Solennité de l’Immaculée Conception

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

**************************************

Commentaire
Sur notre route de Noël, nous trouvons cette fête de Marie que nous appelons “l’Immaculée Conception”. En vertu d’une grâce exceptionnelle, Marie, Mère de Jésus n’a jamais connu le mal. “Elle est celle qui n’a jamais refusé à Dieu la plus petite preuve d’amour” (Mgr Thomas). La Constitution sur l’Église du Concile Vatican II nous dit que “depuis le premier instant de son existence, elle est enrichie des splendeurs d’une sainteté singulière.” Elle a été appelée “la toute sainte”. Le dogme de l’Immaculée Conception a été proclamé par Pie IX en 1854. Quatre ans plus tard, le petite Bernadette de Lourdes, qui ne connaissait rien au vocabulaire théologique, recevra une confirmation de cette révélation. Et elle arrivera chez le curé Peyremale avec cette parole : “Je suis l’Immaculée Conception”.

A l’occasion de cette fête d’aujourd’hui, la liturgie nous fait entendre l’Évangile de l’Annonciation. Ce récit, nous le connaissons bien. C’est l’instant divin qui a entièrement bouleversé l’humanité. L’ange Gabriel se rend chez Marie pour lui annoncer qu’elle a été choisie par Dieu pour être la mère de son Fils. L’ange attendait sa réponse. En effet, quand Dieu appelle, il respecte la liberté de chacun. Marie reste libre d’accepter ou de refuser. Elle cherche simplement à comprendre : “Comment cela va-t-il se faire ?” L’ange lui répond : “L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très haut te prendra sous son ombre.” Et Marie accepte en prononçant ces simples paroles : “Je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole.” La fête d’aujourd’hui nous donne l’occasion de réfléchir à ce rôle de la plus haute importance que Dieu a confié à Marie.

Aujourd’hui encore, le Seigneur continue à appeler des hommes, des femmes et même des enfants. Ce n’est plus par l’ange Gabriel qu’il intervient dans notre vie. Il nous rejoint dans les diverses circonstances par les personnes qu’il met sur notre route. Il peut aussi nous interpeler par une parole d’évangile ou par un événement particulier. Il peut même venir nous chercher très loin et très bas. Il nous invite à puiser à la Source de son amour pour le rayonner autour de nous. Nous sommes choisis par Dieu pour incarner sa bonté, sa tendresse et sa justice. Dans ce monde troublé, c’est plus que jamais nécessaire.

Le Seigneur a besoin de nos mains pour continuer les siennes. Il a besoin de nos lèvres pour prononcer ses paroles. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la question qu’il nous pose, il nous invite à lui dire oui. Et à l’instant où nous disons oui, c’est comme un ras de marée qui emporte tout sur son passage. C’est une grande aventure qui commence. Il n’y a pas de plus grand honneur pour les hommes que d’être les serviteurs de l’amour. Marie n’a pas suivi d’autre chemin. Elle a été la servante du Seigneur ; et aujourd’hui, elle nous dit: “Faites tout ce qu’il vous dira”.

En ce jour, la question nous est posée bien simplement : Accepterons-nous la venue du Christ en nous et dans notre vie. Porter Dieu en nous et l’offrir au monde, c’est quelque chose d’extraordinaire. Nous y trouvons une joie que personne ne peut nous enlever. Avec lui et avec Marie, nos visites deviennent des visitations. C’est à cela que nous sommes appelés quand nous nous rendons auprès d’une personne malade ou dans le besoin. Nous serons peut-être conduits sur des chemins que nous n’avions pas prévus. Mais nous savons que l’amour de Dieu ne nous décevra pas.

Comme Marie, Dieu nous appelle pour nous confier une mission, une responsabilité. Il compte sur nous dans notre paroisse, notre famille, nos lieux de vie et de travail pour être les témoins et les messagers de son amour. Si nous répondons non, nous restons dans la nuit. Si nous répondons oui, nous devenons porteurs de lumière. La réponse nous appartient et personne ne peut répondre à la place de l’autre. Le Seigneur a besoin de notre accord personnel. Ne craignons pas : cette mission est tournée vers le bonheur, le nôtre et celui des hommes. En ce temps d’espérance, nous demandons à Dieu de nous rendre accueillants à l’appel et à la venue de son Fils dans notre vie et notre monde.

