1er dimanche de l’Avent (A)

Nous attendons ta venue, Seigneur Jésus

Accueil
Bienvenue à vous tous.
En ce dimanche commence la marche vers Noël,
en quatre étapes représentées
par les bougies de la couronne d’avent.
Déjà la première est allumée.
De même, que la lumière de Dieu
gagne de plus en plus de terrain dans nos vies,
par l’attention à sa Parole.
Pour cela, bénissons Dieu, qui nous visite.

Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus,
dissipe nos doutes et nos inquiétudes
par l’éclat de ton Esprit Saint,
prends pitié de nous.

Ô Christ, purifie nos cœurs et nos mentalités
par le feu de ton Esprit Saint,
prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, ranime nos bonnes volontés
par le souffle de ton Esprit Saint,
prends pitié de nous.

1ère lecture – Isaïe 2, 1-5
Isaïe, qui nous donne tous les textes des premières lectures de l’Avent cette année A, nous invite à monter et à emprunter les chemins du Seigneur. Tout cela pour goûter à la paix.

Psaume 121

2ème lecture – Romains 13, 11-14
Là encore, une invitation, mais celle-ci de la part de Paul : « nous revêtir du Seigneur Jésus Christ ».

Évangile – Matthieu 24, 37-44

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
En ce premier dimanche de l’Avent, nous commençons notre route vers Noël. Tout le monde en parle déjà en famille, en ville et surtout dans les magasins. On prévoit chaque année des grandes réjouissances en famille ou entre amis, des réveillons, des cadeaux. Le problème c’est que beaucoup oublient celui qui est à l’origine de cette fête. C’est un peu comme si on fêtait un anniversaire en oubliant complètement celui qui est le premier concerné. On pense à tout sauf à lui.

Les lectures bibliques de ce jour et celles que nous entendrons au long de ce temps de l’Avent voudraient nous aider à remettre cette fête “à l’endroit”. Noël c’est d’abord Jésus qui est venu dans notre humanité, qui continue à venir et qui reviendra. Avec les textes de ce dimanche, nous sommes précisément renvoyés à l’avenir : Jésus reviendra. Nous attendons sa venue et nous nous y préparons activement tout au long de notre vie.

C’est ce message que nous adresse le prophète Isaïe dans la première lecture. Ce récit a été écrit à l’occasion de la fête des tentes. Au cours de cette fête, on se souvenait des cabanes du peuple Hébreu dans le Sinaï. Pendant huit jours, les pèlerins vivaient dans des cabanes, même en ville. A cette occasion, la ville de Jérusalem grouille de monde. Les gens sont venus de partout. En racontant ce qu’il voit, le prophète comprend que ce grand rassemblement en préfigure un autre, bien plus important. Le jour viendra où se pèlerinage rassemblera tous les peuples. Le temple sera le lieu du rassemblement de toutes les nations. Toute l’humanité aura enfin entendu la bonne nouvelle de l’amour de Dieu.

Cet appel est aussi pour nous : “Venez, montons à la montagne du Seigneur”. Dans la Bible, la montagne c’est le lieu de la présence de Dieu. Quand le prophète nous adresse cet appel, ce n’est pas pour faire de l’escalade. Il nous invite tout simplement à prendre de la hauteur par rapport à nos soucis terre à terre. C’est avec lui et en lui que nous retrouvons la vraie joie. En ce temps de l’Avent, nous sommes invités à le remettre au centre de notre vie. Il est le seul vrai chemin qui nous conduit vers la Vie Éternelle.

C’est aussi cette bonne nouvelle que nous annonce saint Paul dans la 2ème lecture : “Le Salut est maintenant tout près de nous.” Le projet de Dieu avance irrésistiblement. Trop souvent, nous ne voyons que ce qui va mal. Saint Paul voudrait nous aider l’éclosion du Royaume dans ce monde. Le chrétien doit vivre et agir, tendu vers le “jour du Seigneur” qui pointe à l’horizon. Il est invité à rejeter “les activités des ténèbres”. Cela suppose une rupture avec ce qui se pratique autour de nous dans de nombreux domaines. Tout n’est pas compatible avec la foi au Christ.

