Jeudi de la 8ème semaine du temps ordinaire (28 mai 2026)

CRIER VERS LE SEIGNEUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,46b-52.

En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! » Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin. Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

 

Méditation

Nous sommes à Jéricho. Cette ville se trouve à 250 mètres au-dessous du niveau de la mer. Elle représente le monde du péché, éloigné de Dieu. Jésus y entre et en ressort aussitôt. Il vient dans ce monde du péché pour nous en sortir. Il ne veut pas nous y laisser seuls, livrés à nous-mêmes. Et c’est la rencontre avec Bartimée, le mendiant aveugle qui est assis au bord de la route. 

Quand Bartimée apprend que Jésus est en train de passer, il se met à crier : « Fils de David, prends pitié de moi ! » Ce titre, Fils de David  » est l’équivalent de Messie. Voilà qui est  dangereux. Si les autorités juives apprennent une pareille chose, cela se terminera mal. Elles craignent les mouvements de foule qui pourraient inquiéter l’occupant Romain. Alors on cherche à le faire taire. Mais plus on lui impose le silence, plus il crie fort. Alors Jésus s’arrête et le fait appeler.

Voilà déjà une bonne nouvelle pour nous aujourd’hui. Il y a des jours où nous n’arrivons pas à prier. Alors, comme ce mendiant, nous pouvons CRIER vers le Seigneur.  C’est ce que nous lisons dans le psaume 129 : « Des profondeurs, JE CRIE vers toi Seigneur… Que ton oreille se fasse attentive au CRI de ma prière. » Ce cri est une prière que le Seigneur entend.

Aujourd’hui encore, la vie de tant d’hommes, de femmes et d’enfants n’est plus qu’un cri qu’on ne veut pas entendre. Nous pensons aux malades qui n’ont plus la force de prier, aux personnes isolées, aux peuples qui ont tout perdu dans les guerres, aux victimes des inondations… Aujourd’hui comme autrefois, le Seigneur nous invite à les appeler. Tous les hommes sont appelés à Jésus. Voilà un message de la plus haute importance pour nous qui fonctionnons souvent sur le mode de l’exclusion.

 Cet évangile nous annonce une bonne nouvelle : L’aveugle a été guéri, oui bien sûr, mais le plus important est ailleurs ; sa confiance absolue en Jésus l’a sauvé. Il a quitté son manteau, son seul bien, sa seule protection pour aller vers Celui qu’il appelle « Fils de David ». C’est absolument le contraire du jeune homme riche qui n’a pas eu ce courage et qui est reparti tout triste car il avait de grands biens. Nous pouvons demander au Seigneur de nous donner la même foi que ce mendiant aveugle ; qu’il nous donne de rejeter le manteau qui nous empêche d’aller vers lui, le manteau de notre aveuglement spirituel, de notre manque de foi, le manteau de notre repli sur nous-mêmes. Qu’il nous guérisse de nos aveuglements. Car c’est vrai, nous sommes aveugles quand nous ne voyons pas la trace de Dieu dans notre monde, ou encore quand nous ne voyons pas la souffrance qui est à notre porte. 

En ce jour, nous venons au Christ. Et il nous repose la même question qu’à Bar Timée : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » C’est la question d’un Dieu qui veut passer dans notre vie pour nous sauver. Mais sans notre confiance, il ne peut rien faire. Comme l’aveugle de l’évangile, nous crions : « Fais que je voie ! » Aie pitié de moi qui ne vois trop souvent que l’affreuse nuit du doute. Aie pitié de moi qui ne vois pas toujours le sens de ma vie et le pourquoi des épreuves qui m’accablent. Aie pitié de moi qui ne vois pas combien tu m’aimes.

