Vendredi de la 4ème semaine du temps ordinaire.

Qui est Jésus pour moi ?
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6, 14-29
En ce temps-là,
comme le nom de Jésus devenait célèbre,
le roi Hérode en entendit parler.
On disait :
« C’est Jean, celui qui baptisait :
il est ressuscité d’entre les morts,
et voilà pourquoi des miracles se réalisent par lui. »
Certains disaient :
« C’est le prophète Élie. »
D’autres disaient encore :
« C’est un prophète comme ceux de jadis. »
Hérode entendait ces propos et disait :
« Celui que j’ai fait décapiter, Jean,
le voilà ressuscité ! »
Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean
et de l’enchaîner dans la prison,
à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe,
que lui-même avait prise pour épouse.
En effet, Jean lui disait :
« Tu n’as pas le droit
de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean,
et elle cherchait à le faire mourir.
Mais elle n’y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean :
il savait que c’était un homme juste et saint,
et il le protégeait ;
quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ;
cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta
quand, le jour de son anniversaire,
Hérode fit un dîner pour ses dignitaires,
pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.
La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa.
Elle plut à Hérode et à ses convives.
Le roi dit à la jeune fille :
« Demande-moi ce que tu veux,
et je te le donnerai. »
Et il lui fit ce serment :
« Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai,
même si c’est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère :
« Qu’est-ce que je vais demander ? »
Hérodiade répondit :
« La tête de Jean, celui qui baptise. »
Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi,
et lui fit cette demande :
« Je veux que, tout de suite,
tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ;
mais à cause du serment et des convives,
il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde
avec l’ordre d’apporter la tête de Jean.
Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat,
la donna à la jeune fille,
et la jeune fille la donna à sa mère.
Ayant appris cela,
les disciples de Jean vinrent prendre son corps
et le déposèrent dans un tombeau.
© AELF
 
Méditation
« Hérode entendit parler de Jésus car son nom devenait célèbre ». Son message se répand de ville en ville. On parle de lui un peu partout. Ça commence à faire de plus en plus de bruit. Alors, on se pose des questions : qui est cet homme. Certains pensent que c’est Jean Baptiste qui est ressuscité ; d’autres disent que c’est Élie ou un prophète comme les autres.
 
Et nous ? Que disons-nous de Jésus ? Qui est-il pour nous ? La question nous est posée aujourd’hui. Une réponse apprise par cœur ne suffit pas. La vraie question c’est : « Quelle place tient-il dans notre vie. Pour le connaître vraiment, il faut le rencontrer, le fréquenter, l’écouter. Ils sont nombreux ceux et celles qui peuvent dire : « Il a changé ma vie ».
 

Hérode  a refusé d’entendre la parole prophétique de Jean Baptiste qui dénonce leur péché. Hérodiade profite d’une fête pour assouvir sa vengeance. Voilà une histoire qui se répètera de nombreuses fois tout au long des siècles. De nombreux martyrs préfèrent mourir plutôt que de renier leur foi. Celui qui croit en Dieu ne peut pas le renier. Notre vie doit être en accord avec notre foi. Sinon, ce serait un affront à tous les martyrs d’hier et à ceux d’aujourd’hui.

Mais il ne faut pas seulement voir dans cet Évangile une simple dénonciation du péché. Le martyre de Jean Baptiste préfigure celui de Jésus sur la croix. Par sa mort et sa résurrection, le Christ nous libère du péché et de la mort et nous entraîne vers une vie nouvelle. Son martyre, après celui de Jean, est l’événement de notre salut. 

 
Comme Jean Baptiste, nous sommes tous envoyés pour dire au monde « qui est Jésus pour nous ». Que le Seigneur nous donne force et courage pour cette mission.
 

