitation. La fête était en mon honneur, mais quand ce grand jour est arrivé, on m’a laissé dehors, et ils m’ont fermé la porte à la figure… et pourtant moi je voulais être avec eux et partager leur table. En réalité, je n’étais pas surpris de cela car depuis quelques années, toutes les portes se referment devant moi.

Comme je n’étais pas invité, j’ai décidé de me joindre à la fête sans faire de bruit, sans me faire remarquer. Je me suis mis dans un coin, et j’ai observé. Tout le monde buvait, certains étaient ivres, ils faisaient des farces, riaient à propos de tout. Ils passaient un bon moment. Pour couronner le tout, ce gros bonhomme à la barbe blanche est arrivé, vêtu d’une longue robe rouge, et il riait sans arrêt : ’ho ho ho !’ Il s’est assis sur le sofa et tous les enfants ont couru autour de lui, criant ’Père Noël !
Père Noël !’, comme si la fête était en son honneur !

À minuit, tout le monde a commencé à s’embrasser ; j’ai ouvert mes bras et j’ai attendu que quelqu’un vienne me serrer dans ses bras et… vous savez quoi… personne n’est venu à moi.
Soudain ils se sont tous mis à s’échanger des cadeaux. Ils les ont ouverts un par un, en grande excitation. Quand tout a été déballé, j’ai regardé pour voir si, peut-être, un cadeau était resté pour moi. Qu’auriez-vous ressenti si, le jour de votre anniversaire, tout le monde s’échangeait des cadeaux et que vous n’en receviez aucun ? J’ai enfin compris que je n’étais pas désiré à cette soirée et je suis parti silencieusement. Tous les ans ça s’empire. Les gens se rappellent seulement de ce qu’ils boivent et mangent, des cadeaux qu’ils ont reçus, et plus personne ne pense à moi. J’aurais voulu pour la fête de Noël cette année, que vous me laissiez rentrer dans votre vie. J’aurai souhaité que vous vous rappeliez qu’il y a plus de 2000 ans de cela, je suis venu au monde dans le but de donner ma vie pour vous, et en définitive pour vous sauver. Aujourd’hui je souhaite seulement que vous croyiez à cela de tout votre cœur. Comme nombreux sont ceux qui ne m’ont pas invité à leur fête l’an passé, je vais cette fois organiser ma propre fête et j’espère que vous serez nombreux à me rejoindre.

En guise de réponse positive à mon invitation, envoyez ce message au plus grand nombre de gens que vous connaissez. Je vous en serai éternellement reconnaissant. Je vous aime très fort !
Jésus

 

24 décembre (jour)

Béni soit le Seigneur


ÉVANGILE DU JOUR (Luc 1, 67-79)
En ce temps-là, à la naissance de Jean Baptiste, Zacharie, son père, fut rempli d’Esprit Saint et prononça ces paroles prophétiques : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite et rachète son peuple. Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur, comme il l’avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens : salut qui nous arrache à l’ennemi, à la main de tous nos oppresseurs, amour qu’il montre envers nos pères, mémoire de son alliance sainte ; serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte, afin que, délivrés de la main des ennemis, nous le servions dans la justice et la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours. Toi aussi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins, pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés, grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, quand nous visite l’astre d’en haut, pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix. » (AELF)
 

Méditation
« Jean est son nom… » Aussitôt qu’il a écrit ces mots, Zacharie retrouve la parole et rend grâce à Dieu. Tous sont saisis de crainte. On se pose la question : « Que sera donc cet enfant ? »
 
La réponse c’est Zacharie qui la donne. Il annonce que Jean sera « le prophète du Très Haut »… « Il marchera devant le Seigneur pour lui préparer le chemin »… « Il révèlera à son peuple qu’il est sauvé en « proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés. »
 
À quelques heures de Noël, nous nous unissons à la prière de Zacharie et à celle de toute l’Église. Les promesses de Dieu se réalisent. En Jésus, c’est Dieu qui vient visiter et sauver son peuple.

23 décembre

« Dieu fait grâce » 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,57-66.
Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. »
On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. © AELF
 
 
Méditation
Le nom de Jean signifie « Dieu fait grâce ». C’est ce qui s’est réalisé : Dieu a fait grâce à Élisabeth et Zacharie. Il leur a donné la joie d’avoir un fils. Dieu fait grâce à son peuple et à toute l’humanité. Il voit les souffrances de son peuple. Beaucoup sont enfermés dans la violence, la haine, l’égoïsme, la rancune. Tout cela ne fait  qu’enfoncer l’homme dans son malheur. Mais comme il l’a fait au temps de Moïse, Dieu intervient pour lui ouvrir un chemin de libération. Au temps de Moïse, Dieu a libéré le peuple hébreu. Désormais, il va le faire pour tous les hommes de tous les temps.
 
La mission de Jean sera précisément d’annoncer et de préparer la venue du Sauveur. Dieu fait grâce, oui, mais sa grâce invite à la conversion, au retournement. On ne peut accueillir le Christ Sauveur qu’en accueillant le message de Jean Baptiste : « Convertissez-vous », disait-il.
 