L’application de cette consigne suppose une grande vigilance. C’est la recommandation que Jésus nous adresse dans l’évangile de ce jour : “Veillez !” Nous le savons bien, si au volant de notre voiture, nous ne restons pas éveillés, nous allons tout droit à l’accident. Nous, chrétiens, nous devons rester éveillés pour rester en vie, pour entrer dans la vie. Toute notre attention, toute notre pensée, toute notre vie et notre cœur doivent être entièrement tournés vers le Seigneur qui va venir.

Pour nous aider à comprendre cela, Jésus nous raconte l’histoire de Noé. Avant le déluge, les gens “mangeaient, buvaient, se mariaient”. Tout se passait comme toujours. On s’était installé dans la routine. Et c’est encore ce qui se passe trop souvent. Il est urgent d’en sortir. Jésus nous annonce que le meilleur est venir. Lui, qui nous a aimés du plus grand amour, continue à nous aimer. Il est réellement présent en chacun de nous et dans les autres. Il nous laisse chacun responsables de nos vies. Le temps de l’Avent nous invite à vivre cette attente. Non, ce n’est pas comme on attend le docteur dans une salle d’attente. Il s’agit d’être attentifs, actifs et bien éveillés pour ne pas manquer ce rendez-vous définitif.

Cette attitude de veille se vit d’abord dans la prière : C’est ce que Jésus nous dit au jardin des Oliviers, juste avant sa Passion : “Veillez et priez”. Nous pouvons nous unir à la prière des monastères, à celle des personnes malades et à celle de toute l’Église. C’est dans la prière que nous essayons de veiller. Ce contact régulier avec le Seigneur nous permet d’être plus attentifs aux “réalités d’en haut”.

Ces trois lectures nous orientent donc vers l’avenir. Car il y a un avenir pour l’homme et Dieu en fait partie. Il est cet avenir. Bien loin de nous arracher à la joyeuse préparation de Noël, il nous rappelle le sérieux de notre vie quotidienne. La vraie priorité, c’est de nous préparer tous les jours à la grande rencontre du Seigneur, par une vie généreuse et fidèle, remplie de confiance et d’amour.

En ce jour, nous te prions, Seigneur : ‘Fortifie nos pas quand la route traverse déserts et marécages. Dans l’effort de la montée, donne-nous de pressentir l’allégresse des sommets”. Amen.

Sources : Revue Feu Nouveau, Missel communautaire (Père André Rebré), L’Intelligence des Écritures (Marie-Noëlle Thabut), dossiers personnels

Prière universelle
Invitation
Nous vivons à nouveau les jours de Noé, menacés de sombrer dans l’insouciance et la recherche des satisfactions immédiates et égoïstes. Jésus et saint Paul nous ont avertis ; ils nous demandent de veiller, en priant. Répondons à cet appel et adressons à Dieu nos supplications.

Pistes pour les intentions
1- Prions pour l’Église, appelée à recevoir en son sein toutes les nations. Que ses pasteurs et tous ses membres aient le souci de rayonner la lumière et la paix de Dieu.

2- Prions pour les prophètes du Peuple de Dieu qui ont reçu mission de garder leurs frères éveillés. Qu’ils se laissent pétrir par la Parole qu’ils annoncent.

3- Prions pour les organisations qui travaillent à la paix et à l’unité des peuples. Que l’Esprit Saint les accompagne afin que le Royaume de Dieu s’établisse aussi à travers ces entreprises humaines.

4- Prions pour ceux qui refusent l’avènement du Fils de l’Homme, ou qui sont endormis par le matérialisme. Que des témoins passent près d’eux afin qu’ils ne périssent pas comme aux jours de Noé.

5- Prions pour nous-mêmes, au moment d’accueillir la venue du Christ ressuscité en cette Eucharistie. Que nos cœurs soient éveillés, revêtus pour le combat de la lumière.

