Mercredi de la 4ème semaine du Carême 2025

Le jour du Sabbat
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (5, 17-30)
En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. » C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement. Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement. Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut. Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé. Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie. Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ; et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme. Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés. Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. » (AELF)
 
Méditation
Dans son évangile, saint Jean ne se contente pas de nous montrer les miracles de Jésus. Il en donne la « signification », la dimension invisible. Le paralysé vient de quitter cette piscine où il vivait depuis si longtemps dans l’espérance d’une vie nouvelle. Et c’est alors la controverse
 
En effet, les juifs reprochent à Jésus de violer le repos du Sabbat. Alors, il prend le temps de leur dévoiler le sens de son geste. Il leur révèle que Dieu « travaille ». Dieu est toujours à l’ouvrage. Son grand projet c’est de sauver tous les hommes, de les libérer de leurs esclavages et de tout ce qui les détruit. Il est important pour nous de contempler ce que Dieu est en train de faire.
 
Le grand secret de la vie de Jésus c’est qu’il passe tout son temps à rejoindre son Père qui est toujours à l’œuvre. Il ne cesse d’agir sur ce grand chantier où Dieu est toujours en train de « faire » quelque chose. Jésus est entièrement tourné vers Dieu pour coopérer à son œuvre de salut.
 
La guérison de l’homme paralysé annonce quelque chose de plus grand et de plus beau : Dieu veut nous combler tous de sa vie et de son amour. Celui qui « écoute » sa parole et « croit » en lui est branché sur Dieu, vivant de Dieu, participant de Dieu. Il a déjà la Vie de Dieu en lui, la Vie éternelle.

Mardi de la 4ème semaine du Carême 2025

Jésus nous guérit
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (5, 1-16)
À l’occasion d’une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades : aveugles, boiteux et paralysés. Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit: «Est-ce que tu veux retrouver la santé?» Le malade lui répondit: «Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi.» Jésus lui dit: «Lève-toi, prends ton brancard, et marche.» Et aussitôt l’homme retrouva la santé. Il prit son brancard: il marchait!
Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri: «C’est le sabbat! Tu n’as pas le droit de porter ton brancard.» Il leur répliqua: «Celui qui m’a rendu la santé, c’est lui qui m’a dit: “Prends ton brancard, et marche!”»
Ils l’interrogèrent: «Quel est l’homme qui t’a dit: “Prends-le, et marche”?» Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit. Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit: «Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver pire encore.»
L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui lui avait rendu la santé. Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat. (AELF)
Méditation
L’évangile de ce jour nous présente une humanité souffrante : aveugles, boiteux, perclus…une humanité diminuée physiquement par la maladie et les accidents. Jésus voit toute cette souffrance et il la partage. Il s’approche de cet homme infirme depuis 38 ans. Il fait pour lui, le plus pauvre parmi ces pauvres malades, ce que les eaux bouillonnantes  obtenaient du plus fort d’entre eux. Comme à l’occasion du bouillonnement des eaux, un seul a été guéri. Mais pour Jésus, la Parole suffit. Le signe de l’eau n’est plus nécessaire.
 
La grande souffrance du paralysé, c’est de n’avoir personne. Ce qui sauve d’abord, c’est l’amour, c’est d’avoir quelqu’un. Voilà un message important pour ceux qui accompagnent ou qui visitent des malades.
 
Pour le paralysé, cette rencontre avec Jésus fut le début d’une vie nouvelle. Dieu veut des hommes et des femmes debout et qui avancent. Or le péché est une paralysie. Mais nous ne sommes pas seuls : Jésus est là près de nous comme il était près du paralysé. Si je refuse la Parole de Jésus, si je n’accepte pas son aide, je « n’ai personne. » Je reste comme le paralysé au bord de la piscine, incapable de rien.
 
Jésus n’est pas simplement un homme ; il porte en lui la puissance de Dieu. Ce jour-là, il a guéri un homme de sa paralysie. Mais ce miracle n’est qu’une sorte d’introduction. Le vrai combat est contre le mal et le péché. C’est là que nous avons besoin de son aide.
 
Seigneur Jésus, toi qui enlèves les péchés du monde, prends pitié de nous.
 

Lundi de la 4ème semaine du Carême 2025

« Va, ton fils vit »

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 4, 43-54
En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après- midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée. © AELF
 
Méditation
Jésus est revenu à Cana en Galilée. C’est là qu’il avait changé l’eau en vin. Aujourd’hui, l’évangéliste saint Jean nous parle d’un nouveau miracle ou plutôt d’un nouveau signe. Il ne s’agit plus d’un problème matériel (manque de vin) mais d’une vie humaine qui est en danger.
 