C’est ainsi que Jean Baptiste a préparé la venue du Christ sauveur. Il l’a montré aux foules de son temps et il les a renvoyés vers lui. À la suite de Jean Baptiste, nous sommes tous appelés à préparer la venue du Sauveur dans nos vies, nos familles, nos associations et nos divers lieux de travail et de loisirs. Préparer les chemins du Seigneur c’est enlever toutes les pierres qui font mal, c’est aplanir toutes les montagnes d’égoïsme, c’est combler tous les fossés creusés par l’indifférence. Tout au long de son ministère, Jean insistait sur le partage, la justice et le respect de l’autre. C’était une première étape car il fallait faire une place nette à celui qui vient.
 
Faire mémoire de la naissance de Jean Baptiste nous prépare à fêter celle de Jésus. C’est ce qui se passera à Noël. Mais nous ne devons pas oublier que c’est en nous, dans nos vies, que le Christ veut naître.
 
Et il nous envoie dans le monde pour annoncer à tous que Dieu fait grâce. Nous sommes nés pour être disciples de Jésus et pour préparer le cœur des hommes à l’accueillir. À l’exemple de Jean Baptiste, nous sommes appelés à donner le meilleur de nous-mêmes à cette mission en évitant de nous disperser dans des futilités.
 
Notre mission à tous c’est de travailler chaque jour à la réussite du projet de Dieu qui veut le salut de tous les hommes du monde entier. C’est en vue de cette mission que nous sommes invités à nous nourrir de la Parole du Christ et de son Corps. Dieu a besoin de chacun d’entre nous pour faire connaître son salut. Prions, pour qu’à l’exemple de Jean-Baptiste, nous osions proclamer l’avènement du Royaume…
 



23 décembre

« Dieu fait grâce »
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,57-66.
Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. »
On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. © AELF
 
 
Méditation
Le nom de Jean signifie « Dieu fait grâce ». C’est ce qui s’est réalisé : Dieu a fait grâce à Élisabeth et Zacharie. Il leur a donné la joie d’avoir un fils. Dieu fait grâce à son peuple et à toute l’humanité. Il voit les souffrances de son peuple. Beaucoup sont enfermés dans la violence, la haine, l’égoïsme, la rancune. Tout cela ne fait  qu’enfoncer l’homme dans son malheur. Mais comme il l’a fait au temps de Moïse, Dieu intervient pour lui ouvrir un chemin de libération. Au temps de Moïse, Dieu a libéré le peuple hébreu. Désormais, il va le faire pour tous les hommes de tous les temps.
 
La mission de Jean sera précisément d’annoncer et de préparer la venue du Sauveur. Dieu fait grâce, oui, mais sa grâce invite à la conversion, au retournement. On ne peut accueillir le Christ Sauveur qu’en accueillant le message de Jean Baptiste : « Convertissez-vous », disait-il.
 
C’est ainsi que Jean Baptiste a préparé la venue du Christ sauveur. Il l’a montré aux foules de son temps et il les a renvoyés vers lui. À la suite de Jean Baptiste, nous sommes tous appelés à préparer la venue du Sauveur dans nos vies, nos familles, nos associations et nos divers lieux de travail et de loisirs. Préparer les chemins du Seigneur c’est enlever toutes les pierres qui font mal, c’est aplanir toutes les montagnes d’égoïsme, c’est combler tous les fossés creusés par l’indifférence. Tout au long de son ministère, Jean insistait sur le partage, la justice et le respect de l’autre. C’était une première étape car il fallait faire une place nette à celui qui vient.
 
Faire mémoire de la naissance de Jean Baptiste nous prépare à fêter celle de Jésus. C’est ce qui se passera à Noël. Mais nous ne devons pas oublier que c’est en nous, dans nos vies, que le Christ veut naître.
 
Et il nous envoie dans le monde pour annoncer à tous que Dieu fait grâce. Nous sommes nés pour être disciples de Jésus et pour préparer le cœur des hommes à l’accueillir. À l’exemple de Jean Baptiste, nous sommes appelés à donner le meilleur de nous-mêmes à cette mission en évitant de nous disperser dans des futilités.
 
Notre mission à tous c’est de travailler chaque jour à la réussite du projet de Dieu qui veut le salut de tous les hommes du monde entier. C’est en vue de cette mission que nous sommes invités à nous nourrir de la Parole du Christ et de son Corps. Dieu a besoin de chacun d’entre nous pour faire connaître son salut. Prions, pour qu’à l’exemple de Jean-Baptiste, nous osions proclamer l’avènement du Royaume…
 

Halte aux GAMINERIES !