Le Seigneur est là pour nous guérir de nos aveuglements, pour nous ouvrir à l’amour de Dieu et à celui de tous nos frères. Laissons Bartimée nous apprendre à avoir cette confiance inébranlable en Jésus. Des gens chercheront peut-être à nous en dissuader. Les mêmes pourront nous y encourager plus tard. La confiance est un combat de tous les jours, parfois dans l’obscurité de la foi. Mais grâce au fils de Timée, nous savons que la nuit n’a pas le dernier mot. C’est de cette espérance que nous avons à témoigner tout au long de notre vie auprès de tous ceux et celles qui nous entourent. Demandons au Seigneur qu’il nous guide sur ce chemin de conversion.

Mercredi de la 8ème semaine du temps ordinaire (Saint Augustin de Cantorbery)

Ils n’ont rien compris

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10, 32-45
En ce temps-là,
les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ;
Jésus marchait devant eux ;
ils étaient saisis de frayeur,
et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte.
Prenant de nouveau les Douze auprès de lui,
il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver :
« Voici que nous montons à Jérusalem.
Le Fils de l’homme sera livré
aux grands prêtres et aux scribes ;
ils le condamneront à mort,
ils le livreront aux nations païennes,
qui se moqueront de lui, cracheront sur lui,
le flagelleront et le tueront,
et trois jours après, il ressuscitera. »

Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée,
s’approchent de Jésus et lui disent :
« Maître, ce que nous allons te demander,
nous voudrions que tu le fasses pour nous. »
Il leur dit :
« Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »
Ils lui répondirent :
« Donne-nous de siéger,
l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans ta gloire. »
Jésus leur dit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire,
être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? »
Ils lui dirent :
« Nous le pouvons. »
Jésus leur dit :
« La coupe que je vais boire, vous la boirez ;
et vous serez baptisés du baptême
dans lequel je vais être plongé.
Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche,
ce n’est pas à moi de l’accorder ;
il y a ceux pour qui cela est préparé. »

Les dix autres, qui avaient entendu,
se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
Jésus les appela et leur dit :
« Vous le savez :
ceux que l’on regarde comme chefs des nations
les commandent en maîtres ;
les grands leur font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi.
Celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur.
Celui qui veut être parmi vous le premier
sera l’esclave de tous :
car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. » (AELF)

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Méditation
Dans cet Évangile, nous voyons que les disciples n’ont rien compris. Jésus vient de leur annoncer sa Passion, sa mort et sa résurrection. Les Douze suivent sans empressement car ils ont peur. Ils savent ce qui les attend à Jérusalem. De ce groupe, deux hommes se détachent, Jacques et Jean. Pour être rassurés, ils demandent à Jésus de siéger à sa droite et à sa gauche dans son Royaume.

Les autres disciples s’indignent : « Pourquoi pas nous ? » Mais Jésus ne s’indigne pas. Il sait ce qu’il y a dans le cœur de l’homme. S’il intervient, c’est pour les amener et nous amener à changer de perspective. Il dénonce les rapports de force et de supériorité. Le pouvoir comme écrasement des autres ne doit pas avoir sa place parmi les disciples.

La gloire du Christ se manifestera sur la croix. À sa droite et à sa gauche, nous trouverons deux bandits. La coupe qu’il boira sera celle de sa Passion qui l’introduira dans le Royaume. Là, toutes les relations seront transformées. Chacun y découvrira que sa place est un don de Dieu. C’est ainsi que Jésus a aboli la loi du plus fort. Il l’a remplacée par celle du plus aimant.

C’est une conversion de tous les jours que nous obtiendrons en contemplant et un accueillant « Jésus serviteur ». Il est celui qui « nous a aimés comme on n’a jamais aimé. » C’est très important pour nous aujourd’hui. Notre monde juge le christianisme à travers ceux qui le pratiquent, donc à travers nous. Notre première tâche c’est de nous laisser imprégner par l’Esprit Saint pour ne pas déformer le message de l’Évangile.

