29 Août 2025 : Le martyre de saint Jean Baptiste

Le martyre de saint Jean Baptiste
 
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6. 17-29
Hérode, prince de Galilée, avait fait arrêter Jean et l’avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait: «Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère.» Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n’y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l’entendre.
Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l’armée et aux notables de la Galilée. La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives.
Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi tout ce que tu veux, et je te le donnerai.» Et il lui fit ce serment: «Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume.» Elle sortit alors pour dire à sa mère: «Qu’est-ce que je vais demander?» Hérodiade répondit: «La tête de Jean le Baptiste.» Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste.»
Le roi fut vivement contrarié; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre le corps et le déposèrent dans un tombeau.
© AELF
 
 
Méditation
La mission de Jean Baptiste était de préparer les chemins du Seigneur : il proposait une conversion radicale, un idéal de justice et de rectitude morale. Il n’a pas peur d’affronter un puissant de ce monde pour lui dire qu’il n’a pas le droit de prendre la femme de son frère. C’est ainsi que Jean Baptiste a mis en lumière la vie ténébreuse d’Hérode.
 
L’Évangile nous raconte son emprisonnement et son exécution. Il n’est pas mort à cause de sa foi mais parce qu’il a défendu la vérité du mariage. En donnant sa vie, il a été le  témoin de Celui qui est la Vérité.
 
Ils sont nombreux aujourd’hui ceux et celles qui sont persécutés parce qu’ils témoignent des valeurs de l’Évangile. Nous pensons aussi à tous ceux et celles qui sont mis en prison pour avoir dénoncé le mal sous une forme ou sous une autre.
 
« O Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre… »

Jeudi de la 21ème semaine du temps ordinaire

« Tenez-vous prêts… Veillez… » 

 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 24. 42-51
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Veillez,
car vous ne savez pas quel jour
votre Seigneur vient.
    Comprenez-le bien :
si le maître de maison avait su
à quelle heure de la nuit le voleur viendrait,
il aurait veillé
et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
    Tenez-vous donc prêts, vous aussi :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra.
    Que dire du serviteur fidèle et sensé
à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison,
pour leur donner la nourriture en temps voulu ?
    Heureux ce serviteur
que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
    Amen, je vous le déclare :
il l’établira sur tous ses biens.
    Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même :
“Mon maître tarde”,
    et s’il se met à frapper ses compagnons,
s’il mange et boit avec les ivrognes,
    alors quand le maître viendra,
le jour où son serviteur ne s’y attend pas
et à l’heure qu’il ne connaît pas,
    il l’écartera
et lui fera partager le sort des hypocrites ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » (AELF)
 
 
Méditation
Cet Évangile nous parle de la venue du Seigneur. Mais ce serait une erreur de croire que nous le rencontrerons seulement au moment final de notre existence et de celle du monde. En fait, c’est tous les jours et à chaque instant qu’il vient. Aucun moment n’échappe à sa présence.
 
Se tenir prêt, c’est accueillir le passage permanent du Seigneur et accueillir à tout instant l’amour qui nous est offert. Chaque heure qui passe nous prépare à la rencontre finale.
 
Veiller, ce n’est pas seulement se priver de sommeil. C’est faire à chaque instant ce que le Seigneur attend de nous : travail, vie de famille, saine distraction, prière.
 
« Garde mon âme dans la paix, près de toi, Seigneur. »
 
 

Mardi de la 21ème semaine du temps ordinaire (2025)

Purifiez l’intérieur
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23, 23-26
En ce temps-là, Jésus disait :
« Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous payez la dîme
sur la menthe, le fenouil et le cumin,
mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi :
la justice, la miséricorde et la fidélité.
Voilà ce qu’il fallait pratiquer
sans négliger le reste.
Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron,
et vous avalez le chameau !
    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette,
mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance !
Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe,
afin que l’extérieur aussi devienne pur. » © AELF
 
 
 
Méditation
Imaginons un lave-vaisselle qui ne laverait que l’extérieur des assiettes, ou des lunettes qui ne laissent voir que les petits détails. C’est exactement ce que Jésus reproche aux scribes et aux pharisiens : ils laissent de côté ce qui est important et ne s’attachent qu’à ce qui est secondaire. Par exemple, on filtrait l’eau et le vin pour éviter d’avaler un insecte. À la suite des prophètes, Jésus vient leur rappeler les exigences de l’amour du prochain. C’est à cela qu’il convient de donner la priorité.
 