Jeudi de la 4ème semaine du temps ordinaire

Appelés et envoyés
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6, 7-13
 
En ce temps-là,
    Jésus appela les Douze ;
alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.
Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,
    et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route,
mais seulement un bâton ;
pas de pain, pas de sac,
pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.
    « Mettez des sandales,
ne prenez pas de tunique de rechange. »
    Il leur disait encore :
« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison,
restez-y jusqu’à votre départ.
    Si, dans une localité,
on refuse de vous accueillir et de vous écouter,
partez et secouez la poussière de vos pieds :
ce sera pour eux un témoignage. »
    Ils partirent,
et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
    Ils expulsaient beaucoup de démons,
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades,
et les guérissaient. (AELF)
 
 
Méditation
Jésus envoie ses disciples deux par deux sur les routes du monde. Ils doivent partir avec un minimum d’équipement. Il est inutile de s’encombrer de choses secondaires. Le vrai missionnaire doit s’attacher à l’essentiel. Rien pour séduire, rien pour attirer, simplement aller à la rencontre des gens pour annoncer la bonne nouvelle, et surtout ne jamais oublier que le Seigneur se sert de ce qui est faible pour réaliser des merveilles.
 
L’envoi des Douze par Jésus n’est pas seulement l’envoi des apôtres. Le chiffre 12, nombre des apôtres choisis par Jésus, évoque les douze tribus d’Israël. C’est donc le peuple de Dieu tout entier. À travers les Douze, c’est toute l’Église que Jésus envoie en mission. Nous sommes tous concernés. Et pour comprendre ce que le Seigneur attend de nous, il nous faut revenir à l’Évangile : « Étant partis, ils prêchèrent qu’il fallait se convertir, et ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile sur les malades et les guérissaient » (Marc 6/12-13).
 
Prêcher qu’il faut se convertir, ce n’est pas seulement faire des sermons, c’est profiter de toutes les occasions pour annoncer l’Évangile. Cette annonce se fait d’abord par le témoignage d’une vie évangélique. Si notre vie n’est pas en accord avec ce que nous voulons annoncer, c’est un mensonge. Bien sûr, la Parole sera toujours nécessaire. Mais elle ne sera pas nécessairement la vocation de tous. Par contre, tous les chrétiens sont appelés à donner le témoignage d’une vie en accord avec l’Évangile. S’ils appellent à la conversion, ils doivent commencer par eux-mêmes. Tout cela se trouve résumé dans cette parole de Jésus : « Convertissez-vous et croyez à ‘Évangile » (Marc 1/5)
 
« Chasser les démons… » Nous pensons aux exorcistes qui ont reçu cette mission. Jésus est venu vaincre les puissances du mal. Mais il ne veut pas le faire sans nous. Il veut nous associer à son combat contre le mal. Il met en nous sa puissance d’Amour, sa puissance de sainteté. Il nous envoie pour lutter avec lui contre tout ce qui empêche l’homme d’être à l’image de Dieu.
 
Faire des onctions d’huile sur les malades pour les guérir… Nous pensons bien sûr à l’huile du sacrement des malades. Dans ce cas, c’est le prêtre qui est appelé. Mais nous ne devons pas oublier que cet appel à entourer les malades s’adresse à tous les baptisés. Il s’agit d’être là auprès de celui qui souffre, prendre le temps de l’écouter et de le réconforter. Si nous allons vers eux avec Jésus et Marie, nos visites deviennent des visitations. Tous ne sont pas guéris physiquement, mais quand on est rempli de l’amour qui est en Dieu, ça change tout.
 
En ce jour, Seigneur, tu veux nous ramener à l’essentiel. Libère nous de tout ce qui nous encombre. Que la force de ta parole et le souffle de ton Esprit nous rendent disponibles pour être les témoins et les messagers de ton message d’amour et de réconciliation.



Mercredi de la 4ème semaine du temps ordinaire

« Les siens ne l’ont pas reçu… »

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6, 1-6
En ce temps-là,
    Jésus se rendit dans son lieu d’origine,
et ses disciples le suivirent.
    Le jour du sabbat,
il se mit à enseigner dans la synagogue.
De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient :
« D’où cela lui vient-il ?
Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée,
et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
    N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie,
et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ?
Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »
Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
    Jésus leur disait :
« Un prophète n’est méprisé que dans son pays,
sa parenté et sa maison. »
    Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ;
il guérit seulement quelques malades
en leur imposant les mains.
    Et il s’étonna de leur manque de foi.
Alors Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.
© AELF
 
 
Méditation
« Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu ». Nous n’avons pas à les juger. Nous aussi, nous sommes souvent rebelles quand on vient nous parler de la part de Dieu. Mais rien ni personne ne peut arrêter l’annonce de la bonne nouvelle. Devant ce refus, Jésus est parti vers les villages voisins. Les messagers de l’Évangile n’ont pas à être découragés si on refuse de les écouter et de les accueillir. Comme Jésus, ils doivent partir annoncer l’Évangile ailleurs car tous doivent l’entendre.
 