Notre travail c’est de poursuivre la mission du Christ ; c’est d’annoncer une bonne nouvelle, celle de l’amour de Dieu pour chacun de ses enfants. Mais dans notre monde, deux hommes sur trois ne le connaissent pas. C’est une raison de plus pour témoigner à temps et à contretemps de la bonne nouvelle de l’Évangile.  

Mardi de la 8ème semaine du temps ordinaire (Saint Philippe Néri)

Tout quitter pour suivre Jésus 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10.28-31
En ce temps-là, Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »
© AELF
 
 
Méditation
« Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » En entendant cette parole de Pierre, nous pensons aux nombreux missionnaires qui, pendant des siècles, ont tout quitté pour annoncer le Christ. Et actuellement, des prêtres africains, indiens et autres ont quitté leur famille et leur pays pour venir nous évangéliser. Tout cela doit nous interpeller. Partir, ce n’est pas seulement voir du pays, c’est risquer sa vie, risquer la persécution.
 
Ils sont nombreux les prêtres, religieux, religieuses et laïcs qui ont fait le choix de tout abandonner pour l’unique trésor qui ne vieillit pas, qui ne pourrit pas, qui n’est pas rongé par les vers ni par les remords. Ce trésor c’est une multiplication d’amour. Choisir le Christ, c’est multiplier par cent tous nos biens, toutes nos relations ; quitter un frère, une sœur pour recevoir le centuple ! Quitter une maison pour recevoir un Royaume !
 
Aujourd’hui comme autrefois, le Seigneur continue à nous appeler. Il compte sur chacun de nous. Au départ, ils étaient douze à suivre Jésus. Aujourd’hui, la petite communauté s’est multipliée par 100 000 000 ; c’est l’action de l’Esprit Saint dans l’Église universelle. La Parole de Dieu s’est répandue dans le monde entier. Nous sommes tous invités à entretenir le feu pour qu’il continue à illuminer le monde. Amen

Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église (25 mai 2026)

  Textes bibliques : Lire

Méditation
En ce lundi de la Pentecôte, nous fêtons la bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église. La Bible nous montre que Marie a eu un rôle très important dans la vie de l’Église. Elle était présente au Cénacle. Elle a prié avec les apôtres qui imploraient l’Esprit Saint. Dès sa naissance, l’Église est conduite maternellement par la Vierge Marie : “Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie, la Mère de Jésus (Actes 1, 14)
 
Prier d’un même cœur, c’est ce que doit faire toute assemblée ; avec Marie et avec les apôtres, nous sommes la même Église. Marie est toujours là pour nous renvoyer au Christ. Comme aux noces de Cana, elle ne cesse de nous redire : “Faites tout ce qu’il vous dira.” Cette fête d’aujourd’hui voudrait nous ramener à quelque chose d’essentiel : l’Église ne peut se passer de la prière. Elle est aussi nécessaire que l’oxygène l’est au corps. C’est vrai, si la prière devait cesser dans l’Église, celle-ci étoufferait aussi sûrement que le corps qui manquerait d’oxygène.
 
Et quand nous parlons de l’Église, ce n’est pas seulement l’institution : l’Église c’est chacun de nous ; nous en sommes les membres. Si nous ne prions pas, nous étouffons la présence de Dieu en nous. Prendre au moins quelques minutes pour prier chaque jour, ce n’est pas du temps perdu. Se rassembler le dimanche à l’église est absolument essentiel. Le concile Vatican II nous l’a rappelé à sa manière : “L’Eucharistie est source et sommet de toute vie chrétienne et de toute évangélisation.” La prière permet à ‘Esprit Saint de s’infiltrer en nous, dans notre intelligence et notre cœur. C’est comme un goutte-à-goutte qui nous permet de recevoir la vie de Dieu. Elle nous entraîne à vivre de plus en plus au rythme de Dieu. Elle nous débarrasse progressivement des obstacles qui encombrent notre cœur et notre esprit.
 
