Mercredi de la 21ème semaine du temps ordinaire (2025)

« Malheureux êtes-vous ! »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23. 27-32
Jésus disait: «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis à la chaux: à l’extérieur, ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures. C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes, et vous dites: “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.” Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes: vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Eh bien, vous, achevez donc ce que vos pères ont commencé!»
© AELF
 
 
 
Méditation
Jésus s’adresse à des gens qu’il qualifie d’hypocrites. C’est ce qui se passe quand on cherche à faire paraître ce qu’on n’est pas. On fait tout pour sauvegarder une apparence d’honorabilité, de piété, de moralité. Mais par en-dessous, ce n’est que de la pourriture
 
Jésus démasque le danger du faux semblant. Il lui oppose l’homme qui a  faim et soif de la justice, celui qui se remet en question pour s’ajuster davantage aux intentions de Dieu
 
Au diable l’image de marque. Reconnaissons humblement nos faiblesses et notre misère. Ce sera toujours mieux que de s’enfermer dans la sécurité trompeuse d’un état honorable mais faux. « La vérité vous rendra libres »
 
« Changez vos cœurs, croyez à la bonne nouvelle !
Changez de vie, croyez que Dieu vous aime. »

22ème dimanche du temps ordinaire (2025)

Toi qui penses être grand, sauras-tu t’abaisser ?

L’humilité, la dépossession, le désencombrement, la gratuité… autant d’appels lancés en ce 22e dimanche du temps ordinaire ; il est bien difficile de les mettre en pratique dans nos vies. Les textes de ce jour peuvent nous y aider : savoir que notre vie dépend des autres et de Dieu pour mieux reconnaître notre juste place, par la grâce de Dieu. Dès lors, nous pourrons entrer dans la joie de notre Seigneur (psaume).

Textes pour célébrer
Monition d’ouverture
Frères et sœurs, un même désir de bonheur, une même foi nous rassemblent. Ou plutôt, c’est le Seigneur lui-même qui nous rassemble. Sous son regard qui voit au-delà même des apparences, creusons notre désir de le suivre, sans peur, conscients de nos pauvretés, mais confiants en sa parole.

Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus, toi qui aimes les justes
et qui ouvres grandes les portes
aux pauvres et aux opprimés,
béni sois-tu et prends pitié de nous.

Ô Christ, ton amour envers nous
s’est montré le plus fort ;
éternelle est ta fidélité,
béni sois-tu et prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, tu nous accueilles comme tes fils
et pour nous, tu rends droits les sentiers tortueux,
béni sois-tu et prends pitié de nous.

Homélie
Textes bibliques : Lire
Les lectures bibliques de ce dimanche nous parlent de l’humilité. Elles ne veulent pas nous donner de simples conseils de politesse et de savoir vivre. Il s’agit de quelque chose de bien plus important ; pour comprendre ce message, c’est vers le Christ que nous devons regarder : dans sa lettre aux Philippiens, saint Paul nous dit que Jésus “s’est abaissé… jusqu’à mourir et mourir sur une croix. C’est pourquoi, Dieu l’a élevé au-dessus de tout.” C’est ainsi que Jésus nous montre le chemin qui conduit vers le Père.

La première lecture nous rapporte les paroles de Ben Sirac le Sage. Cet homme a rencontré des personnes qui avaient des responsabilités importantes. Certains étaient vraiment gonflés d’orgueil : cela pourrissait les meilleures choses jusqu’à la racine ; d’autres agissaient avec patience et douceur. En restant humbles, ils savaient se faire aimer ; cela les rendait plus efficaces. Cette leçon d’humilité n’est pas seulement un bon conseil pour avoir de la considération. L’humilité qui est mise en avant c’est d’abord celle du Seigneur. Ce sont les humbles qui lui rendent gloire. En accomplissant “toute chose avec humilité”, on s’accorde au Seigneur lui-même.