Nous remarquons d’abord que Jésus ne se rend pas directement chez le malade. Il lui rend la santé sans bouger de Cana. Reconnaissant la foi de son interlocuteur, il lui dit : « va ton fils vit. » Nous aussi, nous pouvons faire beaucoup de bien à distance. la situation dramatique des réfugiés d’Ukraine et de nombreux pays dans le monde nous en donne l’occasion.
 
Cet Évangile nous révèle un 2ème  miracle. Il concerne le fonctionnaire royal, un homme qui faisait partie des persécuteurs d’Israël : « Il crut, lui et toute sa maison. » Le Royaume de Dieu est commencé. Il est offert à tous les hommes, quelle que soit leur origine. Dieu crée des cieux nouveaux, une terre nouvelle, une humanité nouvelle.
 
Le Carême nous adresse un appel à Croire en Jésus sauveur de l’humanité. Forts de cette foi, nous pourrons coopérer à cette œuvre de Dieu, même à distance

Lundi de la 4ème semaine du Carême

« Va, ton fils vit »

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 4, 43-54
En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée. – Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays. Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête. Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm. Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant. Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! » Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! » Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant. Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure (au début de l’après- midi), que la fièvre l’a quitté. » Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée. © AELF
 
Méditation
Jésus est revenu à Cana en Galilée. C’est là qu’il avait changé l’eau en vin. Aujourd’hui, l’évangéliste saint Jean nous parle d’un nouveau miracle ou plutôt d’un nouveau signe. Il ne s’agit plus d’un problème matériel (manque de vin) mais d’une vie humaine qui est en danger.
 
Nous remarquons d’abord que Jésus ne se rend pas directement chez le malade. Il lui rend la santé sans bouger de Cana. Reconnaissant la foi de son interlocuteur, il lui dit : « va ton fils vit. » Nous aussi, nous pouvons faire beaucoup de bien à distance. la situation dramatique des réfugiés d’Ukraine et de nombreux pays dans le monde nous en donne l’occasion.
 
Cet Évangile nous révèle un 2ème  miracle. Il concerne le fonctionnaire royal, un homme qui faisait partie des persécuteurs d’Israël : « Il crut, lui et toute sa maison. » Le Royaume de Dieu est commencé. Il est offert à tous les hommes, quelle que soit leur origine. Dieu crée des cieux nouveaux, une terre nouvelle, une humanité nouvelle.
 
Le Carême nous adresse un appel à Croire en Jésus sauveur de l’humanité. Forts de cette foi, nous pourrons coopérer à cette œuvre de Dieu, même à distance

Samedi de la 3ème semaine du Carême 2025

La prière que Dieu aime
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 18, 9-14
 
En ce temps-là,
à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes
et qui méprisaient les autres,
Jésus dit la parabole que voici :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier.
L’un était pharisien,
et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :
“Mon Dieu, je te rends grâce
parce que je ne suis pas comme les autres hommes
– ils sont voleurs, injustes, adultères –,
ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine
et je verse le dixième de tout ce que je gagne.”
Le publicain, lui, se tenait à distance
et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;
mais il se frappait la poitrine, en disant :
“Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !”
Je vous le déclare :
quand ce dernier redescendit dans sa maison,
c’est lui qui était devenu un homme juste,
plutôt que l’autre.
Qui s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »
© AELF
 
 
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Méditation
Voici donc ce publicain qui monte au temple pour prier. Il n’ose pas lever les yeux au ciel. Il se frappe la poitrine en disant : « Mon Dieu, prend pitié du pécheur que je suis ! » Et là, il ne dit que la stricte vérité. Il reconnaît qu’il a fait beaucoup de torts aux autres. Mais ce qui est important c’est qu’il est vrai devant Dieu. C’est cela qui nous est demandé : Être vrai devant le Seigneur, c’est reconnaître notre précarité. Voilà la vraie prière. Quand cet homme repartit chez lui, « il était devenu juste. »
 
A l’opposé, nous avons le pharisien, un homme qui mérite largement sa bonne réputation. Il est fidèle à la loi. Il jeûne deux fois par semaine. Il pratique l’aumône. Il cherche vraiment à plaire à Dieu. Tout ce qu’il dit dans sa prière est sûrement vrai. Mais il y a un problème : la démarche de cet homme n’est pas vraiment une prière. C’est une contemplation satisfaite de lui-même. Il n’a besoin de rien. Il ne prie pas. Il se regarde. Il fait le compte de ses propres mérites et il en a beaucoup.
 