Le Seigneur continue à vouloir chercher et sauver ceux qui sont perdus. C’est pour cela qu’il est venu dans notre monde. Nous qui avons instinctivement le goût du péché, nous regardons vers Marie qui a le goût de Dieu. Elle s’est laissé pénétrer par l’amour de Dieu qui l’a rendue immaculée. Qu’elle nous oriente vers l’adoration, la reconnaissance, le goût d’une vie entièrement donnée.

2ème dimanche de l’Avent A

Messagers du Seigneur

Isaïe continue de baliser la route,
avec Paul il nous dit : PERSÉVÉREZ encore,
le sommet est en vue et avec lui le Fils,
le rejeton attend, il nous vient de David.
Louis-Michel Renier.

Monition d’ouverture
Nous allumons déjà la deuxième bougie de la couronne de l’avent, elle représente la lampe qui éclaire notre chemin,
pour nous guider vers la rencontre du Christ. Elle est pour toute notre assemblée un signe de bienvenue.
Elle nous invite à déposer toutes les obscurités de la semaine
qui vient de s’achever et à accueillir pleinement la lumière
que nous apportera la Parole de Dieu. Unissons nos voix dans une prière commune, pour préparer le chemin du Seigneur.

Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus,
appelle-nous de tous les mauvais chemins
où nous étions égarés,
prends pitié de nous.

Ô Christ, relève-nous
de toutes nos chutes de la semaine écoulée,
prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, par le souffle de ton Esprit Saint
purifie nos esprits encombrés,
prends pitié de nous.

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture – Is 11, 1-10 :
Dans ce texte d’Isaïe nous pouvons ressentir l’énormité des exemples proposés comme pour nous dire que « rien n’est impossible à Dieu ».

Psaume 71

2ème lecture – Romains 15, 4-9 :
Pour Paul, se convertir consiste à nous accueillir les uns les autres, à l’exemple du Christ, et ainsi à revêtir le visage de Dieu vers qui nous allons à la rencontre.

Évangile : Matthieu 3, 1-12

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
La bonne nouvelle de ce 2ème dimanche de l’Avent c’est que Dieu a un immense désir de nous sauver. Il ne se contente pas de nous appeler de loin. Il envoie des messagers qui sont ses proches. Ces messagers de Dieu ont pour mission d’annoncer le Christ. Tout au long de ce temps de l’Avent, nous sommes invités à accueillir sa parole et à nous laisser transformer par elle. Le Seigneur attend de nous une réponse qui soit à la hauteur de l’amour passionné qu’il nous porte.

Isaïe (1ère lecture) s’adresse à un peuple qui vit une situation difficile. La population a souffert de la guerre avec les pays voisins. Elle a été humiliée et fragilisée par plusieurs défaites. Mais pour Dieu, rien n’est jamais définitivement perdu. Au nom de sa foi, le prophète réagit. Pour lui, le seul véritable roi c’est Dieu. Il part de presque rien pour faire surgir de l’inattendu. Isaïe nous parle de la “souche de Jessé”. Cette souche, c’est l’image de la désolation et de la mort. La Maison de David a été anéantie au moment de la destruction du temple. Mais Dieu gouverne le monde de manière imprévue. De cette souche morte, va naître un rejeton. Il assurera la paix au peuple mais aussi à l’humanité entière.

Ces paroles d’Isaïe nous rejoignent dans notre monde d’aujourd’hui. De nombreux chrétiens souffrent de la persécution. Le 20ème siècle a connu un grand nombre de martyrs. Et cela continue aujourd’hui. D’autres souffrent de l’indifférence dans laquelle ils baignent. La foi des chrétiens est tournée en dérision. Mais nous ne devons pas craindre cette dictature du relativisme et de la sécularisation. Rien ne peut étouffer le désir de Dieu qui est inscrit dans le cœur de l’homme” disait Saint Augustin. C’est sur lui que nous devons nous appuyer pour construire notre vie.