Conclusion
Béni sois-tu, Dieu, pour tes appels à la vigilance.
Que ton Esprit nous maintienne debout, dans l’attitude de la résurrection.
Gloire à toi pour les siècles

Télécharger :  1er dimanche de l’Avent

 

Samedi de la 34ème semaine du temps ordinaire

« Veillez et priez… »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,34-36.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.
Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. » ©AELF
 
Commentaire
Nous voici parvenus au dernier jour de l’année liturgique. Jésus nous annonce que la venue du Fils de l’homme surgira à l’improviste. Nous sommes invités à nous y préparer en libérant notre cœur de tout ce qui l’alourdit et nous détourne de Dieu. L’image du filet nous fait comprendre que personne n’échappera à cette grande rencontre.
 
« Restez éveillés et priez en tout temps » nous dit Jésus. Il ne nous demande pas d’être des insomniaques ni de passer des nuits blanches en luttant contre le sommeil. Nous avons le droit de dormir et même de prendre des somnifères si nous en avons besoin. La nuit dont parle Jésus c’est celle de la désespérance, c’est celle d’un monde qui part à la dérive. C’est quand l’indifférence, l’égoïsme et la violence l’emportent sur l’amour.
 
C’est dans cette nuit que Jésus nous demande de veiller. Il ne veut pas que nous nous laissions emporter par tous ces tourbillons. Notre horizon c’est celui de Pâques, c’est celui de la victoire du Christ sur la mort et le péché. Ce retour du Seigneur, nous le préparons comme une grande fête. Nous sommes comme des serviteurs qui attendent leur maître en pleine nuit. Il nous faut absolument être prêt à l’accueillir.
 
Au moment de passer d’une année liturgique à l’autre, nous entrons dans ce temps de veille qu’il attend de nous. La prière, l’accueil de la Parole de Dieu et l’Eucharistie sont là pour nous y aider. Nous savons que nous sommes en marche à la suite de Celui qui est la Lumière du monde. C’est là, au cœur de notre vie de tous les jours, que nous voulons l’accueillir.
 

Temps de prière

Vendredi de la 34ème semaine du temps ordinaire

Le Royaume de Dieu est proche
 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,29-33.
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole :
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.
Regardez-les : dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche.
Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. © AELF
 
 
Commentaire
Jésus vient d’annoncer la « fin de Jérusalem » et symboliquement la « fin du monde ». Ce sera le présage de sa venue définitive. Il ne faut pas voir dans ces événements une catastrophe mais l’annonce d’un monde nouveau. C’est pour cette raison que Jésus recommande à ses apôtres de ne pas céder à la panique.
 
C’est important pour l’Église d’aujourd’hui. Elle s’en va toute courbée sous le poids des épreuves et des persécutions. Jésus lui recommande de « se redresser » et de « relever la tête ». Ce qui, aux yeux du monde apparaît comme une catastrophe devient aux yeux des croyants comme le début du Salut.
 
La comparaison du figuier et des autres arbres est très parlante : au cours des hivers les plus rudes, on les croit morts. Mais en y regardant de plus près, on voit des bourgeons qui apparaissent. Plus tard, ils donneront du fruit. À travers cette image, le Christ voudrait nous inviter à être attentifs aux signes qui annoncent le Royaume de Dieu.
 
Cet Évangile a été écrit plusieurs années après la résurrection de Jésus. Les chrétiens sont persécutés et mis à mort. Le message qui leur est adressé est clair : « Ne craignez pas, tenez bon, Dieu ne peut pas échouer, Ses paroles ne passeront pas.
 
Dieu parmi les hommes, Dieu sur nos chemins, Proche est ton royaume, Viens ! Viens !
 
 
 

Jeudi de la 34ème semaine du temps ordinaire

La venue du Christ 
 
Évangile de Jésus  Christ selon saint Luc 21, 20-28
 Jésus parlait à ses disciples de sa venue: « Lorsque vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, sachez alors que sa dévastation est toute proche. Alors, ceux qui seront en Judée, qu’ils s’enfuient dans la montagne; ceux qui seront à l’intérieur de la ville, qu’ils s’en éloignent; ceux qui seront à la campagne, qu’ils ne rentrent pas en ville, car ce seront des jours où Dieu fera justice pour accomplir toute l’Écriture. Malheureuses les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura une grande misère dans le pays, une grande colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant de l’épée, ils seront emmenés en captivité chez toutes les nations païennes; Jérusalem sera piétinée par les païens, jusqu’à ce que le temps des païens soit achevé. «Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête. Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire. «Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche.» © AELF
 