Or, le Dieu de la Bible ne raisonne pas ainsi. Il n’est pas un juge ni un patron qui récompense les uns et les autres en fonction de leurs mérites. Son amour est totalement gratuit et sans mérite de notre part. Le publicain a reçu bien plus qu’il n’attendait parce qu’il était ouvert au pardon de Dieu. Quant au pharisien, il n’a rien reçu parce qu’il n’attendait rien.
 
Alors la question se pose : De quel côté sommes-nous ? Cette question nous est posée à chacun personnellement. Nous n’avons surtout pas le droit de nous servir de ce texte pour l’appliquer aux autres. Il y en a parfois qui se servent des versets de la Bible pour dénoncer l’hypocrisie des autres. Cette attitude est une insulte grossière à Dieu qui est amour. Nous avons tous plus ou moins à nous faire pardonner notre orgueil, notre suffisance, notre manière parfois de mépriser les autres et de vouloir leur faire la leçon.
 
L’idéal aurait été que ces deux hommes, si opposés entre eux, se mettent ensemble pour faire monter leur prière vers Dieu : Prends pitié des pécheurs que nous sommes… Prends pitié de moi qui ai fait du tort aux autres… Prends pitié de moi qui me crois supérieur aux autres… Prends pitié de nous qui sommes fâchés entre nous… Et le Seigneur aurait dit : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. » En nous rapprochant de lui, il nous rapproche aussi des autres. Il nous apprend à les voir et à les aimer comme des frères et des sœurs.
 
Par notre prière, nos paroles, notre manière d’accueillir l’autre, de faire la paix avec lui, nous témoignons d’un Dieu Amour, d’un Dieu qui veut le salut de tous les hommes. L’apôtre Paul, qui était un pharisien converti, avait bien compris qu’il fallait s’en remettre totalement à Dieu car lui seul peut nous sauver. Devant lui, l’homme n’est jamais un juste; il est un justifié. Il n’est pas gracieux mais gracié. Le pardon du Père est toujours possible pour celui qui se reconnaît pécheur. Pour Dieu, il n’y a pas de situation désespérée. C’est de cette Bonne Nouvelle que nous avons tous à témoigner.

Vendredi de la 3ème semaine du Carême 2025

Tu aimeras
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12, 28b- 34
En ce temps-là,
un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander :
« Quel est le premier de tous les commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse :
« Voici le premier :
Écoute, Israël :
le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur, de toute ton âme,
de tout ton esprit et de toute ta force.
Et voici le second :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit :
« Fort bien, Maître, tu as dit vrai :
Dieu est l’Unique
et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur,
de toute son intelligence, de toute sa force,
et aimer son prochain comme soi-même,
vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit :
« Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »
Et personne n’osait plus l’interroger.
© AELF
 
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Méditation
En ce jour, Jésus nous ramène vers l’essentiel : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grands que ceux-là. »         
 
Jésus nous transmet ainsi un message de la plus haute importance. Nous sommes créés pour aimer. Dieu qui est amour, nous a créés pour que nous puissions, nous aussi, aimer et demeurer unis à lui. Nous ne trouverons la vraie joie qu’en aimant. Il ne s’agit pas d’abord de faire beaucoup de choses mais de vivre selon un esprit filial envers Dieu et fraternel envers les autres. En nous faisant le prochain des autres, nous nous approchons de Dieu qui est amour. Mon prochain, c’est celui que je prends le temps d’écouter et de rencontrer. C’est un seul et même amour qui nous attire vers Dieu et vers les autres. Nos capacités à aimer peuvent être blessées, mais le Seigneur est toujours là pour nous remettre sur la bonne voie.  
 
Nous sommes amenés à découvrir un Dieu qui fait alliance avec les hommes. Il est celui qui fait sans cesse le premier pas vers nous. Mais rien ne se passera si nous ne faisons pas le second vers lui. Malheureusement, quand nous regardons autour de nous et en nous, nous voyons bien que Dieu est souvent le grand oublié. On vit facilement sans lui et en dehors de lui. Et quand nous regardons les journaux et la télévision, nous voyons tous les jours des actes de violence. Sur nos routes, des hommes, des femmes et des enfants sont victimes de l’inconscience de certains. D’autres souffrent à cause des guerres, des conflits familiaux, de la faim, de l’exclusion. Le Christ est présent à travers celui qui n’en peut plus d’être harcelé. C’est tous les jours qu’il est jeté à la rue. Nous devons le reconnaître en celui qui meurt de faim, de froid et surtout de manque d’amour.          
 