Dans sa Lettre aux Romains (2ème lecture), saint Paul nous invite à faire un pas de plus. Il rappelle aux chrétiens quels comportements ils doivent avoir en réponse à l’initiative gratuite de Dieu en Jésus Christ. Il insiste sur trois impératifs fondamentaux : méditer les Écritures, vivre dans l’unité et pratiquer l’accueil mutuel. Cette unité n’est pas à construire autour de nos idées ou de nos certitudes mais autour de Dieu. Pour servir cette unité voulue par Jésus, il importe que nous sachions nous accueillir les uns les autres comme lui-même a accueilli tous les hommes. Cet appel nous rejoint dans nos foyers, nos groupes, nos rassemblements. Nous ne serons vraiment crédibles que si nous sommes accueillants à la manière du Christ.

L’Évangile nous parle d’un autre messager de Dieu. Il s’agit de Jean Baptiste, le dernier prophète de l’Ancien Testament, celui qui a directement annoncé la venue du Messie. Sa prédication se passe dans le désert de Judée. Quand on va en pèlerinage en Terre Sainte, c’est par là qu’on commence. Le désert c’est le lieu de la conversion. La question n’est pas d’aller dans le désert de la Judée ni celui du Sahara. Aller au désert c’est une manière de dire qu’on veut se retirer loin des bruits du monde et des sollicitations publicitaires. On choisit de se dépouiller de toute chose superficielle pour ne retenir que l’essentiel.

C’est là dans le désert que Jean Baptiste intervient pour prêcher. Comme les prophètes qui l’ont précédé, il a un double langage : il est doux et encourageant pour les humbles, dur et menaçant pour les orgueilleux. Il ne s’en prend pas à des personnes ni à des catégories de personnes. Son but c’est de rejoindre chacun dans ce qu’il vit : rassurer les petits et réveiller ceux qui se croient arrivés. Il veut attirer leur attention sur des comportements. Quand il les appelle “engeances de vipères”, c’est pour les mettre en garde. Il veut leur montrer qu’ils sont de la même race que le tentateur du paradis terrestre. Ce temps de l’Avent nous invite à revenir à l’Évangile. C’est là que nous apprenons à regarder le monde avec le regard de Dieu, un regard plein d’amour et d’espérance.

“Produisez un fruit qui exprime votre conversion nous dit encore Jean Baptiste. Prier tous les jours et aller à la messe c’est bien. C’est même indispensable. Mais les fruits que Dieu attend de nous, c’est aussi le respect des autres, c’est le partage avec celui qui a faim et froid, c’est aussi le courage de pardonner à celui qui nous a blessé ; c’est aussi lutter contre tout ce qui détruit une personne, un groupe ou une société. On nous parle parfois des armes de destruction massive. C’est vrai qu’elles existent et elles font mal. Mais celles qui anéantissent le plus notre monde, c’est l’égoïsme, l’indifférence, l’injustice sociale, les scandales financiers qui plongent les plus pauvres dans la misère. Préparer la venue du Seigneur dans notre vie et notre monde, cela passe par des gestes d’accueil, de partage et de réconciliation.

C’est dans ces gestes d’amour et de partage que nous reconnaissons la présence et l’action de l’Esprit Saint. Ils sont le signe que Dieu est déjà parmi nous. Nous aussi, nous sommes invités à l’accueillir et à accueillir tous nos frères. En ce jour, Jean Baptiste nous oriente vers Celui qui doit baptiser dans l’Esprit Saint et le feu. Par ce baptême, il nous donne une force extraordinaire de renouvellement et de recréation capable de saisir les plus grands pécheurs pour en faire des saints. Ce feu dont parle l’évangile c’est celui de l’amour qui est en Dieu.

En te suivant, Seigneur Jésus, nous sommes plongés dans l’amour de Dieu. C’est mieux que les sacrifices de l’ancienne alliance. Que cette Eucharistie nous permette de partager ce bonheur avec tous ceux qui nous entourent. AMEN

Prière universelle
Introduction
Ce temps qui nous conduit à Noël est un temps de promesse. Oui, Dieu veut pour tous les hommes la justice et la paix. Unissons nos voix et nos cœurs à son dessein d’amour pour tous les hommes…

Pistes pour les intentions 
1) Pour qu’en ces jours de fête grandisse la paix dans notre monde, demandons au Seigneur de convertir les cœurs. Ensemble, prions.

2) Pour qu’à l’approche de Noël la joie soit donnée à tous, demandons au Seigneur de bénir les familles. Ensemble, prions.