Méditation
Dans l’évangile, Saint Luc nous dit que « Jésus parlait à ses disciples de sa venue ». Il ne s’agit pas pour lui de revenir comme avant. C’est en ressuscité qu’il va venir et qu’il continue à venir. Par sa mort et sa résurrection, il nous ouvre le monde divin  il nous offre la vie divine. Il va venir pour nous faire entrer dans le Royaume de Dieu.
 
Aujourd’hui, il nous invite à « lever la tête ». Il ne nous demande pas de surveiller l’horizon. Le plus important c’est que nous restions sur nos gardes pour ne pas être surpris. Le jour du Fils de l’Homme s’abattra « soudain comme un filet ». Si nous voulons aller à la rencontre du Seigneur, des précautions s’imposent : la vigilance et la prière. Si nous suivons cette consigne, nous ne serons pas trouvés distraits ou endormis. Le croyant doit aussi être un « espérant ». Il doit témoigner aux yeux de tous que la venue du Seigneur ne peut être qu’une bonne nouvelle. Elle seule est capable de nous renouveler radicalement.
 
En nous rassemblant à l’église, nous choisissons de nous retrouver loin de l’agitation commerciale qui se manifeste à l’approche de Noël. Nous le voyons bien : les publicités nous proposent chaque jour « un Noël de rêve ». À quelques jours de l’Avent, la Parole de Dieu nous interpelle : « Ne laissez pas vos cœurs s’appesantir dans la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie ». L’Évangile nous appelle à vivre chaque jour de manière généreuse dans l’amour. Cela ne sera possible que si nous sommes unis au cœur de Jésus, lui qui est rempli d’un amour universel. C’est ainsi que Noël nous fera entrer dans une grande joie.
 
Sur ce chemin de l’Avent, le Seigneur sera là. Il ne demande qu’à se faire notre compagnon de route et notre nourriture. Il est Celui qui nous annonce notre délivrance. C’est pour cette raison qu’il nous recommande de rester éveillés et de prier. Chaque matin est une retrouvaille de Jésus Christ et de son Évangile. On reprend la résolution d’être attentifs à Dieu, à notre tâche et aux personnes que nous allons rencontrer. Et surtout, ne lâchons jamais la prière. Grâce à elle, à la fin de notre vie et à la fin des temps, nous serons jugés dignes de paraître debout devant le Fils de l’homme.
 
Oui, Seigneur, fais-nous connaître ce bonheur de tenir debout en ta présence, l’espérance chevillée au cœur et à l’esprit. Amen
 

Mercredi de la 34ème semaine du temps ordinaire

« Vous serez détestés de tous… »
 Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,12-19.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom.
Cela vous amènera à rendre témoignage.
Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.
C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer.
Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.
Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »
© AELF
 
 
Commentaire
Les paroles du Christ que nous lisons dans cet Évangile ont de quoi faire peur. Jésus  avertit les siens qu’ils seront détestés de tous. Mais si nous regardons les évangiles de plus près, nous voyons bien que lui-même a été détesté à cause de ses engagements.
 
Nous aussi, il nous arrive d’être critiqué à cause de notre foi et de l’amour que nous avons pour le Seigneur et pour les autres. L’Église est souvent tournée en dérision. Ceux qui se réclament du Christ seront victimes de persécutions. Depuis de nombreux mois, nous voyons bien qu’elles ont pris une ampleur effrayante, surtout dans les régions de culture islamique. Nous pensons aussi aux chrétiens de Chine, de Corée du Nord et de bien d’autres pays. Et même dans nos pays d’Europe, le fait d’être chrétien est de plus en plus souvent motif d’exclusion.   
 