C’est un peu ce même message que nous trouvons dans la seconde lecture (Lettre aux Hébreux). L’auteur y parle de la venue de Dieu et de ses manifestations. Autrefois, sur la montagne du Sinaï, ces manifestations étaient visibles : il y avait le feu, les ténèbres, l’ouragan, le son des trompettes. Quand le Christ est venu, rien de tout cela : tout s’est passé dans l’humilité. Cette venue du Christ a été pour les chrétiens le point de départ d’une alliance nouvelle, une relation nouvelle avec Dieu. C’est en Jésus que nous trouvons la source du bonheur au ciel et sur la terre. Nous sommes introduits dans la cité sainte avec les saints et les anges. Tel est l’enseignement de l’auteur de la lettre aux Hébreux.

L’évangile nous montre Jésus invité chez un chef des pharisiens pour y prendre son repas. Il constate que les invités choisissent spontanément les premières places. Alors, il dit une parabole pour remettre les choses à l’endroit : Comprenons bien : ces paroles du Christ ne sont pas de simples conseils de politesse ; il a bien mieux à faire : “Va te mettre à la dernière place, dit-il ; et on te dira : avance plus haut”. A travers ces paroles, le Christ nous parle des conditions d’admission au Royaume de Dieu : il nous recommande de bannir toute ambition, tout sentiment de supériorité.

C’est ce message que nous retrouvons dans le Magnificat de la Vierge Marie : Dieu élève les humbles ; il abaisse les orgueilleux. Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus nous recommande d’inviter les petits, les pauvres, les exclus. Bien sûr, ils ne peuvent pas rendre l’attention qu’on leur porte. Mais cet amour gratuit et désintéressé ne restera pas sans récompense au jour de la résurrection. Etre à la fois sans prétention et désintéressé, c’est le meilleur moyen de gagner le cœur de Dieu et celui des hommes.

Pour nous aider à comprendre cela, nous pouvons partir de ce que nous avons pu observer. Si les rivières coulent vers la mer, c’est parce que le niveau de la mer est plus bas que celui des cours d’eau. C’est son aptitude à se tenir aussi bas qui lui permet de recueillir toute cette eau. C’est un peu l’image de ce qui se passe dans notre relation à Dieu. Il est pour nous comme cette rivière qui ne demande qu’à nous combler de son amour. Mais cela ne sera possible que si nous restons au bon niveau. C’est l’humilité qui nous aide à accepter notre petitesse et la grandeur de Dieu. Si nous restons imbus de notre orgueil et de notre supériorité, rien ne sera possible.

Jésus nous a donné le plus bel exemple d’humilité. Il est Dieu fait homme. Il est né dans les conditions les plus ordinaires. Il a vécu parmi les pêcheurs du lac de Galilée ; il a accueilli des publicains, des pécheurs notoires, des lépreux. En toute circonstance, il a été un modèle d’humilité. Il n’a autorisé ses disciples à l’appeler “Maitre et Seigneur” qu’après leur avoir lavé les pieds. Nous n’oublions pas que cet humble service n’était normalement accompli que par le serviteur. Nous, disciples du Christ, nous sommes invités à suivre chaque jour le même chemin que le Maître.

En ce jour, nous nous tournons vers toi, Seigneur : tu es venu non pour être servi mais pour servir. Toi qui connais notre orgueil et nos désirs de grandeur, nous te prions : montre-nous le bonheur qu’il y a à donner sa vie pour ceux qu’on aime ; ainsi, nous parviendrons tous à la joie de ton Royaume. Amen

Télécharger : 22ème dimanche du temps ordinaire

Prière universelle
Introduction
Invités gratuitement à la table du Seigneur,
ouvrons notre prière à tous les invités de son amour.

Intentions
Pour les pasteurs de l’Église : afin que, rejetant toute soif de puissance, ils annoncent à tous les hommes qu’ils ont leur place à la table de Dieu. Seigneur, nous te prions.

Pour tous nos responsables politiques, économiques et sociaux : afin qu’ils se préoccupent des personnes qui sont aux dernières places dans nos sociétés et nos communautés. Seigneur, nous te prions.