Le problème des auditeurs de Jésus, c’est qu’ils étaient enfermés dans leurs certitudes et leurs traditions. C’est souvent vrai pour nous aussi. Nous pensons savoir beaucoup de choses sur Dieu. Mais ce que nous pouvons en dire sera toujours insignifiant par rapport à ce qu’il est réellement. La foi n’est pas d’abord une affaire de connaissances et de savoir. Elle est surtout une affaire de questionnement spirituel : Qui est Jésus pour nous ? Voilà la question fondamentale que nous trouvons tout au long de l’Évangile de saint Marc. Et la réponse nous est donnée au pied de la croix par le centurion païen : « Vraiment cet homme était Fils de Dieu. »
 
Le Seigneur compte sur nous pour être les messagers de la bonne nouvelle. Nous pouvons penser à la merveilleuse réplique de sainte Bernadette de Lourdes : « Je ne suis pas chargée de vous faire croire mais de vous dire. »
 
Avant de nous lancer dans la mission, nous te prions Seigneur : envoie-nous ton Esprit Saint. Qu’il vienne nous rappeler ce que tu as dit. Qu’il nous apprenne à reconnaître que tu nous précèdes dans le cœur de ceux et celles que tu mets sur notre route. Seigneur, sois avec nous pour que nous soyons de vrais témoins de ton amour.



 

 

Mardi de la 4ème semaine du temps ordinaire

Le Dieu des vivants
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 5, 21-43
 
En ce temps-là,
    Jésus regagna en barque l’autre rive,
et une grande foule s’assembla autour de lui.
Il était au bord de la mer.
    Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre.
Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
    et le supplie instamment :
« Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité.
Viens lui imposer les mains
pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
    Jésus partit avec lui,
et la foule qui le suivait
était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
 
    Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans…
    – elle avait beaucoup souffert
du traitement de nombreux médecins,
et elle avait dépensé tous ses biens
sans avoir la moindre amélioration ;
au contraire, son état avait plutôt empiré –…
     cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus,
vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement.
    Elle se disait en effet :
« Si je parviens à toucher seulement son vêtement,
je serai sauvée. »
    À l’instant, l’hémorragie s’arrêta,
et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
    Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui.
Il se retourna dans la foule, et il demandait :
« Qui a touché mes vêtements ? »
    Ses disciples lui répondirent :
« Tu vois bien la foule qui t’écrase,
et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
     Mais lui regardait tout autour
pour voir celle qui avait fait cela.
    Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante,
sachant ce qui lui était arrivé,
vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
    Jésus lui dit alors :
« Ma fille, ta foi t’a sauvée.
Va en paix et sois guérie de ton mal. »
 
    Comme il parlait encore,
des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue,
pour dire à celui-ci :
« Ta fille vient de mourir.
À quoi bon déranger encore le Maître ? »
    Jésus, surprenant ces mots,
dit au chef de synagogue :
« Ne crains pas, crois seulement. »
    Il ne laissa personne l’accompagner,
sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
    Ils arrivent à la maison du chef de synagogue.
Jésus voit l’agitation,
et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
    Il entre et leur dit :
« Pourquoi cette agitation et ces pleurs ?
L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
    Mais on se moquait de lui.
Alors il met tout le monde dehors,
prend avec lui le père et la mère de l’enfant,
et ceux qui étaient avec lui ;
puis il pénètre là où reposait l’enfant.
    Il saisit la main de l’enfant, et lui dit :
« Talitha koum »,
ce qui signifie :
« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
    Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher
– elle avait en effet douze ans.
Ils furent frappés d’une grande stupeur.
    Et Jésus leur ordonna fermement
de ne le faire savoir à personne ;
puis il leur dit de la faire manger.
 
 
Méditation
« Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus se met donc en route. Mais voilà que dans cette atmosphère bruyante, une femme atteinte d’hémorragies, s’approche de lui pour être guérie. Jésus ne lui dit pas : « Tu es guérie » mais « tu es sauvée ». Elle pourra donc être réintégrée dans sa communauté et y retrouver toute sa place. Le Christ se présente à nous comme celui qui sauve et qui relève.
 