Halte aux GAMINERIES ! Vous êtes des ENFANTS… Noël papillotes ! Noël rissoles ! Noël Père Noël ! Noël sous la cheminée !  Qui osera toucher à ce sacré Noël de notre enfance ? Qui ? Précisément Celui pour qui Noël existe ! Pour lui, ni papillotes ni cadeau, mais une mangeoire d’animaux pour berceau ! Et dès le début, des menaces de mort de la part du pouvoir politique pour ce nouveau-né innocent, à tel point qu’il devra fuir en Égypte…

A la mièvrerie infantilisante de nos contes de Noël répond la splendeur du mystère de la nativité… A qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble des gamins assis sur les places, qui en interpellent d’autres, dit Jésus dans l’Évangile. Et en même temps, il nous dit : « Si vous ne changez pas pour devenir comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux (Matthieu 18, 3).

Jésus ne me demande pas de croire à un monde magique mais à un amour qui m’aime au point d’épouser mes propres souffrances jusqu’à crier : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Jésus ne me demande pas de croire en des tours de passe-passe, mais à un amour qui pénètre tellement au cœur de l’homme qu’il brise toutes les chaines qu’il brise toutes les chaines qui l’empêchent de voir et d’entendre, de marcher et de parle, non seulement avec les bras, les jambes et les oreilles, mais avec le cœur !

Quittons nos gamineries ! il est temps, avec Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de dire à Dieu « Papa » ! et de nous émerveiller en enfants libres devant la splendeur d’un gamin couché sur la paille ! C’est ça Noël ! Ce n’est que ça ! Et c’est tout ça !

Source : L’Année Chrétienne

21 décembre

 Semaine avant Noël (21 décembre.)
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,39-45.
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » © AELF
 
Méditation
Marie rend visite à sa cousine Élisabeth devenue enceinte du futur Jean Baptiste. Elle y va pour l’aider mais aussi pour partager sa joie. Elle ne s’est pas préoccupée de sa propre fatigue. Elle a beaucoup marché pour rejoindre Élisabeth. Elle savait que celle-ci avait besoin d’aide au plan matériel, psychologique et spirituel. Il lui fallait une aide-ménagère mais aussi quelqu’un à ses côtés pour communier au mystérieux bonheur de la vie
 
La Vierge Marie n’a pas changé. Si nous l’appelons, elle court toujours vers nous. Oui, bien sûr, nous ne sommes pas Élisabeth et Marie n’est pas notre cousine. Elle est bien plus puisque elle est notre Mère. Ainsi l’a voulu Jésus sur la croix. La Vierge est venue dans notre vie. Comme pour Élisabeth, elle vient toujours tout spécialement en cette période de l’Avent. Elle ne cesse de nous renvoyer au Christ ;  Noël, c’est accueillir Jésus qui vient dans notre vie de tous les jours. Il vient chercher et sauver ceux qui étaient perdus.
 
Ce Jésus qui vient à nous nous envoie vers les autres. La visitation, c’est aussi quand nous allons vers l’autre pour l’aider mais aussi pour lui porter Dieu Amour dans la mesure où il nous habite. En cette période d’hiver, nous en avons de nombreux témoignages. Nous pensons à tous ceux et celles qui vont à la rencontre des SDF, des malades et de tous ceux et celles qui connaissent l’épreuve.
 
Nous te prions, Seigneur, sois toujours avec nous pour que toutes nos visites deviennent des visitations.

20 décembre

« L’annonce faite à Marie »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. © AELF
 
 
Méditation

Dans l’Évangile de ce jour, nous avons entendu le récit de l’Annonciation ou plutôt celui de la vocation de Marie. L’ange Gabriel se rend chez elle pour lui annoncer qu’elle a été choisie par Dieu pour être la mère de son Fils. Et Marie répond librement : “Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole”.

Noël c’est d’abord Jésus qui vient : il frappe discrètement à notre porte et il attend notre réponse. Il faut le dire et le redire à ceux qui ne le savent pas : le plus beau cadeau de Noël c’est Jésus qui vient habiter en nous. Accueillir Dieu et le donner au monde c’est quelque chose d’extraordinaire. Nous y trouvons une joie que personne ne peut nous enlever.

Ce cadeau que Dieu nous fait, nous ne pouvons pas le garder pour nous. À la suite de Marie, nous sommes choisis et appelés par Dieu pour incarner sa bonté, sa tendresse et sa justice. Il a besoin de nos mains pour continuer les siennes. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la question qu’il nous pose, il nous invite à lui dire OUI.

Comme la Vierge Marie, Dieu nous confie une mission : “Que chaque personne, quel que soit son âge, puisse se poser la question de son devenir devant Dieu… et de son rôle au service de la communauté paroissiale.” Le Seigneur compte sur nous tous pour témoigner de sa présence et de son amour auprès de tous ceux et celles qui ne le connaissent pas.

En nous rassemblant à l’église, nous avons répondu à l’appel du Seigneur. Chaque dimanche, il rejoint les communautés réunies en son nom. En nous nourrissant de sa Parole et de son Corps, il vient habiter en nous. Il veut être avec nous et en nous pour nous conduire vers le Royaume qu’il est venu annoncer. En ce jour, nous pouvons lui adresser cette prière : “Dieu qui veux habiter les cœurs droits et sincères, donne-nous de vivre selon ta grâce. Alors, tu pourras venir en nous pour y faire ta demeure. Amen