Saint Michel, saint Gabriel, Saint Raphaël

« Les anges de Dieu »
 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,47-51.
En ce temps-là, lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »
Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 

Méditation
Gabriel, Michel et Raphaël que nous fêtons en ce jour sont présents dans la Bible. Par leur présence et par leur action, ils changent notre vie de manière décisive. On les appelle archanges, c’est-à-dire « princes des anges » car ils sont envoyés par Dieu pour les plus grandes missions.

Gabriel apparaît dans le récit de l’Annonciation. Il annonce à Marie qu’elle sera la mère du Fils de Dieu. Michel est celui qui mène le combat contre les anges rebelles et les expulse du ciel (Apocalypse). Raphaël est celui qui a accompagné le jeune Tobie. Il l’a protégé et conseillé ; il nous annonce la présence des anges à côté de chacun de nous.

L’Évangile de ce jour nous dit que les archanges « montent et descendent » au dessus du Fils de l’Homme. Ils servent Dieu, mais le servent pour notre bénéfice. Ils rendent gloire à la Sainte Trinité, et cela aussi, ils le font pour notre bénéfice. Alors oui, rendons grâce au Père qui les envoie pour notre bien.

26ème dimanche du temps ordinaire (2025)

“La bande des vautrés…”

 

Accueil.
le Quels que soient nos origines ou notre statut social, le Seigneur nous accueille. Dieu nous invite tous et chacun à ouvrir nos yeux aux détresses qui accablent l’homme. Accueillons sa parole qui unit et qui donne sens à la vie.


Textes bibliques : Lire
La liturgie de ce dimanche nous fait entendre la voix du prophète Amos. Il se fait caustique pour dénoncer “la bande des vautrés”. Ces anciens nomades sont devenus un peuple prospère. Mais cette prospérité ne profite qu’à quelques privilégiés. Le prophète Amos ne mâche pas ses mots pour dénoncer le luxe insolent des riches face à l’indigence des pauvres. Quand le droit et la justice sont à ce point bafoués, le prophète sait que le pays court à sa perte. Si Amos revenait, imaginons un peu ce qu’il dirait sur notre monde et notre société. II dénoncerait le gaspillage qui est une gifle à tous ceux et celles qui n’ont pas de quoi survivre. Nous le savons bien, les situations de précarité sont de plus en plus criantes dans le monde et même tout près de chez nous.

L’Évangile que nous venons d’écouter met en scène un riche qui vivait dans le luxe et un pauvre qui restait couché devant son portail. La parabole ne parle pas d’un mauvais riche ni d’un bon pauvre. Lazare peut très bien être le dernier des bons à rien, crasseux et même violent quand il est sous l’emprise de l’alcool. Le riche peut très bien être un bon mari, un bon père, un bon patron. Il peut être engagé dans une association humanitaire et signer des chèques pour le téléthon. Le véritable problème est ailleurs.

Comme il le fait souvent, Jésus part de ce qu’il voit. De son temps, comme au temps d’Amos, l’extrême richesse côtoie l’extrême pauvreté. Et de nos jours, cela n’a pas changé. Dieu ne peut tolérer cette situation dramatique. Le pauvre est aussi son enfant bien-aimé. Il faut savoir que le nom de Lazare signifie “Dieu aide”. Le riche n’a pas de nom. En fait, c’est une manière de dire qu’il peut être chacun de nous.

Cela ne veut pas dire que la richesse est un mal ni que le riche est un pécheur. Dans le monde de la Bible, c’est même le contraire. Etre riche et en bonne santé c’est un signe de bénédiction divine. Tout réussit à celui qui est ami de Dieu. Par opposition, les pauvres, les malades, les lépreux sont forcément des réprouvés. Rappelons-nous la question des disciples au sujet de l’aveugle-né : “qui a péché pour qu’il soit né ainsi ?” Jésus répond : “Personne.” La question est ailleurs.