Pour les enfants et les jeunes qui reprennent le chemin de l’école : afin qu’ils y trouvent l’accueil, l’encouragement et la sérénité dont ils ont besoin. Seigneur, nous te prions.

Pour notre communauté paroissiale, afin que chacun y trouve sa place et découvre la joie de l’humilité et du service. Seigneur, nous te prions.

Conclusion
Toi qui accueilles nos prières et les exauces toujours, béni sois-tu, Seigneur. Apprends-nous à accueillir comme toi les demandes de nos frères. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Samedi de la 21ème semaine du temps ordinaire (2025)

Dieu nous confie tous ses biens

Évangile selon saint Matthieu 25. 14-30
 Jésus parlait à ses disciples de sa venue; il disait cette parabole: «Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître. Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit: “Seigneur, tu m’as confié cinq talents; voilà, j’en ai gagné cinq autres. — Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.” Celui qui avait reçu deux talents s’avança ensuite et dit: “Seigneur, tu m’as confié deux talents; voilà, j’en ai gagné deux autres. — Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.
” Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit: “Seigneur, je savais que tu es un homme dur: tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” Son maître lui répliqua: “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent, et donnez-le à celui qui en a dix.
Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents!” »
©AELF
 
 
Méditation
À l’époque de Jésus, un talent était un poids en or ou en argent de trente ou soixante kilogrammes. Cela pouvait représenter le salaire de vingt ou trente années de travail, pratiquement toute une vie. Un talent, deux talents et surtout cinq talents, c’était donc une immense fortune. Dans la parabole de ce jour, il s’agit donc de sommes inestimables qui sont confiées gratuitement.
 
Si Jésus emploie des images si fortes, c’est qu’il a un message important à nous transmettre. Il veut nous faire comprendre que Dieu nous confie gratuitement ses biens les plus précieux. Ces biens continuent à lui appartenir. Ce qu’il nous demande, c’est de les gérer, de les faire fructifier en donnant le meilleur de nous-mêmes. Ces biens qui nous sont confiés, c’est l’évangile de Jésus Christ. Cette Bonne nouvelle, c’est comme une lumière qu’il nous faut communiquer pour qu’elle illumine le monde. « Allez, de toutes les nations, faites des disciples… » (Matthieu 28.19)
 
Ces talents, cette fortune immense, c’est le Royaume de Dieu qu’il nous faut faire grandir. Celui qui a reçu cinq talents les a fait fructifier ; de même celui qui en a reçu deux. Peu importe le nombre de talents reçus. Un jour nous aurons à rendre des comptes. Qu’avons-nous fait de notre baptême ? Est-ce que nous avons mis toutes nos énergies et toute notre intelligence au service du Royaume de Dieu ?
 
Les « serviteurs fidèles » sont introduits dans la joie du Royaume qu’ils ont participé à construire. Celui qui n’a rien fait en est exclu. Mais son pire péché, ce n’est pas sa paresse ; en fait, il n’a pas vu la confiance qui lui était faite. Sa faute c’est d’avoir dénaturé l’image de Dieu, de l’avoir considéré comme un tyran inaccessible et dangereux. En se défiant de lui, il a faussé ses relations avec Dieu. Alors que notre Dieu est plein d’amour, il en vient à voir en lui un concurrent redoutable. « Cet homme ne pourra entrer dans la joie de son Seigneur car il se condamne lui-même en fermant sa porte à Dieu. Cet homme rempli de crainte manque de l’essentiel : il n’aime pas son « Maître. »
 
Nous avons reçu l’Évangile. Il est destiné à être répandu et communiqué au monde entier. Cet évangile c’est la « Bonne nouvelle annoncée aux pauvres ». Chacun de nous peut s’interroger : Quel regard portons-nous sur les exclus de notre monde, les sans-logis, les sans-travail, les sans-papiers, les détenus et les anciens prisonniers ? Tous ces exclus font partie de ce trésor inestimable que Dieu nous confie. Ils sont ce à quoi il tient le plus. Nous ne pouvons pas construire et développer ce Royaume de Dieu sans lutter contre la pauvreté, la violence et toutes les formes d’injustices. C’est à cette condition que nous pourrons produire du fruit pour le Royaume. Et c’est ainsi que nous entrerons dans la joie de Dieu.
 