3) Pour qu’en notre monde de progrès technique les plus pauvres ne soient pas exclus, demandons au Seigneur de savoir partager et donner. Ensemble, prions.

4) Pour qu’en ces semaines de fête soit annoncée la gloire de Dieu, demandons au Seigneur la grâce de vivre l’essentiel. Ensemble, prions.

5) Pour que nous soyons attentifs aux prophètes de notre temps, demandons au Seigneur de nous ouvrir à son Esprit.
Ensemble, prions.

Conclusion
C’est avec toi, Seigneur, que nous marchons vers la lumière. Dès maintenant, accueille favorablement notre prière, pour le bonheur des hommes et pour la gloire de ton Nom, toi qui es Père, Fils, et Esprit Saint, pour les siècles des siècles.

Télécharger : 2ème dimanche de l’Avent A

Samedi de la 1ère semaine de l’Avent

Envoyés en mission
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,35-38.10,1.5a.6-8.
En ce temps-là, Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes :
« Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.
Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. »
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. » AELF
 
 
Méditation
Jésus vient de commencer sa prédication. Il est saisi de pitié par ces foules qui viennent à lui car elles sont comme des brebis sans berger. Il est touché au plus profond de lui-même, dans sa tendresse humaine et divine pour les pauvres et les petits. La situation de tous ces gens lui fait mal au cœur. La mission de ses apôtres va donc s’enraciner dans cette « pitié » du Seigneur pour tous ces gens qui sont là devant lui. Ils seront envoyés pour témoigner de cette tendresse de Dieu pour les petits, les pauvres et les exclus.
 
Le Christ n’a pas changé. Il voit la détresse matérielle et spirituelle des foules d’aujourd’hui. Si nous sommes un peu attentifs à ce qui se passe autour de nous et dans le monde, nous voyons bien le désarroi et le découragement qui se lisent sur les visages. Comme celles d’autrefois, les foules d’aujourd’hui sont sans vrai berger. Beaucoup sont entre les mains des mercenaires ou de semeurs d’illusions. Nous voyons des enfants et des jeunes sans repère et sans avenir, des adultes sans raison de vivre. Des croyants quittent l’Église parce qu’ils ne s’y sentent pas accueillis ni écoutés. Ils s’en vont parce qu’ils ne trouvent pas de réponse à leurs interrogations ni à leurs besoins spirituels. Avec Jésus, laissons-nous prendre aux entrailles par cette détresse qui nous interpelle.
 
Face à cette urgence, nous attendrions un projet pastoral avec des mesures pratiques et immédiates. Or voilà que la première mesure que nous propose Jésus c’est de nous mettre en prière : « Priez le Père d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Le Christ lui-même passait de longs moments, parfois des nuits entières à prier le Père, surtout avant de prendre les décisions les plus importantes. Le Royaume de Dieu ne peut advenir sans notre prière. C’est une des principales demandes du « Notre Père » : « Que ton Règne vienne… »
 
Si Jésus insiste si fortement sur l’importance de la prière c’est parce qu’elle nous met au diapason du cœur de Dieu. Elle n’est pas un refuge pour nous dispenser de nos engagements. Nous ne prions pas pour demander au Seigneur d’envoyer les autres mais pour lui demander de nous aider à entrer dans sa volonté. Nous nous tournons vers lui pour lui demander de nous transformer, de faire de nous des ouvriers passionnés et efficaces pour la mission.
 
Après ce temps de prière, Jésus choisit les Douze pour leur confier l’annonce de l’évangile. Il leur adresse des recommandations précises : « N’allez pas chez les païens ! » C’est trop tôt. Allez d’abord chez le peuple élu. C’est lui qui convertira le monde païen. Le Christ nous envoie auprès de nos frères chrétiens pour qu’ensemble nous soyons ses témoins auprès de ceux qui ne le connaissent pas. L’annonce de l’évangile a besoin de communautés unies, vivantes et engagées. Il continue à appeler des prêtres, des diacres, des religieux et religieuses, des chrétiens généreux qui s’engagent résolument à sa suite.
 
Demandons au Seigneur  qu’il nous envoie son Esprit pour que nous donnions gratuitement ce que nous avons reçu gratuitement. Qu’il nous apprenne à écouter sa voix et à observer son alliance.
 