La richesse peut être bonne en soi. Mais elle peut devenir un péché quand elle rend sourd et aveugle. Le péché du riche c’est d’avoir transformé la clôture de son rang social en frontière infranchissable à l’autre. Il n’a rien fait de mal. Son problème c’est qu’il n’a pas vu. Ses richesses lui ont fermé les yeux, bouché les oreilles et fermé le cœur. Du coup, c’est lui le riche qui se trouve enfermé ; c’est lui qui est prisonnier ; c’est lui qui est aliéné par sa richesse.

Et c’est dramatique parce que c’est son avenir éternel qui est en jeu. Il n’y aura pas de séance de rattrapage ; un jour, il verra clair parce que la mort lui aura enlevé les richesses qui l’aveuglaient. Ce jour-là, il ne pourra plus repartir à zéro. L’Evangile nous parle d’un grand abime entre lui et Lazare. Cet abime infranchissable, c’est lui, le riche, qui l’a creusé. Cette solitude dans laquelle il se trouve, c’est lui qui l’a organisée. Il s’y est complètement enfermé. Maintenant, personne ne peut rien pour lui.

Cet évangile est donc pour nous un appel pressant à nous convertir. Il est urgent que chacun de nous ouvre ses yeux, ses oreilles et surtout son cœur à tous les Lazare qui sont sur notre route. Un jour, un pauvre mendiant avait affiché devant lui : “Au moins, n’ayez pas peur de me regarder !” Ce regard qu’il attendait des passants était bien plus important pour lui que la pièce qu’on pouvait lui donner. A travers celui qui est dans le besoin, c’est Jésus qui est là. Un jour, il nous dira : “j’avais faim, j’étais malade, en prison, étranger… et vous êtes venus à moi”. Dimanche dernier, le Christ nous recommandait de nous faire des amis avec “l’argent trompeur. Ces amis valent bien plus que toutes les richesses que nous aurons accumulées. Et surtout, ils seront là pour nous accueillir dans les “demeures éternelles”.

Nous ne devons pas attendre qu’une apparition vienne nous dire qui est Lazare et où le trouver. Il est à notre porte, même s’il habite à l’autre bout du monde. Si nous ne le voyons pas, c’est que nous sommes aveuglés. Il est urgent de combler les ravins d’indifférence, de raboter les montagnes de préjugés, d’abattre les murs d’égoïsme. La grande priorité c’est de jeter des ponts, de tracer des routes, d’aller à la rencontre de l’autre. Le Christ est là pour nous accompagner car il sait bien que c’est au-dessus de nos forces personnelles. Sa mission a été de réconcilier les hommes avec le Père mais aussi entre eux. Il ne cesse de nous unir à lui mais aussi entre nous dans l’amour mutuel.

Dans la seconde lecture, saint Paul nous rappelle précisément que nous serons jugés sur nos actes. A travers son disciple Timothée c’est aussi à nous qu’il s’adresse. Il nous invite à garder le commandement du Seigneur. Il s’agit pour nous de vivre “dans la foi et l’amour, la persévérance et la douceur”.

Par ton Eucharistie, Seigneur, vient nous transformer pour que chacun de nous te voie dans ses frères quels qu’ils soient. Tu nous renvoie à Moïse et aux prophètes ; tu nous interpelles par ton Évangile mais aussi par la voix de celui qui crie sa détresse. Ouvre nos yeux et nos cœurs, libère-nous de nos égoïsmes car c’est dans le partage que nous pourrons être fidèles à ta parole. Amen.