Jésus nous annonce des temps difficiles. Nous aurons à lutter contre les forces du mal qui cherchent à nous détourner de lui. Le danger viendra également des « divertissements de ce monde » qui risquent d’en égarer beaucoup. Ce sont là des idoles qui viennent piéger notre attention et nous avaler tout entier. « Prenez garde ! » nous dit Jésus. La seule attitude qui convient, c’est celle du veilleur. Nous sommes appelés à être ceux qui guettent l’aube du jour du Seigneur.         
 
En ce jour, nous sommes venus vers le Seigneur. Nous voulons l’accueillir et lui donner la première place dans notre vie. C’est avec lui que nous pourrons travailler à la construction d’un monde plus humain. Oui, Seigneur, tu es là au cœur de nos vies. Pour toi, nous restons en éveil car « c’est un bonheur durable de servir constamment le créateur de tout bien ». Élargis nos cœurs aux dimensions du tien. Que par notre prière, nos paroles et notre solidarité, nous soyons de vrais témoins de l’espérance qui nous anime. Amen

 

Mardi de la 34ème semaine du temps ordinaire

 « Il n’en restera pas pierre sur pierre ».
 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,5-11.

En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. » Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Méditation L’Évangile de ce jour évoque des événements dramatiques. Mais il voudrait surtout raviver notre espérance : Non, ce n’est pas la fin du monde mais la fin d’un monde. Nous voyons ce qui meurt et ça fait du bruit. Il nous faut aussi prendre conscience de ce qui surgit, ce monde nouveau qui est en train de naître.

Aujourd’hui, Jésus nous parle de la ruine du temple de Jérusalem. Nous pouvons imaginer la stupeur de ses amis lorsqu’ils ont entendu cela. Quand l’évangile de Saint Luc a été écrit, cette prophétie s’est réalisée. Le Temple de Jérusalem a été détruit par l’empereur Titus. C’est l’occasion pour l’évangéliste d’inviter les chrétiens à faire un pas de plus : Désormais le vrai temple que Dieu veut habiter ce n’est pas un bâtiment de pierre, aussi beau soit-il. Le vrai temple c’est le Corps du Christ lui-même. C’est ce que nous devons comprendre quand Jésus dit : « Détruisez ce temple et en trois jours je le rebâtirai. »

Il nous faut tirer les conséquences de cette révélation : Nous ne devons plus nous contenter de chercher Dieu dans le luxe qu’on a instauré au temple ou dans nos églises de pierre. Ensemble, nous sommes membres du Corps du Christ, le temple que Dieu veut habiter. Si nous voulons le rencontrer, il ne faut pas oublier de le chercher parmi les plus pauvres, ceux qui ont faim et froid, ceux qui sont malades et en prison. Le vrai temple de Dieu c’est le cœur de l’homme. La vraie ruine du temple, ce sont ces corps en ruine à cause de la faim, de la maladie, des guerres, du chômage et de l’acharnement du malheur.

Cet Évangile nous rappelle que nous sommes invités à avancer humblement et avec courage en nous ressourçant chaque jour à la Parole de Dieu. Cette Parole est « lumière pour nos pas ». Chaque dimanche, le Seigneur nous donne rendez-vous pour l’Eucharistie source et sommet de toute vie chrétienne. Puis il nous envoie pour agir comme lui et avec lui au service des autres. C’est avec lui que nous pourrons rester en éveil pour témoigner de l’espérance qui nous anime.

Lundi de la 34ème semaine du temps ordinaire

Elle a tout donné
 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,1-4.

En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor.
Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie.
Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres.
Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. » © AELF
 
Méditation
Jésus se trouve dans l’enceinte du temple, face à la salle du trésor. Les pèlerins sont venus en grand nombre pour la fête de la Pâque. Pour eux, c’est le moment de déposer leur offrande. Il faut en effet finir de financer la restauration du temple. Beaucoup de gens riches y mettent des grosses sommes.  Pour les responsables de la trésorerie, c’est un grand moment. Malheureusement, ils ne savent pas regarder au-delà des apparences. Pour eux, il n’y a que l’argent qui compte.
 