 
Temps de prière

Vendredi de la 1ère semaine de l’Avent

Les aveugles voient
Évangile selon saint Matthieu (9, 27-31)
Jésus était en route; deux aveugles le suivirent, en criant: «Aie pitié de nous, fils de David!» Quand il fut dans la maison, les aveugles l’abordèrent, et Jésus leur dit: «Croyez-vous que je peux faire cela?» Ils répondirent: «Oui, Seigneur.»
Alors il leur toucha les yeux, en disant: «Que tout se fasse pour vous selon votre foi!» Leurs yeux s’ouvrirent, et Jésus leur dit sévèrement: «Attention! Que personne ne le sache!»
Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.
© AELF
 
Méditation
Cet Évangile nous plonge dans le temps de l’Avent. Avec la venue de Jésus tout est changé : nous voyons des aveugles qui crient : « Prends pitié de nous, Fils de David » Ce cri c’est aussi celui de la souffrance de très nombreux hommes, femmes et enfants autour de nous et dans le monde. Ce cri est une prière que Dieu entend.
 
Mais comme à chaque fois, il veut nous aider à faire un pas de plus. La guérison du corps ne suffit pas. Les miracles merveilleux n’intéressent pas Jésus. Ce qu’il désire c’est de nous faire progresser dans une foi plus pure. 
 
C’est cette confiance qui donne de voir clair. Sans voir encore, les deux aveugles ont cru que Jésus est le Fils de Dieu. Désormais, ils peuvent le voir de leurs yeux. Quels que soient nos manques et nos pauvretés, nous sommes appelés à venir toujours plus près de lui. Une chose est sûre, même si nous « l’attendons », c’est lui, le premier qui nous attend. Il sera toujours là pour nous accueillir.

Jeudi de la 1ère semaine de l’Avent

Construire sur le roc 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,21.24-27.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. » © AELF
 
 
Méditation
En ce temps de l’Avent, nous célébrons le Seigneur qui vient. Il vient nous apprendre à construire notre vie sur du solide. Il est lui-même le fondement sur lequel nous pouvons nous appuyer. Pour le moment, notre vie est un vaste chantier. Nous sommes en continuelle construction. Cet évangile voudrait rejoindre ceux qui veulent construire une vie de couple, une famille, une personnalité intérieure, une vie chrétienne.
 
Sur un chantier, il y a normalement un architecte qui organise des réunions. Les artisans se doivent de tenir compte de ses consignes. Pour nous, chrétiens, c’est Jésus notre chef de chantier. C’est lui que nous sommes invités à écouter. C’est sa Parole que nous devons mettre en pratique. Avec lui, la construction d’une vie, d’un couple, d’une famille, sera vraiment solide. Elle résistera aux tempêtes de la vie. C’est un appel pour chacun de nous à remettre le Christ au centre de notre vie.
 
« Il ne suffit pas de me dire Seigneur, Seigneur… » Nous vivons dans un monde qui sait faire de grands discours en tous genres. Mais bien souvent, les actes ne suivent pas. Nous constatons un gros décalage entre les belles promesses et la réalité de la vie de tous les jours. Le monde chrétien n’est pas le dernier à tomber dans ce travers. Il y a souvent incohérence entre ce que nous disons et la manière dont nous vivons.
 
En Dieu, le « dire » et le « faire » ne font qu’un. Il veut qu’il en soit ainsi chez les hommes. Au jour du jugement nous aurons à répondre des actes de notre vie. Nous devrons déposer le bilan de ce que nous aurons fait après avoir écouté la voix de notre conscience. Nous devons veiller à tout faire pour que nos prières ne soient pas de simples paroles. Il faut qu’elles soient source de force et deviennent action, qu’elles nous rendent plus forts pour travailler à l’œuvre du Seigneur.
 