Sources : revue Feu Nouveau, Lectures bibliques des dimanches C (Albert Vanhoye), Pour la célébration de l’Eucharistie (Feder et Gorius)

Télécharger l’homélie et la prière universelle : 26ème dimanche du temps ordinaire

JE T’ACCUSERAI AVEC TA MAMAN

UN jour un enfant de cinq ans est entré dans une pharmacie en courant et a dit au pharmacien : » Monsieur, voici tout l’argent que j’ai. S’il vous plaît, donnez-moi un miracle. »
Le pharmacien, choqué, lui demanda, quel miracle il voulait et pour quoi.
Le petit garçon répondit : – Le médecin a dit que ma mère avait besoin d’un miracle pour guérir.
Voici tout l’argent que j’ai économisé pour acheter un vélo, mais j’aime plus ma mère et je veux qu’elle aille bien.
S’il vous plaît aidez-moi cet argent est-il suffisant ?
Le pharmacien, très ému, lui répondit qu’il n’avait pas ce « miracle ».
Puis il a ajouté que seul Jésus, le Fils de Dieu, a ce remède spécial et l’a invité à aller à l’église pour le lui demander.
L’enfant a couru comme la foudre jusqu’à l’église. Arrivé devant la croix près de l’autel et très pressé et crié il dit : Jésus tu as le miracle ! Je sais que tu es sur cette croix, que ça te fait mal et que tu n’as pas beaucoup de temps pour moi, mais le seigneur de la pharmacie m’a dit que le miracle pour guérir ma maman, tu l’as.
Voici tout l’argent que j’ai économisé pour un vélo. Je te donne tout mais s’il te plaît aide-moi.
Malheureusement Jésus n’a pas répondu un mot, c’est pourquoi l’enfant a crié :
Oh mon Dieu ! Si tu ne m’aides pas, je vais t’accuser avec ta mère et lui dire que tu ne veux pas m’aider. Allez Jésus stp je sais que tu aimes aussi ta maman comme j’aime la mienne aide moi donne moi le miracle dont ma maman a besoin Je promets de revenir le plus vite possible pour t’aider à descendre de la croix.
Le prêtre, qui avait entendu la conversation de l’enfant, s’est approché et l’a invité à parler doucement avec Jésus. Il lui a expliqué que le Christ l’écoute même s’il ne répond pas directement. Et l’enfant ferma les yeux et rapprocha ses petites mains et, entre les larmes, il répéta la même supplication à Jésus.
Touché par l’enfant, le Père l’a ramené à la maison. Le long de la rue de l’église là-bas, l’enfant expliqua au prêtre combien il aimait sa mère, lui dit que c’était tout ce qu’il avait et qu’on lui avait dit que seul Jésus avait le miracle qui pouvait la guérir.
Une fois à la maison, l’enfant a couru dans la chambre de sa mère et a trouvé le lit vide. C’est avec angoisse qu’il est sorti et l’a vue sortir de la cuisine et le petit garçon dit à sa maman : maman tu es debout ! Et la maman, lui dit : oui fils, le médecin que tu as appelé est venu me rendre visite m’a guéri, d’ailleurs il m’a dit de te saluer et m’a demandé de te dire qu’il aime beaucoup sa mère aussi
Fils, comment as-tu rencontré ce docteur ? Quel bon médecin.
Le prêtre qui contemplait ce miracle avec les larmes aux yeux dit à l’enfant : Jésus a répondu à ce que tu as demandé, et il est arrivé avant nous.
Rappelez-vous que Notre prière est toujours entendue par notre Dieu.

Samedi de la 25ème semaine du temps ordinaire 2025

De l’émerveillement à la foi
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9, 43b-45
En ce temps-là,
    comme tout le monde était dans l’admiration
devant tout ce qu’il faisait,
Jésus dit à ses disciples :
    « Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant :
le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. »
    Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole,
elle leur était voilée,
si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens,
et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.
© AELF
 
 
Méditation
Cet Évangile fait suite au récit de la guérison d’un enfant possédé. Les témoins de cet événement sont émerveillés. Tous ces miracles, toutes ces guérisons c’est vraiment quelque chose d’extraordinaire. Ailleurs, on nous dit que les gens cherchent à s’emparer de lui  pour faire de lui leur roi.
 