Puis c’est l’arrivée chez Jaïre. On lui annonce que sa fille vient de mourir et que ça ne sert plus à rien de déranger le Maître. Mais Jésus l’invite à un acte de foi. Cette fille dort et il va la réveiller et la relever. C’est comme quand on relève quelqu’un qui s’est couché. Jésus entre dans la maison. Il fait sortir tout le monde. Il ne garde que le père et la mère de l’enfant et quelques disciples. Il ne fait pas sur la jeune fille un geste de guérison. Il lui saisit la main et le dit : « Lève-toi« . Dans le langage du Nouveau Testament, le verbe « se lever » est synonyme de ressusciter.
 
Le grand désir du Seigneur, c’est que nous soyons réveillés de notre médiocrité, notre égoïsme et de notre désespérance. Il veut nous associer tous à sa mission. En nous nourrissant de sa Parole et de son Corps, il veut nous donner le dynamisme qui transforme les « sauvés » en « sauveurs ». Avec lui, nous pourrons entraîner les malades vers la Source de Vie. Et comme lui, nous tendrons les mains vers les endormis pour les aider à se lever et à marcher. Ils pourront ainsi aller à la rencontre de Celui qui est la vie et la résurrection.
 
Nous faisons nôtres ce chant de John Littleton :
« Allez-vous en sur les places et sur les parvis !
Allez-vous en sur les places,
Y chercher mes amis,…
Allez-vous en sur les places
Et soyez mes témoins chaque jour ! »
 

Lundi de la 4ème semaine du temps ordinaire

« Sur l’autre rive »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
 
  Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 5,1-20

En ce temps-là,
Jésus et ses disciples
    arrivèrent sur l’autre rive,
de l’autre côté de la mer de Galilée,
dans le pays des Géraséniens.
    Comme Jésus sortait de la barque,
aussitôt un homme possédé d’un esprit impur
s’avança depuis les tombes à sa rencontre ;
    il habitait dans les tombeaux
et personne ne pouvait plus l’attacher,
même avec une chaîne ;
    en effet on l’avait souvent attaché
avec des fers aux pieds et des chaînes,
mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers,
et personne ne pouvait le maîtriser.
    Sans arrêt, nuit et jour,
il était parmi les tombeaux et sur les collines,
à crier, et à se blesser avec des pierres.
    Voyant Jésus de loin,
il accourut, se prosterna devant lui
            et cria d’une voix forte :
« Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ?
Je t’adjure par Dieu,
ne me tourmente pas ! »
    Jésus lui disait en effet :
« Esprit impur, sors de cet homme ! »
    Et il lui demandait :
« Quel est ton nom ? »
L’homme lui dit :
« Mon nom est Légion,
car nous sommes beaucoup. »
    Et ils suppliaient Jésus avec insistance
de ne pas les chasser en dehors du pays.
    Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs
qui cherchait sa nourriture.
    Alors, les esprits impurs supplièrent Jésus :
« Envoie-nous vers ces porcs,
et nous entrerons en eux. »
    Il le leur permit.
Ils sortirent alors de l’homme et entrèrent dans les porcs.
Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer :
il y avait environ deux mille porcs,
et ils se noyaient dans la mer.
    Ceux qui les gardaient prirent la fuite,
ils annoncèrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne,
et les gens vinrent voir ce qui s’était passé.
    Ils arrivent auprès de Jésus, ils voient le possédé
assis, habillé, et revenu à la raison,
lui qui avait eu la légion de démons,
et ils furent saisis de crainte.
    Ceux qui avaient vu tout cela leur racontèrent l’histoire du possédé
et ce qui était arrivé aux porcs.
    Alors ils se mirent à supplier Jésus
de quitter leur territoire.
    Comme Jésus remontait dans la barque,
le possédé le suppliait de pouvoir être avec lui.
    Il n’y consentit pas,
mais il lui dit :
« Rentre à la maison, auprès des tiens,
annonce-leur tout ce que le Seigneur
a fait pour toi dans sa miséricorde. »
    Alors l’homme s’en alla,
il se mit à proclamer dans la région de la Décapole
ce que Jésus avait fait pour lui,
et tout le monde était dans l’admiration. (AELF)

 
Méditation
Parvenu sur l’autre rive, celle du monde païen, Jésus est affronté aux puissances du mal. Un homme possédé d’un esprit impur sort d’un cimetière et vient à la rencontre de Jésus. C’est quelqu’un de violent et personne n’a jamais pu le maîtriser. Il supplie Jésus : « Je t’adjure par Dieu, ne me tourmente pas ! » Effectivement, cet esprit impur se sent menacé par la présence du Seigneur.
 