Jésus ne rejette pas la pureté rituelle. Mais il ne veut pas qu’on en fasse un absolu. Le plus important n’est pas de se laver les mains mais de se laver le cœur et de s’ajuster à la volonté de Dieu. Dans leurs pratiques, les pharisiens cherchent à être bien vus des hommes. Jésus les invite à être vrais. Ce qui est premier ce n’est pas l’accomplissement de gestes religieux mais la pratique effective de l’amour. C’est sur notre amour que nous serons jugés.
 
En ce jour, nous demandons au Seigneur, par l’intercession de la Sainte Vierge, de nous donner un cœur pur, libre de toute hypocrisie. Ainsi nous pourrons vivre selon l’esprit de la loi et atteindre son but qui est l’amour.

Lundi de la 21ème dimanche du temps ordinaire (2025)

« Malheureux êtes-vous… »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23, 13-22
En ce temps-là,
Jésus disait :
    « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous fermez à clé le royaume des Cieux
devant les hommes ;
vous-mêmes, en effet, n’y entrez pas,
et vous ne laissez pas entrer
ceux qui veulent entrer !
    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites,
parce que vous parcourez la mer et la terre
pour faire un seul converti,
et quand c’est arrivé,
vous faites de lui un homme voué à la géhenne,
deux fois pire que vous !
    Malheureux êtes-vous, guides aveugles,
vous qui dites :
“Si l’on fait un serment par le Sanctuaire,
il est nul ;
mais si l’on fait un serment par l’or du Sanctuaire,
on doit s’en acquitter.”
    Insensés et aveugles !
Qu’est-ce qui est le plus important : l’or ?
ou bien le Sanctuaire qui consacre cet or ?
    Vous dites encore :
“Si l’on fait un serment par l’autel,
il est nul ;
mais si l’on fait un serment par l’offrande posée sur l’autel,
on doit s’en acquitter.”
    Aveugles ! Qu’est-ce qui est le plus important :
l’offrande ?
ou bien l’autel qui consacre cette offrande ?
    Celui donc qui fait un serment par l’autel
fait un serment par l’autel
et par tout ce qui est posé dessus ;
    celui qui fait un serment par le Sanctuaire
fait un serment par le Sanctuaire
et par Celui qui l’habite ;
    et celui qui fait un serment par le ciel
fait un serment par le trône de Dieu
et par Celui qui siège sur ce trône. »
© AELF
Méditation
Cet Évangile nous montre toute la tristesse de Jésus face à l’hypocrisie des scribes et des pharisiens. Ils sont incapables de distinguer l’accessoire de l’essentiel. Ils disent quelle est la volonté de Dieu mais ne l’accomplissent pas. Ce sont des guides aveuglés par leurs certitudes et leur orgueil. Ils vont vers leur malheur et ils y entrainent leurs disciples.
Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous devons recevoir cet Évangile comme un appel urgent à nous convertir, à être vrai avec Dieu et avec les autres. Si nous voulons vraiment nous ajuster à Dieu, c’est vers la croix du Christ qu’il nous faut regarder : Il nous a aimés « comme on n’a jamais aimé ». Que toute notre vie soit une réponse à cet amour qui est en Dieu. Demandons au Seigneur qu’il nous aide à en être les témoins et les messagers par nos paroles et notre exemple.

21ème dimanche du temps ordinaire (2025)

« Son amour envers nous s’est montré le plus fort ! »
Qui pourrait ne pas être sauvé ?


Accueil
Frères et sœurs,
un même désir de bonheur,
une même foi nous rassemblent.
Ou plutôt, c’est le Seigneur lui-même
qui nous rassemble.
Sous son regard qui voit au-delà même des apparences,
creusons notre désir de le suivre, sans peur,
conscients de nos pauvretés,
mais confiants en sa parole.

Litanie pénitentielle
Seigneur Jésus, toi qui aimes les justes
et qui ouvres grandes les portes
aux pauvres et aux opprimés,
béni sois-tu et prends pitié de nous.

Ô Christ, ton amour envers nous
s’est montré le plus fort ;
éternelle est ta fidélité,
béni sois-tu et prends pitié de nous.

