Férie de Noël (3 janvier 2026)

« C’est lui le Fils de Dieu. »
 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,29-34.

En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
Commentaire
L’Évangile nous montre Jésus  qui vient accomplir son œuvre de libération. Quand Jean Baptiste affirme qu’il ne le connaissait pas, il nous parle de son mystère. Il lui a fallu la venue de l’Esprit sur les eaux du Jourdain pour comprendre que Jésus est le Sauveur annoncé. Il découvre en lui celui qui prend sur lui le péché du monde pour l’enlever.
 
Un jour, Jésus dira que « le Fils de l’Homme est venu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». La bonne nouvelle c’est que le Christ n’est pas seulement un personnage du passé. Il continue à nous rejoindre au cœur de nos vies, de nos joies et de nos épreuves.     Mais pour trouver le Christ, il faut le chercher ou plutôt se laisser trouver par lui. Il est toujours là. En ce jour, nous sommes invités à accueillir sa présence pour en être les témoins auprès de ceux qui ne le connaissent pas. Le meilleur endroit pour le rencontrer c’est l’Eucharistie « source et sommet de toute vie chrétienne et de toute évangélisation ».

Férie de Noël (2 janvier 2026)

ACCUEILLIR LA LUMIÈRE 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,19-28.
Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait. (AELF)
 
 
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Méditation
Cet Évangile nous rejoint dans un monde qui souffre de la violence, de l’injustice et de l’égoïsme. Jean Baptiste s’adresse aux foules de ton temps et à celles d’aujourd’hui ; il vient annoncer la Lumière dans un monde de ténèbres. En Jésus, c’est Dieu qui vient à nous. Avec lui, la bonne nouvelle sera proclamée aux pauvres, aux exclus, aux prisonniers. Ils ont la première place dans le cœur de Dieu.
 
Mais pour que le Seigneur puisse venir chez nous, il nous faut redresser son chemin. Nous avons tous à nous convertir, éradiquer de notre vie tout ce qui est orgueil, paroles blessantes, accusations injustes. Par le sacrement du pardon, nous pouvons redresser tout ce qui est tortueux en nous.
 
En ce temps de Noël, nous fêtons Celui qui vient nous rendre espoir et nous sauver. Plus que jamais, nous pouvons le chanter : « Béni-soit Celui qui vient au nom du Seigneur ».
 
 
Autre approche
Découvrir-Dieu Jean-Baptiste est triplement un prophète de Jésus. Il annonce déjà sa venue par sa naissance : la naissance de Jean prépare celle de Jésus. Il annonce encore la venue de Jésus par son ministère : la prédication de Jean dans le désert prépare le chemin pour le ministère de Jésus. Plus tard encore Jean précèdera Jésus dans sa mort : l’exécution de Jean par Hérode prépare à la passion de Jésus et à son exécution par les autorités juives et romaines. Chacun à notre manière nous sommes appelés à être des Jean-Baptiste : par tous les aspects de notre vie nous sommes invités à préparer la venue de Jésus en nous et dans notre monde. Tout ce que nous faisons, ce que nous disons, ce que nous pensons, peut-être tourné vers l’accueil du Royaume des Cieux. Jean a accepté de n’être que celui qui prépare, en toute humilité. À notre tour de garder cette attention à ne pas attirer les regards sur nous-mêmes mais à les tourner vers celui qui doit venir ! Évangile commenté par le Père Alain de Boudemange
 
 
 

1er janvier 2026 : Sainte Marie, Mère de Dieu

Marie méditait dans son cœur
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,16-21.
En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. 

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Méditation
Il est heureux que nous débutions cette nouvelle année en fêtant Marie, Mère de Dieu. La nuit de Noël, nous avons fêté la naissance de notre Sauveur. Les bergers ont été les premiers à recevoir cette bonne nouvelle ; ils ont été les premiers à découvrir Marie et Joseph avec le nouveau-né couché dans une mangeoire. Saint Luc nous dit qu’ils repartent en glorifiant Dieu et en le louant pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu.
 
Cette bonne nouvelle doit être proclamée dans le monde entier. Les bergers ont raconté « ce qui leur avait été dit au sujet de l’enfant ». C’est important pour nous aujourd’hui. Pour que la foi se répande, il faut que les gens parlent. Une communauté chrétienne qui n’est pas missionnaire est une communauté morte. La foi ne pourra se développer en nous que si nous la transmettons autour de nous.
 
Pour cette mission, nous ne sommes pas seuls. Après nous avoir parlé des bergers, saint Luc attire notre attention sur Marie, mère de Jésus. L’Évangile nous dit qu’elle « retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. » Elle venait de vivre des événements très forts. En les méditant « dans son cœur », elle découvre la richesse et la beauté de ce qui lui arrive. Ce cœur à cœur avec Dieu est absolument essentiel.
 
À la suite de Marie, nous sommes tous invités à méditer les événements de notre vie. Et nous avons la chance de pouvoir le faire à la lumière de l’Évangile. Même quand tout va mal, nous ne devons jamais oublier que le Seigneur est là ; nous pouvons toujours compter sur lui.
 