En ce temps du Carême, la Parole de Dieu nous interpelle. Elle nous invite à changer notre regard sur Dieu et le prochain. Le Christ veut nous entraîner tous à sa suite. Il veut nous apprendre à voir tous nos frères et sœurs avec le cœur même de Dieu. Célébrer l’Eucharistie c’est communier à l’amour du Christ pour le Père et pour chaque être humain. C’est se mettre en disposition d’aimer. En ce jour, nous te prions Seigneur : Envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre. Amen
 

4ème dimanche du Carême 2025

Un chemin de conversion

Textes bibliques : Lire
Pistes pour l’homélie
Les trois lectures de ce dimanche nous invitent à ne pas oublier les merveilles de Dieu. Le livre de Josué (1ère lecture) nous parle d’un Dieu qui a libéré son peuple esclave en Égypte. Au terme d’une longue traversée du désert, on arrive à la terre que Dieu avait promise à son peuple. Cette entrée dans la terre promise donne lieu à une grande fête. Ce récit du livre de Josué nous révèle un Dieu libérateur et sauveur. Il veut que nous soyons libres et heureux.

Tout au long de notre pèlerinage terrestre, nous sommes en marche vers le monde de Dieu. L’esclavage que nous devons abandonner, c’est celui qui est provoqué par l’égoïsme, l’amour de l’argent ; c’est aussi celui de l’indifférence et de la violence sous toutes ses formes. Nous avons tous à lutter contre les traces du monde ancien. Mais la question n’est pas de SE transformer mais de SE laisser transformer par le Seigneur ; ce combat que nous avons à mener n’est pas le nôtre mais le sien. Le Carême est là pour nous inviter à revenir vers lui et à lui donner la première place dans notre vie.

Ce Carême nous est donné comme un temps de réconciliation. C’est le message qui nous est transmis par l’apôtre Paul dans sa lettre aux Corinthiens (2ème lecture). Cette réconciliation nous a été obtenue par le Christ ; elle ne demande qu’à être accueillie ; l’apôtre Paul nous adresse un appel pressant : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu ». Il ne demande qu’à nous accueillir et à nous pardonner. Avec lui, c’est la naissance d’un monde nouveau que chacun de nous peut contempler.

Tout l’Évangile nous parle de cette miséricorde de Jésus. Il a été envoyé pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Il n’hésite pas à faire bon accueil aux pécheurs et aux exclus. Ils font partie de son bien le plus précieux. S’ils sont engagés sur des chemins de perdition, il va tout faire pour les ramener à lui. C’est vrai aussi pour chacun de nous : si nous sommes égarés loin de lui, il ne cesse de nous chercher, même si nous sommes tombés très bas. Avec lui, il n’y a pas de situation désespérée. Il nous appelle tous à revenir vers lui car il ne demande qu’à nous combler de son amour.

L’Évangile de saint Luc nous rapporte la parabole des deux fils et de leur père. Cette parabole, nous la connaissons bien car nous l’avons entendue souvent. C’est l’histoire d’un garçon qui réclame sa part d’héritage et qui s’en va. Après avoir dépensé tout son bien dans une vie de débauche, il finit par se trouver dans la misère. Il décide alors de revenir vers son père. Ce retour n’est pas dû à une vraie conversion mais à la faim qui le tenaille.

Certains ne se gênent pas pour dire que ce fils indigne mériterait une bonne correction. Ils oublient simplement une chose : cet homme que nous appelons le fils prodigue, c’est chacun de nous ; nous sommes comme lui chaque fois que nous nous éloignons de Dieu. En dehors de lui, nous courons à notre perte. Comme le père de la parabole, Dieu fait le premier pas vers nous ; il nous offre son pardon gratuit ; il n’est que miséricorde pour tous, même si nous avons commis le pire. Nous sommes tous aimés de Dieu ; il nous appartient de le dire et de le redire à ceux qui ne le savent pas.

Mais dans l’Évangile de ce jour, il y a un problème : le fils aîné rejette son frère au lieu de l’accueillir ; il se considère comme un serviteur fidèle en toutes choses ; il ne comprend rien à l’amour de son père ; et le pire, c’est qu’il ne veut pas comprendre ; il finit par se retrouver hors de la maison de son père où son frère fait la fête. C’est désormais lui qui devient le fils perdu. Pour qu’il puisse entrer dans la maison, il faudra que lui aussi se reconnaisse pécheur. Finalement, son père aura bien plus de mal avec lui.