Jésus permet aux démons d’entrer dans le troupeau de porcs. Aussitôt ces derniers se jettent à la mer. Le cochon est considéré comme un animal impur. Quant à la mer, elle est vue comme le repère des monstres marins… L’impur avec l’impur.
 
Nous vivons dans un monde qui n’aime pas entendre parler de Dieu ni de Jésus. Et pourtant tout l’Évangile nous dit qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. La puissance du démon n’aboutit qu’à la mort. Si Jésus vient à nous, c’est pour nous donner la vie, une vie qui a bien plus de valeur que toutes les fortunes matérielles. Nous pouvons nous confier à sa miséricorde, quelle que soit notre déchéance. Libérés et sauvés, nous sommes envoyés pour témoigner de l’action du Christ Sauveur.






5ème dimanche du temps ordinaire 2025

Textes bibliques : Lire

Pistes pour l’homélie
Les textes bibliques de ce dimanche nous montrent un Dieu qui appelle tous les hommes pour être ses messagers ; il s’est adressé à Isaïe qui n’avait que 20 ans ; et il lui pose cette question : « qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? » Et Isaïe a répondu : « Me voici, envoie-moi ! » C’est ainsi qu’Isaïe est devenu prophète du Seigneur auprès de son peuple.

« Qui enverrai-je ? » C’est aussi cette question qui a interpellé les acteurs de la Pastorale de la santé. Chacun à sa manière s’efforce de vivre au quotidien la Parole du Christ : « j’étais malade et vous m’avez visité… » Cette journée nous donne l’occasion de mettre à l’honneur toutes les personnes qui sont au contact des personnes malades, à domicile, dans les hôpitaux, les maisons de retraite, au Service Évangélique des malades…

Ce service auprès des plus fragiles n’est pas que l’affaire de quelques-uns. Il nous concerne tous. Nous sommes tous appelés et envoyés. Dans la seconde lecture, nous avons le témoignage de Paul. Ce qui a fait de lui un apôtre du Christ ce n’est pas d’abord ses qualités d’orateur ni ses voyages missionnaires, ni son souci des pauvres et des opprimés. Le vrai point de départ a été sa rencontre avec le Christ ressuscité sur le chemin de Damas. Il l’a vu vivant au milieu des siens. Le Christ l’a appelé à le suivre ; lui-même nous dit : “c’est par la grâce de Dieu je suis ce que je suis”. Nous aussi, nous sommes le fruit de cette grâce aussi bien par nos qualités humaines que par la foi que nous avons reçue. Le Christ est toujours avec nous ; comme Paul et bien d’autres nous avons la responsabilité de transmettre ce que nous avons reçu.

L’Évangile nous parle de l’appel des premiers disciples. Pressé par la foule, Jésus a besoin d’être aidé. C’est important car il faut que le filet de la Parole atteigne tous les hommes. Cette aide, il va la demander aux pêcheurs qui ont mis leurs barques à sa disposition. Il va d’abord les inviter à avancer au large et de jeter leurs filets pour prendre du poisson.

Simon qui avait peiné toute la nuit sans rien prendre répond à l’invitation du Maître : “Sur ta parole, je vais jeter les filets.” Simon joue gros sur la Parole de Jésus. Il joue son avenir mais il ne le sait pas encore. Un seul geste exécuté à la demande du Seigneur et le résultat est inespéré. Il doit même demander à ses compagnons de l’autre barque de venir l’aider sinon cette pêche extraordinaire aurait été perdue.