Seigneur Jésus, tu nous accueilles comme tes fils
et pour nous, tu rends droits les sentiers tortueux,
béni sois-tu et prends pitié de nous

LITURGIE DE LA PAROLE
1ère lecture – Is 66, 18-21 : Isaïe souligne le salut offert par Dieu à tous les hommes, qu’il s’agisse des nations les plus éloignées ou des îles lointaines.

PSAUME 116

2ème lecture – He 12, 5-7. 11-13 : L’auteur du livre des Hébreux met l’accent sur le sérieux de Dieu capable de donner la leçon à ceux qu’il reconnaît comme ses fils.

Évangile : Luc 13, 22-30

Homélie
Textes bibliques : Lire
Les textes bibliques de ce dimanche nous invitent à faire un pas de plus sur le chemin de la foi ; le vrai Dieu n’est pas le Dieu de quelques-uns ; il est celui qui veut rassembler tous les hommes : c’est cette bonne nouvelle que nous trouvons dans le livre du prophète Isaïe (1ère lecture): “Je viens rassembler toutes les nations, de toute langue. Elles viendront et verront ma gloire…” Ces paroles de réconfort sont adressées à des croyants qui viennent de vivre une longue période d’exil ; ils ont vécu 50 ans en terre étrangère au milieu des païens. Ils découvrent progressivement que Dieu veut rassembler toutes les nations. Son amour est offert à tous.

Cette bonne nouvelle doit être annoncée à tous les peuples. Pour cette mission, Dieu fait appel à des messagers. Ces derniers sont envoyés pour annoncer la gloire de Dieu parmi toutes les nations. Ces messagers c’étaient des rescapés d’Israël. Les rescapés d’aujourd’hui, c’est nous tous. Nous sommes tous envoyés dans le monde pour y témoigner de l’amour qui est en Dieu. Mais n’oublions pas : c’est lui qui agit dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route.

Pour l’auteur de la lettre aux Hébreux (2ème lecture), ce qui est premier c’est précisément cet amour de Dieu. Nous ne devons pas douter, même dans les épreuves. Dieu se comporte avec nous comme un père à l’égard de ses enfants : il n’hésite pas à les conseiller, à les encourager et à les reprendre. Quand on aime, on se met parfois en colère. Ce n’est que bien plus tard que les enfants comprennent les effets bénéfiques de cette colère. L’important c’est de ne jamais perdre de vue que Dieu est Amour. Il nous aime infiniment, tels que nous sommes. Il est toujours à nos côtés pour nous relever. Son grand projet c’est de nous rassembler tous dans son Royaume.

L’Évangile nous montre les conditions qui nous permettront d’entrer dans ce grand rassemblement : “Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite” nous dit Jésus. Il ne suffit pas d’accomplir quelques gestes religieux. Ce que le Seigneur attend de nous c’est une vraie conversion du cœur. Pour pouvoir entrer, nous devons nous libérer des privilèges, des honneurs, des prétentions orgueilleuses qui encombrent notre vie. Toutes les richesses que nous avons accumulées, nous devrons les laisser derrière nous. Pour aller à Jésus, il faut se faire tout petit ; il ne faut pas être imbu de notre orgueil et de nos certitudes. En définitive, cette porte étroite c’est celle de la miséricorde. On n’y entre pas sans s’être préparé, sans s’être rapproché de Dieu par la justice et le partage.

Encore une fois, le vrai Dieu est un “Dieu pour tous”. Son visage n’a rien à voir avec celui que nous proposent tous les fanatismes. Même si les paroles du Christ nous paraissent dérangeantes, nous devons comprendre que ce sont celles de l’Amour. C’est ce que l’apôtre Pierre a compris après le discours sur le Pain de vie : “Tu as les paroles de la Vie éternelle…” Comme l’interlocuteur qui s’adressait à Jésus, nous nous posons la question : “N’y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ?” C’est normal de s’en inquiéter. Mais si nous réfléchissons bien, nous comprenons que ce qui est étroit, ce n’est pas la porte, c’est notre cœur. Mais l’appel du Seigneur est toujours bien présent : Convertissez-vous et croyez à la bonne nouvelle.

Cette porte étroite c’est celle que le Christ a franchie. En mourant sur une croix et en ressuscitant, il nous a ouvert un passage vers la Vie Éternelle. Un jour, il a dit : “Je suis la porte des brebis. Celui qui entrera par moi sera sauvé.” Notre entrée dans le Royaume dépend donc de la place que nous donnons au Christ dans notre vie. Le Salut est offert à tous, mais rien n’est possible sans notre accueil. L’amour est vrai ou il n’est pas.