29 Août 2025 : Le martyre de saint Jean Baptiste

Le martyre de saint Jean Baptiste
 
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6. 17-29
Hérode, prince de Galilée, avait fait arrêter Jean et l’avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait: «Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère.» Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l’entendre.
Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l’armée et aux notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives.
Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi tout ce que tu veux, et je te le donnerai.» Et il lui fit ce serment: «Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume.» Elle sortit alors pour dire à sa mère: «Qu’est-ce que je vais demander?» Hérodiade répondit: «La tête de Jean le Baptiste.» Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste.»
Le roi fut vivement contrarié; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre le corps et le déposèrent dans un tombeau.
© AELF
 
 
Méditation
La mission de Jean Baptiste était de préparer les chemins du Seigneur : il proposait une conversion radicale, un idéal de justice et de rectitude morale. Il n’a pas peur d’affronter un puissant de ce monde pour lui dire qu’il n’a pas le droit de prendre la femme de son frère. C’est ainsi que Jean Baptiste a mis en lumière la vie ténébreuse d’Hérode.
 
L’Évangile nous raconte son emprisonnement et son exécution. Il n’est pas mort à cause de sa foi mais parce qu’il a défendu la vérité du mariage. En donnant sa vie, il a été le  témoin de Celui qui est la Vérité.
 
Ils sont nombreux aujourd’hui ceux et celles qui sont persécutés parce qu’ils témoignent des valeurs de l’Évangile. Nous pensons aussi à tous ceux et celles qui sont mis en prison pour avoir dénoncé le mal sous une forme ou sous une autre.
 
« O Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre… »

Jeudi de la 21ème semaine du temps ordinaire

« Tenez-vous prêts… Veillez… » 

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 24. 42-51
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Veillez,
car vous ne savez pas quel jour
votre Seigneur vient.
    Comprenez-le bien :
si le maître de maison avait su
à quelle heure de la nuit le voleur viendrait,
il aurait veillé
et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
    Tenez-vous donc prêts, vous aussi :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra.
    Que dire du serviteur fidèle et sensé
à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison,
pour leur donner la nourriture en temps voulu ?
    Heureux ce serviteur
que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
    Amen, je vous le déclare :
il l’établira sur tous ses biens.
    Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même :
“Mon maître tarde”,
    et s’il se met à frapper ses compagnons,
s’il mange et boit avec les ivrognes,
    alors quand le maître viendra,
le jour où son serviteur ne s’y attend pas
et à l’heure qu’il ne connaît pas,
    il l’écartera
et lui fera partager le sort des hypocrites ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (AELF)
 
 
Méditation
Cet Évangile nous parle de la venue du Seigneur. Mais ce serait une erreur de croire que nous le rencontrerons seulement au moment final de notre existence et de celle du monde. En fait, c’est tous les jours et à chaque instant qu’il vient. Aucun moment n’échappe à sa présence.
 
Se tenir prêt, c’est accueillir le passage permanent du Seigneur et accueillir à tout instant l’amour qui nous est offert. Chaque heure qui passe nous prépare à la rencontre finale.
 
Veiller, ce n’est pas seulement se priver de sommeil. C’est faire à chaque instant ce que le Seigneur attend de nous : travail, vie de famille, saine distraction, prière.
 