Bonne année à tous avec Jésus et Marie 

Le cadeau de Noël

Quand des enfants sont invités pour l’anniversaire d’un copain, ils se font un point d’honneur de lui offrir un cadeau qui lui fera plaisir. Pour tous, c’est un jour de joie et de fête. Personne n’aurait l’idée de laisser de côté celui qui est au centre de cette rencontre.

Or c’est ce qui se passe trop souvent en ce temps de Noël : On mange et on boit, on fait la fête, mais on oublie celui qui est à l’origine de cet événement. Et en ce jour d’anniversaire, on peut se poser la question : Comment se fait-il que c’est nous qui avons les cadeaux ? C’est Jésus qui devrait être au centre de cette fête. Pourquoi est-il le grand oublié ?

Et si nous prenions le temps de réfléchir à la lumière des Évangiles : Tout d’abord, il convient de voir le côté positif : il est beau de voir des familles qui se réunissent autour d’une bonne table. Les plus généreux associent les pauvres à ces festivités. Un jour, Jésus a dit : Aimez-vous les uns les autres COMME je vous ai aimés (autant que je vous ai aimés. Alors oui, nous pouvons déjà rendre grâce au Seigneur pour toutes ces belles rencontres et cette joie partagée.

Tout cela est très beau. Mais il ne faut surtout pas oublier Celui qui est à l’origine de cette joie. Noël c’est Jésus qui vient. Vivre Noël c’est aller à lui. C’est lui qui nous invite : « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous soulagerai. » (Mt 11, 28) Cette invitation s’étend jusqu’à nos jours. Quand nous venons à Jésus, c’est lui qui nous accueille pour ranimer notre foi, notre espérance et notre amour. Lui seul a « les paroles de la Vie Éternelle ». Il est le seul vrai cadeau de Noël. Tout le reste n’est que de la pacotille.

Bonne année 2026

« Bonne année… Bonne santé… » Voilà des mots que nous entendons en ce début d’année. Et on se dit que la santé, c’est ce qu’il y a de plus important. Oui, bien sûr, mais ce qui fait la vraie valeur d’une année, ce n’est pas seulement la santé, c’est surtout l’amour. Une année ne peut être vraiment bonne que si elle est remplie d’amour, de bienveillance, d’accueil, de partage, de fraternité. Puissions-nous dire chaque matin en nous levant : « aujourd’hui, je vais aimer plus que hier ». 

En ce début d’année, nous sommes invités à nous rendre en toute hâte, à la suite des bergers, vers l’enfant de la crèche. En lui, c’est Dieu qui vient « nous rendre espoir et nous sauver ». Il est celui qui « nous a aimés comme on n’a jamais aimé ». Et il nous recommande de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés (Autant qu’il nous a aimés). C’est à notre amour que nous serons reconnus comme disciples du Christ.

Il est heureux que cette nouvelle année débute par la fête de « Sainte Marie Mère de Dieu ». Nous honorons celle qui a donné naissance au Fils de Dieu et qui l’a donné au monde. Avec elle, nous méditons sur les merveilles de Dieu. C’est dans cette méditation, éclairée par l’Esprit Saint, que nous verrons plus clair.

En célébrant la maternité de Marie, nous n’oublions pas que le Seigneur nous l’a donnée pour Mère. Et bien sûr, au seuil de la nouvelle année, nous ne manquons pas de la prier : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs… » Comme à la visitation, si nous l’appelons, elle accourt vers nous et Jésus est avec elle.

Bien sûr cette nouvelle année sera ce que nous la ferons. Nous en avons la responsabilité. C’est comme un chemin à parcourir ensemble, les uns avec les autres. Mais Marie est là ; elle nous renvoie au Christ ; elle ne cesse de nous inviter à faire « tout ce qu’il nous dira ». Avec lui et avec elle, nous sommes « en conduite accompagnée ». C’est un peu comme sur une voiture : les conducteurs novices ont besoin d’un accompagnateur expérimenté pour les guider. Il en est ainsi pour notre vie chrétienne. Si nous le voulons bien, Jésus et Marie seront toujours là pour nous montrer le chemin.

Cette nouvelle année, nous la confions donc au Seigneur. Nous lui demandons qu’il soit notre guide, notre lumière et notre force tout au long de nos jours, surtout dans les moments d’épreuves. Nous lui confions nos familles et toutes celles du monde entier : qu’elles soient des lieux de paix, d’écoute fraternelle et d’ouverture aux autres.

Dans nos vœux, nous n’oublions pas les personnes malades et handicapées. Pour beaucoup, la solitude et la souffrance sont très lourdes à porter. Certains n’en peuvent plus de ces longues nuits qui n’en finissent jamais. Ils ont besoin de trouver en nous des témoins de la tendresse de Dieu.