Arrive une pauvre veuve qui verse deux piécettes. Personne ne l’a remarquée. Personne n’a vu qu’elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. Personne n’a mesuré la valeur de sa générosité. Or voilà que sans même le savoir, elle a attiré l’attention de Jésus. Il montre à tous qu’elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. Elle ne peut plus s’appuyer sur aucun soutien matériel. C’est à Dieu qu’elle donne tout. Elle choisit de mettre sa confiance en lui seul. Sans le savoir, elle met en pratique la parole de l’évangile : « Cherchez d’abord le Royaume et sa justice et tout le reste vous sera donné par surcroît. »
 
Le Christ ne nous incite pas à l’insouciance ni à la paresse. Il nous provoque à nous demander où nous mettons nos premières préoccupations : dans les biens matériels qui restent périssables ou dans la confiance en Dieu qui ne nous abandonne jamais. Risquer la confiance c’est tout donner, c’est donner le peu que nous avons en argent, en compétence, en force physique et spirituelle. Tout cela, nous l’avons reçu gratuitement pour le partager. En ce temps où nous préférons nous barder d’assurances vies, voilà un appel exigeant.
 
À chaque Eucharistie, nous nous tournons vers la croix du Christ. Il est celui qui a tout donné jusqu’au bout. Et il continue à se donner à chacun. Prions-le pour qu’il nous donne la foi de cette pauvre veuve dont nous parle l’évangile. Et nous n’oublions pas cette autre veuve, celle qui se trouvait auprès de la croix de son Fils Jésus. Elle aussi a tout donné. Elle s’en est entièrement remise à Dieu. Demandons au Seigneur qu’il nous apprenne à voir comme lui, à ne pas nous arrêter aux apparences, si belles soient-elles, mais à découvrir la beauté cachée au fond des cœurs.
 

Fête du Christ Roi de l’univers

Monition d’ouverture
La fête du Christ, Roi de l’univers, nous invite à une démarche paradoxale : suivre la manière de vivre d’un condamné à une mort horrible. Tournons-nous vers la croix de Jésus, signe du don total de sa vie pour chacun de nous et pour toute l’humanité.

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
En ce jour, nous sommes dans la joie. Nous célébrons en effet la solennité du Christ Roi. Jésus est le roi de l’univers et cela doit nous réjouir. Mais la liturgie de ce jour est là pour nous éviter une confusion. Elle vient nous faire comprendre le vrai sens de cette royauté. Jésus n’est pas un roi à la manière des grands ce monde. C’est ce message que voudraient nous faire comprendre les lectures de ce dimanche.

Nous avons tout d’abord l’histoire de David, le petit berger d’Israël. Quand il est devenu roi, il a réuni le Royaume du Nord et celui du Sud. C’était déjà une annonce de ce que le Christ réaliserait lors de sa venue. Jésus s’est présenté comme un rassembleur. Mais cette mission ne s’est pas limitée au seul pays d’Israël. Elle est offerte à tous les hommes du monde entier et de tous les temps. Le Christ a réconcilié tous les peuples de la terre en livrant son Corps et en versant son sang. Ce qui est extraordinaire c’est qu’il nous appelle tous à cette œuvre de rassemblement. Il compte sur nous pour être des artisans d’unité, de justice et de réconciliation. “Là où est la haine, que je mette l’amour… Là où est la discorde, que je mette l’union.” (Saint François)

L’unité entre les hommes passe par une multitude de petites ententes. Et c’est toujours à refaire. Il nous appartient de voir ce que nous pouvons faire contre la rancune et pour favoriser cette entente dans nos divers lieux de vie. Cette unité à construire réclame des gens qui n’ont pas peur de payer de leur personne et de leur temps. Il y aura toujours des risques, celui d’être critiqué ou tourné en dérision. Mais nous ne sommes pas seuls : quand nous nous engageons sur ce chemin, le Christ est là, bien présent. C’est lui qui agit dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route.