Aujourd’hui comme autrefois, le Christ nous invite à avancer au large. En ce jour, il nous envoie spécialement vers les plus fragiles. Le regard de la foi nous apprend à le reconnaître quand nous sommes réunis en son nom. Il est également présent au cœur de ce monde à travers les chrétiens qui s’engagent pour répondre à son appel : des catéchistes, des animateurs accompagnent les enfants et les jeunes. Des équipes s’organisent pour visiter des personnes malades. D’autres accompagnent les familles en deuil. A travers tous ces gestes de solidarité et bien d’autres, c’est le Seigneur ressuscité qui se manifeste à nous. Il compte sur nous pour que, à notre tour, nous devenions des apôtres.

A la suite de Pierre et des apôtres, nous sommes tous appelés et envoyés pour être des pêcheurs d’hommes. Comprenons bien : cette pêche n’a rien à voir avec une capture. C’est d’un sauvetage qu’il s’agit. Nous sommes un peu comme ceux qui se jettent à l’eau pour ramener celui ou celle qui risquait de se noyer. A travers nous, c’est le Seigneur qui agit car il veut que tous les hommes soient sauvés.

Mais nous ne devons jamais oublier que sans Jésus, ces filets resteront vides. Si nous abandonnons la prière et les sacrements, nos efforts resteront vains. On va peiner des jours et des jours pour rien. Le Christ nous invite à nous raccrocher à lui et à accueillir la nourriture qu’il nous propose pour nourrir notre foi, notre espérance et notre amour. Il nous assure de sa présence tous les jours et jusqu’à la fin de notre vie.

Nous t’en prions, Dieu notre Père, répands sur nous ton Esprit ; qu’il nous oriente sans cesse vers la Lumière. Qu’il nous donne la force de conformer notre vie à la Parole de ton Fils Jésus Christ, lui qui a été envoyé pour les pécheurs comme pour les justes. Amen

Télécharger : 5ème dimanche du temps ordinaire
Dimanche de la santé 2025 (livret d’animation)
Article sur le dimanche de la santé 

5ème dimanche du temps ordinaire ©

Textes bibliques : Lire
Pistes pour l’homélie
Les textes bibliques de ce dimanche nous montrent un Dieu qui appelle tous les hommes pour être ses messagers ; il s’est adressé à Isaïe qui n’avait que 20 ans ; et il lui pose cette question : « qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? » Et Isaïe a répondu : « Me voici, envoie-moi ! » C’est ainsi qu’Isaïe est devenu prophète du Seigneur auprès de son peuple.

« Qui enverrai-je ? » C’est aussi cette question qui a interpellé les acteurs de la Pastorale de la santé. Chacun à sa manière s’efforce de vivre au quotidien la Parole du Christ : « j’étais malade et vous m’avez visité… » Cette journée nous donne l’occasion de mettre à l’honneur toutes les personnes qui sont au contact des personnes malades, à domicile, dans les hôpitaux, les maisons de retraite, au Service Evangélique des malades…

Ce service auprès des plus fragiles n’est pas que l’affaire de quelques-uns. Il nous concerne tous. Nous sommes tous appelés et envoyés. Dans la seconde lecture, nous avons le témoignage de Paul. Ce qui a fait de lui un apôtre du Christ ce n’est pas d’abord ses qualités d’orateur ni ses voyages missionnaires, ni son souci des pauvres et des opprimés. Le vrai point de départ a été sa rencontre avec le Christ ressuscité sur le chemin de Damas. Il l’a vu vivant au milieu des siens. Le Christ l’a appelé à le suivre ; lui-même nous dit : “c’est par la grâce de Dieu je suis ce que je suis”. Nous aussi, nous sommes le fruit de cette grâce aussi bien par nos qualités humaines que par la foi que nous avons reçue. Le Christ est toujours avec nous ; comme Paul et bien d’autres nous avons la responsabilité de transmettre ce que nous avons reçu.

L’Évangile nous parle de l’appel des premiers disciples. Pressé par la foule, Jésus a besoin d’être aidé. C’est important car il faut que le filet de la Parole atteigne tous les hommes. Cette aide, il va la demander aux pêcheurs qui ont mis leurs barques à sa disposition. Il va d’abord les inviter à avancer au large et de jeter leurs filets pour prendre du poisson.