Mais cet émerveillement n’est pas encore la foi. Jésus n’est pas venu pour faire du merveilleux ni pour nous en mettre plein la vue. Sa grande mission c’est de chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Et aujourd’hui, il rappelle aux siens que cette mission passe par la mort sur la croix et la résurrection. C’est pour nous et pour le monde entier qu’il se prépare à livrer son Corps et à verser son sang.
 
Nous vivons dans un monde qui a du mal à accepter ce message. Aujourd’hui comme autrefois, on s’attache au merveilleux, on court après ceux qui ont des pouvoirs. Mais le seul qui peut sauver l’humanité et la rassembler, c’est Jésus mort et ressuscité. Il veut nous associer tous à sa victoire. C’est de cette bonne nouvelle que nous avons à témoigner dans notre vie de tous les jours.

Vendredi de la 25ème semaine du temps ordinaire 2025

Qui est Jésus pour nous ?
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (9, 18-22)
Un jour, Jésus priait à l’écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea: « Pour la foule, qui suis-je? » Ils répondirent: « Jean Baptiste; pour d’autres, Élie; pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. »       
Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?» Pierre prit la parole et répondit: «Le Messie de Dieu.»
Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne, en expliquant: «Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu’il soit tué et que, le troisième jour, il ressuscite.»
©AELF
 
 
 
Méditation
Dans l’évangile de ce jour, tout commence par un temps de prière. C’est toujours ce qui se passe dans les étapes importantes de la vie du Christ. Et ici, c’est le cas : il se prépare à poser à ses disciples la question de confiance : « Pour les gens, qui suis-je ? Et vous, que dites-vous ? Pour vous qui suis-je ? Aujourd’hui comme autrefois, les réponses sont variées. À l’époque, on voyait en lui Jean Baptiste, Elie ou encore un prophète. Dans le monde  d’aujourd’hui, beaucoup reconnaissent en lui un homme extraordinaire mais ils ne vont pas plus loin.
 
Comme les Douze, nous sommes invités à faire un pas de plus : c’est à chacun de nous que Jésus pose la question : « Pour vous, qui suis-je ? » Comme Pierre, nous aurions envie de répondre : « Tu es le Messie de Dieu. » Mais en y regardant de près, nous voyons que Pierre se faisait une fausse idée du Messie. Il voyait en lui le triomphateur, le combattant victorieux des ennemis du Pays. Cette tentation n’a pas changé au cours des siècles. Aujourd’hui comme autrefois, les hommes s’arrangent pour mettre le Christ de leur côté contre les autres. Nous oublions alors une chose : ce n’est pas lui qui doit s’ajuster à nos désirs ; c’est nous qui devons nous ajuster à son amour.
 
 Tout cela, Jésus nous le rappelle à sa manière. Il commence par annoncer aux Douze qu’il « faut » que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les Anciens, chefs des prêtres et les scribes et que le troisième jour, il ressuscite. Sa mission n’est pas de prendre les armes contre les ennemis. Il sait qu’il lui faut prendre un chemin bien plus douloureux. Mais en s’engageant sur cette voie, il sait qu’il obtiendra une victoire bien plus belle que celle dont rêvait le peuple Hébreu. . Ce sera une victoire contre le mal et la mort. Cela passera par la souffrance et les  humiliations acceptées par amour. C’est à ce prix qu’il obtiendra la victoire de la résurrection.
 
C’est ainsi que les Douze apprennent à connaître progressivement qui est le Messie. C’est important pour nous chrétiens d’aujourd’hui. Nous n’oublions pas que le mot « chrétien » veut dire « disciple du Christ ». Un disciple c’est celui qui suit son maître et qui l’écoute jusqu’au bout. Suivre le Christ, c’est accepter de participer à sa destinée. Si nous ne le faisons pas, nous allons à notre perte. C’est en perdant sa vie pour Jésus que nous la sauverons.
 