Ces obstacles, nous les connaissons bien : ils s’appellent orgueil, égoïsme, mensonge, préjugés, violences, jugement des autres. La prière nous permet de retrouver peu à peu la présence de Dieu en nous. L’Église est née de la prière du Christ et de celle des apôtres. C’est aussi par notre prière que l’Église continue à naître chaque jour. En fait, ce n’est pas nous qui prions mais le Christ en nous. Il reste entièrement tourné vers le Père et vers les disciples. Il nous apprend à ne pas rapetisser la prière au niveau de nos seuls besoins personnels et familiaux. Quand nous prions, c’est l’air d’en haut que nous respirons. Et Marie est là pour présenter notre prière à Dieu. Elle ne cesse jamais d’intercéder pour nous et pour le monde.
 
L’Évangile vient nous rappeler un message de la plus haute importance : “Près de la croix de Jésus, se tenait Marie, sa mère… et le disciple que Jésus aimait.” Ce disciple, c’est Jean ; c’est aussi chacun de nous. Nous sommes tous les disciples bien-aimés de Jésus. Il nous confie à Marie et il nous la confie. Jésus et Marie s’aiment tellement qu’ils partagent tous deux le même amour pour tous les hommes. Le disciple préféré de Jésus est devenu aussi l’enfant préféré de Marie.
 
C’est cette maman que Jésus nous donne pour qu’elle fasse pour nous ce qu’elle a fait pour lui. Nous pouvons tous nous réfugier auprès d’elle. Quand nous faisons appel à elle, elle accourt. Son amour ne nous fera jamais défaut. En même temps, Jésus nous confie sa Mère et il nous demande de la prendre chez nous. Nous sommes invités à l’accueillir chez nous avec respect et surtout beaucoup d’amour.
 
N’hésitons pas à lui ouvrir la porte de notre vie et de notre cœur, même si le ménage n’est pas bien fait. Elle n’a pas peur des situations compliquées. Elle ne cherche qu’à dénouer les nœuds qui font obstacle à notre union à Dieu. Marie est le plus sûr chemin pour apprendre à connaître et aimer Jésus. Qu’elle soit toujours avec nous pour en être les messagers.

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Dimanche de la Pentecôte 2026

« Tous furent remplis d’Esprit Saint »

MONITION D’ACCUEIL
Frères et sœurs, en ce jour de Pentecôte, ouvrons nos cœurs au Souffle de Dieu. Qu’il embrase nos vies, rassemble nos différences et fasse de nous un peuple en marche, vivant de son Esprit

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture Ac 2,1-11:
L’Église se manifeste comme « universelle » dès le jour de sa naissance…

Psaume Ps 103,1.24.19-31.34:
Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre !

2ème lecture 1Co 12,3b-7.12-13:
Loin de nous diviser, nos différences peuvent devenir une richesse au service de la construction d’un même corps, l’Eglise, dans un même Esprit..

Acclamation : Alléluia. Alléluia . Viens, Esprit Saint ! Pénètre le cœur de tes fidèles ! Qu’ils soient brûlés au feu de ton amour ! Alléluia

Évangile Jn 20,19-23:
L’Esprit nous envoie continuer l’œuvre libératrice de Jésus.


Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
Cinquante jours après Pâques, nous voici parvenus à la fête chrétienne de la Pentecôte. En ce dimanche, nous arrivons à la fin du temps pascal. Tout au long de cette période, nous avons fêté le Christ ressuscité, vainqueur de la mort et du péché. Le jour de l’Ascension, il s’est manifesté une dernière fois aux onze disciples. Le livre des Actes des apôtres (1ère lecture) nous dit qu’il « s’éleva et une nuée vint le soustraire à leurs yeux ».