Dans sa lettre aux Colossiens (2ème lecture), saint Paul nous parle aussi du Christ roi de l’univers. C’est par lui que tout existe. Il est le collaborateur du Père dans son œuvre de création. Il est le sommet et la fin de toutes choses : “Tout est créé par lui et pour lui.”. L’homme a pour mission de s’accomplir lui-même à l’image de Dieu. Il est capable d’amour libre et gratuit. Le Christ nous ouvre le chemin. Lui, le premier ressuscité, marche à la tête de l’humanité nouvelle. C’est avec lui et par li que nous allons au Père. C’est de cette foi et de cette espérance que nous avons tous à témoigner. Le Christ glorieux nous offre d’avoir part à sa victoire.

L’évangile nous montre la manière dont le Christ est devenu roi. Saint Luc nous présente le visage bouleversant de Jésus en croix entre deux malfaiteurs. Nous le voyons tourné en dérision par ses adversaires et abandonné par les siens. Il se trouve entre deux malfrats, également condamnés à mort. L’un d’eux s’est vu attribuer le titre de “bon larron”. Mais y aurait-il de bons assassins, de bons truands ou de bons voleurs ? ce qu’il faut voir dans ce récit c’est la miséricorde divine envers les mal aimés et les malfaiteurs.

Il y a un chant qui revient régulièrement dans nos liturgies : “Laisse-toi regarder par le Christ car il t’aime.” C’est là que nous voyons toute la différence entre ces deux condamnés : cette différence se révèle dans leur manière d’accueillir le regard du Christ. Le premier joue l’ironie. L’autre appelle Jésus par don nom ; il le supplie : “Souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton règne”. Cette attitude de confiance et d’abandon est à peine croyable de la part “d’un hors-la-loi, d’un hors-la-foi”. Dans l’Evangile de saint Luc, c’est la dernière parole de Jésus avec un confrère en humanité. Jésus lui annonce qu’en mourant ensemble, ils se retrouveront ensemble au paradis.

“Souviens-toi de moi…” C’est aussi cette humble prière que nous, pécheurs, nous faisons monter vers le Seigneur. Souviens-toi de ce monde ; souviens-toi de ceux et celles qui vont à la dérive. Souviens-toi des personnes éprouvées par la maladie, les infirmités, la précarité, l’exclusion, les guerres. Souviens-toi de ceux et celles qui vivent sans espérance et sans amour. Tu es le Roi de l’univers. Tu veux rassembler tous les hommes dans ton Royaume. Nous avons la ferme espérance qu’un jour tu nous diras : “Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis”. Amen

Sources : Lectures bibliques des dimanches (A. Vanhoye), missel communautaire (A. Rebré) “Aujourd’hui s’accomplit pour nous l’Ecriture” (E. Bianchi). Revues liturgiques Feu Nouveau dossiers personnels

Prière universelle
Introduction
Tournés vers la croix du Christ, signe du don de sa vie pour tous les êtres, confions-lui nos demandes de paix et de réconciliation.

Pistes pour les intentions
Pour les peuples qui sont aujourd’hui meurtris par les guerres, les conflits d’intérêts et les violences de toutes sortes, Seigneur, Roi de la paix, nous te prions.

Pour les dirigeants des grandes entreprises et les responsables de la vie économique et sociale, Seigneur, Roi de la justice, nous te prions.

Pour tous les jeunes, et, en particulier, pour celles et ceux qui sont isolés ou qui sont en recherche de sens à leur vie, Seigneur, Roi de l’espérance, nous te prions.

Pour les membres de notre communauté, pour les personnes consacrées et celles qui sont au service de l’Église aux quatre coins du monde, Seigneur, Roi de l’amour et de la vérité, nous te prions.

Conclusion
Jésus, crucifié par amour pour les pécheurs, tu nous as ouvert le chemin de la vie : écoute les prières de ton peuple et ravive en lui l’espérance et la foi, toi qui règnes avec le Père et le Saint-Esprit, Dieu pour les siècles des siècles. Amen

Télécharger : Fête du Christ Roi de l’univers

Samedi de la 33ème semaine du temps ordinaire

Le Dieu des vivants
 
 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 20,27-40.
En ce temps-là, quelques sadducéens – ceux qui soutiennent qu’il n’y a pas de résurrection – s’approchèrent de Jésus et l’interrogèrent : « Maître, Moïse nous a prescrit : ‘Si un homme a un frère qui meurt en laissant une épouse mais pas d’enfant, il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.’
Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ;
de même le deuxième,
puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme-là, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour épouse ? »
Jésus leur répondit : « Les enfants de ce monde prennent femme et mari.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari,
car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont enfants de Dieu et enfants de la résurrection.
Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur ‘le Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob.’
Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Tous, en effet, vivent pour lui. »
Alors certains scribes prirent la parole pour dire : « Maître, tu as bien parlé. »

Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit.
© AELF

 

Méditation

La foi en la résurrection est au cœur de l’Évangile. Elle en est même l’élément central. Et pourtant, ils sont nombreux ceux et celles qui ont du mal à y adhérer, même parmi les chrétiens. L’Évangile de ce jour atteste que cela n’allait pas de soi dans le judaïsme de l’époque. Les pharisiens l’acceptaient. Mais les Sadducéens plus conservateurs, l’ont toujours refusé parce qu’elle n’était pas inscrite dans la loi de Moïse. Ils allaient même jusqu’à la tourner en dérision.

Les deux groupes, pharisiens et sadducéens interrogent Jésus pour le mettre dans l’embarras. Dans sa réponse, Jésus cite le livre de l’Exode : Dieu s’y présente à Moïse comme « le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ». Ces trois patriarches sont morts depuis longtemps. Mais Jésus en conclut que Dieu n’est pas le Dieu des morts mais celui des vivants.

Voilà cette bonne nouvelle qui nous est rappelée en ce jour. À la suite des patriarches et de bien d’autres croyants, nous sommes tous appelés à cette vie nouvelle que Jésus appelle le Royaume de Dieu. Ce monde nouveau n’est pas la continuation de celui dans lequel nous vivons actuellement. Il est tout autre. Il y a une rupture radicale ente la vie actuelle et la vie de ressuscité. L’important c’est de faire confiance à celui qui a dit : Je suis la résurrection et la Vie… Celui qui croit en moi vivra éternellement.

Ce trésor de la résurrection, nous ne pouvons pas (nous ne devons pas) le garder pour nous. Il nous faut le transmettre, le crier au monde entier. Au-delà de la mort, nous serons vivants en Dieu. Cette espérance doit nourrir notre prière. N’oublions jamais le Dieu des vivants. Il nous appelle tous à partager sa vie dès maintenant.

Seigneur, nous te prions : que la foi et l’espérance de l’Église soient pour tous les hommes l’annonce de la vie éternelle que tu veux partager avec eux.

 


Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie

21 novembre
 
La vraie famille de Jésus
 Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12, 46-50
Comme Jésus parlait à la foule, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit: «Ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent à te parler.»
Jésus répondit à cet homme: «Qui est ma mère, et qui sont mes frères?» Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit: «Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère.»
©AELF
 
Commentaire
La mère et les frères de Jésus se tenaient dehors et cherchaient à lui parler. Comprenons bien : ces « frères » de Jésus ne sont pas les fils de Marie mais des proches parents, des cousins. Dans le monde hébreu et araméen, on les appelait « frères ».
 
La réponse de Jésus peut nous surprendre. En fait, il ne s’agit pas d’un rejet de ceux qui lui sont unis par le sang. Dans le Royaume fondé par lui, il y a un autre critère de parenté : avec lui, nous entrons dans une communauté de vie bien supérieure à celle qui vient du sang. C’est un appel à aimer le Christ plus que son père et sa mère.
 
Avec ce texte, saint Matthieu désigne ceux qui formeront la nouvelle communauté de Dieu, ceux qui cherchent avant tout la volonté de Dieu. Ils ne se content plus d’obéir à une loi ; ils se laissent enseigner par Jésus.
 
Les Évangiles ne nous disent rien de la Présentation de Marie au Temple. Cet événement nous est rapporté par le « protévangile de Jacques ». Anne et Joachim voulurent remercier Dieu de la naissance de cette enfant. Ils la lui consacrèrent. Tout au long de sa vie terrestre, elle n’a cherché qu’à faire la volonté de Dieu. À l’exemple de Marie, tout baptisé est appelé à participer au plan de salut de Dieu.

 

Temps de prière