Un dernier point qui n’est pas le moins important : Ce premier janvier est une journée de prière pour la paix et la justice dans le monde. Nous pensons à tous ceux et celles qui vivent dans les pays en guerre, ceux qui sont victimes du terrorisme, de la dictature, de l’injustice et des violences de toutes sortes. Et en ce début d’année, nous faisons monter cette prière vers le Seigneur :

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

5ème jour dans l’octave de la Nativité (29 décembre)

Mes yeux ont vu ton Salut
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,22-35.
Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : ‘Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.’
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : ‘un couple de tourterelles ou deux petites colombes.’
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
© AELF
 
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Méditation

L’Évangile nous montre Marie et Joseph qui se rendent au temple pour présenter leur enfant au Seigneur. Malgré leur destin exceptionnel, ils restent fidèles aux rites de la loi. L’humble démarche au Temple de cette famille exceptionnelle nous rappelle que les rites religieux doivent être une façon d’exprimer ce qui se passe dans le cœur.   

Au cours de leur passage au Temple, il y a cette rencontre avec Siméon. « L’Esprit lui avait révélé qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Messie du Seigneur. » Sa foi était vraiment tendue vers son Dieu. Il nous apprend à réagir quand la foi se laisse envahir par la routine. Cette routine c’est quand je suis là avec mon corps et que mon cœur est ailleurs. La foi ne sera vraiment authentique que si elle nous met chaque jour en mouvement.       

Voilà cette rencontre extraordinaire. La plupart des gens n’ont rien vu. Nous voyons bien qu’il en est souvent de même dans nos Eucharisties. Siméon comprend que beaucoup vont rejeter Celui dont la venue réjouit son cœur. Il sait aussi que ce petit enfant provoquera le relèvement de beaucoup. Le Salut attendu depuis longtemps est là, en cet enfant. Saint Luc nous dit en clair ce que le reste de son Évangile va nous montrer : Jésus est le Seigneur de toutes les nations.  

Nous recevons cet Évangile comme une invitation à approfondir notre foi pour qu’elle soit plus vivante et plus forte. Jésus nous est présenté comme la Lumière des nations. Vivre Noël, c’est accueillir cette lumière dans nos vies, dans nos familles. C’est avec lui que nous pourrons grandir dans la foi. Elle va nous pousser au témoignage joyeux, serein et convaincu. La foi est une amitié avec le Christ, le Fils de Dieu et unique sauveur du monde.          

En ce jour, nous te prions, Seigneur : Que ta Parole nous habite et fasse vivre chacune de nos familles. Conduis-nous sur le chemin que tu es venu nous montrer. Garde-nous fidèles à ton amour. Amen   

Prière

Fête de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph.

Dieu dans nos familles

Monition d’ouverture
Nous célébrons aujourd’hui la Sainte Famille de Nazareth. Le Verbe de Dieu s’est fait « chair humaine », l’un de nous, tout en étant le Sauveur de tous. Que l’Esprit Saint nous donne de discerner sa présence au cœur de nos relations humaines et dans notre témoignage de chrétien.

Litanie
Seigneur Jésus, tu nous as promis d’être avec nous chaque jour jusqu’à la fin du monde ; donne-nous d’être présents à ton œuvre de salut et prends pitié de nous.

Ô Christ, rempli de sagesse, rends-nous attentifs aux appels de l’Esprit et prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, toi qui rendras à chacun selon sa fidélité à l’Évangile, donne-nous de grandir dans un amour vrai et sincère et prends pitié de nous.

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
En ce premier dimanche après Noël, l’Église nous invite à fêter la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Elle nous est présentée comme le modèle de toutes les familles. Cette fête a été instaurée vers les années 1920 ; à l’époque, on s’inquiétait déjà de l’évolution de la famille. Avec les années, la situation est devenue de plus en plus cruciale : des couples qui se séparent, des enfants livrés à eux-mêmes qui sombrent dans la délinquance, des familles qui vivent dans la misère. Et bien sûr, nous n’oublions pas les nombreuses victimes de la violence et de la haine des hommes.

Bien avant la venue de Jésus, Ben Sirac nous ramène à l’essentiel. Son discours peut paraître moralisant. Mais quand nous l’écoutons, c’est Dieu qui nous parle. Il veut que chaque famille soit heureuse. Et il lui montre le chemin qui lui permettra de parvenir à une véritable harmonie : “La réussite d’une authentique vie familiale ne s’obtient que par une lutte incessante contre l’égoïsme” (A. Brunot). Au nom même de leur foi, les enfants ont le devoir d’honorer leurs parents, même quand ils sont très diminués. Plus tard, les chrétiens comprendront qu’à travers eux, c’est Dieu qui est là.

Dans sa lettre aux Colossiens (2ème lecture), saint Paul nous appelle à “vivre ensemble dans le Christ”. Il nous expose les vertus qui favorisent une belle vie de famille, la tendresse, la bonté, l’humilité, la douceur, la patience, le pardon. Et “par-dessus tout, qu’il y ait l’amour”. Tout cela ne sera vraiment possible que si nous laissons le Christ habiter en nous. En ce temps de Noël, nous fêtons la naissance de Jésus : il veut naître aussi en nous pour transformer notre vie et la rendre de plus en plus conforme à son amour. Vivre Noël, c’est d’abord accueillir le Christ dans notre vie.