Ces paroles du Christ sont très éclairantes pour nous. Elles nous aident à sortir de nos illusions. C’est en effet une illusion que de chercher les satisfactions matérielles et le succès. Beaucoup pensent y trouver la plénitude de la vie. Mais Jésus nous fait comprendre que tout cela ne peut pas vraiment nous combler. Pour trouver le vrai bonheur, il faut s’engager sur la voie de l’amour. Cela implique de lutter contre l’égoïsme et la violence sous toutes ses formes.
 

Jeudi de la 25ème semaine du Temps ordinaire 2025

 
QUI EST JÉSUS ?
 
 
 Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,7-9.
En ce temps-là, Hérode, qui était au pouvoir en Galilée, entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser. En effet, certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts. D’autres disaient : « C’est le prophète Élie qui est apparu. » D’autres encore : « C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. » Quant à Hérode, il disait : « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? »  Et il cherchait à le voir.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
 
Méditation
La réputation de Jésus parvient jusqu’à Hérode. Il voit que beaucoup de gens sont de plus en plus attirés par sa prédication en paroles et en actes. Les uns et les autres s’interrogent : D’où cela lui vient-il ? Qui est-il ? D’où reçoit-il cette puissance extraordinaire ? Serait-ce Jean qui est ressuscité d’entre les morts ?
 
Hérode avait fait décapiter Jean Baptiste. Il ne pouvait imaginer que celui-ci soit ressuscité d’entre les morts. Il se pose des questions : « Qui est cet homme dont j’entends parler ? » il cherche à la rencontrer car il espère lui voir faire un miracle. Mais il ne verra rien : Jésus n’est pas venu pour en mettre plein la vue. Il vient chercher et sauver ceux qui étaient perdus.
 
Aujourd’hui encore, beaucoup s’interrogent sur Jésus : qui est-il donc ? Un homme extraordinaire ? Un sage ? Un prophète ? En fait, pour beaucoup, c’est un inconnu.
 
Et nous, qu’en pensons-nous ? Qui est Jésus pour nous ? Cherchons-nous à le rencontrer et à le connaître ? Nous ne le découvrirons qu’en devenant des familiers de sa Parole et de l’Eucharistie. Il est la Lumière du monde. Ses paroles sont celles de la Vie éternelle.
 
 

Mercredi de la 25ème semaine du Temps ordinaire 2025

Envoyés en mission
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 9, 1-6
En ce temps-là,
    Jésus rassembla les Douze ;
il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons,
et de même pour faire des guérisons ;
    il les envoya proclamer le règne de Dieu
et guérir les malades.
    Il leur dit :
« Ne prenez rien pour la route,
ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ;
n’ayez pas chacun une tunique de rechange.
    Quand vous serez reçus dans une maison,
restez-y ; c’est de là que vous repartirez.
    Et si les gens ne vous accueillent pas,
sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds :
ce sera un témoignage contre eux. »
    Ils partirent
et ils allaient de village en village,
annonçant la Bonne Nouvelle
et faisant partout des guérisons. © AELF
 
Méditation
Jésus a appelé les Douze pour être ses disciples. Aujourd’hui, ils deviennent apôtres car ils sont envoyés en mission. Ce qui leur est demandé ce n’est pas de travailler POUR le Seigneur mais de faire le travail DU Seigneur. C’est son projet et non le leur. Ils sont envoyés en son nom. Pour cette mission, ils ne doivent pas s’encombrer de grands moyens : Leur seul bagage, c’est la foi. À travers eux, c’est lui qui agit.
 
Jésus est venu annoncer la Parole de Dieu. Il a guéri les malades, chassé des démons. Il n’a jamais cessé de chercher ceux qui étaient perdus. Mais il a besoin de nos mains, de nos yeux, de nos pieds et surtout de notre cœur pour remplir cette mission. À travers nos paroles et nos actes c’est lui qui agit. L’un ne va pas sans l’autre.
 