« Garde mon âme dans la paix, près de toi, Seigneur. »
 
 

Mardi de la 21ème semaine du temps ordinaire (2025)

Purifiez l’intérieur
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23, 23-26
En ce temps-là, Jésus disait :
« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous payez la dîme
sur la menthe, le fenouil et le cumin,
mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi :
la justice, la miséricorde et la fidélité.
Voilà ce qu’il fallait pratiquer
sans négliger le reste.
Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron,
et vous avalez le chameau !
    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette,
mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance !
Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe,
afin que l’extérieur aussi devienne pur. » © AELF
 
 
 
Méditation
Imaginons un lave-vaisselle qui ne laverait que l’extérieur des assiettes, ou des lunettes qui ne laissent voir que les petits détails. C’est exactement ce que Jésus reproche aux scribes et aux pharisiens : ils laissent de côté ce qui est important et ne s’attachent qu’à ce qui est secondaire. Par exemple, on filtrait l’eau et le vin pour éviter d’avaler un insecte. À la suite des prophètes, Jésus vient leur rappeler les exigences de l’amour du prochain. C’est à cela qu’il convient de donner la priorité.
 
Jésus ne rejette pas la pureté rituelle. Mais il ne veut pas qu’on en fasse un absolu. Le plus important n’est pas de se laver les mains mais de se laver le cœur et de s’ajuster à la volonté de Dieu. Dans leurs pratiques, les pharisiens cherchent à être bien vus des hommes. Jésus les invite à être vrais. Ce qui est premier ce n’est pas l’accomplissement de gestes religieux mais la pratique effective de l’amour. C’est sur notre amour que nous serons jugés.
 
En ce jour, nous demandons au Seigneur, par l’intercession de la Sainte Vierge, de nous donner un cœur pur, libre de toute hypocrisie. Ainsi nous pourrons vivre selon l’esprit de la loi et atteindre son but qui est l’amour.

Lundi de la 21ème dimanche du temps ordinaire (2025)

« Malheureux êtes-vous… »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23, 13-22
En ce temps-là,
Jésus disait :
    « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux
devant les hommes ;
vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas,
et vous ne laissez pas entrer
ceux qui veulent entrer !
    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous parcourez la mer et la terre
pour faire un seul converti,
et quand c’est arrivé,
vous faites de lui un homme voué à la géhenne,
deux fois pire que vous !
    Malheureux êtes-vous, guides aveugles,
vous qui dites :
“Si l’on fait un serment par le Sanctuaire,
il est nul ;
mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire,
on doit s’en acquitter.”
    Insensés et aveugles !
Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ?
ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ?
    Vous dites encore :
“Si l’on fait un serment par l’autel,
il est nul ;
mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel,
on doit s’en acquitter.”
    Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important :
l’offrande ?
ou bien l’autel qui consacre cette offrande ?
    Celui donc qui fait un serment par l’autel
fait un serment par l’autel
et par tout ce qui est posé dessus ;
    celui qui fait un serment par le Sanctuaire
fait un serment par le Sanctuaire
et par Celui qui l’habite ;
    et celui qui fait un serment par le ciel
fait un serment par le trône de Dieu
et par Celui qui siège sur ce trône. »
© AELF
Méditation
Cet Évangile nous montre toute la tristesse de Jésus face à l’hypocrisie des scribes et des pharisiens. Ils sont incapables de distinguer l’accessoire de l’essentiel. Ils disent quelle est la volonté de Dieu mais ne l’accomplissent pas. Ce sont des guides aveuglés par leurs certitudes et leur orgueil. Ils vont vers leur malheur et ils y entrainent leurs disciples.
Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous devons recevoir cet Évangile comme un appel urgent à nous convertir, à être vrai avec Dieu et avec les autres. Si nous voulons vraiment nous ajuster à Dieu, c’est vers la croix du Christ qu’il nous faut regarder : Il nous a aimés « comme on n’a jamais aimé ». Que toute notre vie soit une réponse à cet amour qui est en Dieu. Demandons au Seigneur qu’il nous aide à en être les témoins et les messagers par nos paroles et notre exemple.

21ème dimanche du temps ordinaire (2025)

« Son amour envers nous s’est montré le plus fort ! »
Qui pourrait ne pas être sauvé ?


Accueil
Frères et sœurs,
un même désir de bonheur,
une même foi nous rassemblent.
Ou plutôt, c’est le Seigneur lui-même
qui nous rassemble.
Sous son regard qui voit au-delà même des apparences,
creusons notre désir de le suivre, sans peur,
conscients de nos pauvretés,
mais confiants en sa parole.

Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus, toi qui aimes les justes
et qui ouvres grandes les portes
aux pauvres et aux opprimés,
béni sois-tu et prends pitié de nous.

Ô Christ, ton amour envers nous
s’est montré le plus fort ;
éternelle est ta fidélité,
béni sois-tu et prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, tu nous accueilles comme tes fils
et pour nous, tu rends droits les sentiers tortueux,
béni sois-tu et prends pitié de nous

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture – Is 66, 18-21 : Isaïe souligne le salut offert par Dieu à tous les hommes, qu’il s’agisse des nations les plus éloignées ou des îles lointaines.

PSAUME 116

2ème lecture – He 12, 5-7. 11-13 : L’auteur du livre des Hébreux met l’accent sur le sérieux de Dieu capable de donner la leçon à ceux qu’il reconnaît comme ses fils.

Évangile : Luc 13, 22-30

Homélie
Textes bibliques : Lire
Les textes bibliques de ce dimanche nous invitent à faire un pas de plus sur le chemin de la foi ; le vrai Dieu n’est pas le Dieu de quelques-uns ; il est celui qui veut rassembler tous les hommes : c’est cette bonne nouvelle que nous trouvons dans le livre du prophète Isaïe (1ère lecture): “Je viens rassembler toutes les nations, de toute langue. Elles viendront et verront ma gloire…” Ces paroles de réconfort sont adressées à des croyants qui viennent de vivre une longue période d’exil ; ils ont vécu 50 ans en terre étrangère au milieu des païens. Ils découvrent progressivement que Dieu veut rassembler toutes les nations. Son amour est offert à tous.

Cette bonne nouvelle doit être annoncée à tous les peuples. Pour cette mission, Dieu fait appel à des messagers. Ces derniers sont envoyés pour annoncer la gloire de Dieu parmi toutes les nations. Ces messagers c’étaient des rescapés d’Israël. Les rescapés d’aujourd’hui, c’est nous tous. Nous sommes tous envoyés dans le monde pour y témoigner de l’amour qui est en Dieu. Mais n’oublions pas : c’est lui qui agit dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route.

Pour l’auteur de la lettre aux Hébreux (2ème lecture), ce qui est premier c’est précisément cet amour de Dieu. Nous ne devons pas douter, même dans les épreuves. Dieu se comporte avec nous comme un père à l’égard de ses enfants : il n’hésite pas à les conseiller, à les encourager et à les reprendre. Quand on aime, on se met parfois en colère. Ce n’est que bien plus tard que les enfants comprennent les effets bénéfiques de cette colère. L’important c’est de ne jamais perdre de vue que Dieu est Amour. Il nous aime infiniment, tels que nous sommes. Il est toujours à nos côtés pour nous relever. Son grand projet c’est de nous rassembler tous dans son Royaume.

L’Évangile nous montre les conditions qui nous permettront d’entrer dans ce grand rassemblement : “Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite” nous dit Jésus. Il ne suffit pas d’accomplir quelques gestes religieux. Ce que le Seigneur attend de nous c’est une vraie conversion du cœur. Pour pouvoir entrer, nous devons nous libérer des privilèges, des honneurs, des prétentions orgueilleuses qui encombrent notre vie. Toutes les richesses que nous avons accumulées, nous devrons les laisser derrière nous. Pour aller à Jésus, il faut se faire tout petit ; il ne faut pas être imbu de notre orgueil et de nos certitudes. En définitive, cette porte étroite c’est celle de la miséricorde. On n’y entre pas sans s’être préparé, sans s’être rapproché de Dieu par la justice et le partage.