L’Évangile nous montre une famille unie et solidaire autour de l’enfant qu’il faut protéger à tout prix. En cette nuit de Bethléem, elle dort du repos des justes. Mais à Jérusalem, Hérode ne dort pas. Il cherche à faire périr l’enfant car il ne veut pas de rival. Face au danger, Marie et Joseph font ce que l’ange du Seigneur leur demande : ils partent le plus loin possible pour protéger l’enfant.

Ce qui est frappant, c’est que cette famille est toujours en chemin : avant la naissance de Jésus, Marie fait un long trajet pour se rendre chez sa cousine Élisabeth. Puis c’est le voyage de Nazareth vers Bethléem pour le recensement ; et aujourd’hui, l’évangile nous dit qu’ils doivent fuir en Égypte pour échapper à la colère d’Hérode. Tout au long de sa vie, Jésus passera de village en village pour annoncer la bonne nouvelle. Voilà la Sainte Famille : c’est dans sa capacité de se mettre en route qu’elle nous est présentée comme un modèle. Elle accepte de se laisser interpeller par les événements. Malgré les contrariétés et les épreuves, elle fait confiance à Dieu.

C’est très important pour nos familles de la terre. Elles aussi sont secouées et bousculées. Parents, grands-parents et enfants ne sont pas épargnés par les aléas de la vie. Chacun pense à tant d’événements qui lui font prendre des chemins inattendus. Comment ne pas penser à tous ces enfants dont la vie est menacée par les guerres, la famine ? D’autres sont victimes de la violence et de la maltraitance. Et bien sûr, nous n’oublions pas tous ceux et celles qui souffrent à cause de l’indifférence, du manque de soins, du manque d’amour et d’affection. À travers tous ceux et celle qui subissent ces douloureuses épreuves, c’est le Christ qui est là et qui attend notre amour. Le pape François ne cesse de nous rappeler qu’il est toujours du côté des plus petits et des plus pauvres.

C’est ainsi qu’en venant dans notre monde, Jésus a voulu faire partie d’une famille humaine. Il y a connu des joies, des souffrances et des épreuves comme dans toutes les familles de la terre. Mais plus tard, il nous dira qu’il fait partie de la grande famille de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit. Et ce qui est encore plus extraordinaire, c’est qu’il est venu pour nous y faire entrer. Comme le disait le pape Jean-Paul II, “il a donné Dieu aux hommes et les hommes à Dieu”. Au jour de notre baptême, nous sommes devenus enfants de Dieu. Nous avons été immergés dans cet océan d’amour qui est en lui. Et nous avons été appelés à nous mettre en marche vers ce monde nouveau que Jésus appelle le Royaume de Dieu.

En ce dimanche, nous rendons grâce au Seigneur pour l’exemple que nous donne sa famille terrestre. Nous lui confions toutes nos familles de la terre, en particulier celles qui connaissent de douloureuses épreuves. Il est là, “au cœur de nos vies”, mais souvent, c’est nous qui sommes ailleurs. Nous t’en prions, Seigneur, que toute notre vie soit imprégnée de ta parole et de ton amour pour que nous puissions en témoigner auprès de tous ceux et celles que nous croiserons sur notre route. Amen.

Sources : Revues Feu Nouveau, Lectures bibliques des dimanches (A Vanhoye)

Prière universelle
Introduction
Présentons au Seigneur les joies et les souffrances des familles de notre temps.

Pistes pour les intentions
Pour les familles blessées et divisées. Que la paix de Noël soit leur réconfort et leur espérance.

Pour les fiancés qui se préparent au mariage. Qu’ils découvrent la joie du don et de l’amour mutuel.

Pour nos communautés ecclésiales. Que la joie de Noël nous inspire des gestes d’espérance et de solidarité.

Pour ceux qui vivent dans l’isolement ou l’indifférence. Qu’ils puissent ressentir la présence de l’Emmanuel, Dieu avec nous.

Conclusion
Père des miséricordes, tu as permis que ton Fils marche sur nos chemins, fais grandir notre espérance et notre fraternité. Toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles.

Nativité du Seigneur Jésus Christ (Messe du jour)

Le Verbe s’est fait chair

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
Au commencement, était le Verbe…”Commencement, c’est le premier mot de cet Évangile de saint Jean ainsi que celui de saint Marc. Ce mot nous renvoie au premier récit de la Création : “Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre… (Gn 1, 1) C’est une manière de dire que “le Verbe” est à l’origine de toutes choses. C’est ce que nous proclamons dans la troisième préface du Temps ordinaire : “C’est par ton Fils que tu as créé l’homme et c’est encore par lui que tu en as fait une créature nouvelle”.