Les apôtres sont donc partis. Ils ont annoncé la bonne nouvelle ; ils ont fait des guérisons. D’autres ont pris le relai. À leur suite, nous sommes envoyés pour être des messagers de l’Évangile et des porteurs d’espérance à tous ceux qui en manquent.
 

Mardi de la 25ème semaine du Temps ordinaire 2025

LA VRAIE FAMILLE DE JÉSUS
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (8, 19-21)
En ce temps-là, la mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule. On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » Il leur répondit : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. »
©AELF
 
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Méditation
Voilà une mère qui cherche à voir son fils. Ses cousins l’ont accompagnée. Quoi de plus naturel ? Mais en raison des foules qui le suivent, il est impossible de l’approcher. On est obligé d’annoncer à Jésus qu’ils sont là dehors et qu’ils veulent le voir.
 
Mais Jésus en profite pour les inviter à changer leur regard ; sa mission c’est d’annoncer la Parole de Dieu. C’est toute sa vie de tous les jours. Il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Il veut à tout prix les faire entrer dans la grande Famille de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit.
 
Du coup, la vraie famille de Jésus sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique. Ils sont comme la bonne terre qui permet à la graine de produire du fruit. Ils sont comme la lampe posée sur le lampadaire qui éclaire ceux qui sont autour. Ils sont surtout la vraie famille de Jésus.
 
Marie a été la première à écouter la Parole de Dieu et à la mettre en pratique. Le lien qui l’unit à Jésus n’est pas seulement celui du sang ; c’est surtout celui de la Parole du Père qu’elle écoute et qu’elle met en pratique.
 
« Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. »
 

Lundi de la 25ème semaine du Temps ordinaire (2025)

UNE GRANDE LUMIÈRE 
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 8, 16-18
En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
    « Personne, après avoir allumé une lampe,
ne la couvre d’un vase
ou ne la met sous le lit ;
on la met sur le lampadaire
pour que ceux qui entrent voient la lumière.
    Car rien n’est caché
qui ne doive paraître au grand jour ;
rien n’est secret
qui ne doive être connu
et venir au grand jour.
    Faites attention à la manière dont vous écoutez.
Car à celui qui a,
on donnera ;
et à celui qui n’a pas,
même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »
© AELF
 
 
Méditation
C’est évident, une lampe c’est fait pour éclairer ceux qui sont dans l’obscurité. Quand il commence à faire sombre dans notre maison, notre premier réflexe c’est d’appuyer sur le bouton pour avoir la lumière. J’ai le souvenir de la première fois où, dans ma famille, nous avons eu l’électricité : c’était quelque chose d’extraordinaire.
 
Jésus se présente à nous comme « la Lumière du monde ». Celui qui le suit « ne marche pas dans les ténèbres ». Les paroles qu’il nous adresse sont « celles de la Vie éternelle ». Et pourtant, nous voyons bien que ce monde ne cesse de s’enfoncer dans les ténèbres : les réformes « sociétales », les familles qui se désagrègent, la course à l’argent, la violence, les guerres dans de nombreux pays…
 
La tentation est grande de penser et d’agir comme tout le monde. À ce moment-là, nous devenons comme le sel qui perd sa saveur : il ne sert plus à rien. Si nous voulons vivre dans la lumière, il nous faut la mettre bien en évidence « sur le lampadaire » ; il nous faut remettre le Christ et son Évangile au cœur de nos  vies et surtout ne pas le cacher. Si nous le suivons et si nous l’écoutons, nous apprendrons à penser et à agir avec comme lui et avec lui.
 
Cette lumière que le Seigneur met en nous, nous ne pouvons pas la garder pour nous. Elle nous est donnée pour que nous la transmettions autour de nous. Nous sommes envoyés dans nos maisons, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail. Avec Jésus, nous serons la lampe qui éclaire la société.
 
« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » Isaïe 9,1

25ème dimanche du temps ordinaire 2025

« Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ? »

Justice et fraternité, voilà l’appel de ce 25e dimanche du temps ordinaire. En effet, si nous voulons ressembler à notre Seigneur, le psaume nous convie à relever le faible de la poussière et retirer le pauvre de la cendre « pour qu’il siège parmi les princes » (psaume). L’argent et le pouvoir, s’ils sont à leur bonne place, sont des instruments de choix pour pratiquer justice et fraternité. Cela nécessite évidemment de toujours placer Dieu en premier dans nos vies et non nos intérêts et nos désirs personnels : il est temps de se décider pour Dieu, il a besoin de notre habileté honnête pour son Royaume !

MONITION D’ACCUEIL
Notre attachement aux biens matériels pourrit souvent notre relation aux autres, nous le sentons bien… Notre attachement à Dieu, au contraire, transforme cette relation. Redécouvrons la joie d’être libre en Dieu…

Préparation pénitentielle
Tournons-nous vers le Seigneur
tels que nous sommes,marqués par nos convoitises
et nos infidélités à l’Évangile que nous avons reçu.

Seigneur Jésus, tu as prêché ici-bas
en proposant un Royaume de justice,
prends pitié de nous.

Ô Christ, tu as choisi de vivre en servant ton Père
plutôt que l’esprit du monde,
prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, tu incarnes la vertu de justice
et tu nous invites à la pratiquer au quotidien,
prends pitié de nous.

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture – Am 8, 4-7
Devant les méfaits de ceux qui écrasent les pauvres et les humbles du pays, Amos souligne que le vrai culte à Dieu comprend la justice et la fraternité.

Psaume 112

2ème lecture – 1 Tm 2, 1-8
Il n’y a qu’un seul Dieu et un seul médiateur : le Christ. Alors prions-le sans relâche pour les autres.

Évangile : Luc 16, 1-13

Homélie
Textes bibliques : Lire

Aujourd’hui, Jésus nous invite à réfléchir sérieusement sur deux styles de vie qui sont opposés : le style mondain et le style de l’Évangile, l’esprit du monde et l’esprit de Jésus. Pour nous aider à mieux comprendre son message, Jésus nous raconte la parabole du gérant infidèle et corrompu : ce dernier va être licencié pour faute grave ; désormais, il va se retrouver à la rue, les poches vides. Il réfléchit très vite à la meilleure solution. Il pense s’attirer la bienveillance des débiteurs de son maître en abaissant leur dette. C’est de cette manière qu’il choisit d’assurer son avenir.

Il est bien sûr hors de question d’approuver cette fourberie. Ce qui est mis en valeur, c’est l’habileté des “fils de ce monde”. Quand il s’agit de leurs intérêts personnels, ils savent trouver des solutions. Le Christ voudrait bien que les “fils de lumière” soient aussi habiles pour que l’argent serve à tous. Le pape François nous invitait “à répondre à cette ruse mondaine par la ruse chrétienne, qui est un don de l’Esprit Saint”. Il s’agit de s’éloigner des valeurs du monde pour vivre selon l’Évangile.

À travers cet enseignement, le Christ nous appelle à choisir entre l’esprit du monde et lui, entre la logique de la corruption et de l’avidité et celle de la rectitude, de la douceur et du partage”. “Faites-vous des amis avec le malhonnête argent, afin que le jour où il ne sera plus là, ces amis vous reçoivent dans les demeures éternelles”. Sainte Teresa de Calcutta avait bien compris ce message : Ces amis, ce sont les plus pauvres parmi les pauvres, les miséreux, les exclus. À travers eux, c’est Jésus qui est là. Chaque fois que nous nous mettons à leur service, c’est lui que nous servons. La principale amitié qu’il nous faut chercher c’est celle de Dieu. Il est notre richesse suprême qui nous permettra d’être accueillis “dans les demeures éternelles”.

la première lecture nous adresse une proclamation percutante du prophète Amos. Il s’attaque durement aux désordres, aux inégalités et à l’exploitation des pauvres. Lui qui était éleveur de bétail s’y connaissait en ce qui concerne l’enrichissement des riches au détriment des pauvres. Il dénonce la  tromperie sur les marchandises. Quand on profite de la dépendance des plus faibles pour les exploiter encore plus, ce n’est pas tolérable. Ce n’est pas pour en arriver là que Dieu a fait alliance avec son peuple. À travers les opprimés et les exploités, c’est lui-même qui est frappé.