Dans cette parabole, on peut également entrevoir un troisième fils : c’est Jésus lui-même. Il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. C’est lui, Jésus, qui a préparé le banquet pour « la grande fête du pardon ». Il est « le Chemin, la Vérité et la Vie » ; c’est par lui que nous devons passer pour aller au Père. Mais rien ne sera possible si nous ne cherchons pas à devenir « miséricordieux comme le Père ».

Quand nous refusons cette miséricorde envers les autres, nous péchons contre Dieu ; c’est un affront à celui qui a livré son Corps et versé son sang pour nous et pour la multitude ; nous oublions que nous sommes tous des pécheurs et que nous avons tous besoin d’être réconciliés avec Dieu. Nous devons tous retrouver le sens profond du sacrement de la réconciliation. Ce que nous confessons avant tout c’est l’amour de Dieu pour nous. Avec lui, nous pouvons repartir à nouveau. Il nous restitue la dignité de ses enfants ; il nous invite à reprendre la route sur le chemin qui nous conduit au Père.

En ce temps du Carême qui nous sépare encore de Pâques, nous sommes invités à intensifier ce chemin de conversion. Laissons-nous toucher par ce regard d’amour du Père pour nous tous. Le temps du Carême nous est donné pour revenir à lui de tout notre cœur en rejetant toute compromission avec le péché. La Vierge Marie est toujours là pour nous accompagner sur ce chemin de conversion. Comme aux noces de Cana, elle ne cesse de nous redire : « Faites tout ce qu’il vous dira. »
Télécharger l’homélie et la prière universelle : 4ème dimanche du Carême

Jeudi de la 3ème semaine du Carême 2025

 
Jésus chasse les démons
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11, 14-23
 
En ce temps-là,
Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet.
Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler,
et les foules furent dans l’admiration.
Mais certains d’entre eux dirent :
« C’est par Béelzéboul, le chef des démons,
qu’il expulse les démons. »
D’autres, pour le mettre à l’épreuve,
cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit :
« Tout royaume divisé contre lui-même devient désert,
ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même,
comment son royaume tiendra-t-il ?
Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul
que j’expulse les démons.
Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse,
vos disciples, par qui les expulsent-ils ?
Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.
En revanche, si c’est par le doigt de Dieu
que j’expulse les démons,
c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.
Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais,
tout ce qui lui appartient est en sécurité.
Mais si un plus fort survient et triomphe de lui,
il lui enlève son armement, auquel il se fiait,
et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.
Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ;
celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. » © AELF
 
 
Méditation
« Jésus venait de chasser un démon. Le possédé était muet. Quand il eut chassé le démon, le muet parla ». Cet événement nous montre à quel point la présence de Jésus est bienfaisante. Il est la lumière qui illumine les hommes. Les foules sont dans l’admiration.
 
Ce mal qui abime l’homme est toujours bien présent. Nous pensons à toutes ces violences terroristes qui ne cessent de faire la une de l’actualité. Les médias nous transmettent des discours accusateurs qui cherchent à anéantir l’adversaire. C’est comme des boules puantes que l’on s’envoie de l’un à l’autre. Cela fait partie des forces destructrices  que personne ne semble maîtriser. Jésus vient à nous pour nous libérer. Avec lui, les démons sont chassés. Le mal ne peut avoir le dernier mot. Le Christ veut nous associer à sa victoire sur le péché.
 
Nous pouvons parler, rendre grâce. Mais les adversaires de Jésus font preuve de mauvaise foi. Ils l’accusent d’utiliser les pouvoirs du chef des démons. Ça n’a pas de sens. Si le chef des démons agit contre son camp, il va à sa ruine. Attribuer la guérison du muet à Béelzéboul, c’est affirmer que Satan combat lui-même le mal qu’il fait. Dans ce cas, c’est la guerre civile dans son camp.
 
Certains peuvent penser que tout cela est un peu dépassé pour notre monde actuel. Détrompons-nous : Ils sont nombreux ceux qui font appel aux horoscopes, à la magie blanche ou noire, aux voyants, aux guérisseurs… Tout cela n’est pas de Dieu. Jésus n’agit pas avec les pouvoirs de Satan. En lui, c’est Dieu qui libère l’homme : les muets parlent, les aveugles retrouvent la vue, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. Le Christ est venu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Mais pour reconnaître ces bienfaits, il faut la confiance qui expulse le démon de la méfiance et de la médisance.
 