En ce jour de Noël, c’est un nouveau “commencement” qui s’annonce : En ce petit enfant qui vient de naître dans des conditions misérables, c’est Dieu qui s’est fait homme. “Il s’est fait mortel, fragile comme nous ; il partagé notre condition humaine excepté le péché, mais il a pris sur lui les nôtres comme s’ils étaient les siens. Il est entré dans notre histoire. Il est devenu pleinement Dieu-avec-nous. La naissance de Jésus nous montre que Dieu a voulu s’unir à chacun de nous, pour nous communiquer sa vie et sa joie”. (Pape François)

Cette naissance du Sauveur n’a pas été annoncée aux grands de ce monde. Pour accueillir un tel message, il faut un cœur de pauvre. Les premiers qui l’ont entendu, ce sont les bergers. Ils passaient la nuit dans les champs à garder leurs troupeaux. C’étaient des pauvres gens qui vivaient comme ils pouvaient avec de pauvres moyens. Et surtout, ils vivaient en marge de la société. Ils ne participaient pas au culte. Aux yeux de la haute société, ils ne comptaient pas. Or voici que l’ange du Seigneur vient leur annoncer cette bonne nouvelle : “Aujourd’hui, vous est né un Sauveur ; il est le Messie, le Seigneur… Vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire.” Dès le départ, l’évangile c’est la bonne nouvelle annoncée aux petits, aux pauvres et aux exclus.

Cette bonne nouvelle retentit dans toutes les églises du monde entier : “Aujourd’hui vous est né un Sauveur…” Malheureusement, ils sont nombreux ceux et celles qui ignorent l’origine de cette fête ou qui ne veulent pas en entendre parler. Certains vont même jusqu’à saccager les crèches. D’autres ne pensent qu’à la fête profane : Tout est prévu, le sapin, le réveillon, les guirlandes… Mais on oublie l’essentiel. On oublie que Noël c’est Jésus qui est venu et qui continue à venir pour “chercher et sauver ceux qui étaient perdus.”

Avec les bergers, nous sommes tous invités à nous rendre à la crèche. C’est là que notre Sauveur nous attend. Nous venons nous imprégner de la présence de Celui qui veut naître en nos cœurs. Nous accueillons cette lumière qui est en lui pour qu’elle transforme notre vie. Puis nous sommes envoyés pour la communiquer à tous ceux et celles que nous rencontrerons sur notre route. Cette présence et cet amour de Dieu c’est comme un trésor qu’il nous faut accueillir et partager. Nous ne devons jamais oublier que Noël c’est Jésus qui continue à venir pour nous et pour le monde entier.

Ce Jésus que nous fêtons à Noël est né pauvre parmi les pauvres. Bien plus, il se reconnaît en chacun d’eux. S’il n’y a pas de place pour eux dans notre vie, c’est lui que nous rejetons. “Il est venu chez les siens et le siens ne l’ont pas reçu…” L’Évangile nous fait comprendre qu’il est impossible de fêter Noël sans eux. Si nous voulons le rencontrer et l’accueillir, c’est vers eux qu’il nous faut aller ; il est présent dans celui qui a faim et froid, celui qui est malade et seul, celui qui a perdu ou oublié sa dignité humaine. Vivre Noël c’est aussi accueillir le Christ dans la personne du pauvre et lui donner la place d’honneur.

“Le Verbe était la vraie Lumière qui éclaire tout homme, en venant dans le monde…” Plus tard, Jésus dira : “Je suis la Lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres…” C’est cette lumière que nous recevons en ce jour de Noël. Mais il ne faut pas oublier cette recommandation du Christ : “Gardez vos lampes allumées”. Cette lampe c’est celle de la foi, celle de la prière. En accueillant Jésus et en nous mettant à son écoute, nous apprenons à nous ajuster de plus en plus à l’amour qui est en lui. Avec lui, c’est comme une porte qui s’est ouverte, une lumière nouvelle, une nouvelle manière de regarder la vie.

Aujourd’hui, le Christ rejoint tous ceux et celles qui sont éprouvés par la souffrance, la maladie, le deuil, le chômage, les conflits familiaux… il ne va pas faire un miracle pour résoudre tous ces problèmes. Mais il va nous ouvrir la porte de l’espoir et du courage pour chercher encore. Notre Dieu est un compagnon qui marche avec nous. Parfois même, il nous porte. Et ce qui est extraordinaire c’est que nous pouvons toujours le rejoindre dans la prière. Il est toujours là pour nous aider et nous encourager à pousser des portes entrouvertes.

Nous vivons dans un monde enfermé à double tours, enfermé dans les murs de l’égoïsme, de l’indifférence, du racisme, de la rancune. Mais Noël nous apporte un message d’espérance offert à tous. Nous accueillons dans la joie la visite de Dieu. Elle est pour nous. Accueillons son message d’espérance. Laissons-nous faire par lui. Nous ne le regretterons pas. C’est à ce prix que nous pourrons vivre un bon Noël.

Prière universelle

Pistes pour les intentions
Aujourd’hui, sur ceux qui habitent le pays de l’ombre,
une lumière a resplendi.
Pour notre pape Léon, pour tous les pasteurs
qui ont mission de communiquer à leurs frères
la flamme de l’espérance qui ne déçoit pas,
prions ensemble.

Aujourd’hui naît en notre monde le prince de la Paix.
Pour tous les pays dévastés par la guerre,
pour les peuples subissant le joug d’une dictature,
prions ensemble.