Simon qui avait peiné toute la nuit sans rien prendre répond à l’invitation du Maître : “Sur ta parole, je vais jeter les filets.” Simon joue gros sur la Parole de Jésus. Il joue son avenir mais il ne le sait pas encore. Un seul geste exécuté à la demande du Seigneur et le résultat est inespéré. Il doit même demander à ses compagnons de l’autre barque de venir l’aider sinon cette pêche extraordinaire aurait été perdue.

Aujourd’hui comme autrefois, le Christ nous invite à avancer au large. En ce jour, il nous envoie spécialement vers les plus fragiles. Le regard de la foi nous apprend à le reconnaître quand nous sommes réunis en son nom. Il est également présent au cœur de ce monde à travers les chrétiens qui s’engagent pour répondre à son appel : des catéchistes, des animateurs accompagnent les enfants et les jeunes. Des équipes s’organisent pour visiter des personnes malades. D’autres accompagnent les familles en deuil. A travers tous ces gestes de solidarité et bien d’autres, c’est le Seigneur ressuscité qui se manifeste à nous. Il compte sur nous pour que, à notre tour, nous devenions des apôtres.

A la suite de Pierre et des apôtres, nous sommes tous appelés et envoyés pour être des pêcheurs d’hommes. Comprenons bien : cette pêche n’a rien à voir avec une capture. C’est d’un sauvetage qu’il s’agit. Nous sommes un peu comme ceux qui se jettent à l’eau pour ramener celui ou celle qui risquait de se noyer. A travers nous, c’est le Seigneur qui agit car il veut que tous les hommes soient sauvés.

Mais nous ne devons jamais oublier que sans Jésus, ces filets resteront vides. Si nous abandonnons la prière et les sacrements, nos efforts resteront vains. On va peiner des jours et des jours pour rien. Le Christ nous invite à nous raccrocher à lui et à accueillir la nourriture qu’il nous propose pour nourrir notre foi, notre espérance et notre amour. Il nous assure de sa présence tous les jours et jusqu’à la fin de notre vie.

Nous t’en prions, Dieu notre Père, répands sur nous ton Esprit ; qu’il nous oriente sans cesse vers la Lumière. Qu’il nous donne la force de conformer notre vie à la Parole de ton Fils Jésus Christ, lui qui a été envoyé pour les pécheurs comme pour les justes. Amen

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Dimanche de la santé 2025
Article sur le dimanche de la santé

 

 

Le dimanche de la santé 2025

Le dimanche 9 février est celui de la santé. Il a été instauré vers la fin des années 80 à l’initiative d’un groupe de l’Action Catholique des Milieux Sanitaires et Sociaux (ACMSS) pour mettre en lumière les soignants de tous les horizons dans les communautés paroissiales. Ces soignants, avec leurs horaires décalés, ne pouvaient pas toujours pratiquer facilement. Mais ils vivaient au quotidien la parole du Christ : « J’étais malade et vous m’avez visité’ (Mt 25, 35-45).

Cette journée nous donne aussi l’occasion de mettre à l’honneur toutes les personnes qui donnent le meilleur de leur temps pour visiter les malades, celles qui s’engagent dans les aumôneries des hôpitaux, dans les Ehpad, au Service Évangélique des malades. Nous savons tous combien ces visites sont très attendues.

En ce jour, nous tenons à manifester toute notre reconnaissance à tous ceux et celles qui vivent au quotidien ces engagements ; tous sont absolument essentiels :
• Services administratifs…
• Soins des malades…
• Préparation et service des repas…
• Service de nettoyage…
Que serait le séjour des résidents si l’un ou l’autre de ces services venait à défaillir ?

Et puis, dans de nombreux Ehpad, nous trouvons un autre service qu’il ne faut surtout pas oublier : c’est celui des animateurs et animatrices. Leur rôle est absolument essentiel. Avec eux et grâce à eux, les résidents n’ont pas le temps de s’ennuyer. Nous les avons vus organiser toutes sortes d’activités, préparation des décorations de Noël, Carnaval, chant, sorties, rencontres intergénérationnelles pour apprendre Internet (à 95 ans !)…

Ce service des personnes malades et handicapées, nous le retrouvons avec l’Hospitalité lors du pèlerinage diocésain à Lourdes. C’est un vrai bonheur d’y voir tous ces nombreux jeunes qui s’engagent avec leurs aînés auprès des plus fragiles. Les uns et les autres peuvent dire : « J’ai beaucoup plus reçu que donné ».