Ce récit de la 1ère lecture est à situer au cours de la Pentecôte juive. Ce jour-là, on était venu de partout pour fêter le don de la loi de Dieu à Moïse. Tous ces gens n’avaient certainement jamais entendu parler de Jésus de Nazareth. Ils étaient là pour renouveler l’alliance avec Dieu. Mais rien ne se passe comme prévu. Saint Luc nous parle d’un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent et aussi d’un feu qui se partageait en langues. C’est cela le don de l’Esprit Saint.

À ce moment-là, tout est changé dans le cœur des apôtres. Alors qu’ils étaient « confinés » dans la salle commune, ils se mettent à sortir. La peur qui les paralysait est emportée. Ils se mettent à proclamer les merveilles de Dieu devant ceux-là mêmes qui ont fait mourir le Christ sur la croix. La première de ces merveilles c’est l’annonce de Jésus mort et ressuscité. Et ce qui est extraordinaire, c’est que chacun les entend dans sa propre langue. C’est une manière de dire que l’Évangile est pour tous, quel que soit leur pays. Cette bonne nouvelle doit être proclamée dans le monde entier. C’est une manière de dire que « l’Église existe pour ceux qui n’y sont pas ».

Dans sa lettre aux chrétiens de Corinthe (2ème lecture), Paul rappelle l’action de l’Esprit Saint à l’intérieur de la communauté. Le problème c’est qu’il y a des divisions entre chrétiens. C’est un contre-témoignage. L’apôtre intervient pour rappeler que toutes les considérations de hiérarchie ou de supériorité doivent être éradiquées ; le fait d’être juif ou païen, esclave ou homme libre, ça ne compte plus. Le racisme, l’exclusion, le cléricalisme n’ont plus leur place chez les chrétiens. Dans l’Église de Jésus Christ, on n’apprend plus à penser en termes de supériorité, de hiérarchie, d’avancement ou d’honneur. Désormais, une seule chose compte : notre baptême dans l’unique Esprit. L’Église n’est pas une pyramide mais une foule serrée autour de Jésus Christ.

Dans sa lettre, saint Paul nous présente l’Église comme un corps. Le Christ en est la tête et nous sommes les membres. Chacun de nous est différent. Il faut voir l’Église comme une foule de toutes les couleurs. Les divers membres n’ont pas la même fonction. Cette diversité est un cadeau. Chaque membre est très important aux yeux de Dieu. Nous sommes appelés à vivre l’unité dans la diversité. Ce pari nous ne pourrons le gagner que parce que l’Esprit saint nous est donné.

L’Évangile nous présente l’envoi des disciples en mission au soir de Pâques : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ». Puis il « souffle » sur eux. C’est ainsi qu’ils reçoivent le Saint Esprit en vue de la mission qui leur est confiée. Désormais, ils devront partir pour annoncer à tous l’Évangile du Salut en Jésus Christ. Pour cette grande mission, ils ne sont pas seuls. L’Esprit Saint, le souffle de Dieu, les accompagnera et les précèdera. Il sera agissant dans le cœur de ceux qu’il mettra sur leur route.

Cette fête de la Pentecôte, c’est celle de l’Esprit Saint qui ne cesse de renouveler l’Église depuis vingt siècles. C’est ce même Esprit que nous sommes invités à accueillir dans notre vie. Pour cela, il nous faut nous ouvrir à ce don de Dieu. Nous savons bien que cela n’est pas facile. Il y a en nous des résistances qui cherchent à nous détourner de lui. Être sous l’emprise de l’Esprit c’est sentir en nous la présence de Dieu qui est source de paix et de joie intérieure. Le Christ nous libère en nous orientant vers Dieu.

Avec lui, nous pourrons nous imprégner de l’amour qui est en Dieu pour le communiquer à tous ceux qui nous entourent. Nous sommes envoyés dans le monde pour témoigner de l’espérance qui nous anime. Le pape François nous disait que cette espérance doit être combative. La vie chrétienne est un combat contre nous-mêmes et bien souvent contre les idées à la mode. Comme un feu puissant, il chasse leurs ténèbres ; il illumine notre nuit.