Aujourd’hui le Verbe, la Parole de Dieu,
vient à nous sous les traits d’un tout- petit sans défense.
Pour les enfants en manque d’amour,
pour les jeunes qui peinent à trouver leur place dans notre société,
prions ensemble.

Aujourd’hui vient parmi les siens l’Emmanuel, Dieu avec nous.
Pour tous ceux qu’accablent la solitude
et le sentiment de ne compter pour personne,
prions ensemble.

Aujourd’hui le Fils de Dieu prend visage d’homme.
En ce jour où la prière de l’Église nous invite
à nous émerveiller de l’humanité de notre Dieu,
les uns avec les autres, les uns pour les autres,
prions ensemble.

Nativité du Seigneur Jésus Christ (Messe de la nuit)

Noël, l’inattendu de Dieu

Accueil
Nous voici à Noël,
réunis pour célébrer l’aube de notre salut,
la naissance de l’Envoyé de Dieu.
C’est un signe de vie que Dieu nous adresse
dans cet enfant.
Une Nouvelle Alliance va naître.
Les promesses de Dieu se réalisent :
le Messie vient vivre parmi les siens.
Il se fait proche. Il nous apprend la fraternité.

Prière pénitentielle
Seigneur Jésus, envoyé par le Père
pour rassembler l’humanité
en un peuple de frères et de sœurs,
prends pitié de nous.

Ô Christ, Fils unique de Dieu, venu dans le monde
annoncer l’Évangile de la paix,
prends pitié de nous.

Seigneur de gloire, élevé à la droite du Père
pour être le Seigneur des vivants et des morts,
prends pitié de nous.

1ère lecture – Isaïe 9, 1-6
L’événement de Bethléem est bien l’accomplissement des promesses que nous lisons dans les prophètes, ici Isaïe.

Psaume 95

2ème lecture – Tt 2, 11-14
Paul souligne la descendance dont est marqué Jésus : celle de David, fils de Jessé.

Évangile : Luc 2, 1-14
À la suite de la proclamation de l’Évangile, l’enfant Jésus pourra être porté à la crèche, accompagné par un chant.

Homélie
Textes bibliques : Lire
Tout au long de l’Avent, la liturgie nous a parlé de la venue de Jésus. Cette bonne nouvelle était annoncée depuis plusieurs siècles à un « peuple qui marchait dans les ténèbres ». Ces ténèbres, c’étaient celles de l’exil et de l’oppression étrangère. Cela avait duré 50 ans. Le message de Noël dans les ténèbres qui marquent douloureusement la vie de notre monde, celles de la guerre, du terrorisme et de la violence mais aussi celles de la maladie et de la solitude.

La bonne nouvelle c’est que Dieu ne nous abandonne pas. Il vient à nous. Il vient “nous rendre espoir et nous sauver”. Tout au long des Évangiles, nous l’entendons nous parler d’un Dieu qui est Père, un Père qui aime chacun de ses enfants. Il est venu “chercher et sauver ceux qui étaient perdus”. Le vrai Dieu n’a rien à voir avec une religion qui fait massacrer des innocents, des hommes, des femmes et même des enfants. La fête de Noël vient nous rappeler que le vrai Dieu est AMOUR. Il ne sait pas être autre chose. Dans un monde pollué par la haine et la violence, il est celui qui nous apporte la vraie lumière.

Ce Jésus dont nous fêtons la naissance a été annoncé aux bergers. Quand nous faisons la crèche dans nos maisons, nous les mettons en bonne place mais beaucoup ne savent pas trop qui ils étaient. En fait, ils faisaient partie d’une catégorie vraiment méprisée. C’étaient des hommes rustres qui n’avaient pas l’habitude de fréquenter les lieux de culte. À travers eux, c’est la bonne nouvelle qui est annoncée aux petits, aux pauvres et aux exclus. Et cela, nous le retrouvons tout au long des Évangiles. Jésus est venu pour nous dire qu’ils ont la première place dans le cœur de Dieu.

C’est vrai, les Évangiles nous rappellent la mission de Jésus après de ceux et celles qui sont accablés par des souffrances de toutes sortes. Il a accueilli tous ceux et celles qui étaient infréquentables à cause de leur mauvaise vie. Il a ouvert la porte de la Lumière à Marie-Madeleine, Zachée, Matthieu le publicain, la femme de Samarie et bien d’autres qui étaient rejetés par la société bien-pensante de l’époque. Avec lui, c’est la victoire de l’AMOUR sur le mal et la mort.

Cette bonne nouvelle n’est pas que pour les gens d’autrefois. Elle est pour tous les hommes de tous les temps. Elle doit être proclamée dans le monde entier, y compris dans les “périphéries”. Des associations s’organisent pour aller vers les plus pauvres, les personnes seules, celles qui sont à la rue, celles qui n’ont pas les moyens de faire la fête. Des messes sont célébrées dans les prisons et les hôpitaux. Le Christ rejoint tous ceux et celles qui sont accablés par la souffrance, la maladie, le deuil, le chômage, les conflits familiaux. Bien sûr, il ne va pas faire un miracle pour résoudre tous nos problèmes. Mais il marche avec nous. Parfois même, il nous porte. Il nous ouvre un chemin d’espérance.