En ce dimanche, nous nous tournons vers le Seigneur. Nous lui redisons notre désir de vivre en lui et d’avancer avec lui. Beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. Mais avec lui, tout est possible. Demandons-lui de nous aider à nous débarrasser de tout ce qui nous encombre et de tout ce qui retarde notre marche à sa suite. Que sa parole réveille notre foi. Alors nous pourrons marcher vers lui avec la multitude de ceux qu’il appelle. Amen.

Télécharger : 21ème dimanche du temps ordinaire

Sources : Revue Feu Nouveau, Missel communautaire, Pour la célébration Eucharistique (Feder et Gorius), lectures bibliques des dimanches (A. Vanhoye), L’intelligence des Écritures Tome 6 Année C (Marie Noëlle Thabut) – dossiers personnels

Prière universelle
Introduction
Présentons au Seigneur nos frères et sœurs de toutes les nations. Qu’en Jésus, ils découvrent la joie d’être enfants de Dieu.

Intentions
1. Pour l’Église où tu veux rassembler les hommes de toutes races et de toutes nations. Qu’elle ouvre les portes à toutes les différences. Seigneur, nous te prions.

2. Pour tous ceux qui travaillent en faveur de la paix et de la justice dans le monde, Seigneur, nous te prions.

3. Pour les missionnaires qui annoncent l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre, Seigneur, nous te prions.

4. Pour les enfants qui cheminent dans la foi, qu’ils découvrent les signes du Christ vivant, Seigneur, nous te prions.


Oraison finale

Béni sois-tu Dieu notre Père
pour ta Parole qui nous rappelle
les exigences de ton Royaume.
Toi qui veux que tout homme soit sauvé,
nous te prions encore :
donne-nous de savoir accueillir
la bonne nouvelle de ton amour
et d’en témoigner par toute notre vie.
Alors, nous pourrons entrer
par la porte étroite au Royaume
où tu nous attends, pour les siècles des siècles. Amen.

Samedi de la 20ème semaine du temps ordinaire

Ils disent et ne font pas

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,1-12.

En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Méditation

« Tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes car ils disent et ne font pas ». Ces paroles de Jésus concernaient les scribes et les pharisiens. Ils étaient très brillants pour parler, discuter, disserter. Mais leur vie n’était pas en accord avec leurs beaux discours. Ils ne font pas ce qu’ils disent.

Tout au long de sa vie, Jésus a très bien parlé. « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ». Mais ce n’est pas qu’en parole qu’il a brillé ; c’est aussi par ses comportements, sa manière d’agir et de réagir. Ce qu’il disait, il le faisait ; il y avait un parfait accord entre ses propos et sa manière de vivre.

Il n’a pas simplement proclamé qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Sa vie, il l’a donnée sur la croix. Il ne s’est pas contenté de dire « Heureux les pauvres » ; Lui-même a été pauvre jusqu’à ne pas avoir d’endroit où reposer sa tête. Il ne s’est pas contenté de dire qu’il faut pardonner jusqu’à 70 fois 7 fois. Il a été le premier à le faire. Tout au long de sa vie, il a été cohérent et convainquant.

Nous recevons cet Évangile comme un appel à nous convertir. Quand nous regardons notre vie, nous voyons bien qu’elle n’est pas toujours en accord avec nos paroles. Tout l’Évangile nous invite à revenir de tout notre cœur vers le Seigneur.

Nous vivons dans un monde imprégné par l’indifférence, l’incroyance, la « non foi ». C’est pour ce monde que le Christ est venu. À travers notre vie et notre témoignage de foi, tous doivent pouvoir reconnaître que « le règne de Dieu s’est approché. »

En ce jour, nous nous tournons vers la Vierge Marie qui a été un modèle de docilité à l’Esprit Saint. Qu’elle nous aide à nous laisser conduire par lui. C’est avec Jésus et avec Marie que nous sommes en route vers la victoire sur la mort et le péché.

Bienheureuse Vierge Marie-Reine

« L’annonce faite à Marie »
 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta. © AELF
 
 
Méditation
Huit jours après l’Assomption , l’Église fête la Vierge Marie Reine. Elle intercède pour nous comme une mère. En ce jour, c’est l’Évangile de l’Annonciation qui nous est proposé. Ce récit, nous le connaissons bien ; mais nous ne devons jamais nous lasser  de le lire et de le méditer.
 