À la suite des apôtres, l’Église est appelée à communiquer la paix et à manifester le pardon. Cette paix, ce n’est pas l’absence de conflit ; c’est d’abord la paix intérieure (l’apaisement), c’est la miséricorde, c’est Dieu lui-même. La Pentecôte, c’est l’Esprit Saint qui vient illuminer notre nuit. Prions-le pour qu’il soit toujours avec nous ; qu’il nous donne d’annoncer la bonne nouvelle avec un zèle que rien ne saurait intimider.


Prière universelle
En ce jour où le Père répand son Esprit sur toute chair, présentons-lui, avec confiance, les prières de l’Église et du monde.

Intentions
Pour les baptisés appelés à témoigner de l’Évangile, les pasteurs et les responsables de l’Église : que l’Esprit Saint les guide sur des chemins de communion et de fidélité.

Pour les femmes et les hommes qui exercent des responsabilités politiques, sociales ou économiques : que l’Esprit de sagesse éclaire leurs décisions au service des peuples.

Pour les malades, les personnes âgées, celles qui vivent l’isolement ou l’épreuve : que l’Esprit Consolateur les soutienne et leur donne force et espérance.

Pour notre communauté rassemblée en ce jour de Pentecôte : que l’Esprit Saint ravive en chacun les dons reçus et nous rende disponibles au service des autres.

Conclusion
Dieu notre Père, toi qui connais le cœur de tes enfants, accueille les prières que nous t’adressons dans la confiance de ton Esprit, par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Samedi de la 7ème semaine de Pâques (23 mai 2026)

« Suis-moi ! »
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21, 20-25
En ce temps-là,
Jésus venait de dire à Pierre : « Suis-moi. »
S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite,
le disciple que Jésus aimait.
C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus
pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »
Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus :
« Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »
Jésus lui répond :
« Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ?
Toi, suis-moi. »
Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas,
mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe? »
C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, 
et nous savons que son témoignage est vrai.
Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ;
et s’il fallait écrire chacune d’elles,
je pense que le monde entier ne suffirait pas
pour contenir les livres que l’on écrirait. (AELF)
 
Méditation
 » Pierre a entendu l’appel de Jésus à le suivre. Il a répondu à cet appel ; mais quand il se retourne, il aperçoit Jean qui les suit. Alors, il pose la question : « Et lui, que lui arrivera-t-il ? » Mais Jésus ne répond pas clairement ; à vrai dire la réponse importe peu. Ce qui compte, c’est que Jean l’ait entendue et puisse la rapporter. Nous sommes invités à faire confiance au témoin.
 
Jean insiste sur cette fiabilité du témoin : « Nous savons que son témoignage est vrai. » Notre foi repose sur le témoignage des apôtres. La foi des apôtres repose sur le témoignage de Jésus. Il a donné sa vie en signe de fidélité à la vérité dont il témoigne.
 
Pour les apôtres, ce témoignage est allé jusqu’au martyre. Il en est de même pour de nombreux chrétiens d’aujourd’hui. Mais le Seigneur veille sur chacun de nous, surtout quand nous nous sentons perdus à cause des événements qui nous arrivent. Quand nous n’arrivons pas à avancer, c’est lui qui nous porte.
 
O Seigneur, envoie ton Esprit ! Qu’il fasse de nous des vrais témoins de ton amour dans le monde où tu nous envoies.

Vendredi de la 7ème semaine de Pâques (22 mai 2026)

« Pierre, m’aimes-tu ? »

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,15-19

Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »
 
 
Méditation
Nous avons   entendu   la triple   question   de Jésus à Pierre : « Pierre, m’aimes-tu ? » Sur la  réponse  affirmative  de  celui-ci,  Jésus  lui confie  la  charge  de  ses  brebis.  Pierre  qui  a renié Jésus trois fois doit faire une triple profession de foi.
 
