28ème dimanche du temps ordinaire

Dieu Sauveur de tous les hommes

Textes pour célébrer
Monition d’entrée
Chers amis, dans chaque eucharistie, nous venons rendre grâces. Nous souhaitons bénir le Seigneur qui se donne, guérit et donne la vie. Nous nous tournons vers Celui qui est écoute et bienveillance avec tous les souffrants de la terre, avec tous ceux aussi qui sont en recherche d’un sens à donner à leur traversée terrestre. Dieu guérit, bien mieux, Il sauve et permet à celui qui s’ouvre à lui de partir, instruit et accompagné de sa Parole

Première lecture.
Lecture du deuxième livre des Rois (5, 14-17)
Même l’étranger, le fidèle d’une autre religion, peut donner une leçon de foi. Tel est le sens de cet épisode de l’histoire du prophète Élisée. Naaman, parce qu’il croit, est guéri deux fois : sa chair est purifiée de la lèpre et son cœur est converti au vrai Dieu. Double miracle de la foi

Deuxième lecture.
Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée (2, 8-13)
Paul, prisonnier à cause de l’Évangile, sait qu’après avoir été uni aux souffrances du Christ, il partagera sa résurrection, le cœur même de l’Évangile. Paul le rappelle à son disciple Timothée : le chrétien aussi, à travers des heures de souffrances et de don de soi, rejoindra le Christ glorifié.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (17, 11-19)

Pistes pour ,l’homélie
Textes bibliques : Lire
Les textes bibliques de ce dimanche nous annoncent une bonne nouvelle de la plus haute importance : pour Dieu, il n’y a pas de frontière, pas d’exclus. C’est ce message que nous trouvons dans 2ème livre des Rois (1ère lecture) : il nous rapporte l’histoire de Naaman, un étranger, ennemi d’Israël. On sait que tout avait mal commencé. Mais une fois guéri de sa lèpre, Naaman manifeste sa reconnaissance. Il va à la rencontre du prophète. Nous avons entendu sa belle profession de foi et sa volonté de s’associer au culte véritable. Ce récit de l’Ancien Testament nous annonce que le salut de Dieu est offert à tous les hommes, même à ceux qui sont loin de lui. C’est de cette bonne nouvelle que nous avons à témoigner tout au long de notre vie.

C’est pour ce témoignage que l’apôtre Paul a souffert jusqu’à être enchaîné. Mais on n’enchaîne pas la Parole de Dieu. Rien ne peut l’arrêter. Par-delà sa condition de prisonnier, il pense d’abord au salut de tous les hommes. C’est en Jésus mort et ressuscité que nous sommes sauvés. Bien sûr, il nous arrive à tous de nous éloigner de lui, mais lui-même reste fidèle “car il ne peut se renier lui-même”. Une fois de plus, l’apôtre appelle à la confiance et à la foi. Là où le péché a abondé, l’amour a surabondé.

L’Évangile nous donne précisément un témoignage de cet amour surabondant qui est en Jésus : Il nous montre ces dix lépreux qui viennent à sa rencontre. Ces pauvres hommes sont des exclus de la société. Ils doivent se tenir à l’écart. A l’occasion du passage de Jésus, ils viennent implorer leur guérison. La suite, nous la connaissons : tous les dix sont guéris ; mais un seul revient à Jésus. Il estime plus important de remercier que d’aller tout de suite rencontrer le prêtre.

Saint Luc précise que cet homme était un samaritain, un exclu de la communauté juive. Il ne pouvait donc pas aller rencontrer le prêtre. Alors, il revient à Jésus qui l’accueille. Cet événement nous rappelle que le Christ n’est pas venu que pour les gens de son peuple. La mission commence auprès d’eux, mais elle doit se poursuivre dans le monde entier. Elle est universelle. Comme Naaman, le Samaritain revient en glorifiant Dieu. Lui, l’étranger a été le seul à faire cette démarche.

En lisant cet Évangile, nous sommes renvoyés à nous-mêmes : comment nous comportons nous envers Dieu ? Est-ce que nous pensons à le remercier et à lui rendre grâce pour tous ses bienfaits ? Nous sommes souvent comme des aveugles : nous sommes tellement habitués aux bienfaits de Dieu que nous les remarquons à peine.

Et pourtant, ces dons de Dieu sont nombreux : pensons à la vie qui nous est conservée, la foi qui nous est donnée, la Parole de Dieu qui nous éclaire. Pour tous ces dons, nous devrions dire un merci joyeux et spontané. Nous disciples du Christ, nous devrions être des spécialistes de l’action de grâce.

Et surtout, nous rendons grâce à Dieu pour le salut en Jésus Christ qui offert à tous, même à ceux et celles qui se sentent exclus. Nous pensons à tous les lépreux de tous les temps, les personnes qu’on dit anormales, les marginaux, ceux qui dérangent notre vie bien tranquille. La bonne nouvelle de l’Évangile est pour tous. Elle s’adresse aux pauvres, aux prisonniers, ceux et celles qui sont tombés bien bas. Le monde les méprise, mais ils ont la première place dans le cœur de Dieu. Tout l’Évangile nous dit que Jésus est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Et il compte sur nous pour le leur dire.

Chaque dimanche, nous célébrons l’Eucharistie qui nous purifie. Elle rassemble en un seul peuple des hommes, des femmes et des enfants très différents. Elle nous rend ouverts à ceux qui voudraient y entrer. Chaque année, nous accueillons au catéchisme des enfants qui demandent le baptême. Des adultes font aussi cette démarche. Nous rendons grâce pour ce don de Dieu offert à tous ; et nous le supplions : “Ramène à toi tous tes enfants dispersés…” Donne-nous de ne pas faire obstacle à ta volonté de sauver tous les hommes mais d’y adhérer par toute notre vie.

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Sources : Revue Feu Nouveau – “Pour célébrer l’Eucharistie” (Feder et Gorius) – lectures bibliques des dimanches année C (Albert Vanoye ) – Paroles pour la route Homélies dominicales année C Jean-Yves Garneau)

Prière universelle.
Introduction
Dieu notre Père, tu es le Dieu de toutes les mer veilles. Entends notre prière qui monte vers toi.

Intentions
Seigneur, montre un chemin de vie à ceux qui souffrent de la solitude, à ceux qui n’espèrent plus et qui doutent, à ceux qui vivent une séparation ou un deuil… Nous t’en prions.

Seigneur, revêts d’enthousiasme et de tendresse ceux qui soignent les malades, ceux qui accompagnent les mourants, ceux qui, un peu partout, raniment la flamme de l’espérance… Nous t’en prions.

Seigneur, nous t’en prions, tu guéris et tu sauves. Aide-nous à vivre dans l’action de grâce, à être engagés et généreux dans nos communautés et dans le monde pour faire fleurir le bonheur d’aimer, de donner et de se donner… Nous t’en prions.

Seigneur, tu es venu chez les tiens pour les inviter à aller au-delà de la loi et des prescriptions rigoureuses. Apprends-nous à ne pas peser et calculer ce qu’il faut faire et donner pour être en règle, mais laisse-nous nous emporter dans l’élan de ton amour… Nous t’en prions

Conclusion
En tes mains, Père, nous déposons toutes les faims des hommes. De tes mains, Père, nous attendons la paix et le réconfort. À toi, notre merci pour les siècles des siècles. Amen !