Nous n’aurons jamais fini de redécouvrir l’image du vrai Dieu, du Dieu Amour, du Dieu libérateur. Au lieu de faire appel à ceux « qui ont des pouvoirs », jetons-nous dans ses bras. Demandons-lui qu’il nous donne force et courage pour prendre part avec les autres hommes à la lutte contre la maladie, la souffrance et toutes les emprises du mal. « O Seigneur, comment reconnaître Les bienfaits dont tu m’as comblé ? Chaque jour je célébrerai tes grandeurs, Alléluia ! »
 
 Chant du jour
 

Mercredi de la 3ème semaine du Carême 2025

Appel à nous convertir

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5, 17-19
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis :
Avant que le ciel et la terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. » (AELF)
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Méditation
En lisant cet Évangile, nous voyons que Jésus s’inscrit dans une progression. Il ne supprime pas les étapes précédentes, ne pas tuer, ne pas voler. Il nous appelle à en franchir une nouvelle : « On vous a dit… Moi je vous dis… » Cet évangile est un appel à une véritable conversion. Nous devons réapprendre à régler notre vie sur Jésus et non sur la manière de faire des hommes. Il est urgent de tout faire pour aller toujours plus loin dans l’amour. La véritable exigence pour un chrétien c’est d’aimer toujours davantage, c’est de nous laisser habiter par l’amour de Dieu.
Voilà un chemin difficile. Mais nous ne sommes pas seuls. Jésus est toujours là avec nous. Il nous donne la force nécessaire pour nous engager dans cette direction. Il ne se contente pas de nous donner des commandements. Il nous donne sa grâce. Son Esprit déploie sa force dans notre faiblesse. Il nous relève et nous affermit.     En ce jour, nous le prions en union avec tous les chrétiens : Dieu notre Père, nous te confions ton Église. Que la Parole du Christ, dans ses exigences et sa bienveillance soit toujours notre nourriture. Amen

Fête de l’Annonciation (2025)

L’annonce faite à Marie
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. © AELF
 
 
Méditation
Ce récit de l’Annonciation, nous le connaissons bien. C’est l’instant divin qui bouleversa l’humanité : L’ange Gabriel se rendit chez Marie pour lui annoncer qu’elle avait été choisie pour être la mère de son Fils. Marie répond librement : « Je suis la servante de Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole. »
 
Nous aussi nous sommes tous choisis par Dieu pour incarner sa bonté, sa tendresse, sa justice. Il a besoin de nos mains pour continuer les siennes. Il a besoin de nos lèvres pour prononcer ses paroles. L’Esprit Saint nous inspire. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la question qu’il nous pose, il nous invite à lui dire « oui ». A l’instant où nous disons oui, l’amour surgit comme un raz de marée emportant tout sur son passage. C’est une aventure magnifique qui commence. Il n’y a pas de plus grand honneur que d’être les serviteurs de l’amour.
 
Acceptons-nous  la venue du Christ en nous et dans notre vie ? De notre oui dépendra notre futur éternel et la subite transformation de notre esprit et notre quotidien. Porter Dieu en soi et l’offrir au monde a pour conséquence une joie que nul ne peut nous ôter.
 
Comme la Vierge Marie, Quel que soit notre âge et notre état de santé, Dieu nous confie une mission. Il a besoin de nous et de notre accord. Ne craignons pas : Cette mission est tournée vers le bonheur, le nôtre et celui des hommes. Vivre sous le regard de Dieu c’est savoir que l’on avance avec Jésus et Marie sur un chemin grandiose. Ce chemin nous conduit là où ils sont déjà, dans le ciel de bonheur et de gloire. C’est là qu’ils nous attendent…
Tout au long de notre vie, nous sommes tous invités à redire le « oui » de Marie ; il est celui de notre baptême. Et en même temps, nous devons continuellement nous l’approprier, le développer, le faire pénétrer dans tous les recoins de notre existence. Marie a accompagné Jésus jusqu’au bout de son chemin terrestre. Soyons sûrs qu’elle nous portera jusqu’au bout de notre effort.
 
Prière de St Bernard
MARIE
Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton cœur.
En suivant Marie, on ne dévie pas, on ne désespère pas ;
Si elle te protège, tu ne craindras pas ;
Si elle te guide, tu ne connaîtras pas la fatigue.
Si elle est avec toi, tu es sûr d’arriver au but.
Et quand les vents de la tempête se lèvent, regarde l’Étoile qui s’appelle MARIE.