Ce qui fait la valeur d’une vie, c’est précisément notre amour de tous les jours pour tous ceux et celles qui nous entourent, en particulier les plus fragiles, dans les hôpitaux, les maisons de retraite et à domicile. Tous ces gestes de service prennent valeur d’éternité ; un jour, beaucoup seront surpris d’entendre cette parole du Christ : « tout ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ». Alors oui, soyons dans la joie de servir ces petits que le monde oublie.

Page Facebook d’une équipe d’animation : Résistance joyeuse

Le pardon, une nouvelle chance

Nous avons besoin de convertir l’idée que nous nous faisons de notre Dieu face à nos péchés. Nous l’imaginons volontiers vindicatif, partial et vengeur. Or il est miséricordieux : « il nous aime avec des entrailles maternelles ».

1. Le pardon de Dieu est plus fort que sa justice. Le peuple hébreu, est très vite oublieux de Celui qui l’avait fait sortir d’Égypte. Il s’est mis à adorer un dieu Égyptien, le veau d’or. La justice aurait voulu que ce peuple soit puni sévèrement. Mais à la prière de Moïse, Dieu laisse plutôt parler son cœur (que la Bible qualifie de maternel). Et il pardonne. Croyons-nous que l’amour de Dieu est plus fort que nos offenses ?

2. Le pardon de Dieu est plus fort que le passé. Au moment d’être choisi comme apôtre, le passé de Paul ne plaidait pas en sa faveur : Il ne savait que « blasphémer, persécuter et insulter ». Pourtant Jésus Christ lui a fait confiance. Le passé pèse lourd parfois dans nos vies… Et pourtant, il s’efface devant le pardon sans limite dont Dieu nous comble.

3. Le pardon de Dieu est plus fort que nos égarements. L’évangile nous parle de pièce perdue, de brebis perdue et de fils perdu. Mais il nous dit surtout que pour Dieu rien n’est jamais définitivement perdu. On pourrait presque l’accuser de « discrimination positive » dans son parti pris préférentiel pour celui qui s’égare ! Dieu est à notre recherche. Saurons-nous saisir cette chance que le Seigneur nous donne et en être les témoins auprès de nos frères ?

Samedi de la 3ème semaine du temps ordinaire

 « Silence, tais toi ! »


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4, 35-41
Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples :
« Passons sur l’autre rive. »
    Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était,
dans la barque,
et d’autres barques l’accompagnaient.
    Survient une violente tempête.
Les vagues se jetaient sur la barque,
si bien que déjà elle se remplissait.
    Lui dormait sur le coussin à l’arrière.
Les disciples le réveillent et lui disent :
« Maître, nous sommes perdus ;
cela ne te fait rien ? »
    Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer :
« Silence, tais-toi ! »
Le vent tomba,
et il se fit un grand calme.
    Jésus leur dit :
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ?
N’avez-vous pas encore la foi ? »
    Saisis d’une grande crainte,
ils se disaient entre eux :
« Qui est-il donc, celui-ci,
pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » (AELF)

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Méditation
Jésus a prêché toute la journée. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive ! » Cette autre rive, c’est celle du monde païen. Là aussi, la Parole de l’Évangile doit être annoncée car Dieu veut que tous les hommes soient sauvés.
 
Or voilà qu’au cours de la traversée, c’est la tempête ; elle devient menaçante. C’est aussi ce qui se produit dans la vie de l’Église. Quand saint Marc écrit son Évangile, les chrétiens sont violemment persécutés. Et nous-mêmes, nous avons parfois à affronter d’autres tempêtes, des scandales des incidents désagréables, des paroles blessantes, des inquiétudes, des peurs qui nous ligotent.
 
Comme les disciples, nous pouvons crier vers le Seigneur : « Maître, nous sommes perdus ! » La bonne nouvelle c’est qu’avec le Christ présent dans notre barque, nous ne courons aucun danger. Encore faut-il que nous acceptions de lui faire confiance et de lui remettre nos vies. Il est toujours présent auprès de nous, même quand il semble dormir. Avec lui, les forces du mal ne peuvent avoir le dernier mot.

Seigneur Jésus, nous croyons en toi. Viens en aide à notre manque de foi.