Amos n’est plus là mais son message est plus que jamais d’actualité : il faut savoir que plus de la moitié du patrimoine mondial est détenue par un pour cent de la population. Et que dire des magouilles en tous genres, des tromperies sur la marchandise, des arnaques sur Internet ? Si Amos était là, il dénoncerait l’esclavage actuel : Des hommes, des femmes et même des enfants travaillent de longues heures pour gagner à peine de quoi manger. Quand nous achetons les produits ainsi fabriqués, nous participons à cette injustice. Il est urgent que nous entendions l’appel d’Amos à la construction d’un monde plus juste et plus fraternel.

Dans la seconde lecture, nous avons le témoignage de saint Paul. L’âpreté au gain, ce n’est vraiment pas son problème. Bien au contraire, il s’est mis au service de la foi et de la vérité. Il annonce un Dieu qui veut le salut de tous les hommes. Jésus est mort pour tous, y compris pour ceux qui exercent des responsabilités politiques. Paul demande que l’on prie pour tous les hommes et plus spécialement pour les responsables de notre  société : que ces derniers facilitent le climat de paix et de dignité dont notre monde a bien besoin. La vraie prière c’est de parler à Dieu de son projet, c’est entrer dans son projet et nous en imprégner. Avec lui, nous deviendrons capables de répandre la bonne nouvelle comme une traînée de poudre. Le moment le plus important c’est la messe du dimanche. On peut la comparer à une  vaste réunion de chantier. Ce chantier, c’est celui du Royaume de Dieu. Si nous voulons être fidèles au Maître d’œuvre, notre présence est indispensable.

Dans quelques jours, nous entrerons dans le mois du Rosaire : en communion avec tous les pèlerins de Lourdes et d’ailleurs, nous demandons à la Vierge Marie de nous aider à choisir le chemin juste. C’est avec elle que nous trouverons le courage d’aller à contre-courant pour suivre Jésus et son Évangile.

Télécharger : 25ème dimanche du temps ordinaire

Sources : Revue Feu Nouveau  – François selon saint Luc – L’intelligence des Écritures (Marie Noëlle Thabut – Assemblées du dimanche – L’Évangile de la Miséricorde (Cardinal Schönborn).

Prière universelle
Introduction
Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. Si nous le prions d’un cœur sincère pour tous nos frères, cette prière lui est « bonne et agréable ». En toute confiance, faisons monter vers lui le cri des pauvres, le cri de la terre.

Intentions
Le Christ, seul médiateur, s’est donné en rançon pour tous les hommes. Pour que l’Église poursuive sa mission d’évangélisation auprès de tous ceux qui se sentent exclus, rejetés, prions ensemble. ℞

Saint Paul recommande que les hommes prient en tout lieu. Pour les chrétiens vivant leur foi dans la clandestinité et pour les peuples opprimés, prions ensemble. ℞

Impossible de servir Dieu et l’argent, dit Jésus. Pour les victimes d’injustice et pour que les dirigeants veillent au partage des richesses, prions ensemble. ℞

La confiance est essentielle dans nos relations familiales, amicales, professionnelles. Pour les personnes qui ont été trompées, abusées, et pour celles qui aident à restaurer la confiance, prions ensemble. ℞

Conclusion
Seigneur, viens au secours de ton peuple qui espère en ta miséricorde : que ta puissance le soutienne en cette vie et le conduise aux joies de l’éternité. Par le Christ, notre Seigneur. – Amen.