L’ange Gabriel se rend chez Marie pour lui annoncer qu’elle a été choisie par Dieu pour être la mère de son Fils. L’ange attendait sa réponse. En effet, quand Dieu appelle, il respecte la liberté de chacun. Marie reste libre d’accepter ou de refuser. Elle cherche simplement à comprendre : « Comment cela va-t-il se faire ? » L’ange lui répond : « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très haut te prendra sous son ombre. » Et Marie accepte en prononçant ces simples paroles : « Je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole. »
 
Aujourd’hui encore, le Seigneur continue à appeler des hommes, des femmes et même des enfants. Ce n’est plus par l’ange Gabriel qu’il intervient dans notre vie. Il nous rejoint dans les diverses circonstances par les personnes qu’il met sur notre route. Il peut aussi nous interpeler par une parole d’évangile. Il peut même venir nous chercher très loin et très bas. Il nous invite à puiser à la Source de son amour pour le rayonner autour de nous.
 
Nous sommes choisis par Dieu pour incarner sa bonté, sa tendresse et sa justice. Dans ce monde troublé, c’est plus que jamais nécessaire. Le Seigneur a besoin de nos mains pour continuer les siennes. Il a besoin de nos lèvres pour prononcer ses paroles. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la question qu’il nous pose, il nous invite à lui dire oui. Et à l’instant où nous disons oui, c’est comme un raz de marée qui emporte tout sur son passage. C’est une grande aventure qui commence. Il n’y a pas de plus grand honneur pour les hommes que d’être les serviteurs de l’amour.
 
Marie n’a pas suivi d’autre chemin. Elle a été la servante du Seigneur ; et aujourd’hui, elle nous dit: « Faites tout ce qu’il vous dira ».  Comme Marie, Dieu nous appelle pour nous confier une mission, une responsabilité. Si nous répondons non, nous restons dans la nuit. Si nous répondons oui, nous devenons porteurs de lumière. La réponse nous appartient et personne ne peut répondre à la place de l’autre. Le Seigneur a besoin de notre accord personnel. Ne craignons pas : cette mission est tournée vers le bonheur, le nôtre et celui des hommes. En ce temps d’espérance, nous demandons à Dieu de nous rendre accueillants à l’appel et à la venue de son Fils dans notre vie et notre monde.    
 
Le Seigneur continue à vouloir chercher et sauver ceux qui sont perdus. Nous qui avons instinctivement le goût du péché, nous regardons vers Marie qui a le goût de Dieu. Elle s’est laissé pénétrer par l’amour de Dieu qui l’a rendue immaculée. Qu’elle nous oriente vers l’adoration, la reconnaissance, le goût d’une vie entièrement donnée.       
 
Prière 
 

 

Jeudi de la 20ème semaine du temps ordinaire

Invités à la noce
 
 
Évangile  de Jésus Christ selon saint Matthieu 22, 1-14
En ce temps-là,
    Jésus se mit de nouveau à parler
aux grands prêtres et aux anciens du peuple,
et il leur dit en paraboles :
    « Le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui célébra les noces de son fils.
    Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités,
mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
    Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités :
“Voilà : j’ai préparé mon banquet,
mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ;
tout est prêt : venez à la noce.”
    Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent,
l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
    les autres empoignèrent les serviteurs,
les maltraitèrent et les tuèrent.
    Le roi se mit en colère,
il envoya ses troupes,
fit périr les meurtriers
et incendia leur ville.
    Alors il dit à ses serviteurs :
“Le repas de noce est prêt,
mais les invités n’en étaient pas dignes.
    Allez donc aux croisées des chemins :
tous ceux que vous trouverez,
invitez-les à la noce.”
    Les serviteurs allèrent sur les chemins,
rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent,
les mauvais comme les bons,
et la salle de noce fut remplie de convives.
 
  Le roi entra pour examiner les convives,
et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.
    Il lui dit :
“Mon ami, comment es-tu entré ici,
sans avoir le vêtement de noce ?”
L’autre garda le silence.
    Alors le roi dit aux serviteurs :
“Jetez-le, pieds et poings liés,
dans les ténèbres du dehors ;
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.”
 