Fêter Noël c’est accueillir cette bonne nouvelle qui vient changer notre vie et celle du monde. Ce Jésus dont nous fêtons la naissance continue à venir. Il frappe à notre porte. Dieu continue à nous envoyer son Fils. En cette nuit de Noël, nous sommes donc invités à l’accueillir, lui donner la première place dans notre vie et faire “tout ce qu’il nous dira.” Avec lui, c’est la joie et l’amour qui entrent dans notre vie. Il veut habiter le cœur des hommes. Alors oui, soyons dans la joie et l’allégresse. Un enfant a dit que “Jésus est le plus beau cadeau de Noël”. Il avait tout compris. Ils sont nombreux dans notre monde ceux et celles qui vont fêter Noël sans penser à cette bonne nouvelle. Tout est prévu, le sapin, les décorations, les cadeaux, le réveillon, mais n’oublions pas Celui qui est à l’origine de ces festivités.

L’Eucharistie qui nous rassemble en cette fête de Noël nous rappelle que le Christ ne cesse de vouloir nous rejoindre. Il continue à vouloir venir chez les siens. C’est un cadeau extraordinaire qui nous est offert à tous, gratuitement et sans mérite de notre part. Avant la communion, nous entendons le prêtre nous dire : “Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève le péché du monde.” Ces paroles ne sont pas que pour l’assemblée qui est présente à l’église. Elles sont pour le monde entier. Le Christ ne demande qu’à se donner à tous. Heureux ceux qui ont de cœur de pauvre pour laisser le Christ entrer dans leur vie. En ce temps de Noël, nous le supplions : “Toi qui es Lumière, toi qui es l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour”. Amen

Prière universelle
Heureux de la naissance du Sauveur, confions à notre Père ses enfants qui sont encore dans la nuit et n’osent plus espérer le jour…

Pistes pour les intentions
« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. » Pour que l’Église porte la lumière jusqu’aux extrémités de la terre, Seigneur, nous te prions. ℞

« Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! » Pour les enfants qui naissent dans le monde au cours de cette nuit, pour les enfants abandonnés, pour les parents qui espèrent un enfant, Seigneur, nous te prions. ℞

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. » Pour les peuples opprimés, pour les populations souffrant de famine ou de maladies, pour les prisonniers, Seigneur, nous te prions. ℞

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’il aime. » Pour que ces fêtes de Noël contribuent au désir de paix, pour que la joie de Noël ravive notre charité envers les plus pauvres, Seigneur, nous te prions. ℞

Conclusion
En cette nuit de lumière, Seigneur, illumine le cœur de tous les hommes. Exauce les désirs de tous ceux qui te supplient. Par le Christ, notre Seigneur. – Amen.

Nuit de Noël

Noël, l’inattendu de Dieu

Accueil
Nous voici à Noël,
réunis pour célébrer l’aube de notre salut,
la naissance de l’Envoyé de Dieu.
C’est un signe de vie que Dieu nous adresse
dans cet enfant.
Une Nouvelle Alliance va naître.
Les promesses de Dieu se réalisent :
le Messie vient vivre parmi les siens.
Il se fait proche. Il nous apprend la fraternité.

Prière pénitentielle
Seigneur Jésus, envoyé par le Père
pour rassembler l’humanité
en un peuple de frères et de sœurs,
prends pitié de nous.

Ô Christ, Fils unique de Dieu, venu dans le monde
annoncer l’Évangile de la paix,
prends pitié de nous.

Seigneur de gloire, élevé à la droite du Père
pour être le Seigneur des vivants et des morts,
prends pitié de nous.

1ère lecture – Isaïe 9, 1-6
L’événement de Bethléem est bien l’accomplissement des promesses que nous lisons dans les prophètes, ici Isaïe.

Psaume 95

2ème lecture – Tt 2, 11-14
Paul souligne la descendance dont est marqué Jésus : celle de David, fils de Jessé.

Évangile : Luc 2, 1-14
À la suite de la proclamation de l’Évangile, l’enfant Jésus pourra être porté à la crèche, accompagné par un chant.

Homélie
Textes bibliques : Lire
Tout au long de l’Avent, la liturgie nous a parlé de la venue de Jésus. Cette bonne nouvelle était annoncée depuis plusieurs siècles à un « peuple qui marchait dans les ténèbres ». Ces ténèbres, c’étaient celles de l’exil et de l’oppression étrangère. Cela avait duré 50 ans. Le message de Noël dans les ténèbres qui marquent douloureusement la vie de notre monde, celles de la guerre, du terrorisme et de la violence mais aussi celles de la maladie et de la solitude.