Mais il y a plus, par ce triple mandat, Jésus confie officiellement à celui qui l’a renié la charge pastorale de l’Église ; et si Pierre fait cette réponse, c’est à cause de l’amour particulier qu’il  voue à son Maître. C’est un amour qui ira jusqu’au martyre  du  chef  des  apôtres  sur  la  colline  du  Vatican.  Ce  jour-là, Pierre répondra sans hésitation à l’appel de son Seigneur.
 
« Pierre, m’aimes-tu  ?  » Chacun  de  nous  est  invité  à  mettre  son  nom  à  la place  de « Pierre ».  Aussitôt, nous  entendons  Jésus  nous  confier une responsabilité  envers  les  personnes  dont  nous  avons  la  charge dans notre famille, notre métier, nos relations. Il s’agit pour nous de rendre compte de l’espérance qui nous anime. 
 
Nous demandons au Seigneur de nous aider à l’aimer toujours plus pour que  nous  croyions  davantage  ne  lui.  Ainsi,  nous  serons  plus  forts  pour  la mission qu’il nous confie.
 

Jeudi de la 7ème semaine de Pâques (21 mai 2026)

  « Qu’ils soient un… »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17, 20-26.
En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
 
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Méditation
Cette insistance de Jésus sur l’unité entre les hommes qu’il aime est très importante pour nous aujourd’hui. C’est un appel à faire grandir la fraternité, le partage, la solidarité. Nous sommes tous des enfants de Dieu. Toute atteinte à la communion blesse ce salut qui nous a offert. Ceux qui ne partagent pas notre foi nous regardent vivre. Comment témoigner d’un Dieu amour s’il n’y a pas cet amour dans notre vie ? Nos divisions entre chrétiens nous apparaissent encore plus intolérables lorsque nous entendons cette parole du Christ. 

Tout au long de ces derniers jours qui nous préparent à la Pentecôte, l’heure est donc à la prière. Le Christ nous veut tous avec lui. Il compte sur nous pour adhérer à son désir qui est aussi celui du Père. Viens Seigneur Jésus ! Envoie-nous ton Esprit Saint ! Qu’il vienne affermir notre foi notre espérance et notre charité. Qu’il vienne nous faire vivre de l’amour du Père.

 

Mercredi de la 7ème semaine de Pâques (20 mai 2026)

Des disciples unis
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17, 11b-19
 
En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi :
« Père saint,
garde mes disciples unis dans ton nom,
le nom que tu m’as donné,
pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.
Quand j’étais avec eux,
je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné.
J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu,
sauf celui qui s’en va à sa perte
de sorte que l’Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi,
je parle ainsi, dans le monde,
pour qu’ils aient en eux ma joie,
et qu’ils en soient comblés.
Moi, je leur ai donné ta parole,
et le monde les a pris en haine
parce qu’ils n’appartiennent pas au monde,
de même que moi je n’appartiens pas au monde.
Je ne prie pas pour que tu les retires du monde,
mais pour que tu les gardes du Mauvais.
Ils n’appartiennent pas au monde,
de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
 
Sanctifie-les dans la vérité :
ta parole est vérité.
De même que tu m’as envoyé dans le monde,
moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me sanctifie moi-même,
afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »
© AELF
 
 
Méditation
Dans cet Évangile, nous avons entendu la grande prière de Jésus au moment de passer de ce monde à son Père. Sa grande préoccupation n’est pas de savoir comment l’Église sera organisée ni comment les sacrements seront célébrés. Il sait que ce qu’ils vont mettre en place ne sera pas parfait, mais ce n’est pas cela qui le préoccupe le plus. Son grand souci, c’est qu’ils restent unis : « Qu’ils soient un comme nous-mêmes. » Comprenons bien, la grande mission des disciples du Christ, notre mission de chrétiens, c’est d’être les témoins authentiques de Dieu parmi les hommes.
 