Encore une fois, le vrai Dieu est un “Dieu pour tous”. Son visage n’a rien à voir avec celui que nous proposent tous les fanatismes. Même si les paroles du Christ nous paraissent dérangeantes, nous devons comprendre que ce sont celles de l’Amour. C’est ce que l’apôtre Pierre a compris après le discours sur le Pain de vie : “Tu as les paroles de la Vie éternelle…” Comme l’interlocuteur qui s’adressait à Jésus, nous nous posons la question : “N’y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ?” C’est normal de s’en inquiéter. Mais si nous réfléchissons bien, nous comprenons que ce qui est étroit, ce n’est pas la porte, c’est notre cœur. Mais l’appel du Seigneur est toujours bien présent : Convertissez-vous et croyez à la bonne nouvelle.

Cette porte étroite c’est celle que le Christ a franchie. En mourant sur une croix et en ressuscitant, il nous a ouvert un passage vers la Vie Éternelle. Un jour, il a dit : “Je suis la porte des brebis. Celui qui entrera par moi sera sauvé.” Notre entrée dans le Royaume dépend donc de la place que nous donnons au Christ dans notre vie. Le Salut est offert à tous, mais rien n’est possible sans notre accueil. L’amour est vrai ou il n’est pas.

En ce dimanche, nous nous tournons vers le Seigneur. Nous lui redisons notre désir de vivre en lui et d’avancer avec lui. Beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. Mais avec lui, tout est possible. Demandons-lui de nous aider à nous débarrasser de tout ce qui nous encombre et de tout ce qui retarde notre marche à sa suite. Que sa parole réveille notre foi. Alors nous pourrons marcher vers lui avec la multitude de ceux qu’il appelle. Amen.

Télécharger : 21ème dimanche du temps ordinaire

Sources : Revue Feu Nouveau, Missel communautaire, Pour la célébration Eucharistique (Feder et Gorius), lectures bibliques des dimanches (A. Vanhoye), L’intelligence des Écritures Tome 6 Année C (Marie Noëlle Thabut) – dossiers personnels

Prière universelle
Introduction
Présentons au Seigneur nos frères et sœurs de toutes les nations. Qu’en Jésus, ils découvrent la joie d’être enfants de Dieu.

Intentions
1. Pour l’Église où tu veux rassembler les hommes de toutes races et de toutes nations. Qu’elle ouvre les portes à toutes les différences. Seigneur, nous te prions.

2. Pour tous ceux qui travaillent en faveur de la paix et de la justice dans le monde, Seigneur, nous te prions.

3. Pour les missionnaires qui annoncent l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre, Seigneur, nous te prions.

4. Pour les enfants qui cheminent dans la foi, qu’ils découvrent les signes du Christ vivant, Seigneur, nous te prions.


Oraison finale

Béni sois-tu Dieu notre Père
pour ta Parole qui nous rappelle
les exigences de ton Royaume.
Toi qui veux que tout homme soit sauvé,
nous te prions encore :
donne-nous de savoir accueillir
la bonne nouvelle de ton amour
et d’en témoigner par toute notre vie.
Alors, nous pourrons entrer
par la porte étroite au Royaume
où tu nous attends, pour les siècles des siècles. Amen.

Samedi de la 20ème semaine du temps ordinaire

Ils disent et ne font pas

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,1-12.

En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Méditation

« Tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes car ils disent et ne font pas ». Ces paroles de Jésus concernaient les scribes et les pharisiens. Ils étaient très brillants pour parler, discuter, disserter. Mais leur vie n’était pas en accord avec leurs beaux discours. Ils ne font pas ce qu’ils disent.

Tout au long de sa vie, Jésus a très bien parlé. « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ». Mais ce n’est pas qu’en parole qu’il a brillé ; c’est aussi par ses comportements, sa manière d’agir et de réagir. Ce qu’il disait, il le faisait ; il y avait un parfait accord entre ses propos et sa manière de vivre.

Il n’a pas simplement proclamé qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Sa vie, il l’a donnée sur la croix. Il ne s’est pas contenté de dire « Heureux les pauvres » ; Lui-même a été pauvre jusqu’à ne pas avoir d’endroit où reposer sa tête. Il ne s’est pas contenté de dire qu’il faut pardonner jusqu’à 70 fois 7 fois. Il a été le premier à le faire. Tout au long de sa vie, il a été cohérent et convainquant.