En ce temps de l’Avent, Nous venons vers toi, Seigneur. Nous te demandons de nous donner force et courage pour aimer comme toi et avec toi. Viens éclairer notre humanité. Viens nous faire comprendre qu’en dehors de toi, on bâtit sur le sable. Donne-nous de construire du solide avec Toi. Amen
 
 

 

Mercredi de la 1ère semaine de l’Avent

Jésus guérit les infirmes et multiplie les pains
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,29-37.
En ce temps-là, Jésus partit de là et arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit. De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit. Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël. Jésus appela ses disciples et leur dit : « Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin. » Les disciples lui disent : « Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour rassasier une telle foule ? » Jésus leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. » Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grâce, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules. Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines. (c) AELF
 
Méditation
L’Avent c’est l’avènement, c’est Jésus qui vient. Aujourd’hui, il arrive près du lac de Galilée. Cette venue du Christ vient tout bouleverser : la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ; les boiteux, les aveugles, les estropiés, les muets sont guéris ; les affamés sont rassasiés. Le Christ ne se contente pas de parler, il agit, il vient guérir et sauver ceux qui étaient perdus.
 
Pour accomplir sa mission, le Christ a besoin de la participation des hommes. Il a besoin de gens qui lui amènent tous ceux et celles qui sont en situation de souffrance. Il a besoin qu’on lui apporte les sept pains et les quelques petits poissons. Avec le peu que nous pouvons faire, il accomplit des merveilles ; il nous comble bien au-delà de toutes nos espérances.
 
Le même Jésus voit notre monde d’aujourd’hui. Il est saisi de compassion par la situation de tous ceux qui sont enfermés dans leur aveuglement, ceux qui sont incapables d’aller vers les autres, ceux qui ne peuvent entendre le cri de la souffrance. Il voit tous ceux et celles qui ont faim de pain mais aussi de reconnaissance et d’amour. Il ne demande qu’à les guérir et les combler de la surabondance de son amour.
 
Mais pour répondre à leurs besoins, il a besoin du peu que nous pouvons donner. Il compte sur nous. Avec le peu que nous lui apporterons, il peut les combler au-delà de toutes leurs espérances.
O Seigneur, comment reconnaître Les bienfaits dont tu m’as comblé ? Chaque jour je célébrerai tes grandeurs, Alléluia !

Mardi de la 1ère semaine de l’Avent

Jésus exulta de joie
 
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10, 21-24.
À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. » © AELF
 
Méditation
« Jésus exulte de joie sous l’action de l’Esprit Saint ». Cela s’est passé devant les disciples qui viennent de lui faire part de leur enthousiasme au retour d’une mission apostolique. L’Évangile de ce jour nous montre Jésus heureux et rayonnant. Il rend grâce au Père pour toutes ces merveilles.
 
« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Ne nous trompons pas sur le sens de cette parole. La bonne nouvelle n’a été cachée à personne ; elle a été proclamée dans toute la Galilée. Jésus y a fait beaucoup de miracles. Il n’a jamais cessé d’inviter les uns et les autres à se convertir ; mais voilà : « il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. » A plusieurs reprises, Jésus s’est trouvé affronté à la dureté de cœur de ses auditeurs. Ils n’ont pas su répondre à son attente. 
 
Les sages et les savants que Jésus dénonce, ce sont ceux qui s’accrochent à leurs raisonnements humains. Ils pensent avoir raison contre tout le monde, y compris contre le pape et les évêques. Ils sont imbus de leurs connaissances et de leurs certitudes. De ce fait, ils deviennent incapables d’accueillir une vérité qui vient d’ailleurs. Pour accueillir cette bonne nouvelle, il nous faut avoir un cœur de pauvres, entièrement ouvert à Dieu. Jésus se révèle aux tout petits pour leur dire qu’ils sont les plus grands de ce monde. Nous ne pouvons qu’exulter de joie face à un Dieu pareil. Il remet toute chose à sa juste place. Ce qui a de la valeur à ses yeux, ce n’est pas l’argent ni les richesses de ce monde mais l’amour de tous les jours pour tous ceux et celles qui nous entourent.
 
« Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez… » Quel rapport avec l’Avent ? La réponse est dans ce mot « Avent » (avènement). Les prophètes et les rois de l’Ancien Testament n’ont pas eu cette chance. Avec l’avènement de Jésus, tout est changé. La bonne nouvelle est annoncée aux petits, aux pauvres, aux exclus, à ceux qui ont un cœur d’enfant . C’est un monde nouveau qui naît. Alors oui, nous pouvons nous unir à l’action de grâce de Jésus.