    Car beaucoup sont appelés,
mais peu sont élus. » (AELF)
 
 
Méditation
Cet Évangile nous parle de notre réponse à cette invitation de Dieu. Cette invitation revêt trois caractéristiques : la gratuité, la générosité et l’universalité. Les invités sont nombreux, mais quelque chose de surprenant se produit : aucun des élus n’accepte de prendre part à la fête. Ils ont tous quelque chose à faire. Ils s’en vont l’un à son champ, l’autre à son commerce. Certains vont même jusqu’à maltraiter et tuer les serviteurs.
 
Le grand message de cet Évangile, c’est la bonté de Dieu envers nous. Il nous offre gratuitement son amitié et sa joie. Mais trop souvent, nous n’accueillons pas ses dons. Nous n’avons pas le temps ; nous plaçons au premier plan nos préoccupations matérielles et nos intérêts personnels. Quand Dieu appelle, nous nous sentons souvent dérangés. Nous vivons dans une société qui cherche à le mettre en dehors de sa vie.
 
Mais Dieu ne se décourage pas dans son projet. Face au refus des invités, il n’annule pas la fête. Il propose l’invitation en l’étendant au-delà de toutes les limites du raisonnable. Il envoie ses serviteurs sur les places et aux carrefours des chemins pour rassembler tous ceux qu’ils trouveront. Les bons comme les mauvais sont tous invités. La salle est remplie d’exclus. L’Évangile rejeté par certains trouve un accueil inattendu dans de nombreux cœurs..
 
Nous sommes tous appelés à ne pas réduire l’invitation de Dieu aux limites de notre « petite église ». Nous devons l’élargir aux dimensions de l’amour universel de Dieu. Il n’existe qu’une condition : « revêtir l’habit nuptial » en témoignant de la charité envers Dieu et le prochain. Il s’agit du disciple qui accueille l’enseignement de Jésus. Celui qui ne l’a pas accueilli se voit plongé dans « les ténèbres du dehors ». Ce n’est pas Dieu qui l’a rejeté ; c’est lui qui s’est exclu car il était étranger à la joie et à la vie offerte. Il aurait pu dire : « c’est vrai Seigneur, je n’ai pas ce vêtement mais je compte sur toi pour me le remettre ».
 
Nous pouvons demander au Seigneur de nous revêtir de cet habit nuptial et de sa grâce. Nous devons l’avoir pour recevoir la communion. Cet habit nuptial nous est fourni par le sacrement de la réconciliation. C’est là que nous retrouvons notre dignité d’enfants de Dieu. N’oublions jamais que le Seigneur est toujours là pour nous revêtir de sa lumière et de sa gloire.

Mercredi de la 20ème semaine du temps ordinaire

« C’est pas juste ! »
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20, 1-16
Jésus disait cette parabole: «Le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur un salaire d’une pièce d’argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne.
«Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit: “Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même.
«Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là, et leur dit: “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire?” Ils lui répondirent: “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit: “Allez, vous aussi, à ma vigne.”
«Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant: “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui n’avaient commencé qu’à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine: “Ces derniers venus n’ont fait qu’une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur!” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux: “Mon ami, je ne te fais aucun tort. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour une pièce d’argent? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi: n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien? Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon?”
«Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers.»
© AELF
 
 
 
Méditation
Cette parabole des ouvriers de la onzième heure, nous la connaissons bien. Et il y aura toujours quelqu’un pour dire : « C’est pas juste. » En fait, cette parabole nous révèle un Dieu qui est bon. Il veut être le Sauveur de tous. Il appelle tous les hommes à travailler à la construction de son Royaume. Il les appelle à toutes les heures de la journée et à tous les âges de leur vie. À travers cette parabole, Jésus nous révèle un Dieu qui ne demande qu’à les combler tous de son amour. Il ne se contente pas de donner à chacun la part qui lui revient. Il veut nous donner tout. Son grand projet c’est de sauver tous les hommes. Le salaire qu’il leur propose c’est la Vie Éternelle.
 
Cet Évangile est une réponse à des gens qui n’ont rien compris au vrai Dieu. Quand Jésus fait bon accueil aux pécheurs et aux publicains, les pharisiens et les chefs religieux sont scandalisés. Ces derniers se considèrent comme bien plus méritants. Ils espèrent recevoir plus que les ouvriers de la dernière heure. Jésus voudrait les inviter à sortir de leur niveau mesquin et à ouvrir leur cœur à cet océan d’amour qui est en Dieu. Le Seigneur fait miséricorde. Il est « riche en pardon » et plein de générosité. C’est vraiment une bonne nouvelle pour tous les pécheurs que nous sommes.
 