Nous recevons cet Évangile comme un appel à nous convertir. Quand nous regardons notre vie, nous voyons bien qu’elle n’est pas toujours en accord avec nos paroles. Tout l’Évangile nous invite à revenir de tout notre cœur vers le Seigneur.

Nous vivons dans un monde imprégné par l’indifférence, l’incroyance, la « non foi ». C’est pour ce monde que le Christ est venu. À travers notre vie et notre témoignage de foi, tous doivent pouvoir reconnaître que « le règne de Dieu s’est approché. »

En ce jour, nous nous tournons vers la Vierge Marie qui a été un modèle de docilité à l’Esprit Saint. Qu’elle nous aide à nous laisser conduire par lui. C’est avec Jésus et avec Marie que nous sommes en route vers la victoire sur la mort et le péché.

Bienheureuse Vierge Marie-Reine

« L’annonce faite à Marie »
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. © AELF
 
 
Méditation
Huit jours après l’Assomption , l’Église fête la Vierge Marie Reine. Elle intercède pour nous comme une mère. En ce jour, c’est l’Évangile de l’Annonciation qui nous est proposé. Ce récit, nous le connaissons bien ; mais nous ne devons jamais nous lasser  de le lire et de le méditer.
 
L’ange Gabriel se rend chez Marie pour lui annoncer qu’elle a été choisie par Dieu pour être la mère de son Fils. L’ange attendait sa réponse. En effet, quand Dieu appelle, il respecte la liberté de chacun. Marie reste libre d’accepter ou de refuser. Elle cherche simplement à comprendre : « Comment cela va-t-il se faire ? » L’ange lui répond : « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très haut te prendra sous son ombre. » Et Marie accepte en prononçant ces simples paroles : « Je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole. »
 
Aujourd’hui encore, le Seigneur continue à appeler des hommes, des femmes et même des enfants. Ce n’est plus par l’ange Gabriel qu’il intervient dans notre vie. Il nous rejoint dans les diverses circonstances par les personnes qu’il met sur notre route. Il peut aussi nous interpeler par une parole d’évangile. Il peut même venir nous chercher très loin et très bas. Il nous invite à puiser à la Source de son amour pour le rayonner autour de nous.
 
Nous sommes choisis par Dieu pour incarner sa bonté, sa tendresse et sa justice. Dans ce monde troublé, c’est plus que jamais nécessaire. Le Seigneur a besoin de nos mains pour continuer les siennes. Il a besoin de nos lèvres pour prononcer ses paroles. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la question qu’il nous pose, il nous invite à lui dire oui. Et à l’instant où nous disons oui, c’est comme un raz de marée qui emporte tout sur son passage. C’est une grande aventure qui commence. Il n’y a pas de plus grand honneur pour les hommes que d’être les serviteurs de l’amour.
 
Marie n’a pas suivi d’autre chemin. Elle a été la servante du Seigneur ; et aujourd’hui, elle nous dit: « Faites tout ce qu’il vous dira ».  Comme Marie, Dieu nous appelle pour nous confier une mission, une responsabilité. Si nous répondons non, nous restons dans la nuit. Si nous répondons oui, nous devenons porteurs de lumière. La réponse nous appartient et personne ne peut répondre à la place de l’autre. Le Seigneur a besoin de notre accord personnel. Ne craignons pas : cette mission est tournée vers le bonheur, le nôtre et celui des hommes. En ce temps d’espérance, nous demandons à Dieu de nous rendre accueillants à l’appel et à la venue de son Fils dans notre vie et notre monde.    
 
Le Seigneur continue à vouloir chercher et sauver ceux qui sont perdus. Nous qui avons instinctivement le goût du péché, nous regardons vers Marie qui a le goût de Dieu. Elle s’est laissé pénétrer par l’amour de Dieu qui l’a rendue immaculée. Qu’elle nous oriente vers l’adoration, la reconnaissance, le goût d’une vie entièrement donnée.       
 
Prière