Lundi de la 1ère semaine de l’Avent

La foi d’un païen 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8, 5-11.
En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux. » © AELF
 
 
Méditation
L’Avent, c’est l’avènement, c’est Jésus qui vient. C’est aussi nous qui venons à lui avec le poids de nos misères. C’est ce qui se passe pour le centurion de Capharnaüm. Ce dernier supplie Jésus de guérir son serviteur atteint de paralysie et couché à la maison. Ce centurion est un chef de l’armée de l’occupation des Romains ; il est étranger à la foi d’Israël.
 
Mais les étrangers qui n’ont pas encore découvert la foi sont parfois meilleurs que nous. C’est le cas de ce centurion : loin de mépriser son serviteur, il l’aime et il fait une démarche pour lui. Il va même plus loin dans sa démarche : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. »
 
Nous sommes loin de la prière orgueilleuse de ceux qui cherchent à être vus. Le centurion nous apprend à nous faire tout petits. Cette foi du païen sera partagée par beaucoup d’autres : « Beaucoup viendront de l’Orient et de l’Occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume. »
 
Pour Jésus, il n’y a pas de privilège de race ou de culture. Tous les peuples de partout sont invités et sont en marche. « Comme le centurion, nous sommes invités à prendre place au festin du Royaume : une invitation qui mérite d’être prise au sérieux ! »

Le temps de l’Avent

En ce dimanche, nous entrons dans le temps de l’Avent. L’Avent, c’est l’avènement, c’est la venue de Jésus dans notre humanité. Nous pensons tous à sa naissance que nous fêterons la nuit de Noël. Tous l’Évangile nous dit qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

Et ce qui est extraordinaire, c’est qu’il est avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde. L’Avent, c’est donc Jésus qui vient aujourd’hui et chaque jour ; il ne demande qu’à nous rejoindre au cœur de nos vies.

L’Évangile de ce dimanche nous parle de son grand retour à la fin des temps. Ce temps de l’Avent nous oriente donc vers l’avenir. La vraie priorité, c’est de nous préparer chaque jour à cette grande rencontre avec le Seigneur par une vie généreuse et fidèle.

Chaque année, à Noël, nous avons l’habitude d’offrir des cadeaux. Ce que le Seigneur attend de nous, c’est une vie remplie d’amour pour Dieu et pour tous nos frères. Le Seigneur vient, mais rien ne sera possible si nous ne l’accueillons pas.

Retrouvons le vrai Noël

A quelques semaines de Noël, nos villes et nos bourgs commencent à prendre un air de fête. Les rues et les magasins sont illuminés. Dans nos maisons, on se prépare activement à faire la fête. Les publicités nous annoncent un Noël de rêve.

Mais quand on y regarde de plus près, on voit bien que ces festivités ne seront pas possibles pour tous. En raison de la crise, de nombreuses familles sont en grande difficulté.  Le secours catholique et de nombreux organismes ne cessent de nous parler de la situation dramatique de nombreux jeunes et moins jeunes. Faute d’argent à cause du chômage, beaucoup fêteront Noël maigrement.

Mais si nous regardons de près l’évangile de saint Luc, nous découvrons que le premier Noël fut un Noël d’austérité. Marie et Joseph sont loin de chez eux. Jésus naîtra pauvre dans un abri de fortune et dans un pays soumis à l’occupation étrangère. Ses premiers visiteurs ont été des pauvres.

C’est ainsi que Dieu nous rejoint dans nos situations de détresse. Il se fait petit enfant pour être « Emmanuel », Dieu avec nous. Avec lui, c’est la bonne nouvelle qui est annoncée à tous ceux et celles qui n’en peuvent plus de souffrir de l’exclusion et de la solitude.

Bien sûr, ce Sauveur ne vient pas pour résoudre tous nos problèmes matériels. Il a bien mieux à faire que de jouer au magicien. Avec la puissance de l’Esprit, il vient nous annoncer une bonne nouvelle. Pour l’accueillir vraiment, il nous faut avoir un cœur de pauvre, entièrement ouvert au don de Dieu

Vivre Noël, ce n’est pas d’abord faire la fête ; c’est accueillir le Sauveur qui vient faire naître en nous une grande espérance. Ce temps de l’Avent nous est donné pour nous mettre en route vers Celui qui ne cesse de venir à nous.