Nous sommes envoyés par Jésus pour communiquer au monde l’amour qui est en Dieu. Sa grande priorité, c’est les petits, les pauvres, les exclus, tous ceux et celles qui sont rejetés à cause de leur passé. À travers nous, c’est Dieu qui est là pour leur annoncer la bonne nouvelle et leur redonner joie et espérance. Comme Jésus, nous aurons à pardonner et à témoigner de l’amour de Dieu pour le monde. Cette mission ne pourra être accomplie que par des chrétiens unis.
 
Pour parvenir à cette unité, il n’est pas question de chercher des compromis entre les idées des uns et des autres. Ce qui nous est demandé c’est de nous rassembler autour du Christ et de nous unir à sa prière. N’attendons pas d’être parfaits pour nous tourner vers lui. Lui-même nous invite à nous associer à sa prière pour l’unité de ses disciples. Nous connaissons bien nos fragilités, notre péché. Nous vivons dans un monde qui nous regarde vivre et qui ne pardonne pas les scandales dans l’Église. Alors, plus que jamais, nous nous unissons à la prière pour l’unité et la fidélité des siens. Nous accueillons l’amour qui est en Dieu pour qu’il transforme toute notre vie. Lui-même a prié pour que nous devenions l’amour.
 
Cet appel nous rejoint aujourd’hui dans un monde qui souffre de la violence. Des hommes, des femmes et des enfants y sont persécutés et massacrés à cause de leur foi au Christ. Quand ils vont à la messe, le dimanche, ils ne savent pas s’ils reviendront vivants. Mais rien ne peut les séparer de cet amour qui est en Dieu.
 
En ce jour, nous te prions Seigneur pour la réconciliation des peuples, la progression de la justice. Donne-nous force et courage pour travailler à la construction d’un monde plus juste, plus fraternel, un monde rempli de l’amour qui est en toi.

Mardi de la 7ème semaine de Pâques (19 mai 2026)

Prier avec Jésus
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17, 1-11
À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il leva les yeux au ciel et pria ainsi: «Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
«Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais confiée. Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi: donne-moi la gloire que j’avais auprès de toi avant le commencement du monde. J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé fidèlement ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données: ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d’auprès de toi, et ils ont cru que c’était toi qui m’avais envoyé.
«Je prie pour eux; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés: ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi, et je trouve ma gloire en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.»
(AELF)
 
 
Méditation
L’Évangile de ce jour nous montre la prière de Jésus ; tout commence par ces paroles : « Père, glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. » Cette parole risque parfois d’être mal comprise. Dans notre monde, la gloire, c’est la renommée. Beaucoup sont prêts à tout pour se mettre en valeur et obtenir des distinctions honorifiques. Dans la bible, c’est tout autre chose : la gloire c’est la valeur réelle de la personne, c’est son poids. Ce qui fait la valeur d’une vie, c’est l’amour. Saint Paul nous le dit à sa manière : « Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. »
 
Cette prière de Jésus nous montre sa totale communion avec son Père. Ils sont liés l’un à l’autre par une communion éternelle. Les Évangiles nous disent que Jésus passait parfois des nuits entières à prier son Père. Cette union dépasse tout ce que nous pouvons vivre à notre niveau. Elle nous montre l’intensité de la prière de Jésus et nous en sommes éblouis. Ce qui est extraordinaire c’est qu’il veut nous associer tous à cette prière. C’est avec lui que nous découvrons le bonheur de prier. En fait, ce n’est pas nous qui prions mais le Christ qui prie en nous.
 
Avec Marie et avec toute l’Église, nous nous tournons vers le Christ. Nous nous préparons à recevoir la plénitude de l’Esprit Saint. Nous pouvons lui demander de nous transformer en communauté de prière vraiment fervente. C’est auprès de lui que nous puiserons la force et le courage dont nous avons besoin pour surmonter les épreuves. Et que Marie, la Mère de Dieu nous apprenne à vivre « pour la gloire de Dieu et le Salut du monde ». Amen