La bonne nouvelle c’est que Dieu ne nous abandonne pas. Il vient à nous. Il vient “nous rendre espoir et nous sauver”. Tout au long des Évangiles, nous l’entendons nous parler d’un Dieu qui est Père, un Père qui aime chacun de ses enfants. Il est venu “chercher et sauver ceux qui étaient perdus”. Le vrai Dieu n’a rien à voir avec une religion qui fait massacrer des innocents, des hommes, des femmes et même des enfants. La fête de Noël vient nous rappeler que le vrai Dieu est AMOUR. Il ne sait pas être autre chose. Dans un monde pollué par la haine et la violence, il est celui qui nous apporte la vraie lumière.

Ce Jésus dont nous fêtons la naissance a été annoncé aux bergers. Quand nous faisons la crèche dans nos maisons, nous les mettons en bonne place mais beaucoup ne savent pas trop qui ils étaient. En fait, ils faisaient partie d’une catégorie vraiment méprisée. C’étaient des hommes rustres qui n’avaient pas l’habitude de fréquenter les lieux de culte. À travers eux, c’est la bonne nouvelle qui est annoncée aux petits, aux pauvres et aux exclus. Et cela, nous le retrouvons tout au long des Évangiles. Jésus est venu pour nous dire qu’ils ont la première place dans le cœur de Dieu.

C’est vrai, les Évangiles nous rappellent la mission de Jésus après de ceux et celles qui sont accablés par des souffrances de toutes sortes. Il a accueilli tous ceux et celles qui étaient infréquentables à cause de leur mauvaise vie. Il a ouvert la porte de la Lumière à Marie-Madeleine, Zachée, Matthieu le publicain, la femme de Samarie et bien d’autres qui étaient rejetés par la société bien-pensante de l’époque. Avec lui, c’est la victoire de l’AMOUR sur le mal et la mort.

Cette bonne nouvelle n’est pas que pour les gens d’autrefois. Elle est pour tous les hommes de tous les temps. Elle doit être proclamée dans le monde entier, y compris dans les “périphéries”. Des associations s’organisent pour aller vers les plus pauvres, les personnes seules, celles qui sont à la rue, celles qui n’ont pas les moyens de faire la fête. Des messes sont célébrées dans les prisons et les hôpitaux. Le Christ rejoint tous ceux et celles qui sont accablés par la souffrance, la maladie, le deuil, le chômage, les conflits familiaux. Bien sûr, il ne va pas faire un miracle pour résoudre tous nos problèmes. Mais il marche avec nous. Parfois même, il nous porte. Il nous ouvre un chemin d’espérance.

Fêter Noël c’est accueillir cette bonne nouvelle qui vient changer notre vie et celle du monde. Ce Jésus dont nous fêtons la naissance continue à venir. Il frappe à notre porte. Dieu continue à nous envoyer son Fils. En cette nuit de Noël, nous sommes donc invités à l’accueillir, lui donner la première place dans notre vie et faire “tout ce qu’il nous dira.” Avec lui, c’est la joie et l’amour qui entrent dans notre vie. Il veut habiter le cœur des hommes. Alors oui, soyons dans la joie et l’allégresse. Un enfant a dit que “Jésus est le plus beau cadeau de Noël”. Il avait tout compris. Ils sont nombreux dans notre monde ceux et celles qui vont fêter Noël sans penser à cette bonne nouvelle. Tout est prévu, le sapin, les décorations, les cadeaux, le réveillon, mais n’oublions pas Celui qui est à l’origine de ces festivités.

L’Eucharistie qui nous rassemble en cette fête de Noël nous rappelle que le Christ ne cesse de vouloir nous rejoindre. Il continue à vouloir venir chez les siens. C’est un cadeau extraordinaire qui nous est offert à tous, gratuitement et sans mérite de notre part. Avant la communion, nous entendons le prêtre nous dire : “Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève le péché du monde.” Ces paroles ne sont pas que pour l’assemblée qui est présente à l’église. Elles sont pour le monde entier. Le Christ ne demande qu’à se donner à tous. Heureux ceux qui ont de cœur de pauvre pour laisser le Christ entrer dans leur vie. En ce temps de Noël, nous le supplions : “Toi qui es Lumière, toi qui es l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour”. Amen

Prière universelle
Heureux de la naissance du Sauveur, confions à notre Père ses enfants qui sont encore dans la nuit et n’osent plus espérer le jour…

Pistes pour les intentions
« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. » Pour que l’Église porte la lumière jusqu’aux extrémités de la terre, Seigneur, nous te prions. ℞

« Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! » Pour les enfants qui naissent dans le monde au cours de cette nuit, pour les enfants abandonnés, pour les parents qui espèrent un enfant, Seigneur, nous te prions. ℞

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. » Pour les peuples opprimés, pour les populations souffrant de famine ou de maladies, pour les prisonniers, Seigneur, nous te prions. ℞

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’il aime. » Pour que ces fêtes de Noël contribuent au désir de paix, pour que la joie de Noël ravive notre charité envers les plus pauvres, Seigneur, nous te prions. ℞

Conclusion
En cette nuit de lumière, Seigneur, illumine le cœur de tous les hommes. Exauce les désirs de tous ceux qui te supplient. Par le Christ, notre Seigneur. – Amen.