Le grand message que nous pouvons retenir de cet Évangile, c’est que Dieu est amour. Nous avons l’habitude de le dire et de le chanter. Mais nous oublions souvent d’en tirer les conséquences pour notre vie. Trop souvent, nous nous représentons un Dieu à notre image. Nous oublions alors que ses pensées ne sont pas nos pensées. Dieu nous aime tous gratuitement et sans mérite de notre part. C’est vrai pour les ouvriers de la onzième heure comme pour ceux de la première. Sa grande passion c’est de donner son amour à tous, y compris ceux de la dernière heure et de la dernière minute.
 
Avec l’arrivée de Jésus, c’est toute l’Église qui est embauchée. Sa mission n’est pas de se sauver elle-même mais de sauver le monde. Le Seigneur compte sur nous pour témoigner de la bonne nouvelle de l’Évangile. C’est l’appel qu’il adresse à ses apôtres avant de rejoindre son Père le jour de l’Ascension : « Allez-donc, de toutes les nations faites des disciples : Baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. »
 
À la suite des apôtres, nous sommes tous appelés à témoigner de la bonne nouvelle de l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui. Beaucoup ont la chance d’être les ouvriers de la première heure. Heureux sont-ils car leur vie est remplie de la présence et de l’amour de Dieu. Mais il y a les autres, ceux qui ont été embauchés bien plus tard, avec autant de confiance et d’amour. Le Seigneur compte sur nous pour que nous leur donnions toute leur place.

Mardi de la 20ème semaine du temps ordinaire

Attention : Danger 

 
Évangile de Matthieu 19. 23-30
En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
« Amen, je vous le dis :
un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux.
    Je vous le répète :
il est plus facile à un chameau
de passer par un trou d’aiguille
qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. »
    Entendant ces paroles,
les disciples furent profondément déconcertés,
et ils disaient :
« Qui donc peut être sauvé ? »
    Jésus posa sur eux son regard et dit :
« Pour les hommes, c’est impossible,
mais pour Dieu tout est possible. »
    Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus :
« Voici que nous avons tout quitté pour te suivre :
quelle sera donc notre part ? »
    Jésus leur déclara :
« Amen, je vous le dis :
lors du renouvellement du monde,
lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire,
vous qui m’avez suivi,
vous siégerez vous aussi sur douze trônes
pour juger les douze tribus d’Israël.
    Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom,
des maisons, des frères, des sœurs,
un père, une mère, des enfants,
ou une terre,
recevra le centuple,
et il aura en héritage la vie éternelle.
    Beaucoup de premiers seront derniers,
beaucoup de derniers seront premiers. » 
© AELF
 
 
Méditation
Jésus vient de proposer au jeune homme de vendre tout ce qu’il a, de le distribuer aux pauvres et de le suivre. Mais celui-ci a préféré son fric. Voilà un danger qui menace la vie des disciples ; l’attachement excessif à l’argent durcit le cœur. Il rend difficile l’entrée dans le Royaume de Dieu. « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu. »
 
Cette parole est dure mais il nous faut la prendre au sérieux. C’est à chacun de nous que le Christ s’adresse. Comprenons bien, ce n’est pas l’argent qui est mauvais mais l’égoïsme, l’avarice et la violence qu’il peut provoquer.
 
Mais Jésus veut nous amener plus loin. Il veut nous révéler la toute-puissance de Dieu, la surabondance de ses dons et de sa miséricorde. Il est le Dieu de l’impossible. L’avenir qu’il promet à ceux qui l’ont suivi est un avenir heureux. C’est la vie en abondance, la plénitude divine.
 
En méditant sur cet Évangile, comment ne pas penser à cet autre jeune homme qui a quitté toutes les richesses  de ce monde pour répondre à l’appel du Christ : François d’Assise.  « Il transforme alors sa vie, il se fait pauvre, se soucie d’annoncer les messages de joie, d’espoir et d’amour contenus dans la Bible, et de porter la paix aux gens et à toute la Création. Il s’habille d’un vêtement gris et se ceint la taille d’un cordon. Il porte ainsi le vêtement du pauvre de son époque. » (franciscain.org)